Exhortation
Qui est le plus grand ?
Parfait M'bra 18 novembre 2010 · 123 min de lecture · 132 références 18 nov. 2010 · 123 min · 132 références
Ce document traite de la purification et du perfectionnement de l'Église à la fin des temps, en insistant sur le fait que Jésus-Christ est le seul fondement. L'auteur, M'BRA Parfait, partage son témoignage personnel sur son appel missionnaire et explique le rôle des apôtres et missionnaires dans l'œuvre de Dieu.
Introduction
Frère M’BRA Parfait, serviteur du Seigneur Jésus-Christ, à tous les serviteurs de Dieu, Pasteurs des Assemblées locales et Missionnaires, à tous les élus en Jésus-Christ notre Seigneur ; que la grâce et la paix de notre Seigneur Jésus-Christ soient avec vous tous. Je suis reconnaissant au Seigneur notre Dieu qui m’a fait la grâce d’aborder ce sujet : QUI EST LE PLUS GRAND ? J’ai désiré écrire sur ce sujet pour aider nos amis dans le Ministère à comprendre les voies de Dieu. C’est notre travail, en tant que Missionnaire d’agir ainsi. En effet, les Missionnaires ou apôtres de Jésus-Christ ont pour tâche d’entretenir les fondements posés par les premiers apôtres, afin que ce fondement demeure solide jusqu’à la fin.
À ce sujet, Paul a dit qu’en tant qu’un sage architecte, il a posé le fondement. Que celui qui bâtit dessus prenne garde pour ne pas pencher l’ouvrage.
Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. (1 Corinthiens 3:10)
Le fondement qui a été posé, c’est le Seigneur Jésus-Christ ; c’est-à-dire, Sa vie sainte, Sa doctrine, Son Évangile, Son Royaume, Sa vision de l’œuvre, Sa Puissance, etc. C’est cela le fondement de l’Église, qui est la Maison de Dieu. (1 Corinthiens 3:15). Tous ceux qui prétendent avoir reçu un appel de Dieu doivent bâtir sur ce fondement. Le fondement posé au commencement n’est pas un Message ou une doctrine particulière. Le fondement posé au commencement n’est pas un prophète ou un homme de Dieu. C’est Jésus-Christ et Son Royaume.
Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus-Christ. Or si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’ouvrage de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera connaître, parce qu’il est révélé en feu ; et quel est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense ; si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu. (1 Corinthiens 3 11-15) (Darby)
Tous les Ministères avec leurs œuvres seront éprouvés par le Seigneur, le Dieu tout-puissant. Si nous avons pris part à l’ouvrage spirituel de Dieu avec un matériau non approprié, notre travail sera démoli, et pour nous ça sera une perte. Qu’est-ce que c’est que l’or, l’argent, les pierres précieuses, le bois, le foin et le chaume ? Dans ce contexte, ce sont les qualités et les conceptions charnelles et religieuses que nous employons pour entreprendre l’œuvre de Dieu ; avec nos propres doctrines. Tout cela ne tiendra pas pendant l’épreuve de Dieu. Notre ouvrage s’écroulera. L’ouvrage spirituel de Dieu s’entreprend seulement avec les qualités et les dons du Saint-Esprit.
Lorsque nous regardons ce passage, Paul ne parle pas des faux prophètes qui n’ont pas été envoyés par Dieu, mais il parle des ouvriers même de Dieu. Ceux qui ont été appelés au Ministère par le Seigneur, mais qui n’ont pas travaillé de la bonne manière. Parce qu’ils ne se sont pas laissé conduire par le Saint-Esprit. Jésus nous a dit que l’Esprit Saint viendrait nous conduire dans toute la vérité. C’est pourquoi si nous voulons marcher dans toute la vérité, nous devons nous laisser conduire entièrement par le Saint-Esprit. Mais ceux-là ont bâti leur Ministère et leur travail avec leur propre conception de l’œuvre de Dieu ; ils n’ont pas voulu écouter le Saint-Esprit. Ils n’auront pas de récompense, mais ils seront néanmoins sauvés.
Particularité du sacerdoce de la fin des temps
Le temps de la purification
La fin des temps est un moment particulier et très important pour notre Seigneur Jésus-Christ. Parce qu’il s’agit là de la fin de la marche de l’Église. Dieu achève Son œuvre à la fin des temps. Et plusieurs prophéties bibliques, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament ont annoncé ces temps. Et ce qui fait la particularité de ce temps dans lequel nous sommes, c’est l’œuvre de purification et de perfectionnement de l’Église vivante. En effet, Dieu est en train d’entreprendre une œuvre particulière de sanctification et de purification de Son Église, afin de marquer le monde entier par la vie de Jésus-Christ.
Les serviteurs de Dieu issus du Message du Temps de la Fin n’ont pas compris ce plan de Dieu, c’est pourquoi toute l’Église est dans la souffrance aujourd’hui. Nous avons bâti sur nos propres pensées, sur la vie charnelle et religieuse. Nous n’avions pas compris que Dieu avait caché les mystères pour les révéler à la fin des temps en vue de la purification de Son Église. C’est ce qui est écrit à la fin de la prophétie de Daniel :
Et moi, j’entendis, mais je ne compris pas. Et je dis, Mon seigneur, quelle sera l’issue de ces choses ? Et il dit, Va, Daniel ; car ces paroles sont cachées et scellées jusqu’au temps de la fin. Plusieurs seront purifiés et blanchis et affinés ; et les méchants agiront méchamment, et aucun des méchants ne comprendra ; mais les sages comprendront. (Daniel 12:8-10) (version Darby)
Ce fut la conclusion des visions de Daniel. La révélation de ces visions devrait être gardée pour la fin des temps et servir à la purification de plusieurs qui en auraient la compréhension. Le Seigneur dit que les méchants en ce temps-là, ne comprendront pas la révélation de ces mystères, mais les sages comprendront. Il s’agit des méchants qui sont dans la maison de Dieu, les serviteurs méchants, les mauvais ouvriers, qui auront bâti l’œuvre de Dieu avec leur propre pensée. La particularité du sacerdoce à la fin des temps se trouve ici. Tous les prédicateurs et les Ministres de la Parole doivent comprendre qu’à la fin des temps, plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés. Et ce travail se fera par des Ministères mandatés à cet effet, en faveur seulement des vierges sages. Car la fin des temps est particulière seulement pour ceux qui comprennent les révélations des mystères de Dieu, et qui retournent par cela au Seul Fondement posé depuis le commencement, savoir Jésus-Christ, dans Sa vie, Sa Puissance, Sa doctrine, Son Évangile et Son Royaume. Les folles et les méchants ne comprendront pas ce qui se passe. Ils ne verront pas cette œuvre glorieuse que Dieu est en train de faire pour les sages du Royaume.
Toutes les révélations que nous avons reçues à la fin des temps et que nous continuons de recevoir obéissent à ce seul objectif : PURIFIER – BLANCHIR ET ÉPURER les sages qui comprennent. Il est évident que cet objectif est en train d’être atteint dans la vie des sages qui comprennent maintenant le but du Seigneur. En effet, beaucoup ont reçu le Message pour bâtir des assemblées et se faire un nom, mais peu travaillent dans le but du Seigneur.
Dans le livre d’Apocalypse, lorsque l’ange du Seigneur a fini de parler à Jean, Il lui dit :
Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre ; le temps est proche. Que celui qui est injuste commette encore l’injustice ; et que celui qui est souillé se souille encore ; et que celui qui est juste pratique encore la justice ; et que celui qui est saint soit sanctifié encore. Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son œuvre. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Bienheureux ceux qui lavent leurs robes, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité. Dehors sont les chiens, et les magiciens, et les fornicateurs, et les meurtriers, et les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge. (Apocalypse 22:10-15)
Remarquez qu’à Daniel, il fut dit de garder les mystères secrets pour les révéler à la fin des temps, en vue de la purification des sages qui comprendront. Mais dans l’Apocalypse, il est dit à Jean de ne pas sceller les mystères à cause du temps qui est proche. Ce fut une parole prophétique. Car à la révélation de ces mystères, que ceux qui voudront continuer de vivre dans l’injustice et la souillure le fassent, mais que ceux qui voudraient pratiquer la justice et la sainteté le fassent. Il s’agit toujours des sages qui comprennent la révélation et des méchants qui ne comprennent pas. Nous sommes dans ce temps-là, où plusieurs croient être dans la vérité alors qu’ils sont séduits dans le péché et la corruption.
Mes chers frères et sœurs en Christ, ne nous trompons pas ! C’est Jésus-Christ qui est le fondement solidement posé et qui demeure jusqu’à la fin. Il n’y a pas un autre fondement. Aucun prophète, ni aucun nouveau Message ne peut être posé comme fondement. Aujourd’hui, comme hier, dans l’histoire de l’Église, toute révélation, tout enseignement, tout comportement, toute manifestation d’esprit, tout Ministère doit être ramené à Jésus-Christ. Car le fondement, c’est la vie de sainteté réelle de Jésus-Christ, Son Ministère, Son enseignement, Sa Puissance et Son royaume. C’est là que nous devons être fondés. C’est cela qui s’appelle la Vérité. Le Seigneur Lui-même l’a dit :
Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. (Jean 18:37)
Il nous arrive souvent d’avoir peur de dire la vérité à notre prochain, qui peut être un frère ou une sœur, notre épouse ou notre époux ou même notre collaborateur dans le Ministère. Il nous arrive même d’avoir peur de dire la vérité en prêchant, craignant les réactions de l’auditoire. Nous avons besoin de délivrance si nous sommes encore sous cette influence. Car nous n’avons pas encore compris que c’est seulement la vérité qui peut délivrer les fils de Dieu appelés à la sagesse du Très-Haut. Ceux qui doivent être purifiés, blanchis et épurés à la fin des temps ont besoin de la vérité révélée maintenant pour faire cette toilette. C’est pourquoi nous devons nous dire la vérité les uns aux autres. Nous ne devons pas nous cacher les uns des autres et entretenir par cela le mensonge et l’hypocrisie en notre milieu.
C’est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. (Éphésiens 4:25)
Mes chers frères Ministres de Dieu, prédicateurs, notre responsabilité est de dire la vérité dans l’Église. Jésus a dit qu’Il était né pour rendre témoignage à la vérité. Nous aussi, nous sommes nés pour rendre témoignage à la vérité. Et Il a ajouté que ceux qui sont de la vérité écoutent Sa voix. Par là, nous comprenons qu’il existe des fils et des filles de la vérité. Ceux-là n’ont pas peur de la vérité, même si Elle blesse, si Elle brûle l’âme, ils n’ont pas peur. À ceux-là, la vérité fera toujours du bien, car ils doivent être purifiés, ils doivent être épurés et se tenir prêts pour le jour du Seigneur. Nous sommes dans le temps du dévoilement, nous devons prêcher ouvertement la Parole de Dieu au peuple de Dieu. Il est prévu que les sages comprennent et qu’ils utilisent cette parole pour se sanctifier. Que Son nom soit béni ! Voici la raison d’être des Ministres de Dieu aujourd’hui.
Si nous prêchons une parole révélée à un peuple qui doit être purifié, blanchi et épuré, et nous-mêmes alors ? Paul dit dans Romains : « Toi qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même. » Nous devons nous laisser enseigner premièrement et être des modèles du troupeau, des modèles dans le Ministère, afin que le Seigneur soit content de nous.
Toi qui te donnes le nom de Juif (chrétien – serviteur de Dieu), qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi ;
toi qui te flattes d’être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité ;
toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes ! Toi qui dis de ne pas commettre d’adultère, tu commets l’adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges !
Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi ; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. (Romains 2:17-25)
Lorsque nous lisons ce reproche de Paul à ses frères juifs, c’est exactement ce que les croyants du Message ont été vis-à-vis des gens des dénominations. Nous nous sommes présentés par rapport à eux, comme les plus éclairés et les plus instruits. Mais nous ne nous sommes pas enseignés nous-mêmes. Nous avons fait du Message, une organisation religieuse dans laquelle se trouvent plusieurs petits courants de pensées et de doctrines. Mais les sages dont Daniel parle doivent être purifiés et blanchis. Pour cela, nous devons être des modèles de ce petit troupeau de sages.
Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. Ne néglige pas le don qui est en toi et qui t’a été donné par la prophétie, avec l’imposition des mains du collège des anciens. Applique-toi et sois tout entier à cette tâche, afin que tes progrès soient évidents pour tous. Veille sur toi-même et sur ton enseignement, avec persévérance. Car en agissant ainsi, tu sauveras et toi-même et ceux qui t’écoutent. (1 Timothée 4:12-16)
Ce que Dieu attend de Ses serviteurs maintenant, c’est que chacun conduise le peuple de Dieu dans la Lumière et la vérité afin de le purifier et de l’épurer pour le témoignage de Jésus-Christ. C’est le but du Message, c’est le but de la révélation de tous les mystères à la fin des temps, depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse. En effet, à quoi nous ont servi les révélations des mystères dans le Message, notamment, la semence du serpent, les sept sceaux, les âges de l’Église, la divinité de Jésus-Christ, les 70 semaines de Daniel, l’esprit d’Élie à la fin des temps, la question du baptême, de l’enlèvement, le mystère des bêtes de Daniel 7 et d’Apocalypse 13 et le mystère de la femme d’Apocalypse 17 ?
À quoi nous a servi le dévoilement de tous ces mystères ? Ce que nous avons vu manifester comme fruits de toutes ces révélations, contrairement à la Parole de Daniel, ce sont l’orgueil, les luttes de positionnement, les querelles, les inimitiés, les séparations, les discours vains, les jalousies, les calomnies et les médisances. Alors la question est celle-ci : sommes-nous des sages et des intelligents ? Car conformément à la volonté de Dieu, la révélation de ce qui était caché à la fin des temps devrait servir à la purification des sages et des intelligents qui comprendront. Oui, c’est seulement les sages qui comprendront, tous ne comprendront pas. C’est pourquoi celui qui veut rassembler de lui-même le peuple de Dieu aujourd’hui se trompe. Celui qui veut que tout le monde comprenne la vision du réveil avant qu’elle ne soit vraie se trompe. La Bible dit que ce sont seulement les sages qui vont comprendre les révélations de la fin des temps pour leur purification. Aucune réconciliation n’est charnelle dans le Royaume de Dieu.
Les révélations des mystères que nous avons aujourd’hui ne devraient pas monter dans notre tête, mais dans notre cœur pour notre purification des souillures de Babylone. Toutes ces choses devraient nous conduire dans la crainte de Dieu. Si ce n’est pas le cas, c’est que nous n’avons pas compris ; alors nous ne faisons pas partie des sages. Car la vraie connaissance de Dieu et de Sa Parole nous conduit à l’humilité, à la sagesse et à la sainteté. Le reste n’est que propre connaissance et propre imagination. Nous sommes uniquement dans le temps des vierges sages. C’est pourquoi ceux que le Seigneur a élus pour comprendre ces mystères révélés pour se purifier et se sanctifier se rassembleront par la Puissante main de Dieu. Amen ! Les vrais Ministres de Dieu qui se trouvent dans le plan de Dieu à cette heure, appliqueront à leur propre vie, la Parole révélée qu’ils prêchent. Ils seront des modèles comme la Bible le dit. Ils sauront s’enseigner eux-mêmes pour se sauver et sauver aussi ceux qui les écoutent, comme Paul l’a recommandé à Timothée. Ils ne seront pas des dominateurs du peuple de Dieu. Nous pouvons remercier notre Seigneur pour Son œuvre glorieuse qu’Il est en train d’accomplir sur la terre dans Son Église.
De quoi devons-nous être purifiés et blanchis ? Nous devons nous purifier du levain des pharisiens, qui est le levain de la religion : c’est l’hypocrisie.
Sur ces entrefaites, les gens s’étant rassemblés par milliers, au point de se fouler les uns les autres, Jésus se mit à dire à ses disciples : Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. (Luc 12:1)
Les religieux sont des hypocrites, mais les vrais chrétiens sont des hommes honnêtes qui savent dire la vérité. Nous devons nous purifier de l’hypocrisie et de tous les comportements semblables. Nous devons nous purifier des fausses doctrines et des fausses conceptions de la foi :
Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. (2 Corinthiens 6:14-18)
Notre vie restera toujours une vie d’exode. Nous devons toujours sortir et nous séparer de ceux qui vivent dans les impuretés et les souillures et qui ne sont pas prêts à se repentir. C’est ainsi que notre toilette pourra se faire de la bonne manière. Nous devons nous purifier des esprits religieux, car le Message est venu combattre l’esprit religieux ; c’est l’esprit babylonien, l’esprit du péché religieux des scribes et des pharisiens du temps de Jésus. Nous pouvons méditer tout le chapitre de Matthieu 23 pour comprendre ce que c’est que l’esprit religieux dans le milieu des serviteurs de Dieu.
Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples et dit : Les scribes et les Pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous diront mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules des hommes, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils élargissent leurs phylactères et ils agrandissent les franges de leurs vêtements ; ils aiment la première place dans les repas, les premiers sièges dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment aussi être appelés par les hommes, Rabbi. (Matthieu 23:1-7)
Beaucoup parmi nous sont assis dans la chaire de frère Branham. Leur esprit et leurs pensées sont dans le passé, dans le Ministère du prophète. Ils ne font que parler de frère Branham et sont totalement hostiles à toute question qui n’a pas été abordée par le prophète. Pour ceux-là, William Branham a prêché toute la Bible ; il n’y a plus rien à prêcher. Il y en a qui sont assis dans la chaire du serviteur fidèle et prudent. Mais les révélations que nous avons reçues à la fin des temps doivent nous conduire dans le jeûne et la prière, dans la recherche de la sainteté, en vue de notre purification totale. Le Message ne nous conduit pas à nous asseoir dans la chaire et le Ministère d’un serviteur de Dieu.
Nous devons nous purifier des œuvres de Babylone, des impuretés sexuelles, de la débauche de Sodome et Gomorrhe. Nous devons nous purifier de l’esprit mondain et religieux dénoncé dans Luc 17 et dans Apocalypse 17 par le Seigneur Jésus.
Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait à la main une coupe d’or, remplie d’abominations et des impuretés de son inconduite. Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. Je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. À sa vue, je fus frappé d’un grand étonnement. (Apocalypse 17:4-6)
Babylone a enivré le monde entier, le monde politique, religieux et chrétien de ses œuvres de débauche et de souillure. Les croyants sages qui ont compris le dévoilement de cette Babylone par la prédication de la Parole révélée doivent se purifier de ses mauvaises œuvres et les dénoncer. Babylone est ivre du sang des saints parce qu’elle a détruit la vie des saints durant les âges de l’Église par la persécution, les fausses doctrines et le péché religieux. Si nous avons connu Babylone, nous devons nous dépouiller de ses œuvres ; nous ne devons plus nous laisser conduire dans la prostitution religieuse. Selon Luc 17, l’esprit religieux a rendu les hommes et même les croyants insouciants au sujet du retour imminent du Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi le monde se livre à la fête, au péché et aux affaires de la vie.
Ce qui arriva aux jours de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les gens mangeaient, buvaient, se mariaient, étaient donnés en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint et les fit tous périr. Il en sera comme au temps de Lot. Les gens mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient, mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme se révèlera. (Luc 17:26-29)
Mes chers amis, c’est de tout cela que nous devons nous dépouiller. C’est de tout cela que nous devons nous purifier, nous blanchir et nous épurer pour hériter la promesse de Dieu. Celui qui dit avoir reçu le Message du Temps de la Fin et qui n’a pas encore compris la signification réelle de la Purification et de l’épuration de l’Épouse dans son esprit, son âme et son corps n’est pas prêt pour l’enlèvement. Car la prophétie a dit : heureux ceux qui lavent leur robe. Et encore :
…Va, Daniel ; car ces paroles sont cachées et scellées jusqu’au temps de la fin. Plusieurs seront purifiés et blanchis et épurés ; et les méchants agiront méchamment, et aucun des méchants ne comprendra ; mais les sages comprendront. (Daniel 12:8-10)
Témoignage personnel
Je voudrais, avant d’aller plus loin, rendre un bref témoignage qui va nous introduire dans le vif du sujet. Ce témoignage va porter sur la révélation de mon Ministère de Missionnaire. En effet, c’est depuis 1996 que le frère M’BRA Parfait a commencé à écrire des manuscrits. Quand je suis arrivé au Collège, j’ai commencé à manifester le don d’écrire. C’est pourquoi j’aimais beaucoup la littérature. Déjà, j’ai écrit un recueil de poèmes et même une Nouvelle qui ne sont pas publiés. Alors quand j’ai expérimenté le baptême du Saint-Esprit, cette capacité d’écrire a été convertie dans le domaine spirituel. C’est ainsi que j’ai commencé à écrire des brochures. Mon premier manuscrit a été sur le Ministère de frère Branham. J’ai écrit sur le Mariage et la guérison divine. Il y a un autre sur les sept Mystères du Nouveau Testament.
Quand j’ai commencé à écrire, je suis entré en contact avec le frère Alexis Barilier pour lui demander d’éprouver l’esprit qui m’anime. Alors j’ai commencé à lui envoyer mes écrits pour examen et correction. En effet, je me suis dit que si c’était un don pour l’Église, il devrait être éprouvé par les aînés dans le Ministère. Ce qui était juste. C’est donc à partir de 1999 que j’avais commencé à expédier mes écrits au frère Barilier. J’envoyais aussi mes manuscrits au frère Frank, mais, sachant qu’il ne parlait pas bien le français, avec ses nombreuses occupations, j’ai dû arrêter, parce qu’aussi, je n’avais pas de réponse de sa part. En ce qui concerne le frère Barilier, quand il était de passage à Abidjan, chaque année, je trouvais quelques minutes pour parler avec lui sur mes écrits. C’est là qu’il m’avait donné une fois l’information qu’il donnait ces manuscrits à des frères en Europe pour regarder. Mais il ne m’avait pas précisé l’identité des frères en question. C’est lors de mon voyage à Bruxelles que j’ai su qu’il partageait mes manuscrits avec les frères de Bruxelles.
En effet, j’avais été invité à déjeuner chez mon frère Jean Claude M’BIYE, déjeuner dont je garde un très bon souvenir. C’est ce frère qui m’avait appris que le frère Barilier leur donnait à lire mes manuscrits pour observation. Il m’avait même montré un manuscrit sur le mariage dont il m’avait témoigné que ça lui avait fait beaucoup de bien. Toutefois, le frère Barilier n’avait jamais publié un seul de ces documents. Moi non plus, je n’avais jamais demandé au frère Barilier de publier un seul de ces manuscrits. Car je me suis dit que si c’était un don qui était pour le Corps de Christ, le Seigneur ferait quelque chose.
Je dois aussi reconnaître qu’en ce temps-là, il y avait aussi la jeunesse du Ministère qui faisait que mes écrits n’étaient pas toujours bien équilibrés. Parce qu’à chaque fois, il fallait faire des ajouts et des corrections. Or un Ministère est comme une plante. Quand il commence à croître, il faut y prendre soin jusqu’à ce qu’on en voie les premiers fruits. Je crois que le silence du frère Barilier a aidé à éprouver ce don. Je donnais aussi mes manuscrits au pasteur de notre assemblée à Abidjan et à un autre frère qui est assez équilibré dans la Parole de Dieu, pour examen et correction. Je faisais tout cela pour un seul souci : éprouver l’esprit qui me poussait à écrire pour savoir s’il était de Dieu. La Bible dit d’éprouver les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu. Aucun de tous ces frères, notamment, Barilier, Lifésé, Jean Claude et les deux autres frères d’Abidjan ne m’ont dit que j’étais animé par un mauvais esprit.
Je sais que le frère Lifésé déconseillait le frère Barilier de publier mes écrits en ce temps-là, comme je l’ai dit, probablement à cause du style de la jeunesse du Ministère. Je crois que c’était la volonté de Dieu en ce temps-là. Lorsque j’ai commencé à être visité en 2000, au sujet de la vision du réveil, j’ai écrit les Trois Grandes Visions du Message du Temps de la Fin. Ce document était achevé en 2001. Je l’ai expédié au frère Barilier, mais je n’ai reçu de lui aucun commentaire. Je ne crois pas qu’il ait partagé ce manuscrit avec d’autres frères. Je ne sais pas. Mais le Seigneur me dira plus tard dans un songe le 2 juin 2002 que le frère Barilier le publierait et que cela créerait des secousses dans l’Église. Alors je me suis tenu tranquille.
Deux ans après, en 2004, j’ai entamé le manuscrit sur les 5 Ministères de la Parole dans la Vision du temps de la Fin. Quand j’ai commencé à écrire ce livre, le Seigneur m’est apparu dans une vision et m’a dit : « donne-Moi ton passeport ». J’avais un passeport que je Lui tendis. Ce passeport, je l’avais utilisé pour des voyages en Mer dans le cadre de mon travail. Il le prit et le déchira. Puis Il sortit un autre passeport qu’Il remplit et qu’Il cacheta. Là où on avait écrit : FONCTION, Il écrivit : MISSIONNAIRE. Puis Il me dit : « Ce livre t’ouvrira des portes à l’étranger pour la prédication ».
Lorsque j’ai achevé d’écrire ce livre en 2005, et que je m’apprêtais à l’imprimer, le Seigneur a mis sur mon cœur d’ajouter en Appendice, le manuscrit sur les Trois Grandes visions du Message du Temps de la Fin qui était prêt depuis 2002. Mais le signe le plus important qui m’a ébranlé, c’est qu’au printemps 2005, au moment où le Seigneur me mettait à cœur d’ajouter ce manuscrit au livre, le frère Frank fit paraître une lettre circulaire intitulée : CRI d’APPEL AU RÉVEIL où il écrit : « le temps du Soir est derrière nous, l’heure de Minuit est là ». La vision que j’avais écrite en 2001-2002 parlait du cri de Minuit, mais le frère Barilier n’avait jamais parlé de cela. Puis en 2005, au moment où le Seigneur me demande de le publier, le frère Frank annonce aussi par l’Esprit que le temps du Soir est derrière nous et que Minuit est là. Quelle coïncidence ?
Alors, quand j’ai vu la parution du frère Frank, j’ai compris que c’était sûrement l’heure de Dieu pour faire paraître ce document. Je me suis exécuté et le livre est paru. Dans la même année (2005) les frères Barilier et Lifésé étaient en voyage missionnaire en Côte d’Ivoire, en août. Pendant leur voyage, je les ai rencontrés dans la localité de Sikensi, chez le pasteur Esaï. Et j’ai demandé à parler avec eux. Nous nous sommes enfermés à trois dans la chambre où ils étaient logés. Et je leur ai expliqué tout ce que le Seigneur m’avait dit dans mon enfance, concernant mon Ministère et les révélations que j’ai reçues plus tard sur la question du Cri de réveil de Minuit dans Matthieu 25:6. À la fin de mon exposé, le frère Barilier m’a dit : « Comprends que tu n’es pas le seul, mais c’est un travail d’équipe ». C’est ce que j’ai retenu de son intervention. Le frère Lifésé par contre n’avait rien dit. Alors j’ai remis à chacun un exemplaire du livre sur les 5 Ministères de la Parole. Je leur ai demandé de lire le livre et de me faire parvenir leur position là-dessus parce qu’il était paru, mais n’était pas distribué.
Lorsque les missionnaires sont rentrés en Europe, le frère Barilier a voyagé encore au Bénin. Moi-même, j’étais resté en contact avec le frère Léonard parce que je devrais voyager en Belgique dans le cadre de mon travail. Effectivement, je me suis rendu en Belgique dans le mois d’octobre – novembre 2005 pour deux semaines. Pendant que j’étais à Anvers, je priais constamment dans ma chambre d’hôtel pour rencontrer le frère Frank. J’ai passé des nuits à prier ainsi, parce que je voulais lui raconter de vive voix, ce que j’avais dit aux deux frères pendant leur voyage en Côte d’Ivoire. J’ai téléphoné le frère Lifésé pour cela, et il avait décidé de m’accompagner à Krefeld, surtout que cela tombait aussi début novembre pour la réunion internationale.
C’est ainsi qu’après mon stage à Anvers, j’ai séjourné à Bruxelles chez le frère Lifésé. J’ai été très bien accueilli par les frères de Bruxelles et j’ai été très heureux en leur compagnie. J’ai eu l’occasion de déjeuner chez le frère N’gongo, le diacre de l’assemblée, et chez le frère Jean-Claude. J’ai gardé un très bon souvenir des frères de Bruxelles, c’est pourquoi mon cœur s’est déchiré quand j’ai appris la séparation qui a eu lieu là-bas. Frère Lifésé et moi-même avons voyagé avec son épouse et sa mère à Krefeld. Nous sommes arrivés un peu en retard, parce que la réunion allait commencer et nous avons juste eu le temps d’aller saluer le frère Frank dans son bureau. J’ai juste eu le temps de lui dire bonjour. Nous n’avons pas eu le temps de discuter. Le frère Léonard aussi n’a pas pu dire au frère Frank que le frère M’BRA voulait le rencontrer et parler avec lui. Je pensais qu’il allait le faire, mais il ne l’avait pas fait. Je crois que ça devait être la volonté de Dieu ainsi.
Après la réunion du samedi soir, nous sommes rentrés à Bruxelles pour le culte du dimanche. C’est ainsi que je n’avais pas pu rencontrer le frère Frank en 2005. Le lendemain dimanche, le frère Léonard m’a donné l’occasion d’apporter la Parole dans son assemblée ; ce que j’ai fait courtement. C’est comme cela que je suis rentré à Abidjan sans avoir pu rencontrer le frère Frank. Aussi faut-il ajouter que pendant mon séjour à Bruxelles, le frère Léonard et moi n’avions pas abordé la question de mes écrits. Nous n’en avons jamais parlé, pourtant c’était l’occasion.
Quand je suis rentré à Abidjan, j’ai appelé le frère Barilier pour avoir de ses nouvelles. C’est là qu’il m’avait informé qu’il cherchait lui-même à me joindre. En effet, il avait lu le livre et il voulait publier un extrait, notamment l’appendice qui parlait des trois grandes visions du Message du Temps de la Fin. Il m’a dit : « Frère, je vais publier cet extrait sur notre site web, parce que beaucoup de frères ne comprennent pas encore l’évolution de l’œuvre – ils pensent que l’œuvre s’arrête au Ministère du frère Frank. Mais il y a un Ministère de l’Épouse… ». Quand le frère m’a parlé ainsi, j’étais abasourdi. Je ne m’y attendais pas. C’est alors que je me suis rappelé que le Seigneur m’avait déjà dit que le frère Barilier devait publier cette vision. Ainsi fut accompli le songe du 2 juin 2002.
C’est aussi la publication de cette portion du livre qui m’a valu l’ouverture des portes à l’étranger pour la prédication telle que cela m’avait été dit en 2004. Avant même la vision de 2004, je savais depuis mon enfance que Dieu avait fait de moi un Missionnaire. Mais c’est après la publication de ce livre que commença ce Ministère de Missionnaire. N’est-ce pas qu’il y a un temps pour toutes choses ? Donc je ne suis pas apôtre selon ma propre volonté, mais selon la volonté de Dieu. Ma première invitation en Afrique me fut adressée par le pasteur Cosme Bràs du Cabinda, en Angola où j’avais été invité à participer à une Convention des serviteurs de Dieu. Je devrais exposer sur le Ministère du frère Frank pendant cette rencontre. Tous les serviteurs de Dieu de la région étaient venus à cette rencontre, mais je n’avais pas obtenu le visa de l’Angola pour aller à cette rencontre qui se tenait au Cabinda. Comme j’avais aussi une invitation du pasteur M’PIMI Albert pour des réunions à Pointe Noire, je suis resté là pour des réunions dans plusieurs assemblées, avant de rentrer à Abidjan. C’était en avril 2006. Voici comment le Seigneur m’a propulsé sur le champ missionnaire au niveau international.
Qui est missionnaire – apôtre de Jésus-Christ ?
Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle. En lui, tout l’édifice bien coordonné s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit. (Éphésiens 2:20-22)
Dans la Bible, les commentateurs assimilent le travail de Missionnaire au travail d’apôtre. Mais, il convient d’établir la nuance ici. Car le travail de Missionnaire est une fonction du Ministère apostolique ; celle qui consiste à visiter les églises, pour les encourager et les fortifier. C’est pourquoi tous les Missionnaires ne sont pas des apôtres. Par contre, tous les apôtres sont des Missionnaires. Timothée, Tite, Tychique et Silas n’étaient pas des apôtres, mais ils étaient des missionnaires, en tant que des aides de Paul. Car ils travaillaient dans l’apostolat de Paul. Apollos n’était pas apôtre de Jésus-Christ, mais il était un missionnaire, parce qu’il visitait les églises. Tel que la Bible le décrit, il devrait être un docteur des Saintes Écritures. (Actes 18:24-25) Zénas aussi était missionnaire, mais la Bible dit qu’il était docteur de la loi ; c’était son Ministère. (Tite 3:13)
Les apôtres sont des serviteurs que Dieu utilise pour fonder Son œuvre. Dans le Nouveau Testament, ils sont aussi des prophètes parce qu’ils ont la vision prophétique de l’Église. Lorsque l’Église doit entrer dans une nouvelle orientation spirituelle, Dieu leur donne la vision et Il les envoie la communiquer à Son peuple. En le faisant, ils ouvrent un nouveau champ missionnaire pour tous les Ministères qui vont les suivre dans cette nouvelle orientation. Alors tous les Ministères qui entreront dans ce champ missionnaire seront des Missionnaires, mais tous ne sont pas apôtres. Il y aura des pasteurs, des docteurs, des évangélistes, et même des prophètes, comme Silas. Mais tous ne sont pas apôtres. Mais c’est par l’action des apôtres de Jésus-Christ que la vision prophétique est entretenue dans le Corps de Christ. Tous les Missionnaires qui sont venus après Paul travaillaient dans le champ missionnaire ouvert par le Ministère de Paul. C’est lui que Dieu a utilisé pour ouvrir les yeux des nations.
Quand vous étudiez par exemple certaines déclarations de Paul, parlant de son travail, vous pouvez avoir une idée du Ministère des apôtres. Il dit par exemple :
Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. (1 Corinthiens 3:10)
L’architecte, c’est celui qui a reçu le plan d’un ouvrage. Le plan de Dieu, c’est la vision prophétique. Et c’est par rapport à la vision qu’il a reçue qu’il a posé le fondement. Ce sont les apôtres qui ont la capacité de poser le fondement d’une œuvre nouvelle, parce que ce sont eux qui en reçoivent toujours la vision. Beaucoup de frères se trompent sur le fondement de l’œuvre de Dieu. Vous pouvez être rassemblés dans un bâtiment pendant des années, mais vous ne formez pas encore une assemblée spirituelle, si vous n’êtes pas bien fondés dans la Parole du Christ et dans la vision prophétique. C’est pourquoi rassembler des gens dans un lieu de prière ne veut pas dire qu’on a fondé une église.
En rapport avec l’église de Corinthe, Paul dit :
J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître… (1 Corinthiens 3:6)
Ce sont les apôtres qui plantent. C’est toujours en relation avec le fondement de l’œuvre. Même si un apôtre ne se déplace pas physiquement dans un lieu de prière, mais que la vision qu’il véhicule est communiquée à une assemblée par d’autres Ministères, elle est fondée, par rapport à l’orientation nouvelle. C’est ce que Paul faisait avec ses aides dans le Ministère.
Lorsque nous ne comprenons pas ces choses, nous entreprenons mal l’œuvre de Dieu. L’Église souffre aujourd’hui de l’œuvre des faux apôtres du Message du temps de la fin ; des gens qui sont allés dans les champs de Mission sans avoir été envoyés. Ils y sont allés prêcher les déclarations de frère Branham, sans avoir au préalable compris que le Message doit être la Parole de Dieu, sinon, ce n’est plus le Message. Oui ! Le Message doit être biblique. Paul parle des faux apôtres, en relation avec ceux qui sont venus troubler la quiétude des frères de Corinthe.
Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres. (2 Corinthiens 11:13-15)
Les fausses doctrines et les fausses conceptions de la foi qui ont détruit la vie des frères et sœurs proviennent de la prédication des faux apôtres et des faux missionnaires, qui sont allés prêcher alors qu’ils n’avaient pas été envoyés. Ils ont répandu leur propre conception de la foi au lieu de prêcher la parole de Dieu. Mais cela n’est pas étonnant, car un homme ne peut que donner ce qu’il a. Il faut aller sur le champ missionnaire pour comprendre que le diable a détruit la vie des croyants. Si après la mort du prophète, tous les missionnaires avaient travaillé dans l’esprit du serviteur fidèle et prudent, on n’en serait pas là. Mais les choses n’ont pas été ainsi. En effet, chacun s’est cru libre de faire ce qu’il veut, et cela a conduit à la ruine de l’œuvre missionnaire. Plusieurs assemblées sont allées de division en division et de querelles en querelles à cause de cela.
En effet, il y avait un esprit qui guidait la distribution de la nourriture, il fallait être dans cet esprit. C’est l’esprit de la prudence. C’est-à-dire qu’il fallait toujours ramener le Message du prophète à la Bible pour rester dans l’équilibre de la vérité. Il ne fallait pas établir les déclarations du prophète au-dessus de la Bible. Cette vision était conforme à l’esprit de frère Branham parce qu’il avait lui-même prêché l’ABSOLU où il avait attesté que la Bible était l’absolu. Ceux qui avaient travaillé dans cet esprit du serviteur fidèle et prudent ont réussi cette étape. Mais les autres ont failli. Ceux qui sont allés confronter les prédications de frère Branham aux écrits de frère Frank se sont égarés sur le chemin. Ils ne sont pas arrivés.
Beaucoup ont contribué à détruire à petit feu la vie des frères et sœurs sur le terrain parce qu’ils ne sont pas restés en connexion avec le Ministère qui venait d’ouvrir un nouveau champ missionnaire après la mort du prophète.
Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul évoque ses liens spirituels avec Tite.
J’ai engagé Tite à aller chez vous, et avec lui j’ai envoyé le frère : est-ce que Tite a exigé quelque chose de vous ? N’avons-nous pas marché dans le même esprit, sur les mêmes traces ? (2 Corinthiens 12:18)
Les missionnaires doivent marcher dans le même esprit. Lorsque Dieu Lui-même forme une équipe missionnaire, ils marchent dans le même esprit, sur les mêmes traces, comme Paul et ses compagnons. Et lorsque les Missionnaires marchent dans le même esprit, le diable ne peut pas disperser les églises. L’œuvre missionnaire est très sensible, c’est pourquoi il suffit d’un tout petit désaccord entre les missionnaires pour que les églises soient perturbées sur le terrain, à cause des influences des uns et des autres. C’est ce qui s’est passé à Corinthe, mais Paul a su parler aux frères pour tuer cet esprit en leur milieu.
En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et de la discorde, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas d’une manière tout humaine ? Quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ! et un autre : Moi, d’Apollos ! n’êtes-vous pas des hommes ? Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun. J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître. Ainsi, ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre labeur. Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. (1 Corinthiens 3:3-9)
Dans le champ missionnaire, il faut avoir du discernement pour connaître la position des Missionnaires devant Dieu. Tous sont Missionnaires, mais tous ne sont pas Messagers. Tous sont missionnaires, mais tous ne sont pas apôtres. Car les compétences dans le champ missionnaire sont manifestées par rapport aux positions des uns et des autres devant le Seigneur. Au temps des premiers apôtres, le Seigneur avait établi Pierre apôtre des chrétiens juifs et Paul, apôtre des païens chrétiens :
Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis. (Galates 2:7-9)
Les choses étaient ainsi. Pierre n’osait pas s’immiscer dans les affaires de Paul, même s’il pouvait voyager dans le champ missionnaire de Paul. Les missionnaires devraient se respecter, et les pasteurs des églises locales qu’ils visitent devraient travailler dans cet esprit de respect des compétences et de l’autorité. Lorsqu’il y avait des problèmes qui surgissaient dans les champs missionnaires, ils en parlaient dans les assemblées. L’exemple le plus significatif fut celui d’Actes 15, au sujet de la circoncision des païens.
Tous étaient missionnaires, mais tous n’avaient pas compétence pour régler les problèmes dans les champs missionnaires. Quand il y eut le problème de Corinthe, ce fut Paul qui le régla. C’est à lui que les frères eurent recours pour régler le problème. Apollos ne fut pas associé. Parmi les missionnaires, il y en a qui veillent sur le champ, c’est leur travail, et il y en a qui y vont seulement pour prêcher et édifier les frères. Ceux qui veillent sur le champ ont le plein droit en tant qu’apôtre de Jésus-Christ de régler les problèmes dans les assemblées locales. C’est leur droit le plus absolu. Que celui qui ne croit pas aille interroger le Seigneur Dieu de vive voix.
Les pasteurs qui n’ont pas de discernement n’écoutent pas les conseils des apôtres. Ils ne savent pas que Dieu les a élus pour les aider dans leurs tâches. Il y a aussi des Missionnaires qui travaillent dans les champs, en dehors de leurs compétences et de leurs capacités. Ils font ce qu’ils n’ont pas le droit de faire. Ils se comportent comme des apôtres, alors qu’ils ne sont pas des apôtres. L’apôtre Paul a souffert du travail de ce genre de frères en son temps. C’est pour éviter tout cela qu’il existait les lettres de recommandation.
Dans l’ancien temps, les pasteurs recevaient les missionnaires recommandés par les apôtres. Mais dans le Message, les pasteurs prennent le risque de recevoir tous les aventuriers ; alors les églises se détruisent parce que de fausses doctrines sont enseignées. Déjà les Juifs de Rome avaient fait savoir à Paul qu’ils n’avaient reçu aucune lettre à son sujet qui soit venue de Jérusalem.
Ils lui répondirent : Nous n’avons reçu de Judée aucune lettre à ton sujet, et il n’est venu aucun frère qui ait rapporté ou dit du mal de toi. (Actes 28:21)
Paul lui-même évoque les lettres de recommandation, parlant aux Corinthiens pour dire qu’il n’en avait pas besoin, d’autant plus qu’il est celui-là même qui leur avait apporté l’Évangile. Toutefois, les lettres de recommandation avaient leur sens pour ceux qui n’étaient pas connus dans le champ missionnaire.
Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou aurions-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation pour vous, ou bien de vous ? (1 Corinthiens 3:1)
Dans Romains 16:1, Paul recommanda la sœur Phœbé de l’assemblée de Cenchrées aux frères de Rome. Paul recommandait ses collaborateurs en mentionnant souvent leurs noms dans ses lettres.
Dans notre génération, dès le départ, Dieu avait établi le frère Frank et le frère Barilier dans le champ missionnaire. Frère Barilier avait en charge pratiquement l’Afrique, particulièrement les nations de langue française et le frère Frank, les autres nations. En Afrique, tous les missionnaires sont dans le champ missionnaire du frère Alexis Barilier. Ils doivent le savoir. C’est pourquoi lorsque Dieu s’est révélé à moi, étant instruit de ces choses, mon premier souci fut d’entrer en contact avec ce frère, pour ne pas déranger cet ordre déjà établi. C’est le frère Barilier lui-même qui me recommanda dans son champ missionnaire en publiant la vision que j’avais reçue de Dieu concernant le réveil. Car j’avais déjà compris qu’aucun Missionnaire ne devrait entrer dans ce champ sans avoir reçu la main tendue de ce frère.
L’œuvre de Dieu a commencé à connaître le désordre en Afrique, lorsque les pasteurs dans les églises locales, qui voulant être grands, ont commencé à s’affranchir du frère Barilier pour aller directement à Krefeld. Les choses ne devraient pas être ainsi. Il faut toujours respecter l’ordre de Dieu. En effet, pour nous qui sommes restés dans l’équilibre de la vision prophétique, Dieu avait établi depuis le début en 1966, le frère Frank dans la distribution de la nourriture avec le frère Barilier. C’est cela l’ordre missionnaire de Dieu. Il n’y en a pas un autre. Depuis le début, le Seigneur avait décidé que le Centre Missionnaire de Lausanne distribue les brochures de frère Branham et de frère Frank en langue française. C’est l’ordre de Dieu et personne ne peut le contester. Si nous craignons Dieu, c’est par rapport à cet ordre que l’œuvre de Dieu doit se faire.
Par ailleurs, dans les Saintes Écritures, les rapports entre les serviteurs de Dieu ne sont pas les mêmes. Mais ce que j’ai constaté en Europe et en Afrique, et cela je le dis de tout mon cœur, c’est que les frères veulent que tous les serviteurs de Dieu voient le frère Frank de la même manière ; alors que cela n’est pas possible et n’est pas non plus biblique. Je vous invite à considérer les rapports qu’il y avait entre Pierre et Paul ; entre Paul et Barnabas ; entre Timothée, Tite, Tychique, Épaphras et Paul ; entre Paul et Apollos. Ce ne sont pas les mêmes rapports. Les rapports entre les frères existaient en fonction de leur position en esprit, vis-à-vis du Seigneur. Paul eut le courage de reprendre Pierre devant les frères ; ce que Barnabas et certains autres apôtres ne pouvaient pas faire :
Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? (Galates 2:11-14)
Barnabas est celui qui est allé chercher Paul à Tarse pour l’introduire dans l’œuvre qui se faisait à Antioche. Pendant quelques années, ce frère fut élevé au-dessus de Paul. Lorsque Dieu les a conduits dans l’œuvre missionnaire, une discussion a éclaté entre eux au sujet de Marc et ils se séparèrent :
Barnabas voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ; mais Paul jugea plus convenable de ne pas prendre avec eux celui qui les avait quittés depuis la Pamphylie, et qui ne les avait point accompagnés dans leur œuvre. Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Et Barnabas, prenant Marc avec lui, s’embarqua pour l’île de Chypre. Paul fit choix de Silas, et partit, recommandé par les frères à la grâce du Seigneur. (Actes 15:37-40)
Timothée n’oserait pas discuter avec Paul de manière si vive ! Tite non plus ne l’aurait pas fait. Paul pouvait envoyer Timothée ou Tite ou leur donner des instructions parce qu’ils étaient dans le même Ministère ; ils étaient ses aides, ses collaborateurs.
Après ces événements, Paul forma le projet d’aller à Jérusalem, en traversant la Macédoine et l’Achaïe. Il disait : Après m’y être rendu, il me faudra aussi voir Rome. Il envoya en Macédoine deux de ses aides, Timothée et Éraste, et resta lui-même quelque temps encore en Asie. (Actes 19:21-22)
Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville. (Tite 1:5)
L’aide dans le Ministère a une collaboration un peu différente des autres collaborations. En général, l’aide est un compagnon ou encore un collaborateur qui n’a pas d’initiatives personnelles à prendre, parce qu’il doit suppléer le chef d’équipe. Il faut qu’il soit disponible quand il a besoin de lui, parce que dans ce contexte-là, c’est le chef d’équipe qui reçoit les initiatives du Seigneur. C’est pourquoi Paul envoyait ces frères dans le champ missionnaire. Tous leurs mouvements dans le champ missionnaire étaient inspirés par l’apôtre Paul. Et pourtant ces frères étaient d’authentiques Ministres de la Parole.
Il avait pour l’accompagner jusqu’en Asie : Sopater de Bérée, fils de Pyrrhus, Aristarque et Second de Thessalonique, Gaïus de Derbe, Timothée, ainsi que Tychique et Trophime, originaires d’Asie. (Actes 20:4)
Afin que vous aussi, vous sachiez ce qui me concerne, ce que je fais, Tychique, le bien-aimé frère et fidèle ministre dans le Seigneur, vous informera de tout. (Éphésiens 6:21)
Tychique, le bien-aimé frère et le fidèle ministre, mon compagnon de service dans le Seigneur, vous communiquera tout ce qui me concerne. (Colossiens 4:7)
J’ai envoyé Tychique à Éphèse. (2 Timothée 4:12)
Lorsque je t’enverrai Artémas ou Tychique, hâte-toi de venir me rejoindre à Nicopolis ; car c’est là que j’ai résolu de passer l’hiver. (Tite 3:12)
Paul ne pouvait pas donner des instructions à Barnabas ou à Pierre ! Ce n’était pas possible, parce que ces frères n’étaient pas ses aides. Ces frères étaient des collaborateurs libres. On le voit avec Apollos. Ce frère avait une certaine autonomie dans l’œuvre missionnaire. Il n’était pas avec les frères de Jérusalem et il n’était pas non plus avec l’équipe missionnaire de Paul. Mais sa collaboration se trouvait dans la prédication. Paul l’a bien rendu dans ses propos : « J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître » (1 Corinthiens 3:6). Il rencontrait les frères dans le champ missionnaire et sa prédication faisait du bien aux frères. C’est ainsi que lui et Paul se sont rencontrés dans le champ de Corinthe.
Paul n’envoyait pas Apollos, comme il pouvait envoyer Tite ou Timothée ; mais il l’encourageait à visiter les frères, et lui, le faisait selon son temps et selon son programme que Dieu lui dictait. Apollos n’était pas dans le même programme que Paul et ses compagnons :
Pour ce qui est du frère Apollos, je l’ai beaucoup exhorté à se rendre chez vous avec les frères, mais ce n’était décidément pas sa volonté de le faire maintenant ; il partira quand il en aura l’occasion. (1 Corinthiens 16:12)
Je veux mes chers frères que nous sachions tous que nous ne pouvons pas voir le serviteur fidèle et prudent de la même manière. Lui aussi ne doit pas voir tous les serviteurs de Dieu de la même manière. Notre frère Frank a un compagnon de service que Dieu lui a donné depuis le début, en 1966. C’est notre frère Alexis Barilier. Frère Frank et frère Barilier, c’est comme Paul et Barnabas ou comme Pierre et Jean. Il arrivait des moments où les deux voyageaient ensemble et puis des moments où chacun allait de son côté dans son champ. Frère Barilier a en charge les nations de langue française et le frère Frank les autres nations. Nul ne se trouve aux ordres de son prochain. Leur rapport missionnaire n’a jamais été comme Paul et Timothée ou comme Paul et Tite.
Par contre, les traducteurs et les interprètes qui sont à Krefeld avec le frère Frank ne peuvent pas se prévaloir d’un tel rapport missionnaire avec le frère Frank, parce qu’ils ne sont pas des apôtres de Jésus-Christ. Ils doivent marcher dans les instructions de frère Frank parce qu’ils sont directement impliqués dans son Ministère à Krefeld. Un traducteur ou un interprète est différent d’un apôtre, appelé à l’œuvre missionnaire.
L’un des problèmes que nous avons dans l’œuvre missionnaire, c’est que beaucoup voyagent alors qu’ils n’ont pas été appelés pour cela. Ils ne savent pas où se trouve leur place. Mais nous devons tous savoir que dans l’œuvre missionnaire, il y a des Paul, des Pierre, des Timothée, des Tite, des Tychique et des Apollos.
La vision de frère Branham
Face à toutes les difficultés que nous rencontrons, j’ai pensé à la vision de frère Branham qui pour moi trouve son accomplissement maintenant. Je voudrais vous la raconter avant de la commenter. Cette version est tirée de la brochure « L’Enlèvement », à partir de la page 38, version CMPP, Lausanne.
- « Je me rappelle cette nuit… avant que j’aie vu cela, j’avais vu en avant-première l’Épouse. Je me tenais là et j’ai vu une belle petite femme, simplement habillée correctement, tout en ordre, marchant dans cette direction. Il y avait quelqu’un qui se tenait à côté de moi dans la vision et il a dit : « l’avant-première de l’Épouse ». Je l’ai vue passer. Elle venait de ce côté et avait tourné là-bas.
- Et j’ai entendu venir l’église qui montait de cet autre côté. Là, arrivait l’église d’Asie. Oh vous parlez d’une saleté. Ici, venait l’église d’Europe. Oh, mes amis ! Et ensuite, j’ai entendu un rock and roll, c’était l’église Miss Amérique. Et elle n’avait même pas d’habits sur elle. Elle avait des papiers, comme des journaux, gris, qu’elle tenait devant elle, dansant au son du rock and roll. L’église Miss Amérique !
- Je me tenais là, dans Sa présence. J’ai pensé : « oh, Dieu, en tant que Ministre, si c’est cela le mieux que nous ayons pu faire, oh, oh, oh ! ». Vous savez ce que vous ressentez… Alors, j’ai pensé : « Dieu cache-moi ; si je pouvais juste disparaître d’ici. Si c’est tout ce que nous avons fait, tout ce que nous avons produit… »
- Et alors, ces femmes ont passé, tout en faisant toutes sortes de choses, toutes sortes de rock and roll, avec leurs cheveux courts et leur visage maquillé. Et comme elles passaient comme cela, s’imaginant être les vierges de Christ… Et lorsqu’elles passèrent, j’ai détourné ma tête, vous savez en tenant juste cela devant moi ; c’était disgracieux, de les voir de dos. Et elles allaient comme cela.
- Et j’ai tourné la tête pour pleurer. Je ne pouvais pas plus me tenir là, avec lui se tenant à côté de moi et moi sachant que j’étais un Ministre de l’église et que j’avais produit cela pour lui. J’ai dit : « Oh, Dieu, je ne peux pas regarder cela, laisse-moi mourir, laisse-moi disparaître ».
- Et aussitôt après qu’elles soient passées… chaque fois qu’elles venaient et arrivaient à une certaine place, elles tombaient, et j’entendais juste le bruit de la chute. Et ensuite, j’ai entendu quelque chose comme en avant les soldats de Christ ! Et j’ai regardé et là, venait cette troupe de saints, des jeunes filles, exactement comme elles étaient avant, toutes habillées correctement, leurs cheveux tombant le long de leur dos, lisses, propres, marchant comme cela, au rythme de l’Évangile. Elles étaient la Parole. Et cela semblait comme s’il y en avait une pour chaque nation. Je regardai comme elles passaient à côté ; je les ai vues passer. Au lieu de descendre, elles commençaient à monter. Et j’ai remarqué que l’une d’entre elles ou plutôt deux ou trois d’entre elles essayaient de sortir de la ligne. J’ai crié « restez dans la ligne ! ».
Après la vision, voici les interrogations du prophète :
- Je me demande si cela a déjà pu se passer ? Est-ce que l’Épouse a déjà été appelée ? Est-ce ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui ? Elle doit être modelée et faite à l’image de Christ…
Dans la lettre circulaire numéro 66 de décembre 2008, le frère Frank a évoqué cette vision et s’est interrogé sur son accomplissement maintenant.
« Depuis le commencement, il a toujours existé deux semences différentes sur le plan spirituel (Mat.13:24-43). Le Seigneur sème la parole, et l’ennemi sème l’interprétation. Aussi dans notre temps, la pure parole a été semée, mais très vite l’ennemi s’introduit furtivement dans l’église du temps de la fin et y sema la semence de discorde. Frère Branham vit une vision que l’église des USA était conduite par une sorcière et fit la comparaison avec la séduction du conseil mondial des églises. Il vit encore comment l’épouse en Europe était sortie du pas, mais elle fut finalement ramenée au pas (Le Chef-d’œuvre, 5 juillet 1964). Dieu doit nous révéler quand et comment cette vision s’accomplit… »
Nous avons souligné le commentaire de frère Frank sur cette vision. Si nous devons répondre aux interrogations de frère Branham sur la vision, nous dirons qu’en son temps, l’Épouse n’avait pas encore été appelée, parce que c’est lui qui était porteur du Message adressé à l’Épouse. En plus, après sa mort, le Message était sur les bandes, mais n’était pas encore distribué dans le monde. C’est le frère Frank et le frère Barilier qui ont répandu le Message partout dans le monde pour appeler l’Épouse à sortir des dénominations. En cela, toutes les visions concernant l’Église-Épouse s’accomplissent dans notre temps, pas au temps de frère Branham. Et celui qui se dit croyant du Message du temps de la fin doit prendre en compte les songes et les visions du prophète en relation avec l’Église.
Le frère Branham a vu dans une vision, la marche des jeunes filles qui ont répondu à l’appel de préparation lancé dans son Message. C’était juste que le Seigneur le fasse ainsi parce qu’il s’agit de Son prophète. Pour situer la chute des jeunes filles vierges, il faut aller dans la Bible, dans Matthieu 25. C’est une chute qui correspond au temps de sommeil et d’assoupissement des jeunes filles. (Matthieu 25:5)
En effet, l’Église qui a répondu à l’appel du Message du Temps de la fin était bien partie, mais avec le temps, comme l’Époux tardait à venir, les jeunes filles se sont assoupies et endormies. Voilà ce que le frère Frank a écrit à ce sujet :
« Depuis le commencement du Ministère de frère Branham un puissant cri de réveil s’est enclenché. Les vierges folles et les vierges sages prirent leurs lampes et se mirent en marche pour aller à la rencontre de l’époux. Comme l’époux retardait sa venue toutes s’endormirent. Nous n’avons pas pris en garde à l’avertissement : « Veillez et priez afin que vous ne tombiez pas dans la tentation. » (Mat.26:41). L’ennemi saisit l’occasion pendant ce temps pour égarer, pour séduire et semer sa propre semence. L’ennemi avait l’intention de détruire pour toujours le message biblique du temps de la fin en faisant perdre toute crédibilité au porteur de message. » Lettre Circulaire 66, décembre 2008
Nous sommes tous d’accord que la marche des vierges dans Matthieu 25 a commencé avec le Ministère de frère Branham – ce fut l’appel à sortir. Le sommeil et l’assoupissement survinrent plus tard alors que l’Époux tardait à venir. C’est cette chute dans le sommeil et l’assoupissement que le prophète vit dans la vision.
Aujourd’hui, l’église des États-Unis est sous l’influence des démons. Les propres enfants du prophète ont ouvert sa Bible dans son bureau et attendent qu’il ressuscite pour tenir des réunions sous tente. N’est-ce pas là l’esprit de la sorcière ? Qu’en est-il de l’Église de l’Europe ? L’Église de l’Europe, c’est l’Église fondée par le frère Frank et le frère Barilier. Ce furent eux les premiers missionnaires qui ont visité les Africains et tous les autres qui sont venus après. Nous formons tous l’Assemblée de l’Europe.
Aujourd’hui, il est clair que nous sommes tous sortis des rangs – il n’y a que les orgueilleux qui ne veulent pas le reconnaître. Que ce soit les assemblées de l’Afrique comme celles de l’Europe. Nous sommes tous sortis des rangs. À qui la faute ? La faute est à nous tous, parce que nous sommes charnels ; nous ne sommes pas spirituels. Ceux qui marchent dans les inimitiés et les interminables querelles ne sont pas spirituels ; et c’est ce que nous sommes dans le Message. Paul le disait aux frères de Corinthe qui aimaient les querelles et les séparations :
En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et de la discorde, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas d’une manière tout humaine ? Quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ! et un autre : Moi, d’Apollos ! N’êtes-vous pas des hommes ? Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun. (1 Corinthiens 3:3-5)
Mais si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes pas sous la loi. Or, les œuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait : ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi ; (Galates 5:18-22)
Nous devons nous repentir à cause de ces choses. Il y en a qui ont tellement affiché de prétentions qu’ils ne peuvent plus revenir en arrière. Dieu n’apportera pas d’autres révélations, car ce qui saute aux yeux n’a plus besoin d’être révélé. Où est la Puissance de Dieu ? Où est la colonne de feu qui marchait avec le prophète ? Où est l’amour divin au milieu de nous ? Où sont les fruits de la pure Parole que nous avons tant prêchée ? Ce dont les frères et sœurs du Message ont besoin aujourd’hui, c’est de la repentance.
Nous n’avons plus besoin de discours, mais de repentance. Ce fut en effet le Message du Seigneur à Laodicée. « Aie du zèle et repens-toi ! » Si nous sommes issus de l’Église de Laodicée et que nous avons réellement compris que nous sommes pauvres, misérables, aveugles et nus, nous devons réaliser que nous avons besoin de repentance. Au lieu de cette repentance, on a plutôt posé la question insensée qu’il ne fallait pas se poser ; cette question qui a surgi parmi les disciples : QUI EST LE PLUS GRAND DANS LE MESSAGE ?
Voici la question qui est en train de détruire les frères du Message du Temps de la Fin. Aujourd’hui, après William Branham sont apparus beaucoup de serviteurs de Dieu. Mais de tous ceux-là, qui est le plus grand ? Qui est le plus important ? Je pense que nous devons chercher plutôt à être grand dans le Royaume de Dieu et non dans le Message. C’est ce que voulaient les disciples de Jésus.
En cette heure-là les disciples vinrent à Jésus, disant : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? (Matthieu 18:1)
Ils arrivèrent à Capernaüm. Lorsqu’il fut dans la maison, Jésus leur demanda : De quoi discutiez-vous en chemin ? Mais ils gardèrent le silence, car en chemin, ils s’étaient entretenus sur la question de savoir qui était le plus grand. (Marc 9:33-34)
Les deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, s’approchèrent de Jésus et lui dirent : Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous te demanderons. Il leur dit : Que désirez-vous que je fasse pour vous ? Donne-nous, lui dirent-ils, d’être assis l’un à ta droite et l’autre à ta gauche dans ta gloire. Jésus leur dit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? Ils lui dirent : Nous le pouvons. (V35-38)
Lorsqu’on analyse les réponses de Jésus, on découvre qu’il y a ici deux questions soulevées : qui est le plus grand dans le Royaume des cieux et qui est le plus grand parmi les frères en Christ. Nous voulons d’abord analyser la première question avant d’analyser la seconde.
Qui est le plus grand dans le Royaume de Dieu ?
Jacques et Jean, comme tous les autres disciples voulaient être des grands dans le ciel, à l’avènement du Seigneur. Nous croyons que c’est l’aspiration de tous les frères et sœurs. Car nous aspirons tous à régner avec le Seigneur Jésus quand Il viendra établir Son Royaume. C’est même la promesse qui est faite à l’âge de Laodicée : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » Lorsque le Seigneur a commencé à répondre à leur demande, Il leur a posé une question : « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? » Dans le but d’établir ce règne auquel ces deux frères aspiraient déjà, le Seigneur a payé un prix. Il fut baptisé du baptême dont Il parlait, le baptême de la souffrance et de la douleur, le baptême du sacrifice et de la mort. Il fallait qu’Il passe par là pour établir ce règne, avant de le proposer à ceux qui voulaient emprunter le même chemin que Lui. Alors, celui qui veut être grand dans le Royaume de Dieu comme Jésus doit accepter de boire la même coupe que Lui et aussi recevoir le même baptême que Lui.
Pour être grand dans le Message, on n’a pas besoin de boire cette coupe du Seigneur. Il suffit qu’on se livre à l’hypocrisie, à la divulgation des nouvelles, des calomnies et aux intrigues politiciennes dans l’église. Pour être grand dans le Message, il faut mener le combat des hommes. Parce que le Message est une dénomination. Ce n’est pas le Royaume de Dieu. Mes chers amis, ne nous trompons pas de combat. Notre combat est pour le réveil spirituel de l’Église ; c’est le combat de la perfection. Nous ne luttons pas pour être grand dans le Message. Qu’est-ce que c’est que cette dénomination à côté du Royaume de Dieu ?
La coupe et le baptême de ses souffrances
En effet, lorsque le temps fut venu pour le Seigneur de boire cette coupe, Il pria instamment le Père. Ce fut dans l’épreuve qu’Il but cette coupe de souffrance et de douleurs. Ceux qui veulent être grands dans le Royaume doivent aussi passer par Gethsémané. La coupe que Jésus but à Gethsémané était une coupe remplie de douleurs et d’épreuves qui furent manifestées tout le long du chemin de la croix.
Arrivé à cet endroit, il leur dit : Priez, afin de ne pas entrer en tentation. Puis il s’écarta d’eux d’environ un jet de pierre, se mit à genoux et pria, en disant : Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe. Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui soit faite. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. En proie à l’angoisse, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. (Luc 22:40-44)
Remarquez qu’après avoir bu la coupe, Jésus fut automatiquement mis au rang des malfaiteurs, puisqu’Il fut arrêté par les soldats comme un brigand :
Jésus dit ensuite aux principaux sacrificateurs, aux chefs des gardes du temple et aux anciens, qui étaient venus contre lui : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons. J’étais tous les jours avec vous dans le temple et vous n’avez pas mis la main sur moi. Mais c’est ici votre heure et le pouvoir des ténèbres. (Luc 22:52-53)
Voici ici une première manifestation de la coupe du Seigneur. Dans la marche de la Foi, les croyants qui acceptent de marcher dans la voie du Seigneur sont souvent mis au rang des malfaiteurs ; de vils gens à qui on fait subir toutes sortes d’humiliations et d’injustice.
Ce furent les guides religieux, qui étaient censés conduire le Peuple de Dieu dans la Lumière qui arrêtèrent le Seigneur qui était Lui-même la Lumière du monde. (Jean 8:12) Jean-Baptiste fut aussi arrêté comme un brigand. (Matthieu 11:1-2). Jésus prévint les disciples qu’ils seraient jetés en prison et conduits devant les gouverneurs à cause de Son nom. (Luc 21:12) Après la Pentecôte, ils furent mis en prison et certains comme Jacques moururent par l’épée.
Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir. (Actes 4:1-3)
L’apôtre Paul fut jeté plusieurs fois en prison. Dans Actes, il fut emprisonné avec Silas à Philippes :
Après qu’on les eut chargés de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder sûrement. Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds. (Actes 16:23-24)
Les frères furent enfermés ici comme des brigands, des gens dangereux pour la société, alors qu’ils n’avaient rien fait de mal ; ils avaient seulement prêché la Parole de Dieu pour donner la vie aux âmes.
Dans le livre d’Apocalypse, au chapitre 2, le Seigneur prévint les frères de Smyrne au sujet des résolutions de Satan :
Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. (Apocalypse 2:10)
Dans l’âge de Smyrne, il y eut effectivement une persécution de dix années sur la terre et beaucoup de frères furent emprisonnés à cause de la foi et persécutés à mort. C’est la coupe du Seigneur, il faut la boire.
Jésus fut traité d’imposteur en Son temps par les responsables religieux :
Le lendemain, qui était le jour après la préparation, les principaux sacrificateurs et les Pharisiens allèrent ensemble trouver Pilate et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai. (Matthieu 27:62-63)
Après Son arrestation, les soldats se moquaient de Lui et le frappaient. Donc, dans la coupe du Seigneur, il y avait la moquerie et la violence corporelle.
Les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient. Ils lui voilaient le visage et l’interrogeaient, en disant : Devine qui t’a frappé. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes. (Luc 22:63-65)
Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d’un manteau écarlate. Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs ! Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. (Matthieu 27:27-31)
Il y a des croyants qui ne supportent pas la moquerie, mais elle fait partie de la coupe du Seigneur qu’il faut boire. Et les moqueurs ne sont pas dans le monde, mais c’est dans le milieu des frères et sœurs qu’ils se trouvent. Tel on s’est moqué de Jésus, tel on se moquera de Ses disciples qui acceptent d’emprunter le même chemin que Lui. Tel Jésus fut battu de coups, tels Ses serviteurs seront battus de coups. Car ce qui est arrivé au bois vert doit aussi arriver au bois sec :
Sont-ils ministres de Christ ? – Je parle en homme qui extravague. – Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. (2 Corinthiens 11:23-25)
Les prophéties parlent des moqueurs à la fin des temps :
Sachez avant tout, que, dans les derniers jours, il viendra des moqueurs pleins de raillerie, qui marcheront selon leurs propres convoitises et diront : Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme depuis le commencement de la création. (2 Pierre 3:1-3)
Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des prédictions faites par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils vous disaient : À la fin des temps, il y aura des moqueurs qui marchent dans l’impiété selon leurs convoitises. Les voilà, les fauteurs de divisions, les êtres charnels dépourvus de l’Esprit. (Jude 1:17-18)
Jude rappelle ici les prédictions de Pierre qui disaient qu’à la fin des temps, il y aurait des moqueurs.
Dans Hébreux 11, Paul dressa la vie des ancêtres de la foi :
D’autres éprouvèrent les moqueries et le fouet, bien plus, les chaînes et la prison. Ils furent lapidés, mis à l’épreuve, sciés, ils furent tués par l’épée, ils allèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, opprimés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne ! Errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les antres de la terre. (Hébreux 11:36-38)
C’est l’apôtre Paul qui disait qu’il achevait dans son corps, les souffrances de Christ. Il fit cette déclaration parce qu’il avait la révélation de la coupe du Christ :
Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église. C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu. (Colossiens 1:24-25)
Voici la coupe du Seigneur, cette coupe qui conduit à la mort, laquelle correspond pour nous au renoncement total à nous-mêmes, mais aussi à la disparition physique réelle, comme Étienne qui mourut lapidé ou comme Jacques, le frère de Jean qui mourut par l’épée d’Hérode. (Actes 12:1-2) Jésus-Christ est mort de manière ignominieuse, à la croix de la souffrance. Il fut défiguré par les blessures, avec Son propre sang coulant sur Lui, dans la souffrance. Car il fallait qu’Il soit rassasié de douleurs à la croix.
La non-violence
Lorsque les fils de Zébédée (Jean et Jacques) vinrent faire leur requête, le Seigneur en leur répondant reconnut que ces deux frères boiraient Sa coupe :
Et Jésus leur répondit : Il est vrai que vous boirez la coupe que je vais boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je vais être baptisé…
Tous les disciples du Christ burent de cette coupe en leur temps. Cette coupe éprouvante se boit dans la non-violence, dans l’amour, la paix, le pardon et la tolérance. Lorsque Jésus fut pris, l’un des disciples, Simon Pierre trancha une oreille à l’un des soldats venus l’arrêter. Jésus prenant la Parole dit :
Remets ton épée au fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée ? La cohorte, le tribun et les gardes des Juifs saisirent alors Jésus et le lièrent. (Jean 18:10-12)
« Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée ? » Telle fut la réaction de Jésus. Le Christ devrait boire cette coupe dans la non-violence, sans céder aux provocations de l’adversaire, sans verser dans la colère et l’irritation, parce que cette coupe est aussi une coupe de provocation. Jésus fut provoqué jusqu’à la mort, mais Il n’ouvrit point la bouche. Au moment où cette coupe est devant nous, chacun d’entre nous doit pouvoir dire : « Ne devrais-je pas boire cette coupe que le Maître m’a donnée ? » Cette coupe de souffrance nous a été donnée par le Seigneur pour sélectionner les vainqueurs dans notre génération. C’est là, face à cette coupe que nous verrons qui pourra vaincre comme Lui a vaincu et s’est assis sur le trône de Son Père.
En vue de nous amener à boire cette coupe dans la bonne attitude, le Seigneur nous a enseignés à renoncer à nous-mêmes. En effet, Pierre qui n’avait pas encore connu l’expérience de la coupe trancha l’oreille de Malchus. Mais après la Pentecôte, quand il fut revenu de son épreuve du triple reniement, Pierre fut heureux d’avoir été battu pour le Seigneur (Actes 5:41). Il comprit que la coupe se prenait dans la non-violence.
Aujourd’hui, nous sommes tous devenus des violents, moi M’BRA le premier. Je demande à Dieu de me pardonner, car je ne suis plus digne de m’approcher de cette coupe ignominieuse, mais pourtant pleine de grâce et de bénédiction pour ceux qui l’acceptent. Nous devons boire cette coupe dans la non-violence comme le Seigneur, cet agneau qu’on a mené à la boucherie et qui n’a point ouvert la bouche. Je demande à Dieu de me pardonner toutes les fois que j’ai parlé durement à un frère. Je demande pardon à tous ceux que j’ai blessés dans mes écrits et mes propos, tirant ainsi l’épée de la colère et de la vengeance, vis-à-vis de la moquerie et des attaques. Que Dieu nous aide tous.
Celui qui veut être grand dans le Royaume de Dieu doit accepter de boire la coupe de la souffrance et de l’épreuve. Il doit marcher dans l’amour, sans répondre aux provocations provenant même des frères et sœurs en Christ momentanément chevauchés par le diable. En effet, les nombreux esprits qui sont dans le Message sont des esprits de querelles et de calomnies, des esprits d’intrigues charnelles parce que le diable sait que nous ne nous aimons pas, alors, il envoie ses esprits parmi nous pour nous conserver dans les inimitiés. Mais si nous voulons boire la coupe du Seigneur, nous devons nous aimer les uns les autres comme le Maître nous l’a recommandé :
Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. (Jean 13:34)
L’amour nous délivre des rancœurs et des réactions. L’amour nous délivre des inimitiés. Par l’amour, on peut supporter les coups provenant des frères. L’amour supporte – l’amour pardonne :
Et quand je distribuerais en aliments tous mes biens, et que je livrerais mon corps afin que je fusse brûlé, mais que je n’aie pas l’amour, cela ne me profite de rien. L’amour use de longanimité ; il est plein de bonté ; l’amour n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas ; il ne s’enfle pas d’orgueil ; il n’agit pas avec inconvenance ; il ne cherche pas son propre intérêt ; il ne s’irrite pas ; il n’impute pas le mal ; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité ; il supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout. L’amour ne périt jamais. Or y a-t-il des prophéties ? elles auront leur fin. Y a-t-il des langues ? elles cesseront. Y a-t-il de la connaissance ? elle aura sa fin. (1 Corinthiens 13:1-8)
Comprendre la question
Qui est le plus grand dans le Royaume de Dieu ? Pour bien comprendre la réponse à cette question, nous devons bien comprendre la question elle-même. Comprenons que le Royaume de Dieu ne vient pas à frapper les regards comme le Seigneur l’a dit dans Ses enseignements. Ce Royaume qui fut annoncé par la prédication de Jean-Baptiste et de Jésus Lui-même était très attendu par les Juifs. (Matthieu 3:2 ; Matthieu 4:17). Alors les pharisiens posèrent la question à Jésus :
Or étant interrogé par les pharisiens quand viendrait le royaume de Dieu, il leur répondit et dit, Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à attirer l’attention ; et on ne dira pas, Voici, il est ici ; ou, voilà, il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. (Luc 17:20-21)
Le Royaume de Dieu ne vient pas à frapper les regards. Car ce Royaume est spirituel. Comme ce Royaume est spirituel, la vie dans ce Royaume est aussi spirituelle. Rien dans ce Royaume n’est charnel. C’est pourquoi l’Écriture dit que la chair et le sang ne peuvent pas hériter le Royaume de Dieu. (1 Corinthiens 15:50).
Dans le livre de Jean, Jésus, le Roi de ce Royaume nous a indiqué comment y entrer :
Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis, Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis, Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit, Il vous faut être nés de nouveau. (Jean 3:3-7)
C’est par une nouvelle naissance, une naissance spirituelle qu’on entre dans ce Royaume. Tite parle du lavage de la régénération (version Darby) :
Car nous étions, nous aussi, autrefois, insensés, désobéissants, égarés, asservis à diverses convoitises et voluptés, vivant dans la malice et dans l’envie, haïssables, nous haïssant l’un l’autre. Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur le principe d’œuvres accomplies en justice, que nous, nous eussions faites, mais selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération, et le renouvellement de l’Esprit Saint, qu’il a répandu richement sur nous par Jésus-Christ, notre Sauveur, afin que, ayant été justifiés par sa grâce, nous devinssions héritiers selon l’espérance de la vie éternelle. (Tite 3:3-7)
Nos cœurs impurs ont été lavés par la Parole de Dieu, avec l’action du Saint-Esprit. C’est ainsi que nous devenons citoyens du Royaume spirituel de Dieu. Cette œuvre est le fruit de la réconciliation de Dieu avec les hommes en Jésus-Christ, comme cela est écrit. (2 Corinthiens 5:19) Lorsque nous devenons citoyens dans le Royaume de Dieu, nous appartenons maintenant à deux mondes : Le monde spirituel et le monde charnel. Mais déjà, la Bible qui renferme les lois du Royaume spirituel de Dieu nous fait comprendre que nous ne pouvons pas utiliser les règles de vie des hommes pour vivre la vie du Royaume de Dieu. Lorsque nous étudions la sainte Bible, nous nous rendons compte que les règles de vie dans le Royaume de Dieu sont strictement contraires aux règles de vie dans le monde.
C’est ainsi qu’il faut comprendre la question des disciples. Comment faire pour être un grand homme dans le Royaume spirituel de Dieu ? Il ne s’agit pas ici de l’Assemblée locale ou de la chrétienté. Ce n’est pas ce que les frères voulaient savoir. Le Royaume de Dieu, ce n’est pas une communauté religieuse comme l’Église Adventiste ou l’Église du Message ou les Églises Baptistes ou les Méthodistes etc. Il n’en est rien de tout cela. Le Royaume de Dieu ne vient pas à attirer les regards. C’est Jésus-Christ qui est le Royaume de Dieu. Et la vie que vivent les citoyens du Royaume s’appelle la vie éternelle manifestée en Jésus-Christ.
Maintenant, comprenez ceci : si le Royaume de Dieu ne vient pas à frapper les regards, les citoyens de ce Royaume aussi n’attireront pas les regards. Si le Roi de ce Royaume n’a pas attiré les regards, Ses sujets et Ses serviteurs non plus n’attireront pas les regards. Nous devons être habités par ces Paroles profondes pour comprendre les réels fondements de la FOI.
Tout le fonctionnement du Royaume de Dieu est centré sur la seule personne du Christ, à travers Ses enseignements et Sa vie. C’est Lui qui nous a donné de comprendre les mystères du Royaume de Dieu qui nous expliquent comment vivre dans ce Royaume. C’est en cela que le Christ nous a dit qu’Il est la Lumière du monde. (Jean 8:12) Le Royaume de Dieu est une réalité. Et les réalités du Royaume de Dieu se trouvent dans la vie manifestée du Seigneur Jésus-Christ, à travers de grandes qualités de principe telles que : le renoncement à soi-même, l’Amour et l’Humilité ; mais tout cela dans la VÉRITÉ. Aujourd’hui, Dieu doit nous amener tous à comprendre que nous ne pouvons pas vivre dans le Royaume de Dieu en dehors de Christ. Si nous voulons savoir comment vivre et réussir dans le Royaume spirituel de Dieu, nous devons interroger tous les enseignements du Seigneur Jésus-Christ et Sa vie qu’Il a menée sur la terre en Israël, au milieu des Siens.
Jésus ne nous a pas seulement laissé un enseignement, mais aussi une vie, un comportement parmi les hommes, qui est pour nous comme un témoignage. Ponce Pilate l’a interrogé au sujet de Son Royaume :
Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus répondit : Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? Pilate répondit : Moi, suis-je donc Juif ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t’ont livré à moi ; qu’as-tu fait ? Jésus répondit : Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi, afin que je ne sois pas livré aux Juifs ; mais maintenant, mon royaume n’est pas d’ici-bas. Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis : je suis roi. Voici pourquoi je suis né et voici pourquoi je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. (Jean 18:33-37)
Pilate dit : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis : je suis roi. » Jésus-Christ est bel et bien Roi. Et Il est Roi pour rendre témoignage à la vérité. Pourquoi ? Parce que le monde dans lequel nous sommes en ce moment est basé sur le mensonge. Tout le monde entier a été construit sur le mensonge que Satan avait dit à Ève dans le jardin d’Éden pour la tromper. Satan est le père du mensonge. C’est lui qui introduisit le mensonge dans le monde. C’est pourquoi nous sommes en ce moment même dans le monde de Satan. Mais l’apparition de Jésus dans le monde est pour rendre témoignage à la vérité. C’est-à-dire ce qui est. La vérité, c’est CE QUI EST. C’est pourquoi Jésus avait dit : « vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre » (Jean 8:32). Autrement dit, vous connaîtrez ce qui est et cela vous rendra libre.
En effet, depuis la chute, nous connaissions ce qui n’est pas, c’est-à-dire le mensonge. Mais en Christ, nous devons connaître ce qui est. C’est l’Éternel qui est. C’est ce qu’Il dit à Moïse :
Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle « je suis » m’a envoyé vers vous. (Exode 3:14)
CE QUI EST, c’est Jésus-Christ, le Dieu véritable – la Vérité. C’est pourquoi, le Royaume de Dieu est basé sur La Vérité. Mais le monde est basé sur le MENSONGE de Satan. En Christ, on ne doit plus mentir, mais les frères doivent se dire la vérité les uns aux autres dans l’amour. Car si nous sommes dans Son Royaume, nous devons nous aussi rendre témoignage à la Vérité.
Pendant Sa vie, le Seigneur a fait des déclarations importantes qui nous ont permis de comprendre quelques règles de vie qui fondent Son Royaume.
Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14:6)
Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. (Matthieu 16:24)
Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. (Luc 14:33)
Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut être mon disciple. (Luc 14:26)
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. (Jean 15:13)
Avant Sa mort, le Seigneur a mis le comble à Son amour pour Ses disciples en lavant leurs pieds, selon le témoignage de Jean.
Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. Pendant le souper, lorsque le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer, Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. (Jean 13:1-5)
Après avoir lavé les pieds des disciples, Il leur recommanda de se laver les pieds les uns les autres :
Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. (Jean 13:12-16)
Remarquez que le Seigneur lava les pieds de Judas, quand bien même Il savait les desseins de son cœur. Quel est ce Maître, ce Roi qui pouvait ainsi laver les pieds de Ses sujets ? Car les serviteurs du Roi demeurent des sujets du Roi. Jésus l’a fait avant de se séparer de Ses disciples. Mes chers frères et sœurs, c’est de ce Royaume que nous parlons, avec son Roi à la vie particulière. Dites-moi : dans un tel Royaume, qui est le plus grand ? Dans un Royaume où le Roi s’est abaissé jusqu’à ce niveau, qui est le plus grand ? Car le Seigneur a averti : « le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. » Ceci est très clair, mais c’est pour les hommes spirituels. En relation avec cela, Paul dit que les apôtres par exemple, sont les derniers des hommes.
Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. (1 Corinthiens 4:9)
Qui est le plus grand dans un Royaume où le Roi Lui-même a déjà donné Sa vie par amour pour Ses sujets ? Qui est le plus grand dans un Royaume où le Roi vous demande de renoncer à tout ce que vous possédez pour être à son service ? Qui est le plus grand dans un Royaume où le Roi demande à Ses sujets de haïr leurs femmes, leurs enfants, leurs frères et sœurs et leur propre vie pour le servir Lui-Seul ?
Le problème aujourd’hui dans le milieu des frères est que plusieurs sont venus à un Message, mais pas dans le Royaume de Dieu. Beaucoup sont mal entrés parce qu’ils n’ont pas pris la bonne porte de la révélation pour connaître les vraies voies de Dieu en vue de les emprunter. Nous devons être guidés dans notre marche par la révélation de la Personne de Jésus-Christ. C’est là que prendra fin pour nous la confusion.
En effet, il est absolument erroné de croire que le plus important ou le plus grand des serviteurs de Dieu est celui qui a vu sur sa tête une colonne de feu ou qui a entendu une voix dans un coup de tonnerre qui lui a adressé un appel. La chose de Dieu n’est pas là. Car dans le Royaume de Dieu, le problème ne se pose pas en termes de « grand serviteur de Dieu » ou de « petit serviteur de Dieu ». Il y a des erreurs qu’il ne faut jamais commettre dans ce milieu, sinon, on s’égare et on est prêt à suivre un séducteur. Dans toute la Bible, le terme « grand » ne marche jamais avec le mot « serviteur ». Dans le Royaume de Dieu, on peut trouver de bons et fidèles serviteurs ou de méchants serviteurs. Là-bas, il n’existe pas de grands ou de petits serviteurs. Et retenez ceci mes frères : Dans le Royaume de Dieu, on ne fructifie pas sa personne, mais son talent. C’est celui qui fructifie sa personne qui peut devenir grand selon les hommes, sinon, il ne le sera pas dans l’Église.
Il lui dit : C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes. (Luc 19:17)
Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. (Matthieu 25:23)
Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs : Approche vite, et mets-toi à table ? Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi à souper, ceins-toi, et sers-moi, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après cela, toi, tu mangeras et boiras ? Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné ? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. (Luc 17:7-10)
Ce qui peut être « grand » ou « petit » dans le Royaume de Dieu, c’est la tâche, c’est-à-dire le champ de Mission ou le don. C’est pourquoi le Seigneur a dit au serviteur fidèle : « tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup… » Il a encore dit : « On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. » (Luc 12:47-8) Dans Matthieu 25, dans la Parabole des talents, il y avait un serviteur qui avait cinq talents, tandis qu’un autre avait deux talents et un troisième un seul talent. Par là, on comprend qu’un serviteur peut avoir plus de talents ou de tâches qu’un autre. Car celui qui doit fructifier cinq talents aura plus de tâches que celui qui doit fructifier un seul.
Ce que Dieu demande à Ses serviteurs, ce n’est pas de se faire passer pour des hommes grands ou importants dans l’Église, mais ils doivent être fidèles dans le travail qu’Il leur confie. Chacun doit s’atteler à faire le travail que Dieu lui a confié. C’est pourquoi Jésus a dit : « Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. » En quoi est-ce que le serviteur de Dieu est inutile ? Il est inutile en ce sens qu’il fait ce qui lui est demandé de faire. Nous serions utiles si nous étions nous-mêmes capables de bonnes œuvres. Mais nous ne sommes pas capables de bonnes œuvres. Tout ce que nous faisons, nous le faisons par le Saint-Esprit agissant en nous pour le compte du Seigneur. Alors nous sommes inutiles.
Dans Ésaïe 42, le Christ fut présenté comme Le Serviteur de l’Éternel. C’est Lui qui eut l’approbation de Dieu depuis le commencement.
Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations. Il ne criera point, il n’élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité. (Esaïe 42:1-3)
C’est Jésus qui est le Serviteur de Dieu. Nous, nous sommes dans Son Ministère, dans le Ministère que Son Père Lui a confié. C’est pourquoi on peut nous appeler aussi serviteurs de Dieu :
Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. (Jean 20:21)
Dans quel cadre le Christ pouvait-Il nous envoyer, si ce n’est dans le cadre de Son Ministère à Lui ? Or Son Ministère est écrit dans Ésaïe 42. C’est pourquoi tous les Ministères doivent tirer leur source d’Ésaïe 42, parce que nos différents Ministères proviennent de la Commission du Christ. La prophétie est très claire : « Il annoncera la justice aux nations. » Il s’agit de Jésus et de nous aussi. Nous devons annoncer la Justice aux nations par la prédication de la vérité. Il est encore dit dans Ésaïe 42 :
Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations, Pour ouvrir les yeux des aveugles, Pour faire sortir de prison le captif, Et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres. (Esaïe 42:6-7)
En rapport avec cette Parole, Jésus a dit dans Jean 8:12 :
Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
Dans Matthieu 5, Il dit à notre sujet :
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée… (Matthieu 5:14)
En plusieurs points, les Ministres de la Parole et même les chrétiens partagent plusieurs attributs du Christ parce que nous formons ensemble, avec Lui un Seul et même Corps. Et surtout parce que Son Esprit agit au travers de nous. S’il y a des prophètes dans l’Église, c’est parce que Jésus-Christ est Le Prophète. S’il y a des Évangélistes, c’est parce que Jésus-Christ est l’Évangéliste. S’il y a des pasteurs, c’est parce que Jésus-Christ est le Pasteur. C’est Lui Le Souverain Berger. S’il y a des docteurs, c’est parce que Jésus-Christ est le docteur par excellence. C’est aussi Jésus-Christ qui est l’apôtre. C’est pourquoi les apôtres sont envoyés.
Regardons ensemble dans Ésaïe 52 :
Qu’ils sont beaux sur les montagnes, Les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, Qui publie la paix ! De celui qui annonce de bonnes nouvelles, Qui publie le salut ! De celui qui dit à Sion : ton Dieu règne ! (Esaïe 52:7)
Celui qui apporte de bonnes nouvelles ici, c’est le Christ. Mais lorsque l’apôtre Paul évoque ce passage d’Ésaïe 52 dans Romains 10, parlant des Ministres de la Parole, il parle de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles, au lieu de Celui qui annonce de bonnes nouvelles :
Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment entendront-ils parler de lui, sans prédicateurs ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux, Les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles. (Romains 10:14-15)
Pourquoi le fit-il ainsi ? C’est parce que Paul savait que Celui qui annonce de bonnes nouvelles et ceux qui annoncent de bonnes nouvelles sont UN. Donc, ils partagent ensemble la même prophétie. Paul a-t-il mal rapporté la prophétie pour avoir dit CEUX au lieu de CELUI ? Vous ne pouvez pas dissocier le Christ de Ses envoyés. Ils travaillent tous dans le même Ministère. De la même manière que cette Parole d’Ésaïe 52:7 est appliquée aux Ministres de Dieu dans Romains 10, ainsi pouvons-nous appliquer plusieurs autres fonctions du Christ aux Ministères de la Parole dans Ésaïe 42 et dans plusieurs autres écritures qui se rapportent au Ministère du Christ. Ce n’est pas un péché. C’est même ce qui doit être. Et c’est le contraire même qui doit nous faire peur. C’est celui dont le Ministère ne cadre pas dans la Bible qui doit nous effrayer. Mais aujourd’hui, si un frère se réfère à un passage de la Bible pour positionner son Ministère, on le fuit, on le traite de tous les noms, au lieu de chercher à éprouver le Ministère par ses fruits pour savoir s’il vient de Dieu ou pas. Les choses ne doivent pas être ainsi.
En effet, si on ne trouve pas les Ministères dans la Bible, où est-ce qu’on devrait les trouver ? Même un songe ou une vision ne suffisent pas pour établir l’existence d’un Ministère. Mais les visions et les songes doivent toujours s’insérer quelque part dans la Bible. Car toutes les tâches que nous accomplissons aujourd’hui dans l’Église ont toutes leurs correspondants dans la Bible, dans le Nouveau comme dans l’Ancien Testament. Mes chers frères, ne soyons plus habités par ces esprits qui troublent la vie des frères dans le Message. Soyez libres dans votre cœur et dans votre esprit. Ne soyez pas effrayés par les nouvelles. Nous devons sortir des querelles et des inimitiés inutiles et surtout servir Dieu dans un esprit de simplicité et d’humilité pour comprendre que se référer à un verset de la Bible pour positionner son appel n’est pas un péché. C’est ce qui doit être. Car Dieu parle à Ses serviteurs d’une manière ou d’une autre.
Tous les vrais hommes de Dieu ont un service qui se trouve toujours dans la Bible. On ne peut pas agir en dehors de la Bible – on ne peut pas agir en dehors du Ministère du Christ. Or les fondements du Ministère du Christ sont dans la Bible. Les frères qui prêchent aujourd’hui le réveil spirituel peuvent se référer à Matthieu 25:5-6 pour justifier leur Ministère et aussi à Ésaïe 58:12, parlant de la réparation des brèches de Jérusalem et du relèvement des fondations ruinées de l’Église. Si ces prophéties n’existent pas, nous n’avons pas de Ministère. Et nous prêchons parce que Dieu a parlé à Minuit. Comme Amos le dit :
Le lion rugit : qui ne serait effrayé ? Le Seigneur, l’Éternel, parle : qui ne prophétiserait ? (Amos 3:8)
Nous nous trouvons aussi parfaitement dans le livre de Néhémie et dans beaucoup d’autres prophéties de la Bible, parlant de l’armée destinée au combat contre Babylone. Déjà au commencement en 2006, le Seigneur m’avait conduit dans des prédications prophétiques comme : « Préparez la guerre ! » prêché à Pointe Noire.
Publiez ces choses parmi les nations ! Préparez la guerre ! Réveillez les héros ! Qu’ils s’approchent, qu’ils montent, Tous les hommes de guerre ! De vos hoyaux forgez des épées, Et de vos serpes des lances ! Que le faible dise : Je suis fort ! (Joël 3:9-10)
C’est lorsque nous nous sommes engagés dans le combat spirituel que nous avons compris que nous étions dans la prophétie. Aujourd’hui, nous entendons la voix de Dieu qui est très claire pour nous tous, s’agissant de ce que nous avons à faire dans la Maison de Dieu. Et c’est parce que le Lion a rugi que nous prophétisons.
Les serviteurs méchants
Quand nous ne sommes pas de bons serviteurs, nous devenons des serviteurs méchants. Les enseignements de Jésus nous présentent trois catégories de serviteurs méchants. Il y a ceux qui font l’œuvre de Dieu dans les querelles, qui ne pardonnent pas à leur prochain :
Alors le maître fit appeler ce serviteur et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître irrité le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur. (Matthieu 18:32-35)
Dans cette parabole, le Seigneur parle d’un serviteur qui devait au Roi. La dette qui lui fut remise ici, ce sont ses propres transgressions. Mais à son tour, il ne pouvait pas pardonner à son compagnon, serviteur comme lui, le mal qu’il lui a fait. Et pourtant les deux servaient le même Roi. Ce serviteur fut traité de méchant et puni à cause des rancœurs de son cœur. Et la leçon du Seigneur fut ceci : « C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur. » Celui qui sert Dieu dans les rancœurs et les inimitiés est un méchant serviteur.
Il y a une deuxième catégorie de serviteurs méchants. Eux, ils font souffrir les collaborateurs dans le Ministère en les battant par la parole. Ce genre de serviteurs méchants transportent toujours les affaires à la chaire de l’Assemblée et incitent par cela les querelles dans les assemblées. Lorsque les choses sont ainsi, le peuple de Dieu n’est plus édifié, mais est constamment placé sous la tension de la colère et des querelles :
Mais si c’est un mauvais serviteur qui se dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il commence à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces et lui fera partager le sort des hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents. (Matthieu 24:48-51)
Lorsque cet esprit entre en scène dans les églises, il n’y a plus de paix. Et la chaire de l’assemblée devient le champ de bataille. En ce moment, la vie n’est plus semée dans les cœurs, mais plutôt la discorde et la mort. Il n’y a que les murmures, les querelles, les méfiances, les calomnies et les partis-pris qui s’installent dans le peuple de Dieu. Les serviteurs de Dieu qui entretiennent ces tensions dans les églises sont des serviteurs méchants devant Dieu.
La troisième catégorie de serviteurs méchants dont le Seigneur parle sont ceux qui enterrent leurs talents au lieu de les fructifier. Comme ils n’ont rien à perdre, ils enterrent leurs talents. Ceux-là ne pensent pas à l’œuvre de Dieu. Ils sont assis à la tête des assemblées et pensent et réfléchissent à d’autres projets. Ils profitent des avantages de l’œuvre de Dieu, mais ne travaillent pas pour le Seigneur. Le peuple de Dieu souffre de leur incompétence et de leur manque de consécration. Mais des comptes leur seront demandés :
Un autre vint et dit : Seigneur, voici ta mine que j’ai gardée dans un linge, car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère ; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé. Il lui dit : Je te jugerai sur tes paroles, méchant serviteur ; tu savais que je suis un homme sévère ; que je prends ce que je n’ai pas déposé, et moissonne ce que je n’ai pas semé ; pourquoi donc n’as-tu pas placé mon argent dans une banque, et à mon retour je l’aurais retiré avec un intérêt ? (Luc 19:20-23)
Ce que Dieu demande à Ses serviteurs, c’est la fidélité dans le Ministère, la fidélité dans l’œuvre. Si nous sommes fidèles dans les petites choses, Il nous confiera de grandes choses. Que Son nom soit béni ! Et ce que Dieu demande aux chrétiens, ce n’est pas qu’ils se mettent à comparer les serviteurs de Dieu pour savoir qui est le plus grand ou le plus important. C’est une fausse route, c’est une mauvaise direction. Dieu ne demande pas non plus à Son peuple de comparer les enseignements des serviteurs de Dieu. Celui qui compare les enseignements d’un serviteur de Dieu à ceux d’un autre prend là encore une mauvaise direction. Car ce n’est pas l’enseignement d’un serviteur de Dieu qui est l’Absolu. Tout enseignement, dans tous les âges de l’Église doit être ramené à la Bible. Car sur tous les sujets bibliques, les serviteurs de Dieu reçoivent la Lumière au fur et à mesure. Et celui qui traite le mieux un sujet est celui qui reçoit le plus de lumière là-dessus.
Ce que Pierre n’a pas bien vu, Paul pourrait mieux le voir. Ce que Paul a dit, qui n’est pas bien clair, Apollos pourrait le rendre plus clair si Dieu donne plus de lumière à Apollos sur le sujet. Ça ne fera pas d’Apollos plus grand que Paul ou de Paul plus grand que Pierre. Tout est pour l’édification du Corps de Christ.
L’humilité de l’enfant ou du fils – la dépendance
À ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? Alors Jésus appela un petit enfant, le plaça au milieu d’eux et dit : En vérité je vous le dis, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. (Matthieu 18:1-4)
Comprenons bien la question des disciples. Qui est le plus grand dans le Royaume de Dieu ne veut pas dire qui est le plus grand dans le Message. Car ce n’est pas le Message qui est le Royaume de Dieu. Celui qui cherche à savoir qui est le plus important parmi les serviteurs de Dieu dans le Message a une préoccupation insensée. Une telle question n’est pas biblique et ne peut pas avoir de réponse biblique. La question biblique est celle-ci : Qui est le plus grand dans le Royaume de Dieu ? Le Seigneur nous demande à nous qui voulons être grands dans le Royaume de Dieu d’être habités par l’humilité des enfants. Les enfants ont une humilité qui les caractérise et qui doit être le comportement des serviteurs de Dieu.
Lorsque vous observez un enfant dans la maison de son père, vous verrez qu’il présente une grande dépendance vis-à-vis de lui. L’enfant a toujours recours à son père pour tout ce qui le concerne. Pourquoi ? Parce que les enfants naturellement ne connaissent que papa. On n’indique jamais papa à l’enfant, mais il sait naturellement qui est son père dans la maison. Et c’est de manière naturelle qu’il a toujours recours à son père pour tous ses besoins. L’enfant a la révélation qu’il doit s’adresser à son père ou à sa mère pour ce qui le concerne. C’est ce que Dieu attend de nous ; Il veut qu’on s’adresse toujours à Lui pour ce qui nous concerne. Dieu veut qu’on ait cet esprit d’abaissement vis-à-vis de Lui pour toujours avoir recours à Lui, comme Jésus avait recours à Son père.
Pour les enfants, papa est le plus riche, papa est le plus fort, papa est le plus important et même le plus grand. Quand on est enfant, on ne s’inquiète jamais du lendemain, parce qu’on n’a pas la révélation que le lendemain peut poser problème. C’est une telle foi que Dieu attend de nous. En effet, au fur et à mesure qu’on grandit dans la foi, en esprit, nous devenons comme des enfants dans la chair. Car la grande foi spirituelle est comparable à un enfant dans la chair qui croit tout ce qu’on lui dit.
Si nous voulons être grands dans le Royaume de Dieu, nous devons avoir une grande foi dans les Paroles de notre Seigneur Jésus-Christ. Et cette foi dépend de notre niveau de communion avec Lui dans la prière et la méditation. Cette foi doit nous amener à conserver avec le Seigneur, une vie de dépendance totale, comme l’enfant dépend entièrement de son père. Au plan spirituel, Dieu veut qu’on dépende entièrement de Lui. C’est le sens de l’enseignement que Jésus donne ici à Ses disciples : « Quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. » Cette Parole veut dire que celui qui se rendra entièrement dépendant du Seigneur sera le plus grand dans le Royaume de Dieu ; ça sera sa récompense. Car cette dépendance vis-à-vis du Seigneur nous maintient dans une bonne position d’humilité vis-à-vis de Lui.
Lorsque le fils était sur la terre, Il nous a donné l’exemple de cette dépendance spirituelle afin que nous puissions L’imiter pour être agréables à Dieu :
Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. (Jean 5:19)
Voici l’humilité de l’enfant dont la Bible parle. Jésus a eu cette humilité vis-à-vis de Son Père pendant Son Ministère. Il ne faisait rien, sans avoir obtenu l’autorisation de Son Père. Tel le Père était en Lui, tel Il est aussi en nous, comme Il nous l’avait dit :
Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. (Jean 14:23)
Nous sommes le temple du Saint-Esprit comme cela est encore écrit. Alors, il nous appartient de nous laisser conduire par le Seigneur qui vit en nous.
Nous devons parvenir à établir cette communion qui nous conduit à dépendre entièrement du Seigneur qui vit en nous et arriver à dire comme le Fils que « le serviteur ne peut rien faire de lui-même que ce qu’il voit faire au Maître ». C’est là le chemin de la grandeur dans le Royaume de Dieu. Ce n’est pas quand nous avons une grande assemblée de milliers d’âmes que nous sommes grands dans le Royaume spirituel de Dieu. Notre position dans le Royaume de Dieu est conditionnée par notre comportement vis-à-vis de Dieu. Le fils fut élevé parce qu’Il s’humilia. Il prit la position d’abaissement devant Son Père. C’est ce que Dieu nous demande.
Généralement, les serviteurs de Dieu changent de position quand ils voient que leur Ministère évolue à leurs propres yeux. Ils deviennent orgueilleux et s’affranchissent de la communion avec Dieu ; ils ne se laissent plus conduire par le Seigneur. La position de dépendance n’est plus de mise. Mais celui qui quitte cette position de dépendance totale vis-à-vis de Dieu n’est plus dans le couloir de la grandeur dans le Royaume de Dieu.
Cette position de dépendance doit être une grande quête dans notre vie et dans le Ministère. C’est le couloir spirituel qui débouche sur la grandeur dans le Royaume. C’est dans ce couloir que le fils marcha jusqu’à la mort. Ce n’est pas le nombre de prédications que nous avons prêchées qui nous met dans cette position. Ce n’est pas le nombre d’âmes que nous avons amenées au Seigneur qui nous met dans cette position. Ce n’est pas non plus le nombre d’assemblées que nous avons fondées dans le monde ou les milliers de gens qui assistent à nos réunions qui nous mettent dans cette position. Mais le Seigneur a dit que nous devons nous comporter vis-à-vis de Lui comme des enfants. C’est-à-dire que nous devons entièrement dépendre de Lui pour demeurer humbles vis-à-vis de Lui, parce qu’Il ne veut pas partager Sa gloire avec les hommes. Si c’était le nombre de croyants qui nous mettait dans cette position, le fils n’aurait pas eu cette position, parce que pendant Son Ministère, beaucoup n’avaient pas cru, mais Il faisait toutes choses d’après Son Père, et cela était béni de Son Père.
Les guides religieux et les grands pasteurs dans les grandes dénominations ont beaucoup d’audiences et de grandes assemblées. Mais pourquoi Dieu n’agrée pas leur sacrifice ? Pourquoi Dieu les a-t-il abandonnés pour envoyer un Message qui prépare Sa seconde venue ? C’est à cause de leurs mauvaises œuvres. Je parle de leur comportement. Quand nous sommes vis-à-vis de Dieu, il sera toujours question de nos œuvres. Dieu nous jugera toujours selon nos œuvres. Quand il s’agit de la foi, il est question des œuvres, car la foi en Jésus-Christ n’est pas sans les œuvres. (Jacques 2:14-26)
En définitive, qui est le plus grand dans le Royaume de Dieu ? Le plus grand dans le Royaume de Dieu, c’est le Seigneur Jésus-Christ. Celui qui veut être grand comme Lui, qu’il renonce à lui-même pour dépendre entièrement du Seigneur, en cultivant la foi de l’enfant qui n’a pas d’initiative propre, mais qui fait toutes choses selon la décision du Maître. Celui-là est sur la voie pour être grand, s’il peut boire la coupe de la souffrance et de l’épreuve dans la non-violence. C’est ainsi que nous pouvons répondre à la première question, avec le niveau de lumière que nous avons sur le sujet en ce moment. Nous répondons maintenant à la deuxième question.
Qui est le plus grand ou le premier parmi les frères ?
Jésus les appela et leur dit : Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands abusent de leur pouvoir sur elles. Il n’en est pas de même parmi vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, sera votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. (Marc 10:35-45)
Les chefs des nations les tyrannisent et les grands du monde abusent de leur pouvoir sur les peuples en les dominant. Dans l’Église, la situation doit être autrement. Parmi les frères que nous sommes, il ne doit pas y avoir de tyran ou de dominateur. C’est pourquoi Jésus a donné des enseignements à Ses disciples pour les conduire dans une parfaite communion. En vue de tuer parmi Ses serviteurs, toute velléité de domination et de tyrannie sur leurs frères, le Seigneur a donné des enseignements qui conduisent les uns et les autres à l’humilité dans le service divin. C’est pourquoi lorsque la question du plus grand parmi les disciples s’est posée, le Seigneur a répondu avec beaucoup de sagesse. Ici, il est question de ceux qui veulent être les plus grands et de ceux qui veulent être les premiers. Le plus grand, c’est celui qui est élevé parmi les frères en esprit. Et le premier, c’est celui qui est élevé parmi les plus grands.
La position de celui qui veut être grand parmi les frères est définie par le Seigneur dans Son enseignement. En Christ, on devient grand ou le premier après un service. Ne confondons pas le plus grand dans le Royaume de Dieu et le plus grand parmi les frères, même si les deux positions se ressemblent. Nous venons de traiter la question du plus grand dans le Royaume de Dieu. Cela requiert un comportement vis-à-vis du Seigneur Jésus-Christ le Roi du Royaume. Maintenant pour être grand parmi les frères, il y a un service à accomplir. Il faut être serviteur des frères. Quand on est serviteur de Dieu, ça semble honorable, mais celui qui veut être le plus grand parmi les frères et sœurs en Christ doit être leur serviteur premièrement. Autrement dit, c’est en servant les frères qu’on devient grand parmi eux.
Est-ce que le plus grand parmi les frères et sœurs, c’est le pasteur ? Est-ce que le plus grand parmi les frères et sœurs ce sont les anciens de l’Église ou les prédicateurs ? « Le plus grand sera votre serviteur », a dit Jésus. Si le pasteur devient serviteur des frères et sœurs, il sera le plus grand dans l’assemblée. Si les anciens et les diacres dans l’assemblée se rendent serviteurs des frères et sœurs, ils seront les plus grands. Mais malheureusement, dans nos églises, la plupart des pasteurs et les autres membres de la direction ont raté leur vocation, parce que le constat que nous faisons, c’est que beaucoup veulent qu’on les serve. Or Jésus a dit : « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » Jésus est venu pour servir et non pour être servi.
Lorsque nous voulons qu’on nous serve dans l’assemblée, on devient des dominateurs du peuple de Dieu. C’est pourquoi beaucoup de pasteurs asservissent le peuple de Dieu. Beaucoup ont trouvé dans la fonction de pasteur, une source de gain et de domination ; une source de prestige et de gloire. Alors qu’il n’en est rien de tout cela. Vous trouvez des églises sur lesquelles se trouvent les posters du pasteur et de son épouse. C’est leur royaume, ce n’est pas le Royaume spirituel de Dieu. La grandeur d’un serviteur de Dieu dans le peuple de Dieu ne se trouve pas dans les posters ou dans l’assistance qu’on lui accorde. Mais sa grandeur se trouve dans sa capacité à se rendre serviteur de ses frères et sœurs. Sa grandeur se trouve dans le service divin. C’est le peuple de Dieu qui doit reconnaître son pasteur par l’impact du service divin qu’il exerce dans l’assemblée. En aucun cas, l’esprit de domination et de supériorité ne doit exister dans son Ministère. Dans sa première épître, Pierre aborde cette question en mettant en garde les anciens.
Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. (1 Pierre 5:1-4)
Les anciens doivent paître le troupeau de Dieu volontairement, et selon Dieu. Ils ne doivent pas le faire pour un gain particulier, mais avec dévouement, comme servant le Seigneur Jésus, le Souverain Berger. Les anciens de l’église doivent être les plus grands et les premiers en étant les modèles du troupeau en toutes choses, comme Paul pouvait le dire à Timothée :
Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. (1 Timothée 4:12)
La volonté d’être grand selon les hommes, parmi les frères est une tentation de la chair, et elle naît généralement dans les cœurs de ceux qui conduisent le peuple de Dieu. Ils sont souvent tentés de se comporter comme les chefs des nations et des peuples. C’est donc à ceux-là que le Seigneur parle dans Son enseignement. Que celui qui veut être le plus grand serve ses frères. Mais comment faire pour être serviteur des frères ? Pour être serviteur des frères et sœurs, il faut être fidèle serviteur de Dieu. Car en servant le Seigneur, on servira les frères. En effet, pour le serviteur de Dieu qui est spirituel, il ne sert pas les frères, puisque tout ce que nous faisons aux frères, c’est au Seigneur que nous le faisons. En effet, parlant des récompenses à la fin, le Seigneur dit :
Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. (Matthieu 25:40)
Lorsque nous avons servi correctement les frères et sœurs, le Seigneur dit que c’est à Lui qu’on l’a fait. Mais aussi, lorsque nous avons l’occasion de servir les frères et qu’on ne l’a pas fait, c’est encore à Lui qu’on ne l’a pas fait :
Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. (Matthieu 25:45)
Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits enfants me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais celui qui m’a envoyé. (Marc 9:37)
Si nous croyons ou pensons que nous sommes pasteurs ou serviteurs de Dieu pour les hommes, nous manquerons d’être serviteurs des frères. Mais si nous savons que nous sommes pasteurs et serviteurs de Dieu pour Jésus-Christ, nous ne verrons jamais que nous servons les frères. Parce qu’en réalité, c’est le Seigneur que nous servons. Dans mes expériences que j’ai vécues avec le Seigneur, Il m’a fait la grâce de me rendre compte que je suis uniquement à son service. C’est Lui qui est mon employeur. Et Il me juge toujours sur la base de la Mission qu’Il m’a confiée. Il ne me juge pas sur la base de ce que les hommes disent ou pensent de moi. Mais Il me juge sur la base de ce que Lui, Il a fait de moi. Et moi, je dois le servir dans Son peuple à Lui. Ce n’est pas le peuple qui m’a appelé, mais je dois le servir dans le peuple.
J’ai compris qu’un appel est un vrai contrat d’embauche, avec des clauses très claires que souvent nous ignorons par manque de maturité spirituelle. Quand on est appelé par le Seigneur, on doit aller travailler pour Lui parmi le peuple et c’est tout. Il n’y a pas à avoir des velléités pour chercher à être grand parmi les frères, dans le sens de les dominer ou d’être honoré par eux. Mais notre quête d’être grand doit être spirituelle. Nous devons chercher à être grand en esprit. Car pour nous, tout réside dans le travail spirituel que nous faisons. Lorsque Jésus est venu, Il a simplement travaillé, en prêchant, en chassant les démons et en guérissant les malades. C’est ainsi qu’Il s’est imposé en Israël ; par l’onction et par le travail. C’est aussi ainsi qu’Il a fait la différence entre Lui et les scribes et les pharisiens. En servant le peuple de Dieu, on sera grand en esprit, parce qu’en servant les frères, c’est Dieu que nous servons.
Par ailleurs, pour tous les problèmes qui se posent sur le terrain du Ministère, nous devons avoir recours au Seigneur qui nous a envoyés. C’est là qu’Il intervient. Nous n’avons pas besoin d’entrer en conflit avec le peuple de Dieu, car :
Si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mît au cou une grosse meule de moulin, et qu’on le jetât dans la mer. (Marc 9:42).
Jésus a dit que le serviteur n’est pas plus grand que le Maître. Alors si le Maître Lui-même a eu du respect pour Son peuple, il ne nous appartient pas de le mépriser sous un quelconque prétexte. Pendant Son service, Jésus, en tant que serviteur, a eu beaucoup d’égard pour le peuple de Dieu. Il était le premier à demander le pardon de Son Père en faveur de ce peuple pécheur et rebelle. À la fin, Il avait subi toutes les moqueries et les pires humiliations, mais Il dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Lorsque nous réfléchissons, nous nous rendons compte que pour être serviteur des frères et sœurs, il faut être un grand homme dans le Royaume spirituel de Dieu. C’est-à-dire qu’il faut avoir renoncé à soi-même, pour cultiver une parfaite dépendance vis-à-vis du Seigneur Jésus-Christ. Il faut avoir accepté de boire Sa coupe dans la non-violence. Car celui qui est encore violent se rendra lui-même justice sur le terrain du service. Il ne pourra pas servir les frères et sœurs. C’est ce qui freina la course de Moïse vers la terre promise. L’homme le plus patient de la terre finit par s’énerver contre ses frères à qui il lança : « Rebelles ! » (Nombres 20:10). Dieu se fâcha contre lui et mit fin à sa marche et à son Ministère. Josué prit sa place. Dieu n’accepte pas qu’on méprise ou qu’on domine Son peuple. C’est pourquoi Jésus a dit au commencement de l’enseignement :
Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands abusent de leur pouvoir sur elles. Il n’en est pas de même parmi vous.
En Christ, dans le Royaume de Dieu, nous ne sommes pas dans les nations où existent des tyrans et des dominateurs. Nous sommes dans le Royaume de Dieu, sous la Loi de la liberté spirituelle. Dieu juge nos actions et nos pensées. C’est pourquoi nous n’avons pas besoin de la police secrète ou des rapports de médisance. Celui qui marche devant Dieu dans la Justice ne sera jamais confus devant les hommes. Dieu prendra toujours position pour lui. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une bonne formation spirituelle pour comprendre les pensées profondes de Dieu pour Son Église et le Ministère de Christ. Beaucoup parmi nous veulent avoir la puissance de Dieu, mais ne sont pas encore parvenus à être entièrement dépendants de Dieu et de son Esprit. Si nous ne dépendons pas encore de Dieu, nous courrons à notre propre perte avec Sa Puissance.
Dans l’histoire de l’Église, beaucoup ont manifesté la Puissance de Dieu en dehors de la volonté de Dieu, parce qu’ils ne dépendaient pas de Dieu. Certes, ils avaient la Puissance, mais ils n’avaient pas réussi à entretenir cette dépendance, cette foi de l’enfant qui n’a pas d’initiatives personnelles, mais qui fait toutes choses selon la commande du Maître. La Puissance les a perdus. La preuve que la Puissance les avait perdus, c’est qu’ils ont édifié de grandes dénominations sur leur Ministère avant de mourir. Dieu doit nous former parce qu’Il veut faire de nous des grands dans l’Église et dans Son Royaume. Celui qui veut être le premier doit être l’esclave de ses frères.
Et quiconque veut être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous.
La position d’esclave est moins honorable que la position de serviteur. Joseph en Égypte était serviteur du Pharaon. Mais après sa mort, ses frères furent esclaves du pharaon. L’esclave parmi les frères, c’est celui qui après avoir été appelé, a tout abandonné pour le service de Dieu et des frères ; celui qui n’a pas d’avenir dans ce monde. Il y a des modèles dans la Bible comme Paul, Timothée, Tite, Tychique etc. Ce sont des frères qui avaient renoncé à tout à cause de l’Évangile. Ils avaient sacrifié leur propre avenir à cause des frères dans les églises naissantes dont il fallait s’occuper. Ils étaient des esclaves dans le Ministère de Paul. Paul lui-même a témoigné qu’il avait renoncé à tout :
Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ (Philippiens 3:8).
Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais nous prêchons le Christ Jésus comme Seigneur, et nous-mêmes comme vos esclaves pour l’amour de Jésus. (2 Corinthiens 4:5) (Darby)
L’Église souffre du comportement des serviteurs charnels qui aiment les premières places et qui sont incompétents dans le service divin. Ils fatiguent le peuple de Dieu. Mais Jésus a dit qu’il n’y a pas à chercher autrement la première place. Il faut accepter d’être l’esclave de tous. Il faut renoncer à tout pour le Seigneur et pour les frères. Dans Ses enseignements, Jésus a mis en garde Ses serviteurs contre les pratiques des pharisiens qui aimaient les premières places :
Gardez-vous des scribes, qui aiment à se promener en robes longues, et à être salués dans les places publiques ; qui recherchent les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins (Luc 20:46).
Jean parle de Diotrèphe qui aimait à être le premier parmi les frères :
Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d’être ouvriers avec eux pour la vérité. J’ai écrit quelques mots à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit pas. C’est pourquoi, si je viens, je rappellerai les actes qu’il commet, en répandant contre nous des paroles mauvaises ; non content de cela, lui-même ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Église. (3 Jean 8-10)
Cet esprit est vieux depuis le début de l’Église. Cet esprit qui aime dominer les enfants de Dieu et qui répand de mauvaises paroles sur les serviteurs de Dieu. Aujourd’hui, beaucoup font des querelles dans les assemblées pour se positionner devant les frères comme les premiers ou les plus grands. Mais dans tout cela, personne ne veut suivre la consigne du Seigneur : que celui qui veut être le plus grand soit le serviteur de ses frères. Et celui qui veut être le premier soit l’esclave de tous. Mais sachons-le tous ; Dieu juge en ce moment même Son peuple. Nous sommes dans le jugement de Dieu qui commence par Sa propre maison.
Conclusion
Dans le Royaume de Dieu, nous sommes des hommes spirituels. C’est pourquoi notre quête d’être grand doit être spirituelle. La question : Qui est le plus grand ? doit être spirituelle. Car c’est en esprit que les serviteurs de Dieu, les frères et les sœurs doivent chercher à être grands ou premiers. On doit tous chercher à être riche en Dieu. Et dans cette quête spirituelle juste et légitime, nous chercherons à emprunter le même chemin que le Seigneur. C’est alors que nous cultiverons l’humilité, c’est alors que nous boirons la coupe de ses souffrances dans la non-violence. C’est alors que nous nous servirons les uns les autres. Car celui qui veut être le plus grand doit servir ses frères.
En effet, ce n’est pas mauvais de chercher à être le plus grand ou le premier en esprit. Mais c’est lorsqu’on cherche à être le plus grand ou le premier selon la chair qu’il y a problème. C’est lorsqu’un frère ou un serviteur de Dieu veut se faire lui-même de la place dans un milieu qu’il y a problème. Car en ce moment, on devient comme les gens des nations, des tyrans et des dominateurs. Et les conflits politiques s’installent dans l’assemblée. Si beaucoup d’assemblées se sont divisées aujourd’hui en notre milieu, c’est parce que plusieurs veulent être grands dans les églises sans emprunter la voie indiquée par le Seigneur, parce que leur volonté d’être grands n’est pas spirituelle.
Si les églises du Message sont troublées aujourd’hui, c’est parce que les frères se sont posé des questions insensées qu’il ne fallait pas se poser : Qui est le plus grand entre le frère Frank et le frère Barilier ? Qui est le plus grand entre frère M’BRA et frère Frank ? Qui est le plus grand entre frère Lifésé et frère Frank ? De telles questions ne sont pas bibliques, ni spirituelles. C’est pourquoi elles ne peuvent pas trouver de réponses bibliques. Toutefois, lorsque les frères se posent de telles questions, ils sont obligés d’y répondre ; alors, ils vont fouiller dans les expériences des uns et des autres. Et là ils découvrent qu’il y en a qui ont des Ministères établis dans la Bible. Ceux-là sont certainement les plus grands. Il y en a aussi qui ont entendu la voix de Dieu de manière audible, recevant par cela « un appel direct ». Dans la Bible, il n’existe pas de distinction entre appel direct et appel indirect. C’est dans le Message qu’on trouve cela. Dans le Royaume de Dieu, un appel est un appel. Sinon, qui est directement appelé et qui est indirectement appelé ?
Au moment où on pense que ceux qui sont directement appelés sont certainement les plus grands et les plus importants, on découvre d’autres qui ont des colonnes de feu sur la tête. Alors on se rétracte, parce qu’on ne sait plus qui est le plus grand entre celui qui a reçu la colonne de feu et celui qui a entendu la voix audible de Dieu. C’est ainsi que sont ballottés ceux qui écoutent les enseignements de la rue et qui veulent suivre les grands.
Si quelqu’un se réfère à une écriture en rapport avec son Ministère, il faut lui barrer le chemin, parce que les plus grands ne doivent pas être nombreux dans le Message. Pour d’autres encore, le plus grand dans tous les âges, c’est le prophète William Branham. C’est lui qui avait la colonne de feu. Si quelqu’un prétend avoir vu ou reçu la colonne de feu, il ment ; il veut se faire grand.
Mes chers amis, n’oubliez pas que les enfants d’Israël voyageaient derrière la colonne de feu et de nuée dans le désert. (Exode 13:20-21). N’oubliez pas qu’ils avaient tous entendu la voix de Dieu dans des coups de tonnerre et d’éclairs à la montagne du Sinaï. (Exode 19:15-16). Mais ils sont tous morts dans le désert. Moïse voyait la face de Dieu et parlait avec Lui bouche à bouche. (Nombres 12:7-8). Mais il fut recalé et n’entra pas dans la terre promise. Le Seigneur Jésus-Christ ne nous a pas demandé de marcher avec les expériences des serviteurs de Dieu. Mais Il nous a demandé de venir à Lui. C’est Lui qui donne la vie en abondance à Ses brebis. Il s’agit aujourd’hui de chercher Dieu et de le trouver, chacun pour sa part, sinon, on manquera l’enlèvement. Si un frère a entendu la voix de Dieu, c’est bien pour lui, tant qu’il agit fidèlement à ce que la voix lui a commandé de faire.
Dans le Royaume de Dieu, la question du plus grand se mesure par rapport à notre vie de dépendance et d’humilité vis-à-vis du Seigneur et notre communion à Ses souffrances. Dans la communauté des croyants qui forment ensemble le Royaume de Dieu sur la terre, notre grandeur se mesure dans notre capacité à nous rendre serviteurs des frères et sœurs, dans l’abaissement, l’amour et l’humilité.
Qui est le plus grand parmi les frères ? Qui est le premier parmi les frères ? C’est le Seigneur Jésus-Christ qui est le plus grand parmi nous. C’est Lui qui est le Premier parmi nous. Il est en TOUT le premier selon l’Écriture :
Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. (Colossiens 1:16-18).
Que ceux qui veulent être grands ou premiers comme Lui imitent Sa vie en suivant Ses traces.
Mes chers frères et sœurs, arrêtons de répandre des nouvelles, arrêtons les calomnies et les médisances. Cela ne nous grandira pas dans le Royaume de Dieu. Arrêtons la politique et les luttes de positionnement dans les assemblées locales. Cherchons à être des grands dans le Royaume spirituel de Dieu et non des grands dans le Message. Cherchons à être des premiers dans le Royaume spirituel de Dieu et non des premiers dans le Message. Arrêtons de nous réclamer de Pierre, de Paul ou d’Apollos. Cela ne nous grandira pas. C’est l’œuvre de l’adversaire.
Ce n’est pas l’Allemagne ou la Suisse qui donne les positions dans le Royaume de Dieu. Apparaître auprès d’un serviteur de Dieu ne fera pas de nous des grands ou des premiers dans le Royaume de Dieu. Le Message peut être géré par des hommes, mais le Royaume de Dieu est gouverné par le Christ, le Chef suprême de l’Église. C’est Lui que nous devons craindre. C’est à Lui que nous devons aller. Que Sa grâce et Sa paix soient avec nous tous.
Abidjan, le 18 novembre 2010
En Christ notre Seigneur
Fr M’BRA Parfait
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