Exhortation d'octobre 2010
Faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau, pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ?
Richard Schwéry 23 octobre 2010 · 25 min de lecture · 21 références 23 oct. 2010 · 25 min · 21 références
Une exhortation basée sur Lévitique 19 et d'autres passages, appelant à la repentance et à la mise en pratique de la loi d'amour. Le prédicateur insiste sur l'importance de la miséricorde envers les pauvres et les étrangers, de l'honnêteté dans les affaires, et de la pureté spirituelle, en évitant les mélanges et l'occultisme. Il souligne que la connaissance sans amour est vaine et que le véritable fruit chrétien est l'amour en actes.
Exhortation du frère Richard SCHWERY de la Suisse
Cette Parole d’Ézéchiel 18:31 est un ordre simple, mais combien profond. Il est bon, en ces temps de la fin, que chaque chrétien y prenne garde. Lors de notre nuit de prière du 16 octobre, le Seigneur avait donné à une sœur le thème de la repentance (Joël 2:17-27). Pour la prédication, le Seigneur a donné Lévitique 19:9-37 ; Matthieu 25:33-46, Luc 3:11 et Luc 10:25-37. Ces choses-là ont touché notre cœur très profondément et cela nous a conduits à la repentance dans le jeûne et la prière.
Lorsque cela fait longtemps que nous cheminons avec le Seigneur, nous avons nos manières de faire les choses, le train-train s’installe. Comme nous prions, nous jeûnons, nous avons nos nuits de prière, nous pensons que tout est en ordre. Nous connaissons bien la Parole, nous savons discerner les temps dans lesquels nous vivons. Nous pensons que nous sommes au top. Bien que sachant que nous ne sommes pas arrivés, nous pensons que nous sommes au top. Alors, le Seigneur nous fait descendre de notre nuage et commence à nous montrer que nous faisons des choses qui lui sont désagréables. Le Seigneur nous ramène à la base, au commencement, à ses commandements, à une meilleure compréhension de ses commandements.
Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l’étranger. Je suis l’Éternel, votre Dieu.
Dieu est bon dit-on, c’est vrai. Dieu connaissait le cœur de l’homme, sa dureté ; c’est pourquoi Il a édicté ce commandement pour le pauvre et l’étranger. En éditant cette règle, notre Dieu permettait au pauvre et à l’étranger de se nourrir, d’éviter de mendier dans la rue et d’être ainsi en déshonneur ou pire, de voler.
Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence. Tu ne retiendras point jusqu’au lendemain le salaire du mercenaire. Tu ne maudiras point un sourd, et tu ne mettras devant un aveugle rien qui puisse le faire tomber ; car tu auras la crainte de ton Dieu. Je suis l’Éternel.
Le Seigneur continue ici et comme l’Ancien Testament est l’ombre des choses à venir, nous pouvons déjà voir poindre la loi d’amour prêchée et vécue par Jésus. Mais à qui s’adresse-t-il ? Il s’adresse à celui qui a, à celui qui possède déjà des biens, du pouvoir. Dieu connaît le cœur de l’homme, son égoïsme, son égocentrisme, son désir de posséder plus, même au détriment de son prochain. La question du sourd et de l’aveugle peut aussi être vue du point de vue spirituel. En d’autres termes, cela signifie un avertissement à celui qui connaît les choses spirituelles. Le Seigneur nous dit : « Ne maudis pas, ne te moque pas de celui qui est sourd spirituellement » et « ne sois pas une pierre d’achoppement pour celui qui est aveugle spirituellement. Toi, tu connais les choses, par révélation et par enseignement, alors n’en tire aucun orgueil. Au contraire, sois patient et use de bonté afin que ceux qui ne voient pas et n’entendent pas puissent entrer dans le royaume. »
De manière plus large, ces premiers versets que nous avons lus doivent interpeller chacun d’entre nous. Quel est notre rapport avec le pauvre et l’étranger ? Faisons-nous leur miséricorde comme le Seigneur le demandait dans les temps anciens, sachant que les champs d’autrefois sont remplacés par nos salaires d’aujourd’hui ? Quel est notre rapport avec ceux qui sont encore dans les ténèbres spirituelles ? Est-ce que nous les prenons par la main pour faire avancer ceux qui ne voient pas ? Est-ce que nous sommes assez patients pour parler aux sourds et leur apporter la lumière ? Ou est-ce que plutôt, nous nous moquons d’eux à l’intérieur, nous les critiquons pour leur manque de savoir et nous nous glorifions de notre connaissance ?
Notre Dieu nous a montré que le pauvre et l’étranger sont des créatures de Dieu, dignes de notre intérêt. Elles méritent notre respect. Chacun doit se sonder pour savoir comment il se comporte envers le pauvre et l’étranger. Fait-il preuve de miséricorde ? Détourne-t-il la tête ? Lui ferme-t-il son porte-monnaie ? Montre-t-il de l’amour ou de l’animosité à son égard ? Dieu n’a-t-il pas tout fait pour un but ? Le pauvre pour la miséricorde et l’étranger pour l’amour du prochain ?
Poursuivons avec Lévitique 19:15 :
Tu ne commettras point d’iniquité dans tes jugements : tu n’auras point égard à la personne du pauvre, et tu ne favoriseras point la personne du grand, mais tu jugeras ton prochain selon ta justice.
Dieu ne fait point acception de personne et il nous invite ici à faire de même. Que chacun s’examine personnellement pour voir son degré de justice. Fait-il réellement aucune différence entre celui qui est bien considéré et celui qui ne l’est pas ? Entre celui qui a et celui qui n’a pas ? Entre celui qui a la même couleur de peau et celui qui est différent ? Dans tous les cas, la Parole est claire, pas d’acception de personne. Si tu fais encore acception de personne aujourd’hui, change ton cœur car il est tordu !
Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple. Tu ne t’élèveras point contre le sang de ton prochain. Je suis l’Éternel. Tu ne haïras point ton frère dans ton cœur ; tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d’un péché à cause de lui. Tu ne te vengeras point et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel.
Ces paroles nous accusent-elles ou nous justifient-elles ? Ici, le Seigneur traite de l’hypocrisie, non pas du païen, mais du chrétien. Combien de fois n’entend-on pas l’évangile de la critique et du jugement ? « Nous avons la vérité, nous avons le Message, eux les baptistes, les pentecôtistes… ils sont dans l’erreur, ils sont condamnés, ils n’iront pas dans l’enlèvement, c’est nous, pas eux. » Ce genre d’évangile et de critique est absolument antiscripturaire et attire la malédiction sur une telle assemblée, sur une telle personne. Si la Bible dit, selon Matthieu 5:22 : « …celui qui traitera son frère de raca sera passible du sanhédrin. Celui qui le traitera de fou sera passible de la géhenne du feu », à plus forte raison savoir garder nos lèvres scellées et pures les pensées de nos cœurs.
Combien de fois pouvons-nous avoir des sourires lorsque nous nous serrons les mains, alors que dans le cœur, c’est tout le contraire ! Combien de fois, peut-être, détournons-nous la tête lorsque nous rencontrons tel frère ou telle sœur ? Le Seigneur ici montre déjà l’importance de la loi de l’amour. Mais pas en théorie, en pratique ! Que chacun s’examine et aille au fond de ces choses et se repente. C’est ce que Dieu demande : la repentance. Souvent, nous nous satisfaisons de ce que nous ne commettons pas les grands péchés. Nous ne sommes pas adultères, nous ne volons pas, etc. C’est bien, mais le Seigneur nous dit, ce n’est pas suffisant. Mes enfants, nous dit-il, il faut aller dans le détail de vos vies pour débusquer ces péchés que vous commettez en ayant une bonne conscience. Voilà pourquoi il est bon de retourner à la base des commandements.
Tu n’accoupleras point de bestiaux de deux espèces différentes ; tu n’ensemenceras point ton champ de deux espèces de semences ; et tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces de fils.
Le Seigneur parle ici des mélanges. Dieu hait tout ce qui est frelaté. Si nous regardons au monde, Satan pousse au mélange. Dans le monde moderne, l’hybridation est poussée à son comble : des tomates plus rouges, des oranges plus grosses, des fraises plus rouges et plus grosses, hybridation des abeilles pour les rendre plus résistantes, clonage, etc. Tout ceci est une abomination aux yeux de l’Éternel. Comment l’homme peut-il rendre plus parfait ce que Dieu a créé ?
Du point de vue spirituel, ce sont les mélanges de doctrines. Là aussi, le diable fait fort : mélange de l’évangile aux lois mondaines, mélange de plusieurs religions, c’est ce qu’on appelle le syncrétisme. L’œcuménisme en est l’expression la plus vivante. Que chacun garde la Bible comme absolu et qu’il cherche la face de son Dieu lorsqu’il est dans le doute, plutôt que de chercher uniquement dans les livres. Nous ne sommes pas contre les livres ou Internet. Nous rendons simplement attentifs au fait que l’on peut trouver tout et son contraire sur un même sujet. Le Saint-Esprit n’est-il pas notre enseignant ? Et il est disponible pour chacun d’entre nous. Il n’est pas réservé à ceux qui savent, il n’est pas réservé à une élite particulière. Il est disponible pour chaque enfant de Dieu. Pensons-y et demandons-lui de nous ouvrir les yeux.
Quand vous serez entrés dans le pays, et que vous y aurez planté toutes sortes d’arbres fruitiers, vous en regarderez les fruits comme incirconcis ; pendant trois ans, ils seront pour vous incirconcis ; on n’en mangera point. La quatrième année, tous leurs fruits seront consacrés à l’Éternel au milieu des réjouissances. La cinquième année, vous en mangerez les fruits, et vous continuerez à les récolter. Je suis l’Éternel, votre Dieu.
Cela devait être dur pour les Hébreux de travailler la terre, planter, arroser et au final, regarder les fruits pendant trois ans, sans les toucher ! Et même, la quatrième année, la récolte devait être consacrée à l’Éternel. Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Ces trois ans représentent le temps qu’il a fallu à la terre pour être purifiée. Les Hébreux ont en effet pris un pays où coulent le lait et le miel, mais c’était un pays souillé. Il a fallu attendre trois ans pour que les effets de la souillure disparaissent. Cet enseignement nous montre aussi que lorsque nous passons du monde au royaume des cieux, lorsque nous nous convertissons et que nous passons par les eaux du baptême, nous venons avec toutes nos souillures. Notre organisme spirituel est entièrement pollué et il faut du temps pour l’assainir.
C’est le processus de la purification. Cela prend du temps pour changer de comportement, pour laisser tomber sa vaine manière de vivre. C’est la sanctification. D’ailleurs, la sanctification est un processus permanent, jusqu’à ce que nous soyons arrivés à maturité, à la stature parfaite de Christ. Que chacun s’examine et regarde si toutes les souillures de l’ancienne vie sont bien parties, s’il est bien lavé et s’il produit du fruit digne de la repentance.
Vous ne mangerez rien avec du sang. Vous n’observerez ni les serpents, ni les nuages pour en tirer des pronostics. Vous ne couperez point en rond les coins de votre chevelure, et tu ne raseras point les coins de ta barbe. Vous ne ferez point d’incisions dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Éternel. Tu ne profaneras point ta fille en la livrant à la prostitution, de peur que le pays ne se prostitue et ne se remplisse de crimes. Vous observerez mes sabbats, et vous révérerez mon sanctuaire. Je suis l’Éternel. Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins ; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Éternel votre Dieu.
Ici, Dieu parle de l’occultisme, des rites occultes, de tout ce qui vient du diable et qui asservit ceux qui s’y adonnent. Si nous regardons de plus près, nous pouvons voir des choses du passé, comme des choses contemporaines. Les moines, ce sont ceux qui avaient une tonsure qui coupait en rond les coins de la chevelure ! Les tatouages ont existé de tout temps, mais force est de constater qu’aujourd’hui, ils sont rentrés dans les mœurs, tout comme le piercing. La question de la prostitution de sa fille doit aussi être comprise du point de vue spirituel. Lorsqu’un bébé naît, on le consacre. Nous, les chrétiens, nous le consacrons ou le présentons à l’Éternel. Si nous le faisons, le diable, cet imitateur le fait aussi. Ceux qui travaillent avec lui consacrent le nouveau-né à un mauvais esprit. Cet enfant part déjà dans la vie avec un handicap puisqu’il est consacré à un mauvais esprit. Dans ce sens, il s’agit d’une prostitution spirituelle. C’est comme cela que Satan accroît son empire.
C’est ce qu’il exige de ses esclaves et serviteurs. Les autres choses qui sont contenues dans ces versets ont été modernisées par l’ennemi. Aujourd’hui, il s’agit de la loterie, des jeux de hasard, de lire l’avenir dans le marc de café, des tarots, de faire tourner les tables en évoquant des esprits et de la divination sous d’autres formes. Le diable est subtil, tout cela est présenté sous une forme de jeu. Aujourd’hui, dans les écoles, nous assistons à une frénésie particulière. Les enfants s’échangent des bracelets magiques. Ils ont une dizaine ou plus de petits bracelets de couleurs. Cela vient du Brésil, et ces bracelets sont magiques. Le diable les initie déjà à pratiquer des rites occultes. Pour nous les chrétiens, nous connaissons ces choses, mais nous devons y prendre garde. Quelqu’un parmi nous joue-t-il à la loterie ? Participe-t-il à des jeux de hasard ? Qu’il cesse et se repente. Quelqu’un parmi nous laisse-t-il ses enfants participer à de telles choses ? Qu’il prie et assume son rôle de parent. Dieu l’assistera.
Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard. Tu craindras ton Dieu. Je suis l’Éternel. Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez point. Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu.
C’est clair. Ces paroles nous accusent-elles ou nous justifient-elles ? Est-ce que véritablement nous avons égard au vieillard et à l’étranger, tel que nous le demande le Seigneur ? Inclinons la tête et faisons notre examen de conscience. En Europe, la considération pour le vieillard a disparu. On le laisse debout dans le train ou le bus. On ne l’aide plus pour traverser la route, à porter un colis ou son sac à commission.
En Europe, nous durcissons les lois envers l’étranger. Nous le considérons comme un voleur, comme un danger contre notre bien-être. C’est lui qui fait perdre notre standard de vie et qui menace notre bonheur. Frères, sœurs, il est temps que nos comportements changent. Il est temps que nous manifestions une réelle différence avec ceux du dehors. Il est temps de cesser de se conformer aux usages de ce monde. Ce monde est un monde brutal, sans pitié, égoïste. Or, notre Seigneur nous demande de pratiquer l’amour du prochain, de prodiguer des soins au vieillard, de bien considérer l’étranger. Il est temps de montrer ce qu’est un chrétien, il est temps de se distinguer. Il est temps d’honorer notre Dieu et de respecter Sa Parole. Car nous aurons des comptes à rendre. Que le Seigneur touche nos cœurs, qu’Il en brise la dureté et que nous puissions accomplir la loi de l’amour.
Vous ne commettrez point d’iniquité ni dans les jugements, ni dans les mesures de dimension, ni dans les poids, ni dans les mesures de capacité. Vous aurez des balances justes, des poids justes et des hins justes. Je suis l’Éternel votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte.
Ces passages s’adressent aux hommes d’affaires chrétiens. Dieu n’est pas contre les affaires et il bénit les chrétiens qui sont dans les affaires. Mais Dieu est exigeant et il nous met en garde. Pourquoi nous met-il en garde ? Parce que dans les affaires, nous côtoyons le dieu Mammon. Vaut mieux se faire tricher que de tricher ! Vaut mieux laisser tomber, plutôt que d’aller en procès. Pas de dessous de table. Les affaires doivent être propres, autrement, l’argent gagné est entaché et cela ouvre une porte au diable, cela lui donne un droit légal sur vous. Que chaque homme d’affaires chrétien examine son mode de faire et s’il a mal fait, qu’il se repente et ne recommence plus.
Vous observerez toutes mes lois et toutes mes ordonnances, et vous les mettrez en pratique. Je suis l’Éternel.
Beaucoup diront : nous sommes aujourd’hui sous la Grâce, plus sous la loi. C’est vrai, nous sommes sous la Grâce et c’est justement cette Grâce qui nous permet d’accomplir la loi. Le Seigneur Lui-même a dit : « Je ne suis pas venu pour abolir la loi, mais pour l’accomplir. » Tout ce que nous avons lu et vu dans Lévitique a pour la plupart trait à la loi d’amour et de justice. Tout enfant de Dieu se doit d’y réfléchir et de changer ses comportements inadéquats. C’est pour cela que Dieu a donné la loi, les commandements. Nous verrons également que le discours de Jésus est exactement le même et que Lui, il a mis en pratique cette loi d’amour et de justice.
Dans cette première partie, nous avons commencé à percevoir les détails de la vie quotidienne, nous avons revisité les exigences de notre Dieu, nous avons peut-être dépoussiéré nos connaissances. Le but en est la repentance. Le Seigneur veut que nous déchirions nos cœurs et que nous reconnaissions notre état et nos manquements afin que sa Grâce abonde et que les changements du cœur puissent avoir lieu. La première chose à faire c’est de reconnaître, ensuite de se repentir. Seulement après, le Seigneur peut agir en nous. Mais le Seigneur ne force personne. Chacun a le libre choix.
Le Lévitique, c’était l’Ancien Testament. Comment ces choses sont-elles donc transcrites dans la Nouvelle Alliance ? Nous allons examiner quelques aspects.
Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez rendu visite ; j’étais en prison et vous êtes venus vers moi.
Ces versets sont la base d’un tri, entre les boucs et les brebis, entre le bon grain et l’ivraie, entre le juste et le méchant. Il y a ceux qui ont pratiqué cela et ceux qui ne l’ont pas fait. Les uns iront à la vie éternelle, les autres dans le feu éternel, avec Satan et ses anges. Cela c’est la Parole de Dieu. Nous voyons ici une concordance parfaite avec ce que nous avons lu dans Lévitique en ce qui concerne la loi d’amour.
Ici, c’est Jésus qui parle, c’est Jésus qui nous montre qu’Il se trouve dans l’individu qui a soif, dans celui qui a faim ; c’est Jésus qui habite dans l’étranger, dans le pauvre qui est nu, qui est dans le malade, à l’hôpital, dans le prisonnier dans sa prison. Qui connaît la nature des gens dans lesquels Il se trouve ? Nous avons trop tendance à regarder à l’apparence, comme les pharisiens. Nous sommes souvent trop prompts à juger, comme les pharisiens : « Si celui-là est dans la pauvreté, il l’a mérité, il n’a qu’à travailler. Celui-ci est en prison, c’est qu’il doit en payer le prix. Celui-là est nu, quelle horreur ! Le malade dans une prison, le vieillard dans une maison de retraite, ils ont bien de la famille et ainsi de suite. » Que chacun s’examine, chacun d’entre nous peut broncher sur l’un ou l’autre des sujets mentionnés ci-dessus. Frères, sœurs, il est temps de changer de pensées, de comportement. Ce n’est pas en vain que le Seigneur attire notre attention.
À quoi bon guérir les malades, chasser les démons, faire des miracles pour s’entendre dire par Jésus à la fin : « Allez-vous-en, ouvriers qui commettez l’iniquité. » Sans amour, tous nos fruits sentent mauvais. L’amour n’est pas une explication de l’esprit, cela se vit, cela se démontre par des actes. La connaissance sans l’amour, ne vaut rien. On peut bien dire : « Nous avons notre prophète. Nous connaissons les choses, les autres sont aveugles. Nous irons dans l’enlèvement. Le Seigneur viendra chercher notre Église… » Frères, sœurs, sans amour, c’est de la religion, une illusion. Il faut sonder attentivement nos voies et traquer nos manquements. Ne pas rester en surface et se contenter de se justifier dans le fait que nous ne commettons point de « grands péchés » tels que l’adultère, le viol, le meurtre. Un péché est un péché.
« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses ».
Ici, le Seigneur nous rabote un peu plus et ôte toutes les illusions de la sécurité à tous ceux qui se confient dans leurs actes religieux : « Bon, nous allons tous les dimanches au culte, nous allons tous les mardis à la prière et une fois par mois, le lavage de pied et la Sainte Cène, nous faisons partie du groupe de louange et ainsi de suite ». Tout cela, c’est ce qu’il faut faire, mais sans négliger les autres choses. Ces autres choses sont contenues dans un seul acte : aimer son prochain, pas en paroles, mais en actes concrets.
Nous connaissons tous très bien la parabole du bon Samaritain, mais il est bien de la relire ou de la redécouvrir, à la lumière de ce que le Seigneur veut nous montrer ce soir. Luc 10:25-37
« Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus lui dit : Qu’est-il écrit dans la loi, qu’y lis-tu ? Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela et tu vivras. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? Jésus reprit la parole et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort.
Un sacrificateur, qui fortuitement ne descendait pas le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même ».
Le sacrificateur et le lévite représentent les chrétiens qui connaissent bien la Bible. La connaissance. Oui, la connaissance, mais sans le cœur. La connaissance avec la méchanceté dans le cœur, absence de compassion, absence d’amour. Le Samaritain n’avait certainement pas le degré de connaissance des deux autres, mais il avait le cœur. Et c’est la qualité du cœur qui fit la différence. Les deux autres étaient aussi avares et cupides. Ils ont fermé leur porte-monnaie et détourné la tête. Pourtant, ils se retrouvèrent au temple, au premier rang. Peut-être pas tout de suite, mais c’était en général là leur place. Hypocrisie. Que chacun de nous s’examine et regarde dans son cœur toutes les fois qu’il a détourné la tête devant un pauvre, un indigent, un étranger. Toutes les fois qu’il a changé de trottoir, toutes les fois qu’il a jugé la personne dans sa tête et dans son cœur.
Que chacun s’examine et regarde si cela lui fait mal de donner des pièces de deux francs, de cinq francs ou même un billet. Si cela lui semble injuste de donner. Que chacun s’examine et déchire son cœur et qu’il répande les pleurs de la repentance devant son Seigneur. Ce monde dans lequel nous vivons est caractérisé par l’égoïsme, le manque de charité.
Et le chrétien devrait justement manifester sa différence d’avec le païen. Quelle différence y a-t-il entre un païen et un chrétien si ce dernier détourne sa tête, ferme son porte-monnaie, recherche l’argent, thésaurise, s’il est avare de son argent ? Aucune. Frères, sœurs, le Seigneur nous urge à changer de pensées, de comportement, à mettre en pratique sa Parole par des actes d’amour, de compassion. Ne négligeons pas un appel si vibrant. Ne le négligeons pas. Ce sont nos fruits dont Il tiendra compte. Et notre fruit doit être celui de l’Esprit. Chacun devra rendre des comptes, les fruits de chacun seront examinés par notre Seigneur, à la lumière de la Parole que nous avons entendue ou lue. Pour compléter cette lecture, Luc 3:8-14 donne des indications pratiques très précieuses.
Voici encore une autre illustration de ce qui a été dit. Matthieu 21:18
« Le matin, en retournant à la ville, il eut faim. Voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha ; mais il n’y trouva que des feuilles, et il lui dit : « Que jamais fruit ne naisse de toi ! » Et à l’instant le figuier sécha ».
J’ai longtemps cherché le sens caché de cette affaire-là. Finalement j’ai compris en le liant à Colossiens 1:16 « … tout a été créé par lui et pour lui ». Amen. L’homme a été créé par lui et pour lui. C’est le « pour lui » qu’il faut bien comprendre. L’homme est le figuier. Le figuier doit porter du fruit afin que le Seigneur puisse en manger pour calmer sa faim. Le figuier représente deux types de chrétien : celui qui porte du fruit et celui qui n’en porte pas. Mais quel type de fruit doit-il porter ? C’est le fruit de l’amour du prochain, c’est le fruit de la miséricorde, c’est le fruit de la justice. Tous les fruits dont le Seigneur nous a parlé plus haut. Tous ces fruits-là.
Pas les actes religieux, pas la connaissance, rien de tout cela, car ce sont des fruits religieux, des fruits de la chair. Un tel chrétien reste sans réel fruit devant le Seigneur et il sèche spirituellement.
Nous terminerons par le témoignage de Joseph. Joseph est le prototype du chrétien qui a tout subi. Ses frères le trahirent, mais le Seigneur l’aima. Ils voulaient le tuer, mais le Seigneur de ses pères le garda. Ils l’ont descendu dans la fosse, mais le Très-Haut l’en remonta. Il fut vendu en esclavage, mais le Maître de toute chose l’en délivra. Il était tenaillé par la faim, mais Jésus Lui-même le nourrit. Il était seul, mais Dieu le consola. Il fut accusé à tort et mis dans les chaînes, mais le Seigneur le visita et plaida pour lui. Il fut esclave, mais le Dieu souverain l’éleva. Voilà quelques exemples du ministère de Jésus à l’endroit de Joseph. Si nous professons que Jésus vit en nous, c’est le genre de ministère que l’Épouse doit rendre autour d’Elle. Ni plus, ni moins. Sommes-nous prêts ? Avons-nous l’équipement nécessaire ? Sommes-nous assez réveillés pour sortir de notre train-train, de notre zone de confort ?
Frères et sœurs, voilà pour ce soir. Dieu nous rabote, Il nous renvoie notre image. Il nous montre notre état. Prenons au sérieux ses injonctions et ses conseils. Il ne nous condamne pas, mais nous montre un chemin, celui de l’élévation. Examinons nos voies, déchirons nos cœurs. Repentons-nous et changeons nos voies, entrons dans nos destinées spirituelles, dans les voies qu’Il a tracées pour nous.
Tout le monde veut le réveil, les signes et les miracles. C’est bien, mais le premier réveil commence par le réveil de sa conscience qui produit des changements de comportement, un changement de direction de l’inclinaison de son âme. Le réveil sans changement intérieur équivaut à être un figuier sans fruits.
Ah, mon Dieu, secoure-nous ! Aide-nous ! Que plus jamais nous ne puissions vivre dans l’insouciance, nous confiant dans notre bonne conscience, en surface de l’Évangile. Seigneur aide-nous à entrer en profondeur dans la pratique, aide-nous à aimer, à faire miséricorde, à pardonner, à servir. Que ton Saint-Esprit nous passe au crible, qu’Il débusque toutes nos mauvaises habitudes et que nous puissions nous en détourner. Que Dieu nous bénisse et que des changements se passent dans nos vies. Que chacun médite sur ce qui a été dit, en profondeur et qu’il soit sincère avec lui-même. Seulement alors, le Seigneur pourra agir.
Que Dieu vous bénisse tous.
Fr. Richard
23 octobre 2010
Les Écritures de ce texte
Index complet des 21 références
Ézéchiel 18:31Joël 2:17-27Lévitique 19:9-37Matthieu 25:33-46Luc 3:11Luc 10:25-37Lévitique 19:9-10Lévitique 19:13-14Lévitique 19:15Lévitique 19:16-18Matthieu 5:22Lévitique 19:19Lévitique 19:23-25Lévitique 19:26-31Lévitique 19:32-33Lévitique 19:35-36Lévitique 19:37Matthieu 23:23Luc 3:8-14Matthieu 21:18Colossiens 1:16
Ézéchiel 18:31Joël 2:17-27Lévitique 19:9-37Matthieu 25:33-46Luc 3:11 + 16 autres
Thèmes
Exhortations2010RepentanceLoi d'amourLévitiquePersonnes
JésusJosephMoïseLieux
JérusalemJérichoÉgypteEuropeSujets
RepentanceLoi d'amourMiséricordePureté spirituelleJugementFruit de l'EspritHypocrisieRichard Schwéry
3 textes publiés sur le site.