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Les cinq Ministères de la Parole dans la vision des temps de la fin
Parfait M'bra 15 septembre 2004 · Abidjan · 576 min de lecture · 712 références 15 sept. 2004 · Abidjan · 576 min · 712 références
Cet ouvrage traite de l'appel et de l'exercice des cinq ministères de la Parole (apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, docteur) dans l'Église, en s'appuyant sur les Écritures et des exemples bibliques et historiques. Il aborde également des sujets comme l'autorité spirituelle, les faux ministres, et la vision prophétique pour le temps de la fin.
Les Cinq Ministères de la Parole dans la vision des temps de la fin
M’BRA Parfait
© M’Bra Parfait : Mission d’Évangélisation et de Réveil, 2005
20 B.P. 1011 Abidjan 20 – Côte d’Ivoire
Les citations bibliques sont tirées de la nouvelle version Segond Révisé.
Tous ceux qui voudraient obtenir gratuitement cet ouvrage ou contribuer à l’avancement de cette œuvre missionnaire sont priés de nous contacter aux adresses ci-après :
Mission d’Évangélisation et de Réveil
20 BP 1011 Abidjan 20 / Côte d’Ivoire
Table des Matières
REMERCIEMENTS (p. 9)
DÉDICACE (p. 11)
PRÉFACE (p. 13)
AVANT-PROPOS (p. 19)
PREMIÈRE PARTIE : L’APPEL ET L’EXERCICE DU MINISTÈRE (p. 21)
1 : L’APPEL (p. 23)
Qu’est-ce que c’est que l’appel (p. 23)
Pourquoi l’appel est-il possible ? (p. 24)
Répondre à l’appel de Dieu (p. 24)
Exemples d’appels au ministère (p. 26)
L’ordination dans le ministère (p. 32)
2 : L’EXERCICE DU MINISTÈRE (p. 35)
Qu’est-ce que c’est que l’œuvre de Dieu ? (p. 35)
Qu’est-ce que c’est que le ministère ? (p. 36)
La formation spirituelle et l’exercice du ministère (p. 39)
L’échec et l’éloignement (p. 39)
L’apprentissage et l’assurance (p. 42)
Du dedans au dehors (p. 43)
C’est l’Éternel des armées que vous devrez sanctifier (p. 47)
Les positions dans le service : assis et debout (p. 49)
La fidélité dans le ministère (p. 52)
La Bénédiction dans le ministère (p. 54)
L’œuvre doit reposer sur le Seigneur (p. 57)
La vie de prière et la conduite du Saint-Esprit dans le ministère (p. 59)
La puissance et l’influence de l’onction dans le ministère (p. 63)
Un ministère dans un autre – un champ de mission dans un autre (p. 71)
DEUXIÈME PARTIE (p. 75)
3 : LES CINQ MINISTÈRES DE LA PAROLE (p. 77)
Nés pour prêcher (p. 77)
Puisque le monde avec sa sagesse n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » 1 Cor 1/ 21. (p. 79)
Comme des lévites (p. 80)
Comme des dons à l’Église (p. 83)
Principe fondamental : Vivre de son appel (p. 86)
Les apôtres et les prophètes au fondement de l’Église et de l’œuvre de Dieu (p. 90)
4 : LE MINISTÈRE D’APÔTRE (p. 93)
Tous travaillent dans le Ministère de Paul (p. 95)
Les apôtres évangélisent pour fonder des églises (p. 95)
Les apôtres organisent les églises (p. 97)
Les apôtres visitent régulièrement les églises (p. 97)
Les apôtres assistent les autres serviteurs de Dieu (p. 100)
Les apôtres ont une grande autorité dans l’Église (p. 102)
Les apôtres sont des intercesseurs (p. 104)
5 : LE MINISTÈRE DE PROPHÈTE (p. 106)
Les prophètes de la promesse (p. 109)
Les prophètes de l’accomplissement des promesses (p. 110)
Le prophète de la royauté (p. 112)
Les prophètes messianiques et l’esprit de Christ (p. 113)
Jean-Baptiste, prophète intermédiaire (p. 116)
Jésus-Christ, prophète (p. 117)
Les prophéties en rapport avec les nations et la moralité (p. 118)
Les prophéties en rapport avec Israël (p. 120)
Les prophéties en rapport avec l’Église (p. 122)
Le ministère du fils de l’homme : Jésus-Christ et William Branham (p. 124)
Les sept visions de 1933 (p. 126)
L’attentat du 11 septembre 2001 (p. 130)
Les autres prophètes du Nouveau Testament (p. 140)
Les prophéties bibliques (p. 147)
Les scènes prophétiques (p. 150)
6 : LE MINISTÈRE D’ÉVANGÉLISTE (p. 152)
Fondement de l’œuvre d’évangélisation (p. 152)
Jésus-Christ : évangéliste (p. 155)
L’œuvre d’évangélisation (p. 156)
L’évangéliste va chercher et sauver ce qui était perdu (p. 160)
Les évangélistes sont des pêcheurs et des semeurs (p. 162)
L’évangéliste Philippe (p. 163)
7 : LE MINISTÈRE DE PASTEUR (p. 168)
Ils étaient tous errants comme des brebis (p. 169)
Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis (p. 170)
Il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et les mène dehors (p. 172)
Le vrai pasteur donne sa vie pour ses brebis (p. 174)
Les vertus et les dons de Moïse dans le désert (p. 176)
Avoir beaucoup gagné en amour (p. 177)
8 : LE MINISTÈRE DE DOCTEUR (p. 182)
Mon enseignement n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé (Jean 7.16) (p. 183)
Placé au fondement de l’œuvre (p. 184)
Rétablir la vérité doctrinale pour consolider la foi des membres du corps (p. 185)
Savoir lire les signes des temps (p. 186)
ESDRAS : docteur des Saintes Écritures (p. 189)
APOLLOS : docteur des Saintes Écritures (p. 189)
9 : LA MAIN DROITE D’ASSOCIATION DANS LE MINISTÈRE (p. 191)
10 : LES ANGES DE LA PRÉDICATION ET DE LA PRIÈRE (p. 195)
TROISIÈME PARTIE (p. 201)
11 : L’EXERCICE DES MINISTÈRES DANS LES ASSEMBLÉES LOCALES (p. 203)
L’œuvre des ministères dans actes des apôtres (p. 204)
Les ministères dans les assemblées locales (p. 206)
La fonction d’ancien dans l’assemblée locale (p. 210)
L’exercice de l’autorité spirituelle dans l’assemblée locale (p. 219)
. L’autorité du pasteur (p. 219)
. Le pasteur reçoit les plaintes (p. 223)
. L’autorité collégiale des anciens (p. 227)
. L’autorité de l’église locale (p. 228)
. Se ranger à l’avis du pasteur (p. 229)
. Une assemblée divisée est dévastée (p. 230)
Ne point dominer le peuple de Dieu (p. 237)
QUATRIÈME PARTIE : DEUX PARABOLES BIBLIQUES (p. 241)
12 : LA PARABOLE DES TALENTS (p. 243)
Il existe deux groupes de dons (p. 244)
Les dons doivent être mis en valeur (p. 246)
13 : LA PARABOLE DE LA LAMPE (p. 250)
Les témoins de la lumière (p. 250)
La lampe est placée sur le chandelier (p. 251)
CINQUIÈME PARTIE (p. 255)
14 : LES FAUX CHRISTS ET LES FAUX PROPHÈTES (p. 257)
Les faux ministres de la parole – des loups ravisseurs (p. 257)
Dans quel temps vivons-nous ? (p. 258)
Balaam était un faux christ et un faux prophète (p. 260)
L’esprit de python est à l’œuvre dans le monde (p. 261)
Les faux christs et les faux prophètes : adorateurs de mammon (p. 263)
Que dit l’écriture pour l’avenir ? (p. 266)
La manifestation des Fils de Dieu Liens prophétiques avec les noces de Cana (p. 267)
APPENDICE 1 : TROIS GRANDES VISIONS DU MESSAGE DU TEMPS DE LA FIN (p. 279)
APPENDICE 2 : TÉMOIGNAGE (p. 312)
ÉPILOGUE (p. 334)
Remerciements
De tout cœur, je tiens à remercier mes compagnons d’œuvres dans le ministère pour leur soutien. Je remercie le Seigneur qui les a mis sur mon chemin pour m’encourager. Puisse Dieu bénir leur zèle.
Je remercie tous les frères qui ont donné ce qu’il fallait pour la publication de cet ouvrage. Que le Dieu de paix les bénisse richement.
Dédicace
Aux bien-aimés frères
Ewald Frank
et
Alexis Barilier
Vous n’avez pas peiné en vain !
Le temps vient où le Seigneur, le Maître vous dira à chacun :
… Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître. (Matth 25/21.)
Préface
La question de l’exercice des cinq Ministères de la Parole dans l’Église est l’un des thèmes les plus importants pour notre époque. Comme le précise Éphésiens 4 dans les versets 10 à 13, le but des cinq Ministères est d’amener à la perfection les enfants de Dieu par le moyen de la prédication.
… jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ (Éph. 4-13).
Ce passage indique clairement que le travail des Ministres ne doit pas s’arrêter ou même être relégué au second plan avant que le but du Seigneur ne soit atteint. C’est là que se trouve toute l’importance du thème traité dans cet ouvrage pour le temps dans lequel nous sommes maintenant.
Ce livre, avec la grâce du Seigneur, devrait alerter les Ministres de la Parole de l’urgence de l’heure, afin qu’ils exploitent les talents qu’ils ont reçus du Seigneur au profit de l’Église. Ces talents ne sont pas pour eux-mêmes mais pour l’Église. L’ouvrage s’adresse à toute l’Église de manière générale, aux Ministres de la Parole en particulier et à ceux d’entre eux qui sont encore timorés par la crainte, la honte ou tout autre blocage lié à eux-mêmes ou à leur environnement. Qu’ils sachent que l’ennemi travaillera toujours dans le sens de les empêcher de répondre à l’appel du Seigneur par toutes sortes d’intimidations. Car, ce n’est pas dans son intérêt que les Ministres de Dieu se mettent au travail dans l’Église. L’appel est individuel et c’est le Seigneur qui appelle à l’œuvre. C’est également à lui que chacun rendra compte de l’usage des talents qu’il a reçus du Seigneur. On ne rendra pas compte à un frère ni à l’église, mais seulement à celui qui appelle et qui attribue les talents selon les capacités de chacun. Du reste, que chacun marche selon l’appel qu’il a reçu, et que le Seigneur dans sa grâce, accorde sa vision de l’œuvre à ses esclaves.
Je voudrais dans ces propos rendre un témoignage au sujet de l’appel du frère M’BRA Parfait, dont je suis l’un des compagnons dans l’œuvre.
Dans le courant du premier trimestre de l’année 2004, le Seigneur me donna un songe dans lequel le frère et moi marchions ensemble sur un chemin. Nous étions très bien habillés avec des sacs en bandoulière. Dans la marche, nous sommes arrivés devant une cour, dans laquelle le frère avait décidé que nous entrions. Une fois à l’intérieur, le frère me fit une remarque en ces termes : « Frère, regarde le nombre de Bibles qui se trouvent à terre. » Je regardai et je vis un grand nombre de Bibles de différents formats à terre. Lorsque nous nous sommes avancés un peu plus loin, nous avons trouvé trois hommes assis sur des chaises semblables à des chaises de type Louis XIV. À leur aspect, nous les avons reconnus être des serviteurs de Dieu. Ils étaient également très bien habillés. On lisait sur leur visage une paix profonde et une très grande assurance. On s’est approché d’eux et je me suis assis à côté d’eux, car, il y avait là une chaise qui n’était pas occupée. Le frère M’BRA quant à lui s’est dirigé vers celui qui était au milieu et qui semblait être le leader. Il l’a salué en lui serrant la main. C’est alors que quelque chose se passa. Il fut comme secoué par une puissance qui émanait de l’homme de Dieu, et il lui dit : « Frère, je sais que la chose se trouve avec toi. » Il prit alors sur les jambes de l’homme de Dieu un sac qui était là. L’homme de Dieu n’opposa aucune résistance. Il laissa faire. Le frère M’BRA ouvrit le sac et en sortit un livre volumineux. Ce livre semblait être par son aspect, très ancien. Sa couverture était rugueuse avec des fibres partout, ce qui indiquait qu’il était très âgé. Le frère M’BRA s’adressant à moi dit ceci : « Cette Bible-ci, ne peut jamais tomber, elle ne peut toucher le sol. » Comme pour attester ce qu’il disait, il la laissa tomber. Mais avant qu’elle ne touche le sol, la Bible rebondit comme sur un ressort et se retrouva entre ses mains. Il la laissait tomber à nouveau et elle revenait aussitôt dans sa main sans jamais toucher le sol. Et ainsi de suite.
Après cela, le frère me montra la Bible. Alors, j’ai caressé sa couverture. J’ai senti une puissante décharge dans mon cœur, parce que cette Bible contenait une très grande puissance. Alors le frère et moi avons ouvert le livre à sa première page. À cette page, il y avait un œil incrusté. Lorsque le frère regarda dans l’œil, il me demanda si je voyais ce qu’il voyait. Je lui répondis que de la même manière qu’il voyait les choses dans l’œil, je les percevais exactement comme lui, de la même manière. Effectivement, en regardant je percevais les choses dans leurs moindres détails. Le songe s’arrêta là. Pendant longtemps, ce songe me préoccupa. Lorsque j’en parlai au frère, il eut les mêmes sentiments que moi.
Je voudrais me permettre de partager avec les lecteurs, un bref commentaire de ce songe.
L’environnement du songe indique le service divin. Les tenues vestimentaires des acteurs et leur position sont des éléments indicatifs certains. Je ferai ressortir trois éléments essentiels.
Les Bibles par terre
Ceci indique dans un premier temps, l’abandon de la Parole de Dieu au profit des traditions. En effet, dans la maison de Dieu, plusieurs ont, sans le savoir, abandonné la Parole de Dieu, en se donnant une foule de docteurs qui enseignent des doctrines pernicieuses qui sont étrangères à la doctrine des apôtres et des prophètes. Ceux qui ont abandonné leur Bible sont prêts à accepter n’importe quelle doctrine, pourvu qu’elle vienne d’un serviteur de Dieu reconnu comme tel. Le second aspect, est que les frères, en acceptant les fausses interprétations de la Parole, ont admis à la place des Écritures des pensées humaines, qui ont fini par enlever la puissance à cette Parole, qui du reste est falsifiée. C’est cette absence de puissance qui fait que les Bibles sont par terre.
Les hommes de Dieu et le livre ancien
Ce tableau montre simplement que nous devrons retourner sur les traces des hommes de Dieu du passé qui ont combattu pour l’Évangile. Certains d’entre eux ont préféré la mort que de renier, ne serait-ce qu’un iota des Saintes Écritures. Ils n’étaient pas agités à tout vent de doctrines, mais avaient une très grande assurance dans ce qu’ils croyaient et étaient revêtus d’une grande puissance. Cette puissance venait du livre ancien, c’est-à-dire la Bible authentique, l’ancien Évangile. C’est pourquoi, cette puissance a secoué le frère M’BRA lorsqu’il a salué l’homme de Dieu. Cette Bible-ci, ne pouvait toucher le sol, car, elle contenait la PUISSANCE DE DIEU qui soutient toute chose. À ce propos Paul dit ceci :
… et ma Parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu (1 Cor, 2.4-5).
En effet le vrai Évangile contient la puissance de Dieu, et ne peut être foulé aux pieds par les hommes.
L’œil – la vision
Ce symbole de l’œil signifie clairement la vision de l’œuvre. Il indique que pour avoir la vision, il faut posséder le livre, c’est-à-dire l’ancien Évangile. En effet, l’œil se trouvait à la première page du livre. Quiconque est appelé à œuvrer dans le champ de Dieu doit avoir la vision selon l’œil du livre. Il doit voir selon la vision du livre et ne pas se placer sur des perspectives humaines. Le manque de vision dans l’œuvre crée beaucoup de problèmes dans l’Église et surtout entre les serviteurs de Dieu. Des frères qui travaillent ensemble dans l’œuvre doivent impérativement voir de la même manière, car, ils ne regardent pas d’après leur propre perception des choses, mais selon la vision que le Saint-Esprit leur accorde au travers des Saintes Écritures. Des frères qui ne voient pas dans la même direction se marchent sur les pieds et se combattent pour le plus grand bonheur de Satan. Il faut retourner au livre ancien, à l’ancien Évangile pour garder la vision de l’œuvre jusqu’à la fin. C’est cette grâce que le Seigneur a accordée à l’auteur de ce livre. C’est pourquoi, je vous exhorte à accorder une attention particulière à cet ouvrage qui véhicule un message très important pour les Ministres de la Parole et pour l’Église dans son ensemble. Que le Seigneur accorde à chacun de ses esclaves une nette vision, par la révélation de sa Parole qui est la seule autorité dans l’Église. Ma prière est que le Seigneur bénisse ses enfants à la lecture de ce livre et qu’il atteigne le but pour lequel il l’a inspiré à son serviteur.
Frère KADJANY Yobouet André
Serviteur de Jésus-Christ
Avant-propos
Nous abordons ce sujet très important de l’exercice des cinq Ministères de la Parole avec beaucoup de confiance dans le Seigneur Jésus-Christ qui est à l’origine de la manifestation de tous les dons. Je ne voudrais pas donner mon propre enseignement sur ce sujet. Mon souhait est que le peuple de Dieu soit éclairé, pour marcher continuellement dans la lumière. À ce sujet, Jésus a dit :
Mon enseignement n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il reconnaîtra si mon enseignement est de Dieu ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire, mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé ; celui-là est vrai, et il n’y a pas d’injustice en lui. (Jean 7.16-18)
L’appel et l’exercice du ministère est un sujet biblique important qui doit préoccuper non seulement ceux qui sont appelés au service divin, mais aussi l’ensemble du peuple de Dieu. En effet, de la même manière que les compétences sont diverses dans les Royaumes du monde, ainsi, le sont-elles aussi dans le Royaume de Dieu, qui est aussi le Corps du Christ. C’est pourquoi, tous les serviteurs de Dieu n’ont pas les mêmes compétences et les mêmes qualifications. Chacun tient de Dieu un don particulier, mais toujours pour le même service divin.
Dans cet exposé, j’apporte à l’ensemble des saints, ma petite expérience dans l’exercice du ministère avec le peu de connaissance que j’ai reçue de la grâce qui se trouve dans le Seigneur Jésus-Christ. J’espère de cette manière contribuer à l’avancement du Royaume de Dieu. Puisse Dieu bénir tous les lecteurs de ce livre.
Première partie : l’appel et l’exercice du ministère
-1-
L’appel
Qu’est-ce que c’est que l’appel ?
Tout part de l’appel, car, il ne peut avoir d’exercice de ministère sans appel. C’est pourquoi, tous ceux qui travaillent dans la maison de Dieu disent avoir reçu de lui un appel. Mais qu’est-ce que c’est qu’un appel ? L’appel est le choix de Dieu. Et celui qui est appelé est un homme choisi par Dieu. Qui est appelé ? Selon les Écritures, il existe deux types d’appel et deux catégories d’appelés : l’appel au salut et l’appel au ministère. À ce sujet, plusieurs versets bibliques rendent témoignage. En ce qui concerne l’appel au salut, il est dit :
Moi l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut… (És 49.6).
Paul, parlant aux Thessaloniciens, les exhorte en ces termes :
Nous vous avons exhortés, consolés, adjurés de marcher d’une manière digne de Dieu qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire (1 Thes 2.12).
Cet appel à prendre part au Royaume de Dieu a retenti dans le fameux et puissant verset de Jean 3.16. Là, il est dit : « Car, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle. » L’appel de Dieu adressé à tous est donc pour le salut de quiconque croit. À ce sujet, Paul dit encore dans Romains 11.29 que : « les dons gratuits et l’appel de Dieu sont irrévocables. » Il est clair qu’il existe un appel lié au salut de quiconque croit. Mais ce qu’on considère comme un appel au ministère est traité en arrière-plan, après avoir premièrement répondu à l’appel au salut de Dieu. Car, un appel induit un autre. L’appel au salut comporte plusieurs étapes, tel que c’est relaté dans Romains 8.28-30 : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ; de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car, ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, … Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. »
Pourquoi l’appel est-il possible ?
L’appel est possible à cause de la grâce de Dieu manifestée en Jésus-Christ, comme il est écrit : « Car, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous. C’est le don de Dieu » (Éph 2.8). Tite dit encore : « Car, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes a été manifestée » (Tit 2.11). Seule la grâce de Dieu est source de salut. Seule la grâce de Dieu a rendu possible l’appel au salut par Jésus-Christ. C’est pourquoi, en dehors de la grâce, l’appel au salut n’est point possible et sans l’appel au salut, il n’est pas non plus question d’appel au ministère, car, les ministères s’exercent pour le salut des âmes qui ont répondu à l’appel de Dieu.
Répondre à l’appel de Dieu
Étant donné que la grâce a pleinement manifesté le salut des hommes en Jésus-Christ, il est important que chaque homme réponde à l’appel de Dieu qui retentit à travers cette grâce. L’homme doit répondre positivement à cet appel.
C’est pourquoi, Dieu s’est plaint dans l’histoire de la Bible au sujet des enfants d’Israël :
Je vous destine au glaive, et vous fléchirez tous le genou pour être égorgés ; car, j’ai appelé, et vous n’avez point répondu ; j’ai parlé et vous n’avez point écouté (Ésaïe 65.12).
Tout homme doit écouter la voix de Dieu et répondre à son appel, car le salut se trouve dans l’appel et la Parole de Dieu. Ceux qui sont appelés sont ceux qui ont considéré la grâce de Dieu en écoutant sa voix. Ceux-là sont justifiés par la foi en Jésus-Christ, comme il est écrit dans Romains 8.28-30 :
Ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
C’est seulement parmi ceux qui ont parcouru toutes ces étapes que Dieu appelle ses serviteurs au ministère. Car celui qui n’a point dit amen à l’appel au salut, lequel comprend la foi dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ, ne peut recevoir de Dieu l’appel à un quelconque ministère.
Dans les Écritures, il existe un mauvais exemple, celui du prophète Jonas, qui ne répondit point à l’appel de Dieu. Il s’enfuit de la présence de Dieu, mettant ainsi en danger la vie de tout un équipage innocent :
La Parole de l’Éternel fut adressée à Jonas, fils d’Amitthaï, en ces mots : lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! Car sa méchanceté est montée jusqu’à moi. Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel (Jonas 1.1-3).
C’est à dessein que la Bible fait mention de ce texte pour amener les uns et les autres à comprendre que les appels de Dieu ne se négocient pas ! Il doit être dit amen à l’appel de Dieu. Que ce soit pour le salut comme pour le ministère. L’exemple de Jonas n’est pas simple parce qu’il était un signe pour tous les hommes. En effet, lorsqu’il fut appelé, Jonas refusa de répondre et croyait s’enfuir loin de la face de Dieu. Mais il fut rattrapé par celui qui l’appelait et fut avalé par le gros poisson :
Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson (Jonas 2.1-2).
Dans le Nouveau Testament, notamment dans Matthieu 12.38-40, et 16.1, Jésus parle de ce qui est arrivé à Jonas comme d’un signe, celui de la mort et de la résurrection du Christ, et à travers Christ de tous les chrétiens. Ainsi, on déduit aisément que celui qui répond amen à l’appel au ministère doit être un homme ressuscité, un homme qui a expérimenté le signe de Jonas qui est celui de la mort et de la résurrection. Car c’est après avoir été avalé et rendu par le grand poisson au bord de la mer que Jonas répondit favorablement à l’appel de Dieu :
La Parole de l’Éternel fut adressée à nouveau à Jonas une seconde fois, en ces mots : lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne ! Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la Parole de l’Éternel (Jonas 3.1-3).
Celui qui est appelé au ministère doit s’assurer qu’il est effectivement mort et ressuscité pour le Christ avant d’entreprendre l’œuvre pour laquelle il a été appelé.
Exemples d’appels au ministère
Au sujet des ministères, je dois dire qu’il existe différents types d’appels, parce qu’il existe aussi plusieurs catégories de serviteurs de Dieu. Certes, tous les Ministres de la Parole sont appelés, mais il existe des appels particuliers. Cela se voit à travers les Saintes Écritures. Jésus a choisi douze apôtres, mais parmi eux, il a fait un choix sur la personne de Pierre à qui il a dit : « Pais mes agneaux. » Plusieurs Ministres de la Parole sont présentés dans les Actes des apôtres, notamment Silas, Agabus, Apollos, Jude, Barnabas, Tite, Tychique, Zénas et autre. Mais la Bible parle particulièrement de l’appel de Paul (Actes 9). La Bible parle aussi de l’appel de Timothée par prophétie. Ces frères ont reçu des appels particuliers. L’appel détermine l’œuvre à accomplir. Lorsque l’appel est retentissant, l’œuvre à accomplir est souvent importante. Ésaïe reçut un appel particulier dans une vision (Ésaïe 5). Jérémie fut destiné à être prophète depuis le sein de sa mère :
Avant que je t’eusse formé dans le sein de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations (Jér 1.5).
Ézéchiel reçut aussi un appel particulier. Jean-Baptiste aussi avait reçu un ministère prévu dans les prophéties bibliques. Il devrait préparer le chemin du messie (Luc 1).
Lors de l’appel, certains serviteurs de Dieu reçoivent des instructions dans une vision ou dans un songe. Pour d’autres, c’est une voix audible ou intérieure qui leur dit ce qu’ils doivent faire. Quelle que soit la manière, il est évident que c’est le même Seigneur qui s’adresse à ses serviteurs. Les anges également sont souvent envoyés vers les serviteurs de Dieu au sujet de leurs missions dans l’œuvre. L’appel a lieu parce qu’une mise à part est faite depuis le sein de la mère par le Seigneur lui-même. Le concerné qui reçoit l’appel est simplement informé qu’il a reçu un ministère. Dieu ne consulte personne avant de l’appeler pour faire son travail. À ce sujet, Paul dit :
Mais lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair, ni le sang… (Gal 1.15-16).
L’appel de William Branham
Dans notre génération, il existe des appels de référence. En effet, le 11 juin 1933, une voix puissante venant du ciel, en présence de plusieurs milliers de personnes, dit au prophète William Branham :
De même que Jean-Baptiste a été le précurseur de ma première venue, tu es envoyé avec un message qui préparera ma seconde venue.
À cause de cet appel retentissant, ce William Branham fut un puissant prophète en Paroles et en actions. Son ministère a suscité un réveil aux États-Unis et est devenu une grande référence dans le monde pour plusieurs serviteurs de Dieu. Le 7 mai 1946, un ange vint du ciel pour parler au prophète William Branham. Il lui dit entre autres Paroles :
J’ai été envoyé de la présence de Dieu vers toi pour te dire que la fin des temps est arrivée. Dieu t’a donné un don de guérison pour l’humanité. Aucune maladie ne doit résister à ta prière, pas même le cancer, si tu restes humble et obéissant devant le Seigneur et arrives à te faire écouter pour persuader les hommes de croire…
Ce jour-là, l’ange lui donna deux signes qui étaient deux dons particuliers de guérison. Tous dans le monde de la chrétienté savent que ce William Branham a manifesté le signe du messie qui était le discernement des esprits. Il discernait les pensées des cœurs comme Jésus. Mais il n’était pas Jésus. À cause de son appel particulier, un ange lui dit à sept ans :
Ne bois jamais, ne fume jamais et ne souille ton corps d’aucune manière à cause de l’œuvre à accomplir quand tu seras plus âgé.
Cet homme de Dieu demeure une grande référence dans le cercle des serviteurs de Dieu dans notre génération. C’est en décembre 1965 qu’il est mort.
L’appel d’Ewald Frank
Selon son témoignage et selon les fruits de son ministère, le missionnaire Ewald Frank a aussi reçu de Dieu une commission importante dans notre génération le 2 avril 1962. C’est ainsi qu’il écrit au sujet de cet appel céleste :
Avec la même certitude, je peux témoigner avoir entendu en ma langue maternelle, l’allemand, la voix toute-puissante, transperçante et pleine d’autorité du Seigneur ressuscité disant : « Mon serviteur, ton temps pour cette ville est bientôt passé. Je t’enverrai dans d’autres villes pour publier ma Parole. » La voix venait d’en haut à droite. Sans force, je m’effondrais sous moi et tombai sur la gauche, le visage tourné vers le sol. Paul lui aussi avait été précipité au sol. L’instant d’après, je me trouvai hors de mon corps et, de cette autre dimension, je vis comment je me trouvais dans la pièce, mes mains étendues vers le bas devant moi, et je dis ces mots : « Seigneur, ils ne m’écouteront point. Ils ont tout à profusion et vivent dans la débauche. » Cependant le Seigneur répondit : « Mon serviteur, le temps vient où ils t’écouteront ? Rassemble de la nourriture et des vivres, car une grande famine arrive. Alors tu te tiendras au milieu du peuple et tu distribueras la nourriture ! » Les dernières Paroles de cet appel divin étaient : « Mon serviteur, ne fonde aucune église locale et ne publie aucun recueil de cantiques, car c’est là le signe d’une dénomination ! »
Après ce dialogue, Ewald Frank a porté la Parole de Jésus-Christ partout dans le monde, malgré les attaques répétées de l’adversaire. Lorsqu’un homme de Dieu a dialogué de cette manière avec le Seigneur, il s’ensuit une ferme assurance dans le ministère.
Ainsi dans l’Église, les cinq Ministères de la Parole existent et se manifestent, mais parmi les Ministres de la Parole se trouvent certains qui ont reçu de Dieu un appel particulier qui les distingue des autres Ministres de la Parole, au point qu’ils exercent une influence particulière sur le Royaume de Dieu dans son ensemble. C’est ainsi qu’il y a des hommes de Dieu de renom dans l’histoire de l’Église, entre autres : Saint Paul, Saint Pierre, Saint Jean, Saint Jacques (1er siècle), John Wicliff (14e siècle), Martin Luther (15e siècle), Jean Calvin (16e siècle), John Wesley (18e siècle), Charles Finney (19e siècle), DL Moody (19e siècle), Billy Graham, Le Sadou Sandar Singh, Oral Robert, Tomy Osborn, Watchman Nee, William Branham, Ewald Frank (20e siècle), pour ne citer que ceux-là.
Il existe plusieurs Ministres de la Parole dont le monde ne parle pas mais qui sont à l’œuvre dans le champ que Dieu leur a donné. Le plus important est d’être trouvé fidèle à l’appel qu’on a reçu.
L’appel des douze
L’appel des douze fut très remarquable et mérite d’être relevé :
Jésus vit un homme assis au lieu des péages et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : suis-moi. Cet homme se leva et le suivit (Mat 9.9).
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes, aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent (Mat 4.17-18).
De là, étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques et Jean, son frère qui étaient dans une barque avec leur père Zébédée, et qui réparaient leurs filets. Il les appela et aussitôt, ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent (Mat 4.21-22).
Tels que les Écritures relatent les événements, ces frères eurent des réactions qui conditionnèrent leur ministère dans les Saintes Écritures. À chaque fois que le Seigneur appelait, ils abandonnaient aussitôt leurs occupations et venaient promptement, sans savoir pourquoi. Matthieu le suivit aussitôt, abandonnant ses fonctions de péager. Pierre et son frère abandonnèrent leurs filets. Jean et son frère Jacques abandonnèrent leurs filets et leur père Zébédée pour suivre le Christ. Le vrai disciple, c’est celui qui suit le Seigneur aussitôt après son appel. À ce stade de l’appel, ces hommes étaient des disciples. Ils n’étaient pas encore apôtres du Christ, car ils n’avaient reçu de lui aucun ordre, ni aucun mandat. Mais le titre d’apôtre apparut plus tard dans Matthieu 10, avec un ordre de mission bien déterminé. Là, il est dit :
Puis ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze apôtres… il leur dit : n’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Allez, prêchez et dites : le Royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons… (Mat 10.1-9).
Un appel au ministère est toujours suivi d’un ordre de mission. Aucun appel ne peut avoir lieu sans ordre de mission. Cela est impossible. Les deux choses sont indissociables. En ce qui concerne les apôtres, après avoir été appelés, ils ont promptement répondu à l’appel, puis ont reçu du Seigneur qui les a appelés le pouvoir de faire l’œuvre à laquelle il les avait appelés. Tandis que l’appel est la manifestation de notre position devant Dieu, l’ordre de mission nous indique ce pour quoi on est appelé. Les apôtres devraient prêcher la repentance au peuple en lui disant que le Royaume des cieux est proche. Ils avaient aussi reçu de Jésus le pouvoir de chasser les démons, de guérir les malades et de ressusciter les morts. Ils sont demeurés avec cet appel durant toute leur vie, après la Pentecôte.
L’appel de l’apôtre Paul
Comme j’étais en chemin, et que j’approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi. Je tombai par terre, et j’entendis une voix qui me disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il est dur pour toi de regimber contre les aiguillons. Je répondis : qui es-tu Seigneur ? Et le Seigneur dit : Moi, Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi et tiens-toi sur tes pieds ; car voici pourquoi je te suis apparu : Je te destine à être serviteur et témoin des choses que tu as vues de moi et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. Je t’ai pris du milieu de ce peuple et des païens vers qui je t’envoie, pour leur ouvrir les yeux afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu, et qu’ils reçoivent le pardon des péchés et un héritage avec ceux qui sont sanctifiés par la foi en moi (Act 26.13-18).
L’apôtre Paul, en tant que pharisien, était Ministre de la loi. Le sacerdoce Lévitique ayant pris fin par le Seigneur Jésus-Christ, Paul, fidèle serviteur de Dieu devrait recevoir de nouvelles instructions. C’est pourquoi son appel fut très remarquable. Il fut foudroyé par l’éclat de la lumière qui était le Christ lui-même sur la route de Damas. Il entendit une voix lui donner des instructions au sujet de sa nouvelle mission dans le Royaume de Dieu. Il s’agissait pour lui d’aller vers les païens, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas juifs, pour leur ouvrir les yeux sur la nouvelle alliance en Jésus-Christ. Encore une fois, on découvre que l’appel et l’ordre de mission sont indissociables. C’est pourquoi tout homme de Dieu qui a reçu de lui un appel sait ce à quoi est attaché cet appel.
Au cours de la conversation entre Paul et le Seigneur, il posa deux questions importantes. La première fut celle-ci : « Qui es-tu Seigneur ? » Il est important que celui qui entend une voix audible lui parler pose une telle question pour découvrir l’identité de celui qui appelle. Le Seigneur répondit : « Je suis Jésus que tu persécutes. » Après avoir connu l’identité de celui qui lui parlait, Paul posa une deuxième question. « Que veux-tu que je fasse ? » Cette question doit être posée par tous ceux qui sont appelés à l’œuvre pour être sûrs qu’ils ne travailleront pas en dehors de la volonté de Dieu. « Que veux-tu que je fasse ? » Dieu est celui qui dit toujours à celui qu’il appelle ce qu’il doit faire. Aucun frère ne peut ignorer ce qu’il doit faire dans la maison de Dieu et continuer d’être à l’œuvre. C’est pourquoi il faut que les serviteurs de Dieu interrogent le Seigneur pour savoir exactement leur place dans la maison, en vue d’éviter le désordre dans l’œuvre du Seigneur.
L’appel de Timothée
Les Saintes Écritures parlent en partie de l’appel de Timothée, l’un des collaborateurs de Paul dans le ministère. Ce Timothée reçut son appel par prophétie :
Ne néglige pas le don qui est en toi et qui t’a été donné par la prophétie avec l’imposition des mains du collège des anciens (1 Tim 4.14).
C’est en ces termes qu’il est rendu témoignage de l’appel de Timothée. C’est une prophétie qui donna les termes exacts de l’appel de Timothée. La Bible ne donne pas le contenu détaillé du ministère de Timothée, mais elle parle néanmoins de l’œuvre de Timothée. Plusieurs ont servi le Seigneur dans Actes des apôtres et dans les épîtres, mais aucune information n’est donnée sur leur appel. Cependant, il est évident qu’ils ont tous été appelés au ministère quand on considère l’œuvre qu’ils ont accomplie. Ce sont entre autres : Apollos, Tite, Tychique, Zénas, Silas, Jude, Épaphras, etc.
L’ordination dans le ministère
Ordination provient du verbe ordonner, qui veut dire donner des ordres. Ainsi, ordonner un disciple dans le ministère, c’est lui dire ce pour lequel il a été appelé au ministère. L’ordination qui est l’ordre de mission a lieu au moment de l’appel. Des exemples se trouvent avec les différents appels que j’ai relatés plus haut. Toutefois, au cours de l’exercice du ministère, le Seigneur peut modifier l’ordre de mission adressé à l’origine.
Pendant la marche dans le désert, Moïse reçut l’ordre d’ordonner Josué dans le ministère :
Prends Josué, fils de Nun, homme en qui se trouve l’Esprit, et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar et devant toute la communauté et tu lui donneras des ordres (ordination) sous leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité, de sorte que toute la communauté des Israélites l’entendent. Il se tiendra devant le sacrificateur Éléazar qui consultera pour lui le jugement de l’Urim devant l’Éternel. Moïse en serviteur obéissant prit Josué et le plaça devant le sacrificateur Éléazar et devant toute la communauté. Il posa ses mains sur lui et lui donna des ordres, comme l’Éternel l’avait dit par l’intermédiaire de Moïse (Nomb 27.18-23).
C’est ainsi. Celui qui est ordonné dans le ministère par le Seigneur Jésus est rendu participant de sa dignité et de son œuvre.
L’acte d’ordination est aussi une transmission d’onction. C’est pourquoi, dans le Nouveau Testament, c’est Dieu lui-même qui donne des ordres à ses Ministres. Celui qui envoie est le même qui donne l’onction. C’est par la prophétie que Timothée sut ce qui le concernait. En ce qui concerne l’apôtre Paul, ce fut dans une vision qu’il rencontra le Seigneur, lequel lui adressa de manière audible son ordre de mission. Pour plusieurs autres serviteurs, ce fut dans des songes ou des visions ou encore par une ferme conviction. Quoi qu’il en soit, quelle que soit la manière dont Dieu nous révèle notre ministère, il est important que tous comprennent que dans le Nouveau Testament, l’ordination dans le ministère est faite par le Seigneur lui-même en tant que Maître de l’œuvre. Celui qui reçoit la révélation qu’il est pasteur a été ordonné dans le ministère en tant que pasteur par le Seigneur Jésus. Ceci est valable pour tous les ministères.
L’ordination dans le Ministère de la Parole n’est pas dans l’imposition des mains des serviteurs de Dieu ou des anciens d’une assemblée locale. Lorsque la prophétie conféra le don à Timothée, les anciens de Lystre lui imposèrent les mains pour le recommander à la grâce de Dieu. Les mains furent imposées également à Paul et à Barnabas lorsque le Seigneur les mit à part pour l’œuvre à laquelle il les avait appelés. Paul et Barnabas étaient déjà cités parmi les prophètes et les docteurs de l’église d’Antioche au premier verset du chapitre 13 de Actes et étaient déjà à l’œuvre en tant que Ministres de la Parole :
Il y avait dans l’église qui était à Antioche, des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon, appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque et Saul (Paul) (Actes 13.1).
La mise à part qui venait d’être faite concernait l’œuvre apostolique et l’évangélisation à laquelle devraient s’adonner Paul et Barnabas. Les frères les recommandèrent à la grâce de Dieu en leur imposant les mains. Ce n’est pas parce que Paul et Barnabas ont reçu l’imposition des mains des autres frères qu’ils ont été ordonnés dans le ministère de cette manière, mais c’est parce que le Seigneur les avait déjà ordonnés dans le ministère qu’ils ont été mis à part par les frères pour accomplir ce pour lequel ils avaient reçu l’ordination.
Celui qui est appelé au ministère est ordonné dans le même ministère par le Seigneur Jésus. C’est lui seul qui donne l’onction dans laquelle se trouve l’autorité pour exercer le ministère. L’imposition des mains des collègues Ministres de la Parole ou des anciens de l’assemblée locale ne valide, ni ne confirme les ministères. Mais elle est faite en signe de reconnaissance et d’accompagnement du don. Par contre, l’exercice des autres services dans l’église (anciens et diacres) et tout autre service à initier dans l’assemblée en fonction des besoins requiert l’imposition des mains des dirigeants de l’église en vue d’une consécration.
L’exercice du ministère est pour toute la vie. Seule la mort met fin à l’exercice du ministère. C’est pourquoi, dans l’ordre de mission, Dieu ne précise aucune durée pour l’exercice du ministère. Mais, sous le rapport que le ministère est pour le Seigneur, il est évident qu’il est exercé jusqu’à son retour. En ce qui concerne les individus, ils exercent leur ministère jusqu’à la mort. Des exemples sont donnés dans les Saintes Écritures. Au sujet d’Aaron, le souverain sacrificateur, son ministère et sa vie prirent fin lorsque ses vêtements sacerdotaux lui furent ôtés pour être revêtus à son fils :
Moïse dépouilla Aaron de ses vêtements et en revêtit son fils Éléazar. Aaron mourut là, au sommet de la montagne. Moïse et Éléazar descendirent de la montagne (Nomb 20.28).
Moïse lui-même mourut lorsque son successeur Josué fut désigné et ordonné dans le ministère :
C’est là le pays que j’ai promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant : je le donne à ta descendance. Je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y entreras pas. Moïse serviteur de l’Éternel mourut là, dans le pays de Moab, selon l’ordre de l’Éternel. L’Éternel l’ensevelit dans la vallée du pays de Moab (Deut 34.4).
Quand Élie devrait être enlevé, son manteau passa aux mains de son serviteur Élisée (2 Rois 2). Pierre prêcha jusqu’à ce qu’il fût décapité. Paul aussi prêcha jusqu’à la mort. De même que Jean, Jacques et tous les autres apôtres. Aucun d’eux n’eut de repos avant la mort. C’est pourquoi, il n’y a point de retraite dans le ministère parce que l’onction n’a point d’âge.
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L’exercice du ministère
Qu’est-ce que c’est que l’œuvre de Dieu ?
La réponse à cette question est étroitement liée à l’appel au salut. En effet, cette question fut posée au Seigneur lui-même par les foules : « Que devrons-nous faire pour faire les œuvres de Dieu ? » (Jn 6:28). Jésus leur répondit en ces termes :
L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.
Croire en celui que Dieu a envoyé, c’est répondre à l’appel au salut. Car, c’est seulement après avoir répondu à l’appel au salut par la foi en Jésus-Christ que Dieu peut accomplir son œuvre en nous. Car nul ne peut faire l’œuvre si ce n’est Dieu lui-même. Comme l’a dit Jésus :
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres (Jn 14/10-11).
Il est évident que c’est le Père qui était dans le Fils qui accomplissait lui-même ses propres œuvres. De la même manière, celui qui se laisse habiter pleinement par le Fils fera lui aussi les œuvres que le Père a accomplies dans le fils. Comme le fils lui-même le dit :
En vérité en vérité je vous le dis, celui qui croit en moi fera lui aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes parce que je m’en vais au Père et que maintenant l’Esprit est donné.
Ainsi, ce n’est donc pas l’homme qui entreprend l’œuvre de Dieu, mais c’est plutôt Dieu qui accomplit son œuvre à travers l’homme. C’est pourquoi celui qui n’est pas dans la maison de Dieu ne peut y travailler. Car, l’œuvre de Dieu, c’est premièrement croire en Jésus-Christ.
Qu’est-ce que c’est que le ministère ?
Le ministère, c’est le service divin – c’est la vie de Jésus. Dans la maison de Dieu, il y a plusieurs services et ministères. Et chaque ministère est commandé par le Seigneur lui-même. Dans les Saintes Écritures, il est parlé de deux grands ministères : le ministère d’Aaron et le ministère de Jésus. Le ministère de l’ancienne alliance et celui de la nouvelle alliance. Le ministère de la loi et le ministère de la grâce. Le ministère de la mort et le ministère de la vie. Le ministère de la lettre et le ministère de l’Esprit. Le deuxième a remplacé le premier qui était imparfait comme c’est écrit dans hébreu 7.11 :
Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce lévitique – car, c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, était-il encore nécessaire qu’il paraisse un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec, et non selon l’ordre d’Aaron ? Car, le sacerdoce étant changé, il y a nécessairement un changement de loi. Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car, la loi n’a rien amené à la perfection (Héb 7.18).
Le ministère d’Aaron qui consistait en l’expiation des péchés n’a rien amené à la perfection parce que cette expiation se faisait par le sang des animaux. C’est pour cela que le Christ est venu en tant que souverain sacrificateur pour accomplir un service unique et définitif, c’est-à-dire une expiation par son propre sang.
Cependant, de la même manière que dans le désert, il y avait deux services divins différents, celui de Moïse et celui d’Aaron, mais sous la supervision d’un seul et unique Dieu ; Christ a réalisé en son temps, deux services importants par le même Esprit. En effet, dans le désert, tandis que Moïse s’attelait à conduire le peuple, Aaron, lui, s’attelait à faire l’expiation des péchés par le sacrifice des animaux. C’est ainsi que le Christ a travaillé dans la nouvelle alliance. Il a premièrement accompli le service d’Aaron en mourant comme victime expiatoire des péchés. Puis, il accomplit depuis lors, le service de Moïse qui consiste à conduire le peuple racheté dans la terre promise. C’est ce service de Moïse qui fait appel aux cinq Ministères de la Parole. C’est pourquoi, il existe en réalité un seul Moïse qui est le Seigneur Jésus, lequel conduit son peuple à la perfection par son Esprit et par sa Parole. C’est pourquoi, aussi, Paul dit :
… il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs (Éph 4.11).
Ici, il est clair que la réalité est celle du Christ, car, il existe un seul et unique apôtre, messager du salut : c’est le Christ. Comme il est dit :
… À Jérusalem : je donne un messager de bonheur (Ésaïe 41.27) ;
Comme il est aussi dit :
Considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession de foi, Jésus (Hébr 3.1).
Il est dit de Jésus :
Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi et l’on disait : qui est celui-ci ? Les foules répondaient : c’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée (Mat 21.10-11).
Le peuple a témoigné que Jésus était prophète. Même les prophètes de l’Ancien Testament prophétisaient par l’esprit de Christ qui était un esprit de prophétie :
Les prophètes qui ont prophétisé au sujet de la grâce qui vous était destinée ont fait de ce salut, l’objet de leurs recherches et de leurs investigations. Ils se sont appliqués à découvrir à quelle époque et à quelles circonstances se rapportaient les indications de l’esprit de Christ qui était en eux et qui d’avance attestait les souffrances de Christ et la gloire qui s’ensuivrait (1 Pie 1.10-11).
Christ est également l’unique évangéliste ; car, c’est lui qui est venu avec l’Évangile qui est la bonne nouvelle de l’annonce de notre délivrance. Il a parcouru tout Israël en prêchant la bonne nouvelle du Royaume.
Il enseignait dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du Royaume et guérissant les malades (Mat 4.23).
C’est lui qui prêchait en ces termes :
Repentez-vous ! Car, le Royaume des cieux est proche (Mat 4.17).
Jésus est également le seul et unique pasteur, car, c’est lui qui a dit :
Je suis le bon berger (Jean 10.11).
Christ est aussi le seul et unique docteur. À ce sujet, Nicodème lui dit :
… Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de la part de Dieu ; car, personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui (Jean 3.1-2).
Déjà à douze ans, Jésus confondait les Scribes et les Pharisiens. C’est pourquoi, très vite, les foules avaient compris qu’il n’enseignait pas comme leurs docteurs.
Les cinq Ministères de la Parole furent manifestés par le Seigneur Jésus lui-même. Ainsi, personne n’est apôtre de lui-même, mais certains ont été donnés par le Christ comme apôtres à l’Église ; c’est-à-dire qu’ils ont reçu du Christ, le pouvoir d’exercer Son ministère apostolique. D’autres sont donnés comme évangélistes, comme pasteurs ou docteurs, ou comme prophètes. Tous ceux-là exercent partiellement le ministère du Christ par lui pour le bien de son Église. Sinon, le grand et le seul Ministre, c’est Jésus lui-même. Les cinq Ministères sont donc des attributs de Jésus. C’est pourquoi, que celui qui est apôtre sache qu’il a été établi comme apôtre, mais que le seul et unique apôtre demeure le Christ. Car, celui qui est établi comme doit savoir qu’il a un autre avant lui, c’est-à-dire Christ. Ainsi donc, le ministère n’est rien d’autre que l’œuvre et la vie de Christ. C’est pour cela qu’on ne peut dissocier le ministère de la vie de Christ. Tel Christ a exercé son ministère, tels ceux qui sont appelés doivent exercer leurs ministères. Tel il a vécu dans la sainteté, tels les Ministres doivent aussi vivre dans la sainteté. Que celui qui est prophète sache qu’il parle de la part du Seigneur Jésus, lequel est le seul et vrai prophète. Que celui qui a des visions comprenne aussi qu’il bénéficie d’une grâce de Dieu. Que nul ne se précipite pour prophétiser, car, ne doit prophétiser que celui que Dieu envoie. Et en le faisant, qu’il sache qu’il prophétise en partie, mais qu’il y a un qui prophétise totalement :
Nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra (1 Cor, 13.9).
Que celui qui a été établi docteur des Saintes Écritures sache qu’il connaît en partie comme le reconnaît Paul lui-même, qui se présentait comme docteur des païens. Tout ce que nous faisons pour le Christ en tant que serviteurs de Dieu, Ministres de la Parole, est fait en partie, mais la plénitude est le Christ lui-même. C’est pourquoi, il dit que nous sommes des serviteurs inutiles.
La formation spirituelle et l’exercice du ministère
L’exercice du ministère est entièrement lié à la formation du serviteur de Dieu. En effet, il n’existe pas de Ministre de la Parole qui ne subisse de formation spirituelle avant d’être employé dans le champ de Dieu. Tout serviteur de Dieu est éprouvé avant d’être utilisé dans le service. Et Dieu forme ses serviteurs en fonction du travail qu’il leur confie et surtout en fonction du résultat qu’il veut atteindre avec eux. Dans l’histoire des serviteurs de Dieu, la Bible donne des témoignages édifiants sur plusieurs d’entre eux. En première ligne se trouve Moïse, lequel fit l’école du désert qui dura 40 ans. Durant toutes ces années, Moïse vécut la solitude parce qu’il apprit que le Pharaon voulait le tuer. Son exemple nous enseigne quelques points de formation spirituelle, notamment : l’échec – l’éloignement – l’apprentissage – la révélation – l’assurance.
L’échec et l’éloignement
Le serviteur de Dieu qui a connaissance de son ministère échoue lorsqu’il s’engage dans le ministère avec ses propres capacités.
Lorsque Dieu veut utiliser un homme, il commence par lui enseigner qu’il doit avoir entièrement confiance en lui. Mais cette confiance entre le serviteur et le Maître ne s’établit pas aussitôt. Alors, le Seigneur a une méthode particulière pour arranger l’affaire, car, il est évident que celui qui n’a pas confiance en Dieu a confiance en lui-même. Le travail de Dieu va consister dans ce cas à briser la confiance que le serviteur a en lui-même, en l’entraînant dans les échecs. Dans le cas de Moïse, il usa de ses propres forces pour faire la guerre aux Égyptiens en tuant l’un d’eux. Il usa de sa propre autorité pour parler à ses frères juifs, lesquels ne l’écoutèrent point. Certes, Dieu l’avait destiné à faire sortir les Israélites du pays d’Égypte, et Moïse le savait, mais Dieu avait sa propre manière de faire sa volonté à travers Moïse. Pour dépouiller Moïse de son empressement et de ses méthodes, Dieu l’éloigna des Juifs et des Égyptiens. Dieu l’éloigna de sa famille naturelle et adoptive. Dieu mit Moïse en danger vis-à-vis du monde pour le dépouiller.
L’éloignement est une étape dramatique dans la vie des serviteurs de Dieu. Il est d’abord spirituel, mais peut être physique. Cet éloignement concerne premièrement l’âme. Pour dépouiller l’âme de sa vieille nature, Dieu l’éloigne de sa présence, c’est-à-dire de la lumière et la livre aux ténèbres. C’est là dans ce noir que l’homme de Dieu se rend compte de ses abus, de son échec, de ses fautes et de tous ses empressements inutiles et charnels. Là, dans les ténèbres, le serviteur de Dieu entre en lui-même et revient à Dieu. Ceci n’est pas une nouvelle conversion, mais il est question de la préparation d’un instrument de travail qui est l’homme de Dieu. En effet, tant que la présence de Dieu est ressentie par son serviteur, il croit être pleinement en accord avec lui. Mais l’éloignement permet au serviteur de Dieu de se rendre compte de sa position réelle vis-à-vis de Dieu. C’est en ce moment que l’âme soupire après le Seigneur. Et cette étape de la préparation au ministère est strictement spirituelle avant d’être physique. C’est une étape qui fait suite aux échecs spirituels. Celui qui n’a pas vécu l’éloignement dans le désert est spirituellement incomplet. Car, cette épreuve nous fait perdre confiance en nous-mêmes pour croire pleinement en Dieu et lui faire confiance dans le déroulement du ministère. L’éloignement est une belle épreuve mais difficile à supporter. Moïse vécut 40 ans d’éloignement, après avoir échoué. Puis, il revint en Égypte avec la puissance de Dieu.
Un autre serviteur de Dieu échoua dans son zèle. Il s’agit de Saul qui persécutait l’Église de Jésus-Christ dans le pharisianisme. Il croyait très bien faire, mais, n’était pas dans la voie de Dieu. C’est pourquoi, Dieu l’éloigna après son échec. Il est dit que Paul passa quelque temps en Arabie, dans l’éloignement afin d’être à nouveau à l’école du Saint-Esprit :
Et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas (Galates 1.17).
Pendant ce temps, Paul apprit à nouveau à connaître celui qu’il croyait servir, le Dieu vivant. Il fut enseigné. C’est pourquoi, il dit :
Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui vous a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car, je ne l’ai reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ (Gal 1.11-20).
Ce fut pareil pour les douze disciples de Jésus-Christ. Pendant des années, ils reçurent les enseignements du Seigneur et manifestèrent sa puissance. Certains d’entre eux virent la gloire de la transfiguration. Mais cela ne suffisait pas. En effet, à la mort du Seigneur, les disciples connurent l’échec et vécurent l’éloignement pendant trois jours. Tant que le Seigneur était avec eux, ils pouvaient avoir de l’assurance et Pierre pouvait dire qu’il ne renierait jamais le Seigneur. Mais à sa mort, les disciples furent dans les ténèbres, voyant le puissant Seigneur disparaître, avec les prodiges et les miracles. Les disciples oublièrent aussitôt tous les discours avec tous les enseignements et les prophéties dont parlait le Seigneur quand il était avec eux. Pierre le renia trois fois. À ce sujet, l’évangéliste Luc dit :
Tous ceux de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient dans l’éloignement et regardaient ce qui se passait (Luc 23.49).
Dans les moments de sa crucifixion, tous les disciples l’avaient abandonné parce qu’il se passait quelque chose en eux. Ce n’était pas seulement la peur, mais les frères étaient tous entrés en eux-mêmes. Leur âme se tenait à l’écart pour méditer sur les événements.
Les disciples avaient compris que l’appel seul ne suffisait pas pour servir le Seigneur. Ils avaient chassé les démons et guéri les malades, mais cela ne suffisait pas. Ils avaient même mangé et bu avec le Seigneur de gloire, mais cela ne suffisait pas. Jérusalem était en ébullition et tous les disciples étaient dispersés. Chacun était allé de son côté comme la prophétie l’avait déjà prévu :
… que le berger soit frappé et que le troupeau se disperse (Mat 26.31).
Chacun méditait sur son propre sort et sur le Seigneur. Judas, lui, ne put supporter l’épreuve ; c’est pourquoi, il se suicida. L’échec et l’éloignement conduisent à la mort spirituelle de la chair et à la résurrection du serviteur de Dieu. Cette épreuve peut se situer à n’importe quelle étape de la vie dans le ministère. Ceci est d’autant plus vrai que le Seigneur Jésus lui-même expérimenta l’éloignement dans sa vie, en tant qu’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Dieu l’abandonna entre les mains de la mort et des ténèbres. C’est pourquoi, il s’écria :
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Mat 27.46)
Cette épreuve de la vie de Jésus est parcourue par tous les serviteurs de Dieu, afin de les amener à vivre une vie de pleine résurrection et de puissance dans le ministère.
David vécut l’éloignement. Il fut chassé de son trône par son fils Absalom :
Quelqu’un vint informer David, et lui dit : le cœur des hommes d’Israël s’est tourné vers Absalom. Et David dit à tous ses serviteurs qui étaient avec lui à Jérusalem : levez-vous, fuyons, car, il n’y aura point de salut pour nous devant Absalom. Hâtez-vous de partir ; sinon, il ne tarderait pas à nous atteindre, et il nous précipiterait dans le malheur et frapperait la ville du tranchant de l’épée (2 sam 15.13-18).
David fuit devant son fils. Il fut éloigné du peuple et de son armée. Il fut éloigné de Jérusalem. Ce fut dans cette détresse que David connut davantage le Seigneur, son Dieu. Les épreuves de David et les secours de l’Éternel maintes fois expérimentés se trouvent dans les Psaumes. Là, on découvre que les inspirations profondes de David proviennent de ses multiples épreuves vis-à-vis de Saül, d’Absalom et de son péché d’adultère dénoncé par le prophète Nathan.
L’apprentissage et l’assurance
Dans l’étape de l’apprentissage, l’instrument qu’est le serviteur de Dieu apprend à nouveau à connaître Dieu, non plus seulement comme son sauveur, mais comme son Seigneur et son Maître, Celui à qui il doit obéir pleinement et entièrement, sans douter d’aucune manière. Celui qui doit l’envoyer avant qu’il ne parte. Dans cette étape, l’homme de Dieu apprend à avoir confiance dans les capacités de Dieu et dans sa volonté de sauver les hommes par tous les moyens. Tout ce travail se fait dans le cœur du serviteur de Dieu. C’est un travail intérieur qui est vécu dans la solitude spirituelle. Nul ne s’en aperçoit en dehors du concerné lui-même. C’est là qu’on acquiert de nouvelles vertus et de nouvelles qualités pour le service de Dieu. C’est aussi là que l’homme de Dieu reçoit de nouvelles armes pour le combat spirituel. Dans le cas de Moïse, il découvrit Dieu derrière les troupeaux de son beau-père. Il acquit les qualités d’un pasteur, sans peut-être s’en rendre compte. Il acquit aussi la patience envers les brebis. Il fallait ces vertus à Moïse avant de se trouver devant le difficile peuple d’Israël. Durant l’éloignement, Moïse perdit les habitudes égyptiennes parce qu’il fit quarante ans hors d’Égypte. Il était devenu inoffensif. C’est ainsi. Dieu triomphe toujours de ses instruments. Il triompha de Moïse.
Le désert était une vie difficile. Mais Moïse y passa 40 ans parce que Dieu envisageait l’utiliser pour conduire tout le peuple d’Israël pendant 40 ans. Pour permettre à Moïse de tenir ferme pendant les 40 ans, Dieu permit qu’il soit le premier parmi les Israélites à passer par le désert. Ceci est vrai. C’est pourquoi, la vie des hommes de Dieu est difficile. Ils passent toujours le chemin avant les autres. Surtout ceux d’entre eux qui ont de grandes responsabilités dans le ministère. À la fin de l’épreuve du désert, l’instrument de Dieu reçoit de l’assurance auprès du Seigneur. Il lui assure son total soutien autant que le serviteur peut compter sur le Maître. En ce qui concerne Moïse, il rencontra Dieu dans le buisson ardent, lequel dialogua avec lui sur sa mission. Au terme de l’entretien, Moïse ne pouvait qu’avoir de l’assurance en Dieu. Mais tout ce temps, il ne réalisa peut-être pas que Dieu était avec lui et qu’il était à l’origine de la vie qu’il menait dans le désert pendant toutes ces années. Dieu donne de l’assurance par la révélation à celui qui lui fait entièrement confiance.
Du dedans au dehors
Chers frères Ministres de la Parole, instruments au service de Dieu, sachez que l’appel au ministère ne suffit pas. Pas plus que ne suffisent la manifestation des dons et de la prédication. Il est une chose qu’on ne doit jamais omettre : c’est que le ministère en réalité est la vie de Jésus en nous.
À ce titre, notre vie intérieure doit étroitement accompagner le ministère, c’est-à-dire que nous devrons être les premiers à vivre notre prédication. La vie de Jésus implique la piété, la sanctification et la prédication, ainsi que la démonstration de la puissance de Dieu. Telle était la vie de Jésus. Il était irréprochable. Souvent, certains serviteurs de Dieu ont dissocié leur vie intérieure de leur ministère. Mais les choses ne doivent pas être ainsi, car le ministère et la vie intérieure vont ensemble, liés l’un à l’autre. C’est pourquoi, celui qui prend plus soin de son ministère que de sa vie intérieure n’a point compris le sens véritable de la signification du ministère. Le ministère commence au dedans, à l’intérieur pour parvenir au dehors, dans la vie pratique. Le serviteur de Dieu doit être pasteur à l’intérieur de lui-même, avant de l’être au dehors. Il en est de même des docteurs, des prophètes et de tous ceux qui travaillent dans la maison de Dieu. Chacun doit servir Dieu intérieurement avant de le servir devant les hommes. C’est pourquoi, Paul n’hésita pas à prendre pour premier témoin parmi les frères, sa propre vie – son propre comportement et son œuvre :
Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de persévérance dans les tribulations, dans les privations, dans les angoisses, sous les coups, dans les prisons, dans les émeutes, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la patience, par la bonté, par l’Esprit Saint, par un amour sans hypocrisie, par la Parole de Vérité, par la puissance de Dieu… (2 Cor, 6.4-10).
Paul dit encore :
Sont-ils serviteurs de Christ ? Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus, par les coups, bien davantage. Souvent en danger de mort, cinq fois, j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois, j’ai été battu de verges, une fois, j’ai été lapidé, trois fois, j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Souvent en voyage, exposé aux dangers des fleuves, des brigands, des compatriotes, des villes, aux dangers du désert, de la mer, aux dangers parmi les faux frères, au travail, à la peine ; souvent dans les veilles, dans la faim… (2 Cor, 11.22-27).
Paul dit encore :
Je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi (Gal 2.20).
Le ministère, ce n’est pas du bout des lèvres, mais c’est dans la vie intérieure, dans le cœur. Paul évoqua sa vie de pureté, ses moments de jeûne et de prière, ses Paroles de Vérité et son amour sans hypocrisie à l’endroit des frères, amour qui le poussait à exposer sa vie dans les voyages pour le Christ et pour les saints. Le ministère implique toutes ces choses avec lesquelles il faut compter pleinement. Ceux qui mettent de côté leur vie intérieure pour exercer leur ministère dans les souillures de l’âme sont traités d’ouvriers d’iniquité par le Seigneur Jésus à la fin du voyage (Mat 7.22). Inéluctablement, un homme de Dieu doit se rendre recommandable par sa vie de piété et de persévérance, parce que l’homme de Dieu incarne Dieu lui-même. Le serviteur de Jésus incarne Jésus lui-même dans le ministère. C’est pourquoi, Paul dit :
Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part (1 Cor, 9.23).
Paul dit encore au sujet de son témoignage :
Nous ne nous recommandons pas de nouveau nous-mêmes auprès de vous ; mais nous vous donnons occasion de vous glorifier à notre sujet, afin que vous puissiez répondre à ceux qui tirent gloire dans les apparences et non de ce qui est dans le cœur (2 Cor, 5.12).
Résolument, le temps est venu pour tous les hommes de Dieu de vivre pleinement la Parole de Dieu, en ne laissant subsister dans leur cœur, rien d’impur qui soit un objet d’accusation de l’ennemi. Dieu notre Seigneur doit pouvoir se réjouir dans nos cœurs. Car, à la fin, les Ministres de la Parole deviennent de véritables sources de bénédiction pour le peuple de Dieu, parce que leur vie et leurs œuvres attirent l’onction de Dieu qui est la pluie qui vient inonder le peuple de Dieu pour l’enlèvement :
Demandez à l’Éternel la pluie, la pluie du printemps ! L’Éternel produira des éclairs, et il vous enverra une abondante pluie… (Zach 10.1).
Totalement à la fin, c’est le Seigneur Jésus lui-même qui entreprend l’œuvre de sanctification dans la vie de ses serviteurs. Cette œuvre de sanctification est prophétiquement annoncée dans Zacharie 3 où il est question du dépouillement du souverain sacrificateur Josué, lequel était revêtu d’habits souillés dans la sacrificature. Il est écrit à ce sujet :
Il me fit voir le souverain sacrificateur Josué debout devant l’Ange de l’Éternel, et Satan debout à sa droite pour l’accuser. L’Éternel dit à Satan : que l’Éternel te réprime, Satan, que l’Éternel te réprime, lui qui a fait porter son choix sur Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? Or, Josué était couvert de vêtements sales et se tenait debout devant l’ange. Mais Dieu dit : ôtez-lui les vêtements sales ! Puis il dit, vois, je t’enlève ta faute pour te revêtir d’habits précieux. Je dis : qu’on mette sur sa tête un turban pur… (Zach 3.1-5).
Tel Josué fut restauré, tels le seront tous les serviteurs de Dieu, Ministres de la Parole, afin que le peuple de Dieu soit visité pour le réveil.
En effet, la Bible ne donne aucune information sur la nature du péché de Josué, mais il est évident qu’il était souillé. Il avait une faute dans sa vie qui donnait l’occasion à Satan de l’accuser devant Dieu. C’est ce péché que le Seigneur ôta pour donner de nouveaux vêtements à son serviteur. Que cela soit ainsi pour tous les hommes de Dieu qui sont liés par un lien quelconque afin que la bénédiction accompagne pleinement leur ministère :
L’Éternel parla à Aaron et dit : tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils lorsque vous entrerez dans la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez : ce sera une loi perpétuelle parmi vos descendants, afin que vous puissiez distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ce qui est impur de ce qui est pur, et enseigner aux enfants d’Israël toutes les lois que l’Éternel leur a données par Moïse (Lév 10.8-11).
L’interdiction de la consommation de l’alcool parmi les serviteurs de Dieu est une prescription perpétuelle dans le sacerdoce. C’est pourquoi, tous ceux qui s’approchent du service de Dieu doivent se priver de l’alcool qui symbolise ici un interdit. Cette Parole met à part Aaron et ses fils ainsi que tous ceux qui sont à l’œuvre dans le ministère. Nul n’a le droit de se comporter comme il le veut dans le ministère, car les serviteurs de Dieu sont frappés d’interdits au service de Dieu. Aux sacrificateurs, Dieu dit :
L’Éternel parla à Moïse et dit : parle aux sacrificateurs, fils d’Aaron, et tu leur diras : un sacrificateur ne se rendra point impur parmi son peuple pour un mort, excepté pour ses plus proches parents : pour sa mère, pour son père, pour son fils, pour son frère, et aussi pour sa sœur encore vierge qui le touche de près lorsqu’elle n’est pas mariée. Chef parmi son peuple, il ne se rendra point impur en se profanant.
Les sacrificateurs ne se feront point de place chauve sur la tête, ils ne se raseront point les coins de leur barbe, et ils ne se feront point d’incisions dans leur chair. Ils seront saints pour leur Dieu, et ne profaneront pas le nom de leur Dieu ; car, ils offriront à l’Éternel les sacrifices consumés par le feu, l’aliment de leur Dieu : ils seront saints (Lev 21.1-24).
Les sacrificateurs doivent être saints selon qu’il est écrit. Ce qui interpelle à un plus haut point les Ministres de la Parole qui sont aujourd’hui les sacrificateurs de la Parole. De même que les sacrificateurs, les Ministres de la Parole ne doivent point profaner le nom du Seigneur par leur vie. Car, ils offrent des sacrifices consumés par le feu, l’aliment de leur Dieu (sa nourriture). Ils accomplissent l’œuvre de Dieu, or, Jésus a dit :
Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre (Jean 4.34).
La nourriture du Seigneur, son aliment, est sa volonté et son œuvre qui sont accomplies par ses serviteurs, les Ministres de la Parole. C’est pourquoi, un Ministre de la Parole cesse d’être agréable au Seigneur lorsqu’il viole la loi de l’interdit pour se retrouver dans le péché et la désobéissance.
C’est l’Éternel des armées que vous devrez sanctifier
Une règle particulière est donnée pour le sacrificateur qui a la supériorité sur ses frères, sur la tête duquel a été répandue l’huile d’onction… Il ne doit aller vers aucun mort. Tandis que les autres sacrificateurs sont autorisés à toucher les cadavres de leurs plus proches parents, le sacrificateur en chef, lui, en est carrément privé. Il est aussi interdit à un tel sacrificateur de sortir même du sanctuaire. Tel est le Ministre de la Parole dont l’autorité et la responsabilité sont grandes dans la maison de Dieu. Plus les serviteurs de Dieu s’approchent de lui, plus ils sont frappés d’interdits. Plus les responsabilités s’accroissent dans la maison de Dieu, plus les serviteurs de Dieu sont frappés d’interdits – et plus ils doivent se sanctifier. Sur ce point, l’exigence du Seigneur est indiscutable. À ce niveau également, la sévérité de Dieu devient plus difficile à supporter, parce qu’elle se manifeste régulièrement. Moïse et Aaron qui ont servi Dieu comme étant les guides les plus importants dans le désert en ont fait les frais. L’entrée dans la terre promise leur fut privée :
Parce que vous n’avez pas cru en moi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous ne ferez point entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne (Nomb 20.12).
Moïse et Aaron sont effectivement morts dans le désert, pour n’avoir pas sanctifié l’Éternel aux yeux du peuple. Ceci est remarquable de comprendre que le serviteur de Dieu se sanctifie pour celui qui l’a envoyé et non pour lui-même. Pierre dit :
Sanctifiez dans vos cœurs, Christ, le Seigneur… (1Pie 3.15).
Jésus, nous apprenant à prier, dit : « Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié. » Le nom du Seigneur n’est sanctifié nulle part que dans nos cœurs. C’est pourquoi, celui qui mène une mauvaise vie ne glorifie en rien le nom du Seigneur. Celui qui vit mal et qui dit en priant le Seigneur : « Que Ton nom soit sanctifié » se trompe lui-même et non le Seigneur. Un tel individu est en danger de mort. Le sacrificateur ne doit point avoir de contact avec les cadavres, c’est pourquoi, dans l’église, les frères doivent se séparer de ceux qui vivent dans le péché et qui sont ainsi considérés comme des morts spirituels, des cadavres dans la maison de Dieu.
Jésus, en tant que serviteur, sanctifia, par sa piété, le nom du Seigneur Dieu qu’il portait. C’est pourquoi, il dit :
Je t’ai glorifié sur la terre ; j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire (Jean 17.4).
Puis, il dit : « Et moi je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés dans la Vérité. » Le Seigneur s’étant sanctifié pour nous, il ne nous appartient plus de nous sanctifier pour nous-mêmes. Mais plutôt, nous sanctifier pour lui. L’homme de Dieu doit se sanctifier pour celui qui l’a envoyé. Il doit glorifier le nom de celui qui l’a envoyé par sa vie irréprochable et pure. Une vie sans compromis. L’homme de Dieu doit être toujours lucide pour faire la différence entre ce qui est saint et ce qui est profane. C’est pourquoi, l’Éternel a dit :
… je serai sanctifié par ceux qui s’approchent de moi, et je serai glorifié en présence de tout le peuple (Lév 10.3).
Effectivement, ceux qui s’approchent de Dieu le sanctifient et le glorifient devant le peuple. Que cela soit ainsi su et vécu par les serviteurs de Dieu appelés au ministère ou appelés à exercer une fonction quelconque dans l’église.
Les positions dans le service : assis et debout
Jésus se leva de table, ôta ses vêtements et prit un linge dont il s’entoura. Ensuite, il versa de l’eau dans un bassin et se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture (Jean 13.4-5).
Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent se font appeler bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même parmi vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
Quel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert (Luc 22.24-27).
Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Jésus-Christ (Éph 2.6).
Ces deux positions, assis et debout sont deux attitudes très importantes dans le ministère. L’une précède l’autre, et l’une ne peut se révéler sans l’autre.
Position « assis »
La position « assis » est la position que le Christ donna à tous les élus à sa résurrection des morts. Il nous a ressuscités avec lui, pour nous qui sommes morts à notre vieille nature et nous a fait asseoir avec lui dans les lieux célestes (Éph 2.4-7). C’est pourquoi, la position « assis » est une position en Christ, une position de repos. Celui qui est « assis » l’est premièrement en Christ. Tout serviteur de Dieu, Ministre de la Parole doit s’assurer qu’il est assis en Christ, avant de commencer l’œuvre. S’asseoir en Christ veut dire être élevé au-dessus de tous les pouvoirs des ténèbres, au-dessus de Satan et de son armée, être assis au-dessus des influences du péché et du monde. Être assis en Christ, c’est aussi avoir l’assurance de son salut et de sa délivrance, être délivré de tous les liens de démons et de péchés. Être assis en Christ, c’est avoir fait l’école du Saint-Esprit, avoir reçu la formation spirituelle requise pour le ministère.
Dans le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus a remarquablement enseigné la position « assis » aux disciples. Car, la position « assis » est aussi la position de l’élève. La position du disciple qui écoute le Maître lui donner la formation spirituelle. Dans cette position, le disciple bénéficie du service du Maître. C’est pourquoi, le Seigneur à table avec ses disciples a changé de position en se levant pour servir. Jésus s’est interrogé en ces termes :
Quel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert (Luc 22.24-27).
Le plus grand, c’est celui qui est assis à table, en train d’écouter. C’est pourquoi, dans les rassemblements, les frères qui écoutent doivent comprendre qu’ils sont les plus grands. Néanmoins celui qui occupe la position « assis » est susceptible d’occuper aussi la position « debout ».
Position « debout »
La position « debout » est une position de service. En effet, le Ministre de la Parole, après avoir adopté la première position, doit pouvoir se lever quelque temps après pour le service divin, comme le Seigneur Jésus l’a fait. Comme il est écrit :
Jésus se leva de table, ôta ses vêtements et prit un linge dont il s’entoura. Ensuite, il versa de l’eau dans un bassin et se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture (Jean 13.4-5).
Tous ceux qui sont appelés au ministère ont un temps pour s’asseoir et un temps pour se tenir debout. Selon qu’il est écrit, celui qui est assis est le plus grand et le privilégié. Celui qui est assis est l’invité du Maître, son fils ou son hôte. C’est pourquoi, l’esclave, qui est debout dans la maison du Maître, doit prendre soin de l’hôte avec la plus grande attention, sans perdre de vue le fait que celui qui sert est le plus petit. Et l’esclave, c’est le Ministre de la Parole. Ce sont eux qui ont été faits don à l’Église pour toujours, car, pour eux, il n’existe plus de possibilité de rachat parce qu’ils ont été faits esclaves par celui-là même qui les a rachetés. Ils sont esclaves étant rachetés. L’esclave doit laver les pieds de ceux qui sont assis avec l’eau de la Parole et leur donner, sur ordre du Maître, à manger le pain de la maison, avec le vin offert par le Maître. Celui qui est debout, reste debout pour le Maître et non pour lui-même. Ceci est remarquable et doit être bien su par les serviteurs de Dieu, que la grandeur d’un homme de Dieu se trouve dans le service et non dans son apparence.
L’homme de Dieu qui veut tenir debout longtemps devant le Seigneur doit être assis et être servi par lui. C’est pourquoi, ces deux positions « assis » et « debout » demeurent dans la vie du Ministre de la Parole. Ceci fut montré avec les disciples. Car, si Pierre, Jean avec tous les autres apôtres ont pu servir les frères, après la Pentecôte, c’est parce qu’ils avaient eu part avec le Seigneur Jésus, ce jour-là à la chambre haute où il lava leurs pieds et leur donna à manger le pain et le vin de la pâque. Les Ministres doivent se tenir donc dans ces deux positions dans leur cœur. Christ occupa ces deux positions. C’est pourquoi, il dit :
Moi, je ne fais rien de moi-même, mais je fais ce que je vois faire au Père (Jean 5.19).
Ce Jésus ne faisait rien sans la permission du Père. Paul dit :
Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber (1 Cor, 10.12).
Cette Parole est vraie, car, celui qui est à l’œuvre est le plus exposé à la chute parce qu’il se tient debout. Être debout, c’est être dans une position élevée, une position de combat et de lutte. Dans un tel contexte, le Ministre de la Parole se trouve continuellement en danger. C’est pourquoi, Paul dit :
Souvent en voyage, exposé aux dangers des fleuves, aux dangers des brigands, aux dangers de la part de mes compatriotes, aux dangers du désert, aux dangers des païens, aux dangers de la ville, aux dangers parmi les faux frères, etc. (2 Cor, 11.26-27).
Mais, le salut est pour celui qui est bien assis en Jésus-Christ, car, celui qui est assis en Jésus ne peut tomber. Comment peut-il tomber s’il est déjà assis en Christ ? À moins que le trône de Christ n’ait pas de fondements solides. Or, Christ a des fondements solides. Mais Paul dit encore :
Qui es-tu, toi qui juges le serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son Maître. Mais il se tiendra debout, car, le Seigneur a le pouvoir de le soutenir (Rom 14.4).
Seul Dieu soutient ses serviteurs qu’il envoie. Et ils se tiendront debout s’ils sont assis en lui, à l’apparition du fils de l’homme (Luc 21.36).
La fidélité dans le ministère
Maintenant, craignez l’Éternel et servez-le avec intégrité et fidélité… (Jos 24.14).
Du reste, ce qu’on demande des administrateurs, c’est qu’ils soient trouvés fidèles (1 Cor, 4.2).
Il n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse. Il est fidèle dans toute ma maison (Nomb 12.6-7).
La fidélité doit être une vertu pour le Ministre de la Parole. Car, Dieu cherche toujours des hommes fidèles avec lesquels travailler. Dieu ne veut pas des infidèles qui n’ont point d’égard pour ses affaires. Au contraire, il cherche des hommes et des femmes qui ont beaucoup de considération pour l’œuvre de Dieu. Qui est fidèle ? L’homme fidèle dans la maison de Dieu est celui qui a de la considération pour l’œuvre de Dieu. Le fidèle a de la considération pour son propre engagement vis-à-vis de la Parole. Celui qui est fidèle agit conformément à ce qu’il voit dans la présence de Dieu. Un tel serviteur garde la Parole dans toute sa plénitude dans la prédication et dans la pratique de la vie chrétienne. Un homme fidèle défend la Parole de Dieu à laquelle il a donné toute sa vie. Il ne peut mettre de côté cette Parole. Hébreux 11 rend témoignage des hommes fidèles qui ont vécu pour leur foi dans les Saintes Écritures.
Pour le Ministre de la Parole, il doit agir comme Moïse qui a été trouvé fidèle dans toute la maison de Dieu et dont Dieu lui-même a rendu le témoignage. Le Ministre de la Parole doit garder cette même Parole et la prêcher fidèlement, sans erreur comme le Seigneur l’a dit :
Mon enseignement n’est pas de moi mais de celui qui m’a envoyé (Jean 7.16).
Aucun Ministre n’est envoyé pour lui-même. C’est pourquoi, il ne doit donner son propre enseignement, ni chercher à accomplir sa propre volonté. Car, celui qui est fidèle cherche la volonté et la gloire de celui qui l’a envoyé. Jésus a dit :
Si quelqu’un veut faire sa volonté, il reconnaîtra si cet enseignement vient de Dieu ou si mes Paroles viennent de moi-même. Celui dont les Paroles viennent de lui-même cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé est vrai, et il n’y a pas d’injustice en lui (Jean 7.17-18).
Cette Parole est vraie. Celui qui est infidèle cherche sa propre gloire et fait sa propre volonté au détriment de celui qui l’a envoyé. Mais celui que Dieu envoie cherche à être fidèle en toute chose dans son ministère. Il est fidèle en tout. Il est fidèle dans l’obéissance et la soumission à la Parole du Seigneur. Il est fidèle dans l’enseignement de cette même Parole, en n’allant pas au-delà de ce qui est écrit. Il est fidèle dans les questions d’argent. Il est fidèle dans le jugement des affaires dans l’église et entre les frères.
À ce sujet, le livre d’Apocalypse dit :
Sois fidèle jusqu’à la mort (Apoc 2.10).
L’apôtre Paul dans son ignorance était l’un des serviteurs les plus fidèles à la loi. Lui-même le reconnut comme étant irréprochable vis-à-vis de la loi. C’est cette vertu de la fidélité qui lui a valu d’être établi dans le ministère de la réconciliation de Jésus-Christ. Il l’a dit à Timothée en ces termes :
Je rends continuellement grâce à celui qui m’a fortifié ; à Jésus-Christ, notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans le ministère, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent… (1 Tim 1.12-13).
Le même Paul exhorte son compagnon à confier la Parole qu’il a entendue de lui à des hommes fidèles qui soient capables de l’enseigner aux autres :
Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres (2 tim 2.2).
Le Christ a besoin d’hommes fidèles à qui confier son ministère. Et le Seigneur exhorte ses Ministres à la fidélité parce que lui-même est fidèle, comme il est écrit :
Le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous préservera du malin (2 Thés 3.3).
Le Seigneur notre Dieu est fidèle. Il est fidèle à ses promesses et à toute sa Parole. Il est fidèle à son alliance, comme il est écrit :
Sachez donc que c’est l’Éternel, ton Dieu qui est Dieu. Ce Dieu fidèle garde son alliance et sa miséricorde jusqu’à la millième génération envers ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements (Deut 7.9).
Dieu demeure toujours attaché aux promesses qu’Il a faites aux saints. C’est pourquoi, lorsque nous nous rendons coupables d’infidélité, Dieu demeure fidèle à ce qu’Il a dit, comme le reconnaît Paul :
Retenons fermement la profession de notre espérance, car, celui qui a fait la promesse est fidèle (Héb 10.23).
En considération de la fidélité de Dieu, les Ministres de la Parole doivent être aussi fidèles – des hommes sur qui Dieu peut compter. En effet, le Seigneur ne veut pas des hommes timides qui doutent de lui, mais des hommes qui ont pleinement expérimenté sa puissance, et qui ne doutent point de lui. De tels hommes savent réellement en qui ils ont cru et mesurent l’importance de leurs responsabilités dans la maison de Dieu.
En réalité, tous ceux qui marchent avec Dieu, le suivent parce qu’ils reconnaissent sa fidélité. Les vrais croyants savent que Dieu fait ce qu’Il dit. Il accomplit toujours ses promesses. Aussi, marchent-ils avec lui. En cela, le Ministre de la Parole est interpellé parce que celui qui sert le Dieu fidèle ne doit pas être infidèle. Au contraire, il doit être fidèle comme Dieu est fidèle. Puisse Dieu nous aider à avoir cette qualité.
La bénédiction dans le ministère
La bénédiction dans le ministère provient de la fidélité du serviteur de Dieu, qui doit se placer dans la position d’un homme qui doit être béni. Un serviteur fidèle reçoit de Dieu la pleine bénédiction, en sorte qu’étant parti avec peu de moyens, il agit pleinement dans le ministère. La bénédiction de Dieu est premièrement spirituelle. Comme cela est écrit dans Éphésiens :
Dieu nous a bénis de toutes les bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ (Éph 1.3).
Cette Parole veut dire que le chrétien est placé dans la position de celui qui a la possibilité d’avoir accès à tous les trésors du ciel. Certes, il y a la possibilité d’être béni, mais il faut effectivement entrer en possession de ces bénédictions en étant fidèle au Seigneur dans les moindres détails. En ce qui concerne les Ministres de l’Évangile, ils ne peuvent être bénis que lorsqu’ils font exactement ce que Dieu leur demande de faire. Un serviteur de Dieu qui opère là où il ne doit pas opérer devient encombrant et ferme du coup la porte à toute bénédiction venant du ciel. En effet, il existe des règles d’exercice du ministère qui doivent être respectées par les Ministres et par tous ceux qui travaillent dans l’œuvre de Dieu. Je peux ici citer trois règles :
La première règle
C’est l’obéissance stricte des termes de l’ordre de mission donné par Dieu. Dans l’exercice du ministère, le serviteur de Dieu doit opérer selon les ordres qu’il a reçus de Dieu et selon ses capacités. L’homme de Dieu ne doit pas aller au-delà des capacités que Dieu donne.
La deuxième règle
C’est d’opérer dans les limites de son champ de mission. Le serviteur de Dieu doit rester dans les limites que Dieu lui a fixées, car, au-delà de sa sphère de compétence, on tombe dans le champ d’un autre.
La troisième règle
C’est l’entière soumission et l’entière obéissance au Saint-Esprit. Celui qui opère de cette manière est béni. La bénédiction concerne premièrement l’enrichissement personnel du serviteur de Dieu, lequel reçoit de son Maître des vertus, des qualités et des dons spirituels qui sont les fruits de l’Esprit. La bénédiction concerne, deuxièmement, l’extension du champ de mission. Car, un ministère béni est un ministère qui s’étend. Ce principe est perçu dans les Écritures et dans la pratique.
En effet, dans la parabole des talents, il est à remarquer que le Maître distribua des talents à ses serviteurs. À l’un, il donna cinq talents, à un autre deux, et à un troisième un. Il distribua les talents selon les capacités des uns et des autres. À son arrivée, à l’heure du compte rendu, celui qui avait reçu cinq talents apporta un bénéfice de cinq autres talents au Maître. Celui qui avait reçu deux talents apporta un bénéfice de deux autres talents au Maître. À ces deux serviteurs, le Maître dit :
Bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup, entre dans la joie de ton Maître (Mat 25.21).
L’on voit que la promesse fut faite aux serviteurs fidèles qu’ils seront établis sur de grands biens. C’est ainsi. Celui qui est fidèle est béni par le Maître. C’est pourquoi, le mauvais serviteur qui avait enterré son talent fut dépouillé au profit de celui qui avait les dix talents. C’est ainsi que s’étend le ministère de celui qui est fidèle. Dieu lui donne d’autres champs à défricher. En cela l’on constate qu’un ministère qui s’exerce normalement ne peut que progresser. Il ne doit avoir de ministère qui stagne ou qui régresse au lieu de progresser. Quand c’est le cas, il est évident que le Ministre de l’Évangile en question n’est pas un homme fidèle à son Maître. À ce sujet, Jésus a dit :
On donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a (Mat 25.29).
D’où vient-il que certains « prétendus ministères » tournent en rond toute leur vie ? Des hommes en qui on ne trouve aucune maturité. Des hommes qu’on ne voit pas comme étant bénis dans le ministère. Le ministère n’est pas seulement dans les intentions, mais dans la réalité pratique. C’est pourquoi, un Ministre de la Parole qui n’est pas béni doit se poser des questions liées à son appel pour en tirer les conséquences.
Plusieurs ont pris pour instrument de mesure de la bénédiction de leur ministère, le nombre élevé de personnes dans les rassemblements et le remplissage des caisses de l’église. Bien que cela puisse être un indice, il n’en est pas vraiment le primordial. Le premier indice de bénédiction d’un ministère est bien l’enrichissement spirituel personnel du Ministre de l’Évangile. Puis mettant toutes ses qualités au service des saints, l’œuvre sur laquelle est établi le Ministre prospère à son tour. De cette manière, l’homme de Dieu peut être pauvre financièrement et matériellement, mais être riche spirituellement pour toute la communauté. Seulement la richesse spirituelle appelle, le plus souvent, la richesse matérielle et financière. Encore qu’un vrai serviteur de Dieu dépensera toujours ce qu’il possède pour le Royaume de Dieu.
L’œuvre doit reposer sur le Seigneur
Celui qui est appelé au ministère doit avoir pour seul et unique souci son ministère – le ministère impliquant la vie intérieure. Toute sa vie, l’homme de Dieu doit avoir pour seul souci, son ministère et l’œuvre de Dieu – Car, le Ministre de la Parole a été fait don au monde entier. À ce sujet, Paul dit :
Souvent en voyage, exposé aux dangers des fleuves, aux dangers des brigands, aux dangers de la part de mes compatriotes… au travail, à la peine ; souvent dans les veilles ; dans la faim et dans la soif, souvent dans les jeûnes, dans le froid et le dénuement. Et sans parler du reste, ma préoccupation quotidienne : le souci de toutes les églises ! (2 Cor, 11.26-28)
Paul en tant qu’apôtre de Jésus-Christ n’avait qu’un seul souci : les églises. Le pasteur n’a de souci que pour les âmes qui sont dans l’assemblée. L’évangéliste est préoccupé par la propagation de la Parole partout où le nom du Seigneur n’est pas invoqué. Quant au prophète, il agit pour réveiller l’église et lui donner la vision de Dieu. Le docteur veille à ce que le peuple de Dieu soit instruit dans les voies de la Vérité. Tous les serviteurs de Dieu doivent être préoccupés par le ministère. Car, Dieu a en horreur ceux qui ne se soucient pas de l’œuvre et qui font le travail de Dieu avec négligence. Sur ce point, Il dit aux bergers d’Israël :
Malheur aux pasteurs d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes ! Le pasteur ne devrait-il pas paître le troupeau ? (Ez 34.2). Vous n’avez pas fortifié celle qui était faible, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée, vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue, mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté.
Il dit encore :
Mon troupeau est errant sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, mon troupeau est dispersé sur toute la face du pays ; nul n’en prend soin, nul ne le cherche (Ez 34.6).
Qui se soucie de son ministère ? Qui se soucie de l’œuvre de Dieu ? Il est évident que celui qui se soucie de son ministère se repose entièrement sur le Seigneur parce qu’il est écrit :
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car, lui-même prend soin de vous (1 Pie 5.7).
Le Seigneur lui-même prend soin des ministères qu’il a établis dans l’œuvre. C’est pourquoi, nul n’a le droit de se charger lui-même d’un quelconque fardeau. Tous doivent se décharger sur le Maître afin d’avoir la victoire dans l’exercice du ministère. Les soucis doivent se transformer en prière. Les soucis dans le ministère produisent la vie de prière pour les Ministres de la Parole. C’est pourquoi, l’apôtre Paul jeûnait et priait beaucoup pour ses collaborateurs et les églises qui étaient à sa charge. En effet, le Ministre qui ne prie pas assez est un Ministre qui n’a aucun souci pour son ministère. Il n’a pas assez de zèle. Au contraire, il est préoccupé par d’autres choses qui n’ont aucun lien avec le ministère. Or, toutes les préoccupations, tous les soucis du Ministre de l’Évangile doivent être liés à son ministère. C’est en cela qu’il fait reposer son ministère sur les épaules du Seigneur Jésus.
Moïse était un intercesseur parce qu’il était un vrai pasteur. Il se souciait tellement du peuple de Dieu qu’il priait constamment le Seigneur en sa faveur. De son vivant, Jésus n’avait aucun repos (Mat 8.20). C’est pourquoi, en Esprit parmi nous et en nous, il ne jouit non plus d’aucun repos. Car, il est actif afin que nous puissions nous reposer sur lui. Qui est en peine des brebis ? Qui se soucie de son ministère ? Qui prend soin de l’œuvre ? Celui qui le fait agit fidèlement et bien, car, le seul souci imposé par Dieu à ses serviteurs est celui de l’œuvre. Pour le reste, pour les besoins matériels, Dieu s’en charge. C’est pourquoi, il dit aux disciples :
Nul ne peut servir deux Maîtres à la fois, car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. C’est pourquoi, je vous dis : ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus.
Il dit encore :
Ne vous inquiétez donc pas en disant : que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? Ou de quoi serons-nous vêtus ? Car, cela, votre Père céleste sait que vous en avez besoin (Mat 6.24-33).
En Vérité, en Vérité, nul ne peut servir deux Maîtres à la fois. Aucun homme de Dieu ne peut servir Dieu et Mammon. C’est pourquoi, l’homme de Dieu est appelé à choisir entre Dieu et Mammon – entre la recherche du matériel et du bien-être et l’œuvre de Dieu. Très souvent, le serviteur de Dieu manque de consécration à cause des soucis matériels et financiers. Mais les déclarations du Maître sont claires sur le sujet. L’homme de Dieu, comme tout bon chrétien n’est pas autorisé à se soucier ou à s’inquiéter de sa vie, car, Dieu sait ce dont il a besoin. C’est ici la persévérance des saints et des serviteurs de Dieu, car, il n’est pas facile de vivre cette Parole de Dieu. Parce qu’elle requiert une foi sans faille dans les promesses de Dieu. Celui qui franchit cette étape dans le ministère est prêt pour obtenir la puissance de Dieu pour accomplir pleinement son ministère.
La vie de prière et la conduite du Saint-Esprit dans le ministère
La vie de prière et la conduite de l’Esprit dans le ministère constituent deux importants enseignements dans la vie de Jésus en tant que Seigneur de l’œuvre. De son vivant, le Seigneur eut une vie de prière très remarquable dont le point culminant fut la fameuse nuit d’intercession de Getsémané. Là, le Seigneur pria jusqu’à avoir de la sueur comme des grumeaux de sang. Il mena le combat spirituel le plus rude de l’histoire. C’est pourquoi, la leçon doit être retenue par tous les Ministres de l’Évangile. Tel le Seigneur pria, tel nous devons prier. Tel le Seigneur fut conduit, tel nous devrons être conduits. Car, la conduite de l’Esprit est attelée à la vie de prière du serviteur de Dieu. Un homme de Dieu qui prie constamment est efficacement conduit par le Saint-Esprit. Mais celui qui néglige la prière vit dans le danger permanent de la désobéissance et de l’insoumission.
Jésus-Christ, homme de prière
Jésus, rempli d’Esprit Saint revint du Jourdain et fut conduit par l’Esprit dans le désert, où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours (Luc 4.1-2).
Le Seigneur Jésus avait entamé et achevé son ministère par le jeûne et la prière. Au commencement, il jeûna quarante jours et quarante nuits. À la fin, il pria toute la nuit à Getsémané avant de se rendre à la croix. Cela doit être ainsi pour tous les Ministres de la Parole, esclaves de Jésus-Christ. Tous doivent entrer dans le ministère par le jeûne et la prière et l’achever de cette manière. Pas seulement au début et à la fin, mais durant le ministère. Car, la vie du Seigneur Jésus fut une vie de prière très remarquable. En effet, après avoir passé quarante jours dans le jeûne et la prière, le Seigneur revint du désert avec la puissance du Saint-Esprit. Aussi entama-t-il l’œuvre avec autorité :
On était frappé de son enseignement, car, il parlait avec autorité (Luc 4.32).
… Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent (Luc 4.36).
La puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons.
Pour tout cela, Jésus avait un seul secret, il priait. Il avait une pleine communion avec le Père.
Sa renommée se répandait de plus en plus… mais lui se retirait dans les déserts et priait (Luc 5.15-16).
En ce temps-là, Jésus se rendit à la montagne pour prier, et il passa toute la nuit dans la prière à Dieu.
Il existe dans cette vie de prière de Jésus, une image importante. Cette image est qu’il partageait sa vie de prière avec quelques-uns de ses disciples, notamment Pierre, Jacques et Jean. Cette image est un enseignement pour les disciples qui doivent comprendre qu’ils doivent s’assembler avec le Maître dans le secret pour prier :
Un jour que Jésus priait à l’écart et que ses disciples étaient avec lui… (Luc 9.18).
Huit jours environ s’écoulèrent après qu’il leur eut dit ces Paroles, puis Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier (Luc 9.28).
Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.
À force d’entraîner avec lui ses disciples dans la prière, ils ont fini par lui demander de leur enseigner la prière. Et Jésus, en bon Maître enseigna la prière aux disciples, qui assimilèrent assez bien la leçon, puisqu’ils devinrent des hommes de prière dans les Actes des apôtres. Un Ministre de la Parole ne peut réussir son ministère que par une vie de prière constante. C’est pourquoi, tous les serviteurs de Dieu sont invités au jeûne et à la prière devant Dieu. Mais comme nous l’avons déjà mentionné, ne peut prier que celui qui est préoccupé à bien remplir son ministère. Comme Paul le dit à Timothée :
Remplis bien ton ministère (2 Tim 4.5).
Un serviteur de Dieu doit beaucoup prier. Le pasteur doit porter les âmes qui sont sous sa responsabilité dans la présence de Dieu. L’apôtre doit prier pour les églises qui sont dans son champ. L’évangéliste doit prier pour les territoires à conquérir par l’Évangile et le prophète doit prier pour le réveil spirituel dans l’église. Le prophète doit veiller à ce que le peuple de Dieu ne s’endorme point.
Le disciple n’est pas plus grand que le Maître ; mais tout disciple accompli sera comme son Maître (Luc 6.40).
Cette Parole est vraie parce qu’elle est sortie de la bouche du Maître lui-même. Aucun disciple n’est plus grand que son Maître, mais le disciple qui est accompli dans l’enseignement et la vie du Maître devient lui-même un Maître. C’est pourquoi, celui qui vit pleinement dans la présence du Maître, assis pour l’écouter, finit par devenir un Maître. Que le disciple prie comme le Maître pria et il verra la gloire de Dieu.
Jésus-Christ, homme conduit par l’Esprit
Car, je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé (Jean 6.38).
Jésus leur répondit : mon Père agit jusqu’à présent : moi aussi j’agis (Jean 5.17).
Il existait une réelle communion entre le Père et le Fils, entre l’envoyé et celui qui envoie. Ici, Jésus-Christ, en tant qu’envoyé du ciel ne désirait que faire la volonté de celui qui l’avait envoyé, le Père. Le Père envoya le Fils comme un pasteur pour conduire à sa bergerie, les brebis égarées d’Israël. Ce ministère ne pouvait être réalisé sans un contact permanent avec Dieu. Ce rapport est strictement pour les Ministres de la Parole avec Jésus, le Maître de l’œuvre. En effet, Jésus, en tant que celui qui a reçu premièrement la commission du Père, délégua son ministère à plusieurs dans l’église pour le poursuivre. C’est pourquoi, les mandataires doivent être en communion avec celui qui mandate pour connaître ce qu’ils doivent faire. Le Seigneur lui-même l’avait dit de manière remarquable aux disciples :
Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie (Jean 20.21).
Le Père envoya le Fils, le Fils fit des disciples et les envoya aussi dans le champ de mission. C’est pourquoi, de même que le Seigneur ne faisait rien de lui-même, aucun Ministre non plus ne doit agir de lui-même :
En Vérité, en Vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire par lui-même, mais seulement ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement (Jean 5.19).
De même que le Fils fait ce qu’il voit faire au Père, le Ministre de l’Évangile doit faire uniquement ce qu’il voit faire au Seigneur. Le contraire est certainement en dehors de la volonté de Dieu.
Tout ce que le Fils fait, le Ministre envoyé qui est son esclave doit le faire pareillement. À ce sujet, Jésus dit :
En Vérité, en Vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais vers le Père (Jean 14.12).
C’est le Père qui fait l’œuvre au travers du Fils, et c’est le Fils qui fait l’œuvre au travers du Ministre de la Parole.
En vue de faire l’œuvre du Père, le Fils s’est premièrement trouvé dans le Père, et le Père dans le Fils. Pareillement, le Ministre qui veut faire l’œuvre du Fils doit se trouver dans le Fils et le Fils en lui. C’est pourquoi, Jésus a dit :
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui (Jean 6.56).
Demeurer dans le Fils, c’est manger sa chair, c’est-à-dire vivre pleinement dans sa Parole et boire son sang, c’est-à-dire demeurer dans la plénitude de l’Esprit, dans la communion avec le Seigneur. Celui qui atteint pleinement ce degré de communion expérimente la plénitude et la puissance de l’Esprit. Un tel Ministre chasse les démons, guérit les malades, ressuscite les morts, prêche la Vérité avec puissance et autorité, reçoit des instructions directes de Jésus et ne peut agir sans son accord. Un tel serviteur de Dieu vit pleinement dans la sainteté et expérimente une conduite particulière du Saint-Esprit. En dehors d’une telle communion, l’exercice du ministère devient très difficile.
La puissance et l’influence de l’onction dans le ministère
L’exercice du ministère est subordonné à la réception de l’onction par le Seigneur Jésus. Dans l’Ancien Testament, l’onction était symbolisée par l’huile que les prophètes et les sacrificateurs mettaient sur la tête des serviteurs de Dieu et des rois. La Bible mentionne de manière très remarquable la place de l’onction dans le sacerdoce qui est le service divin.
Tu feras avancer Aaron et ses fils vers l’entrée de la tente d’assignation, et tu les laveras avec de l’eau. Tu revêtiras Aaron des vêtements sacrés, tu l’oindras, et tu le sanctifieras, pour qu’il soit à mon service dans le sacerdoce. Tu feras approcher ses fils, tu les revêtiras des tuniques, et tu les oindras comme tu auras oint leur père, pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce. Cette onction leur assurera à perpétuité le sacerdoce parmi leurs descendants (Ex 40.13-15).
Sans contredit, c’est l’onction de l’Esprit qui intègre les disciples dans le ministère comme cela est attesté dans les ordres donnés à Moïse. Aucun homme ne peut entrer dans le ministère sans l’approbation de Dieu par l’onction. C’est pourquoi, tous les lévites ont reçu à chaque fois l’onction d’huile avant d’agir dans la maison de Dieu.
Aaron reçut l’onction par Moïse avant d’entrer dans le sacerdoce. Dans le Nouveau Testament, c’est seulement à la Pentecôte que les disciples expérimentèrent pleinement la présence du Saint-Esprit et la manifestation de l’onction, laquelle était posée sur leur tête comme une langue de feu. Mais avant, Jésus les avait prévenus en ces termes :
Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit, survenant sur vous, et vous serez mes témoins… (Act 1.8).
Cette Parole s’est accomplie quelques jours après :
Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un souffle violent qui remplit toute la maison… des langues de feu et qui se séparaient les unes des autres leur apparurent ; elles se posèrent sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint… (Act 2.1-4).
C’est cette onction qui a vraiment introduit les disciples dans le ministère, les délivrant ainsi de la timidité qu’ils affichaient tous au départ. L’apôtre Pierre qui avait renié le Seigneur devant une femme, prêcha le Christ avec puissance et autorité. C’est pourquoi, Paul dit :
Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité au contraire vient de Dieu (2 Cor, 3.5).
Dans la parabole des talents, le Seigneur Jésus lui-même reconnaît que chacun des serviteurs de Dieu reçoit ses charges en fonction des capacités que Dieu donne :
Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre et un au troisième ; à chacun selon sa capacité, et il partit (Mat 25.15).
En effet, Dieu donne la charge en fonction des capacités. Ainsi, aucun Ministre de la Parole ne peut se plaindre de son travail ou de son champ de mission. Étant extérieure à la personne du serviteur de Dieu, il est évident que l’onction a des conséquences surnaturelles sur la vie des oints. Nous parlerons de cela en rapport seulement avec le service divin, opéré par certains hommes de Dieu.
L’onction est pour toute la vie
Les Écritures témoignent que l’onction est pour toute la vie, parce qu’elle est attachée au service divin qui est aussi pour toute la vie. Même, à la mort, l’onction demeure sur les os. Les os du prophète Élisée ressuscitèrent un mort qui glissa dans sa tombe (2 Rois 13.21).
Moïse est mort avec l’onction. Josué aussi, ainsi que tous ceux qui ont servi Dieu dans la loyauté et la fidélité. Selon 1 Jean 2.27 :
L’onction que nous avons reçue de lui demeure en nous.
Pour nous, l’onction que nous avons reçue de Dieu demeure en nous et ne peut nous quitter. Elle peut s’éteindre momentanément, mais elle demeure en nous, tant que nous demeurons en Christ. Paul dit à ce propos :
N’éteignez pas l’Esprit… (1 Thes 5.19).
La puissance est attachée à l’onction
La puissance de Dieu est attachée à l’onction. Il y a eu des prodiges et des miracles dans la vie des serviteurs de Dieu qui ont expérimenté la pleine onction de Dieu. Moïse était revêtu de la puissance de Dieu, laquelle se trouvait dans le bâton qu’il avait à la main. Élie aussi était revêtu de la puissance de Dieu. Il fit de grands miracles. Élisée aussi était revêtu de la puissance de Dieu. Ces deux prophètes ressuscitèrent des morts et firent des prodiges dans tout Israël. Dans le Nouveau Testament, la puissance de Dieu qui fut manifestée est le Seigneur Jésus lui-même. C’est pourquoi, celui qui reçoit le Christ, reçoit la puissance de Dieu :
Nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs (1 Cor, 1.23-24).
Dans la manifestation des ministères, l’onction fut pleinement expérimentée par les apôtres. Cette puissance ne fut manifestée qu’après le baptême de feu à la Pentecôte. Après ce passage à la chambre haute, il est indiqué ceci :
Beaucoup de signes et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous d’un commun accord au portique de Salomon.
C’est, revêtu de la puissance de Dieu que Philippe descendit en Samarie :
Les foules d’un commun accord, s’attachaient à ce que disait Philippe, en apprenant et voyant les miracles qu’il faisait. Car, des esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques… beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris (Act 8.5-7).
La puissance de Dieu est attachée à l’onction, avec les dons de l’Esprit, notamment la Parole de sagesse, la Parole de connaissance, le discernement des esprits, l’interprétation des langues, etc.
L’autorité est attachée à l’onction
Jésus se rendit dans le temple, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du temple vinrent lui dire :
Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? (Mat 21.23)
La Bible rend témoignage que Jésus enseignait avec autorité :
Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine ; car, il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes (Mat 7.28-29).
On était frappé de son enseignement, car, il parlait avec autorité (Luc 4.32).
D’où tirait-Il son autorité ? La question fut posée par les pharisiens au Seigneur, mais ils ne reçurent point de réponse, parce que ces pharisiens étaient des hypocrites. Cependant, il est évident que le Seigneur reçut son autorité de l’onction du Père. Cette onction lui vint du ciel sous une forme corporelle, comme une colombe :
L’Esprit est descendu sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe (Luc 3.22).
Tel Jésus agit avec autorité, tels les Ministres de la Parole doivent agir avec l’autorité de Jésus. Comme Paul exhorte Tite :
Ainsi donc dois-tu parler, exhorter et reprendre en toute douceur, avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise (Tite 2.15).
L’homme de Dieu est habilité à agir avec autorité et puissance au nom du Seigneur parce que l’autorité se trouve dans l’onction reçue pour le ministère. Un Ministre de la Parole est une autorité dans l’Église. L’autorité du Ministre de la Parole s’exprime partout dans le Corps de Christ. De quelle autorité David avait-il défié puis terrassé Goliath alors que tous les officiels d’Israël étaient réunis sur le champ de bataille ? L’autorité de David provenait de l’onction qu’il avait reçue de Dieu par le prophète Samuel. C’est ainsi. Celui qui est oint comme Ministre de la Parole est une autorité dans l’Église et doit être reconnu comme tel.
Une chose est d’avoir l’autorité et une autre est de l’exercer. En effet, certains Ministres de la Parole ont fini par anéantir l’autorité dans leur ministère, en sorte qu’ils jouissent devant les hommes d’aucune considération. Or, l’humilité n’exclut pas l’autorité, pas plus que l’exercice de l’autorité est source d’orgueil et de domination. Ceci doit être bien entendu par les uns et les autres, car, c’est l’autorité affichée par l’homme de Dieu qui fragilise la sérénité de l’ennemi. Mais celui qui veut inquiéter le diable par son autorité doit se sanctifier et être irréprochable à tous égards comme c’est écrit :
Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait (Mat 5.48).
Celui qui n’est pas en ordre ne peut exercer correctement l’autorité. C’est pourquoi, des exorcistes furent chassés eux-mêmes par les démons alors qu’ils voulaient imiter Paul :
Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, au point qu’on appliquait sur les malades, des linges ou des étoffes qui avaient touché son corps, alors les maladies les quittaient, et les esprits mauvais sortaient (Act 19.11-12).
Quelques exorcistes juifs ambulants entreprirent d’invoquer sur ceux qui avaient des esprits mauvais, le nom du Seigneur Jésus, en disant : je vous adjure par Jésus, celui que Paul prêche !… l’esprit mauvais leur répondit : je connais Jésus et je sais qui est Paul ; mais vous ; qui êtes-vous ? (Act 19.13-15).
Les exorcistes voulaient usurper l’autorité de Jésus, conférée à Paul pour les besoins du ministère. Mais ils furent démasqués par le démon, lequel les maîtrisa et les molesta. Dans l’expérience de ces exorcistes, il apparaît que le démon reconnaît le Christ et l’autorité de Paul. Ceci est remarquable et doit être bien retenu. Car, l’ennemi connaît les hommes de Dieu. C’est pourquoi, celui qui veut exercer l’autorité qui se trouve dans l’onction qu’il a reçue, doit être net vis-à-vis de l’ennemi pour être efficace. Il ne doit se trouver dans la condition des exorcistes en question.
L’influence de l’onction dans le ministère
L’onction donne de l’influence aux hommes de Dieu. En ce qui concerne Jésus, il est dit de lui que :
Sa renommée se répandait de plus en plus, et les foules nombreuses se rassemblaient pour l’entendre et pour être guéries de leurs maladies (Luc 5.15).
L’onction fait la publicité de Dieu et donne de la renommée aux serviteurs de Dieu. Jean-Baptiste était dans le désert et les foules allaient à lui pour se faire baptiser. L’homme de Dieu ne doit pas omettre que l’onction donne de l’influence et de la renommée. Sur cette question, la Bible parle de quelques Ministres de Dieu qui furent rendus influents par l’onction divine, entre autres, Jésus, Paul, Pierre, Jacques, Jean, Philippe, etc.
Le Seigneur Jésus avait grandi dans une contrée dont on disait qu’il ne sortait jamais rien de bon. Mais, c’est bien de là qu’est sorti le Christ et de là qu’Il fut connu de tout le monde. Sa renommée se répandit partout à cause de la puissance qui se manifestait dans sa vie. L’autre chose remarquable est qu’il est indiqué que certains venaient pour l’écouter et d’autres pour être guéris de leurs maladies (Luc 6.18). Et le Christ faisait les deux choses : il prenait soin des âmes des hommes par la Parole et guérissait les malades physiques et spirituels. Cette Parole veut dire que l’onction attire. L’onction est comme du miel. Elle attire ceux des hommes qui sont affligés, malades dans leur cœur et qui ont besoin de délivrance. L’onction qui vient de Dieu, laquelle enseigne le serviteur de Dieu, réjouit le cœur des hommes, comme c’est écrit dans Actes 8. Après que Philippe ait guéri plusieurs malades par la puissance de Dieu en Samarie :
Il y eut une grande joie dans cette ville (Act 8.8).
Cette joie est venue dans les cœurs parce que les ténèbres avaient été dissipées par la puissance de Dieu qui avait chassé les démons et guéri les malades.
En tant que celui qui a reçu l’onction sans mesure, le Seigneur attira à lui, beaucoup de disciples. Il appela d’abord les douze disciples qui le suivirent sans résistance. Cette promptitude des disciples à suivre le Maître n’était pas simple. Mais c’était l’œuvre de l’onction :
Au bord de la mer, il vit deux frères, Simon appelé Pierre et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; en effet, ils étaient des pêcheurs. Il leur dit : suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.
En allant plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt, ils laissèrent la barque et leur père et le suivirent (Mat 4.21-22).
Quant à Matthieu, il abandonna le bureau des péages pour suivre Jésus :
En passant plus loin, Jésus vit un homme appelé Matthieu assis au bureau des péages. Il lui dit : suis-moi. Matthieu se leva et le suivit (Mat 9.9).
Jésus avait une onction puissante qui attirait les hommes à lui, sans broncher ; mais avec conviction et détermination. De cette même manière, il existe des hommes de Dieu dont la puissance de l’onction attire plusieurs dans leur environnement. À ce sujet, il peut être cité Jacques – Pierre et Jean, que la Bible appelle « les plus considérés de l’église de Jérusalem ».
Certes, il y avait les douze apôtres, mais trois d’entre eux étaient particulièrement considérés comme des colonnes dans l’assemblée. Paul rend témoignage d’eux en ces termes :
Jacques, Céphas et Jean considérés comme des colonnes dans l’église nous donnèrent la main d’association… (Gal 2.9).
Il est aussi dit de Jacques qu’il avait un entourage :
En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques… (Gal 2.11).
Quant à Pierre, il n’avait pas d’entourage, mais jouissait d’une grande renommée dans les églises de la Judée :
L’église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, elle s’édifiait, marchait dans la crainte du Seigneur et progressait par l’assistance du Saint-Esprit. Pierre qui parcourait tous ces lieux, descendit aussi vers les saints qui habitaient à Lydda (Act 9.31-32).
À Lydde, Pierre guérit Énée. Puis il se rendit à Jaffa, où il ressuscita Tabitha qui était morte. C’est encore Pierre que Dieu envoya dans la maison de Corneille pour proclamer le salut. À cause de son apostolat, Pierre eut la grâce parmi les douze d’opérer beaucoup de prodiges et de miracles. C’est lui qui guérissait les malades par son ombre.
Quant à Paul, il avait une grande responsabilité devant Dieu vis-à-vis des païens. Car, il lui fut dit :
Je t’ai pris du milieu de ce peuple et des païens vers qui je t’envoie, pour leur ouvrir les yeux, afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu, et qu’ils reçoivent le pardon des péchés et un héritage avec ceux qui sont sanctifiés par la foi en moi (Act 26.17-18).
À cause de ce ministère de Paul, Dieu lui donna une importante onction avec une place particulière dans l’histoire du salut. Comme Jacques, Paul avait un entourage dans le ministère. Ici, l’influence de l’onction se manifeste d’une manière particulière, en ce sens que plusieurs ministères travaillaient dans celui de Paul. Plusieurs ministères étaient attelés à celui de Paul, notamment celui de Timothée, de Tite, de Tychique, de Barnabas et de plusieurs autres frères.
Un ministère dans un autre – un champ de mission dans un autre
Paul et Timothée, serviteurs du Christ-Jésus, à tous les saints en Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres (Phil 1.1-2).
Paul, apôtre du Christ-Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses (Col 1.1-2).
Paul, prisonnier pour le Christ-Jésus et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé compagnon d’œuvre (2 Thés 1-1).
Paul, Sylvain et Timothée, à l’église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus-Christ (1 Thés 1-1).
Au regard de toutes ces déclarations, et de bien d’autres, contenues dans les écrits de Paul, on peut dire que le ministère de Timothée se trouvait pleinement dans celui de Paul. Le champ de mission de Timothée était inclus dans celui de Paul. Timothée avait reçu son appel par prophétie :
Ne néglige pas le don qui est en toi et qui t’a été donné par la prophétie avec l’imposition des mains du collège des anciens (1 Tim 4.14).
Paul ayant découvert Timothée, le prit avec lui :
… et voici qu’il y avait là un disciple du nom de Timothée, fils d’une femme juive, fidèle et d’un père grec. Les frères de Lystre et d’Iconium rendaient de lui un bon témoignage. Paul voulut l’emmener avec lui ; il le prit donc et le circoncit à cause des Juifs qui étaient dans les lieux (Act 16.1-3).
Depuis que Paul prit Timothée, les deux furent à l’œuvre partout dans le champ de mission attribué à Paul par le Seigneur. Timothée, comme plusieurs autres frères, travaillait uniquement dans le champ de Paul. Il ne travaillait que sur instruction de Paul. Sur ce sujet, il est dit entre autres :
Après ces événements, Paul forma le projet d’aller à Jérusalem en traversant la Macédoine et l’Achaïe. Il disait : après m’y être rendu, il me faudra aussi voir Rome. Il envoya en Macédoine deux de ses aides Timothée et Éraste et il resta lui-même quelque temps encore en Asie (Act 19.21-22).
À cet effet, je vous ai envoyé Timothée qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera mes voies en Christ, telles que je les enseigne partout dans toutes les églises (1 Cor, 4.17).
J’espère dans le Seigneur vous envoyer bientôt Timothée, afin d’être encouragé moi-même par les nouvelles que j’aurai de vous (Phil 2.19).
Nous avons envoyé Timothée, notre frère, ouvrier avec Dieu pour l’Évangile du Christ, afin de vous affermir et de vous exhorter dans l’intérêt de votre foi pour que personne ne soit ébranlé dans les tribulations présentes… mais Timothée vient de nous arriver de chez vous, il nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi, de votre amour, de bons souvenirs que vous gardez toujours de nous… (1 Thés 3.2-6).
Timothée était un vrai Ministre de la Parole, appelé au ministère par prophétie, mais il était toujours envoyé par Paul. Paul est resté très attaché à Timothée dans le ministère. C’est ce Timothée qui est resté à Éphèse quelques années, suite au départ de Paul de cette ville, après y avoir implanté une église. Le ministère de Timothée complétait celui de Paul dans le perfectionnement des saints dans les assemblées.
Il y avait aussi le ministère de Tite qui travaillait dans celui de Paul. Paul l’envoyait comme il envoyait Timothée :
Pour ce qui est de Tite, il est mon compagnon et mon collaborateur auprès de vous… (2 Cor, 8.23).
Ensuite je montai, à Jérusalem avec Barnabas, et je pris aussi Tite avec moi (Gal 2.1).
Tite fut chargé d’organiser les églises de la Crète :
Je t’ai laissé en Crète afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que selon mes instructions ; tu établisses des anciens dans chaque ville… (Tit 1.5).
Dans une lettre adressée à Timothée, Paul l’informe que Tite était en Dalmatie :
Crescens est allé en Galatie, Tite en Dalmatie (2 Tim 4.10).
Dans l’entourage de Paul se trouvait aussi Tychique qui était aussi à l’œuvre avec lui. Dans une adresse faite à Tite, il écrit ceci :
Lorsque je t’enverrai Artémas ou Tychique, empresse-toi de venir me rejoindre à Nicopolis, car c’est là que j’ai résolu de passer l’hiver (Tit 3.12).
Dans une autre adresse à Timothée, Paul l’informe qu’il a envoyé Tychique à Éphèse :
J’ai envoyé Tychique à Éphèse (2 Tim 4.12).
Pour que vous sachiez, vous aussi, ce qui me concerne et ce que je fais, Tychique, le frère bien-aimé, fidèle serviteur du Seigneur, vous mettra au courant de tout. Je l’envoie exprès vers vous, pour que vous connaissiez notre situation, et qu’il console vos cœurs (Éph 6.21-22).
Tychique, comme Timothée et Tite et plusieurs autres, fut à l’œuvre dans le champ de mission de Paul. Il fait partie de plusieurs compagnons de Paul qui furent cités dans Actes 20.4 :
Il y avait pour l’accompagner Sopater, Aristarque et Sécondus, Gaïus de Derbe, Timothée, ainsi que Tychique et Trophime…
Crescens, Artémas, Éraste, Philémon et plusieurs autres Ministres de la Parole travaillaient dans le champ de mission de l’apôtre Paul. L’onction de Paul qui suscita en lui un grand charisme et un grand zèle influença plusieurs serviteurs de Dieu et les introduisit dans son ministère. Nous mentionnons ce fait parce que dans l’exercice du ministère, il peut arriver que certains Ministres travaillent sous la direction d’un autre. C’est pourquoi, Paul dit :
Que selon mes instructions, tu établisses des anciens.
Certains frères pensent que les instructions provenant d’un serviteur de Dieu sont exclues dans le ministère. Mais l’expérience biblique montre que certains Ministres de la Parole – à cause de leur grande responsabilité dans le Royaume de Dieu – reçoivent une mesure d’onction plus importante que les autres et exercent de cette manière une influence particulière sur d’autres serviteurs de Dieu qu’ils entraînent dans le ministère. Ceci n’est pas du suivisme, mais de la réalité biblique. C’est pourquoi, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite dans le Royaume de Dieu. Que chacun marche selon l’appel qu’il a reçu du Seigneur, tout en sachant que là où se déroule un service divin se trouve établi un chef de service divin.
Deuxième partie : les cinq ministères de la Parole
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Les cinq ministères de la Parole
Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. Et il a donné les uns comme apôtres – les autres comme prophètes – les autres comme évangélistes – les autres comme pasteurs et docteurs pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ… (Éph 4.10-12).
Nés pour prêcher
Notre Seigneur Jésus, en tant que chef de l’œuvre, tient dans sa main droite cinq Ministères qui représentent cinq manifestations de sa vie en tant que serviteur de Dieu, pour accomplir sa volonté et prolonger son œuvre dans l’Église. Ces cinq Ministères tiennent une place importante dans l’œuvre de Dieu, au regard des missions qui leur sont assignées dans les Saintes Écritures. Cependant, plusieurs services existent dans la maison de Dieu. Nous retenons : les Ministères de la Parole, les services d’anciens, de diacres et la manifestation des dons.
En effet, le mot ministère signifie « service ». Pris dans cette simple définition, il peut s’appliquer à tous les services dans la maison de Dieu. Dans cette compréhension, on peut dire que la fonction d’ancien ou de diacre est un ministère – de même que le service d’une femme mariée dans son foyer. Mais la particularité des cinq Ministères dont il est question dans Éphésiens 4.11, par rapport aux autres services dans l’église, est que ces cinq Ministères sont strictement liés à la prédication de la Parole de Dieu. Ce sont cinq services de la Parole. Ainsi, ces cinq types de Ministres sont au service de la Parole de Dieu. Les Ministres de la Parole portent la Parole, chacun individuellement. Là où il y a des rassemblements, les Ministres de la Parole doivent être les premiers à prendre la Parole pour la prédication. Car la prédication dans la maison de Dieu est premièrement réservée de manière exclusive aux Ministres de la Parole. Les choses sont ainsi et doivent le demeurer. Il est malséant et regrettable de constater que certains frères, sous prétexte d’une quelconque responsabilité dans l’église, refusent de donner la Parole à ceux qui y ont droit, privant ainsi le peuple de Dieu de l’exercice des ministères qui doivent l’amener à la perfection. La jalousie ne doit pas prévaloir dans cette affaire, mais seulement le souci de parfaire le Corps de Christ.
Il y avait un homme de ce genre dans une église, se nommant Diotrèphe, lequel refusait de recevoir les Ministres de la Parole. Jean écrit à son sujet en ces termes :
J’ai écrit quelques mots à l’église, mais Diotrèphe qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit pas. C’est pourquoi, si je viens, je rappellerai les actes qu’il commet, en répandant contre nous des paroles mauvaises ; non content de cela, lui-même ne reçoit pas les frères… (3 Jn 9-10).
Cette situation se découvre souvent avec les anciens dont certains croient être les chefs des assemblées locales et avec d’autres dirigeants d’assemblées locales. Mais les choses ne sont pas ainsi, car ceux dont les destinées sont liées à l’Église qui est le Corps du Christ sont les Ministres de la Parole. Aucun ancien n’a été fait don à l’Église, ni aucun diacre, mais les Ministres de la Parole ont été faits don à l’Église. Ce sont eux les esclaves de celui qui nous a tous rachetés. C’est pourquoi, dans l’œuvre de Dieu, tout appartient aux Ministres de la Parole. Les Ministres sont ceux qui furent premièrement établis dans l’Église, lesquels établirent à leur tour des anciens sur les communautés pour les aider à exercer le ministère pastoral dans les assemblées locales.
Ce sont bel et bien les Ministres de la Parole qui ont été premièrement établis dans l’Église. Que cela soit bien su. À moins qu’une assemblée locale ne fasse pas partie du Corps de Christ ou de l’Église. Sinon là où il y a l’église, là sont en première ligne les Ministres de la Parole. Celui qui rejette un ministère, rejette Jésus lui-même et personne d’autre. Paul s’interroge :
Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous font-ils des miracles ? (1 Cor 12.29-30)
Bien sûr que non. Car à chacun cela est donné. À chacun son service dans la maison de Dieu. À chacun sa place dans la maison de Dieu. Celui qui ne prêche pas fait autre chose. Celui qui ne fait pas de miracles fait autre chose. Celui qui ne gouverne pas fait autre chose. Mais à chacun sa place. Aux Ministres, la chaire pour la prédication. Aux diacres, l’organisation du service dans le temple. Aux anciens l’exercice du ministère pastoral avec celui qui gouverne.
Puisque le monde avec sa sagesse n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication (1 Cor 1. 21).
Cette déclaration de Paul revêt une importance capitale depuis le commencement. En effet, Dieu a décidé de sauver les croyants par la folie de la prédication.
Aucun homme ne peut recevoir de salut nulle part en dehors de la prédication de la Parole de Dieu. Car la foi qui sauve vient en effet de ce qu’on entend la Parole de Christ. Mais comment les hommes entendront-ils parler de Jésus et de l’œuvre qu’Il a accomplie à la croix du calvaire s’il n’y a pas de témoins qui en parlent ? C’est pourquoi, les ministères ont été suscités. Car, puisque Dieu a décidé de sauver les hommes par la prédication de la Parole, Il s’est aussi choisi des prédicateurs dans le monde pour accomplir cette noble tâche. C’est ainsi que se trouvent parmi les saints des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des docteurs et des pasteurs, lesquels ont été envoyés pour sauver les hommes en prêchant la Parole de Vie.
Oh ! Combien de fois il est important que ces choses soient sues par l’Église de Jésus-Christ ! Car les hommes sont seulement sauvés par la folie de la prédication de l’Évangile. Aucune autre chose ne peut sauver les hommes. En effet, si la foi vient effectivement de ce qu’on entend la Parole de Vie qui est l’Évangile de Christ, c’est que les hommes ne peuvent qu’être sauvés par la prédication. C’est pourquoi, le livre d’Apocalypse dit dans chaque âge : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises » – car l’onction de la vie se trouve sur les prédicateurs des Saintes Écritures. En retour, le peuple de Dieu doit avoir suffisamment d’intelligence spirituelle pour écouter et comprendre la Parole de Vie qui sort de la bouche des serviteurs de la Parole que sont les Ministres de l’Évangile.
De même que Dieu a résolu de sauver les hommes par la prédication, le diable a aussi résolu de donner la mort par la prédication. C’est pourquoi, le diable a des prédicateurs. Ces hommes sont issus du milieu de nous et prêchent de fausses doctrines. Ils portent en eux-mêmes la marque de la mort et sèment des doctrines pernicieuses parmi les enfants de Dieu. Ils apprennent sans jamais connaître la Vérité, parce qu’envahis par l’onction de l’erreur. Ces hommes sont des faux prophètes, parce qu’ils prêchent l’erreur et le mensonge. Ces hommes sont aussi de faux christs parce qu’ils sont sous l’influence d’une fausse onction qui est l’onction de l’erreur et de l’égarement. Mais le temps est venu pour le peuple de Dieu de s’attacher résolument aux ministères établis dans l’Église de Jésus-Christ pour avoir la vie et parvenir à la foi parfaite.
Comme des lévites
Dans leur marche, les Israélites commirent un grand péché. Ils adorèrent un veau fabriqué avec de l’or. Moïse, dès son retour de la montagne du Sinaï, se rendit compte de la bêtise du peuple et se tint à part, avant d’appeler à lui ceux qui sont pour l’Éternel.
Moïse se tint à la porte du camp et dit : à moi ceux qui sont pour l’Éternel ! Et tous les fils de Lévi s’assemblèrent autour de lui. Il leur dit : ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : que chacun de vous mette son épée au côté ; traversez et parcourez le camp d’une porte à l’autre, et que chacun tue son frère, son ami, son parent. Les fils de Lévi agirent selon l’ordre de Moïse ; et il tomba parmi le peuple environ trois mille hommes ce jour-là. Moïse dit : consacrez-vous aujourd’hui à l’Éternel, chacun même au prix de son fils, ou de son frère, afin qu’Il vous accorde aujourd’hui une bénédiction (Ex 32.26-29).
L’alliance de Dieu avec la tribu de Lévi commença là dans cette œuvre ; car les hommes de ce peuple n’hésitèrent point à se ranger du côté de l’Éternel en tuant leurs frères qui vivaient dans l’idolâtrie. Ils furent les premiers à répondre promptement à l’appel de Moïse au moment où Dieu cherchait des hommes pour faire passer par l’épée certaines personnes parmi le peuple. C’est de cette manière que Phinée n’hésita pas à tuer l’Israélite et la Madianite dans leur tente.
C’est pourquoi, tu diras que je lui accorde mon alliance de paix (Nomb 25.12).
Dieu accorda une alliance de paix à Phinée à cause de l’acte de bravoure qu’il posa.
Plus tard, quand Dieu cherchait des hommes pour servir dans le tabernacle, l’Éternel eut recours à cette tribu qu’il consacra à son service.
L’Éternel parla à Moïse et dit : prends les lévites du milieu des Israélites et purifie-les. Voici comment tu les purifieras. Fais sur eux une aspersion d’eau pour le péché ; qu’ils fassent passer le rasoir sur tout leur corps ; qu’ils nettoient leurs vêtements, et qu’ils se purifient. Ils prendront ensuite un jeune taureau, avec l’offrande correspondante de fleur de farine pétrie à l’huile ; et tu prendras un autre jeune taureau comme victime pour le péché (Nomb 8.5-8).
Les lévites étaient entièrement consacrés à Dieu parce qu’ils n’étaient même pas dénombrés parmi les Israélites :
Les lévites, selon la tribu de leurs pères ne furent pas dénombrés parmi eux. L’Éternel parla à Moïse et dit : tu ne dénombreras pas la tribu de Lévi et n’en feras pas le relevé au milieu des Israélites. Remets aux soins des lévites le tabernacle du témoignage, tous ses ustensiles et tout ce qui lui appartient. Ils porteront le tabernacle et tous ses ustensiles, ils en feront le service, et ils camperont autour du tabernacle… les lévites auront la garde du tabernacle du témoignage (Nomb 1.47-53).
Les lévites avaient la responsabilité des choses saintes pendant tout le voyage dans le désert jusque dans la terre promise. Moïse et Aaron qui étaient frères étaient eux-mêmes des lévites (Exod 2.1-2). Quand ils furent appelés au service, ils devraient d’abord être purifiés par de l’eau pour le péché. Ceci est pareil pour les Ministres de la Parole qui sont appelés au service de Dieu. Comme les lévites, ils doivent aussi expérimenter la miséricorde et le pardon de Dieu qui les introduit automatiquement dans la nouvelle naissance (Jn 3.3) et le baptême de l’Esprit. Puis ils doivent faire passer le rasoir sur tout leur corps pour ôter tous les poils, car les poils cachent des impuretés sur le corps. C’est ainsi que le Ministre doit faire de la sanctification et de la piété une vie propre, comme la vie de Dieu et ne point se laisser emporter par la vie de souillure et d’impureté.
Il est demandé aux lévites de faire un sacrifice avec un jeune taureau. Ceci est vrai selon la Parole. En effet, tout homme qui est appelé au service divin doit faire un sacrifice : Dieu dit à Abraham :
Prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe pour me les offrir (Gen 15.9).
Abraham fut emmené à faire ce sacrifice lorsque Dieu l’appela pour le servir. Lorsque Élisée fut appelé à suivre Élie, il fit un sacrifice :
Élie passa près d’Élisée et jeta son manteau sur lui. Élisée abandonna ses bœufs, courut derrière Élie et dit : Je vais embrasser mon père et ma mère et je te suivrai… Il revint prendre une paire de bœufs qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair et la donna à manger au peuple, il fit aussi un sacrifice (1 Rois 19.19-21).
Plusieurs, après avoir reçu un appel particulier ou une révélation, ont fait un sacrifice à Dieu. De cette même manière, tous les Ministres de la Parole sont tenus d’accomplir un sacrifice suprême avant d’intégrer le service divin : le renoncement à soi-même – le renoncement à ses propres intérêts pour rechercher et accomplir ceux du Christ. Ce sont là des sacrifices. Et le sacrifice est perpétuel dans la vie du Ministre de la Parole ; c’est pourquoi, Abraham, par la suite, accomplit un autre sacrifice sur la montagne Morija. Abraham avait fait un premier sacrifice dans la vallée, mais cette fois-ci, il alla plus loin, sur la montagne, avec son propre fils pour le sacrifier. Mais telle est la vie du Ministre et telle est la croissance des hommes de Dieu. Ils servent Dieu de sacrifice en sacrifice. C’est pourquoi, la Bible dit :
Rassemblez-moi mes fidèles qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice ! (Ps 50.5)
Le sacrifice ici n’est pas celui de Jésus. Car le sacrifice de Jésus nous a réconciliés avec Dieu. Par ce même sacrifice, Dieu a fait une alliance avec les hommes. Mais les fidèles qui font alliance avec Dieu le scellent par leur propre sacrifice – le renoncement complet à eux-mêmes. Car, ayant offert son Fils en sacrifice pour le péché, Dieu attend aussi du croyant qu’il lui dédie sa vie en retour. C’est ce sacrifice qu’Abraham accomplit :
En ce jour-là l’Éternel conclut une alliance avec Abraham en disant : je te donne ce pays à ta descendance (Gen 15.18).
Il existe une alliance particulière entre le serviteur de Dieu et le Dieu qu’il sert dans le secret. C’est une alliance dont les termes sont connus par les deux concernés. Paul pouvait dire à ce propos : « C’est le Seigneur qui me juge. Il m’importe peu d’être jugé par vous. » Tout Ministre de la Parole doit savoir que l’appel exige inévitablement et nécessairement des sacrifices pour être efficace dans le ministère. À défaut, l’homme de Dieu sera un serviteur infidèle. De la même manière que le sacrifice d’Élisée fut mangé par tout le peuple, le serviteur de Dieu se sacrifie pour tout le peuple et non pour lui-même. Le vœu de vocation est partagé par tout le peuple, lequel doit pleinement bénéficier du service du Ministre de la Parole. C’est d’ailleurs pour cette raison que Dieu fit approcher seulement le peuple de Lévi autour de lui.
Comme des dons à l’Église
Les ministères sont des dons à l’Église. Et les Ministres sont des esclaves parmi le peuple de Dieu – des captifs – des hommes domptés par le Seigneur Jésus-Christ lui-même.
Tu feras approcher les lévites devant la tente de la rencontre et tu rassembleras toute la communauté des Israélites. Tu feras approcher les lévites devant l’Éternel, les Israélites poseront leurs mains sur les lévites (Nomb 8.9-10).
Aaron fera tourner de côté et de l’autre les lévites devant l’Éternel comme une offrande de la part des enfants d’Israël ; et ils seront consacrés au service de l’Éternel (Nomb 8.11).
Ici, les lévites sont présentés comme un sacrifice provenant de la part de tout Israël. En sorte que les lévites sont considérés comme des hommes consacrés.
Tu feras tenir les lévites debout devant Aaron et devant ses fils ; et tu les feras tourner de côté et d’autre comme une offrande à l’Éternel. Tu sépareras les lévites du milieu des enfants d’Israël, et les lévites m’appartiendront (Nomb 8.13-14).
Les lévites étaient séparés du peuple de Dieu. Ce sont eux qui s’occupaient du travail de la tente. Ils ne faisaient autre chose que le service de la tente. C’était eux qui lisaient la loi et qui la faisaient comprendre au peuple. C’est du milieu d’eux également que sortaient les sacrificateurs :
Le sacrificateur Esdras apporta la loi devant l’assemblée, composée d’hommes et de femmes et de tous ceux qui comprenaient ce qu’ils entendaient… Il lut dans le livre depuis le matin jusqu’au milieu du jour, devant la place qui est en face de la porte des eaux… Josué, Bani, Chérébi, Yamîn… et les lévites faisaient comprendre la loi au peuple, et le peuple restait debout à sa place… Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu (Néh 8.1-8).
Néhémie, le gouverneur, Esdras le sacrificateur – scribe et les lévites qui enseignaient le peuple dirent à tout le peuple : ce jour est consacré à l’Éternel votre Dieu… (Néh 8.9).
C’est ainsi que les lévites étaient consacrés. De cette même manière, les Ministres de la Parole sont ceux qui lisent la loi de Dieu et qui l’interprètent pour le peuple. Les Ministres de la Parole sont les interprètes de Dieu par l’onction qu’ils reçoivent pour le service divin.
Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul parlant du sujet traduit exactement les mêmes pensées de Dieu en ces termes :
C’est pourquoi, il est dit : il est monté dans les hauteurs, il a emmené des captifs, et il a fait des dons aux hommes… c’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs (Éph 4.8-11).
Tel que c’est écrit, il est établi que les Ministres de l’Évangile sont des serviteurs de Dieu qui ont été emmenés captifs dans le triomphe du Christ et sont devenus des prisonniers. En effet, Dieu voulant assurer la présence du ministère de Jésus-Christ sur la terre a choisi des hommes, leur a livré la guerre et les a vaincus. Il en a fait ses propres esclaves et les a ensuite mis à la disposition de l’Église, laquelle est son propre Corps afin de la servir. Ainsi, le Seigneur a fait de ces hommes des dons à l’Église. À ce sujet la Bible dit :
Voici, j’ai pris vos frères, les lévites du milieu des enfants d’Israël. Donnés à l’Éternel, ils vous sont remis en don pour faire le service de la tente d’assignation. Toi et tes fils avec toi, vous observerez les fonctions de votre sacerdoce pour tout ce qui concerne l’autel et pour ce qui est en dedans du voile : c’est le service que vous ferez. Je vous accorde en pur don l’exercice du sacerdoce. L’étranger qui approchera sera mis à mort (Nomb 18.6-7).
Dieu a fait don des ministères à l’Église comme il fit don des lévites aux Israélites pour s’occuper du service divin. Oh ! Alléluia ! Le Seigneur ne change pas sa pensée. L’Ancien Testament était vraiment l’ombre des choses à venir. Ce ne sont pas seulement les lévites qui furent faits don, mais aussi le service pour lequel ils furent mandatés. « Je vous accorde en pur don l’exercice du sacerdoce. » Aucun étranger n’avait le droit de s’approcher du sacerdoce parce que c’est une œuvre dévolue à des hommes consacrés. Aujourd’hui, l’œuvre de Dieu est envahie par plusieurs qui se réclament Ministres de la Parole, parce qu’ils savent certainement lire les Saintes Écritures. Mais la réalité est tout autre. Car, non seulement les Ministres sont des hommes choisis et consacrés, mais également, le travail qu’ils font est un service consacré – un sacerdoce dévolu à eux seuls. Nul n’a le droit de s’y intégrer sans un appel provenant de Dieu lui-même – à moins d’y avoir été consacré par les Ministres eux-mêmes. C’est dans cet esprit d’ailleurs que sont consacrés les anciens et les diacres dans les églises par les Ministres de la Parole qui sont nés étant déjà consacrés au Seigneur.
Principe fondamental : vivre de son appel
Voici ce qui t’appartient parmi les choses très saintes qui me sont consumées par le feu : toutes leurs offrandes, tous leurs dons, tous leurs sacrifices d’expiation, et tous les sacrifices de culpabilité qu’ils m’offriront ; ces choses très saintes seront pour toi et pour tes fils (Nomb 18.9).
Voici encore ce qui t’appartiendra : tous les dons que les enfants d’Israël présenteront par élévation et en les agitant de côté et d’autre, je les donne à toi, à tes fils et à tes filles avec toi, par une loi perpétuelle. Quiconque sera pur dans ta maison en mangera.
Je te donne les prémices qu’ils offriront à l’Éternel : tout ce qu’il y aura de meilleur en huile, tout ce qu’il y aura de meilleur en moût et en blé. Les premiers produits de leur terre qu’ils apporteront à l’Éternel seront pour toi. Quiconque sera pur dans ta maison en mangera. Tout ce qui sera dévoué par interdit en Israël sera pour toi (Nomb 18.11-14).
Dans les Évangiles, le Seigneur Jésus, donnant des instructions à ses disciples, leur dit :
Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : que la paix soit sur cette maison ! … demeurez dans cette maison-là, mangez et buvez ce qui s’y trouve ; car, l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison… (Luc 10. 3-7).
Ce n’est point de la mendicité, mais l’ouvrier mérite son salaire. Un Ministre de la Parole part en mission les mains vides, parce que le Seigneur le met à la charge des bonnes volontés. Le Seigneur Jésus lui-même n’avait pas de lieu où reposer sa tête. Il était invité de maison en maison par ceux qui croyaient en lui. Dieu qui est juste partage avec ses serviteurs, les avantages et les produits du service de l’autel. Celui qui est consacré à l’autel et qui sert l’autel se nourrit à l’autel :
Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ? De même aussi, le Seigneur a ordonné que ceux qui annoncent l’Évangile vivent de l’Évangile (1 Cor, 9.13).
Il est aussi écrit que « Tu ne muselleras pas le bœuf lorsqu’il foule le grain, et l’ouvrier mérite son salaire » (1 Tim 5.18).
La règle est sans appel. Celui que Dieu envoie et qui prêche la Parole de l’Évangile doit vivre de l’Évangile. Celui qui a part à la chaire doit vivre de la chaire. Car, comme Paul le dit encore :
Personne ne fait le service militaire à ses propres frais… Qui plante une vigne et n’en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître le troupeau et ne se nourrit pas du lait du troupeau ? (1 Cor 9.7-10)
De la même manière que les lévites ont été mis de côté, les Ministres de l’Évangile ont été aussi mis de côté par le Seigneur pour servir le Corps de Christ. À ce titre, leur vie se trouve directement liée à la marche de toute l’Église. Il appartient donc à l’Église de prendre soin de ceux que Dieu envoie. Non pas ceux qui s’envoient eux-mêmes, mais ceux que Dieu envoie. Car, Paul dit : « Et comment entendront-ils parler de lui, sans prédicateurs ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? » (Rom 10.15).
Toutefois, le Seigneur demande à ses disciples de ne pas aller de maison en maison, car, ce serait mal faire : « Ne passez pas de maison en maison. » Les hommes de Dieu ne doivent pas se comporter comme des mendiants, en échangeant le service qu’ils rendent aux hommes avec leurs biens. Sur ce point, le Seigneur sachant que des serviteurs cupides pourraient être tentés d’agir de cette manière, a fait une mise en garde en relation avec l’exercice de sa puissance : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mat 10.8).
À vrai dire, il existe beaucoup de problèmes sur les questions d’argent dans l’Église. Plusieurs ignorent l’usage qui doit être fait de l’argent dans la maison de Dieu. Mais la Bible est claire en ce qui concerne les Ministres de la Parole. Il appartient à l’église de pourvoir à leurs besoins. À ce sujet, les épîtres apportent des éclaircissements édifiants sur la pratique au temps des apôtres. Paul écrivait à son compagnon Tite de pourvoir aux besoins des Ministres qui allaient lui rendre visite :
Aie soin de pourvoir au voyage de Zénas, le docteur de la loi, d’Apollos en sorte que rien ne leur manque. Il faut que les nôtres aussi apprennent à exceller dans les œuvres bonnes pour subvenir aux nécessités urgentes, afin de ne pas être sans fruits (Tite 3.13-14).
Jean aussi écrit à Gaïus en ces termes :
… tu feras bien de pourvoir à leur voyage d’une manière digne de Dieu, car, c’est pour le nom du Seigneur qu’ils sont partis, sans rien recevoir des païens. Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d’être ouvriers avec eux pour la Vérité (3 Jean 6-8).
Paul écrivant aux Philippiens souligna aussi l’œuvre qu’ils accomplissaient en sa faveur :
Cependant vous avez bien fait de prendre part à ma tribulation. Vous le savez vous-mêmes, Philippiens, au commencement de la prédication de l’Évangile, quand j’ai quitté la Macédoine, aucune église n’entra en compte avec moi pour ce qu’elle donnait et recevait ; vous avez été les seuls à le faire, car, à Thessalonique déjà, et à deux reprises, vous m’avez envoyé de quoi pourvoir à mes besoins (Phil 4.14-16).
Les Philippiens avaient pourvu aux besoins de Paul comme de bons croyants, reconnaissant en Paul, un serviteur de Dieu, mandaté pour leur donner la Parole de Vie afin qu’ils vivent. Aux temps des apôtres, la libéralité n’était pas exercée aussi parfaitement par les églises. C’est pourquoi, Paul exhorte par endroit les frères à entreprendre la libéralité : « Cependant, n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car, c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir » (Hébr 13.16).
Le même Paul exhortait les Galates de la même manière : « Que celui à qui l’on enseigne la Parole fasse participer à tous ses biens celui qui l’enseigne » (Gal 6.6).
Paul se plaignait aussi de l’attitude des Corinthiens qui avaient certainement murmuré au sujet de l’assistance à apporter aux serviteurs de Dieu. Il dit :
Si nous avons semé pour vous des biens spirituels ; est-ce excessif que nous moissonnons vos biens matériels ? Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir ? (1 Cor, 9.11).
Que ce soit aux temps apostoliques comme maintenant parmi nous, certains frères ont pris en otage les trésors du Seigneur, qu’ils gèrent selon leur propre entendement sans aucun discernement. Mais la Bible enseigne l’assistance des serviteurs de Dieu, notamment des Ministres de la Parole, comme une obligation des églises. Car, le Ministre de l’Évangile est mis à part pour le service de l’autel, au bénéfice des saints.
Comme cette responsabilité de l’église n’est pas toujours bien remplie à l’endroit des ministères, plusieurs Ministres préfèrent travailler eux-mêmes pour éviter de tendre la main, comme le faisait l’apôtre Paul :
Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et je n’écris pas ainsi pour qu’ils me soient attribués ; car, j’aimerais mieux mourir… personne ne m’enlèvera ce sujet de gloire (1 Cor, 9.15).
Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les vêtements de personne. Vous savez vous-mêmes que ces mains ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. En tout, je vous ai montré qu’il faut travailler ainsi, pour venir en aide aux faibles et se rappeler les Paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir (Act 20.33-35).
Paul a dû travailler de ses propres mains pour pourvoir à ses propres besoins et aux besoins de ses compagnons. À Corinthe, il tissait des tentes :
Il y avait un Juif du nom d’Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie, avec sa femme Priscille… il se lia d’amitié avec eux ; et comme il avait le même métier, il demeura chez eux, et ils travaillaient ensemble : ils étaient, de leur métier, des fabricants de tentes (Act 18.2-3).
C’est à cause des Ministres de l’Évangile qu’ont été instituées les dîmes et les offrandes dans la maison de Dieu.
Je donne comme héritage aux fils de Lévi toute dîme en Israël, en échange du service qu’ils font, le service de la tente de la rencontre (Nomb 18.21).
Et moi, voici que je te donne la garde des offrandes prélevées pour moi, je te les donne ainsi qu’à tes fils, avec tout ce que consacrent les Israélites, comme droit d’onction par une prescription perpétuelle… (Nomb 18.8).
Les dîmes et les offrandes sont prélevées comme des salaires pour les Ministres de la Parole et les autres ouvriers qui travaillent dans la maison de Dieu. Ainsi les églises et tous ceux qui bénéficient de l’exercice des ministères doivent soutenir les serviteurs et l’œuvre de Dieu.
Les apôtres et les prophètes au fondement de l’Église et de l’œuvre de Dieu
Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle (Éph 2.20).
Il existe une chose importante dont il faut tenir compte dans la réflexion sur les cinq Ministères de la Parole. Il s’agit de la particularité des ministères d’apôtre et de prophète. Je parle ici des apôtres et des prophètes messagers. Ces deux ministères sont deux piliers importants pour l’Église de Jésus-Christ dans le Nouveau Testament. C’est pourquoi, le Saint-Esprit les met en exergue dans les Saintes Écritures. Les apôtres et les prophètes du Nouveau Testament sont ceux qui ont reçu la révélation du mystère de Christ, selon qu’il est écrit :
Le mystère de Christ n’avait pas été porté à la connaissance des fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit à ses saints apôtres et prophètes (Éph 3.5).
Dans le Nouveau Testament, tout nouveau commencement intervient par les apôtres et les prophètes messagers. L’Évangile a été introduit parmi les Juifs par l’apôtre Pierre. Dans les nations païennes, c’est Paul qui a porté le flambeau du Christ. Lorsque Dieu se saisit d’un apôtre ou d’un prophète messager, c’est souvent en vue de la réalisation d’une importante œuvre. C’est pourquoi, ces deux ministères précèdent toujours les autres dans les nouveaux commencements de l’œuvre de Dieu. Les nouveaux commencements supposent un retour à ce qui était à l’origine ou l’entrée en vigueur d’une nouvelle vision qui était déjà prévue dans le plan de Dieu. À cause de l’importance de leur appel, l’apparition des apôtres et des prophètes dans l’Église doit amener les fils de Dieu à s’interroger sur l’orientation que le Seigneur veut à nouveau donner à son plan. Paul a posé le fondement de la maison de Dieu en tant qu’apôtre et architecte. Mais après lui, il devrait avoir d’autres apôtres et prophètes architectes comme lui pour veiller à ce que la maison dont le fondement avait été posé au commencement, soit construite selon le modèle divin. Les apôtres et les prophètes ont donc le plan de Dieu en main pour retrouver dans les âges de l’Église, les anciens fondements, en vue de poursuivre ce qui était au commencement. En cela, leur mission est toujours difficile – d’autant plus que les hommes, et notamment les chrétiens, boudent toujours les changements et le retour à la Vérité. Chaque retour à ce qui était au commencement suscite des oppositions et des grincements de dents dans le peuple de Dieu.
Ainsi, le Seigneur, l’Éternel ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes (Amos 3.7).
L’Éternel ne fait rien sans informer ses prophètes, car, les prophètes sont dans le secret de Dieu. Dieu leur a donné des sens qui les mettent directement en contact avec lui. Les prophètes ont des yeux particuliers qui voient simultanément dans le visible et l’invisible. Ils ont également des oreilles particulières qui entendent ce que tout le monde n’entend pas. Samuel dit à Saül : « Qu’est-ce que ce bêlement de petit bétail qui parvient à mes oreilles, et ce mugissement de gros bétail que j’entends ? » (1 Sam 15.14).
Un prophète voit et entend tout ce que Dieu veut lui montrer. Le prophète est vraiment celui que Dieu informe. Lorsqu’il devrait avoir une famine sur la terre, Agabus fut informé et prophétisa. C’est au regard de l’importance des prophètes dans l’Église que Dieu dit : « … Confiez-vous en l’Éternel votre Dieu et vous serez affermis ; confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez » (2 Chr 20. 20).
Cette Parole est remarquable et est vraie dans tous les âges. Dieu parle à ses prophètes messagers, leur indiquant le chemin afin que eux aussi puissent en parler au peuple. Abraham, en tant que prophète, fut informé de la destruction de Sodome et Gomorrhe (Gen 18.16). Jonas, en tant que prophète, fut informé de la destruction de Ninive. Ésaïe fut informé de la naissance du Messie. Jérémie fut informé de la prise de Jérusalem par le roi de Babylone. Jean-Baptiste, en tant que prophète, sut que le Messie était sur terre.
Depuis toujours, les prophètes sont placés comme des sentinelles sur le peuple de Dieu pour l’avertir. Ainsi celui qui ne prête pas attention à ce que disent les prophètes, lesquels voient dans l’invisible, est placé sous la condamnation. Dans notre temps, Dieu a fait venir un prophète messager, en la personne de William Branham pour informer le monde entier au sujet du déroulement final du plan de Dieu. Certains chrétiens disent qu’il ne devrait plus avoir de prophètes après Jean-Baptiste parce que Jésus a dit que les prophètes avaient prophétisé jusqu’à Jean. Ceci n’est pas vrai selon les Écritures saintes, quand on sait que Jésus lui-même était un prophète. Paul était un prophète. Pierre et Jean aussi. Dans Actes 13, il est cité des prophètes. Silas et Jude étaient des prophètes, mais pas de la même carrure que Paul ou Pierre qui avaient le plan de Dieu en main pour le mettre à exécution dans l’Église.
En conclusion, il faut dire qu’il existe plusieurs catégories d’apôtres et de prophètes. Il y a des apôtres et des prophètes qui viennent au ministère avec un message ou une mission déterminante dans tout le Royaume de Dieu. De tels Ministres de la Parole ont une influence toute particulière sur l’Église dans son ensemble et contribuent à maintenir l’équilibre de la foi dans leur âge.
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Le ministère d’apôtre
Les apôtres sont les envoyés de Dieu vers les églises. Ils suivent la bonne marche des assemblées et entretiennent la vision céleste dans les cœurs des saints.
C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa mission (Hébr 3 v1-2).
Le Seigneur Jésus-Christ est le premier apôtre de la foi – premier envoyé du salut sur la terre. Il est celui qui a accompli premièrement le Ministère apostolique. En effet, il a reçu une commission directe du ciel. Il est également venu avec les versets bibliques le concernant. C’est en cela qu’il est un apôtre particulier. Les Écritures parlent largement de lui comme il l’a lui-même reconnu : « il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et les psaumes. » (Luc 24:44).
Plusieurs versets bibliques notamment Ésaïe 42; 50; 53; 49; 52 attribuent un ministère particulier au Christ en tant qu’apôtre des nations. À ce sujet, il est écrit :
C’est peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et pour ramener les restes d’Israël : Je t’établis pour être la lumière des nations, pour que mon salut soit manifesté jusqu’aux extrémités de la terre (Es 49 v 6).
Le Christ en venant sur la terre avait trois missions particulières : premièrement accomplir un sacrifice de réconciliation entre Dieu et tout le monde entier pour permettre à tous ceux qui croient en lui d’être sauvés de la mort. Deuxièmement, révéler le salut aux Juifs afin qu’ils passent de l’ancienne à la nouvelle alliance. Troisièmement, révéler le salut au reste du monde appelé païen. Après sa résurrection, il confia à l’apôtre Pierre, la mission de la révélation du salut aux Juifs et à Paul, la révélation du salut aux païens.
Au contraire, lorsqu’ils virent que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis comme à Pierre pour les circoncis ; car, celui qui, agissant en Pierre, en a fait l’apôtre des circoncis, a également agi en moi en vue des païens… (Gal 2.7-8).
C’est ainsi que le Seigneur a manifesté son ministère apostolique envers les Juifs et les païens, en agissant dans les douze, mais particulièrement en Pierre d’une part, et en Paul et ses compagnons pour les païens d’autre part. Pierre parcourait les églises de la Judée :
L’église était en paix dans la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle s’édifiait, montait et progressait par l’assistance du Saint-Esprit. Pierre qui parcourait tous ces lieux, descendit vers les saints qui habitaient à Lydde (Act 9 V31-32).
Quant à Paul, il lui fut dit :
Je t’ai pris du milieu de ce peuple et des païens, vers qui je t’envoie, pour leur ouvrir les yeux, afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu, et qu’ils reçoivent le pardon des péchés et un héritage avec ceux qui sont sanctifiés par la foi en moi (Act 26.17-18).
Ainsi, le ministère apostolique de Paul est particulier parce qu’il est l’œuvre du Christ vers les nations. Ce serviteur a beaucoup travaillé pour le Christ et avait une grande responsabilité, non seulement d’évangéliser les païens mais d’établir les premières églises qui servent aujourd’hui de modèle dans tout le monde entier. C’est pourquoi, Dieu a donné à Paul, une parfaite connaissance de Christ et de sa doctrine. Il le dit lui-même en ces termes :
Je vous déclare, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme. Car, moi-même, je ne l’ai ni reçu, ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ (Gal 1.11-12).
Paul n’a reçu d’enseignements d’une quelconque autre source que celle de Dieu. Il a été enseigné de Dieu sur les doctrines bibliques qu’il a déposées dans les églises. C’est pourquoi, il dit avoir posé le fondement comme un sage architecte.
Tous travaillent dans le ministère de Paul
Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car, personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, Jésus-Christ (1Cor, 3v10-11).
Tous ceux qui se réclament du ministère apostolique travaillent dans le champ de Paul. Il n’existe pas de ministère qui ne travaille dans le champ de Paul. Tous les ministères qui sont envoyés parmi les nations travaillent dans le champ de mission de Paul, parce que Paul a été établi apôtre des nations. En tant qu’apôtre des nations, Paul a posé le fondement de l’œuvre. Aussi, tous ceux qui bâtissent en dehors du fondement posé par Paul sont-ils disqualifiés. Tel Paul a prêché le Christ, tel il doit être prêché jusqu’à la fin. En traitant de la question du ministère apostolique, il est très important de souligner la particularité du ministère de l’apôtre Paul et la nécessité de se conformer à ce ministère. Le ministère apostolique se découvre dans la vie de Paul et dans l’exercice de son ministère. Paul fut converti dans Actes 9, mais son ministère apostolique commença dans Actes 13. Là, le Saint-Esprit dit : « Mettez-moi à part, Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés » (Act 13.2).
À Antioche, Paul était cité parmi les docteurs et les prophètes, mais son ministère apostolique n’était pas connu (Act 13.1).
Les apôtres évangélisent pour fonder des églises
Selon les Écritures, le ministère apostolique de Paul commença par l’évangélisation de certaines contrées :
Arrivés à Salamine, ils annoncèrent la Parole de Dieu dans les synagogues des Juifs (Act 13.5).
Puis à Antioche de Pisidie, ils prêchèrent la Parole aux Juifs (Actes 13.14-15). À Iconium…
Paul et Barnabas entrèrent aussi dans la synagogue des Juifs et parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent (Act 14.1).
Le lendemain, il partit pour Derbe avec Barnabas. Après avoir évangélisé cette ville et fait un assez grand nombre de disciples…
Ces quelques versets bibliques parlent du premier voyage missionnaire de Paul, accompagné de Barnabas. Le premier constat qui est fait est que ces deux apôtres ont évangélisé plusieurs villes où ils ont implanté des églises.
À Troas, dans une vision, un Macédonien suppliait Paul de venir en Macédoine. À ce sujet, il est écrit :
Après cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que Dieu nous appelait à y annoncer l’Évangile (Act 16.10).
C’est ainsi que Paul évangélisa la ville de Philippes. Lydie et sa famille crurent. Act 16.11-15. Paul évangélisa aussi la ville de Thessalonique. Là, il laissa Silas et Timothée pour achever le travail qu’il avait commencé à faire. Act 17.1-15. Paul évangélisa la ville de Corinthe en Macédoine. À Corinthe, le Seigneur lui demanda de passer beaucoup de temps. Il séjourna pendant un an et six mois à Corinthe. Beaucoup de Corinthiens qui écoutaient Paul crurent et furent baptisés… Paul évangélisa aussi la ville d’Éphèse. Dans toutes ces villes, il implanta des églises.
On peut donc retenir que le ministère d’apôtre est un ministère porteur de bonne nouvelle. Un apôtre est un envoyé qui annonce la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Pierre en tant qu’apôtre entama son ministère par l’évangélisation à la Pentecôte. Contrairement à l’évangéliste qui prêche la bonne nouvelle dans le souci de faire naître la vie éternelle dans les cœurs, l’apôtre lui, évangélise dans le but non seulement de donner la vie éternelle aux âmes qui croient, mais aussi d’implanter des assemblées.
Les apôtres organisent les églises
C’est dans le but d’implanter des assemblées que Paul et Barnabas ont évangélisé plusieurs villes. Lorsque ce travail fut fait, ils sont passés à une autre étape. À ce sujet, il est écrit :
Ils retournèrent à Lystre, à Iconium et à Antioche, ils affermissaient l’âme des disciples, les exhortaient à demeurer dans la foi… ils firent nommer pour eux des anciens dans chaque église, et après avoir prié et jeûné, ils les recommandèrent au Seigneur en qui ils avaient cru… (Act 14. 21-23).
Comme on le voit, le travail apostolique est un travail très méthodique. Dans cette œuvre de Paul et de Barnabas, il se dégage plusieurs phases. La première phase a consisté à évangéliser. C’est suite à l’évangélisation que les assemblées sont nées. La deuxième phase a consisté à consolider le travail en établissant des anciens dans les églises. C’est dans ce cadre que Paul fit consacrer aussi des anciens par ses aides Timothée et Tite dans les églises de la Crète et à Éphèse.
Les apôtres visitent régulièrement les églises
Dans le deuxième voyage missionnaire de Paul, il dit clairement à Barnabas :
Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la Parole du Seigneur, pour savoir où ils en sont (Act 15. 36).
Ici, le souci de l’apôtre n’est plus l’évangélisation, ni l’organisation des églises, mais bien la croissance spirituelle des frères. C’est pourquoi, il dit : « pour savoir où ils en sont » (avec la foi). Les apôtres visitent les églises pour savoir comment elles évoluent du point de vue spirituel. Dieu leur donne, à cet effet, des dons pour discerner le niveau de spiritualité des assemblées. À ce stade de l’œuvre, les apôtres ne font qu’adresser des Paroles d’exhortation aux assemblées pour les maintenir dans la foi :
Il traversa la Syrie et la Cilicie, en affermissant les églises (Act 15. 41).
C’est pour affermir les églises que Paul était fréquemment en voyage :
Souvent en voyage, exposé aux dangers des fleuves — aux dangers des brigands… Aux dangers du désert, aux dangers parmi les faux frères ; au travail, et à la peine ; souvent dans les villes, dans la faim… (2 Cor, 11v26-27).
Malgré les dangers, Paul avait un seul souci : les églises :
Et sans parler du reste, ma préoccupation quotidienne : le souci de toutes les églises (2 Cor, 11v28).
À vrai dire, un apôtre n’a qu’un seul souci dans sa vie : les églises du corps de Christ et particulièrement celles qui sont dans son champ d’action. L’apôtre trouve sa joie parmi les frères d’ailleurs. Concernant les visites, Paul écrit aux Romains en ces termes :
Ainsi, j’arriverai chez vous avec joie, si c’est la volonté de Dieu, et je jouirai au milieu de vous de quelque repos (Rom 15. 32).
Aux Corinthiens, Paul écrit :
J’irai chez vous quand j’aurai traversé la Macédoine, car, je traverserai la Macédoine – peut-être séjournerai-je auprès de vous, ou même y passerai-je l’hiver, afin que vous me fassiez conduire là où je me rendrai. Je ne veux pas cette fois vous voir en passant, mais demeurer quelque temps auprès de vous, si le Seigneur le permet (1 Cor 16.5-7).
Paul écrit à Philémon qui dirigeait une église de Colosse en ces termes :
Prépare-moi un logement, car, j’espère vous être rendu, grâce à vos prières (Phil 1. 22).
Paul, écrivant aux Hébreux, dit :
Sachez que notre frère Timothée a été relâché. S’il arrive assez tôt, j’irai vous voir avec lui (Héb 13. 23).
Le fondement du ministère apostolique demeure la surveillance de la marche des églises par les visites effectuées dans les assemblées locales. Ceci est très important. Tous les Ministères de la Parole, ainsi que tous les saints sont appelés à se visiter, mais les apôtres effectuent les visites comme répondant à un appel de Dieu. Dans le cas de Paul, il s’était fait entourer d’aides pour entreprendre efficacement ce ministère, en sorte que là où il n’était pas en mesure de se rendre, il envoyait des aides. Toutefois, Paul était celui qui donnait les ordres au sujet des voyages. Timothée, Tite, Tychique et plusieurs autres frères lui étaient très utiles dans cette œuvre. Aux Éphésiens, il écrit :
Pour que vous sachiez, vous aussi ce qui me concerne et ce que je fais, Tychique, le frère bien-aimé, fidèle serviteur du Seigneur, vous mettra au courant de tout. Je l’envoie exprès vers vous, pour que vous connaissiez notre situation, et qu’il console vos cœurs (Éph 6.1-22).
Paul envoya encore Tychique à Colosse :
En ce qui concerne Tychique, le frère bien-aimé fidèle serviteur du Seigneur, mon compagnon dans le service du Seigneur, vous mettra au courant de tout. Je l’envoie exprès pour que vous connaissiez notre situation, et pour qu’il console vos cœurs (Col 4. 7-8).
Empêché par Satan de se déplacer, Paul envoya Timothée à Thessalonique :
Pour nous, frères, séparés de vous pour un temps par la vue, mais non par le cœur, nous avons cherché avec beaucoup d’empressement à satisfaire notre vif désir de voir votre visage. Aussi, nous avons voulu venir jusqu’à vous, du moins, moi Paul, à une ou deux reprises, mais Satan nous en a empêchés. Aussi, n’y tenant plus, nous avons trouvé bon de rester seuls à Athènes, et d’envoyer Timothée, notre frère ouvrier avec Dieu pour l’Évangile du Christ, afin de vous affermir et de vous exhorter dans l’intérêt de votre foi, pour que personne ne soit ébranlé… (1 Thes 2.17 ; 3.1-3).
Dans tous les autres voyages missionnaires de Paul, les objectifs sont restés les mêmes : soit pour évangéliser, soit pour organiser les églises, soit pour les visiter en vue de les exhorter à la persévérance. (Act 16. 10-16 ; Act 17. 1-15 ; Act 18. 8-11 ; 18. 23)
Les enfants de Dieu sont destinés à rencontrer des tribulations et des épreuves de tout genre dans leur marche, mais le Seigneur a voulu qu’il se trouve toujours des apôtres et des Ministres sur le chemin des églises pour les aider à survivre aux épreuves par des Paroles d’exhortation. C’est ainsi. Les apôtres veillent à ce que les églises traversent dans l’équilibre, les tribulations qu’elles rencontrent en chemin.
Nous sommes donc des ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions, soyez réconciliés avec Dieu (2 Cor 5v20).
Quand ils furent sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie ; et après avoir vu et exhorté les frères, ils partirent (Act 16v40).
Paul écrit à Timothée :
Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation et à l’enseignement (1Tim 4v13).
L’exhortation est un élément important dans le ministère apostolique.
Lorsque le tumulte eut cessé, Paul fit venir les disciples et, après les avoir exhortés, prit congé d’eux et partit pour aller en Macédoine. Il traversa ce territoire, en adressant aux gens de nombreuses exhortations, puis il se rendit en Grèce (Act 20.1-2).
L’exhortation fait partie du ministère des apôtres. Car, l’Église marche aux pas des Paroles d’exhortation des apôtres. C’est pourquoi, Paul dans toutes ses lettres exhorte les assemblées à demeurer dans la foi et dans l’Évangile qu’elles ont reçu de lui. Paul ne pouvait faire de lettre sans exhortation. En cela, ses lettres suppléaient quelquefois à son absence. L’apôtre Pierre également voyageait beaucoup dans les églises de la Judée. C’était son champ de mission. À ce sujet, il est dit :
L’église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, elle s’édifiait, marchait dans la crainte du Seigneur et progressait par l’assistance du Saint-Esprit. Pierre qui parcourait tous ces lieux descendit aussi vers les saints qui habitaient à Lydda (Act 9. 31-32).
Les apôtres assistent les autres serviteurs de Dieu
Cette autre qualité des apôtres est perçue dans le ministère de Paul. En effet, à chaque fois qu’il arrivait dans une ville, Paul songeait à s’entretenir avec les responsables des assemblées, auxquels il prodiguait de sages conseils. À Éphèse, il eut des entretiens avec les responsables des Juifs (Act 19). À Corinthe, il s’entretenait avec les Juifs dans la synagogue. Act 18.4. À Rome, il convoqua les notables des Juifs et eut des entretiens avec eux. Act 28. 17. De Milet, il envoya chercher les anciens de l’église d’Éphèse, avec lesquels il eut un entretien. Il pria avec eux et les recommanda au Seigneur. Act 20. 1.
Cette capacité des apôtres à venir en aide aux autres serviteurs de Dieu, et plus particulièrement aux responsables des assemblées locales est présentée par le Saint-Esprit dans trois épîtres de l’apôtre Paul : les épîtres de 1 et 2 Timothée et l’épître de Tite. Ces trois lettres sont personnalisées parce qu’elles s’adressent aux Ministres de la Parole. En tant qu’apôtre, Paul apporte une assistance particulière à ses aides pour les amener à faire correctement et efficacement le travail pour lequel ils ont été mandatés par le Seigneur. À travers Timothée et Tite, l’Esprit de Dieu s’adresse à tous les serviteurs de Dieu, pasteurs des assemblées locales.
Certes, Tite et Timothée sont reconnus comme des Ministres de la Parole dans les Écritures, mais ils avaient besoin de l’assistance de Paul pour bien remplir leur ministère. Premièrement, Paul a enseigné ses compagnons sur la manière d’organiser les églises en consacrant les anciens et les diacres. Paul n’a pas seulement enseigné comment il fallait consacrer les anciens, mais il a aussi montré à Timothée, comment il fallait introduire les anciens dans le service divin. (1 Tim 3 ; Tite 1.5-9 ; 1 Tim 5.) Deuxièmement, Paul exhorte les deux serviteurs de Dieu à prendre garde aux faux docteurs – aux fausses doctrines et aux faux frères. Ceci est très important pour les dirigeants des assemblées locales. Tit 1.10-16 ; 1Tim 6 ; 2 Tim 2.14. Troisièmement, Paul exhorte les serviteurs de Dieu au zèle, à la piété et à la sanctification.
Exerce-toi à la piété… Car, la piété est utile à tout, elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir. C’est une Parole certaine et digne d’être entièrement reçue : nous travaillons et luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le sauveur de tous les hommes, surtout des croyants.
Quatrièmement, Paul exhorte les serviteurs de Dieu au ministère et à la persévérance. 2 Tim 3.10-14 ; 2 Tim 4. 1-5. Beaucoup d’exhortations, de conseils et d’enseignements sont adressés aux serviteurs de Dieu par l’Esprit dans ces épîtres personnalisées. Les apôtres ont cette capacité d’assister les serviteurs de Dieu parce que leur œuvre constitue l’un des piliers de l’Église de Jésus-Christ. Que le serviteur de Dieu qui veut savoir comment se comporter dans le ministère pastoral lise attentivement les épîtres de Paul à Timothée et à Tite.
Les apôtres ont une grande autorité dans l’Église
En tant qu’apôtre, Paul faisait des prescriptions aux serviteurs de Dieu. Cela fait partie de l’assistance. À ce sujet, il dit à Philémon :
C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ, beaucoup de liberté pour te prescrire ce qui convient, j’aime mieux te prier au nom de l’amour, tel que je suis, moi Paul un vieillard et de plus maintenant prisonnier… (Phil 8. 9).
Les apôtres ont beaucoup de liberté. Il faut que le peuple de Dieu le sache avec ses dirigeants. C’est en toute liberté que Paul dit :
Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville… (Tite 1.5).
Cette liberté pleine d’autorité a été utilisée par Paul pour parler du mariage dans 1 Corinthiens 7. Là, il a prescrit que l’homme et la femme ne se privent pas l’un de l’autre pour éviter la tentation :
Ne vous privez pas l’un de l’autre, si ce n’est momentanément d’un commun accord, afin d’avoir du temps pour la prière… je dis cela comme une concession, non comme un ordre (1 Cor, 7.5-6).
Paul prescrit encore que les frères qui sont venus à la foi avec des femmes non croyantes vivent avec elles si elles le désirent. Il l’a fait pareillement pour les femmes croyantes qui vivent avec des maris non croyants. 1 Cor, 7. 12. À travers la Bible, dans ses différentes épîtres, on découvre que Paul a fait beaucoup de recommandations et de prescriptions qui sont restées applicables dans l’Église jusqu’à aujourd’hui. Les apôtres ont donc cette autorité pour faire des prescriptions dans les églises, pour régler des problèmes ou pour mettre de l’ordre. Mais les prescriptions et les recommandations à l’origine ne sont pas des doctrines, et ne doivent pas être des doctrines. Toutefois, les prescriptions et les recommandations des apôtres découlent toujours de ce qui est écrit.
Lorsque Timothée était à Éphèse, Paul lui prescrivit de compter à la charge de l’Église, les veuves qui ont au moins soixante ans :
Qu’une veuve, pour être inscrite sur la liste, n’ait pas moins de soixante ans, qu’elle ait été la femme d’un seul mari, qu’elle soit connue comme ayant exercé l’hospitalité, lavé les pieds des saints, secouru les malheureux, et recherché toute œuvre bonne (1 Tim 5.9-10).
Dans la loi, Dieu se présente comme celui qui fait droit à la veuve :
Car, l’Éternel votre Dieu fait droit à l’orphelin et à la veuve et aime l’étranger… (Deut 10. 18-20).
Il est encore dit dans la loi :
Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l’étranger, de l’orphelin et de la veuve (Deut 27. 19).
Mais à Timothée, Paul fait des prescriptions détaillées sur le droit des veuves – lesquelles prescriptions peuvent être une référence, mais non une doctrine pour toutes les églises – auquel cas, certaines veuves ne seront jamais assistées dans les assemblées. C’est ainsi, le travail des apôtres – ils sont aussi des législateurs dans la maison de Dieu. Sur les sujets où la Bible n’apporte pas beaucoup d’éclaircissements, les apôtres sont autorisés à faire des recommandations et des prescriptions qui sont valables dans les lieux où elles sont faites et pour un temps disposé par Dieu lui-même.
Au temps de nos Pères apostoliques, la loi leur a servi de cadre juridique pour faire des prescriptions dans l’Église des nations. À la fin de la conférence de Jérusalem, les prescriptions qui ont été faites aux frères des nations ont été puisées dans la loi :
Il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est indispensable : savoir de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang des animaux étouffés et de l’inconduite ; vous ferez bien de vous en garder. Adieu ! (Act 15. 28-29).
Les apôtres sont des intercesseurs
Paul écrit à Timothée en ces termes :
Je ne cesse de faire mention de toi dans mes prières, nuit et jour (2 Tim 1.3).
Il écrit à Philémon :
Je rends continuellement grâces à Dieu, en faisant mention de toi dans mes prières (Phil 4).
Aux Thessaloniciens, Paul dit :
C’est pourquoi, nous prions continuellement pour vous, afin que notre Dieu vous rende dignes de son appel… (2 Thes 1. 11).
Il dit encore dans 1 Thessaloniciens 1.2 :
Nous rendons continuellement grâces à Dieu pour vous tous, et faisons mention de vous dans nos prières.
Aux Colossiens, il dit :
Nous rendons grâces à Dieu le Père de notre Seigneur Jésus et nous prions sans cesse pour vous… (Colos 1. 3).
Aux Philippiens, il écrit :
Je ne cesse, dans toutes mes prières pour vous tous, de prier avec joie, à cause de la part que vous prenez à l’Évangile… (Phil 1. 4).
Aux Romains, Paul écrit :
Dieu que je sers en mon esprit, en annonçant l’Évangile de son Fils, m’est témoin que je fais mention de vous toujours et continuellement dans mes prières… (Rom 1. 9).
L’apôtre Paul priait constamment pour la croissance spirituelle des églises. Il cherche toujours à s’informer de la marche des églises. Un apôtre est un homme « vendu aux églises ». Il ne s’appartient plus et n’appartient plus à sa propre famille, ni à sa femme, ni à ses enfants. Il est né pour faire le bonheur des églises. Les anciens d’Éphèse ont sauté au cou de Paul en pleurant parce qu’ils ne devaient plus le revoir :
Tous, avec de grandes lamentations se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient ; ils étaient surtout affligés parce qu’il avait dit qu’ils n’allaient plus revoir son visage. Puis, ils l’accompagnèrent jusqu’au navire (Act 20v37-38).
En tant qu’homme de prière, Paul a beaucoup exhorté les assemblées à la prière :
Faites par l’esprit, toutes sortes de prières et de supplications. Veillez-y avec une entière persévérance. Priez pour tous les saints (Éph 4.18).
Paul dit encore :
J’exhorte donc, en tout lieu, à faire des requêtes, prière, intercessions, action de grâces pour tous les hommes… (1 Tim2.1-2).
Paul dit encore :
Je veux que les hommes prient en tout lieu, en levant les mains pures, sans colère, ni contestation (1 Tim 2v8).
Priez sans cesse (1Thés 5.17).
En cela, nous voyons que l’œuvre apostolique est en plusieurs étapes dont l’une concerne essentiellement la prière. En effet, ce sont les prières d’intercession qui font avancer l’œuvre apostolique par l’ouverture des portes pour la propagation de l’Évangile. Lorsque les églises sont établies, il faut les assister par le jeûne et la prière en vue de leur maintien dans la foi et dans l’Évangile de Christ. Ce sont ces soucis qui accablaient l’apôtre Paul dans son ministère. Mais, c’est le lot quotidien de tous les apôtres et même de tous les ministères.
En conclusion, il faut retenir que les apôtres sont des envoyés de Dieu vers les églises et les serviteurs de Dieu pour les assister. Ce sont les apôtres qui surveillent la marche des assemblées dans le Corps du Christ. Les apôtres ont généralement beaucoup de dons et de capacités à cause de l’importance et de la diversité des activités qu’ils exercent dans la maison de Dieu.
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Le ministère de prophète
Les prophètes sont des sentinelles établies sur le peuple de Dieu pour l’avertir. Ce sont eux qui reçoivent la révélation des mystères de Dieu. Les prophètes ramènent le peuple de Dieu de son égarement par la prédication de la repentance.
L’Éternel dit : écoutez bien mes paroles ! Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une vision que moi, l’Éternel je me révélerai à lui ; c’est dans un songe que je lui parlerai (Nbres 12/16).
C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes… (Eph 4/11).
Le constat qui est fait d’emblée au sujet des prophètes est qu’ils sont de deux types : les prophètes comme Daniel, Joseph ou Abraham qui ont des songes et des visions et les prophètes comme Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Malachie qui ont prophétisé selon la Parole de l’Éternel. Joseph n’a jamais dit : « Ainsi dit le Seigneur ». Abraham non plus, ni Daniel. Mais ils avaient des songes et des visions. Ils interprétaient aussi les songes et les visions. Dans le Nouveau Testament, les prophètes font partie des cinq ministères de la Parole. C’est-à-dire qu’ils sont aussi chargés de prêcher ce qui est écrit. En cela, le ministère prophétique a connu une évolution selon la volonté de Dieu. Les prophètes du Nouveau Testament prophétisent en prêchant la Parole de Dieu. Le don de la prophétie se trouve maintenant lié à la prédication de la Parole. Toutefois, les songes et les visions ne sont pas interdits.
Le ministère de prophète est le ministère le plus présent dans la Bible. Car de la Genèse à l’Apocalypse, il est question des prophètes. Au commencement, Dieu apparaissait aux prophètes et leur donnait des messages pour la multitude. En ces temps-là, la foi des hommes était entretenue par Dieu lui-même qui leur parlait directement. Parmi ces hommes se trouvaient des justes, tels que Abel, lequel reçut la révélation qu’il fallait adorer Dieu par le sacrifice. Abel obtint la faveur de l’Éternel. À cet égard, Jésus dit :
Afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Bérékia, que vous avez tué entre le temple et l’autel (Mat 23.35).
Abel était un juste. Après Abel naquit à Adam, un fils du nom de Seth. Au temps de Seth, l’adoration reprit sur la terre. Car, Seth était un juste. À ce sujet, il est dit :
À Seth, il naquit aussi un fils du nom d’Enoch. C’est alors que l’on commença à invoquer le nom de l’Éternel (Gen 4.26).
Seth inspira à nouveau l’adoration dans le monde. Puis plus tard, il est parlé d’Hénoc, le 7e depuis Adam qui marcha durant 300 ans avec Dieu avant d’être pris – enlevé dans la présence de Dieu (Gen 5.24).
Puis vint le temps de Noé, un prophète qui obtint la faveur de Dieu. À ce sujet, la Bible dit :
Mais Noé obtint la faveur de l’Éternel (Gen 6.8).
Il est encore dit :
Noé était un homme juste et intègre parmi ses contemporains ; Noé marchait avec Dieu… La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence (Gen 6.9-11).
Comme la Bible le dit, Dieu ne fait rien sans avoir auparavant informé ses prophètes. Alors il dit à Noé :
J’ai décidé de mettre fin à tous les êtres vivants ; car, la terre est pleine de violence à cause d’eux. Je vais donc les détruire avec la terre. Fais-toi une arche de bois de gopher, tu disposeras cette arche en cellules et tu la couvriras d’un enduit, en dedans et en dehors. Tu la feras comme suit… (Gen 6.13-22).
Dieu avertit Noé de son dessein, comme il avertit Abraham avant la destruction de Sodome :
C’est par la foi que Noé, divinement averti de ce qu’on ne voyait pas encore et saisi d’une pieuse crainte, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi (Hébr 11.7).
Après Noé, les Écritures parlent d’un autre prophète du nom d’Abram, lequel devint Abraham, le Père de la foi. Au sujet d’Abraham, Dieu dit à Abimélec :
Rends la femme de cet homme ; car, il est prophète… (Gen 20.7).
Abraham fut appelé de Dieu en ces termes :
Va-t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai (Gen 12.1).
La vie de ce prophète fut très riche en enseignements pour tous les croyants parce que c’est en lui que Dieu a béni tous les croyants. Au sujet d’Abraham, Paul écrit :
C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme en un pays étranger, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. Car, il attendait la cité qui a de solides fondations, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur (Héb 11.9-10).
Déjà, Abraham, avec ses yeux de prophète, avait vu cette cité de joie et de gloire. Sur ce point, Jésus dit aux Juifs :
Abraham votre père a tressailli d’allégresse à la pensée de voir mon jour : il l’a vu et s’est réjoui (Jean 8.56).
En tant que prophète, Abraham vit le jour du Christ et s’en réjouit. Isaac était un prophète ; il prononça des bénédictions qui comptèrent pour son fils Jacob. Jacob était lui-même un prophète, il avait des visions – lutta avec Dieu et fut vainqueur. C’est lui qui eut douze fils qui furent prophétiquement bénis. C’est dans cette bénédiction qu’il annonça le messie en Juda. Il dit :
Juda, c’est toi que tes frères célébreront. Ta main sera sur la nuque de tes ennemis. Les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu remontes du carnage mon fils ! Il plie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui la fera lever ? (Gen 49.8-9).
Joseph aussi, l’un des fils de Jacob était un prophète. Il avait des songes. Il est dit à ce sujet :
Joseph fit un songe, le rapporta à ses frères, qui le haïrent encore davantage. Il leur dit : écoutez donc ce rêve que j’ai fait ! Nous nous trouvions au milieu des champs à lier des gerbes ; et voilà que ma gerbe se dressa et se tint debout, et que vos gerbes l’entourèrent et se prosternèrent devant elle. Ses frères lui dirent : est-ce que tu prétends régner sur nous ? À moins que tu ne prétendes être notre Maître ? Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses rêves et à cause de ses paroles (Gen 37.7-8).
Il fit encore un autre rêve qu’il raconta à ses frères. Il dit : voilà que j’ai fait encore un rêve ! Le soleil, la lune et onze étoiles se prosternèrent devant moi (Gen 37.7-9).
Il raconta le songe à son père Jacob qui était lui aussi un prophète. Il lui donna l’interprétation du songe en ces termes :
Que signifie ce rêve que tu as fait, prétends-tu que nous viendrons, ta mère, tes frères et moi nous prosterner devant toi ? (Gen 37.7-10).
C’est ici une catégorie de prophètes. Des prophètes que Dieu a utilisés pour poser des actes prophétiques dont l’implication est en rapport avec le salut. Ces prophètes n’avaient pas de missions particulières comme Moïse, ou Josué ou Jean-Baptiste. Parmi eux, Abraham, Isaac et Jacob peuvent être considérés comme les prophètes de la promesse.
Les prophètes de la promesse
Certains des prophètes patriarches peuvent être appelés les prophètes de la promesse. C’est-à-dire que par eux, Dieu fit de grandes promesses à l’humanité, notamment à Israël naturel et à Israël spirituel. Il s’agit d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, qui est devenu Israël. Par Abraham, Dieu bénit toutes les nations en ces termes :
On ne t’appellera plus du nom d’Abram, mais ton nom sera Abraham, car, je te rends père d’une foule de nations. Je te rendrai extrêmement fécond, je ferai naître de toi des nations, et des rois sortiront de toi (Gen 17.1-6).
Après la mort d’Abraham, Dieu apparut à Isaac son fils et lui dit :
Je suis le Dieu d’Abraham ton père ; sois sans crainte, car, moi je suis avec toi, je te bénirai et je multiplierai ta descendance, à cause de mon serviteur Abraham (Gen 26.24).
Dieu exauça sa propre promesse en donnant à Isaac un fils qui enfanta les douze tribus d’Israël. Ainsi, Dieu apparut aussi à Jacob, lequel devint Israël. Dieu le rencontra à Charan, dans la vision de l’échelle :
Voici qu’une échelle était dressée sur la terre, et son sommet touchait au ciel ; et les anges de Dieu y montaient et y descendaient. Or, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle ; il dit : Je suis l’Éternel le Dieu d’Abraham ton père, et le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donnerai à toi et à ta descendance. Ta descendance sera innombrable comme la poussière de la terre ; tu t’étendras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud. Toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta descendance (Gen 28.13-14).
Ainsi, Abraham, Isaac et Jacob sont trois prophètes particuliers. C’est pourquoi, le Seigneur dans l’histoire se présente comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Dieu parle ainsi pour se rappeler les promesses qu’il a faites aux hommes dans l’histoire. C’est pourquoi, aussi les hommes de foi demandent à Dieu de se souvenir d’Abraham, d’Isaac et de Jacob dans leurs prières, parce que par ces trois prophètes, le Seigneur se souvient de ses promesses.
Les prophètes de l’accomplissement des promesses (Moïse et Josué)
Moïse et Josué furent les deux prophètes qui conduisirent le peuple de Dieu dans la terre promise. Le premier à être en action fut Moïse qui rencontra Dieu dans le buisson ardent. Là, le Seigneur se révéla en ces termes :
Je suis celui qui suis, et il ajouta : c’est ainsi que tu répondras aux Israélites. Celui qui s’appelle : Je suis m’a envoyé vers vous. Dieu dit : Tu parleras ainsi aux Israélites : l’Éternel le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous. Voilà mon nom pour l’éternité, voilà comment je veux être invoqué de génération en génération (Exod 3.14-15).
Moïse avait beaucoup de difficultés à s’exprimer, mais le Seigneur lui trouva un interprète du nom d’Aaron, son frère, qui devint souverain sacrificateur. Moïse avait la conduite du peuple du désert jusqu’à la terre promise. Comme un vrai prophète, il conduisit le peuple de Dieu sous la colonne de feu et la colonne de nuée durant quarante ans. Dans le désert, Moïse servait d’intermédiaire entre le peuple et Dieu lui-même. C’est à lui que Dieu donna la loi, les ordonnances et toutes les instructions au sujet du tabernacle, le lieu d’adoration. Dieu lui parlait directement. Moïse ne disait pas au peuple des propos venant de lui-même. C’est aussi lui qui organisa le service divin dans le temple de l’Éternel. C’est lui qui consacra Aaron et ses fils dans le service divin sur ordre de l’Éternel.
Quand Moïse mourut, Dieu ordonna Josué à sa place pour continuer la marche dans la terre promise :
L’Éternel dit à Moïse : prends Josué, fils de Noun, homme en qui se trouve l’Esprit et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar, qui consultera pour lui le jugement de l’ourim devant l’Éternel ; et avec lui, et toute la communauté, sortiront sur ordre d’Éléazar et rentreront sur son ordre… (Nomb 27.18-20).
Après avoir reçu l’onction de Dieu, Josué remplaça Moïse dans ses fonctions de conducteur du peuple. Dieu dit à Josué :
Moïse mon serviteur est mort ; maintenant lève-toi, traverse le Jourdain que voici, toi et tout ce peuple, en direction du pays que je donne aux Israélites. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse… (Jos 1. 2-5).
Josué eut un ministère de conquête et de partage des territoires de la promesse. Par la guerre, il chassa tous les peuples barbares sur ordre de Dieu, accomplissant ainsi les promesses de Dieu à Abraham, Isaac et Jacob. Dieu lui dit :
Nul ne tiendra devant toi, tous les jours de ta vie. Je suis avec toi comme je l’ai été avec Moïse, je ne te délaisserai pas, je ne t’abandonnerai pas (Jos 1.5-6).
Fortifie-toi et prends courage, car, c’est grâce à toi que ce peuple héritera du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Comme Josué se trouvait à Jéricho, il leva les yeux et regarda : voici qu’un homme se tenait en face de lui, son épée nue à la main. Josué marcha vers lui et lui dit : es-tu pour nous ou pour nos ennemis ? Il dit : non, mais je suis le chef de l’armée de l’Éternel, j’arrive maintenant. Josué tomba le visage contre terre, se prosterna et lui dit : qu’est-ce que mon Seigneur dit à son serviteur ? Le chef de l’armée de l’Éternel dit à Josué : ôte tes sandales de tes pieds, car, le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Josué fit ainsi (Jos 5.13-15).
Cet homme, l’ange de l’Éternel qui est apparu à Josué combattit avec lui durant tout le temps de conquête des territoires de la terre promise. Moïse et Josué furent deux prophètes particuliers en ce sens que le Seigneur donna à l’un la loi et les ordonnances, ainsi que l’organisation du sacerdoce et à l’autre la conquête et le partage des territoires de la terre promise. C’est par Josué que les Juifs entrèrent en possession de leur héritage. Du point de vue spirituel, il y aura un Moïse et un Josué pour l’accomplissement des promesses faites à l’Église à la fin des temps.
Le prophète de la royauté
À la mort de Josué, il fut question du gouvernement des juges. Après les juges, Dieu suscita à Israël, Samuel qui fut le premier prophète à oindre le premier roi en Israël.
L’Éternel continuait d’apparaître à Silo, car, l’Éternel se révélait à Samuel à Silo par la Parole de l’Éternel (1 Sam 3.21).
C’est Saül qui fut le premier à recevoir l’onction :
Samuel prit une fiole d’huile qu’il répandit sur la tête de Saül. Il l’embrassa et dit : l’Éternel t’a donné l’onction pour que tu sois le conducteur de son héritage (1 Sam 10.1).
Ce Saül désobéit à l’Éternel du vivant de Samuel qui oignit sur ordre du Seigneur, le petit David à sa place :
L’Éternel dit à Samuel : jusqu’à quand porteras-tu le deuil sur Saül ? Moi je l’ai rejeté, afin qu’il ne règne plus sur Israël. Remplis ta corne d’huile et va ! Je t’envoie chez Isaï de Bethléhem, car, j’ai vu un roi pour moi parmi ses fils (1 Sam 16.1).
L’Éternel dit à Samuel : lève-toi, donne-lui l’onction, car, c’est lui ! Samuel prit la corne d’huile et l’oignit au milieu de ses frères. L’Esprit de l’Éternel s’empara de David, à partir de ce jour et après. Samuel se leva et s’en alla à Rama (1 Sam 16.12-13).
Le rôle majeur joué par Samuel en tant que prophète fut de présenter au peuple, deux rois. Samuel fut utilisé par Dieu pour stabiliser le peuple qui vivait des moments tumultueux pendant le gouvernement des juges.
Les prophètes messianiques et l’esprit de Christ
Il existe dans les Saintes Écritures des prophètes qui ont annoncé le messie et les temps de délivrance. Le premier prophète messianique est certainement David. À ce sujet, les Écritures témoignent en ces termes :
Frères, qu’il me soit permis de vous dire franchement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli et que sa tombe existe encore parmi nous jusqu’à ce jour. Comme il était prophète et qu’il savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, il a prévu par ses Paroles la résurrection du Christ… (Act 2.30-31).
David avait en lui, l’Esprit de Christ, c’est pourquoi, plusieurs de ses propos furent des prophéties qui annonçaient le Christ. C’est de ces prophètes que parlait l’apôtre Pierre en ces termes :
…ils ont prophétisé au sujet de la grâce qui vous était destinée… (1 Pie 1.10).
Ces prophètes se sont appliqués à découvrir à quelle époque et à quelles circonstances se rapportaient les indications de l’Esprit de Christ qui était en eux et qui, d’avance attestait les souffrances de Christ et la gloire qui s’ensuivrait (1 Pie 1.15).
L’Esprit de Christ, c’est-à-dire l’Esprit du messie était déjà sur les prophètes et parlait du messie dans bien des époques reculées. En David, Christ dit :
Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 22.1).
Toujours en David, le Christ dit encore :
Ils ont percé mes mains et mes pieds ; ils se sont partagé mes vêtements, ils ont tiré au sort ma tunique (Ps 22.19).
Plusieurs de ces prophéties furent accomplies pendant la crucifixion du Christ.
En David, le Christ dit :
Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle (Ps 8.3).
Dans Matthieu 21, le Christ, entrant à Jérusalem, fut accueilli en ces termes :
Dites à la fille de Sion : voici que ton roi vient à toi, plein de douceur et monté sur une ânesse, sur un ânon, le petit d’une ânesse (Mat 21.5).
Il est dit encore :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! (Mat 21.9).
Ces Paroles se trouvaient dans le psaume 118.25-26 et dans le livre de Zacharie 9.9.
Le prophète Ésaïe fait partie des prophètes messianiques. C’est lui qui a dit par l’Esprit de Christ :
Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils et lui donnera le nom d’Emmanuel (És 7.14).
Ésaïe dit encore :
Car, un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix (És 9.5).
Ésaïe dit encore :
L’Esprit du Seigneur est sur moi, car, l’Éternel m’a donné l’onction. Il m’a envoyé pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, pour panser ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs leur libération et aux prisonniers leur délivrance… (És 61.1-3).
Ces mêmes Paroles furent reprises par le Christ dans Luc 4.18-19. Ce même Ésaïe dit :
Qui a cru à ce qui nous a été annoncé ? À qui le bras de l’Éternel s’est-il révélé ? Il s’est élevé devant lui comme un rejeton, comme une racine qui sort d’une terre assoiffée, il n’avait ni apparence, ni éclat pour que nous le regardions, et son aspect n’avait rien pour nous attirer… homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui devant qui l’on se voile la face… il était méprisé, nous ne l’avons pas considéré… certes, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé, et nous, nous l’avons considéré comme atteint d’une plaie, comme frappé par Dieu et humilié… (És 53.1-12).
Ce chapitre d’Ésaïe 53 décrit parfaitement le Christ dans son œuvre de Rédemption par la souffrance et les épreuves. Le prophète Ésaïe a pu décrire le Seigneur de cette manière parce qu’il avait en lui l’Esprit de Christ qui était à cette époque un esprit de prophétie. Ce même Ésaïe parla du Christ en tant que serviteur de l’Éternel. Il dit :
Je t’établis pour être la lumière des nations.
Jésus dit :
Je suis la lumière du monde (Jean 8.12).
Ésaïe dit encore :
J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe, je n’ai pas dérobé mon visage aux outrages et aux crachats (Ésaïe 50.6-7).
Certes, David et Ésaïe furent les prophètes qui parlèrent le plus du Christ dans leurs prophéties. Mais les autres prophètes annoncèrent aussi le Christ d’une manière ou d’une autre, en dehors des Paroles d’exhortation et d’avertissement qu’ils donnaient au peuple de Dieu. Les prophéties de Jérémie concernaient Israël physique mais aussi Israël spirituel parce que celui qui ne marche pas dans la Vérité est très vite fait prisonnier en Babylone. Or, Babylone symbolise la confusion religieuse. Jérémie prophétisa la captivité, mais les autres prophètes prophétisèrent la délivrance et la restauration d’Israël physique et spirituel ainsi que les temps de félicité. Ces prophètes peuvent être appelés les prophètes de la restauration. Ce sont notamment Ézéchiel, Osée, Joël, Michée, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie. Le message central de ces prophètes se trouve être la restauration des enfants de Dieu à la fin des temps. D’autres prophètes tels que Amos, Abdias, Nahoum, annoncèrent le jour du Seigneur ainsi que la destruction de plusieurs cités par la colère du Seigneur.
Jean-Baptiste – prophète intermédiaire
Jésus a dit une Parole d’une importance capitale qu’il convient de relever. Il dit :
Car, tous les prophètes ont prophétisé jusqu’à Jean, et si vous voulez l’admettre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir (Mat 11.13-14).
Dans le livre de Malachie, il est écrit au sujet de Jean :
Voici que j’enverrai mon messager. Il ouvrira un chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez ; et le messager de l’alliance que vous désirez, voici qu’il vient, dit l’Éternel des armées (Mal 3.1-2).
Jésus-Christ est le messager de l’alliance nouvelle, mais avant son apparition, il s’est choisi un prophète pour le présenter au peuple juif, en la personne de Jean-Baptiste, lequel est aussi annoncé dans le prophète Ésaïe en ces termes :
Une voix crie dans le désert : ouvrez le chemin de l’Éternel, nivelez dans la steppe une route pour notre Dieu… (Ésaïe 40.2).
Jean-Baptiste reconnut que ce passage de l’Écriture le concernait. Il dit lui-même :
Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : rendez droit le chemin du Seigneur comme le dit le prophète Ésaïe.
Jean présentant Jésus en tant que précurseur, dit :
Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. C’est celui dont j’ai dit : après moi vient un homme qui m’a précédé, car, il était avant moi et moi je ne le connaissais pas (Jean 1.29).
L’œuvre de Jean-Baptiste fut accomplie de cette manière, en présentant le Christ comme celui qui ôte le péché du monde. C’est pourquoi il prêcha la repentance et pratiqua un baptême de repentance. Son ministère se situa ainsi à la lisière du Nouveau Testament. Jean a accompli la loi et les prophètes en ce sens que son ministère présente Celui dont parle la loi et les prophètes, comme le dit Malachie : « le Seigneur que vous cherchez ».
Jésus-Christ – prophète
Durant l’exercice de son ministère, les foules elles-mêmes ont reconnu Jésus comme un prophète. Matthieu écrit à ce sujet :
Les foules répondaient : c’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée (Mat 21.11).
Après sa mort, les disciples d’Emmaüs, rendant témoignage de lui, dirent :
Ce qui s’est produit au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en Paroles devant Dieu et devant tout le peuple… (Luc 24.19).
La femme au puits le reconnut comme tel et dit :
Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète (Jean 4. 19).
Il est encore dit à son sujet :
Les gens à la vue du miracle que Jésus avait fait, disaient : vraiment, c’est lui le prophète venu de la part du Seigneur Dieu…
… tel que cela fut prédit par Moïse au peuple juif :
L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme toi : vous l’écouterez (Deut 18.15).
Le Père, rendant témoignage de Jésus sur la montagne de la transfiguration, dit :
Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! (Mat 17.5).
Le Seigneur a insisté sur le fait que ce prophète doit être écouté par tout le peuple parce qu’Il avait un message particulier pour lui. Dans le livre de Deutéronome, l’Éternel met en garde ceux qui n’écouteront point le Christ en tant que prophète :
Je leur susciterai du milieu de leurs frères, un prophète comme toi, je mettrai mes Paroles dans sa bouche, et Il leur dira tout ce que je lui commanderai : et si quelqu’un n’écoute pas mes Paroles, c’est moi qui lui en demanderai compte (Deut 18.18-19).
Ceci est clair. Jésus fut suscité du milieu du peuple comme prophète ; aussi se présente-t-il comme le « fils de l’homme », c’est-à-dire comme un homme. Christ se présente comme fils de l’homme au moins 78 fois dans les Évangiles. En tant que Fils de l’homme, il exprime son appartenance terrestre, donc son appartenance naturelle au peuple juif du milieu duquel Il est appelé au ministère comme prophète. Cependant, Jésus n’est pas mort à la croix comme apôtre, ni comme prophète, ni comme évangéliste, ni comme pasteur, mais comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Selon ce qui est écrit dans le livre des Hébreux :
Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’Il a fait les mondes (Hébr 1. 2).
Mais ce Fils est aussi un prophète. C’est bel et bien de lui que parlait Moïse. Celui qui ne l’écoute pas rendra compte à Dieu.
En tant que prophète, il faut dire que le Seigneur a fait une grande œuvre dans les Écritures. Il a donné beaucoup de prophéties concernant les choses à venir aussi bien pour les Juifs que pour l’Église. Il s’agit des prophéties en rapport avec les nations (la politique mondiale) – Israël et l’Église. À ce sujet, les propos du Seigneur sont rapportés dans Matthieu 24 ; 25. Marc 13 ; Luc 17 ; 21.
Les prophéties en rapport avec les nations et la moralité
Jésus dit :
Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre, gardez-vous de vous alarmer – car, cela doit arriver… une nation s’élèvera contre une nation, et un Royaume contre un Royaume et il y aura par endroit, des famines et des tremblements de terre (Mat 24.6).
De tout temps, il y a eu des guerres et des bruits de guerre dans le monde. Mais particulièrement, à la fin des temps, le Seigneur en parle parce que ce sera un indice important pour éclairer les chrétiens sur le retour de Jésus-Christ. Nous savons qu’il eut deux grandes guerres mondiales vers le milieu du vingtième siècle ainsi que les guerres de libération des nations sous domination des colonisateurs et des grandes puissances. En cela, une nation s’est levée contre une autre. Jésus parle aussi d’un Royaume qui se lèvera contre un autre. À ce sujet, la Bible parle de deux grands Royaumes qui émergeront à la fin des temps. Ces deux Royaumes que sont les États-Unis d’Amérique et l’Union Européenne sont représentés dans le livre d’Apocalypse 13, par deux bêtes. Les USA par la bête qui monte de la terre et l’Union Européenne par la bête qui monte de la mer. Sur ce point, qu’il nous soit permis de rappeler que les Américains sont issus de la foi protestante et les Européens de la foi catholique. Les deux puissances ne pouvant subsister en même temps, elles se lèveront l’une contre l’autre jusqu’à ce que la plus faible fasse de la place à la plus forte. Selon les prévisions prophétiques, les USA s’éclipseront au profit de l’Europe qui dominait autrefois le monde par l’empire romain qui est d’ailleurs en train de se reconstruire avec l’Union Européenne. Mais selon ce que Jésus a dit : « Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. » Ce ne sont donc pas les guerres et les bruits de guerres qui mettent fin au monde.
Jésus ne parlait pas seulement de la politique mondiale dans les derniers jours. Il parlait aussi de la moralité du monde dans les derniers jours. À ce sujet, il dit :
Ce qui arriva aux jours de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme – les gens mangeaient, buvaient, se mariaient, étaient donnés en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint et les fit tous périr. Il en sera comme au temps de Lot. Les gens mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient… (Luc 17. 26-30).
Il est évident que de tout temps, l’homme a bâti, mangé et bu. De tout temps, l’homme s’est marié et donné en mariage ses enfants. Mais les propos du Seigneur traduisent ici l’insouciance des hommes dans les derniers temps de la Bible. Jésus en tant que prophète fait voir que dans les derniers temps, les hommes seront préoccupés par la vie charnelle et non par la vie spirituelle. Il y aura aussi la vie de péché symbolisée par le péché de l’homosexualité, péché de Sodome. Ce péché est tel que même dans les églises se trouvent maintenant des homosexuels qui sont des prêtres et des pasteurs. Les hommes dans leur insouciance tolèrent de tels péchés, en s’y accommodant. Mais Dieu ne s’accommode pas de nos péchés et de nos mauvaises habitudes. C’est ainsi que le Seigneur a prophétisé que les choses arriveraient. Et c’est ainsi qu’elles se présentent aujourd’hui sous nos propres yeux. Dans le même esprit, Paul écrit :
Sache que dans les derniers jours, surgiront des temps difficiles. Car, les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges, insensibles, implacables ; calomniateurs, sans frein, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, impulsifs, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu… (2 Tim 3.1-5).
Les prophéties en rapport avec Israël
En tant que prophète d’Israël, Jésus donna plusieurs prophéties en rapport avec les Israélites. Il prophétisa sur la diaspora juive dans tout le monde entier. Il prophétisa aussi sur le retour des Juifs en Israël. Il dit :
Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez que sa désolation est proche. Alors que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem s’en retirent, et que ceux qui seront dans les campagnes n’entrent pas dans la ville… Car, ce seront des jours de vengeance, pour l’accomplissement de tout ce qui est écrit. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là. Car, il y aura une grande détresse dans le pays et de la colère contre ce peuple (Luc 21.20-23).
Comme Jésus le rappela, plusieurs prophéties furent dites sur la destruction de Jérusalem et la dissémination des Juifs dans le monde entier. À ce sujet, Ésaïe dit :
Malheur à Ariel, à Ariel ! Cité où David a campé ! Ajoutez année à année, laissez les fêtes accomplir leur cycle, et je réduirai Ariel ; il y aura des plaintes et des grincements ; et la ville sera pour moi comme un Ariel. Je camperai contre toi, tout à l’alentour, je te cernerai par des postes armés. J’élèverai contre toi des retranchements. Tu seras abaissée… (Ésaïe 29.1-2).
C’est ainsi que l’armée de Titus, le général romain, campa contre Jérusalem en l’an 70 après Jésus-Christ. Cet homme tua toute la ville avec son armée. C’est en ce temps que le temple fut rasé pour la dernière fois. Depuis lors, les Juifs furent dispersés sur toute la terre et l’adoration disparut. Israël en tant que nation fut détruit depuis ce carnage, car Jésus dit :
Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis (Luc 21.24).
Le temps des nations doit s’accomplir. Ainsi, tant que l’enlèvement n’a pas eu lieu, Jérusalem sera dans les tourments comme Jésus lui-même le dit. Et cette prophétie est l’exaucement d’une malédiction que les Juifs prononcèrent contre eux-mêmes et leurs enfants à la crucifixion du Seigneur. Afin que s’accomplisse la prophétie, et que la colère de Dieu s’enflamme contre eux et leurs descendants, ils livrèrent le messie à la mort ignominieuse en disant : « que son sang retombe sur nous et nos enfants ! » Alors Pilate leur relâcha Barabbas ; et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié (Mat 27.25). Pour avoir rejeté le prince de paix, les Juifs ne seront pas en paix jusqu’à ce que l’Église des nations soit entrée dans la gloire.
Jésus dit :
Voyez le figuier et tous les arbres. Dès qu’ils bourgeonnent, vous savez vous-mêmes en regardant que l’été est proche (Luc 21. 30).
Le figuier ici désigne Israël. Mais Jésus le présente comme un arbre qui bourgeonne, en ce sens qu’il devient un État souverain à la fin des temps bibliques. C’est ici le retour des Juifs en Palestine. Plusieurs prophéties bibliques parlent de ce point-ci, mais nous ne retiendrons qu’une seule :
Il choisira encore Israël et il les rétablira sur leur sol ; les étrangers se joindront à eux et ils s’uniront à la maison de Jacob. Les peuples les prendront et les conduiront vers leur pays (És 14.1-2).
Cette prophétie fut accomplie par la prise de la résolution des Nations Unies qui adopta le plan de partage de la Palestine, consacrant ainsi la création d’un État moderne hébreu en 1948.
Le retour d’Israël en tant que nation en Palestine est pour un but : c’est afin de recevoir la révélation de Jésus-Christ. À ce sujet, Jésus dit :
Jérusalem, Jérusalem qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! Voici, votre maison vous sera laissée déserte ; Car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! (Mat 23. 37-39).
Cette Parole « béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » s’accomplit dans le même temps que la prophétie de Zacharie qui dit :
Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. En ce jour-là, le deuil sera grand à Jérusalem… (Zach 12. 10-11).
Les Juifs avaient rejeté le Christ, en le faisant mourir à la croix. Mais la Bible dit que le rejet du Christ par les Juifs est pour le salut du reste du monde entier. Mais après avoir sauvé le reste du monde entier, le Seigneur Dieu entend se révéler entièrement aux Juifs comme leur Messie, afin que eux aussi, expérimentent le salut en Jésus-Christ. C’est pour accomplir cette prophétie que Dieu a décidé de rassembler à nouveau les Juifs dans la terre promise en 1948.
Les prophéties en rapport avec l’Église (Matthieu 24)
Plusieurs prophéties du Seigneur concernent l’Église, mais aussi tout l’environnement spirituel à la fin des temps. Le Seigneur a annoncé la manifestation de l’esprit de séduction. Il a averti en ces termes :
Prenez garde que personne ne vous séduise, car, plusieurs viendront sous mon nom, en disant : c’est moi qui suis le Christ. Ils séduiront beaucoup de gens.
Il dit encore :
Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens (Mat 24.11).
Au verset 24, il est dit :
Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus.
À la fin des temps apparaissent des faux dans la chrétienté. Ces faux sont des faux oints et des faux prophètes, c’est-à-dire des hommes qui se présentent comme des serviteurs de Dieu, alors qu’ils n’ont jamais été envoyés. Ces faux opèrent des signes et des prodiges mensongers pour séduire la chrétienté et si possible même, les élus. Mais dans notre génération, les élus reçoivent l’avertissement du Message du temps de la fin pour ne pas être séduits par les faux christs et les faux prophètes. En effet, Jean dit :
Je vous ai écrit ces choses au sujet de ceux qui vous égarent, pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses ; et qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés (1 Jean 2.27).
Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part de celui qui est Saint et vous avez tous de la connaissance (1 Jean 2.20).
Selon les Écritures, la véritable onction venant de Dieu est liée à l’enseignement et à la connaissance de la Vérité. L’onction de Dieu est liée à la révélation de Jésus-Christ ; c’est pourquoi celui qui est oint de la vraie onction n’a pas besoin d’être enseigné :
Car personne ne dira à son frère, connais le Seigneur, car tous me connaîtront. Aucun n’enseignera plus son concitoyen, ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux (Héb 8.11).
Quant aux faux oints et aux faux prophètes, ils ont une onction qui ne produit que des miracles et des prodiges mensongers. Les faux oints n’ont point la connaissance de la Vérité. Au contraire, ils marchent dans l’erreur et séduisent les soi-disant chrétiens qui marchent aux pas des miracles et des prodiges mensongers.
Dans le même livre de Matthieu 24, le Seigneur mentionne que l’amour du plus grand nombre se refroidira :
En raison des progrès de l’iniquité, l’amour du plus grand nombre se refroidira (Mat 24.12).
Car, déjà, le mystère de l’iniquité est à l’œuvre, il faut que celui qui le retient encore ait disparu (2 Thes 2.7-10).
Ainsi Jésus-Christ en tant que prophète annonça de grands événements en rapport avec son retour et la fin du monde. Des événements en rapport avec l’actualité politique internationale – des événements en rapport avec Israël et avec l’Église. Mais le plus grand événement demeure l’enlèvement de l’Église Épouse. Concernant l’enlèvement, Jésus dit :
Alors, de deux hommes qui seront dans un champ l’un sera pris et l’autre laissé, de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre sauveur viendra (Mat 24.40-42).
Le ministère du Fils de l’homme : Jésus-Christ et William Branham
Des jours viendront où vous désirerez voir un des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez point… Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche : le déluge vint et les fit périr… (Luc 17.22-37).
De son vivant, Jésus avait prédit les jours du Fils de l’homme, lesquels sont comparés au temps de Noé et au temps de Sodome et Gomorrhe. En lisant attentivement, l’on comprend que les jours du Fils de l’homme se rapportent à notre génération qui est une génération perverse. Mais pourquoi les moments dans lesquels vit présentement la chrétienté sont-ils présentés comme les jours du Fils de l’homme ? Cette question est délicate et mérite des réponses bibliques claires. En effet, Jésus, présenté comme Fils de l’homme, exprime son appartenance à l’humanité. C’est-à-dire son appartenance à Israël en tant que Juif et fils d’Abraham. En cette qualité, il fait aussi partie des Ministres de l’Évangile. C’est pourquoi il est présenté comme apôtre, prophète, docteur, évangéliste et pasteur. Ainsi, aux jours du Fils de l’homme, c’est-à-dire dans notre génération, le Seigneur Jésus se manifeste encore de manière particulière en tant que serviteur de Dieu, surtout en tant que prophète. C’est dans ce cadre que le vingtième siècle a commencé avec un grand réveil aux États-Unis. Ce réveil a suscité d’importants hommes de Dieu en Amérique, notamment Billy Graham, David Duplessis, William Branham, Tomy Osborn, Oral Roberts, Kenneth Hagin, Démos Shakarian, etc. Parmi tous ces serviteurs de Dieu, William Branham qui était parmi eux comme un évangéliste et un prophète a eu un appel retentissant qui concernait particulièrement le monde entier.
Le 11 juin 1933, William Branham reçut un ordre de mission relaté en ces termes :
De même que Jean-Baptiste a été précurseur de ma première venue, tu es envoyé avec un message qui préparera ma seconde venue.
Ce jour-là, William Branham était en train de procéder à des baptêmes, lorsque la voix de Dieu se fit entendre dans une nuée lumineuse, devant des milliers de personnes. Ceux qui étaient présents entendirent le bruit du tonnerre mais n’entendirent pas le message qui fut délivré par la voix de Dieu. Ceci est juste selon les Écritures. C’était comme l’expérience de Paul, sur la route de Damas, où une lumière surnaturelle lui apparut avec ses compagnons. Ils virent tous la lumière mais n’entendirent pas la voix du Seigneur Jésus qui parla à Paul. Ce Branham était un puissant prophète. Sur lui, en effet, se trouvait l’esprit d’Élie, comme sur Jean-Baptiste (Luc 1.16-17). C’est cet homme qui a, à nouveau, manifesté le Ministère de prophète du Seigneur Jésus. Il manifesta la vie de Jésus en tant que prophète. C’est pourquoi il avait le don de discernement. Il avait des visions et discernait les pensées des cœurs, comme Jésus le faisait. En mai 1946, un ange fut envoyé depuis le ciel vers lui. Cet ange lui donna deux signes en lui disant :
De même que Moïse reçut deux signes, il te sera donné deux signes.
Ces deux signes étaient des dons de guérison dont a bénéficié tout le monde entier.
Toute la chrétienté doit comprendre que le monde entier se trouve aux jours du Fils de l’homme et que les jours du Fils de l’homme sont des jours prophétiques. L’esprit des prophètes est présentement sur la terre en train d’agir merveilleusement pour l’Église. Ce sont des moments où s’accomplissent toutes les prophéties bibliques en rapport avec l’Église des nations. Ainsi le Fils de l’homme fut manifesté aux Juifs au temps de Jésus, et ensuite aux nations dans le ministère de William Branham. C’est dans ces jours que la colonne de feu revient à nouveau dans l’Église. C’est dans ces jours que l’enlèvement a lieu pour l’Épouse. Au moment où le Seigneur parlait de son jour avec les disciples, ceux-ci lui posèrent une question importante : « Où sera-ce Seigneur ? Où seras-tu Seigneur pendant les jours du Fils de l’homme ? » La réponse du Christ ne se fit point attendre : « Où sera le corps, là s’assembleront les aigles » (Luc 17. 37). Le corps ici est la Parole du Seigneur. Là où Elle se trouvera en ce moment-là, là précisément se trouveront les aigles qui typifient aujourd’hui les croyants de la fin des temps. En effet, l’âge dans lequel est manifesté le Fils de l’homme est un âge prophétique. C’est pourquoi ceux qui naissent du vrai Évangile dans cet âge sont comparés à des aigles, lesquels marchent par l’Esprit et non par la vue.
Ainsi, dans le Nouveau Testament est manifesté un grand ministère prophétique : celui de Jésus-Christ, au commencement et à la fin des temps de l’Église. Tous ceux qui veulent connaître le plan de Dieu sont invités à rechercher les traces du ministère de William Branham.
Les sept visions de 1933
Le Seigneur Jésus a donné sept visions à William Branham en 1933 pour servir de signes annonçant sa venue prochaine. Le prophète Branham lui-même a raconté son expérience avec le Seigneur.
« Le Seigneur Jésus me parla, disant que sa venue était proche, mais qu’avant son retour, sept événements de première importance devraient avoir lieu. Je les écrivis tous, et ce matin-là, je racontai la révélation du Seigneur :
La première vision était que Mussolini envahirait l’Éthiopie, et que cette nation tomberait sous son autorité. Cette vision causa pas mal de remous et certains se mirent fort en colère quand je la racontai, et ne voulurent point y croire. Mais pourtant, c’est ainsi que les choses se passèrent… Mais la vision dit que Mussolini aurait une fin horrible et que son peuple se retournerait contre lui. (Tout se passa exactement comme cela avait été dit. Cette première vision a vu son accomplissement deux ans plus tard en 1935.)
La vision suivante me montra qu’un Autrichien du nom d’Adolph Hitler se lèverait et deviendrait le dictateur de l’Allemagne et qu’il conduirait le monde à la guerre. Elle montrait la ligne Siegfried, et comment nos troupes (alliés) auraient un effort terrible à faire pour la briser. Ensuite, elle montra que Hitler aurait une fin mystérieuse. (C’est effectivement la politique expansionniste de Hitler en Europe qui a conduit le monde entier dans la deuxième guerre mondiale, 1939-1945. Hitler a aussi eu une fin mystérieuse. Nul n’a découvert le corps d’Adolph Hitler, au point que les spéculations sur cette affaire continuent.)
La troisième vision me fit voir la politique mondiale, car, elle me montra qu’il y aurait trois grands « ismes » : Fascisme – Nazisme – Communisme, mais que les deux premiers seraient absorbés par le troisième. La voix exhortait : « Observe la Russie ! Observe la Russie ! Garde les yeux fixés sur le roi du Nord ! » » (Effectivement le communisme est la doctrine qui a englobé le nazisme et le fascisme et qui a pu survivre à la deuxième guerre mondiale.)
« La quatrième vision me montra les grands progrès que ferait la science après la deuxième guerre mondiale. Elle fut couronnée par l’apparition d’un véhicule dont la partie supérieure avait l’apparence d’une bulle de plastique. Il était téléguidé sur des routes magnifiques, et n’avait pas de volant, de sorte que les gens assis à l’intérieur jouaient à un jeu quelconque pour passer le temps.
La cinquième vision concernait le problème moral de notre âge, centré principalement sur les femmes. Dieu me montra que les femmes commencèrent à quitter leur position lorsqu’elles reçurent le droit de vote. Ensuite, elles se coupèrent les cheveux, ce qui signifiait qu’elles n’étaient plus sous l’autorité d’un homme, mais insistaient pour avoir des droits légaux, ou dans la plupart des cas, des droits supérieurs. Elles revêtirent des habits jusqu’au moment où la dernière image que je vis était celle d’une femme nue, à l’exception d’une sorte de petit tablier grand comme une feuille de figue. Par cette vision, je vis la terrible perversion du monde entier, et son état moral. (Aujourd’hui, l’accomplissement de cette vision se passe de commentaire parce que le monde entier constate que les femmes sont de moins en moins soumises et de moins en moins vêtues, au point que l’insoumission se trouve même parmi celles qui disent confesser Jésus-Christ.)
Dans la sixième vision, s’éleva en Amérique, une femme de la plus grande beauté, mais une femme cruelle. Elle tenait le peuple dans une entière soumission. Je crus que cela signifiait la montée au pouvoir de l’église Catholique Romaine, mais je savais qu’il était possible qu’une Présidente élue par les femmes lors d’un vote populaire prenne réellement le pouvoir.
Pendant la septième et dernière vision, j’entendis une énorme explosion. Je me retournai et ne vis plus que décombres, cratères et fumées sur le territoire des USA. »
Les visions ont été reçues en 1933. Plus tard en 1960, William Branham a commenté leur accomplissement en ces termes :
« En 1933, le Seigneur m’a montré en vision cette grande femme puissante ; j’ai noté cela. Et aussi comment Roosevelt contribuerait au déclenchement de la guerre mondiale ; et comment Mussolini entreprendrait sa première invasion de l’Éthiopie et la prendrait, mais qu’il aurait une fin ignominieuse ; et comment les trois « ismes » (nazisme – fascisme – communisme) se réuniraient tous dans le communisme. Combien ici s’en souviennent, lorsque je vous avais fait rester debout et dire : « Observez la Russie ! Observez la Russie, le roi du nord ! Le roi du nord. » Combien m’ont entendu dire cela, et le répéter encore et encore ? En tous cas les vétérans, lorsque je le dis dans l’ancienne partie de cette église ! Je me tenais là, et je répétais : « Observez la Russie, le roi du nord ! Voyez ce qu’il va faire, car, tous les « ismes » vont se rassembler en Russie. » Puis je dis que notre nation entrerait finalement en guerre avec l’Allemagne. Et que l’Allemagne bâtirait un mur de béton. Ce fut la ligne Siegfried, dont je parlai onze ans avant qu’on ne commence à la construire ! Onze ans ! Et je dis : « Les Américains subiront une terrible défaite sur cette ligne ! Certains des frères ici ont été sur cette ligne, frère Roy Roberson et les autres. Demandez-leur ce qui s’est passé ! C’est la Vérité. Oui ! Mais finalement, ai-je dit, nous l’emporterons contre l’Allemagne. »
Et j’ai dit qu’ensuite après cette période, la science ferait d’énormes progrès. C’est arrivé : on a fait la bombe atomique et toutes ces choses. J’ai dit que durant leur progrès, les autos prendraient de plus en plus la forme d’un œuf. Vous souvenez-vous du vieux capot des modèles de 1933, l’arrière qui descendait ainsi, la roue de secours fixée derrière ? Regardez comme elles sont maintenant, aérodynamiques, ayant la forme d’un œuf. Et j’ai dit que, finalement, ils inventeraient une voiture qui n’aurait pas besoin de volant. On voyait une voiture ayant un toit de verre. C’étaient de grandes et belles routes, et c’était une belle automobile… J’avais aussi ajouté qu’en ce temps-là, ils permettraient aux femmes de voter. Et maintenant les femmes ont le droit de vote. Et par leur vote, elles vont élire un de ces jours, l’homme qu’il ne faut pas. Vous l’avez fait lors des dernières élections. Ce sont les bulletins des femmes qui ont élu Kennedy… Il y aura une femme puissante. Souvenez-vous-en ! Cela est aussi enregistré ! Une femme puissante, une femme présidente, ou alors, cette femme représente l’église catholique (je pense que c’est cela) ; c’est elle qui prendra un jour les choses en main et qui gouvernera ce pays… »
L’âge de Laodicée Page 9-10-11. Les commentaires du prophète montrent que les sept visions se sont presque toutes accomplies.
Nous remarquons que les deux dernières visions concernent particulièrement les États-Unis d’Amérique. Dans la sixième vision, le prophète parle de la femme qu’il a vue comme pouvant être l’église Catholique ou une présidente élue des USA. Les deux interprétations sont à prendre en compte. Rien ne peut être dit sur cette vision avec certitude.
Le commentaire général que je fais, en tant que serviteur de Dieu, est que les sept visions montrent premièrement la politique mondiale avec l’événement majeur de la deuxième guerre mondiale (une guerre meurtrière), avec l’époque de la guerre froide qui s’est achevée avec le refroidissement du Communisme. En deuxième lieu, les visions mettent l’accent sur le progrès de la science dans le monde. La voiture que le prophète a vue n’est qu’un signe pour montrer les grands progrès que devrait réaliser la science avant le retour du Seigneur Jésus.
Troisièmement, la quatrième vision et la cinquième qui sont plus ou moins liées montrent la révolte des femmes dans notre génération. Les femmes ne veulent plus se soumettre à leur mari comme c’était la volonté de Dieu à l’origine. Mais elles veulent vivre comme elles l’entendent. Puis les conséquences de l’insoumission sont mises en exergue : c’est la perversion du genre humain par la débauche, car, la nudité de la femme conduit à la débauche et au dérèglement sexuel. C’est ainsi. Les femmes sont retournées avec le serpent qui a séduit Ève dans le jardin d’Éden. Du point de vue spirituel, ces femmes nues symbolisent les églises qui refusent aujourd’hui de se soumettre au Christ qui est le Chef de l’Église. Les nombreuses églises qui parsèment le monde ont, de ce fait, abandonné la Parole de Dieu qui est supposée être le vêtement des croyants. C’est pourquoi, dans Apocalypse 3.14, où il est question du temps de la fin dans l’âge de Laodicée, le Seigneur reprend les croyants en les informant qu’ils sont nus sans le savoir. Les églises sont nues sans s’en rendre compte parce qu’elles ont abandonné la Parole qui est le miroir et le vêtement des saints.
L’attentat du 11 septembre 2001
Dans les prophéties bibliques
Quelques mois après l’attentat du 11 septembre 2001, mon attention fut focalisée sur les chapitres 30 et 33 d’Ésaïe. Dans ces deux chapitres, j’ai découvert des versets bibliques qui semblaient me donner des informations sur la chute des tours jumelles. Ce que j’écris ici est l’inspiration que j’ai reçue des versets bibliques concernés, en rapport avec l’événement du 11 septembre 2001. La lecture de tout le chapitre 30 d’Ésaïe est nécessaire pour une compréhension profonde du contexte prophétique de l’événement :
Alors Il (L’Éternel) répandra la pluie sur la semence que tu auras mise en terre, et le pain produit du sol, et il sera riche et nourrissant. Ton bétail paîtra en ce jour-là dans de vastes pâturages, et les bœufs et les ânes qui labourent le sol mangeront du fourrage salé qu’on a vanné avec la pelle et avec le van. Et, sur toute montagne et sur toute colline élevée, il y aura des ruisseaux, des courants d’eau, au jour du grand carnage, à la chute des tours, la lumière de la lune (Épouse) sera comme la lumière du soleil (Époux) et la lumière du soleil sera sept fois plus grande comme la lumière de sept jours (Ésaïe 30.23-25).
En rapport avec le même sujet, il est encore écrit :
Ton cœur se souviendra de la terreur : où est le secrétaire, où est le trésorier ? Où est celui qui inspectait les tours ? Tu ne verras plus le peuple audacieux (Ésaïe 33.18-19).
Double significations prophétiques
de l’événement
L’effondrement des tours jumelles est un signe important dans le Royaume de Dieu, en ce sens que cet événement est lié au déroulement du plan de Dieu. En effet, les États-Unis d’Amérique figurent en bonne place dans le déroulement des prophéties bibliques, avec Israël et l’Union Européenne. Les USA sont montrés dans le livre d’Apocalypse, au chapitre 13, comme une bête qui monte de la terre. En rapport avec cette puissance mondiale sont citées plusieurs autres prophéties.
Par ailleurs, les deux tours jumelles symbolisaient la domination économique et l’orgueil de l’Amérique. Ces deux symboles ne pouvaient tomber sans que les prophéties bibliques n’en parlent.
À l’examen des prophéties d’Ésaïe, l’événement revêt deux significations : annonce du réveil pour l’Église et abaissement des États-Unis d’Amérique.
Annonce du réveil pour l’Église
Déjà, la promesse est faite par le Seigneur dans Ésaïe 30, qu’il répandra de la pluie sur la semence que les saints auront mise en terre. Il s’agit de répandre l’onction de la bénédiction sur l’œuvre des saints accomplie depuis le commencement de l’Église à la Pentecôte. Cette pluie de bénédiction vient pour faciliter la grande moisson qui a lieu à la fin des temps. Cette pluie de la moisson est annoncée dans le livre de Zacharie :
Demandez à l’Éternel qu’il pleuve, au temps de la pluie du printemps ! L’Éternel produira des orages et leur donnera une averse de pluie. Il donnera à chacun de l’herbe dans la campagne (Zach 10.1-2).
Cette grande pluie produira des ruisseaux et des courants d’eau dans les lieux de prières et d’adoration, symbolisés par les collines élevées et les hautes montagnes. Toute la terre sera inondée par cette averse de pluie d’onction puissante, qui conduira l’Épouse dans la gloire de l’Époux.
Dans cette promesse, on peut découvrir l’Épouse symbolisée par la lune s’identifiant à l’Époux symbolisé par le soleil, dans sa puissance. La lumière de la Lune sera comme la lumière du soleil. C’est ainsi qu’il est écrit : que nous serons semblables au Seigneur à son apparition. Et la lumière du soleil sera sept fois plus grande. Le Seigneur en tant que le Dieu tout-puissant manifestera la plénitude de sa puissance dans le réveil de l’Épouse, dans l’exercice de son ministère.
Le Seigneur va multiplier sept fois son ardeur dans tout son Corps afin de le faire parvenir à maturité. Apoc 12. Cette lumière sera la lumière de sept jours, comme si le Seigneur déversera dans son Épouse, toute la gloire dont ont bénéficié les sept âges de l’Église.
Le temps du réveil sera le temps de la pleine guérison pour le peuple de Dieu le jour où l’Éternel bandera la blessure de son peuple et guérira la plaie de ses coups. Durant la marche, les saints ont été confrontés à diverses épreuves. Mais nul n’entrera au ciel avec ses infirmités et ses épreuves. Tous seront rétablis et restaurés au cours du réveil et le monde les verra en témoignage. Le Seigneur Jésus guérira ses enfants. Il bandera leur plaie et les délivrera des oppressions démoniaques.
Comme on le voit, au jour du grand carnage, à la chute des tours, de grandes décisions sont prises dans le ciel. Le temps vient où nous les verrons s’accomplir. En cela, que tous ceux qui croient dans l’enlèvement de l’Épouse sachent que de grandes décisions ont été prises dans le Royaume de Dieu depuis le 11 septembre 2001, et que ces décisions seront exécutées sur la terre par les envoyés de Dieu, les apôtres et les prophètes.
Abaissement des États-Unis au profit
de l’Union Européenne
Dans le chapitre 33 d’Ésaïe, il est encore écrit « où est le secrétaire ? Où est le trésorier ? Où est celui qui inspectait les tours ? » Ici, les prophéties mettent l’accent sur celui qui inspectait les tours jumelles. Celui-là est présenté comme un trésorier, pour montrer qu’il était question d’argent et d’économie dans les tours qui ont chuté dans Ésaïe 30. Après avoir consulté plusieurs traductions, on s’est aperçu que le terme secrétaire désigne le soldat qui a conquis un territoire étranger, et qui prélève donc des tributs de guerre sur les populations autochtones. C’est ce rôle que jouent présentement les États-Unis d’Amérique. Les USA, avec leur puissance militaire, ont conquis le monde et dominent sur lui. Ils jouent ainsi le rôle de secrétaire et de trésorier dans le monde. N’est-ce pas que les USA ont la plus grande économie du monde ! Cependant, la Bible dit : « Tu ne verras plus le peuple audacieux. » Celui qui était le trésorier et l’inspecteur de l’économie mondiale – le percepteur d’impôt sur les économies mondiales, est montré ici comme un peuple audacieux, qui désormais ne sera plus en vue. Le peuple audacieux va désormais jouer un rôle de second plan dans le monde au profit de l’Union Européenne. L’effondrement des deux tours jumelles qui symbolisaient la prospérité économique de l’Amérique est un signe très important, un message au monde entier et aux Américains eux-mêmes. Désormais, la place sera faite à l’Union Européenne selon les prophéties bibliques. C’est ainsi que les choses sont écrites dans les livres prophétiques de la Bible.
Les origines bibliques des USA et de l’Union Européenne
En effet, selon qu’il est écrit dans la Bible, dans le livre de Daniel, au chapitre 7, quatre grands empires devraient gouverner le monde, depuis le temps de Nebucadnetsar jusqu’à la fin de la civilisation actuelle. Il est écrit à ce sujet :
Je (le prophète Daniel) regardais pendant ma vision nocturne, et voici les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer. Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents les uns des autres. Le premier était semblable à un lion, et avait des ailes d’aigle ; je regardai jusqu’au moment où ses ailes furent arrachées ; il fut enlevé de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur lui fut donné. Et voici, un second animal était semblable à un ours, et se tenait sur un côté ; il avait trois côtes dans la gueule, entre ses dents, et on lui disait : lève-toi, mange beaucoup de chair.
Après cela, je regardai, et voici, un autre était semblable à un léopard, et avait sur le dos quatre ailes comme un oiseau ; cet animal avait quatre têtes, et la domination lui fut donnée.
Après cela, je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatrième animal terrible épouvantable et extraordinairement fort ; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait ; il était différent de tous les autres précédents, et il avait dix cornes. Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne, et voici elle avait des yeux comme des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance (Dan 7.1-8).
Dans l’explication que l’Ange donna à Daniel au sujet des visions, il est dit que : « Ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre » (V 17). Dans l’histoire, il s’est avéré effectivement que la terre a été dirigée par quatre grands Royaumes dont : l’empire Babylonien qui fut succédé par l’empire des Mèdes et des Perses, lequel fut succédé à son tour par l’empire Grec, puis l’empire romain. Le dernier empire est l’empire romain. Et selon ce qui est écrit, ce dernier empire doit subsister jusqu’à la fin de la civilisation actuelle. En rapport avec le même sujet, il est parlé de deux autres bêtes dans le livre d’Apocalypse au chapitre 13. La première bête symbolise l’empire romain qui est aujourd’hui représenté par l’Union Européenne. Cette bête est décrite de cette manière : « La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion » (Apoc 13.2). Telle qu’elle est décrite, cette bête a pris les attributs des trois premières bêtes de Daniel, lesquelles symbolisent les trois premiers royaumes qui ont disparu.
La deuxième bête d’Apocalypse 13 qui représente les États-Unis d’Amérique est décrite de cette manière :
Je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête dont la blessure mortelle avait été guérie. Elle opérait de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer… (Apoc 13.11-14).
Selon les révélations données au prophète William Branham, les deux bêtes d’Apocalypse 13 symbolisent respectivement l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique. Ainsi, à la fin de la civilisation actuelle, deux grandes entités politiques émergent : l’Union Européenne qui est en train de se reconstituer sur les ruines de l’ancien empire romain et les États-Unis d’Amérique. Selon ce qui est écrit, c’est premièrement la deuxième bête, c’est-à-dire les USA, qui joue un rôle de premier plan : « Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence », parce que la première bête, l’empire romain, avait été affaiblie. « Elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête dont la blessure mortelle avait été guérie. » Cette blessure mortelle qui a été faite à l’empire romain dans l’histoire est le résultat de la réformation religieuse qui a eu lieu en Europe, laquelle a brisé l’autorité de « l’Église État » dans l’empire. Plusieurs crises religieuses ont fragilisé l’Europe, dont l’une en Angleterre a provoqué l’exode des croyants protestants vers l’Amérique, d’où la création des USA à la fin du dix-huitième siècle. C’était la volonté de Dieu.
Au moment où la première bête, l’Europe, reprend des forces, elle aspire à reprendre sa place de premier plan. Elle aspire à nouveau à conduire le monde, ce qui est dans le plan de Dieu. Pour parvenir à consolider les positions de l’Europe en vue de l’amener à jouer son rôle dans le processus de la fin des temps, Dieu a permis que la guerre froide prenne fin – que l’Allemagne qui est une tête dirigeante importante de l’Europe soit réunifiée – que l’URSS soit disloquée, parce que deux unions ne peuvent subsister en même temps en Europe, (cela n’est pas prévu dans le plan de Dieu) – que la monnaie unique voie le jour. De cette manière, l’Europe parviendra à s’unir complètement et devenir la première puissance religieuse, politique et économique mondiale au détriment des USA.
Les USA se contenteront de leur puissance militaire qui sera certainement au service de l’Union Européenne. Cette première bête, l’Union Européenne, sera puissante parce qu’il est dit que Satan, le prince de ce monde qui est le dragon, lui donnera tous les pouvoirs.
Le dragon lui donna sa puissance, son trône et un grand pouvoir (Apoc 13.2).
Tel que le monde est en train de se présenter, les uns et les autres doivent comprendre que de grands changements sont intervenus dans le monde invisible, tant du côté de Dieu que du côté de Satan qui gouverne actuellement tous les Royaumes de la terre. Et la preuve manifeste de ce changement est l’attentat qui a eu lieu aux États-Unis. Cet attentat veut dire que la domination politique et économique de l’Amérique a pris fin depuis le 11 septembre 2001 dans le monde invisible. Et il est évident que le monde entier verra cela se manifester dans les années à venir. Et ce n’est pas en vain que certaines nations européennes affrontent déjà les USA dans les grandes instances internationales, notamment la France, qui, du point de vue politique, est comme le porte-parole de l’Europe. C’est à dessein qu’il est dit d’elle qu’elle est la « première fille » de l’église Catholique romaine.
Le monde est dirigé par deux pouvoirs : le pouvoir religieux et le pouvoir politique. En rapport avec les deux entités politiques qui émergent à la fin des temps, il faut dire que l’Europe est catholique et les USA protestants. Ainsi, depuis la réformation, les protestants ont dirigé le monde jusqu’à ce qu’il y ait un pays totalement protestant comme les USA qui ont dominé le monde pendant un siècle. Mais maintenant, les tendances sont inversées. C’est le catholicisme et l’Europe qui vont maintenant dominer le monde, avec en toile de fond l’appel de toutes les religions à l’œcuménisme. En faisant ainsi, du point de vue religieux, l’Europe par le Vatican réussira à s’attirer la sympathie des autres religions dans le monde entier, à commencer par l’Islam. Cette union de la religion avec la politique dans notre temps est symbolisée dans Apocalypse 17. Là, il est question d’une femme assise sur la bête :
Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphèmes, et qui avait sept têtes et dix cornes (Apoc 17.3).
Il faut ici l’intelligence qui a de la sagesse : les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise. Ce sont aussi sept rois… la bête qui était et qui n’est plus est elle-même, un huitième roi, elle est aussi l’un des sept. Les dix cornes que tu as vues sont dix rois… (Apoc 17.8-12).
Dans ces passages de l’Écriture, des indications très claires sont données. Il est d’abord question d’une femme qui est assise sur la bête. Cette femme symbolise l’église catholique romaine, laquelle est assise sur l’Europe en tant que pouvoir politique et religieux et domine sur elle. Il est établi que l’Europe est divisée en deux entités politiques : l’Est et l’Ouest, symbolisées à l’époque de la guerre froide par l’Allemagne qui était coupée en deux : l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est – Berlin Ouest et Berlin Est. Au-delà de l’Allemagne et de l’Europe, il fallait voir le monde entier qui était coupé en deux. Ce sont les pays de l’Ouest européen qui sont les premiers artisans de l’Union – Ce sont aussi les pays de l’Ouest qui sont les plus forts politiquement et économiquement. Les pays de l’Est qui sont restés longtemps dans le communisme avec la domination de l’URSS sont aujourd’hui affaiblis avec le démantèlement de l’Union Soviétique par la chute du communisme.
Ceci dit, les sept montagnes sur lesquelles est assise la femme pour gouverner – lesquelles sont aussi sept rois, indiquent certainement sept pays de l’Europe de l’Ouest, qui servent d’appui politique et économique à tout le système européen. Ces pays sont sept têtes dirigeantes de l’Europe. Il est aussi parlé d’une huitième tête qui fait partie des sept. Il s’agit bien du Vatican qui est un État. Pris à l’intérieur de l’Italie, il fait partie des sept, mais considéré comme un État à part, il est un huitième. Les dix cornes représentent dix pays de l’Europe de l’Est qui malgré leur réticence prendront part à l’Union. Selon ce que dit la Bible : « les dix cornes que tu as vues sont dix rois… ils donnent leur puissance et leur pouvoir à la bête. » Les États de l’Est donneront leur pouvoir à l’Union Européenne en devenant membres de cette organisation. De cette manière…
… ils combattront l’Agneau, et l’Agneau les vaincra, parce qu’Il est Seigneur des Seigneurs et Roi des rois. Et les appelés, et les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi (Apoc 17.12-15).
L’Union Européenne qui se met en place par Satan a pour seul objectif de combattre contre le Seigneur Jésus. Il s’agit d’une guerre des religions – le Catholicisme et les religions associées dans l’œcuménisme contre la Vérité de la Parole de Dieu. Mais gloire soit rendue à Dieu de ce que le dragon a été vaincu par les saints (Apoc 12). Tous les peuples seront sous la domination de Satan à travers la religion Catholique selon ce qui est écrit :
Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, des langues (Apoc 17.15).
Cependant, le peuple saint tiendra tête à la bête et à la prostituée au nom du Seigneur Jésus-Christ.
Lorsque l’attentat du 11 septembre 2001 a eu lieu, j’ai vécu une expérience particulière qui m’a amené à m’interroger sur l’accomplissement de la septième vision de 1933. Le Saint-Esprit m’avait tellement pressé de relire les termes de cette vision que je me demandais si elle ne venait pas de trouver son accomplissement ce 11 septembre 2001. J’ai entendu les journalistes dire « décombres – cratères et fumées sur les États-Unis ». Le prophète a dit en relatant la septième vision : « … j’entendis une énorme explosion. Je me retournai et ne vis plus que décombres, cratères et fumées sur le territoire des USA ».
Los Angeles au fond de la mer
William Branham a aussi reçu de la part du Seigneur Jésus une autre prophétie dont l’accomplissement est attendu. Il s’agit de la prophétie sur l’effondrement d’une partie de la côte ouest des USA au fond de la mer. À la suite de cet événement, Los Angeles et Hollywood disparaîtront. Le 25 avril 1965, William Branham vint prêcher dans la ville de Los Angeles, en Californie. Au cours d’une prédication intitulée : « le choix d’une épouse », la prophétie sur l’effondrement de Los Angeles fut prononcée en ces termes :
Vous ignorez par quel moyen cette ville va s’écrouler là au fond de l’océan. Oh Capernaüm, dit Jésus, toi qui as été élevé jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts. Car, si les miracles faits au milieu de toi avaient été faits en Sodome et Gomorrhe, elles subsisteraient encore aujourd’hui. Or, Sodome et Gomorrhe reposent au fond de la mer morte, et Capernaüm est au fond de la mer. (Voilà la prophétie qui concerne Los Angeles) : Toi, (elle commence par toi, comme Jésus s’adressant à Capernaüm a dit toi). Toi, ville qui clame être la cité des anges, qui t’es exaltée jusqu’au ciel et as exporté toute ta souillure, toute ta saleté de mode au point que même les pays étrangers viennent ici chercher cette saleté pour l’emporter ailleurs. Avec tes belles églises, tes clochers et le reste, ta manière de faire, souviens-toi qu’un jour tu reposeras au fond de la mer. Ton terrain rongé est comme un rayon de miel. La colère de Dieu s’annonce juste au-dessus de toi. Combien de temps encore maintiendra-t-il la barrière de sable qui pend au-dessus, jusqu’à ce que l’océan, qui est là à 5,000 pieds de profondeur, glisse jusqu’à Salton Sea. Ce sera pire que le dernier jour de pompeh ! Repens-toi, Los Angeles ! Repentez-vous vous tous, et tournez-vous vers Dieu ! L’heure de sa colère est sur la terre. Fuyez pendant qu’il est encore temps et venez à Christ.
Après ce sermon, William Branham, en conversation avec son premier fils, Billy Paul, qui avait des appréhensions au sujet de la prophétie, lui dit : « le même Dieu… m’a dit de te dire en ce moment (il se peut que je ne sois plus ici), que tu ne seras pas vieil homme avant que les requins ne nagent où tu te trouves aujourd’hui » (le frère Branham et Billy Paul se trouvaient dans les rues de Los Angeles.) Cette Parole du Seigneur qui a été adressée à Billy Paul est un signe pour lui et pour le monde afin qu’il réalise en temps opportun la véracité du ministère prophétique de William Branham.
À San Andréa, sur la côte Ouest, une faille de plusieurs kilomètres a été constatée par les scientifiques. Selon eux, cette faille est telle qu’à n’importe quel moment, Los Angeles et toute cette région dont parle la prophétie peuvent être englouties dans la mer. La chute de Los Angeles dans la mer va précipiter l’abaissement des États-Unis.
La condamnation du cinéma et de la mode
La colère de Dieu s’est enflammée contre les États-Unis d’Amérique mais plus particulièrement contre la ville de Los Angeles, parce que cette partie du monde est la capitale de la souillure qui a gagné tout le monde entier. Les termes de la prophétie sont très clairs :
Toi, ville qui clame être la cité des anges, qui t’es exaltée jusqu’au ciel et qui as exporté toute ta souillure, toute ta saleté de modes au point que même les pays étrangers viennent ici chercher cette saleté pour l’emporter ailleurs…
Los Angeles est à l’origine de la souillure du monde par le cinéma, la mode et la musique. C’est dans cette région du monde que le cinéma s’est développé et a été exporté. Sa propagation est à l’origine de l’horreur et de la violence dans le monde entier. Le cinéma par la pornographie est également à l’origine de l’immoralité sexuelle. Ceci est pareil pour la mode et la musique. Tous ces démons ont conquis le monde entier par les stars des États-Unis. C’est pourquoi cette région sera détruite. Toutes les tables du monde entier sont pleines de vomissements et de souillures. Tout le monde entier est souillé à cause de Los Angeles. Dieu dans sa colère agira certainement contre cette région des États-Unis.
Il ne doit pas nous suffire seulement de prêter attention à cette prophétie. Mais nous devons mettre tout en œuvre pour ne pas prendre part à la souillure du monde. Le chrétien ne prend pas plaisir au cinéma. Le chrétien ne prend pas plaisir à écouter de la musique venue des abîmes. La mode non plus ne fait pas partie de la préoccupation des croyants. Toutes les technologies de la communication servent aux intérêts du diable, pour répandre la souillure dans tout le monde entier. Les écrans de télévision et du cinéma ne suffisent plus. C’est pourquoi Satan utilise maintenant l’Internet, où il existe toutes les opportunités de péché et de distraction. Il s’y développe la pornographie et la pédophilie. Tout ceci est la preuve évidente que la moisson du monde est mûre pour être engrangée dans le feu de la géhenne. Cette prophétie sur Los Angeles est en rapport avec la cinquième vision de 1933. Il s’agit de la perversion de tout le monde entier qui est partie des États-Unis d’Amérique, par le cinéma, la mode et la musique. Si Dieu est en train de punir Los Angeles à cause de la souillure, que les chrétiens sachent alors que ce même Dieu ne les épargnera pas s’ils s’adonnent aux plaisirs du monde, car l’amour du monde est inimitié contre Dieu.
Les autres prophètes du Nouveau Testament
Plusieurs autres prophètes sont manifestés dans le Nouveau Testament. Il s’agit de Paul, de Pierre, de Jacques, de Jean, d’Agabus, etc. Pierre avait des visions. C’est lui qui prédit plusieurs événements bibliques et avertit de plusieurs manières le peuple de Dieu. 2 Pierre 2 ; 3. Quant à Paul, il prophétisa au sujet du mystère de l’iniquité (2 Thess 2) ; de la dépravation dans les derniers jours (2 Tim 3) et de l’esprit de séduction. 1 Tim 4. Etc. Jean eut la vision la plus longue de l’histoire du salut qui est l’Apocalypse. Jean prophétisa au sujet de l’antichrist qui venait. 1 Jn 2. 18 ; 4. Dans le livre des Actes des apôtres, il fut cité plusieurs prophètes. Act 13. 1-2.
Les prophètes dénoncent le péché et l’injustice. C’est pourquoi ils ont beaucoup de difficultés dans le ministère. Élie fut opposé à Achab et à sa femme Jésabel. Michée fut opposé aussi à Achab qui le mit en prison à cause de sa prophétie. Nathan dit à David : « tu es cet homme-là ». David avait fait tuer son soldat pour prendre sa femme. Jérémie fut établi pour dénoncer l’idolâtrie et l’égarement du peuple. Jean-Baptiste mourut décapité parce qu’il avait dénoncé le péché du roi Hérode, lequel avait pris la femme de son frère. Pierre dénonça le péché d’Ananias et Saphira qui voulaient tromper le reste du peuple de Dieu. Dans tous les âges de l’Église, en dehors de l’apôtre Paul, seul William Branham manifesta pleinement le ministère prophétique de manière aussi significative. Depuis que ce ministère a parcouru toute la terre, au milieu du vingtième siècle, plusieurs autres ministères, notamment des évangélistes, des apôtres et même des prophètes ont été manifestés. Je mettrai l’accent sur deux ministères prévus dans les chapitres 24 et 25 de Matthieu.
Le ministère du serviteur fidèle et prudent
Dans Matthieu 24.45, Jésus, en tant que prophète, parle d’un serviteur fidèle et prudent :
Quel est donc ce serviteur fidèle et prudent, que son Maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son Maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi (Mat 24.45).
En effet, il s’agit d’un homme dont la mission est placée dans un contexte prophétique. Ceci est très important à savoir. Car tout le chapitre de Matthieu 24 doit être lu avec la plus grande attention, de manière prophétique. Dans notre temps, cette Parole de Matthieu 24. 45 fut adressée en juillet 1975 à un serviteur de Dieu du nom d’Ewald Frank en ces termes :
Mon serviteur, je t’ai destiné selon Matthieu 24 verset 45 à distribuer la nourriture au temps convenable.
Cet Ewald Frank est un missionnaire allemand qui a connu et côtoyé le prophète William Branham dont il devrait diffuser les prédications partout dans le monde entier. Cette commission lui fut donnée du vivant de William Branham en 1962.
Déjà en 1955, William Branham avait eu, lors d’une tournée à Zurich, une vision dans laquelle il vit un aigle allemand. Cet aigle allemand était le symbole du ministère du docteur Ewald Frank. Plus tard, en 1962, Ewald Frank lui-même eut une vision dans laquelle il lui fut demandé d’emmagasiner de la nourriture, à cause d’un temps de famine spirituelle qui venait sur la terre. Lorsqu’il eut cette vision, il croyait à une famine naturelle et commença à emmagasiner de la nourriture périssable avec les membres de son assemblée. Mais ayant compris qu’il ne s’agissait pas de nourriture périssable, il prit la résolution de rencontrer le prophète Branham pour avoir une explication de la vision. Lorsque les deux hommes se rencontrèrent le 3 décembre 1962 aux États-Unis, William Branham donna l’explication de la vision d’Ewald Frank en ces termes :
Frère FRANK, tu as mal compris ce que le Seigneur t’a dit. Tu pensais qu’une famine terrestre venait, et naturellement que tu as emmagasiné des vivres et de la nourriture. Cependant le Seigneur veut envoyer une faim de sa Parole, et la nourriture que tu dois emmagasiner est la Parole de Dieu promise pour ce temps, que le Seigneur a révélée et qui se trouve dans les prédications qui sont enregistrées sur bandes. (Il s’agit des prédications de William Branham.)
Au regard de ces événements, nous voyons que le chapitre 24 de Matthieu est en train de s’accomplir sous nos propres yeux – surtout que ce missionnaire est encore en vie. Il distribue depuis 1966 les prédications du prophète Branham à travers le monde. Ainsi, de la même manière que plusieurs versets de ce chapitre 24 de Matthieu sont déjà accomplis, il faut aussi reconnaître l’accomplissement du verset 45 concernant le ministère d’Ewald Frank.
Si on admet que les guerres et les bruits de guerres prédits dans les versets 6 et 7 de Matthieu 24 sont accomplis, il faudra aussi reconnaître l’accomplissement du verset 45 de Matthieu 24 concernant le ministère du serviteur fidèle et prudent. Si nous admettons l’avènement des faux prophètes et des faux christs tel que prédit par Jésus dans les versets 4, 5, 11, 23 et 24 de Matthieu 24, il nous faudra aussi admettre l’avènement d’un serviteur qui, loin d’être un faux christ ou un faux prophète, est « fidèle et prudent ». Ce serviteur a été mandaté pour apporter la clarté face à la confusion entretenue par les faux christs et les faux prophètes dans notre génération.
« Quel est donc ce serviteur fidèle et prudent, que son Maître a établi sur ses gens… » L’identité de ce serviteur n’était point connue au temps du Seigneur Jésus, parce qu’il s’agissait d’une prophétie qui concernait les jours du Fils de l’homme. Seul le Seigneur qui est le Maître connaissait l’identité de son serviteur. Il l’a révélé à Ewald Frank qui est un docteur versé dans les Écritures. Ce missionnaire est aussi un prophète puissant en Paroles. Il a été dit de Jésus qu’Il était un prophète puissant en œuvres et en Paroles (Luc 24.19). Certains prophètes sont puissants en œuvres et en Paroles, tandis que d’autres le sont seulement en Paroles ou en œuvres. Jean-Baptiste était un prophète puissant en Paroles. Il n’a pas opéré de prodiges particuliers.
Dans les Écritures, plusieurs prophètes ont reçu le « Ainsi dit le Seigneur », mais n’ont pas manifesté d’œuvres particulières comme Élie et Élisée, ou comme Moïse. Dans le Nouveau Testament, Paul et Pierre furent des prophètes puissants en œuvres et en Paroles. Mais Jean qui a reçu la vision de l’Apocalypse n’était pas renommé dans les prodiges et les miracles. William Branham fut un prophète puissant en œuvres et en Paroles. Il a bouleversé le monde par un puissant don de guérison qui lui fut donné particulièrement du ciel.
Le serviteur fidèle et prudent fait partie des prophètes du Nouveau Testament dont Jésus a prédit l’apparition aux jours du Fils de l’homme. Ce n’est pas en vain que William Branham a vu un « Aigle Allemand », parlant du ministère du serviteur fidèle et prudent. L’aigle symbolise le ministère prophétique. Celui qui se réclame du Message du temps de la fin et qui rejette le ministère d’Ewald Frank a aussi rejeté le ministère de William Branham. Car Ewald Frank a un ministère qui est en rapport direct avec celui de William Branham. Il fut mandaté pour expliquer le Message du temps de la fin porté par William Branham. Le prophète Branham a reçu la révélation des mystères bibliques qui avaient été cachés et révélés à l’Épouse à la fin des temps. Le serviteur fidèle et prudent, en tant que docteur des Saintes Écritures, devrait apporter l’explication de la révélation de ces mystères pour faciliter la compréhension de l’Épouse. C’est ainsi que ces deux ministères se complètent entièrement. C’est comme Moïse et Aaron. De même que Moïse avait été fait dieu et Aaron son prophète (Exod 4.11-15) – ainsi, Ewald Frank a été établi docteur du Message du temps de la fin pour ordonner bibliquement les révélations données au prophète et encadrer le peuple de Dieu afin de l’amener à garder la vision céleste issue du Message du temps de la fin. Ceux qui rejettent ce ministère ont aussi rejeté sans le savoir le ministère de William Branham et vont à leur perte. De tels gens sont égarés dans les fausses doctrines, inventées par des faux Ministres de la Parole et se trouvent ainsi privés de l’enlèvement. Là-dessus, que celui qui croit être serviteur de Dieu sache que ceci est Ainsi dit le Seigneur. Il n’y a pas d’enlèvement pour ceux qui ont expressément rejeté ce ministère.
En effet, le ministère du prophète Branham a allumé les lampes des vierges au commencement de Matthieu 25. Mais c’est au cours du ministère du serviteur fidèle et prudent que la différence est faite entre les folles et les sages. L’épée tenue par le serviteur fidèle et prudent produit la différence entre les vierges. Les folles ont refusé d’évoluer dans la vision céleste, en vivant dans le passé, dans l’ombre de William Branham. Pour les vierges folles, le fait d’avoir reçu le Message suffit. Mais cela ne suffit pas. Il faut suivre l’évolution de la vision céleste telle qu’elle est présentée dans les Saintes Écritures, allant jusqu’au réveil et à l’enlèvement. Aujourd’hui, il est recommandé à ceux qui voudraient connaître clairement les Saintes Écritures de se référer à ces deux ministères qui sont aussi importants dans l’histoire du salut.
Le cri de réveil de minuit
Du point de vue prophétique, Matthieu 25 dit :
Alors le Royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui prirent leurs lampes pour aller à la rencontre de l’époux.
Une remarque de taille doit être faite. C’est que le Seigneur Jésus prédit qu’aux jours du Fils de l’homme, le Royaume des cieux « sera semblable » à dix vierges. Aux jours du Fils de l’homme, des vierges naissent dans le Royaume de Dieu par la prédication du Message du temps de la fin. Ces croyants sont vierges parce qu’ils ne sont plus en communion avec la religion. Ils sont sortis des églises organisées pour s’attacher à la pure Parole de Dieu, laquelle se trouve être le corps mort autour duquel s’assemblent les aigles à la fin des temps (Luc 17.37).
Le prophète n’a point dit : « Le Royaume des cieux est semblable », comme les autres fois dans la septuple définition du Royaume des cieux dans Matthieu 13. Mais il dit : « Le Royaume des cieux sera semblable. » Le futur indique qu’il s’agit d’une situation qui intervient à la fin. Au commencement, il n’en était pas ainsi, mais à la fin, le Royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui prirent leurs lampes pour aller à la rencontre de l’Époux.
Comme l’Époux, qui est le Christ, tardait à venir, les vierges s’assoupirent et s’endormirent chacune dans son état. Cependant, leur sommeil fut interrompu au milieu de la nuit par une voix qui cria. Ce cri qui retentit au milieu de la nuit est un cri de réveil – un cri terrestre et non céleste. Puis il sort de cette voix un message libellé comme suit : « Voici l’époux, sortez à sa rencontre. » Cette voix est un ministère qui s’élève au milieu de la nuit pour annoncer un réveil qui engage à nouveau les vierges dans la course à la rencontre du Seigneur.
Ce ministère fait aussi partie des prophètes annoncés par le Seigneur Jésus dans les jours du Fils de l’homme. Car, de tout temps, ce sont les prophètes qui indiquent la voie à suivre. Il ne peut en être autrement. Le « voici » se trouve seulement dans la bouche des voyants. Ce sont eux qui voient premièrement et qui disent « voici » au reste du peuple. Ésaïe dit :
Voici, des héros qui poussent des cris au-dehors ; des messagers de paix qui pleurent amèrement (És 33.7).
Il dit encore :
Voici, votre Dieu, la vengeance viendra, la rétribution de Dieu, il viendra lui-même et vous sauvera (És 35.4).
Jean-Baptiste dit :
Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1.29).
Auparavant, l’Esprit avait dit à Jean : « Celui sur qui viendra se poser l’Esprit, celui-là est le Christ. » Jean vit Jésus avant de dire « Voici » à ses disciples.
Le prophète Siméon, présentant Jésus, dit :
Voici : cet enfant est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, et comme un signe qui provoquera la contradiction… (Luc 2. 34).
Avant de découvrir le Christ dans le temple, Siméon avait été divinement averti par Dieu au sujet du Christ. Malachie dit :
Voici, le jour, il vient ardent comme une fournaise (Mal 4.1).
Zacharie dit :
Voici, qu’un jour arrive pour l’Éternel ! Tes dépouilles seront partagées au milieu de toi (Zach 14.1).
Il dit encore :
Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Lance des clameurs, fille de Jérusalem ! Voici ton roi, il vient à toi ; il est juste et victorieux… Il est humble et monté sur un âne sur un ânon, le petit d’une ânesse.
De tout temps, le « voici » s’est trouvé dans la bouche des prophètes, lesquels voient dans l’invisible. Seuls les prophètes prononcent le « voici » pour indiquer ce qui arrive. Il est donc évident que la voix qui crie au milieu de la nuit pour indiquer l’époux qui vient est la voix d’un prophète – lequel dira : « Voici l’époux, sortez à sa rencontre. »
Ce ministère donne un message de dernière heure qui sonne comme une alerte. En ce moment, s’opère un réveil sans précédent dans l’Église. Les ministères se manifestent pleinement, avec puissance et autorité. Puis dans la course, les vierges sages qui constituent l’Épouse se démarquent des folles, pour exercer le Ministère de l’Épouse en vue de l’enlèvement. C’est pourquoi, au verset 14 de Matthieu 25, Jésus parle de la parabole des talents. Cette parabole indique les talents comme les cinq Ministères de la Parole, qui sont distribués aux ouvriers de la dernière heure pour réveiller l’Église-Épouse :
Il en sera comme d’un homme qui partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre et un à un troisième, à chacun selon sa capacité.
En effet, tous les ministères doivent être manifestés au temps du Fils de l’homme pour moissonner toute la terre. À ce sujet, Ésaïe écrit :
C’est la voix de tes sentinelles ! Elles élèvent la voix, elles poussent ensemble des cris de triomphe ; car, de leurs propres yeux, elles voient l’Éternel revenir à Sion. Éclatez ensemble en cris de triomphe, ruines de Jérusalem ! Car, l’Éternel console son peuple, il rachète Jérusalem (És 52.8-9).
Les ministères, à la fin des temps, sont placés comme des sentinelles sur le peuple de Dieu pour le conduire dans la gloire du réveil et de la Jérusalem céleste. Ces ministères sont mis en action par le ministère de la voix de minuit.
Les prophéties bibliques
Une prophétie est une déclaration de Dieu qui a un rapport avec l’avenir immédiat ou lointain. Cette déclaration revêt plusieurs caractères. Elle peut être une information ou un avertissement. Ainsi, les prophéties bibliques se trouvent pêle-mêle dans les Écritures et sont dites sous plusieurs formes. En effet, quand il ne s’agit pas de Parole qui sort de la bouche d’un prophète, c’est plutôt une scène, un événement qui annonce des choses à venir. Telles que les prophéties sont données dans leurs diversités, il est souvent difficile de les reconnaître, à moins d’être soi-même prophète ou docteur des Saintes Écritures. Le domaine des prophéties bibliques est le domaine de la révélation uniquement et non de l’interprétation, car, aucune prophétie ne peut faire l’objet d’interprétation particulière. Au contraire, les prophéties doivent avoir seulement le sens que Dieu leur donne.
Les Paroles prophétiques sont les prophéties sorties de la bouche des prophètes bibliques tels que Ésaïe – Ézéchiel – Jérémie – Michée, etc. Ils ont donné des prophéties par le « Ainsi parle l’Éternel » :
Car, ainsi parle l’Éternel : David ne manquera jamais de successeur assis sur le trône de la maison d’Israël. Les sacrificateurs lévites ne manqueront jamais devant moi de successeurs pour offrir des holocaustes, brûler de l’encens avec les offrandes et faire des sacrifices tous les jours (Jér 33.17-18).
Une vision écrite est aussi une Parole prophétique. C’est cela qui est constaté dans le livre de Daniel. Nulle part dans ce livre, il n’est dit : « Ainsi parle l’Éternel. » Toutes les prophéties sont venues par les visions de Nebucadnetsar, de son fils et de Daniel lui-même. Le livre de Daniel est d’une importante portée prophétique, mais fut écrit à la suite des songes et des visions. Tout propos venant de la bouche d’un prophète n’est pas une prophétie, mais seulement le « ainsi dit le Seigneur » est reconnu comme prophétie. Il existe plusieurs manifestations des prophéties. Dans 1 Samuel 15 .27, il est écrit :
Comme Samuel se tournait pour s’en aller, Saül le saisit par le pan de son manteau qui se déchira. Samuel dit : L’Éternel déchire aujourd’hui la royauté d’Israël pour te l’ôter, et il la donne à l’un de tes proches…
Le manteau déchiré traduisait déjà la pensée de Dieu. C’était une prophétie. Dieu dit à Osée :
Va, prends une femme prostituée et des enfants de prostitution ; car, le pays se vautre dans la prostitution en abandonnant l’Éternel (Os 1. 2).
Il alla et prit Gomer, fille de Diblaïm. Elle devint enceinte et lui enfanta un fils. Et l’Éternel lui dit :
Appelle-le du nom de Jizréel ; car, encore un peu de temps, et j’interviendrai contre la maison de Jéhu à cause du sang versé à Jizréel, je mettrai fin au Royaume de la maison d’Israël.
Par la suite, cette femme devint à nouveau enceinte et enfanta, Lo-rouhama et Lo-ammi.
Le message prophétique qui est sorti de cette situation est que le Seigneur avait tourné le dos à la maison d’Israël et avait choisi un peuple parmi les nations. Comment pour une prophétie, Dieu peut-il demander à son serviteur de prendre pour femme une prostituée ? C’est ici en effet le caractère mystérieux de Dieu et des prophéties bibliques. Dans le livre de Jérémie au chapitre 13, par l’histoire d’une ceinture avec Jérémie, le Seigneur montra comment il s’était attaché au peuple d’Israël et comment le peuple l’avait délaissé pour marcher avec d’autres dieux :
Comme on attache une ceinture aux reins d’un homme, ainsi je m’étais attaché à moi-même toute la maison d’Israël et toute la maison de Juda… afin qu’elle soit mon peuple, mon nom, ma louange et ma parure. Mais ils n’ont pas écouté (Jér 13.11).
Pour annoncer le retour des enfants d’Israël de la captivité, le Seigneur dit à Jérémie :
Voici que Hanaméel, fils de ton oncle Challoum, va venir auprès de toi pour dire : achète mon champ qui est à Anatoth, car, tu as le droit de rachat pour l’acquérir. J’achetai de Hanaméel, fils de mon oncle, le champ qui est à Anatoth, et je lui pesai l’argent, dix-sept sicles d’argent. J’écris un contrat que je cachetai, je pris des témoins et je pesai l’argent dans une balance ; Et je donnai sous leurs yeux cet ordre à Baruch : ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : prends ces contrats, ce contrat d’achat qui est cacheté et ce contrat qui est ouvert longtemps. Car, ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : on achètera encore des maisons, des champs et des vignes dans ce pays (Jér 32.1-16).
Après avoir prophétisé la déportation et la désolation, Jérémie prophétisa le retour à la maison – la reprise de la vie normale caractérisée par le commerce et toutes sortes d’échanges parmi le peuple. Cela voudrait dire que quel que soit le temps que prendrait la déportation, il y aurait un jour, un retour à la maison. Ce court exposé sur ce point a pour objectif de montrer qu’il existe certaines prophéties bibliques qui sont faites d’illustrations concrètes. Ainsi, nous avons dans les Écritures, des prophéties non illustrées, des prophéties illustrées et des visions écrites qui sont aussi des prophéties. Le prophète Élisée dit à Joas :
Prends un arc et des flèches ! Il se procura un arc et des flèches, puis Élisée dit au roi d’Israël : bande l’arc avec ta main ! Quand il l’eut bandé de sa main, Élisée posa ses mains sur les mains du roi et dit : ouvre la fenêtre vers l’est ! Il l’ouvrit. Élisée dit : tire ! Alors il tira. Élisée dit : c’est une flèche de salut de la part de l’Éternel, une flèche de salut contre les Syriens, tu battras les Syriens à Apheq jusqu’à les exterminer. Élisée dit encore : prends les flèches ! Il les prit : Élisée dit au roi d’Israël : frappe contre terre ! Alors il frappa trois fois et s’arrêta. L’homme de Dieu fut saisi d’indignation contre lui et dit : il fallait frapper cinq ou six fois ; alors tu aurais battu les Syriens jusqu’à les exterminer ; maintenant, tu ne les battras que trois fois (2 Rois 13.14-20).
Les scènes prophétiques
Les scènes prophétiques sont des scènes qui prédisent l’avenir, exactement comme les déclarations prophétiques. Dans les Évangiles, le Christ a annoncé des choses à venir par des scènes prophétiques. Au nombre de ces scènes prophétiques, nous pouvons citer : les noces de Cana (Jean 2.1-12). L’entrée de Jésus à Jérusalem (Luc 19.29). La multiplication des pains (Mat 14.13-21) ; (Mat 15.32-39). La transfiguration (Mat 17. 1-13). Le vase de parfum (Mat 26.6-13). La sainte cène (Mat 26.17-35). Etc. Les noces de Cana illustrent de la manifestation de la puissance de Dieu dans la vie du croyant à la fin des temps. L’onction de l’Esprit est symbolisée par le vin nouveau et les jarres symbolisent les croyants. L’eau est la Parole révélée à la fin des temps. Le premier vin servi est la fausse onction qui a fait naître les faux christs, c’est-à-dire les faux oints. Le vin produit par Jésus est le vin nouveau, la vraie onction qui est reçue après la vie dans la plénitude de la Parole.
L’entrée de Jésus à Jérusalem est une prophétie concernant le retour de Christ à Jérusalem pour y régner en tant que successeur de David sur son trône. Avant d’entrer dans la ville, le Seigneur y envoie deux disciples. C’est ainsi que selon ce qui est écrit, il envoie deux prophètes avant son retour à Jérusalem – Moïse et Élie, selon Apocalypse 11 :
J’accorderai à mes deux témoins le don de prophétiser, revêtus de sacs, pendant 1260 jours. Ce sont là, les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre… ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne tombe pas de pluie pendant les jours de leur prophétie et ils ont le pouvoir de changer les eaux en sang et de frapper la terre de toute espèce de plaie… (Apoc 11.3-7).
Cette prophétie est également en rapport avec la transfiguration où Moïse et Élie sont apparus avec le Christ dans la lumière. À l’entrée de Jésus à Jérusalem, les foules dirent :
Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts.
Lorsque Jésus en tant que fils de David entre à Jérusalem, c’est pour régner sur le trône de son Père et non pour mourir. Or, Jésus entra à Jérusalem pour mourir, comme il l’a lui-même dit :
Il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem (Luc 13.32-33).
Le même Jésus dit :
Jérusalem, Jérusalem qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés…
Cette Parole « béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » trouvera son accomplissement à l’avènement du Seigneur à Jérusalem après le témoignage des deux témoins.
La multiplication des pains présageait de la nourriture spirituelle, laquelle est le corps de Christ qui devrait être distribuée au monde entier :
Je suis le pain descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde (Jean 6.50).
En ce qui concerne le vase de parfum, Jésus lui-même donna sa signification aux disciples. Il leur dit :
Elle a fait une bonne action à mon égard ; car, vous avez toujours les pauvres avec vous, et vous pouvez leur faire du bien quand vous le voulez, mais moi, vous ne m’avez pas toujours. Elle a fait ce qu’elle a pu, elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture (Marc 14.3-9).
Plusieurs autres prophéties bibliques furent ainsi annoncées par des scènes qui sont en rapport direct avec les choses à venir.
En conclusion, il faut retenir que les prophètes sont des sentinelles dans l’Église. En prêchant, ils donnent des avertissements et exhortent à la persévérance. Lorsqu’ils sont en face d’un peuple égaré, ils prêchent la repentance et le retour à la vraie foi.
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Le ministère d’évangéliste
Les évangélistes sont les annonceurs de la bonne nouvelle de la délivrance de l’humanité par la croix de Jésus-Christ. Ils ont des talents pour réveiller la conscience spirituelle des hommes pécheurs. Ils sont les messagers de l’espoir.
Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche… (Matth 3/2).
Qu’ils sont beaux sur les montagnes, les pieds du messager de bonne nouvelle qui publie la paix (Ésaïe 52 v7-8).
Fondement du Ministère d’évangélisation
L’annonce de la bonne nouvelle est au fondement du ministère d’évangélisation. La bonne nouvelle, c’est Christ. Christ est l’évangile dans sa naissance, dans sa mort et dans sa résurrection.
La naissance du Christ
La naissance de Jésus-Christ avait été annoncée depuis la chute de l’homme, dans la genèse. Christ est la postérité de la femme qui fut annoncée par Dieu, laquelle devrait écraser la tête du Serpent :
Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui mordras le talon (Gén 3/15).
Plus loin, le prophète Ésaïe, animé par l’esprit de Christ dit :
Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils et lui donnera le nom d’Emmanuel (Es 7/14).
Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la souveraineté reposera sur son épaule, on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, père Éternel, Prince de la Paix (Es 9/5).
Plus tard dans l’évangile de Matthieu, l’ange Gabriel apparut à Joseph et lui dit :
Ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arrivera afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète : « Voici que la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils. Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit par Dieu avec nous » (Matth 1/20-23).
Avant le Seigneur Jésus, plusieurs hommes sont nés dans le monde, mais la naissance du Christ n’était pas comme les autres naissances. Cette naissance était pour le salut du monde entier. Comme l’avait déclaré l’ange Gabriel : « Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » L’enfant Jésus était né pour nous délivrer de nos péchés. C’était une bonne nouvelle. Là-dessus, Luc écrit :
Mais l’ange leur dit : soyez sans crainte, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Luc 2/9-11.
La naissance de Jésus était une bonne nouvelle pour tous ceux qui attendaient la délivrance. Quand l’enfant fut présenté dans le temple, le prophète Siméon dit :
Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël ton peuple (Luc 2/29-32).
Cette annonce de la naissance de Jésus-Christ doit être prêchée comme une bonne nouvelle par les évangélistes. Car les hommes doivent savoir que le Christ n’est pas un mythe, mais un homme véritable qui est né sur cette terre pour le salut de son peuple.
L’annonce de sa mort
La naissance du Seigneur Jésus était pour le salut des hommes. Mais ce salut devrait être annoncé par la prédication et manifesté par la mort du Seigneur. C’est pour cette raison qu’Il fut présenté par Jean-Baptiste comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1.29). Avant le Christ, plusieurs sont morts. Mais la mort du Christ était pour le pardon des péchés, car, sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon des péchés (Hébr 9.28). Puisque Christ est mort, et qu’en mourant, il a porté sur son corps tous nos péchés, en lui, nous avons obtenu le pardon des péchés et la justification. En cela, Paul dit :
Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en Jésus, justice de Dieu (2 Cor, 5.21).
Celui qui prend conscience qu’il est un pécheur, et qui croit que le Seigneur Jésus qui était innocent, a pris sa place de condamné à mort à la croix du jugement, reçoit devant Dieu une pleine justification et est présenté comme celui qui n’a jamais péché. Ses péchés sont ôtés parce qu’ils sont pardonnés. L’annonce de la mort du Seigneur Jésus est une bonne nouvelle en ce sens qu’elle est le seul moyen d’expiation des péchés. C’est en Christ que les péchés peuvent être pardonnés.
En mourant, le Seigneur nous a délivrés de la mort, afin qu’on ne meure plus. C’est pourquoi, il dit : « Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Le terme « jamais » veut dire qu’il n’y a plus de possibilité que le croyant meure. Celui qui croit en Jésus comme le dit l’Écriture ne peut plus mourir parce que la force de la mort qui est le péché a été vaincue par le sang de Jésus : « L’aiguillon de la mort, c’est le péché » (1 Cor, 15.56). C’est le péché qui a introduit la mort dans le monde. Mais Christ ayant vaincu le péché par sa mort, la mort a été engloutie par la résurrection du Christ. Ainsi, l’annonce de la mort du Christ est une bonne nouvelle pour nous parce que c’est en sa mort que nous avons été pardonnés et justifiés. Cette bonne nouvelle est annoncée par les évangélistes.
L’annonce de sa résurrection
Jésus-Christ est mort pour l’expiation des péchés. Mais l’œuvre du Christ n’aurait pas été complète s’Il était resté dans la mort pour toujours. C’est pourquoi, il a annoncé sa résurrection des morts. Christ est ressuscité des morts, en cela, nous ne mourrons plus. Jésus a dit : « Je suis la résurrection et la vie. » La résurrection est la personne du Christ. Plusieurs sont morts et sont restés dans la mort, comme Pierre le rappelait à ses frères juifs :
Frères, qu’il me soit permis de vous dire franchement au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli et que sa tombe existe encore parmi nous jusqu’à ce jour (Act 2.29).
Mais ce Jésus, Dieu l’a ressuscité, nous en sommes tous témoins.
Pierre dit encore chez Corneille :
Ils l’ont fait mourir en le pendant au bois. Dieu l’a ressuscité le troisième jour et lui a donné de se manifester… aux témoins choisis d’avance… (Act 10.39-40).
L’annonce de la résurrection du Christ est une bonne nouvelle, comme les anges le rapportèrent aux femmes :
Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, Il est ressuscité (Luc 24.5).
La résurrection du Christ est l’accomplissement de l’œuvre du rachat. Car, si Christ n’est pas ressuscité, la foi chrétienne est vaine. Si Christ n’est pas ressuscité, nous n’avons aucun intérêt à devenir des croyants. Mais Christ est ressuscité afin que nous ressuscitions aussi un jour pour la vie éternelle.
L’œuvre des évangélistes se déroule autour de cette révélation de l’œuvre du rachat accomplie en Jésus-Christ, s’agissant de la naissance, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, en tant que sauveur du monde. Les évangélistes sont les Ministres de la Parole dont la prédication est définie à l’avance. Il s’agit de l’annonce de cette bonne nouvelle de l’œuvre de Dieu réalisée en Jésus-Christ.
Jésus-Christ : évangéliste
Durant sa vie, le Seigneur Jésus a exercé le Ministère d’Évangéliste en prêchant la repentance et l’avènement du Royaume de Dieu. Il a libéré les captifs, guéri les malades et révélé la vie éternelle à plusieurs qui ont cru en lui. Sa mission d’Évangéliste qui est un exemple pour tous les évangélistes est mentionnée dans les Saintes Écritures :
Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans les synagogues, prêchait la bonne nouvelle du Royaume de Dieu, et guérissait toute maladie et toute infirmité pour le peuple (Mat 4.23).
Déjà Ésaïe annonçait le Christ comme un messager de bonne nouvelle.
Qu’ils sont beaux sur les montagnes, les pieds du messager de bonne nouvelle qui publie la paix (Ésaïe 52.7-8).
En tant que messager de la bonne nouvelle, le Seigneur Jésus annonçait le Royaume de Dieu durant tout son ministère. Le Seigneur annonçait le Royaume de Dieu sachant très bien qu’Il était lui-même le Royaume de Dieu en ce moment-là. Après sa mort, et sa résurrection, l’évangélisation porte sur sa propre personne. En tant qu’évangéliste, Il a dit :
L’esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a oint pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue ; pour renvoyer libres les opprimés ; pour proclamer une année de grâce (Luc 4v18).
L’œuvre d’évangélisation
L’œuvre d’évangélisation consiste à guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs la délivrance qu’ils ont obtenue en Jésus-Christ, proclamer aux aveugles le recouvrement de la vue et renvoyer libres les opprimés.
Guérir ceux qui ont le cœur brisé.
L’évangélisation consiste à guérir ceux qui ont le cœur brisé. Les cœurs brisés sont des cœurs malades, en proie au désespoir et à l’angoisse à cause du péché. De telles personnes ont besoin de repentance et de pardon en Christ. L’évangéliste a des vertus dans sa prédication pour guérir de tels cœurs qui, à la proclamation de Jésus-Christ, sont conduits à la repentance pour le salut. Jésus a accompli cette œuvre en pardonnant les péchés de plusieurs pendant son séjour dans la chair. Comme il est écrit :
L’Éternel guérit ceux qui ont le cœur brisé, et il panse leurs blessures.
Le remède d’un cœur brisé, c’est le pardon et la paix. Or, Christ, en tant qu’évangéliste, apporte la paix et le pardon. Cette prédication d’évangélisation est un message d’espoir. C’est pourquoi, l’évangéliste suscite toujours l’espoir dans les cœurs brisés par le péché et le désespoir. Il guérit toujours les cœurs brisés et les fait revivre. Car :
Heureux ceux qui pleurent, car, ils seront consolés (Mat 5.4).
Proclamer aux captifs la délivrance
L’évangélisation consiste à proclamer la délivrance des captifs en Jésus-Christ. Christ est venu libérer les captifs. Cette bonne nouvelle doit être proclamée aux captifs. Les captifs sont ceux qui vivent dans les ténèbres sans lumière spirituelle. À ce sujet, la Bible dit que :
Ceux qui avaient pour demeure les ténèbres et l’ombre de la mort, vivaient captifs dans la misère et dans les chaînes parce qu’ils s’étaient révoltés contre les Paroles de Dieu (Ps 107v10).
Un captif est un homme enchaîné dans le péché par les démons. Un mort en sursis. Et le mort en sursis est celui qui s’est révolté contre la Parole de Dieu. Il vit sur la terre en attendant la séparation éternelle d’avec Dieu. Avant l’arrivée de Christ, les hommes vivaient dans les ténèbres de la mort sans le savoir. Ils vivaient dans l’adoration des faux dieux. Mais selon qu’il est écrit, le Christ est venu pour libérer les captifs. En Christ, les chaînes du péché sont tombées, en sorte que les hommes sont désormais libérés de l’oppression des démons, pourvu qu’ils croient dans l’œuvre d’expiation accomplie pour eux à la croix du supplice.
Le Christ est celui qui a éclairé les nations pour donner la vie aux captifs et les faire sortir des cachots de la mort :
Le peuple assis dans les ténèbres, a vu une grande lumière, et sur ceux qui étaient assis dans le pays et dans l’ombre de la mort, une lumière s’est levée (Mat 4.16).
Dans les prophéties bibliques, le Seigneur met un accent particulier sur la libération des captifs. À ce sujet, il est écrit :
Et pour toi, à cause de ton alliance scellée par le sang, je retirerai tes captifs de la fosse où il n’y a pas d’eau (Zach 9.11).
La fosse où il n’y a pas d’eau se trouve dans les abîmes. C’est là-bas qu’est prévue la fin de tout homme. Mais en Christ, la possibilité est donnée aux hommes de se délivrer de cet endroit.
La mission de l’évangéliste qui est établi dans le ministère de Jésus-Christ est de proclamer aux captifs la fin de leur captivité en Jésus-Christ.
Proclamer aux aveugles le recouvrement de la vue
L’évangélisation consiste à proclamer aux aveugles, le recouvrement de la vue en Jésus-Christ. Car, celui qui n’a pas connaissance de Jésus-Christ est un aveugle. L’apôtre Paul qui avait de la connaissance l’a bien dit aux Corinthiens :
Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent ; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu (2 Cor, 4v3-4).
Qui est encore aveugle ? Jésus dit :
Parce que tu dis : je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu (Apoc 3v15-17).
Jésus dit encore :
Laissez-les (les Pharisiens) ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse (Mat 15v14).
Les aveugles sont ceux qui sont dans les ténèbres spirituelles et qui croient être éclairés. La vue dans ce monde n’est pas la vue de Dieu.
Un aveugle est un idolâtre. Un aveugle est un religieux. Un aveugle est celui qui ignore la révélation de la Parole de Christ. L’apôtre Paul, quand il était encore Saul, était opposé au Seigneur Jésus sans s’en rendre compte. Il persécutait les chrétiens avec beaucoup de zèle, croyant être dans la volonté de Dieu. Mais il n’était pas dans la volonté de Dieu parce qu’il n’était pas éclairé. Au contraire, il agissait selon sa propre manière de voir. C’est pour de telles personnes que le Christ est venu, afin de les dépouiller de l’aveuglement pour ouvrir leurs yeux spirituels, leur intelligence, afin qu’ils découvrent la gloire de Dieu. Cette expérience est arrivée à Paul sur la route de Damas où il fut éclairé par le Seigneur.
Dans les nations païennes, les religieux adorent des faux dieux, qui ne peuvent parler, ni entendre, ni voir. Des dieux en qui il n’y a aucune vie, mais qui maintiennent les hommes dans l’asservissement. Les évangélistes sont chargés d’éclairer de tels hommes qui vivent dans l’égarement de leur cœur. La prédication de la croix qui donne la révélation de Jésus-Christ en vue du recouvrement de la vue doit être apportée aux aveugles pour leur délivrance du péché de l’idolâtrie.
Le recouvrement de la vue concerne aussi ceux qui sont atteints de cécité physique. C’est pourquoi, durant son Ministère, le Seigneur pria pour plusieurs aveugles qui obtinrent le recouvrement de la vue :
À l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs personnes (Luc 7.21).
Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : va, et lave-toi au réservoir de Siloé. Il y alla, se lava et s’en retourna voyant clair (Jean 9.6-7).
Plusieurs versets bibliques parlent des guérisons concernant les aveugles. Mais le premier miracle de recouvrement de la vue est l’éclairage de l’esprit par la révélation de la Parole de Dieu. L’évangéliste a donc pour responsabilité de présenter Christ aux peuples aveugles qui ne voient ni ne connaissent le Christ, lesquels adorent en conséquence des dieux étrangers. L’évangéliste a aussi les dons requis pour prier pour le recouvrement de la vue des aveugles physiques.
Renvoyer libres les opprimés
L’évangélisation consiste aussi à renvoyer libres les opprimés. Les opprimés sont ceux qui subissent l’oppression des démons. Ils subissent régulièrement les visites des démons qui les asservissent dans les maladies et les dépressions. Les opprimés sont des personnes qui ne sont pas en paix. Ils sont dans les liens de la maladie et des possessions démoniaques. De telles personnes ont besoin de délivrance. Jésus-Christ en tant qu’évangéliste renvoyait libres les opprimés :
Ils étaient venus pour l’entendre et pour être guéris de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par les esprits impurs étaient guéris (Luc 6.16).
Il est encore dit :
Le soir venu, on lui amena plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits impurs par sa Parole et guérit tous les malades. Ainsi s’accomplit la Parole du prophète Ésaïe : « Il a pris nos infirmités et il s’est chargé de nos maladies. »
Si Dieu a décidé par Jésus-Christ de renvoyer libres les opprimés, c’est parce que ceux-ci tiennent une place particulière devant le Seigneur. Il est dit à leur sujet :
L’Éternel est un refuge pour l’opprimé, un refuge au temps de la détresse (Ps 9.10).
Puis, le Seigneur lui-même déclare :
Je demeure dans les lieux élevés et dans la sainteté, mais aussi avec l’opprimé et celui qui est humilié dans son esprit.
Pourquoi ? Le Seigneur répond :
Afin de ranimer les esprits humiliés, afin de ranimer les cœurs opprimés (És 57.15-16).
La préoccupation de Dieu est clairement exprimée :
Je ne veux pas contester à toujours, ni garder une éternelle colère quand devant moi tombent en défaillance les esprits, les âmes que j’ai faites (v15).
Dieu ne peut rester insouciant devant la misère des hommes. Dieu ne peut rester insensible devant l’oppression des hommes par les démons. C’est pourquoi, il a donné l’onction au Seigneur Jésus pour délivrer les âmes emprisonnées ou opprimées par les démons. Il est venu délivrer les opprimés afin qu’ils portent désormais son joug, car, les opprimés sont sous le joug des démons. Il dit :
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug et recevez mes instructions, car, je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car, mon joug est aisé et mon fardeau léger (Mat 11v28-29).
Tous ceux qui ont un quelconque lien ou un quelconque fardeau qui les opprime sont invités par l’évangéliste à venir au Seigneur Jésus pour trouver la délivrance et la paix. Car, les évangélistes ont reçu du Seigneur Jésus, le pouvoir de renvoyer libres les opprimés. Ils sont oints pour briser le joug des démons sur le cou de l’opprimé et le placer sous le joug doux et léger du Christ. L’évangéliste appelle les âmes à se soustraire du joug étranger, en les informant que Christ les a délivrées de la mort. C’est l’évangéliste qui annonce aux hommes ce que Dieu a fait pour eux à la croix du calvaire.
L’évangéliste va chercher et sauver ce qui était perdu
Jésus dit à Zachée :
Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham. Car, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19.9-10).
Après la chute originelle, les hommes ont été déchus de la présence de Dieu et se sont retrouvés dans le monde souillé par le péché. À cause du péché, Dieu a condamné à la mort le monde avec les hommes. Tout le monde entier est voué à la perdition. Mais en Christ, Dieu a donné la possibilité aux hommes d’échapper à la condamnation. Comme il est écrit que :
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3.16).
En Christ, Dieu a créé un monde nouveau qui s’appelle le Royaume de Dieu. C’est ce Royaume que prêchent les évangélistes. Pour entrer dans ce Royaume, il faut naître de nouveau – d’eau et d’Esprit comme il est écrit :
En Vérité en Vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu. Si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit (Jean 3.3-7).
Tous ceux qui naissent dans le Royaume de Dieu sont des gens de la maison de Dieu qui étaient perdus dans le monde à cause du péché. Mais dans le plan de Dieu, ce sont les évangélistes qu’Il a prévus pour aller chercher les perdus dans leurs prisons. Nous étions tous perdus dans le monde du péché – dans la religion – dans l’idolâtrie – dans le mysticisme, servant Satan qui est l’adversaire de notre Dieu. Nous étions sous l’influence des puissances démoniaques. Mais les évangélistes sont revêtus de puissance parce qu’ils sont chargés d’aller chercher et sauver ceux qui étaient perdus – lesquels sont dans les prisons des démons, enchaînés sans le savoir. La puissance de l’Évangile vient donc briser les chaînes de l’adversaire pour opérer le retour au Père. Aller chercher ce qui était perdu, c’est affronter les puissances démoniaques.
Quand Jésus est venu, il avait pour mission de chercher et sauver ce qui était perdu, comme il le disait :
Le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu (Mat 18.11).
Mais dans cette œuvre, le Seigneur a affronté au quotidien les démons et même Satan en personne. Car, à la place du Saint-Esprit, ce sont les démons qui vivaient dans les hommes. Les puissances des ténèbres avaient fait des hommes leur lieu de résidence. Le Christ devrait les chasser parce que le Saint-Esprit devrait descendre pour habiter maintenant dans les hommes sur la terre. À ce sujet, Paul écrit :
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu, et vous n’êtes pas à vous-mêmes ? (1 Cor 6.19).
L’homme est destiné à être une habitation de Dieu par sa vie et par le Saint-Esprit et non une habitation de démons. L’œuvre de l’évangéliste consiste donc à délivrer les hommes de l’emprise du péché et des puissances démoniaques.
Les évangélistes sont des pêcheurs et des semeurs
Les évangélistes sont comparés à des pêcheurs qui jettent leurs filets dans l’eau. L’eau symbolise les peuples, les foules vers lesquels l’Évangile est envoyé. En pêchant, le pêcheur espère prendre des poissons. L’évangéliste ne se fait pas de préjugés – il prêche dans l’espoir de gagner des âmes à Christ. Ses regards sont toujours tournés vers le monde – à la rencontre des perdus. En rapport avec cela, le Seigneur dit :
Le Royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et qui ramasse des poissons de toute espèce. Quand il est rempli, on le tire sur le rivage, puis on s’assied, on recueille dans des vases ce qui est bon et l’on jette ce qui est mauvais (Mat 13.47-49).
Lorsque Jésus vit Pierre et son frère André, il leur dit :
Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes (Mat 4.19).
Les évangélistes sont ceux qui jettent les filets dans le monde. De son vivant, le Seigneur se trouvait avec les hommes de mauvaise vie – c’était eux qui avaient besoin de médecin. C’était l’image de l’évangéliste allant à la rencontre des hommes dans le monde. Un serviteur de Dieu parlant des évangélistes dit : « L’évangéliste devrait être comme un compas ayant un pied immobile dans une assemblée conforme à la Parole de Dieu, et l’autre balayant le monde avec l’Évangile et amenant des convertis à l’assemblée. » Il est vrai que sans évangélisation, il n’y a pas d’assemblée.
L’évangéliste est aussi comparé à un semeur de la Parole de Dieu. Il sème partout où se trouvent des hommes qui peuvent écouter la Parole de Dieu. Selon ce qui est écrit, la Parole est une semence – à ce titre, elle germe toujours là où elle est bien reçue. À ce sujet, Jésus dit :
Il en est du Royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre ; qu’il dorme ou qu’il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu’il ne sache comment… (Marc 4.26-28).
L’évangéliste n’attend pas qu’on lui donne la Parole. Mais il la prend partout où il y a des hommes qui peuvent écouter. La chaire de l’évangéliste se trouve partout. En cela, il est un semeur qui répand la semence de Dieu partout – un pêcheur qui jette son filet partout dans les foules espérant prendre une âme pour le Maître.
Ce qu’il faut retenir de ce ministère est qu’il est le plus qualifié pour aller chercher dans le monde ce qui était perdu. C’est pourquoi, un vrai évangéliste a beaucoup d’amour pour les âmes qui s’égarent. Au sujet de l’évangélisation, Paul écrit :
Évangéliser n’est pas pour moi un sujet de gloire, car, la nécessité m’en est imposée, malheur à moi si je n’évangélise ! (1 Cor, 9.16).
L’évangélisation est une nécessité vitale pour le monde entier. Mais il n’est pas facile d’aller chercher et sauver ce qui était perdu – Car, dans cette œuvre, il y en a plusieurs qui ignorent qu’ils sont perdus. Or, aussi longtemps qu’un homme ne se rend pas compte qu’il est perdu, il n’y a pas pour lui de salut. C’est ainsi. L’évangélisation a été imposée à Paul et à tous les évangélistes dans le monde entier. Car, il faut que les hommes soient informés qu’ils sont perdus tant qu’ils demeurent dans ce monde sans Christ. En cela les évangélistes se disputent les âmes avec Satan. Tandis qu’ils réclament les âmes pour Christ, Satan et les démons les réclament pour la perdition.
L’évangéliste Philippe
Les Saintes Écritures rendent témoignage d’un évangéliste du nom de Philippe qui faisait partie des douze apôtres choisis par Jésus et des sept choisis pour l’église de Jérusalem.
Partis le lendemain, nous sommes arrivés à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippe l’évangéliste, qui était l’un des sept, nous avons demeuré chez lui (Act 21.8).
Ce Philippe a fait parler de lui en tant qu’évangéliste en Samarie. À son sujet il est écrit :
Philippe descendu dans une ville de la Samarie y prêcha le Christ. Les foules, d’un commun accord s’attachaient à ce que disait Philippe, en apprenant et voyant les miracles qu’il faisait. Car, les esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques, en criant d’une voix forte, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris (Act 8.5-8).
Il est dit encore :
Mais, quand ils eurent cru à Philippe qui leur annonçait la bonne nouvelle du Royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser (Act 8.5-9).
Suite à l’œuvre de Philippe, les apôtres Pierre et Jean furent envoyés par l’église de Jérusalem, eux aussi :
Après avoir rendu témoignage et annoncé la Parole du Seigneur, ils retournèrent à Jérusalem, en évangélisant plusieurs villages des Samaritains (Act 8.25).
Quant à Philippe, il fut envoyé par un ange du Seigneur dans le désert :
Un ange du Seigneur adressa la Parole à Philippe : lève-toi et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. Il se leva et partit. Et voici : un Éthiopien, eunuque, haut fonctionnaire de Candace reine d’Éthiopie, et le surintendant de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer (Act 8v26-27).
Philippe évangélisa cet homme et le baptisa au nom du Seigneur Jésus. Mais…
… quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus, alors que joyeux, il poursuivait son chemin. Quant à Philippe, il se trouva dans Azot, puis il évangélisa toutes les villes par lesquelles il passait jusqu’à son arrivée à Césarée (Act 8.40).
Depuis lors, il resta à Césarée avec sa famille.
Le rédacteur du livre des Actes rend de Philippe le témoignage qu’il était évangéliste, à cause de ce qu’il prêcha le Christ dans toute la Samarie et que par ses mains, le Seigneur accomplit plusieurs miracles et prodiges pour glorifier son nom. Philippe fut enlevé par l’Esprit. C’est-à-dire que Dieu, dans sa grâce, lui raccourcit son chemin de marche. C’était un homme rempli de l’Esprit et de la puissance de Dieu. En Samarie, il mit fin à l’esclavage des Samaritains, lesquels étaient assujettis à la puissance de la magie de Simon. Il mit aussi fin à l’ignorance et à l’aveuglement de l’eunuque éthiopien qui adorait un Dieu qu’il ne connaissait pas.
Les Ministres et les disciples reçoivent de Dieu la capacité d’évangéliser parce qu’ils ne peuvent fonder d’église s’ils n’appellent les âmes au Seigneur. Mais les évangélistes ont reçu spécialement pour don la prédication de la croix – laquelle consiste à informer les hommes de la libération qu’ils ont obtenue gratuitement dans le sacrifice de Golgotha. L’évangéliste apporte la démonstration de la fausseté des dieux étrangers et des idoles. Car le Royaume de Dieu ne consiste pas en Parole, mais en puissance (1 Cor 4.20).
Dans 1 Corinthiens 12.28, citant les ministères, Paul parle en ces termes :
Dieu a établi dans l’église premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues.
Comparativement au texte d’Éphésiens 4v11, Paul parle des autres Ministres notamment, des évangélistes et des pasteurs en les remplaçant par des dons. « Ceux qui ont les dons de miracles » sont bien les évangélistes, tel que cela s’est manifesté dans la vie de Philippe et des autres apôtres évangélistes comme lui. Puis ceux qui manifestent le don de guérir les malades, de secourir dans l’amour, de gouverner, c’est-à-dire les pasteurs, lesquels sont attachés au troupeau de Christ. À ce sujet, il faut reconnaître que les dons en question ne sont pas manifestés au hasard.
Dans le corps de Christ, l’importance et la manifestation des dons sont établies en tenant compte des cinq Ministères. Mais dans l’église en tant qu’assemblée locale, les dispositions sont autrement. C’est pourquoi, Paul privilégie le don de la prophétie dans l’assemblée locale. Mais dans l’exercice des ministères pour propager la Parole de Dieu, les dons des miracles sont placés en première ligne ainsi que les dons de guérir les malades physiques et spirituels. L’évangéliste opère des miracles dans le monde physique et spirituel. Dans le monde physique, ce sont les malades qui sont guéris de manière surnaturelle. Mais dans le monde spirituel, ce sont des incrédules qui viennent à la foi, naissant ainsi de nouveau dans le Royaume de Dieu. C’est là le plus grand miracle, quand par la prédication de la croix, des âmes qui étaient destinées à la perdition peuvent naître de nouveau dans le ciel.
Parlant donc des ministères et des dons, les propos de Paul doivent être bien compris, car il ne parle pas du don des miracles mais bien de ceux qui ont le don d’opérer des miracles, c’est-à-dire les évangélistes. Il ne parle pas non plus des dons de guérir les malades mais de ceux qui ont les dons de guérir les malades et de gouverner les assemblées locales, c’est-à-dire les pasteurs. Ce sont les pasteurs qui suivent le troupeau et donc qui discernent parmi les brebis celles qui sont malades et qui ont besoin de guérison. Ce sont généralement les pasteurs qui ont le cœur large en ce qui concerne le secours à apporter aux plus démunis. Dans tous les cas, Paul ne met pas en avant les dons, mais ceux qui les manifestent, c’est-à-dire les Ministres de la Parole. Cela aussi ne veut pas dire que les apôtres, les prophètes et les docteurs ne manifestent pas de dons spirituels. Car, c’est parmi eux que se trouvent le don de prophétie, les Paroles de connaissance, le discernement des esprits, les Paroles de sagesse, la connaissance de diverses langues, la foi, etc.
Dieu accorde toujours aux uns et aux autres la manifestation de l’Esprit pour l’utilité commune. Ainsi, on ne peut pas parler du ministère de l’évangélisation sans parler des signes, car là où le nom du Seigneur Jésus est mentionné publiquement comme étant celui qui délivre, se manifeste aussi la puissance de Dieu. Or, c’est ce que fait l’évangéliste. Il parle publiquement du nom de Jésus. Au sujet de Philippe, il est dit : « Qu’il annonçait la bonne nouvelle du Royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ… » La Bible présente le nom de Jésus comme étant le seul nom par lequel les hommes peuvent obtenir le salut :
Le salut ne se trouve en aucun autre ; car, il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devrions être sauvés (Act 4.12).
Le nom de Jésus est source de salut parce que c’est par ce même nom que les hommes ont obtenu le pardon des péchés :
Tous les prophètes rendent de Jésus le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés (Act 10.43).
Le même Paul écrit que :
Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (Rom 10.13).
Le nom du Seigneur Jésus fait partie de la prédication de l’évangéliste parce que ce nom représente le salut de Dieu. Ce nom est aussi la puissance de Dieu. C’est ce nom qui est la solution pour les hommes. Car, comme il est écrit :
C’est pourquoi, aussi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Phil 2.9-10).
Je suis convaincu que les chrétiens ne mesurent pas la portée de la puissance de Dieu qui se trouve dans le nom de Jésus. Mais à l’évangéliste, la révélation est donnée de découvrir le mystère de la puissance de Dieu dans le nom de Jésus.
Les évangélistes sont chargés de présenter Christ et la puissance de son nom dans le monde afin que les hommes soient soustraits de l’autorité de Satan en croyant dans ce nom. Au nom de Jésus, tous les genoux fléchissent dans le ciel et sur la terre parce que Jésus a reçu un nom plus excellent que celui des anges. Sur la terre, toutes les dignités et les autorités fléchissent les genoux au nom de Jésus. Sous la terre, les puissances des ténèbres sont vaincues au nom de Jésus. Mais quelle gloire ! Mais quelle puissance ! Mais quel pouvoir dans le nom de Jésus ! Toutefois, la puissance de Dieu se trouve dans le nom de Jésus pour celui qui le prononce avec une foi ferme. À cause de la puissance qui est dans ce nom, Paul a recommandé aux chrétiens de Colosses de tout faire au nom de Jésus.
Quoi que vous fassiez, en Parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père (Col 3.17).
Ainsi, la puissance de Dieu accompagne les évangélistes dans leur ministère parce qu’ils sont principalement les prédicateurs du nom de Jésus qui est revêtu de la puissance de Dieu.
En conclusion, il faut retenir que le ministère d’évangéliste consiste à aller chercher et sauver ce qui était perdu.
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Le ministère de pasteur (Jean 10)
Les pasteurs sont les conducteurs des saints dans les assemblées locales. Ils veillent à la bonne marche du troupeau qui est l’assemblée locale.
Car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant, vous êtes retournés vers le pasteur (le berger) et le gardien de vos âmes (1 Pier 2v25).
Moi je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. (Jn 10v11)
Le Ministère pastoral est un ministère très célèbre. C’est même le ministère le plus célèbre dans l’Église. Mais qui est pasteur ? Et quel est son rôle ? Selon la définition universellement reconnue, le mot pasteur désigne celui qui fait paître, c’est-à-dire un berger. Donc le Seigneur Jésus dans les cinq ministères compare l’une des fonctions de ses serviteurs à celle des bergers qui font paître les troupeaux. Tel il compare le prophète à l’aigle, tel aussi il compare le pasteur à celui qui garde un troupeau d’animaux. Ce ministère est très important dans la maison de Dieu parce qu’il a une mission particulière. Comme les autres ministères, nous notons que le premier pasteur est le Seigneur Jésus-Christ. (Hébr 13 v20). L’apôtre Pierre l’a montré en ces termes :
Car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant, vous êtes retournés vers le pasteur (le berger) et le gardien de vos âmes (1 Pier 2v25).
Selon Ésaïe 53 :
Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie. V6.
Mais le Seigneur Dieu a fait retomber sur Christ l’iniquité de nous tous afin que nous soyons tous délivrés de l’oppression de l’ennemi. Pierre constate que désormais, nous sommes tous retournés chez le berger de nos âmes. C’est pourquoi le Seigneur s’est présenté comme le vrai berger durant son ministère :
Moi je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. (Jn 10v11).
Jésus a encore dit :
Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent (Jean 10.14).
Il dit encore :
Mes brebis entendent ma voix. Moi je les connais et elles me suivent (Jean 10v27).
Ces déclarations du Seigneur Jésus sont très importantes parce qu’elles donnent des informations vraies sur le ministère de pasteur dans l’église et donnent également des détails importants sur les rapports entre le pasteur et le reste de l’assemblée.
Le ministère pastoral est lié à un vocabulaire caractérisé par les expressions telles que : faire paître – faire reposer – garder. David déclare :
L’Éternel est mon berger. Je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice (Ps 23.1-3).
Il est encore dit au sujet de Jésus en tant que pasteur :
Voici, le Seigneur, l’Éternel vient avec puissance… Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein ; Il conduira les brebis qui allaitent (Ésaïe 40.11).
Dans Apocalypse 7.17, le Seigneur Jésus, en tant qu’agneau, est présenté comme un pasteur :
Car, l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.
Ils étaient tous errants comme des brebis
De la même manière que le Christ a rassemblé tous ceux qui étaient en quête de Dieu dans une seule et même bergerie, le pasteur rassemble les âmes de ceux qui ont cru en Jésus-Christ dans un lieu de culte appelé assemblée. Un pasteur est un rassembleur de brebis. Accepter le Seigneur Jésus ne suffit pas. Mais il faut demeurer en lui. Ceci est le travail du pasteur. Le rôle de rassembleur est important, car dans Ézéchiel, les pasteurs d’Israël avaient manqué de jouer ce rôle et les conséquences furent connues :
Ainsi parle le Seigneur, malheur aux pasteurs d’Israël qui se paissaient eux-mêmes ! Les bergers ne devraient-ils pas faire paître les brebis ? Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, soigné celles qui étaient malades… Elles ont été disséminées par manque de pasteur ; elles sont devenues la proie de tous les animaux de la campagne… Mes brebis errent sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées… Nul n’en prend soin, nul ne les cherche (Éz 34v1-10).
C’est ainsi que se comporte un peuple sans pasteur. Il est dispersé et erre sans savoir où il va. Un peuple sans pasteur est dispersé, disséminé, en proie au doute et à la confusion. C’est pourquoi, le Seigneur s’est choisi des pasteurs qu’Il a établis sur les assemblées pour rassembler son peuple, son troupeau. Cette fonction du pasteur est très importante, car le peuple de Dieu a besoin d’être rassemblé sous une seule tête qui est Christ – sous une seule doctrine qui est la doctrine de l’Évangile – sous une seule onction et un seul Esprit. Ceci est remarquable. Un pasteur est donc un rassembleur d’hommes. Ceci est une grande qualité chez les pasteurs. Ils sont des rassembleurs d’hommes et ils rassemblent les enfants de Dieu pour les conduire sous la houlette de Christ.
Jésus a dit : « Mes brebis entendent ma voix. » De cette même manière, un peuple dans un rassemblement réussit toujours à identifier son pasteur, celui que Dieu a établi pour le conduire – celui à qui tout le monde doit du respect et de l’honneur comme c’est écrit. Dans une assemblée, tous les frères et sœurs ainsi que tous ceux qui prennent part au service divin doivent être en mesure d’entendre la voix du pasteur parce que le pasteur est un rassembleur d’hommes. L’œuvre du pasteur ne divise pas mais rassemble. Les initiatives et les manières du pasteur ne divisent pas mais, au contraire, rassemblent.
Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis (Jean 10:2)
Avant de dire : « Je suis le bon berger », Jésus a dit : « Je suis la porte de la bergerie. » En effet, le lieu de rassemblement des brebis est bien dans la bergerie – là où ils se reposent, c’est-à-dire en Christ – dans sa Parole. La bergerie est le lieu d’adoration, c’est-à-dire en Christ. La bergerie est aussi l’assemblée locale. C’est là le lieu de compétence du ministère pastoral. Ceci est important de le dire parce que c’est une particularité du ministère pastoral. Le ministère pastoral est étroitement lié à une bergerie, c’est-à-dire à un groupe de frères et sœurs rassemblés dans un endroit bien précis. Car, sans bergerie, il n’y a pas de berger.
Selon les propos du Seigneur Jésus, il existe un portier de la bergerie qui ouvre la porte de la bergerie au pasteur des brebis. Ce portier est le Saint-Esprit :
Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix (Jean 10.2-3).
Le portier qui est le gardien des brebis de la bergerie est le Saint-Esprit. C’est lui qui ouvre la porte au pasteur pour lui donner l’accès aux brebis. Il le fait parce qu’il connaît le pasteur. Certes, le Saint-Esprit ouvre la porte de la bergerie au pasteur, mais les brebis elles-mêmes reconnaissent aussi la voix de leur berger. C’est pourquoi, nul ne s’établit pasteur, mais la porte de la bergerie est ouverte au pasteur par le Saint-Esprit qui travaille avec lui pour faire paître le troupeau qui est sous sa garde. C’est le Saint-Esprit qui désigne le pasteur dans l’église locale.
Le rôle du pasteur de l’assemblée consiste à entretenir les croyants à demeurer dans la foi. Il veille à ce que l’assemblée, dans son ensemble, demeure dans l’unité de l’Esprit de Christ et dans la Parole de la Vérité. Le pasteur doit amener les chrétiens de son assemblée à marcher dans la sainteté et dans la piété. Il doit assurer la croissance spirituelle des âmes de l’assemblée. N’est-ce pas qu’un berger se trouve au quotidien avec son troupeau ? En cela l’exercice du ministère pastoral exige la présence physique et continuelle du pasteur dans l’assemblée. Car, dans la pensée de Dieu, les pasteurs sont préparés pour gouverner les assemblées locales.
Il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et les mène dehors
Lorsqu’il a fait sortir toutes celles qui lui appartiennent, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
Toutes ces Paroles du Seigneur sont remarquables pour nous parce qu’elles nous informent davantage sur le pasteur et ses brebis. Comme il est écrit, le pasteur mène ses brebis dehors et marche devant elles. Ici, l’on découvre que le ministère pastoral comporte deux volets importants dans son exercice.
Le premier volet est la conduite de la marche du troupeau. Dans cette fonction, le pasteur de l’assemblée est celui qui a la houlette, le bâton de commandement comme Moïse, pasteur d’Israël dans le désert, tenait le bâton de commandement à la main pour conduire tout le peuple. Le bâton de commandement est tenu par un seul, pas par plusieurs.
Le deuxième volet du ministère pastoral consiste à faire paître le troupeau. Au moment où il fait paître le troupeau, le pasteur peut faire appel à d’autres serviteurs de Dieu, (anciens ou Ministres de la Parole) comme lui. Toutefois, il demeure le seul à tenir la houlette. À ce sujet encore, la Bible dit que parmi plusieurs, il y en a un seul qui porte la Parole. L’exemple est donné par l’apôtre Paul et son groupe de travail :
Ils appelaient Barnabas : Zeus et Paul : Hermès parce que c’était lui (Paul) qui portait la Parole (Act 14.12).
Celui qui est porteur de la Parole dans le groupe est celui qui est reconnu comme ayant le premier, la responsabilité de la prédication. Néanmoins, il peut et doit proposer la Parole à d’autres frères anciens ou Ministres, prédicateurs comme lui.
À Antioche, lorsque les chefs de la synagogue proposèrent aux frères de parler, ce fut Paul qui prit la Parole :
Après la lecture de la loi et des prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : frères, si vous avez quelque Parole d’exhortation pour le peuple, parlez. Paul se leva, fit un signe de la main… (Act 13.14-15).
Plusieurs prédications de Paul sont ainsi mentionnées dans les Actes des apôtres. Ses compagnons prêchaient aussi la Parole, mais c’était lui qui avait premièrement cette responsabilité. Dans une assemblée locale, celui qui est porteur de la Parole est celui qui distribue la Parole à la chaire. C’est aussi lui qui est le pasteur, le berger des brebis, lequel doit leur donner la nourriture qui convient. C’est pourquoi, le pasteur connaît ses brebis tel que Jésus l’a dit : « Moi je suis le bon berger. Je connais mes brebis. » Il ne doit en être autrement. Celui qui dit qu’il est pasteur alors qu’il ne connaît pas les siens est un imposteur. Le pasteur qui connaît ses brebis sait quelle nourriture il leur faut. Il a la qualité et la vertu qu’il faut pour discerner les besoins spirituels réels du troupeau. C’est le pasteur qui doit discerner de la période où l’église doit s’approcher de la Sainte Cène. C’est le pasteur qui discerne les besoins du peuple en matière d’enseignement – de sanctification – de piété. Quand le peuple est malade, le pasteur doit le discerner. Un pasteur véritable discerne les besoins spirituels de son peuple comme le Seigneur Jésus le discernait. Cette affaire se passe entre le pasteur de l’église et le portier qui est le Saint-Esprit. À ce sujet, David dit : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. » Un pasteur qui compte sur Dieu est établi sur un peuple qui ne manque de rien parce que Dieu pourvoira à tous ses besoins par les ministères.
Le pasteur fait reposer ses brebis dans de verts pâturages et les dirige toujours vers des eaux paisibles pour restaurer leur âme. Ps 23.1-2. Tel est le rôle du pasteur, lequel se soucie des brebis et de leur bien-être spirituel. Il prendra toujours les dispositions nécessaires pour conduire son peuple dans la verdure, là où il peut trouver suffisamment de la nourriture et de l’eau. C’est-à-dire que le vrai pasteur maintient son assemblée dans la Vérité de la Parole et l’onction de l’Esprit pour restaurer l’âme des frères et sœurs.
Le vrai pasteur ne travaille pas à la perte des brebis, mais pour leur salut.
C’est pourquoi, il fait l’inspection du troupeau pour connaître celui qui est en difficulté :
Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis… (Eze 34.1-2).
Le pasteur qui connaît ses brebis doit être en mesure de veiller sur elles afin qu’aucune d’entre elles ne se perde.
Le vrai pasteur donne sa vie pour ses brebis
Jésus a dit :
Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
Le bon berger, le vrai pasteur donne sa vie pour ses brebis. En ce qui concerne le Seigneur Jésus, il s’est offert en sacrifice pour nous acquérir. Le livre d’Apocalypse dit que l’Agneau nous fera paître vers des sources d’eau vive, après nous avoir rachetés par son précieux sang. Apoc 7.17. Mais en ce qui concerne le pasteur en tant que Ministre, il doit savoir qu’il n’a plus de vie propre. Sa vie est entièrement consacrée au Seigneur et aux âmes qui sont placées sous sa responsabilité. Un pasteur qui est inaccessible n’en est pas vraiment un. Et l’exemple type de cette qualité se trouvait déjà en David en tant que futur pasteur d’Israël. Le témoignage est rendu par David lui-même en ces termes :
Ton serviteur faisait paître le troupeau de son père. Et quand le lion ou l’ours venait enlever une bête du troupeau, je courais après lui, je le frappais et j’arrachais la bête de sa gueule (1 Sam 17.34).
Voilà un vrai pasteur, qui après avoir reçu l’onction de Dieu par le prophète Samuel, exposa sa vie pour les brebis. David, en tant que pasteur, se dressait contre le lion et contre l’ours pour préserver la vie de ses brebis. Ce rôle est joué par l’apôtre pour les églises. C’est pourquoi, Paul était constamment en danger à cause des voyages vers les assemblées. Mais remarquez que David s’exposait de cette manière pour des animaux. C’est pourquoi, Dieu le prit comme l’homme selon son cœur :
Et maintenant ton règne ne durera plus. L’Éternel s’est choisi un homme selon son cœur, et l’Éternel l’a destiné à être le chef de son peuple, parce que tu n’as pas observé ce que l’Éternel t’avait commandé (1 Sam 13.14).
David avait le cœur d’un vrai pasteur. Il aimait beaucoup les animaux de son père dont il avait la garde. David aimait les brebis de son père parce qu’il aimait son père. Le vrai pasteur qui veut prendre soin des brebis du Seigneur doit premièrement aimer le Maître des brebis. Dieu, cherchant un pasteur pour Israël, découvrit un jeune homme prenant tellement soin des brebis de son père. David avait donné sa vie à l’ours et au lion à cause des brebis de son père. Dieu le prit parce qu’il savait qu’un tel homme qui se consacre pour les animaux se consacrera pour paître Israël. Ceci est très important pour les pasteurs. Ils doivent donner leur vie pour les âmes. Dans ce cas, cette règle du Seigneur Jésus concernant la vie de disciple est valable :
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour et qu’il me suive (Luc 9.23-26).
Le pasteur qui ne vit plus pour lui-même prend soin des âmes qui sont sous sa responsabilité. Il fait ce que le Seigneur a dit qu’il ferait à ses brebis :
C’est moi qui ferai paître mes brebis, c’est moi qui les ferai reposer, oracle de l’Éternel. Je chercherai celle qui était perdue, Je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui était blessée et je fortifierai celle qui est malade (Eze 34.15-16).
En réalité, le Seigneur accomplit cette œuvre dans le pasteur qui est bien disposé et qui est attentif au Saint-Esprit. C’est par les vertus accordées au pasteur par le Saint-Esprit qu’il peut arriver à prendre soin du troupeau de Dieu. Le pasteur possède le don de la gouvernance. Il possède aussi le don de secourir. Il cherche toujours et ramène les brebis égarées dans la marche avec douceur. Il secourt aussi les veuves et les orphelins dont il devient les parents dans l’assemblée. À cet effet, il veille à ce que la liste des veuves et des orphelins soit connue et entretenue dans l’église. Le pasteur est au chevet des malades physiques et spirituels pour lesquels il apporte des prières et des supplications, ainsi que des Paroles d’exhortation pour panser les plaies et affermir les cœurs. Un pasteur, à cause de sa trop grande responsabilité dans l’église locale, doit être un homme spirituellement riche de vertus, de qualités et de dons pour aider pleinement le peuple de Dieu. Sans vertus et qualités spirituelles, le pasteur ne peut assurer pleinement ses responsabilités. Sans un engagement véritable et un cœur courageux comme celui de David, il est difficile d’être un bon pasteur.
Les vertus et les dons de Moïse dans le désert
Or, Moïse était un homme très humble, plus qu’aucun être humain sur la terre (Nomb 12.3) (version Louis Segond révisé).
Or, Moïse était un homme fort patient, plus qu’aucun homme sur la face de la terre (Nomb 12.3) (version Louis Segond).
Et cet homme, Moïse était très doux, plus que tous les hommes qui étaient sur la terre (Nomb 12.3).
Dieu a forgé Moïse avant de l’établir pasteur sur Israël pour le conduire dans tout le désert jusqu’à la terre promise. Cela lui a valu quarante ans. Pour finir, l’homme Moïse est devenu le plus doux pour certaines versions et le plus humble pour d’autres versions. Ce que nous pouvons retenir est que les trois vertus à savoir l’humilité, la douceur et la patience sont recommandées dans le ministère pastoral. Le pasteur est un serviteur très éprouvé dans sa tâche. Face à la colère du peuple, Moïse avait besoin de garder la patience. Face à la rébellion, Moïse avait besoin de la douceur pour ramener les uns et les autres à la raison. Il ne doit pas avoir de pasteurs qui ne soient pas patients ou doux face aux brebis en difficulté. Car, la patience et la douceur du pasteur guérissent les brebis malades et égarées.
Le cœur du pasteur est miséricordieux et humble. Jésus a dit : « Je suis humble et doux de cœur. » Il fit cette déclaration en tant que pasteur. Tel doit être le pasteur : doux et humble de cœur. Il ne cherche pas son intérêt ou la vengeance face à l’adversité. Mais il recherche le pardon et la réconciliation pour le peuple de Dieu qui s’est égaré sans le savoir. En effet, après les murmures de Myriam et d’Aaron contre Moïse, il est dit :
La colère de Dieu s’enflamma contre eux, et Il s’en alla. La nuée se retira d’au-dessus de la tente, et voici que Myriam était frappée d’une lèpre blanche comme la neige (Nomb 12.9-10).
Face à cette situation, Moïse n’eut aucun sentiment de vengeance contre sa sœur et son frère. Il dit : « Ô Dieu, je te prie guéris-la ! » Moïse a encore intercédé après que le peuple se soit livré à l’idolâtrie du veau d’or. Là précisément, il avait mis sa propre vie en balance avec la survie du peuple. Dieu dit :
Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi ! Ma colère va s’enflammer contre eux et je les exterminerai ; mais je ferai de toi une grande nation.
Dieu avait une proposition intéressante pour Moïse, comme il en avait fait à Abraham. Il promit faire de Moïse une grande nation au cas où il acceptait que le Seigneur détruise le peuple d’Israël. Moïse, en bon pasteur qui avait livré sa vie pour le peuple, répondit :
Pourquoi Éternel, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par une grande puissance et par une main forte ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils, c’est pour leur malheur qu’il les a fait sortir ?… Reviens de l’ardeur de ta colère, aie du regret au sujet du malheur de ton peuple… (Ex 32.11-12).
Moïse était un bon pasteur. Il avait vraiment la houlette de Dieu avec lui. Un pasteur est un vrai intercesseur parce qu’il a un cœur qui pardonne – un cœur miséricordieux qui ne recherche la vengeance en aucune manière. Les pasteurs doivent apprendre à pardonner et à intercéder pour les brebis. Ils doivent les porter dans la prière et l’intercession. Moïse trouva les mots justes pour convaincre Dieu au sujet du peuple. Il dit :
Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et de Jacob tes serviteurs, auxquels tu as dit en faisant un serment par toi-même : je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel, je donnerai à votre descendance tout ce pays dont j’ai parlé et ils en hériteront pour toujours. Et l’Éternel regretta le malheur dont il avait déclaré qu’il frapperait son peuple (Ex 32.13-14).
Le Seigneur Dieu fut convaincu par Moïse. Il écouta sa prière parce que Moïse était fidèle dans toute la maison de Dieu. Dieu n’écoute pas les infidèles, du moins Il les écoute pour leur propre perte. C’est pourquoi, le pasteur doit être trouvé fidèle dans la maison de Dieu.
Avoir beaucoup gagné en amour
Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit oui Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’Il lui avait dit pour la troisième fois : m’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : pais mes brebis (Jean 21.15-18).
La remarque la plus importante qui se dégage de cette conversation est la relation qui existe entre l’amour pour le Maître et l’œuvre pastorale. Jésus voudrait confier une œuvre pastorale à Pierre, mais Il voudrait s’assurer que Pierre l’aimait plus que ne l’aimaient les autres disciples. Dieu demande aux pasteurs, un supplément d’amour pour lui, parce que celui qui n’aime pas suffisamment son Maître ne peut pas prendre sérieusement soin de ce qui lui appartient.
Dans la nuit du 17 novembre 2002, dans une vision, je reçus des Paroles d’exhortation de la part du Seigneur. Il me dit entre autres : « Garde ma Parole… le vrai pasteur, c’est celui qui a beaucoup gagné en amour. » Ce jour-là, Il me parla d’un certain pasteur qui m’était inconnu et qui était un faux. Il m’exhorta à ne pas être comme lui. C’est donc en connaissance de cause que j’écris au sujet des pasteurs. Sans l’amour parfait, il est impossible d’être un bon pasteur – un pasteur exemplaire comme le Christ qui n’a point aimé sa propre vie qu’Il a donnée en rançon pour nous sauver. Le vrai pasteur est celui qui a beaucoup gagné en amour. Ceci est une Parole du Seigneur à son serviteur. J’ai reçu cette exhortation alors que j’exerçais le ministère pastoral dans deux églises de maison.
J’ai prié instamment le Seigneur pour être revêtu d’amour pour les frères et sœurs afin de les servir comme je dois le faire. Car, le ministère pastoral, comme les autres ministères, n’est pas du bout des lèvres, mais dans les actes d’amour et de miséricorde que l’homme de Dieu pose chaque jour à l’endroit des fidèles. L’homme affligé doit trouver auprès du pasteur le réconfort. La femme affligée doit aussi trouver auprès du pasteur le réconfort et la consolation, ainsi que la veuve et l’orphelin. C’est peut-être parce que je n’aimais pas suffisamment que je fus exhorté à l’amour.
Après cette exhortation, mon attention fut portée particulièrement sur le texte de 1 Corinthiens 13, que je pris le soin d’examiner :
L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la Vérité, il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour ne périt jamais (1 Cor 13.4-8).
Après examen de ce texte, j’ai découvert que Paul parle de cet amour comme un don excellent – meilleur que tous les autres dons, y compris les miracles et les prophéties. Non seulement l’amour est le meilleur don, mais il fait aussi partie des trois choses qui demeurent à la fin des temps, c’est-à-dire : la foi, l’espérance et l’amour : « Mais la plus grande, c’est l’amour. » Mais pourquoi le Seigneur m’exhorte-t-Il à l’amour ? En méditant, j’ai encore découvert que tel le bon berger a aimé ses brebis, au point de donner sa vie pour elles, tel le pasteur doit aimer ses brebis, c’est-à-dire les membres de son assemblée. Un pasteur doit aimer ses frères comme le Père a aimé le fils prodigue. Cet amour de 1Corinthiens 13 donne des vertus à ceux qui le possèdent. Car, il est patient, comme Moïse était patient. Cet amour est serviable. C’est pourquoi, le pasteur qui le possède est pleinement au service des autres. Cet amour ne se vante pas d’un quelconque don ou d’un quelconque ministère. Il est seulement au service des autres. Cet amour ne s’enfle pas d’orgueil. L’homme de Dieu qui le possède est humble comme le Christ. Cet amour ne fait rien de malhonnête… Il se réjouit de la Vérité.
L’amour dont parle le Seigneur croit tout, pardonne tout et espère dans la croissance spirituelle des âmes faibles. Il accepte et supporte tous les caprices des brebis. Paul dit qu’un tel amour ne succombe jamais – de même que le serviteur de Dieu qui le possède. Il ne peut tomber, mais restera toujours debout par la grâce de Dieu. C’est cet amour que David avait pour les animaux de son père Isaï. Il était un type parfait de Christ, afin que nous aussi ayons de l’amour pour les brebis de notre père. Un pasteur doit avoir de l’amour, car, le vrai pasteur est celui qui a beaucoup gagné en amour. Veux-tu être un bon pasteur pour le Seigneur Jésus ? Que Dieu t’aide alors à beaucoup gagner en amour. En effet, si Dieu a été avec David quand il exposait sa vie au lion et à l’ours pour des brebis, combien de fois Dieu ne sera-t-il pas avec celui qui prend l’engagement d’exposer sa vie pour les âmes si chères à Dieu ? Celui qui expose sa vie pour l’œuvre de Dieu ne perdra point sa récompense. Celui qui s’avance devant l’ennemi pour protéger l’église de Dieu sera épargné. C’est ainsi. C’est pourquoi, Moïse se jeta entre Dieu et le peuple pour intercéder.
L’amour conduit le pasteur dans les prières d’intercession en faveur du troupeau. L’amour conduit le pasteur dans le renoncement à lui-même. L’amour conduit le pasteur dans la douceur et l’humilité. L’amour conduit le pasteur dans la patience. L’amour du pasteur soulage les âmes mal en point. L’amour du pasteur ramène les morts à la vie parmi le peuple de Dieu. L’amour du pasteur chasse l’ennemi qui a pour arme de destruction massive, la haine et les calomnies parmi le peuple de Dieu. Puisse le Seigneur aider les pasteurs à contenir l’ennemi par l’amour.
Il existe de faux pasteurs qui souvent renient leurs missions pour détruire le peuple de Dieu. Le Seigneur se plaint de tels serviteurs en ces termes :
Malheur aux bergers d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes ! Les bergers ne devraient-ils pas paître le troupeau ? Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué ce qui était gras, vous n’avez point fait paître les brebis, vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celles qui étaient malades, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue, mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté. Elles se sont dispersées parce qu’elles n’avaient point de berger… (Éz 34. 1-5).
L’œuvre des pasteurs est clairement perçue dans les détails à travers les reproches du Seigneur à l’endroit des pasteurs d’Israël. Ceux-ci devraient faire paître le troupeau. Ils devraient aussi fortifier celles qui étaient faibles dans la marche. Les pasteurs ont pour rôle d’affermir les âmes faibles par des exercices spirituels. Ils doivent aussi guérir les âmes qui sont malades et panser les blessures de celles qui sont blessées par l’ennemi dans la marche. Lorsque les frères sont en train de s’égarer dans les fausses doctrines, les pasteurs ont pour rôle de les ramener sur la voie de la saine doctrine. Lorsque les brebis sont perdues dans les méandres de la séduction, les pasteurs sont également chargés de les ramener au Seigneur Jésus, qui est le gardien de leur âme. Ce ministère est aussi celui des anciens dans les assemblées locales. Ceci est clair selon les Écritures. Les anciens doivent se référer au contenu du ministère pastoral pour connaître leurs responsabilités dans l’assemblée locale. Car, en dehors du ministère pastoral dans l’assemblée locale, les anciens n’ont pas d’autres responsabilités dans le corps de Christ – sinon la vie de disciple et l’œuvre qui est attachée à cette vie qu’ils doivent mener comme tous ceux qui sont dans la maison de Dieu.
En conclusion, il faut retenir que les pasteurs ont une onction de rassembleur des enfants de Dieu. En cette qualité, le pasteur de l’assemblée locale est le garant de l’unité de l’Esprit. Il rassemble les enfants de Dieu dans la Parole de Dieu et les conduit à y demeurer. L’exercice de l’œuvre pastorale comporte deux étapes principales : la conduite de la marche du troupeau et l’entretien des âmes par la Parole et les exercices spirituels.
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Le ministère de docteur
Les docteurs des saintes Écritures expliquent les doctrines et les prophéties bibliques. Ils donnent de la lumière au peuple de Dieu dans sa compréhension des saintes Écritures.
Le ministère de docteur est aussi important que les autres et mérite une attention particulière. Comme les autres fois, ici encore, le premier docteur des saintes Écritures est bel et bien le Seigneur Jésus. Ce ministère-là, il le commença très tôt, puisqu’à douze ans déjà, il confondait les docteurs d’Israël :
Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les questionnant. Tous ceux qui l’entendaient étaient surpris de son intelligence et de ses réponses. (Luc 2/46).
L’enfant Jésus aimait déjà écouter les docteurs de la loi avec lesquels il ne put s’entendre quand il devint grand parce que son enseignement tranchait avec celui des pharisiens et des scribes. L’un d’entre eux, Nicodème, reconnut tout de suite que le Seigneur était un docteur :
Il vint de nuit auprès de Jésus et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de la part de Dieu ; car personne ne peut faire les miracles que tu fais si Dieu n’est avec lui (Jn 3/1-3).
Jésus-Christ est le premier docteur du Nouveau Testament. En tant que docteur, il est venu révéler la loi et les prophètes afin que nous puissions comprendre la vérité révélée. Dans l’exercice de son ministère, Jésus expliquait les doctrines de la loi et les prophéties bibliques. On découvre ainsi que le ministère de docteur est un talent qui explique les doctrines et les prophéties bibliques. Le ministère de docteur ne peut être autrement.
Mon enseignement n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé (Jean 7.16)
En tant que docteur de la loi, le Seigneur fit cette importante déclaration qui mérite d’être mise en exergue pour les docteurs des Saintes Écritures. Le Christ dit encore :
Si quelqu’un veut faire sa volonté, il reconnaîtra si cet enseignement vient de Dieu, ou si mes Paroles viennent de moi-même (Jean 7.17).
Celui dont les Paroles viennent de lui-même cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé est vrai et il n’y a point d’injustice en lui (Jean 7.18).
De la même manière que Jésus reconnut que sa doctrine n’est pas de lui-même, mais de celui qui l’a envoyé, ainsi, aucun docteur des Saintes Écritures ne doit inventer ou créer sa propre doctrine, mais plutôt expliquer fidèlement les mystères du Royaume de Dieu. Jésus enseigna la doctrine du Royaume de Dieu, c’est-à-dire les fondements de la vie chrétienne. À ce sujet, Paul en tant que docteur des païens, déclare :
Je vous déclare frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme, car, moi-même, je ne l’ai reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ (Gal 1.11-12).
Le même Paul dit :
Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu (1 Cor 4.1).
Aucun docteur n’est autorisé à prêcher des doctrines qui sont en dehors des Saintes Écritures, parce qu’il est lui-même placé comme gardien de la Parole.
C’est le docteur qui a la responsabilité d’administrer les mystères de Dieu, c’est-à-dire qu’il est chargé de leur dispensation. Le docteur explique les doctrines et les mystères de Dieu au peuple de Dieu. Le docteur des Saintes Écritures est l’interprète de Dieu. C’est par lui que Dieu enseigne son peuple. Paul dit encore :
À moi le moindre de tous les saints, cette grâce a été accordée d’annoncer aux païens comme une bonne nouvelle la richesse insondable du Christ, et de mettre en lumière la dispensation du mystère caché de toute éternité en Dieu, le créateur de toute chose (Éph 3.8-9).
C’est ainsi, car, l’explication de ce qui est caché est pour le docteur des Écritures.
Placé au fondement de l’œuvre
Le ministère de docteur est placé au fondement de l’œuvre parce que la doctrine est placée au fondement de l’œuvre. La seule et unique doctrine valable placée au fondement de l’œuvre est la révélation de qui est le Christ :
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n’aura pas hâte de fuir (És 28.16).
Christ est la doctrine de base de l’Église parce que tous les livres de la Bible parlent de lui – et aussi parce que toutes les doctrines et les prophéties bibliques parlent de lui. Christ est la doctrine et la révélation fondamentale sur laquelle tous les docteurs de la Bible doivent s’appuyer pour enseigner. C’est pourquoi, Il dit : « Je suis le chemin, la Vérité et la vie. » À ce sujet, Paul dit : « Car, personne ne peut poser un autre fondement, savoir Christ. »
Le vrai docteur dira toujours la Vérité parce qu’ayant pris la Vérité pour appui dans son ministère. Le vrai docteur parle de ce qu’il sait et reçoit en tant qu’interprète l’explication des mystères de Dieu. Comme la doctrine est placée au fondement de l’Église, ainsi les docteurs sont placés au fondement de l’œuvre dans l’Église. C’est pourquoi, une église qui est bien instruite dans les voies de Dieu devient une colonne et un appui de la Vérité, c’est-à-dire un appui du Seigneur Jésus, c’est-à-dire encore une église que Dieu peut utiliser pleinement pour sa gloire. « La maison de Dieu qui est l’église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la Vérité » (1 Tim 3.15). Avant que l’église ne soit vue comme la colonne et l’appui de la Vérité, il faut qu’elle soit enseignée dans la Vérité de Dieu parce que Dieu agit dans la Vérité. Ceci est l’affaire des docteurs de la Bible.
En effet, une église qui n’est pas enseignée dans la Vérité de la Parole devient, au lieu d’un appui à la Vérité, un abri du mensonge, comme le dit Ésaïe 28 :
Et la grêle emportera le refuge de la fausseté, et les eaux inonderont l’abri du mensonge (V 17).
Le temps vient où les faux enseignements seront emportés avec les prédicateurs qui les enseignent et les églises qui leur servaient d’abris et de refuges. Ne subsistera que l’église qui est réellement un appui à la Vérité qui est Christ. C’est de cette manière que furent balayées les traditions des Juifs au temps du Seigneur Jésus.
Rétablir la vérité doctrinale pour consolider la foi des membres du corps
La mission du docteur n’est pas seulement de fonder l’Église du point de vue doctrinal, mais aussi de rétablir la Vérité là où les credo et les traditions, ainsi que le mensonge et l’erreur ont pris tous ensemble le pas sur la Vérité. Le docteur a pour mission de donner un sens à ce qui est écrit. Cela fut l’une des missions essentielles du Christ. En effet, Il dit :
Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : tu ne commettras pas de meurtre, celui qui commet un meurtre sera passible du jugement. Je vous dis : quiconque se met en colère contre son frère sera passible du jugement : celui qui dira à son frère : raca ! sera justiciable du sanhédrin. Celui qui dira : insensé ! sera passible de la géhenne du feu (Mat 5.21).
Le Christ dit encore :
Vous avez entendu qu’il a été dit : tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi je vous dis : quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis adultère avec elle dans son cœur (Mat 5.28).
Il a été dit : que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis : quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère. Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : tu ne te parjureras pas, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de tes serments. Moi je vous dis de ne pas jurer : ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu, ni par la terre, parce que c’est son marchepied, ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi. Ne jure pas non plus par ta tête, parce que tu ne peux rendre blanc ou noir, un seul cheveu. Que votre parole soit oui, oui, non, non, ce qu’on y ajoute vient du malin (Mat 5.33-37).
Cette démarche doit habiter tous les docteurs des Saintes Écritures, lesquels doivent s’assurer au quotidien que les églises sont enseignées dans les voies de Dieu. Le Christ a fait une préoccupation particulière, l’enseignement du peuple juif. Il a mis les Juifs au même niveau de connaissance, car, auparavant, les scribes et les pharisiens étaient ceux qui avaient connaissance de la loi. Mais leur connaissance était dans la lettre et non dans l’Esprit. Mais le Seigneur avait une connaissance spirituelle de la loi ; c’est pourquoi, il enseignait le peuple. Il prenait les dispositions de la loi et leur donnait un sens spirituel. Le docteur fait de même. Il donne un sens spirituel aux versets bibliques en les expliquant de manière claire pour éviter les ambiguïtés. Le docteur doit être en mesure de dire « Il vous a été dit : Mais, il est écrit ». Comme Jésus dit :
Vous avez entendu qu’il a été dit : tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous persécutent (Mat 5.43).
Pourquoi la Parole doit-elle être rétablie par le docteur ? Afin que les frères ne soient pas balancés à tout vent de doctrine, car, le mensonge et l’erreur font ballotter ceux qui les reçoivent. En cela, les docteurs occupent une place particulière parmi le peuple de Dieu et parmi les Ministres de la Parole. Car, ils sont établis pour qu’il n’existe plus de discussion au sein du peuple de Dieu. C’est pourquoi, le peuple doit écouter les docteurs de l’Église.
Savoir lire les signes des temps
Le docteur des Écritures Saintes sait lire les signes des temps. Il est celui qui veille à l’accomplissement des prophéties bibliques pour informer le peuple de Dieu. C’est pourquoi, le Seigneur Jésus a pu expliquer aux disciples combien de fois le Christ devrait souffrir, mourir et ressusciter selon ce qui était écrit de lui. À ce sujet, il est écrit :
Puis, il leur dit : c’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous ; il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophéties et dans les psaumes. Alors Il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures (Luc 24.44-45).
Les prédications du docteur ouvrent l’intelligence pour comprendre les Écritures. En tant que docteur, le Seigneur savait tout ce qui concernait le Christ, notamment les livres qui parlaient de lui, ainsi que les prophéties le concernant. Il savait lire les lettres qui sont les Écritures de Dieu. Il savait lire les temps et les signes prophétiques. Là-dessus, Il fit le reproche aux pharisiens qui étaient censés être les docteurs d’Israël :
Vous savez discerner l’aspect du ciel et vous ne pouvez discerner les signes des temps ! (Mat 16.3).
Mais Jésus avait connaissance des signes des temps, parce qu’il était un docteur averti.
Dans le Nouveau Testament, les docteurs étaient ceux qui expliquaient aux Juifs et aux païens, l’accomplissement de la loi en démontrant par les Écritures que Jésus-Christ était le messie promis. Dans ses violentes prédications contre les pharisiens, Jésus dit :
Serpents, race de vipères ! Comment fuirez-vous la condamnation de la géhenne ? C’est pourquoi, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous flagellerez les autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville… (Mat 23.33-34).
Dans cette promesse, le Seigneur met l’accent sur les prophètes et les sages scribes, c’est-à-dire des docteurs des Saintes Écritures, lesquels ont mûri dans la connaissance des Saintes Écritures. Cette promesse s’est doublement accomplie au premier et au dernier âge. À l’époque, des prophètes et des docteurs furent donnés à l’Église primitive. À ce sujet, certains noms tels que Pierre, Paul, Jacques, Jean peuvent être mentionnés, avec tous les autres serviteurs de Dieu qui ont secoué le monde de l’Église primitive. Les uns furent crucifiés, les autres furent flagellés et persécutés de ville en ville.
Dans le Nouveau Testament :
Tout scribe instruit de ce qui concerne le Royaume des cieux est semblable à un Maître de maison qui tire de son trésor, des choses nouvelles et des choses anciennes (Matth 13 . 52).
Ici encore, le vrai scribe qui est le docteur des Saintes Écritures est montré comme celui qui détient un trésor. Le trésor, en question est l’ensemble des mystères du Royaume des cieux. En tant que Maître de maison, le docteur est un administrateur des trésors de connaissance de Dieu, lesquels doivent être rendus accessibles au peuple de Dieu. N’est-ce pas de cette manière que Paul s’exprima dans le livre des Corinthiens ?
Qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ et des administrateurs des mystères du Royaume de Dieu (1 Cor 4.1).
En tant qu’administrateur, le docteur doit être réglé dans son enseignement pour ne pas mettre la charrue avant les bœufs.
Le scribe du Nouveau Testament a dans son trésor, des choses anciennes et des choses nouvelles, lesquelles sont mises ensemble pour le bien-être du peuple de Dieu. Les choses anciennes concernent la loi et les prophètes, et les choses nouvelles, les mystères du Royaume de Dieu. Dans l’Église, les docteurs soutiennent les doctrines en prenant appui sur l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans cette position, ils doivent pouvoir mettre fin aux discussions vaines qui ont cours dans le Royaume de Dieu concernant les fausses doctrines. En effet, seuls les docteurs ont reçu de Dieu l’onction de la connaissance exacte des Écritures pour éclairer le peuple de Dieu. Même les autres Ministères de la Parole doivent être à l’écoute des docteurs de l’Église. Aujourd’hui, le manque d’humilité fait que chacun va son chemin, sans faire attention aux ministères qui sont établis dans le Royaume de Dieu. C’est pourquoi, il y a parmi nous des pratiques religieuses qui sont en dehors de ce qui est écrit.
Cependant, existe-t-il encore aujourd’hui des docteurs de la Bible ? Bien sûr que oui. Il existe des docteurs de la Bible – des scribes tels que le Seigneur les présente – instruits de ce qui regarde le Royaume de Dieu. Ils ont été instruits par le Seigneur lui-même, afin qu’ils instruisent à leur tour le peuple de Dieu. Il existe encore des hommes sages qui ont reçu la pleine mesure de la connaissance des mystères du Royaume des cieux pour l’annoncer à l’Épouse de Christ. Ce ne sont pas des hommes qui inventent des mystères, car, le domaine de la révélation des mystères a été réservé aux prophètes. Mais les docteurs expliquent les révélations que reçoivent les prophètes.
Esdras : docteur des Saintes Écritures
Il existe une qualité du docteur des Saintes Écritures que je voudrais montrer en parlant de l’histoire d’Esdras, le sacrificateur scribe. Esdras avait deux ministères. Il était à la fois sacrificateur et scribe. Selon ce qui est écrit de lui :
Cet Esdras était monté de Babylone ; c’était un scribe versé dans la loi de Moïse donnée par l’Éternel, le Dieu d’Israël (Esd 7.6).
Esdras, en tant que docteur, était versé dans la loi de Moïse. C’est pourquoi, dans son ordre de mission, il était envoyé par le roi et ses sept conseillers « pour inspecter Juda et Jérusalem d’après la loi de ton Dieu, laquelle est entre tes mains… » (V 14). Un docteur est un inspecteur. Il inspecte l’Église selon ce qui est écrit, pour s’assurer que tout est en ordre. Dans le cas d’Esdras, il devrait inspecter Jérusalem dans sa partie spirituelle, c’est-à-dire veiller à ce que l’adoration dans le temple soit pratiquée selon la loi de Moïse. Dans le développement qui a suivi, il a établi des juges selon la loi et a aussi réglé le problème du péché, en séparant les Israélites d’avec leurs femmes étrangères. Esdras est resté serviteur dans le temple pour le reste de ses jours, établi sur les autres lévites.
Un docteur est un inspecteur. Il tient dans sa main la Parole de Dieu, qui est son outil d’inspection. L’inspection est un travail de contrôle, ce qui veut dire que les docteurs sont des contrôleurs – ils sont fondés à contrôler le travail qui se fait dans la maison de Dieu, pour vérifier qu’il est conforme à ce qui est écrit. Selon ce qui est écrit, du point de vue prophétique, les saints sont présentement en train d’édifier la maison de Dieu. Dans ce travail, les docteurs sont comme ceux qui contrôlent les travaux, pour s’assurer que la maison est construite selon le Plan que Dieu a donné en Christ. Cette qualité des docteurs doit être sue par le peuple de Dieu, afin que les uns et les autres aient du discernement. C’est en cela que Paul se montre comme un sage architecte qui a posé le fondement.
Apollos, docteur des Saintes Écritures
Dans le Nouveau Testament, il est aussi fait mention d’un autre docteur des Saintes Écritures. Il s’agit d’Apollos. À son sujet, il est écrit :
Un Juif du nom d’Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, était arrivé à Éphèse. Il était instruit dans la voie du Seigneur et fervent d’esprit, et annonçait et enseignait avec exactitude ce qui concernait Jésus… Lorsqu’il fut arrivé en Achaïe, la Bible dit de lui qu’il réfutait avec vigueur les Juifs en public et démontrait par les Écritures que Jésus est le Christ (Act 18. 24-28).
Au sujet d’Esdras et d’Apollos, il est écrit qu’ils étaient versés dans les Écritures. Un docteur est un homme versé dans les Écritures, instruit de ce qui concerne le Royaume de Dieu.
Apollos démontrait par les Écritures que Jésus était le Christ. Ceci est remarquable. La démonstration est l’une des qualités des docteurs des Saintes Écritures. Au moment où les autres serviteurs de Dieu spéculent sur les sujets, l’Esprit donne la capacité au docteur, de les expliquer par des démonstrations bibliques. La démonstration est très importante dans la prédication de la Parole. Elle consiste à associer les versets bibliques qui se trouvent dans toutes les dispensations, notamment dans la Genèse, la loi, les prophètes, les psaumes, dans le Nouveau Testament y compris dans l’Apocalypse, pour expliquer les sujets bibliques. C’est ce que fit le Seigneur Jésus aux disciples d’Emmaüs :
Il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophéties et dans les psaumes. Alors Il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures (Luc 24.44-45).
C’est seulement la démonstration faite par les docteurs qui ouvre l’intelligence des enfants de Dieu dans la compréhension des Saintes Écritures. Le contraire qui est l’interprétation produit la mort et la déformation spirituelles. Apollos ne démontrait pas seulement, mais il réfutait aussi les Juifs en public. En cela, les docteurs de l’Église sont interpellés. Ils doivent avoir une parfaite maîtrise des sujets bibliques pour réfuter les fausses doctrines qui naissent dans l’Église.
En conclusion, il faut retenir que les docteurs sont des Ministres qui ont reçu des talents pour avoir une compréhension exacte des Écritures pour l’expliquer clairement au peuple de Dieu. En cela, leur travail consiste à éclairer la marche du peuple de Dieu.
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La main droite d’association dans le ministère
Dans l’exercice des ministères, les Ministres de la Parole se rencontrent dans les champs de mission. Lorsque deux ministres se rencontrent, ils doivent se donner mutuellement la main d’association pour travailler ensemble dans la maison de Dieu. C’est fort de ce principe biblique que certains ministres de la Parole tendirent la main à plusieurs frères avec lesquels ils travaillèrent dans les champs de Dieu. Barnabas rencontra Paul et le prit avec lui (Act 9:26-32). Le même Barnabas prit Marc avec lui (Act 15:37). Paul lui-même rencontra Timothée et le prit avec lui (Act 16:1). Paul rend témoignage de Timothée comme un fidèle Ministre. Paul prit aussi Tite et Tychique avec lui. Paul prit Silas le prophète avec lui (Act 15. 40). Paul et Apollos se donnèrent la main d’association pour travailler dans l’église de Corinthe. À ce sujet, il dit :
J’ai planté, Apollos a arrosé… (1 Cor 3:6).
Dans Actes 18:24 à 27, il est parlé du fait que les frères d’Éphèse, après avoir découvert les qualités d’Apollos l’encouragèrent à visiter les frères qui étaient dans l’Achaïe.
Comme il voulait passer en Achaïe, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de bien le recevoir. Quand il fut arrivé, il se rendit par la grâce de Dieu, très utile à ceux qui avaient cru.
C’est ainsi la main d’association : reconnaître un don de Dieu. En lisant attentivement ces exemples, on découvre que ce sont les plus âgés dans le ministère qui prennent toujours les plus jeunes avec eux. Ils les prennent quand ils découvrent en eux les signes du don de Dieu. Parmi les nombreux compagnons de Paul, il eut des vrais et des faux. Timothée, Tite, Tychique, Silas, Éraste, Silvain, Crescens, et plusieurs autres étaient des vrais, mais Philète, Hyménée et Démas étaient des faux.
Dans la lettre de Paul aux Galates, il relate son exemple avec ses aînés de Jérusalem : « J’y montai par suite d’une révélation. Je leur exposai l’évangile que je prêche parmi les païens ; je l’exposai en privé aux plus considérés… » Gal 2/2. C’est suite à cet exposé en privé que : « Jacques, Céphas et Jean, considérés comme des colonnes, nous donnèrent la main d’association… » Dans la version révisée de Louis Segond, il est dit : « Nous donnèrent la main droite en signe de communion… » Gal 2/2-3. En examinant cette question de main d’association, il est très important de se situer dans son contexte biblique et d’y demeurer. En effet, nulle part dans les Écritures, il n’est écrit que Paul aurait reçu la main d’association des apôtres avant d’entreprendre l’œuvre à laquelle il avait été appelé. Paul avait déjà quatorze ans de ministère quand il reçut la main d’association des frères de Jérusalem. Ce qui compte dans le fond de l’acte posé par Paul et les frères de Jérusalem est la mise en évidence des conditions requises pour obtenir la main d’association des serviteurs de Dieu.
En effet, la main d’association est tendue à celui qui est envoyé par le Seigneur Jésus-Christ : « Comme le père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Celui qui est envoyé par le Seigneur a sa main d’association d’office. De cette manière, il peut avoir la main d’association des autres ministères pour travailler dans la maison de Dieu. Celui qui est envoyé prêche la Parole de Dieu et non sa propre doctrine comme Jésus l’a dit :
Mon enseignement n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé (Jn 7:16).
C’est dans ce cadre que Paul a exposé premièrement ce qu’il prêche avant de recevoir la main d’association des autres apôtres. Ainsi, la main d’association est attachée à la prédication de la Parole de vérité. Celui qui prêche la vérité comme le Seigneur et les apôtres a la main d’association des autres ministères. Il ne peut en être autrement. La main d’association ou la reconnaissance d’un ministère n’est pas une doctrine particulière dans l’Église. Celui qui tend la main à un ministère agit bien. Mais celui qui ne veut pas tendre la main à un ministre de l’Évangile répondra devant Dieu et ferme aussitôt la porte aux bénédictions qui accompagnent ce ministre de Dieu. Autrement dit, tendre la main d’association ou reconnaître un ministère ne doit pas donner lieu à une cérémonie particulière, car il va de soi que tous les ministères qui travaillent dans le même esprit que les apôtres et les prophètes ont la main d’association du Seigneur Jésus-Christ. En plus, la main d’association tendue entre les apôtres des Juifs et celui des païens est le symbole du rassemblement des Juifs et des païens en Christ, à la croix de la réconciliation.
Là où la Bible ne fait pas beaucoup de littérature, il est bon de ne pas en créer. La main d’association n’est pas un jour particulier de fête ou de réjouissance comme c’est le cas lors des cérémonies particulières d’ordination dans les religions. La main d’association n’est pas un jour de promotion pour un serviteur de Dieu qui est devenu ancien dans l’assemblée locale. Sur cette question, il est bon que les Écritures soient laissées dans la simplicité où elles ont été trouvées dans le livre de Galates. En effet, d’où vient-il que dans certaines assemblées de l’Église, la notion de main d’association soit particulièrement attachée à la consécration des anciens pour prendre des allures de fêtes religieuses ?
En effet, là où cette simple pratique devient une institution religieuse particulière se trouve établie la religion. Là où la main d’association devient une cérémonie particulière et donne lieu à des mobilisations particulières se trouve l’esprit de la religion et de l’organisation. Ce qui est écrit et qui est valable, c’est que la main d’association est en rapport direct avec la prédication de la vérité. En cela, celui qui donne la parole à un serviteur de Dieu à la chaire de l’assemblée qu’il dirige pour prêcher la Parole de vie au peuple de Dieu, a donné la main d’association à ce prédicateur. Jean parle de Diotrèphe qui ne recevait pas les frères.
J’ai écrit quelques mots à l’église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. (3 Jn 9)
Ce Diotrèphe n’avait jamais voulu donner la main d’association aux frères pour l’exercice de leur ministère dans son assemblée. Jean se plaignait de lui parce qu’il n’avait pas un bon comportement.
Quant aux anciens, s’ils doivent recevoir une main d’association, c’est bien celle des ministères qui sont chargés de les établir dans leurs fonctions. Nous n’en dirons pas plus à ce sujet — seulement, le Seigneur Jésus est celui qui donne la main d’association. Celui qui a reçu l’Esprit de Jésus et son ministère a aussi reçu sa main d’association et mérite que d’autres mains venant des autres ministères lui soient tendues pour l’avancement de l’œuvre de Dieu. C’est pourquoi, la main droite d’association du Christ s’est tendue pour tous les ministères de la Parole. Elle restera tendue jusqu’à ce que des hommes volontaires, remplis du Saint-Esprit la saisissent pour travailler au réveil de l’Épouse.
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Les anges de la prédication et de la prière
Dans ce chapitre, nous voulons montrer que les anges se tiennent derrière les Ministres de la Parole. Ce sont ces anges qui les soutiennent dans l’œuvre et les conduisent dans le ministère. Plus un serviteur est en communion avec Dieu, plus il demeure en présence des anges dans le ministère. Le chef de ces anges se montra à Jean dans Apocalypse 22.
C’est moi, Jean qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères, les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. (Apoc 22/8-9)
Cet ange est celui qui se tient avec les prophètes et tous les autres ministres. C’est avec lui que travaillent les anges de la prédication. Dans Apocalypse 14, Jean vit encore trois anges qui publient des messages particuliers à toute la terre. L’un d’entre eux dit :
Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue, et prosternez-vous devant celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources d’eaux ! (Apoc 14:6)
Cet ange est chargé d’annoncer l’évangile éternel au monde entier. Mais ce message évangélique est annoncé par les ministres de la Parole, pour lesquels se trouvent des anges qui agissent dans le cadre strict du travail qui leur est confié.
Il se trouve aussi les anges de la prière. Les hommes de Dieu qui vivent dans la prière ont cette expérience. C’est l’un de ces anges qui vint fortifier le Seigneur Jésus à Gethsémané. À ce sujet, il est dit :
Puis il s’écarta d’eux d’environ un jet de pierre, se mit à genoux et pria, en disant : père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe. Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui soit faite. Alors un ange lui apparut du ciel pour le fortifier. En proie à l’angoisse, il priait plus instamment et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. (Luc 22/40-45)
Les anges de la prière réveillent les enfants de Dieu pour prier, fortifient ceux qui prient, recueillent les prières et apportent aussi l’exaucement des prières de la part de Dieu. Dans le livre de Daniel, un ange qui avait été envoyé pour apporter l’exaucement aux prières de Daniel fut pris à partie par le chef du royaume de Perse, un démon et son armée :
Et voici qu’une main me toucha et me mit tout tremblant sur mes genoux et les paumes de mes mains. Puis, il me dit : Daniel, homme bien-aimé, comprends les paroles que je vais te dire, et tiens-toi debout à la place où tu es, car, je suis maintenant envoyé vers toi. Lorsqu’il m’eut dit cette parole, je me tins debout en frémissant. (Dan 10:10-11)
C’est à cause de tes paroles que je suis venu. Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours mais voici que Michel, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse. (Dan 10:13)
Tous les actes posés dans le royaume parmi les enfants de Dieu sont sous-tendus par les gestes des anges dans les cieux. En tant que serviteur de Dieu, on est souvent réveillé par les anges pour la prière. Quand il ne s’agit pas de prière, ce sont de puissantes exhortations qui nous sont adressées dans les visions.
Tous les serviteurs de Dieu qui veulent être en présence des êtres célestes doivent être en communion avec le Seigneur. C’est seulement par la prière et la vie de sainteté que les hommes de Dieu peuvent être en présence des anges. Même les miracles et les autres prodiges sont réalisés par les anges qui manifestent la puissance de Dieu.
Alors qu’ils louaient Dieu dans leur prison, Paul et Silas reçurent la visite d’un ange qui ébranla le fondement de la prison :
Tout à coup, il se produisit un grand tremblement de terre, au point que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent et les chaînes de tous les prisonniers se détachèrent. (Act 16:26-27)
C’est ce même ange qui délivra Pierre de sa prison :
Et voici qu’un ange du Seigneur survint et qu’une lumière brilla dans la cellule. L’ange réveilla Pierre, en le frappant au côté ; puis il dit : lève-toi promptement ! Les chaînes tombèrent de ses mains. Et l’ange lui dit : mets ta ceinture et attache tes sandales. Et il fit ainsi. L’ange lui dit : enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi. (Act 12:7-12)
Avant l’intervention de l’ange en faveur de Pierre, il est dit que :
La prière montait de l’église vers Dieu pour lui. (Act 12:5)
Le peuple de Dieu ne cessait de prier pour Pierre. Dieu exauça leur prière par l’envoi d’un ange pour délivrer Pierre. Les anges de la prière viennent par la prière, pour accomplir la volonté de Dieu, à l’endroit de ses serviteurs.
Alors que Corneille priait, un ange se présenta à lui et lui dit :
…tes prières et tes aumônes sont montées en guise de souvenirs devant Dieu… (Act 10:3-5)
Aujourd’hui, les temps ont changé, mais la Parole de Dieu demeure la même. Le Christ est demeuré le même. C’est pourquoi celui qui entre en communion avec lui reçoit pleinement à la mesure de ses attentes pour l’œuvre. Pierre priant eut une vision.
Pierre vit le ciel ouvert et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre ; il s’y trouvait tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. (Act 10:9-10)
Pierre comprit dans cette vision qu’il devrait avoir communion avec les non-Juifs. Paul dit :
J’en viendrai néanmoins à quelques visions et à quelques révélations. (2 Cor 12:1-2)
Paul fut enlevé dans le paradis, au troisième ciel. Il eut aussi la vision d’un Macédonien qui lui demandait de venir en Macédoine les secourir.
Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien debout le suppliait en disant : passe en Macédoine, viens à notre secours ! Après cette vision de Paul nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que Dieu nous appelait à y annoncer l’évangile. (Act 16:9-10)
Le Saint-Esprit empêcha que Paul et ses compagnons se rendent en Asie et en Bithynie parce qu’il avait une œuvre pour eux en Macédoine. Après avoir reçu la vision, Paul et ses amis se rendirent là-bas pour annoncer l’évangile. C’est de cette manière que les serviteurs de Dieu sont conduits dans les saintes Écritures.
Plus proche de nous, William Branham eut un ministère conduit par les anges. Un ange vint lui donner des dons de guérison en mai 1946. En 1963, ce sont sept anges qui l’enlevèrent dans une vision pour la révélation des sept sceaux dont il est parlé dans le livre d’Apocalypse au chapitre 6. Jésus-Christ est le même. C’est pourquoi ses serviteurs ne doivent éprouver aucune crainte dans le ministère. Dieu se charge pleinement de ses ministres. C’est lui qui assure leur dépouillement spirituel et leur sanctification pour ceux d’entre eux qui veulent se laisser dépouiller.
Il existe des serviteurs de Dieu difficiles, qui refusent de se soumettre pleinement au service de Dieu. Ils agissent comme Balaam qui était entêté. De tels serviteurs doivent faire leur mue et accepter de se laisser dépouiller par la Parole de vie – accepter de se laisser briser par le Seigneur, en vue d’une pleine efficacité dans l’œuvre. Il existe d’autres qui ne sont pas consacrés au Seigneur. Ils ne sont pas proches de lui. Ces serviteurs-là refusent d’aller en profondeur dans la communion avec le maître. Ils ne prient pas assez et ne méditent pas assez. Ils ont une communion superficielle avec le maître et ne sont pas du tout efficaces dans le ministère. Ils ne sont revêtus d’aucune puissance, ni d’aucune autorité. Leurs prédications manquent d’onction et de vie pour édifier et sanctifier le peuple de Dieu. Ces serviteurs font l’œuvre de Dieu comme s’ils s’adonnaient à n’importe quel travail. Or, l’œuvre de Dieu est un travail spirituel, qui n’est rien d’autre qu’un champ de bataille. Un travail empreint de tous les dangers. Dans une telle situation, il ne devrait pas avoir de place pour la distraction et la négligence. L’homme spirituel que devrait être le serviteur de Dieu n’a point de repos. Il est toujours à l’œuvre pour éviter de tomber dans les pièges de Satan.
L’œuvre de Dieu requiert de la part de l’ouvrier, une discipline et un sérieux qu’on ne doit trouver dans aucun autre travail. C’est pourquoi le serviteur de Dieu doit être réglé et entièrement consacré au travail pour lequel il est appelé. Sur ce point, nous achèverons avec les exhortations de Paul à Timothée :
Exerce-toi à la piété… car la piété est utile à tout, elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir. C’est une parole certaine et digne d’être entièrement reçue : nous travaillons et luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le sauveur de tous les hommes, surtout des croyants. (1 Tim 4/ 7-10)
C’est pourquoi mon cher frère ministre de la Parole, serviteur de Jésus-Christ :
Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as prononcé cette belle confession en présence d’un grand nombre de témoins. 1 Tim 6:12-13.
Troisième partie : l’exercice des ministères dans les assemblées locales
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L’exercice des ministères dans les assemblées locales
Les ministères sont pour tout le Corps de Christ, y compris pour l’assemblée locale, car, l’assemblée locale fait partie intégrante du Corps de Christ. Plusieurs enseignent que les ministères sont itinérants mais que les anciens sont chargés de la direction des assemblées locales – en sorte que certains frères admettent difficilement l’exercice d’un ministère dans une assemblée locale. De toutes les manières, il est important que les Saintes Écritures soient placées en avant par rapport à toutes les déclarations qu’un quelconque serviteur de Dieu peut faire sur le sujet. Les ministères ont été donnés pour le Corps de Christ. C’est pourquoi ils doivent s’exercer partout où se trouvent des enfants de Dieu. En plus, il ne faut pas occulter la notion de « champ de mission » qui est strictement liée à l’exercice des ministères.
En effet, un ministère s’exerce toujours dans un champ de mission déterminé par celui qui appelle. C’est pourquoi, si le Seigneur veut qu’un ministère s’exerce dans une assemblée locale, il sera ainsi, car :
Dieu a établi dans l’Église, premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs…
Les ministères portent entièrement et premièrement la responsabilité de l’œuvre dans l’Église qui est le corps de Christ. Ce sont eux qui ont la charge du perfectionnement de l’Église à la mesure de la stature de Christ comme modèle. Tous ne sont pas apôtres, tous ne sont pas pasteurs, tous ne sont pas évangélistes ou prophètes. Mais les ministères sont pour tous. Un ministère peut s’exercer pleinement dans une assemblée locale si Dieu le veut ainsi. Un ministère s’exerce là où Dieu veut qu’il s’exerce. À ce sujet, les exemples bibliques sont clairs dans le livre des Actes des apôtres.
L’œuvre des ministères dans le livre des Actes des apôtres
Le livre des Actes des apôtres sont les actes du Saint-Esprit. C’est pourquoi, chaque serviteur de Dieu doit se tenir au respect devant ce livre. Actes des apôtres peut être présenté en plusieurs parties. En effet, du premier au septième chapitre, il est question de la Pentecôte et de l’église de Jérusalem, laquelle est la première communauté de croyants dans l’histoire. Dans ces premiers chapitres apparaît également l’œuvre des premiers disciples après la Pentecôte. À partir du chapitre 8, est présentée l’œuvre en dehors de Jérusalem, en Judée, en Samarie et en Syrie. Trois serviteurs de Dieu sont présentés, notamment Philippe qui évangélisa la Samarie au chapitre 8, la conversion de Paul au chapitre 9. L’apôtre Pierre, apôtre des Juifs est présenté dans les chapitres 9, 10, 11 et 12, sans compter les premiers chapitres des Actes des apôtres où il est présenté comme celui qui apporta la première prédication et celui qui guérit le boiteux à l’entrée du temple. À partir des chapitres 13 et 14, il est question des voyages missionnaires de l’apôtre Paul, lequel s’est trouvé avec Barnabas à l’église d’Antioche. Cependant, le chapitre 15 des Actes des apôtres est le chapitre le plus important parce qu’il présente l’église des Juifs et l’église des non-Juifs, les deux symbolisées par Pierre et Paul, toutes unies par la croix du Christ ensemble pour former le corps de Christ. Après cette rencontre, les autres chapitres des Actes des apôtres relatent l’œuvre des Ministres de l’Évangile, mais plus particulièrement celle de l’apôtre Paul.
Actes des apôtres présente aussi deux situations : premièrement les ministères et deuxièmement les rapports entre les ministères et les autres fonctions dans l’église.
Le premier ministère manifesté dans Actes des apôtres est celui de Pierre, à la Pentecôte. C’est lui qui apporta la première prédication qui fit plusieurs convertis à Jérusalem. Son ministère était accompagné de miracles et de prodiges. Au chapitre 3, il guérit un boiteux. Dans Actes 10, il intervint dans la maison de Corneille, où le Saint-Esprit descendit sur toute la maison.
Dans Actes 9, c’est encore Pierre qui se rendit à Lydda, où il guérit Énée et à Jaffa, où il ressuscita Tabitha. Pierre parcourait les églises de la Judée selon qu’il est écrit :
L’église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, elle s’édifiait, marchait dans la crainte du Seigneur et progressait par l’assistance du Saint-Esprit. Pierre qui parcourait tous ces lieux descendit aussi vers les saints qui habitaient à Lydda. (Act 9. 31-32)
Le deuxième ministère qui est présenté est celui d’Étienne qui prêcha l’une des plus longues prédications des Actes des apôtres :
Étienne, plein de grâce et de puissance, faisait beaucoup de prodiges et de grands miracles parmi le peuple. (Act 6.8-9)
Il fut lapidé à cause de sa prédication. Étienne fut un grain de blé qui tomba en terre afin que l’église se propage en Judée et en Samarie.
Le troisième ministère qui est présenté est celui de Philippe. Ce dernier était à l’église de Jérusalem comme un diacre, mais après la persécution, il fut conduit en Samarie. Là-bas, il prêcha le Christ :
Philippe descendu dans une ville de Samarie y prêcha le Christ. Les foules d’un commun accord, s’attachaient à ce que disait Philippe, en apprenant et voyant les miracles qu’il faisait. (Act 8.5-6)
Ce même Philippe fut conduit dans le désert par le Saint-Esprit. Il lui dit :
Lève-toi et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. (Act 8.26-40)
Il évangélisa à Azot et toutes les autres villes où il passait jusqu’à Césarée. Vraisemblablement, Philippe s’installa à Césarée puisque dans Actes 21, Paul et ses compagnons demeurèrent chez lui quelques jours :
Partis le lendemain, nous sommes arrivés à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippe, l’évangéliste, qui était l’un des sept, nous avons demeuré chez lui. Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. (Act 21.8)
Philippe s’établit à Césarée. Les ministères de Paul et de Barnabas sont mis en exergue aux chapitres 13 et 14 d’Actes. Dans son deuxième voyage missionnaire, Paul est présenté avec Silas. Au cours de ce voyage, il découvrit Timothée à Lystre et le prit avec lui. Quelques autres ministères sont mis en exergue dans les Actes des apôtres. Entre autres, Apollos :
Un Juif du nom d’Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures était arrivé à Éphèse. Il était instruit dans la voie du Seigneur et fervent d’esprit. Il annonçait et enseignait avec exactitude ce qui concernait Jésus, tout en ne connaissant que le baptême de Jean. (Act 18.24-28)
Paul parlant d’Apollos dit :
J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître. (1 Cor, 3. 6)
Les ministères d’Agabus, de Jude et Silas sont mis aussi en exergue. Ils étaient tous des prophètes. Agabus prophétisa la famine en ces termes :
En ces jours-là des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un d’eux, du nom d’Agabus, se leva et déclara par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur la terre entière. Elle eut lieu, en effet sous Claude. (Act 11. 27-28)
Ce fut le même Agabus qui prophétisa encore l’arrestation de Paul à Jérusalem, à Césarée, chez Philippe (Act 21.10-11). Quant à Jude et Silas, ils exhortaient les frères et les affermissaient dans la foi (Act 15. 32). Tous ces frères dont parle la Bible sont présentés comme des prophètes, des apôtres, des évangélistes ou des docteurs. Nulle part, il est question des anciens, allant de lieu en lieu pour prêcher la Parole de Dieu. Que cela soit bien su.
Les ministères dans les assemblées locales
Des ministères sont présentés dans les assemblées locales, dans les Actes des apôtres. Il existe plusieurs exemples, notamment les cas de l’église de Jérusalem, de l’église d’Antioche et de l’église de Césarée.
L’église de Jérusalem
À Jérusalem, il y avait beaucoup de fidèles, mais après la persécution, il y eut beaucoup de dispersion. Plusieurs disciples quittèrent les lieux. Le cas le plus en vue est celui de Philippe qui alla s’établir à Césarée. C’est dans cette situation que fut positionné Jacques, le frère du Seigneur Jésus. Ce Jacques n’était pas parmi les douze, mais crut après la résurrection du Seigneur, lorsqu’Il se révéla à lui. C’est comme si Jacques, avait remplacé Jacques, le frère de Jean, après sa mort, assassiné par Hérode dans Actes 12. Jacques fut le frère dont le ministère stabilisa l’église de Jérusalem. Il était présent dans l’église de Jérusalem. Paul présente l’église de Jérusalem de la manière suivante :
Trois ans plus tard (après sa conversion) je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours chez lui. Mais je n’ai vu aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur. (Gal 1.18)
Le même Paul écrit encore :
Ensuite quatorze ans plus tard, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, et je pris aussi Tite avec moi. J’y montai par suite d’une révélation. (Gal 1.8)
Et lorsqu’ils reconnurent la grâce qui m’avait été faite, Jacques, Céphas et Jean considérés comme des colonnes nous donnèrent la main droite à Barnabas et à moi… (Gal 2.1 ; 9-10)
Paul présente par ordre d’autorité, Jacques, Pierre et Jean comme les frères en premier plan dans l’église de Jérusalem. Parmi les trois frères, Pierre est celui qui voyageait dans les églises de la Judée en tant qu’apôtre des Juifs. C’est Pierre qui était dans la maison de Corneille. C’est encore lui qui était à Jaffa et à Lydda. C’est lui qui partit avec Jean en Samarie lorsque Philippe évangélisa cette contrée. Pierre voyageait beaucoup parce qu’il était l’apôtre des Juifs. Quant à Jean, il était à cheval entre l’église de Jérusalem et les autres assemblées. Dans ses lettres, on découvre qu’il voyageait aussi quelquefois (1Jn, 2 Jn, 3Jn.) Mais Jacques était un frère qui était en permanence à Jérusalem. Il fut le seul parmi les frères considérés que Paul trouva à Jérusalem lorsqu’il y vint pour la première fois, après sa conversion.
Le frère Jacques était placé en premier plan dans l’église de Jérusalem. Il était celui qui gouvernait l’église de Jérusalem. Lorsque Pierre sortit de prison, il dit : « Annoncez-le à Jacques et aux frères » (Act 12. 17). Le fait que Jacques était la première personne à être informée n’était pas simple. Lorsque Paul vint à Jérusalem avec ses compagnons dans Actes 21, ils furent reçus chez Jacques.
Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie. Le lendemain, Paul se rendit avec nous chez Jacques, et tous les frères anciens s’y réunirent (Act 21. 17-18).
Lors de la conférence de Jérusalem, il fut le dernier à prendre la Parole et son avis mit fin aux débats (Act 15. 13).
À l’église de Jérusalem, il y avait des anciens, et les trois colonnes dont parlait Paul. C’est ainsi qu’il est écrit :
Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire. Après une vive discussion, Pierre se leva… (Act 15. 6-7).
À la suite de Pierre, intervint Jacques et le débat prit fin. Par la suite, il est écrit :
Il parut bon aux apôtres et aux anciens et à l’église entière… (Act 15. 22).
Jacques et Pierre n’étaient pas des colonnes dans l’église pour rien, car leur point de vue comptait dans les affaires de l’église. C’est pourquoi, que ceux qui servent Dieu comprennent bien que dans une assemblée, il y a des frères dont les avis comptent. Ici, dans l’église de Jérusalem, les anciens ne sont pas mis en avant comme ceux qui dirigent l’église. Mais la direction était placée dans les mains de Jacques, qui se réunissait avec les anciens.
L’église d’Antioche de Séleucie
Il existe deux Antioche dans la Bible : Antioche de Séleucie et Antioche de Pisidie. Selon ce qui est écrit :
Il y avait dans l’église qui était à Antioche (Séleucie), des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon, appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaën qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque et Saul. Pendant qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés (Act 3.1-2).
Dans cette assemblée d’Antioche, il n’y avait que des Ministres de la Parole pour conduire l’œuvre. Barnabas est cité en première ligne dans cette œuvre. Il n’est mentionné nulle part la présence des anciens. Lorsque Paul et Barnabas sont revenus de leur premier voyage missionnaire, ils ont continué d’entreprendre l’œuvre à Antioche en exhortant l’église.
Paul et Barnabas séjournèrent à Antioche, enseignant et annonçant avec beaucoup d’autres (Ministres) la bonne nouvelle de la Parole du Seigneur (Act 15.35).
« Beaucoup d’autres » désigne les autres Ministres de la Parole qui prêchaient à Antioche avec Paul et Barnabas. On remarque là que cette assemblée d’Antioche était très riche en Ministres de la Parole. C’est pour cette raison qu’il n’y avait pas d’anciens établis dans cette œuvre. Par contre, à Antioche de Pisidie, Paul consacra des anciens dans l’église (Act 14.21).
L’église de Césarée
Il est parlé de l’église de Césarée dans Actes des apôtres à plusieurs endroits. Cette église commença certainement par la maison de Corneille :
Il y avait à Césarée, un homme du nom de Corneille, centenier de la cohorte dite italienne. Il était pieux et avec toute sa maison, il craignait Dieu ; il faisait beaucoup d’aumônes au peuple et priait Dieu constamment… Envoie maintenant des hommes à Jaffa, et fais venir un certain Simon, surnommé Pierre ; il est logé chez un certain Simon, corroyeur, dont la maison est au bord de la mer (Act 10.1-7).
Lorsque Pierre vint dans la maison de Corneille, il y eut un réveil spirituel et les habitants de la maison reçurent le Saint-Esprit. Pierre ordonna de les baptiser au nom du Seigneur Jésus. Une église naquit de cette manière. Ce fut dans cette ville aussi que s’établit l’évangéliste Philippe, lequel dirigeait certainement cette assemblée. La preuve est que les serviteurs de Dieu qui étaient de passage à Césarée demeuraient chez Philippe. Paul monta saluer cette église avec ses compagnons chez Philippe. Pendant qu’ils étaient chez lui, un prophète arriva au même endroit :
Partis le lendemain, nous sommes arrivés à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippe, l’évangéliste, qui était l’un des sept, nous avons demeuré chez lui. Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. Comme nous étions là depuis quelques jours, un prophète nommé Agabus descendit de Judée et vint nous trouver… (Act 21. 8-11).
Plus loin, il est dit :
Quelques disciples de Césarée vinrent aussi avec nous et nous conduisirent chez un nommé Mnason, de l’île de Chypre, ancien disciple chez qui nous devions loger (Act 21.11-16).
Il y avait effectivement une église à Césarée. Mais curieusement, il n’est fait mention de la présence d’un quelconque collège d’anciens dans cette assemblée. Il est seulement parlé de Philippe qui recevait les serviteurs de Dieu et qui avait certainement la direction de cette assemblée.
Le constat qui est fait au regard de ce qui précède est que les assemblées n’ont pas les mêmes organisations. Là où se trouvent établis des ministères, les anciens ne sont pas présentés en premier plan. Les anciens sont mis en premier plan dans les assemblées où il n’y a pas de ministères établis. En conséquence, ce n’est pas la présence des anciens qui garantit l’ordre dans une assemblée locale. L’ordre dans l’assemblée locale est établi par la prédication de la Vérité biblique avec l’exercice exemplaire de l’autorité spirituelle détenue par celui qui gouverne comme pasteur.
La fonction d’ancien dans l’assemblée locale
Selon la tradition des Juifs
L’implication des anciens dans l’œuvre de Dieu date de l’Ancien Testament. À l’époque, il existait dans les sociétés juives des anciens qui étaient établis sur les communautés. Cette pratique existait déjà en Égypte au temps de Joseph :
Joseph monta pour ensevelir son père. Avec lui montèrent tous les serviteurs du Pharaon, anciens de sa cour, tous les anciens du pays d’Égypte… (Gen 50.7).
Lorsque les enfants d’Israël sortirent du pays d’Égypte pour Canaan, cette organisation du peuple qui se pratiquait en Égypte échappa à Moïse, en sorte qu’il prenait beaucoup de peine à s’occuper seul de toute la communauté. Son beau-père qui était un sacrificateur, lui suggéra alors d’établir des chefs sur le peuple pour l’aider à travailler :
Le beau-père de Moïse lui dit : ce que tu fais n’est pas bien. Tu t’épuiseras toi-même, ainsi que ce peuple qui est avec toi ; car, sa tâche est trop lourde pour toi ; tu ne pourras pas l’exécuter toi seul. Maintenant écoute ma voix, je vais te donner un conseil ; et que Dieu soit avec toi ! Représente le peuple auprès de Dieu et porte toi-même les affaires devant Dieu.
Explique-leur les prescriptions et les lois, et fais-leur connaître le chemin qu’ils doivent suivre et l’œuvre qu’ils doivent faire. Discerne parmi tout le peuple, des hommes de valeur, craignant Dieu, des hommes attachés à la Vérité et qui haïssent le gain malhonnête, établis-les sur eux comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix. Qu’ils jugent le peuple en tout temps ; qu’ils portent devant toi toute affaire importante et qu’ils jugent eux-mêmes les affaires secondaires… (Ex 18.15 .22).
Moïse écouta la voix de son beau-père et établit sur le peuple des chefs pour l’aider à juger les affaires de la communauté. C’est ainsi qu’il fut allégé. Ici, il y a d’importantes remarques à faire :
Moïse a été choisi seul par Dieu pour conduire le peuple d’Israël. C’est pourquoi, il travaillait seul au départ.
Suite au conseil de son beau-père, Moïse a délégué certaines de ses tâches aux chefs qu’il a établis sur le peuple pour l’aider.
Moïse devrait se consacrer à l’enseignement et à la conduite du peuple.
Plus tard, à la suite des murmures du peuple dans Nombres chapitre 11, Moïse s’est plaint à Dieu en ces termes :
Pourquoi affliges-tu ton serviteur, et pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu aies mis sur moi la charge de tout ce peuple ? Est-ce moi qui ai conçu ce peuple ? Est-ce moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises : porte-le sur ton sein, comme le nourricier porte un enfant… je ne puis pas moi seul porter tout ce peuple, car, il est trop pesant pour moi. Plutôt que de me traiter ainsi, tue-moi, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et que je ne voie pas mon malheur (Nomb 11.11-15).
À l’issue de la plainte de Moïse, Dieu lui demanda de lui présenter des hommes afin qu’il les consacre pour l’aider dans son travail :
L’Éternel dit à Moïse : rassemble auprès de moi soixante-dix des anciens d’Israël, de ceux que tu connais comme anciens et officiers du peuple, amène-les à la tente de la rencontre et qu’ils s’y tiennent debout avec toi. Je descendrai, et là je te parlerai, je prendrai de l’Esprit qui est sur toi et je le mettrai sur eux, afin qu’ils portent avec toi la charge du peuple, et que tu ne la portes pas à toi seul (Nombre 11.16).
L’Éternel descendit dans la nuée et lui parla, Il prit de l’Esprit qui était sur lui et le mit sur les soixante-dix anciens. Et dès que l’Esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais ils ne continuèrent pas.
Ici encore, il y a d’importantes remarques à faire en ce qui concerne le travail des anciens vis-à-vis de Dieu et de Moïse :
Les soixante-dix anciens que Moïse a présentés à l’Éternel ont été choisis parmi les chefs que Moïse avait établis dans Exode 18.
Comme les premiers chefs établis dans Exode 18, les soixante-dix anciens avaient pour tâche de se réunir avec Moïse pour porter directement avec lui la charge du peuple, c’est pourquoi, il est dit « et Moïse se retira au camp avec les anciens d’Israël. »
Les soixante-dix anciens ont été établis par nécessité, sur demande de Moïse. Ils ont été établis parce que Moïse avait besoin de leur aide. C’est ainsi. À l’origine, ce sont les Ministres de la Parole qui ont jugé de l’utilité de consacrer des anciens dans les assemblées locales. Lorsque les anciens sont établis, ils ont autorité sur la communauté et non sur les Ministères.
Dieu n’envoya pas d’onction nouvelle pour les soixante-dix anciens, mais Il leur donna en partage, l’onction de Moïse, les rendant ainsi participants du ministère de Moïse. C’est ainsi. Il n’existe pas d’onction particulière pour les fonctions d’ancien et de diacre dans l’église, mais Dieu donne en partage aux anciens, l’onction qu’Il a donnée aux Ministres de la Parole pour conduire l’Église dans son ensemble. Car, le Corps de Christ n’a pas été placé dans les mains des anciens mais des Ministères de la Parole.
Lorsque le peuple d’Israël est arrivé dans la terre promise, et qu’il s’est installé, des anciens ont été établis dans les villes pour juger les peuples aux côtés des rois :
Alors le roi Salomon assembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de familles des Israélites (1 Rois 8.1-3).
À l’origine, la fonction d’ancien était une fonction sociale qui s’exerçait sur la communauté, mais cette fonction sociale était commandée par les fonctions spirituelles. C’est pourquoi, Dieu prit de l’onction qui était sur Moïse pour la donner aux anciens, afin qu’ils soient dans le ministère de Moïse. Les anciens étaient des autorités incontournables en Israël parce qu’ils étaient associés à la gestion de la communauté. Aucun roi ne régnait sans les anciens parce que les anciens étaient des juges. Ils exerçaient à la cour des rois et dans les villes d’Israël.
Le Sanhédrin juif
Au temps de Jésus, la collaboration entre les anciens et les Ministres du culte était établie. Les Évangiles en rendent le témoignage.
Quand il fit jour, le collège des anciens du peuple, les principaux sacrificateurs et les scribes s’assemblèrent et firent amener Jésus devant leur sanhédrin (Luc 22.66).
Comme on le constate, les anciens représentaient le peuple dans le sanhédrin, qui était la plus haute instance de jugement des Juifs. Depuis le début, la fonction d’ancien est liée à la gestion de la communauté et non au sacerdoce.
Selon le Nouveau Testament
Dans l’Église de Jésus-Christ, les anciens sont les associés des Ministres de la Parole. Leur désignation est soumise à certaines conditions liées à la probité et au bon témoignage dans la communauté :
Discerne parmi le peuple, des hommes de valeur, craignant Dieu, des hommes attachés à la Vérité et qui haïssent le gain malhonnête (Exod 18. 20-21).
Si quelqu’un aspire à la charge de (surveillant, d’évêque), d’ancien, il désire une œuvre bonne : il faut que l’ancien soit irréprochable, mari d’une seule femme (qu’il ne soit pas polygame), sobre, sage, honorable, hospitalier, propre à l’enseignement, non adonné au vin, non violent, mais doux, non querelleur, n’aimant pas l’argent, conduisant bien sa propre maison, tenant ses enfants soumis en toute dignité. Mais si quelqu’un ne sait pas conduire sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’assemblée de Dieu ? Qu’il ne soit pas nouvellement converti, de peur qu’étant enflé d’orgueil, il ne tombe dans la faute du diable. Or, il faut aussi qu’il ait un bon témoignage de ceux du dehors, afin qu’il ne tombe pas dans l’opprobre et dans le piège du diable (1 Tim 3.1-7).
Dieu demande beaucoup à ceux qui voudraient servir dans sa maison comme des anciens. Il faut, en effet que l’ancien ait de grands enfants croyants, donnant ainsi la preuve qu’il les a élevés convenablement. Pour avoir élevé des enfants et dirigé sa maison, celui qui aspire à la fonction d’ancien peut conduire l’église qui est considérée comme la maison de Dieu dans laquelle l’ancien est considéré comme un père et les frères et sœurs comme des enfants. Il faut que l’ancien et son épouse soient hospitaliers dans leur maison. L’ancien doit être délivré de l’amour de l’argent, car, l’amour de l’argent est l’une des racines des problèmes des assemblées. Celui qui aspire à la fonction d’ancien doit être aussi délivré de la colère et de l’intempérance pour être en mesure d’aborder les problèmes dans l’église avec calme et sérénité. En réalité, toutes les qualités que Paul réclame des anciens sont des qualités qui se trouvent chez les pasteurs. Ceci est juste d’autant plus que les anciens exercent le ministère pastoral dans l’assemblée locale. Les anciens sont chargés de faire paître le troupeau du Seigneur avec celui qui gouverne. Pierre écrivant aux anciens leur dit :
J’exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi, ancien comme eux, témoin des souffrances du Christ et participant à la gloire qui doit être révélée : faites paître le troupeau de Dieu qui est avec vous, non par contrainte, mais volontairement selon Dieu ; ni pour un gain sordide, mais de bon cœur ; non en tyrannisant ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau (1 Pie 5.1-5).
L’exhortation de l’apôtre situe l’attitude que devraient avoir les anciens dans l’exercice de leur ministère dans le peuple. Il s’agit de faire paître le troupeau de Dieu volontairement, sans contrainte aucune. La source de motivation de l’ancien dans cette œuvre ne devrait pas être l’argent, ni les honneurs, mais la vocation – la bonne disposition de cœur. Contrairement au Ministre de la Parole qui est obligé de répondre à un appel divin direct, l’ancien, lui, est libre de se mettre ou de ne pas se mettre au service de l’assemblée. C’est pour cette raison que Pierre parle de volontariat. C’est volontairement et de manière bénévole que des frères se mettent au service de l’assemblée comme des diacres ou des anciens. C’est pourquoi, les anciens ne doivent pas se transformer en tyrans sur le peuple de Dieu. Lorsqu’un ancien commence à sentir le ministère pastoral comme une contrainte, il doit rendre démission. Car, cette œuvre ne doit pas se faire avec des grincements de dents. Lorsqu’un ancien n’a plus le temps de prendre soin du peuple de Dieu pour des raisons dépendantes ou indépendantes de sa volonté, il doit rendre démission, pour que la place soit cédée à d’autres aspirants qui ont suffisamment de temps pour s’occuper des enfants de Dieu. Le ministère pastoral dans l’assemblée locale est pour des hommes qui ont du temps pour le peuple de Dieu. Cette fonction peut être limitée dans le temps.
Lorsque les anciens se mettent au service du peuple de Dieu, ils doivent être honorés et recevoir tout le respect dû à leur rang parmi le peuple. À ce sujet, Pierre dit :
De même jeunes gens, soyez soumis aux anciens. Dans vos rapports mutuels, revêtez-vous tous d’humilité (2 Pie 5.5).
Dans la tradition juive, les anciens étaient des personnes âgées, des pères de familles et des chefs de tribus. Pierre demande aux jeunes gens de se soumettre à de telles personnes qui ont une bonne expérience de la vie sociale et chrétienne, en vue de bénéficier de leurs expériences de la vie. Les jeunes frères ne devraient pas balayer du revers de la main, les conseils des anciens, mais y obéir. Se soumettre aux anciens, c’est obéir à leurs conseils. Selon ce qui est écrit, les anciens devraient faire paître le troupeau volontairement selon Dieu. Les anciens doivent travailler dans la maison de Dieu selon Dieu, c’est-à-dire selon ce qui est écrit et surtout selon la vision de Dieu. Quand les anciens mettent de côté cette Écriture pour travailler en dehors de ce qui est écrit, il naît dans le peuple des murmures. Dans ce cas, Dieu est obligé d’intervenir d’une manière ou d’une autre pour délivrer son peuple, car, les murmures attirent la colère de Dieu. Lorsqu’un ancien ne fait pas correctement son travail, ou qu’il offense le peuple de Dieu, les frères et sœurs sont autorisés à se plaindre de lui. Une plainte doit être déposée contre cet ancien auprès de celui qui gouverne qui est le pasteur de l’assemblée.
Il existe un rapport entre les anciens et les ministères établis dans l’Église. Le chapitre 15 des Actes des apôtres met ce rapport en exergue :
Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire (Act 15. 6).
Ici, la notion d’apôtre recouvre tous les ministères présents à la rencontre parce que l’on se rend compte qu’après la rencontre, le choix fut porté sur Paul et Barnabas ainsi que sur Silas et Jude qui étaient des prophètes et des docteurs pour diffuser les résolutions de la réunion. Les apôtres et les autres Ministres de la Parole travaillent ensemble avec les anciens des assemblées locales. Dans la même église de Jérusalem, Jacques travaillait en étroite collaboration avec les anciens. Actes 21 en rend le témoignage :
À notre arrivée à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie. Le lendemain, Paul se rendit avec nous chez Jacques, et tous les anciens y vinrent aussi…
Dans les épîtres, les anciens se trouvaient avec les Ministres de la Parole. C’était ainsi à Éphèse et en Crète. À Éphèse, Paul demanda à Timothée de consacrer des anciens et de les introduire dans la présidence et dans la prédication :
Que les anciens qui président bien soient jugés d’un double honneur, surtout ceux qui prennent de la peine à la prédication et à l’enseignement. Ne reçois pas d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou de trois témoins (1 Tim 5.17-22).
Le même Paul écrit à Tite en ces termes :
Je t’ai laissé en Crète afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que selon mes instructions, tu consacres des anciens dans chaque ville… (Tite 1. 5).
Ce qu’il faut noter est que les anciens travaillent sous la responsabilité des ministères établis dans l’assemblée locale. Là où il existe des Ministres dans une assemblée locale, ils sont automatiquement placés au-devant de l’œuvre. Les anciens sont en arrière-plan, parce que les ministères sont premièrement établis dans l’Église.
De tout temps, les églises ont été fondées par les ministères ou par le témoignage des disciples. Ces mêmes églises sont entretenues par ceux-ci pendant quelques années avant qu’il ne soit consacré des anciens, parce que la Bible dit que l’ancien ne doit pas être nouveau converti. L’œuvre des Ministres dans une assemblée locale est très importante et ne saurait être ignorée. C’est pourquoi, la consécration des anciens ne doit pas signifier qu’il n’y a plus de places pour les ministères dans les assemblées locales. L’autorité des anciens est placée en premier plan seulement là où il n’y a pas de ministères établis, comme Jacques à Jérusalem ou comme Timothée à Éphèse. Paul fit consacrer des anciens dans les assemblées où il n’y avait pas de ministères établis. À Éphèse, les anciens furent mis en premier plan lorsque Timothée et Tychique quittèrent les lieux. Ce fut le cas en Crète avec Tite (Actes 20. 17-38).
Que ce soit dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, la fonction d’ancien demeure l’affaire des membres de la communauté et non celle des Ministres de la Parole. En d’autres termes, les Ministres de la Parole n’ont pas été suscités dans le corps de Christ pour être consacrés anciens. Mais les anciens sont établis dans l’Église pour venir en aide aux ministères dans les assemblées locales. Un docteur n’a pas besoin d’être consacré ancien – un apôtre n’a pas besoin d’être consacré ancien – un pasteur n’a pas besoin d’être consacré ancien – un évangéliste n’a pas besoin d’être consacré ancien – un prophète n’a pas besoin d’être consacré ancien. Pourquoi ? Parce que les Ministres de la Parole, de par leur appel, sont déjà consacrés au Seigneur dans l’œuvre par l’onction qu’ils ont reçue. Les anciens sont des frères qui n’ont pas de ministère particulier, mais qui vivent une vraie vie de disciple dans l’assemblée. De tels frères peuvent servir en tant qu’anciens auprès des Ministres de la Parole.
Dans l’église de Jérusalem, il y avait une situation exceptionnelle sur les fonctions d’anciens. En effet, l’œuvre s’était cristallisée, à partir d’Actes 15, autour de trois frères, notamment Jacques (le frère de Jésus), Pierre et Jean. On pouvait alors se demander où étaient passés les autres apôtres, notamment Simon, André, Matthieu, Jacques, fils d’Alphée, Thomas, Jude, Matthias, Barthélemy et Philippe. Lorsqu’on examine de très près les Écritures, on se rend bien compte que ces frères étaient ceux qui exerçaient les fonctions d’anciens dans l’église de Jérusalem parce qu’ils n’étaient pas Ministres de la Parole au même titre que Pierre, Jean, Jacques et Philippe. Ils étaient apôtres en tant que des témoins oculaires du ministère de Jésus et juges des douze tribus d’Israël selon Matthieu 12.27 et Matthieu 19.28. Là-dessus, il faut faire la différence entre le titre d’apôtre que le Seigneur avait accordé aux douze en tant que témoins et le ministère d’apôtre en tant que Ministère de la Parole révélé dans la vie de Pierre, de Jean et de Paul.
Nulle part dans l’église de Jérusalem, il est question de la consécration des anciens. Cependant, des frères ont été consacrés pour le service des tables dans la même église. Si des anciens avaient été consacrés, le témoignage aurait été rendu. Toutefois, Pierre et Jean se sont prévalus de cette fonction :
L’ancien, à Kyria, l’élue et à ses enfants… (2 Jean 1.1)
J’exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances du Christ… (1 Pie 5.1)
Quelle autorité a consacré Pierre et Jean anciens par l’imposition des mains ?
Il est évident qu’aucune autorité ne l’a fait. Mais dans l’organisation du Saint-Esprit, Jacques a été positionné comme celui qui gouverne l’église de Jérusalem. Pierre avait pour champ de mission avec Jean les églises des Juifs dans la Judée. Les autres apôtres faisant partie des douze étaient établis sur toute la communauté de Jérusalem comme des anciens, à l’exception de Philippe qui s’installa à Césarée, où il était le serviteur de Dieu de référence. On retient donc que les douze apôtres se sont présentés comme des anciens parce que la tradition des Juifs leur conférait cette position dans la communauté de Jérusalem et surtout parce qu’ils avaient été choisis comme témoins oculaires du Ministère de Jésus. Donc il existe une nuance entre la fonction d’ancien telle que présentée dans l’église de Jérusalem et la fonction d’ancien telle que présentée par l’apôtre Paul dans les églises des nations.
Dans les églises des nations, où l’apôtre Paul et ses compagnons ont travaillé, ils ont consacré des anciens dans les églises par l’imposition des mains selon des critères inspirés du modèle de l’Ancien Testament. C’est pourquoi certains parmi les anciens ont droit à la prédication et à la présidence des rassemblements des saints. Malheureusement, le fait que certains anciens exercent la prédication et la présidence les pousse à se mettre au même niveau que les Ministres de la Parole. Le fait d’avoir reçu l’onction par l’imposition des mains a donné l’impression à certains anciens qu’ils sont Ministres de la Parole. Mais il est bon que les frères comprennent que la présidence et la prédication ne donnent pas le Ministère de la Parole. Plusieurs années passées dans la fonction d’ancien ne donnent pas le ministère de la Parole. Les anciens ne doivent pas se substituer aux Ministres de la Parole dans l’église. Mais doivent être leurs collaborateurs.
L’exercice de l’autorité spirituelle dans l’assemblée locale
Dans une assemblée locale, il existe trois niveaux d’autorité qui s’expriment subtilement :
- L’autorité spirituelle de la Parole détenue par le pasteur.
- L’autorité collégiale des anciens ou des dirigeants de l’assemblée.
- L’autorité de l’église en tant qu’institution divine.
L’autorité du pasteur
Dans l’assemblée locale, l’autorité spirituelle qui est la Parole est symbolisée par la chaire. La chaire est le signe extérieur de la présence de Dieu dans l’assemblée comme l’arche était le signe de la présence de Dieu dans le Tabernacle et parmi le peuple d’Israël :
Quand l’arche partait, Moïse disait : lève-toi Éternel ! Et que tes ennemis soient dispersés ! Que ceux qui te haïssent fuient devant ta face ! Et quand on la posait, il disait : Reviens, aux myriades des milliers d’Israël (Nomb 10.35-36).
L’arche allait au-devant du peuple de Dieu dans la marche. C’est elle qui sépara les eaux du Jourdain (Josué 3.14-17). L’arche était fabriquée en bois d’acacias mais ce coffret de bois avait la puissance de Dieu à cause de la signification de sa présence dans le peuple. Dans 1 Samuel 5 est relaté le passage de l’arche de l’Éternel chez les Philistins. Ils furent frappés tant que l’arche demeurait chez eux, parce qu’ils étaient étrangers à l’adoration (1 Sam 5.6). Les Asdodiens furent frappés d’hémorroïdes et de désolation dans leur territoire à cause de l’arche. L’arche opérait des prodiges et des miracles pour délivrer Israël, mais donnait aussi la mort et la désolation à ceux qui étaient étrangers à l’adoration. L’arche donnait aussi la mort et la désolation lorsque les enfants d’Israël et les sacrificateurs profanaient le temple. Éli et ses enfants en ont fait les frais dans 1 Samuel 2 et 3. À ce sujet, le Seigneur dit :
Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés (1 Sam 2.30).
Le service divin n’a pas changé, même si les dispensations ne sont pas les mêmes. La chaire de Moïse est devenue la chaire de Jésus. Dans l’assemblée locale, la présence de Dieu est symbolisée par la chaire de laquelle provient la prédication de la Parole. C’est pourquoi la vie, les bénédictions spirituelles, les dons, les prodiges et les guérisons miraculeuses dans l’assemblée ainsi que la sainteté sont au pouvoir d’une chaire bien tenue. De même, la mort spirituelle, la malédiction, la vie de péché et les maladies sont au pouvoir d’une chaire mal tenue. Car comme il est écrit, la foi vient de ce qu’on entend. Au temps d’Éli, l’arche a donné la mort. Au temps de Josué, elle a opéré un miracle pour la traversée du Jourdain.
Compte tenu de son importance dans l’assemblée locale, la chaire doit être gardée et entretenue. C’est le Saint-Esprit qui garde et qui entretient la chaire au travers du pasteur de l’église. Celui qui distribue la Parole à la chaire de l’assemblée est le pasteur de l’église. C’est lui qui porte premièrement la responsabilité de l’œuvre dans l’assemblée.
Dans le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus a désigné celui qui exerce cette responsabilité dans l’assemblée comme celui qui gouverne :
Les rois des nations les maîtrisent et ceux qui les dominent se font appeler bienfaiteurs. Il n’en est pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune (petit), et celui qui gouverne (qui dirige ou qui conduit en d’autres traductions) comme celui qui sert (Luc 22. 26).
Dans Romains 12, Paul présente ce frère comme celui qui est à la tête :
Celui qui est à la tête, qu’il conduise soigneusement (version Darby).
Quand il est question de cette fonction dans l’assemblée, la Bible emploie l’expression « celui », c’est-à-dire, un individu. Il n’y a pas plusieurs à la tête mais un seul.
À Jérusalem, Jacques était celui qui jouait ce rôle. À Césarée, c’était Philippe. À Éphèse, c’était Timothée, en Crète, c’était Tite. À Philippes, c’était un frère que Paul appelait collègue :
Et toi aussi, fidèle collègue, oui, je te demande de les aider elles qui ont combattu côte à côte avec moi pour l’Évangile, avec Clément… (Phil 4.3).
L’autorité du pasteur dans l’assemblée locale doit être exprimée de manière évidente pour éviter la confusion à la chaire. Dieu n’est pas bicéphaliste dans la conduite de son peuple. C’est pourquoi, dans toutes les assemblées chrétiennes, un seul porte la responsabilité de la conduite de l’ensemble. Il est bon que cela soit su dans les églises. Il n’y a pas plusieurs pasteurs qui dirigent une assemblée, mais bien un seul. Il n’y a pas plusieurs qui ont la direction à suivre mais bien un seul a la vision pour l’ensemble. Dans le désert, il y avait Aaron et Moïse ainsi que d’autres prophètes, mais seul Moïse avait la direction à suivre. Seul Moïse avait la représentation spirituelle du tabernacle avant sa construction (Ex 25 ; 26). À ce sujet, le prophète Branham répondant à une question, dit :
Maintenant, je n’essaie pas d’usurper l’autorité ou quelque chose ainsi, mais vous voyez, si un homme ou quelque chose a deux têtes, cela ne peut pas aller. Dieu n’a jamais eu deux têtes pour son Église. Non jamais ! Il a toujours traité avec une seule tête comme nous l’avons étudié au travers des Écritures ; dans chaque génération, Il a toujours eu affaire à un seul homme. Car, si vous prenez deux hommes, vous aurez deux opinions. Nous devons en arriver à un absolu final et mon absolu est la Parole, la Bible. En tant que pasteur de l’église ici, mon absolu est la Parole, la Bible… L’ordre dans l’église : page 2, paragraphe 6.
La question de l’autorité dans l’assemblée locale est très importante parce qu’il y va de l’organisation spirituelle de l’œuvre. C’est pourquoi il est aussi important que celui qui tient le bâton de commandement soit connu de tous et reconnu comme tel afin que son autorité ne soit pas contestée. Dans le psaume 23, David dit au sujet du bon berger :
Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort (Ps 23. 4).
Le pasteur de l’assemblée exerce pleinement l’autorité comme le bon berger, lequel tient le bâton de commandement pour redresser les brebis qui refusent de se mettre dans les rangs. C’est pourquoi une église dont la direction est placée entre plusieurs mains est sans tête et dénuée de toute vision spirituelle. Une église qui est placée entre plusieurs mains est sans tête, car le Christ, qui est la tête de son propre Corps, s’exprime à travers celui qu’il désigne lui-même comme le berger de l’assemblée. Comment peut-on imaginer une bergerie sans berger ? Comment peut-on imaginer un troupeau sans conducteur ? On ne peut pas admettre que l’assemblée locale soit comparée à une bergerie et refuser d’admettre qu’elle soit conduite par un berger, un frère sur lequel se trouve l’onction pour conduire l’ensemble de l’assemblée. Celui qui conteste cette réalité biblique doit réexaminer sa prédication et son enseignement.
Celui qui dirige la chaire d’une église locale a reçu de Dieu l’onction pour le faire et détient à ce titre une autorité spirituelle. En relation avec cette autorité du pasteur, Jésus dit à Pierre :
Ce que tu lieras (autorité du Ministre de la Parole ou du pasteur) sur la terre sera lié dans le ciel et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel (Mat 16. 19).
Pierre a reçu cette autorité parce qu’il avait été choisi par le Seigneur pour paître ses brebis. Répondant à une question en relation avec l’autorité du pasteur, le prophète Branham dit :
Maintenant ceci doit être du ressort du pasteur ici, vous voyez, parce qu’après tout, dans le domaine spirituel, il est la tête. Les diacres sont les policiers dans l’église, ils doivent garder l’ordre… mais le pasteur est la tête du domaine spirituel et il le supervise… L’ordre dans l’église : page 4.
Lorsque le prophète Branham dit que le pasteur est la tête du domaine spirituel et joue à ce titre un rôle de superviseur, cela veut dire que le pasteur est le chef du service divin qui se déroule à la chaire de l’assemblée. Le pasteur de l’assemblée est le coordonnateur de l’œuvre qui se déroule sur tout le territoire de l’assemblée locale. Il n’est pas établi chef sur des hommes pour les dominer, mais est établi chef du service divin.
Le pasteur suit la conduite du Saint-Esprit en ce qui concerne les activités spirituelles qui ont un rapport direct avec l’entretien des âmes dans la communauté. S’il est un bon pasteur, il reçoit des instructions de la part du Saint-Esprit sur la conduite de l’assemblée. Ses collaborateurs peuvent lui faire des suggestions, mais ne rien lui imposer au sujet de la conduite du peuple. Ils doivent au contraire le soutenir dans l’amour, les conseils et la prière.
En tant que chef du service divin, le pasteur exerce d’autres fonctions dans l’assemblée, notamment les fonctions d’intendant des biens du Seigneur et de juge. En tant que juge, il reçoit les plaintes et les accusations.
Le pasteur reçoit les plaintes et les accusations
Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, ceux qui servent dans la maison de Dieu sont établis sur le peuple comme des juges :
Si une cause relative à un meurtre, à un différend, à une blessure, te paraît trop difficile à juger et fournit matière à contestation dans tes portes, tu te lèveras et tu monteras au lieu que l’Éternel, ton Dieu, choisira. Tu iras vers les sacrificateurs, les lévites et vers celui qui remplira alors les fonctions de juge ; tu les consulteras, et ils te feront connaître la sentence. Tu te conformeras à ce qu’ils te diront dans le lieu que choisira l’Éternel, et tu auras soin d’agir d’après tout ce qu’ils t’enseigneront. Tu te conformeras à la loi qu’ils t’enseigneront et à la sentence qu’ils auront prononcée ; tu ne te détourneras de ce qu’ils te diront ni à droite, ni à gauche. L’homme qui, par orgueil, n’écoutera pas le sacrificateur placé là pour servir l’Éternel, ton Dieu, ou qui n’écoutera pas le juge, cet homme sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël, afin que tout le peuple entende et craigne, et qu’il ne se livre plus à l’orgueil (Deut 17. 8-13).
Les sacrificateurs, les lévites et celui qui exerce les fonctions de juge étaient placés comme les juges du peuple, lesquels devraient être écoutés par les parties en conflit. C’est pourquoi celui qui n’écoutait pas les juges était puni de mort.
Dans le Nouveau Testament, le pasteur de l’assemblée et tous les anciens sont des juges établis sur la communauté. Mais le pasteur est celui qui reçoit les accusations portées contre les autres serviteurs de Dieu établis dans l’assemblée, en tant que premier juge. Dans l’assemblée locale, lorsque des frères ont un problème particulier avec un serviteur de Dieu, s’ils n’arrivent pas à le régler entre eux – ils doivent se plaindre auprès du pasteur pour lui en parler, parce que le pasteur dans l’assemblée locale est le chef du service divin. Il est primordial que le peuple de Dieu sache que la fonction de juge exercée par le pasteur est une fonction très importante pour l’église. Paul, parlant sur cette question, dit :
Je le dis à votre honte. Ainsi, parmi vous, il n’y a pas un seul homme sage qui puisse prononcer un jugement entre ses frères ? (1 Cor 6.5).
Ceci est très important parce qu’il y va de l’ordre dans l’assemblée locale. La plainte contre un serviteur de Dieu dans l’assemblée locale n’est pas déposée auprès de tous, mais bien auprès de celui qui dirige. Même les épouses de tous les frères qui travaillent dans l’assemblée locale devraient déposer leur plainte contre leur époux seulement auprès du pasteur et auprès de personne d’autre. Car le témoignage des serviteurs de Dieu doit être préservé. En retour, le pasteur ne doit pas divulguer les plaintes qui sont déposées auprès de lui. Mais doit les traiter dans la stricte discrétion.
C’est dans cette position de juge que se trouvait Timothée. C’est pourquoi Paul lui prescrivit de ne point recevoir d’accusation contre les anciens si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins, selon la loi :
Ne reçois pas d’accusation contre un ancien si ce n’est sur la déposition de deux ou de trois témoins. Ceux (les anciens) qui pèchent, reprends-les devant tous (les autres anciens) afin que les autres (anciens) aient de la crainte (1 Tim 5.19-20).
C’est également dans cette position que se trouvait Tite. Il pouvait lui aussi reprendre les frères :
Ce témoignage est vrai. C’est pourquoi, reprends-les sévèrement, afin qu’ils aient une foi saine et qu’ils ne s’attachent pas à des fables… (Tite 1.13-14).
Tous ceux qui dirigent les assemblées sont placés dans cette position de juge pour recevoir les accusations portées contre les serviteurs de Dieu dans l’église et reprendre aussi ceux qui se comportent mal parmi les saints. Après avoir reçu les plaintes ou les accusations, le pasteur, s’il le juge nécessaire, doit convoquer l’ensemble des collaborateurs pour juger de l’affaire ou en parler seul avec l’accusé. Tout doit dépendre de la gravité de l’affaire.
Il est bon que le peuple de Dieu sache qu’il existe une différence entre une plainte ordinaire et une accusation. Je citerai deux exemples : une femme peut se plaindre de son mari auprès du pasteur parce qu’il bat exagérément ses enfants. Ceci n’est pas une accusation. Dans un tel cas et pour tous les autres cas similaires, les collègues du frère qui se comporte de cette manière doivent l’exhorter à avoir de la mesure quand il prend la chicote contre ses enfants. Cependant, il peut arriver qu’une sœur, compte tenu des fréquentations de son mari, le soupçonne ou l’accuse d’infidélité ou d’un quelconque péché. Dans ce cas, l’affaire devient sérieuse. L’accusation, comme la plainte, peut venir de tous les membres de la communauté contre un serviteur de Dieu. Quand il s’agit d’une accusation, la Bible exige qu’il y ait deux ou trois témoins qui déposent contre l’ancien avant qu’elle ne soit jugée recevable.
Lorsque le pasteur reçoit une accusation, il est autorisé selon les Écritures à faire des recherches :
Les juges feront avec soin des recherches. Le témoin est-il un faux témoin, a-t-il fait contre son frère une fausse déposition ? (Deut 19.18).
Les recherches en question ici concernent les témoins à charge. En effet, les accusations doivent être éprouvées par celui ou ceux qui doivent juger pour s’assurer de leur véracité, avant d’être reçues comme preuve contre l’ancien. Il est encore dit :
Dès que tu en auras connaissance, dès que tu l’auras appris, tu feras avec soin des recherches. La chose est-elle vraie, le fait est-il établi, cette abomination a-t-elle été commise en Israël… (Deut 17.1-7).
Aucun jugement ne peut et ne doit avoir lieu si des recherches n’ont pas été faites sur les accusations portées contre le serviteur de Dieu mis en cause. Lorsqu’une accusation est reçue, cela suppose que les preuves sont établies. Mais lorsque les résultats des recherches sur les accusations ne sont pas suffisamment clairs pour juger l’ancien, il vaut mieux ne pas juger. Les frères qui vont se plaindre contre les serviteurs de Dieu doivent le faire en bonne et due forme, selon la Parole de Dieu. Les plaintes ou les accusations doivent être clairement exprimées, au besoin par écrit, avec tous les témoins cités nommément. Quand des frères veulent se plaindre du pasteur, ils doivent déposer leur plainte auprès de deux ou trois frères anciens ou Ministres, collaborateurs proches du pasteur. Pas auprès d’un seul collaborateur.
Lorsque les plaintes et les accusations sont reçues, le jugement et les sentences doivent être prononcés selon le droit divin. Lorsque les fautes sont graves et risquent de ternir l’image du Seigneur et de la communauté, il est bon que le fautif quitte la direction de l’église de son gré ou sur la proposition du pasteur. En effet, lorsqu’un pasteur établi sur une église constate qu’un collaborateur agit contre l’ordre divin, il est autorisé à se séparer de lui à cause du Seigneur et de son œuvre. Lorsque des tiraillements commencent à naître dans la sphère dirigeante de l’assemblée, celui qui est établi comme pasteur doit prendre ses responsabilités pour faire asseoir ceux qui ne partagent plus la vision que Dieu lui a donnée ou qui vivent dans le péché et la rébellion.
Quand c’est le pasteur lui-même qui agit mal en péchant, ses collaborateurs doivent se réunir autour de lui pour lui dire ouvertement ses méfaits, selon les Écritures, lui résister en face, comme Paul pouvait le faire devant Pierre. À ce sujet, Proverbes dit :
Mieux vaut une réprimande ouverte, qu’une amitié cachée.
Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs. (Prov 27.5-6).
Si le pasteur n’écoute pas, il doit être démis de ses fonctions lorsqu’il s’agit d’une affaire qui peut souiller le témoignage de Dieu et de l’assemblée. Sur ce point, les anciens sont habilités à prendre une telle décision parce qu’ils sont aussi établis juges dans l’exercice de leurs fonctions.
L’autorité collégiale des anciens de l’assemblée locale
Les anciens établis dans l’assemblée locale, par l’imposition des mains, sont des pasteurs qui partagent ensemble la tâche de la surveillance du troupeau de Dieu. Paul, exhortant les anciens d’Éphèse, leur dit :
Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au sein duquel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’église de Dieu qu’Il s’est acquise par son propre sang (Act 20/28).
En rapport avec le même sujet, Pierre dit aux anciens :
Faites paître le troupeau de Dieu qui est avec vous, non par contrainte, mais volontairement selon Dieu… (2 Pier 5/ 2).
Dans l’assemblée locale, les anciens exercent, chacun pour sa part, les fonctions pastorales au bénéfice des membres de l’assemblée, dans la mesure de leurs capacités spirituelles. En tant que collège d’anciens, associés à l’œuvre par l’imposition des mains, ils exercent une autorité dans l’assemblée locale d’un commun accord. C’est dans ce cadre qu’ils prennent certaines décisions liées à l’assemblée et à ses membres d’un commun accord.
Dans l’exercice de l’autorité collégiale, tous les anciens doivent se réunir avec celui qui gouverne, qu’il soit ancien comme eux ou Ministre de la Parole, et examiner ensemble les affaires qui nécessitent la prise d’une décision collégiale. Toutes les affaires dans l’église ne nécessitent pas la prise d’une décision collégiale. Toutes les affaires dans l’église ne sont pas soumises aux règles de la gestion collégiale. Les affaires qui nécessitent la prise de décisions collégiales concernent notamment la consécration des anciens et des diacres, les mariages (1 Cor 7-1), la prononciation des divorces – le jugement des affaires dans la communauté – les sanctions dans la communauté (Mat 18.15-22 ; 2 thes 3. 14-15) – la question des dons collectifs (Gal 2.10) – la question des fausses doctrines et des faux enseignements (Act 15, Rom 16. 17-18) – et toute affaire qui survient dans la communauté et qui nécessite la prise d’une décision ferme à communiquer à l’ensemble. Sur ces questions, les dirigeants doivent se réunir et donner des réponses claires au peuple de Dieu d’un commun accord.
L’autorité de l’église locale
L’assemblée locale est composée des dirigeants et du reste du peuple de Dieu. Cette assemblée qui forme l’église du Dieu vivant est souveraine. C’est pourquoi elle a reçu le pouvoir pour lier et pour délier dans le ciel et sur la terre. L’autorité de l’église locale est le dernier recours. Elle est mise en action sur demande motivée du collège des anciens qui la sollicite d’un commun accord en cas de crise. Cette autorité est souveraine. Elle est exercée pour ouvrir et pour fermer. Pour lier et pour délier. Ce pouvoir de l’église s’exerce sur plusieurs sujets qui doivent être discernés par les dirigeants de l’église. Lorsque le collège des dirigeants veut user du pouvoir de l’église, il doit informer le peuple de Dieu en détail sur l’affaire et lui donner un délai de réflexion selon les cas. Si le sujet suscite des oppositions ou des contestations, la prière d’autorité doit être ajournée. Il vaut mieux y renoncer jusqu’à ce que le peuple soit convaincu dans son ensemble.
Une assemblée locale n’est pas un homme, mais une institution divine, c’est pourquoi son autorité revêt une importance capitale qui va au-delà de toute autorité dans le monde. À ce sujet, le Seigneur a dit :
Ce que vous lierez (autorité de l’assemblée locale) sur la terre sera lié dans le ciel et ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel (Mat 18.18).
L’autorité de l’église locale s’exerce sur tous les sujets dans l’église. Nul n’est au-dessus de cette autorité à part le Christ qui est la tête de l’Église qui est son corps. L’assemblée peut faire usage de cette autorité pour briser des mariages, chasser des démons dans un lieu, guérir des malades, livrer des membres de l’assemblée à Satan pour leur délivrance, intercéder pour des nations, etc. C’est le Seigneur Jésus lui-même qui, ayant reçu tous les pouvoirs dans les cieux et sur la terre, a donné de ce pouvoir à son Église. C’est pourquoi partout où sont réunis des saints s’exerce cette autorité.
Il faut retenir en conclusion que dans l’assemblée locale, celui qui gouverne comme pasteur a une portion d’autorité qu’il exerce librement. Ceux qui travaillent avec lui doivent le savoir pour l’aider au lieu de le combattre. En retour, le pasteur doit aussi savoir que son autorité ne s’exerce pas exclusivement sur tous les sujets dans l’église, car il y a des sujets sur lesquels tous les dirigeants de l’assemblée doivent se réunir pour examiner et décider d’un commun accord. Les dirigeants de l’église doivent aussi savoir que l’assemblée locale en tant qu’institution divine a une autorité qu’elle exerce en accord avec le Seigneur. Il y a même des sujets sur lesquels le pasteur et ses collaborateurs doivent avoir le consentement de toute l’assemblée. C’est, par exemple, le cas des sanctions à infliger aux membres de la communauté. C’est aussi le cas de la consécration des anciens et des diacres. Le peuple doit donner son accord sur la consécration des anciens et des diacres en son sein. Lorsque le peuple de Dieu émet des réserves sur le témoignage d’un frère, il ne doit pas être consacré dans le service divin. C’est ainsi l’ordre de l’autorité dans l’église. Tout doit se faire dans l’ordre et la discipline pour le bonheur du peuple de Dieu.
Se ranger à l’avis du pasteur
Lorsque le pasteur de l’église est connu, il est bon que les frères qui prennent part à la direction de l’église se rangent à son avis, quand l’unanimité n’est pas faite sur une question qui concerne l’assemblée. Je dis cela comme une concession, ce n’est pas un ordre. Ici, il n’y a pas de démocratie. Car, dans la direction du Corps de Christ comme dans la direction d’une église locale, il n’est pas question de la victoire de la majorité sur la minorité. Dans l’Église, le Christ en tant que Chef suprême est celui qui prend les décisions. Dans les assemblées locales, la direction de l’ensemble est placée dans les mains de celui que le Christ a désigné comme pasteur, c’est-à-dire celui qui dirige la chaire. Tant que celui qui dirige n’a pas la conviction d’une décision à prendre, il est sage que cette décision ne soit pas prise par l’ensemble de ses collaborateurs, ceci pour éviter de tomber en dehors de la volonté de Dieu – à moins que librement, le pasteur accepte de s’aligner sur la décision de ses collaborateurs. Cela est possible parce qu’il peut arriver que sur un sujet, le pasteur ne soit pas particulièrement inspiré. Mais à chaque fois, les collaborateurs du pasteur doivent user de patience envers lui parce qu’il tient le bâton de commandement. Ceci est spirituel et non charnel.
À la conférence de Jérusalem, après de vives discussions, les frères se rangèrent à l’avis de Jacques, lequel apporta les réponses adéquates dans ses propos. Les mêmes propos furent retenus dans la lettre qui fut adressée aux églises comme la décision de tous les apôtres – de tous les anciens et de toute l’église (Actes 15). Très souvent, il y a des difficultés dans les assemblées parce que certains parmi ceux qui dirigent et plusieurs parmi le peuple refusent, dans leur orgueil, de reconnaître et de se soumettre à l’autorité établie par Dieu. Celui qui gouverne comme pasteur, qu’il soit ancien ou Ministre de la Parole, doit être respecté par les autres serviteurs de Dieu. Une place doit lui être faite dans les esprits et dans les cœurs afin que la bénédiction de Dieu repose sur l’église dans son ensemble. Même quand tous sont anciens, le livre de Timothée dit :
Que les anciens qui dirigent (président) bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui prennent de la peine à la prédication (1 Tim 5.17).
Le fait d’être ancien est un honneur. Mais cet honneur est double quand l’ancien travaille à la chaire et à la prédication, car les fonctions de la chaire sont des fonctions sacrées. Ainsi, dans un collège d’anciens, tous ne peuvent pas avoir le même niveau d’autorité. Ceux qui prêchent prennent souvent le pas sur les autres parce que la Parole est l’autorité dans l’église. Je dois aussi dire que lorsque le pasteur de l’assemblée n’a pas obtenu le consentement de ses collaborateurs sur un sujet, il est bon et sage qu’il ajourne les décisions à prendre sur le sujet, à moins d’avoir reçu des instructions directes de la part du Seigneur sur la question.
Une assemblée divisée est dévastée
Dans une assemblée où les frères qui prennent part à la direction de l’église refusent de travailler dans la soumission avec celui que Dieu a choisi comme celui qui est à la tête, naissent des conflits charnels et des divisions, au préjudice de toute la communauté. En ce moment, s’installent la rébellion et l’orgueil dans les cœurs des autres dirigeants. Puis les portes de la bergerie sont ouvertes à l’ennemi qui entre pour dévorer les âmes, à commencer par les plus faibles et les moins patients. En effet, Qoré, le principal instigateur du soulèvement contre Moïse, était un lévite, c’est-à-dire l’un de ceux qui prenaient part au service divin. C’est pourquoi Moïse dit :
Est-ce trop peu pour vous que le Dieu d’Israël vous ait choisis dans l’assemblée d’Israël, en vous faisant approcher de lui, afin que vous soyez employés au service du tabernacle de l’Éternel, et que vous vous présentiez devant l’assemblée pour le servir ? (Nomb 16.9-11)
C’est toujours parmi ceux qui dirigent que commence la révolte contre celui qui gouverne. Mais à l’heure de la moisson, il faut que les serviteurs de Dieu apprennent à être humbles et simples pour permettre à Dieu de mettre de l’ordre dans les églises.
Au sujet des divisions, notre Seigneur Jésus a fait d’importantes déclarations dont il faut tenir compte dans l’église. Il a dit :
Tout Royaume divisé contre lui-même est dévasté et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister…
Jésus dit encore :
Comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens sans avoir auparavant lié cet homme fort ? Alors, il pillera sa maison. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse (Mat 12.25-30).
Jésus-Christ, en tant que chef de l’Église, est vraiment bien placé pour faire de telles déclarations. Les dirigeants des assemblées locales devraient prendre très au sérieux ces déclarations du Seigneur, parce qu’il y va de la vie de l’Église. Tout Royaume divisé contre lui-même ne peut subsister – mais est dévasté par l’ennemi. Toute maison divisée contre elle-même ne peut subsister – mais est dévastée par l’adversaire. Toute assemblée locale qui est divisée contre elle-même est dévastée parce qu’elle ne peut vaincre l’ennemi. Une assemblée dans laquelle les dirigeants passent du temps à se quereller entre eux est livrée entre les mains de Satan avec tous ses membres. Ceci est le Ainsi dit le Seigneur : Il n’y a aucune exception à cette règle.
Lorsque les divisions naissent entre les dirigeants de l’assemblée, ils sont tous liés ensemble et rendus inefficaces et inactifs – prisonniers des démons. Le diable agit ainsi pour ouvrir des brèches dans les murs de l’église pour attaquer tout le peuple de Dieu. Car, dans sa stratégie, le diable cherche toujours à atteindre la tête pour toucher tout le corps dans son entièreté. En effet, comme le Seigneur l’a dit, l’ennemi ne peut entrer et piller une maison sans avoir auparavant neutralisé l’homme fort de la maison. Ainsi, avant d’atteindre l’assemblée dans son ensemble, le diable attaque premièrement la direction pour amener ceux qui dirigent à avoir des visions différentes. Quand les choses sont ainsi, les dirigeants n’exercent plus le Ministère Pastoral de Jésus-Christ, comme le Seigneur lui-même le dit : « qui n’assemble pas avec moi disperse ». En étant divisés, les dirigeants de l’église qui ont des querelles entre eux se mettent sous la domination de celui qui divise et qui disperse, c’est-à-dire le diable. En ce moment, ils ne sont plus ouvriers avec le Seigneur, mais avec un autre. C’est pourquoi, dans le même contexte, le Seigneur dit : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. » La Bible est la Vérité. Elle ne ment point.
Le livre des Corinthiens nous montre une église divisée – une assemblée dans laquelle était entré le diable pour semer le désordre et le péché. Paul, leur écrivant, dit :
En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et de la discorde, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas selon l’homme ? (1 Cor, 3.3)
Il est honteux pour nous de l’apprendre dans les Écritures, mais il faut le dire : les divisions et les rivalités proviennent de la chair et non de l’Esprit. Paul dit encore :
Or, les œuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire… hostilité, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris… (Gal 5.17-21)
Tous ces comportements charnels sont malheureusement vécus par les croyants. Il existe vraiment des croyants et des responsables dans les assemblées de chrétiens qui ne peuvent se soumettre à l’autorité établie. De tels gens entrent régulièrement en conflit contre le Christ sans le savoir et fragilisent la paix dans l’église. Le pasteur Jacques de l’assemblée de Jérusalem, inspiré par l’Esprit, écrit :
Car, là où il y a jalousie et rivalité, il y a du désordre et toute espèce de pratiques mauvaises (Jacq 3.16).
C’est ainsi dit le Seigneur dans sa Parole. Après de tels avertissements, les responsables des assemblées locales ne devraient pas commettre l’erreur de faire des palabres dans l’église. C’est pourquoi, à l’église de Corinthe où il y avait des divisions, s’est installée une grande débauche – une débauche telle qu’on ne rencontrait pas dans le monde, au point que l’un des fautifs fut livré à Satan.
On entend parler constamment de débauche parmi vous et d’une débauche telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d’orgueil… ! (1 Cor 5.1-2)
C’est ainsi. Les divisions ne viennent pas de Dieu, mais de Satan. Les rivalités, les jalousies, les hostilités et les partis-pris ne sont pas des fruits de l’Esprit, mais des œuvres purement charnelles. Celui qui prend parti est charnel, de même que celui qui s’oppose à l’autorité d’un frère établi dans l’assemblée. Et le fruit des divisions, c’est le péché et toutes les autres pratiques abominables qui proviennent des démons. Une assemblée divisée n’est plus contrôlée par la sainteté, mais par la débauche dans laquelle se plaisent certains membres morts dans leur conscience spirituelle. On impute généralement la révolte de Qoré, de Datan et d’Abiram à l’ensemble de la communauté. Mais la réalité est que ce genre de révolte commence toujours entre ceux qui dirigent. C’est parmi eux que se trouvent les premiers rebelles – c’est parmi eux que se trouvent les premiers arrogants – c’est toujours parmi eux que pousse l’orgueil avec tous les vilains sentiments qui l’accompagnent, avant de s’installer dans le peuple. Mais le temps est venu où ceux qui croient avoir reçu de Dieu une tâche doivent apprendre à respecter premièrement l’autorité établie dans l’église et s’imposer un respect mutuel entre eux pour donner l’exemple au peuple de Dieu. Car, un Royaume divisé ne peut subsister, mais est dévasté au profit de l’ennemi. Une assemblée dont les responsables sont divisés entre eux est dévastée et vaincue par l’ennemi.
Mais que faut-il faire en cas de divisions et d’incompréhension persistantes entre les dirigeants de l’assemblée ? Sur ce point, les Écritures sont très claires. Mais avant d’aller plus loin, je voudrais dire qu’à l’origine, ceux qui dirigent et qui ne s’entendent plus sont avant tout des frères – des serviteurs de Dieu qui travaillent ensemble dans un même champ. L’idéal aurait été qu’il n’y ait pas d’incompréhension ni de disputes. Mais lorsqu’il survient des divisions et des querelles qui persistent entre les frères, la Bible conseille la séparation pour éviter la colère de Dieu. La séparation est la meilleure solution pour sauver une assemblée locale dans laquelle les dirigeants ne s’entendent plus. Mais vouloir persister dans la direction de l’assemblée avec les divisions et les partis-pris est méchant et hypocrite – et est source de destruction de la communauté par les démons. Remarquez que Paul et Barnabas avaient été appelés par le Saint-Esprit et mis à part ensemble pour une œuvre :
Le Saint-Esprit dit « mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés » (Act 13.2).
C’est le Saint-Esprit qui avait choisi ces deux frères ensemble parce qu’ils se complétaient dans le ministère et étaient très utiles au Seigneur. Mais Paul et Barnabas se sont séparés après une vive discussion :
Barnabas voulait prendre aussi avec eux Jean, surnommé Marc ; mais Paul estima ne pas devoir prendre avec eux celui qui s’était détourné d’eux depuis la Pamphylie, et qui ne les avait pas accompagnés dans leur œuvre. Ce dissentiment (désaccord) était si vif qu’ils se séparèrent… (Act 15.37-39)
Voici deux frères, Ministres de la Parole, appelés au ministère apostolique par le Saint-Esprit devant l’église d’Antioche qui se séparent, suite à un problème qui ne pouvait pas trouver de solution dans l’immédiat. En se séparant, Paul et Barnabas se sont comportés comme des hommes de Dieu spirituellement mûrs. Ils ont opéré un choix stratégique pour sauver l’œuvre de Dieu parce qu’elle ne devrait pas se faire dans les querelles et les disputes. Il s’agissait de ne pas donner l’occasion à Satan de semer la colère et les murmures dans les cœurs. De cette manière, chacun est allé en paix de son côté avec le collaborateur de son choix – et l’œuvre du Seigneur est allée de progrès en progrès – Paul et Barnabas sont restés de bons collaborateurs dans le ministère avec Marc que Paul a sollicité plus tard dans 2 Timothée 4.11. C’est ainsi. Les serviteurs de Dieu sont libres dans l’œuvre. Autant la Parole de Dieu n’est pas liée comme Paul le dit, autant ses serviteurs aussi ne sont pas du tout liés (2 Tim 2.9).
Lorsqu’il y a des mésententes et des divisions entre les frères dans un même champ, ils doivent se séparer, chacun allant de son côté comme Abram et Lot. Sur ce sujet, un homme de Dieu écrit :
Parfois, il faudra suivre l’exemple d’Abram en Genèse 13.8-9 : « Qu’il n’y ait point, je te prie, de contestation entre moi et toi… Car, nous sommes frères… sépare-toi, je te prie, d’avec moi. Si tu prends la gauche, j’irai à droite, et si tu prends dans la droite, j’irai à gauche. » Il est finalement préférable parfois de se séparer dans un respect mutuel et de ne pas servir le Seigneur au même endroit, plutôt que de rester ensemble à tout prix au risque d’anéantir par des désaccords continuels, ce qui a été édifié avec tant d’effort !
Les serviteurs de Dieu ne sont pas obligés de se piétiner dans la direction d’une assemblée locale, tant l’œuvre de Dieu est étendue. Lorsque deux frères ne s’entendent plus, cela voudrait dire qu’ils doivent se séparer, mais dans la fraternité et dans l’amour. Cela n’est pas un scandale et ne doit pas être source de palabre non plus. Il est souvent honteux de découvrir que des palabres naissent dans les assemblées parce que tous veulent prêcher à la seule chaire de l’église ou parce que ceux qui dirigent ne reconnaissent pas l’autorité que Dieu a établie parmi eux. Mais, je rappelle que celui qui a l’autorité en premier dans l’église est celui qui dirige la chaire.
Lorsqu’un frère se trouve dans la direction d’une assemblée locale et qu’il n’arrive plus à se soumettre à l’autorité du pasteur de l’assemblée, il est sage pour lui de se séparer de la direction de l’assemblée pour s’asseoir dans le peuple. De là, le Seigneur l’appellera à d’autres tâches, parce que les dons s’expriment partout. La séparation dont nous parlons ici n’est pas le fait de quitter son assemblée pour aller créer une autre à côté. Car, ceci n’est pas biblique. Nul n’est autorisé à quitter son assemblée d’origine pour en créer une autre à côté. Les scribes et les pharisiens n’étaient plus dans la volonté de Dieu. Jésus a dit d’eux qu’ils étaient hypocrites et morts en eux-mêmes, mais le même Seigneur allait s’asseoir dans le temple avec eux. Il disait au peuple de ne pas les imiter, mais de pratiquer leur prédication. À la Pentecôte, les apôtres et tous les disciples allaient au temple pour adorer, alors que le culte était conduit par les scribes et les pharisiens (Act 3 ; 5.41-42. Act 18.26-27). Ce n’est donc pas parce qu’il y a des mésententes entre frères qu’il faut quitter l’assemblée d’origine pour en créer une autre à côté.
Ceux qui persistent dans la direction d’une assemblée locale avec les divisions et les querelles s’exposent gravement au jugement de Dieu. L’apôtre Paul écrit à ce sujet :
Il faut bien qu’il y ait aussi parmi vous des divisions (sectes - controverses), afin que ceux qui sont dignes d’approbation soient manifestés parmi vous (1 Cor 11.19).
Ainsi, les rivalités concourent à manifester ceux qui sont approuvés de Dieu et du peuple. Dans le cas de Moïse, Dieu a jugé et a donné un verdict terrible. Avant le verdict de Dieu, les révoltés ont subi une épreuve. Du point de vue prophétique, je peux dire que c’est certainement le temps de subir l’épreuve de la verge d’Aaron pour connaître ceux qui ont avec eux le témoignage de Dieu (Nomb 17). C’est aussi le temps de subir l’épreuve du brasier de Qoré, Datan et Abiram. Moïse leur dit :
Prenez chacun votre brasier, mettez-y du parfum et présentez devant l’Éternel chacun votre brasier… (Nomb 16. 17).
Remarquez que leur adoration ne fut pas agréable à l’Éternel. Au contraire, l’Éternel dit :
Séparez-vous du milieu de cette communauté, et je les exterminerai en un seul instant.
En accord avec Dieu, Moïse dit :
Si ces gens meurent comme tous les hommes meurent, s’ils subissent le sort commun à tous les hommes, ce n’est pas l’Éternel qui m’a envoyé… (V 29).
En effet, tant que Qoré et sa troupe travaillaient dans le ministère de Moïse et étaient de cette manière placés sous sa responsabilité, ils étaient dans la volonté de Dieu et avaient une place valable dans le service divin. Mais lorsqu’ils se sont soustraits de l’autorité de Moïse, Dieu a réclamé leur tête, et leur service divin a été dévalorisé. C’est ainsi – sans la bénédiction de celui que Dieu a mandaté comme conducteur, les services associés n’ont pas de valeur. Oh ! Puisse Dieu nous révéler sa volonté. C’est ma prière. Puisse Dieu donner de l’humilité et de la lumière à ses serviteurs pour connaître au quotidien sa volonté afin de l’accomplir.
Les conséquences de la rébellion furent très graves pour la troupe de Qoré :
La terre ouvrit sa bouche et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Qoré et tous leurs biens. Ils descendirent vivants dans le séjour des morts… (Nomb 16.32).
C’est de cette manière que Dieu releva son serviteur Moïse, en punissant de mort ceux qui s’étaient rebellés contre son autorité. C’est aussi de cette manière que les rebelles et les contestataires sont frappés de mort et d’égarement dans notre génération.
Ne point dominer le peuple de Dieu
En effet, Dieu n’a pas appelé les dirigeants des assemblées à avoir des querelles inutiles entre eux, mais à l’exercice du ministère pastoral pour faire paître le peuple de Dieu dans la paix. C’est pourquoi, Paul exhortait les frères de Corinthe à la paix et à l’union :
Je vous exhorte, frères, par le nom du Seigneur Jésus-Christ : tenez tous le même langage, qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous mais soyez en plein accord dans la même pensée et dans la même opinion (1 Cor 1.10).
Ce que Dieu demande à ceux qui conduisent le troupeau est d’éviter de se comporter comme les chefs des nations :
Les rois des nations les dominent et ceux qui ont l’autorité sur elles se font appeler bienfaiteurs. Il n’en est pas de même pour vous (Luc 22.25-26).
Le Seigneur a tenu des propos très équilibrés en ce qui concerne l’organisation entre serviteurs de Dieu. Ceux qui sont choisis pour gouverner ou conduire le peuple de Dieu ne doivent pas exercer sur leurs collaborateurs et sur le reste de la communauté, une quelconque domination comme c’est le cas parmi les nations. Le seul qui doit exercer la domination sur le peuple est le Christ. C’est pourquoi, il est écrit à son sujet :
La domination reposera sur son épaule (És 9.5).
C’est lui qui a dit :
Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car, je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car, mon joug est doux et mon fardeau léger (Mat 11. 29-30).
Le pasteur de l’assemblée doit seulement faire porter le joug du Seigneur Jésus au peuple de Dieu et non lui faire supporter un autre joug. Car, le joug que le Seigneur a donné à son peuple est léger. La domination du Seigneur Jésus est légère et bonne. Il n’est pas question pour le peuple de Dieu de vouer une quelconque louange aux frères qui exercent l’autorité sur lui en les appelant bienfaiteurs comme dans les nations. En relation avec cette leçon, le Seigneur fait la mise en garde suivante :
Ne soyez pas non plus appelés conducteurs ; car, un seul est votre conducteur, le Christ. Mais le plus grand de vous sera votre serviteur. Et quiconque s’élèvera sera abaissé ; et quiconque s’abaissera sera élevé (Mat 23. 10).
Ceux qui gouvernent ou qui dirigent doivent savoir que le ministère pastoral dans l’assemblée locale n’est pas un prétexte de domination, mais une épreuve d’humilité et de simplicité soutenue par l’exercice de l’autorité de Dieu en toute sobriété. Celui qui a en main la direction d’une assemblée locale doit être un homme très équilibré – qui doit apprendre à écouter les autres qui sont ses collaborateurs. Le Seigneur écoutait ses disciples lui poser des questions. Quand ils ne disaient rien, il leur posait lui-même des questions pour connaître leurs avis. Il dit : « Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? » puis : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » (Mat 16.14-15). L’écoute des autres évite le repli sur soi qui entraîne l’orgueil et l’échec.
Mais qu’est-ce que c’est que dominer ? Au sens que le Seigneur Jésus l’entend, dominer, c’est quitter la position de serviteur pour occuper celle de l’invité, c’est-à-dire la position de l’honneur. C’est pourquoi, le Seigneur dit :
Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs (Marc 10.45).
Dans le service divin, celui qui gouverne – qui dirige, occupe la position de serviteur c’est-à-dire qu’il doit être à la tâche dans l’assemblée. Il doit être trouvé disponible au service des saints. Jésus a choisi Pierre parmi les douze : Pierre se leva et dit :
Hommes frères, vous savez que dès longtemps, Dieu a fait un choix parmi vous, afin que par ma bouche, les païens entendent la Parole de l’Évangile… (Act 15.5-7).
Jésus lui-même dit à Pierre : « Pais mes agneaux » (Jean 21.15). C’est ainsi – celui qui est choisi par le Christ comme le dirigeant paît les brebis. Il prend soin d’eux. Il n’est pas du tout question de les dominer, mais de prendre soin d’eux. Mais lorsque celui qui dirige change de position pour se considérer comme celui qui doit être servi par le peuple, en ce moment, le Seigneur dit de lui qu’il se paît lui-même :
Malheur aux bergers d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes ! Les bergers ne devraient-ils pas paître le troupeau ? Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué ce qui était gras, vous n’avez point fait paître les brebis… Vous les avez dominées avec violence et avec dureté. Elles se sont dispersées parce qu’elles n’avaient point de bergers… (Ézéch 34.1-5).
La violence et la dureté dans les propos et dans les actes proviennent des faux pasteurs.
Dominer sur le peuple, c’est se servir de lui, en mangeant sa graisse et en revêtant sa laine. En d’autres termes, c’est jouir des biens matériels et des honneurs du peuple sur lequel est établi le pasteur sans toutefois s’occuper de ses aspirations spirituelles. En effet, un peuple a toujours des aspirations ou des besoins spirituels que celui qui gouverne comme pasteur doit discerner pour en tenir compte dans son œuvre. Ne pas s’en occuper, c’est dominer sur le peuple.
Lorsque le peuple a besoin de se sanctifier, le pasteur doit l’y conduire – lorsque le peuple a besoin d’expérimenter le Saint-Esprit, le pasteur doit l’introduire dans la plénitude de l’Esprit par des exercices spirituels. Lorsque le peuple a besoin de jeûner et prier, le pasteur doit être disposé à le conduire dans le jeûne et la prière. Ne pas le faire, c’est dominer sur le peuple. À aucun moment, la vie du pasteur et de ses collaborateurs ne doit constituer un blocage à l’avancement de l’œuvre de Dieu dans l’assemblée locale. Lorsque c’est le cas, il est alors établi que ces pasteurs-là dominent sur le peuple. Or, il ne doit pas en être ainsi. Car, celui qui s’élève sera abaissé et celui qui s’abaisse sera élevé, a dit Jésus.
Le même Jésus a aussi fait des reproches aux pharisiens et aux scribes qui liaient des fardeaux sur la tête du peuple :
Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt (Mat 23.4).
Ceci est une manière de dominer sur le peuple de Dieu. Un pasteur ou un groupe de dirigeants qui introduit le peuple de Dieu dans la religion dominent sur lui. Car, dans la religion, la vie chrétienne devient règles sur règles et ordres sur ordres. En relation avec ceux qui dominent sur le peuple de Dieu est utilisée l’expression « MALHEUR » par le Seigneur Jésus. Parlant des mauvais pasteurs d’Israël, le Seigneur dit :
MALHEUR aux pasteurs d’Israël qui se paissaient eux-mêmes (Éz 34).
S’adressant aux scribes et aux pharisiens qui étaient les pasteurs du peuple à l’époque, le Seigneur dit :
MALHEUR à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! MALHEUR à vous conducteurs aveugles (Mat 23.13-39).
Dieu entre résolument en jugement avec celui ou ceux qui dominent sur son peuple au lieu de le conduire vers de verts pâturages et des eaux paisibles. Le peuple de Dieu lui est très cher. C’est pourquoi, celui qui a le privilège de le conduire doit le faire avec crainte et tremblement :
Mais si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou, une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer (Mat 18.6).
En rapport avec le jugement, le Seigneur dit dans Ézéchiel :
Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : voici, j’en veux aux pasteurs ! Je reprendrai mes brebis d’entre leurs mains, je ne les laisserai plus paître mes brebis, et ils ne se paîtront plus eux-mêmes ; je délivrerai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie (Éz 34.10).
Selon le verdict de Dieu, un pasteur ou un groupe de pasteurs (anciens) qui refusent de faire paître le troupeau du Seigneur sera destitué par le propriétaire même des brebis : « je ne les laisserai plus paître mes brebis ». Si le peuple en question est réellement celui de Dieu, il sera délivré de la main des faux conducteurs.
Quatrième partie : deux paraboles bibliques
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La parabole des talents
Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.
Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son Maître. Longtemps après, le Maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit : Seigneur, tu m’as remis cinq talents, voici, j’en ai gagné cinq autres.
Son Maître lui dit : c’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton Maître.
Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit : Seigneur, tu m’as remis deux talents, voici, j’en ai gagné deux autres. Son Maître lui dit : c’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton Maître.
Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi.
Son Maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé et que j’amasse où je n’ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car, on donnera à celui qui a et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents (Mat 25. 14-30).
La parabole des talents comme toutes les autres paraboles bibliques expliquent clairement les pensées et les doctrines de notre Seigneur Jésus-Christ. En effet, le Seigneur compare le Royaume des cieux à un homme qui, partant en voyage, a laissé à ses serviteurs des biens dont ils devraient prendre soin. L’homme qui part en voyage ici représente le Seigneur Jésus s’en allant s’asseoir à la droite de son Père. Avant de s’en aller de cette manière, il a laissé des instructions à ses serviteurs en ces termes :
Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné (Marc 16.15).
Il dit encore :
Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder ce que je vous ai prescrit (Mat 28. 19-20).
Le Seigneur n’a pas seulement laissé des instructions, mais Il a promis des dons aux hommes pour réaliser son plan de salut. Les talents dont il est question dans cette parabole représentent ces dons.
Il existe deux groupes de dons
Les dons sont des biens appartenant au Seigneur. Il existe deux groupes de dons : les Ministères de la Parole et les dons du Saint-Esprit. Les ministères sont des dons faits à l’Église, qui est le Corps de Christ. À leur sujet il est écrit :
Il est monté dans les hauteurs, il a emmené des captifs, et il a fait des dons aux hommes. Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs pour le perfectionnement des saints, cela en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ… (Éph 4.11).
Dans Éphésiens, Paul parle des hommes qui ont été faits dons à l’Église de Jésus-Christ pour le perfectionnement des saints. Ainsi, un prophète est un don – un apôtre est un don – un évangéliste est un don – un pasteur est un don – un docteur est un don. Tous les Ministres de la Parole sont des dons dans le Corps de Christ. Ce n’est pas seulement les ministères qu’ils portent qui sont des dons, mais eux-mêmes sont des dons. C’est pourquoi, il n’existe pas de ministère sans celui qui le porte.
Il y a diversité de dons, mais le même Esprit – diversité de services, mais le même Seigneur, diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit, une Parole de sagesse, à un autre une Parole de connaissance ; selon le même Esprit ; à un autre la foi, par le même Esprit ; à un autre des dons de guérison par le même Esprit ; à un autre le don d’opérer des miracles ; à un autre la prophétie ; à un autre le discernement des esprits ; à un autre diverses sortes de langues ; à un autre l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut… En effet, le corps est un, tout en ayant plusieurs membres et comme tous les membres du corps malgré leur nombre, ne sont qu’un seul corps. Ainsi, en est-il de Christ… (1 Cor 12).
Dans 1 Corinthiens 12, les dons sont des « manifestations de l’Esprit » comme le souligne si bien l’apôtre Paul, tandis que dans Éphésiens 4, les Ministères, présentés comme des dons à l’Église sont des manifestations de la vie de Jésus-Christ, en tant que serviteur de Dieu (Ésaïe 42 ; 49 ; 61). Le Seigneur est celui qui distribue les dons. Paul dit à ce sujet :
Mais nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été accordée… (Rom 12.6).
Le Seigneur distribue les dons à qui il veut, et selon les capacités des membres du Corps. Comme il est écrit :
Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité…
Les dons sont faits aux membres du Corps selon leurs capacités. Il faut que cela soit bien su, afin qu’il n’y ait pas de jalousie dans la maison de Dieu. Le don qu’un membre du Corps reçoit du Seigneur est vraiment le don qu’il devrait recevoir selon ses capacités spirituelles. Il n’y a pas à envier un frère pour son don.
Les dons doivent être mis en valeur
Lorsqu’un don est fait, le Seigneur attend de celui qui l’a reçu qu’il le fructifie. C’est pourquoi, il est dit :
Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.
Les dons sont pour l’utilité commune. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. Celui qui a reçu les cinq talents s’est empressé aussitôt pour les faire valoir, au point qu’il rapporta cinq autres talents à son Maître. De même, celui qui reçut les deux talents les fit aussi valoir pour rapporter deux autres talents. Le don de Dieu doit être valorisé par celui qui le porte parce que Dieu aime se faire valoir partout où il se trouve. Le Seigneur est digne de gloire. Aussi, celui qui le porte doit-il le valoriser partout. À ce sujet, Pierre écrit :
Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres, le don qu’il a reçu… (1 Pie 4.10).
Les dons sont dans l’Église pour faire éclater la gloire de Dieu. Les ministères sont chargés de faire éclater la gloire de Dieu par la prédication de la Parole de Vie, par des signes, des prodiges et des miracles. À ce sujet, les Juifs de Thessalonique dirent :
Ces gens, qui ont bouleversé le monde sont aussi venus ici… (Act 17.6).
Ceux qui avaient bouleversé le monde de cette manière étaient les premiers chrétiens, lesquels avaient en leur milieu des ministères et des dons de l’Esprit pour faire éclater la gloire de Dieu. C’est pourquoi, Paul parlant aux Corinthiens leur dit :
Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles… (2 Cor 12.12).
Dieu attend toujours de ceux qui ont reçu des dons, des fruits, c’est-à-dire des preuves manifestes de leur œuvre. Il est avantageux que chacun travaille selon l’appel qu’il a reçu du Seigneur. C’est ainsi que s’est comporté le serviteur qui avait reçu les cinq talents. Il alla aussitôt pour fructifier ses talents, sans attendre. Mais parmi ceux qui avaient reçu les talents se trouvait un serviteur qui avait enterré son talent. Il avait oublié que le talent était un bien du Seigneur qu’il fallait faire valoir. Il l’avait enterré pour mieux le conserver et le rendre tel qu’il l’avait reçu de son Maître. Mais, il faut que les frères sachent qu’un talent est à faire valoir. Un don est un placement du Seigneur à faire valoir, en vue de lui procurer des intérêts.
En effet, lorsqu’un membre du Corps reçoit un don, il doit le mettre au service de tout le Corps. Il doit le faire valoir pour la gloire du Seigneur, car, Dieu demande des comptes à ceux qui portent des dons. Chacun rendra compte pour ce qu’il a reçu du Maître. Ceux qui ont fait fructifier leurs dons seront loués et bénis :
C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup, entre dans la joie de ton Maître (Mat 25.21).
C’est ainsi que furent loués les deux serviteurs qui avaient reçu respectivement cinq et deux talents.
Mais ceux qui enterrent leurs dons ou qui se reposent sur leurs lauriers seront repris par le Maître en ces termes :
Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car, on donnera à celui qui a et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a (V 26).
Le mauvais serviteur a mal apprécié la volonté de son Maître. Il croyait connaître son Maître alors qu’il ne le connaissait pas. Il ne savait pas que son Maître lui exigeait des intérêts. En effet, un ministère ou un don du Saint-Esprit est semblable à de l’argent. Le Maître le donne à ses serviteurs afin qu’il soit fructifié pour produire des intérêts. Quand Dieu donne un évangéliste comme un don à l’Église, c’est afin qu’il prêche la croix de Jésus-Christ pour le salut des âmes pécheresses. Le Seigneur attend donc de l’évangéliste qu’il apporte des âmes dans la maison de Dieu. En donnant un docteur à l’église, le Seigneur attend de lui qu’il enseigne le peuple, pour éviter qu’il aille à tous les vents de doctrine. Un ministère ou un don est un placement du Seigneur Jésus. C’est pourquoi, Paul dit : « Que chacun marche selon l’appel qu’il a reçu » (1 Cor 7.17).
Le ministère porte des fruits. Tous les dons du Seigneur portent des fruits lorsqu’ils sont exploités selon le Saint-Esprit. Le serviteur qui a enterré son talent a été traité de « méchant » et de « paresseux ». Effectivement, il y a des paresseux et des méchants dans l’œuvre de Dieu. Des frères qui passent le temps à s’occuper des autres qui sont à l’œuvre. Ils refusent de marcher selon l’appel qu’ils ont reçu de Dieu, mais s’occupent particulièrement des autres. Pour ceux-là, sont réservés les ténèbres du dehors et « le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents ». En plus, le Seigneur ôte aux paresseux ce qu’ils ont reçu pour le donner aux serviteurs zélés. « Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car, on donnera à celui qui a et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. » C’est ainsi que certains serviteurs de Dieu se voient arracher des champs de mission. Souvent, lorsqu’on se laisse gagner par la paresse, on se rend compte que d’autres frères plus zélés s’intéressent particulièrement à ce que nous faisions. De tels frères sont souvent envoyés par le Saint-Esprit pour poursuivre l’œuvre que nous voulons enterrer.
Le méchant serviteur a aussi dit : « J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi. » Il s’agit de ceux qui font l’œuvre de Dieu dans la peur et la crainte du « qu’en dira-t-on ». Le vrai Ministre de la Parole ne se préoccupe pas de ce que les hommes peuvent croire ou dire. Ce qui compte pour celui qui a reçu un don, c’est le point de vue de Dieu. As-tu reçu oui ou non un don de Dieu ? As-tu reçu oui ou non un ministère de Dieu ? Lorsque la réponse à cette question est « oui », il est conseillé au concerné d’aller de l’avant. Il ne faut pas avoir peur du Maître ou des hommes. Les apôtres ont dit : « Mieux vaut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Act 5.29). Un don n’est pas à cacher. Un Ministre de l’Évangile ne peut passer inaperçu. Cela n’est pas possible. Celui qui prêche l’Évangile est un personnage public, parce que l’Évangile est public. Jésus a dit :
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour, et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur tous les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme, craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne (Mat 10. 27-28).
L’Évangile est public. Les dons se manifestent en public. Mais il y a des chrétiens qui veulent cacher leur don parce qu’ils croient que l’humilité se trouve dans le fait de passer inaperçu. Jésus-Christ ne passait pas inaperçu, c’est d’ailleurs pourquoi, Il se cachait souvent des hommes. Paul, exhortant Timothée, lui dit : « Ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse » (2 Tim 1.7). Il lui dit encore : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la Parole de la Vérité » (2 Tim 2.15). Ceux qui ont peur et qui sont craintifs rougiront à l’apparition du Seigneur Jésus. Il n’y aura point de récompense pour eux. Mais les vrais Ministres de la Parole comme ce serviteur qui a rapporté cinq talents à son Maître seront des bienheureux à l’apparition du Seigneur. À eux, il sera dit : « Bon et fidèle serviteur : entre dans la joie de ton Maître. »
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La parabole de la lampe
Il disait encore : est-ce que la lampe se met sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas sur le chandelier ? Car, il n’est rien de caché qui ne doive être manifesté, rien de couvert qui ne doive venir au grand jour. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende. Il dit encore : prenez garde à ce que vous entendez. On vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez et on y ajoutera pour vous. Car, on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a (Marc 4. 21-25).
La parabole de la lampe est en rapport avec l’exercice des dons et particulièrement des ministères.
Les témoins de la lumière
Tous les Ministres de la Parole sont dans la position de Jean-Baptiste. En effet, au sujet de Jean, il fut dit :
Il y eut un homme envoyé de Dieu, du nom de Jean. Il vint comme témoin pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient en lui. Il n’était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière (Jean 1.6-8).
En tant que témoin de la lumière, Jean-Baptiste a été présenté par le Seigneur Jésus comme une lampe qui brille : « Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière » (Jean 5. 35). La lampe reflète la lumière mais n’est pas la lumière. Jésus a dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8.12). Celui qui est la lumière, c’est le Christ, qui est aussi la Parole de Dieu. Les lampes, ce sont les Ministres de la Parole, notamment, les apôtres, les prophètes, les docteurs, les évangélistes et les pasteurs. Tel Jean-Baptiste a été présenté comme une lampe – tels les ministères sont vus par le Seigneur Jésus comme des lampes – des Porteurs de lumière dans le monde. En tant que des lampes, les ministères reflètent Jésus-Christ, la lumière du monde et la Parole de Dieu.
La lampe est placée sur le chandelier
Dans la parabole, le Seigneur s’interroge en ces termes : « Est-ce que la lampe se met sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas sur le chandelier ? » Cette interrogation du Seigneur Jésus est très remarquable et exprime une inquiétude. En effet, il existe des serviteurs de Dieu, notamment des Ministres de la Parole qui ignorent qu’ils sont des lampes qui doivent émettre de la lumière en présence de laquelle devraient se réjouir les enfants de Dieu. Dans leur ignorance, ils veulent vivre cachés et montrer en cela qu’ils sont des serviteurs de Dieu humbles et effacés. Mais malheureusement, l’humilité et l’effacement ne se trouvent pas dans le fait de se cacher ou de cacher son talent. Certains disent avoir été appelés à la prédication, mais veulent seulement s’asseoir pour écouter les autres – mettant ainsi de côté ce qu’ils ont reçu. La réalité est que Jean-Baptiste a émis de la lumière. Il n’était pas une lampe éteinte, mais bien allumée pour ceux qui cherchaient Dieu. Une lampe ne se met pas sous le boisseau, ni sous le lit. Mais bien sur le chandelier. De même, un ministère n’est pas un « fétiche », ni un « talisman », ni une chose honteuse qu’on doit cacher, ou dont on doit avoir peur ou honte d’en parler. Un ministère est un bien précieux, un trésor, – un don du Tout-Puissant à son Église. C’est pourquoi, il est dit que la lampe est placée sur le chandelier. Jésus a parlé du chandelier dans Apocalypse 1 : « Les sept chandeliers sont les sept églises » (Apoc 1.20). De tout temps, les lampes que sont les ministères ont été placées sur les chandeliers, c’est-à-dire dans les églises. Tout ministère qui se réclame de Jésus-Christ est une lampe qui doit briller dans l’Église parce que les ministères ont été faits don à l’Église. Un ministère est fait pour être manifesté dans l’Église. Un ministère est donné pour produire de la lumière afin d’éclairer la marche de l’ensemble de la chrétienté. Si les ministères ne se manifestent pas, il n’y a pas de lumière pour le peuple de Dieu – Car, les Ministres sont les porteurs de la Parole de Dieu qui est la lumière des nations. À ce sujet, Paul dit :
Car, ainsi nous l’a ordonné le Seigneur : je t’ai établi pour être la lumière des nations pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre (Act 13.47).
Paul était la lampe qui brillait pour les nations. Certains frères disent qu’on ne peut pas cacher ou étouffer un ministère, mais selon ce qui est écrit, une lampe peut être cachée sous le lit ou sous le boisseau. Un talent peut être enterré. Tout ceci peut arriver à cause des hommes et de leur manque de discernement.
Je connais une communauté dans laquelle il est interdit de parler des ministères. Celui qui dit avoir reçu un don est aussitôt traité de prétentieux et d’orgueilleux. Comme l’écrit Ewald Frank :
On peut se demander quelle réaction aurait lieu si je commençais mes lettres circulaires à la façon de l’apôtre Paul, disant : « Moi, Ewald Frank, serviteur du Seigneur et apôtre de Jésus-Christ, ordonné pour la foi des élus de Dieu… ». Cela ne provoquerait-il pas partout une tempête d’indignation de la part de tous les adversaires et contempteurs de Dieu ? N’entendrais-je pas ces Paroles : « Orgueil ! Arrogance ! » ? C’est avec cela que je devrais compter, du moins de la part de ceux qui font partie de tous les groupements divisés, conduits par les « contempteurs » qui en somme, ne reconnaissent pas l’œuvre de Dieu.
C’est ainsi. Jésus lui-même en a fait les frais de la part des religieux de son temps. Quand il a dit : « Je suis la lumière du monde… » Les pharisiens ont aussitôt réagi : « Tu rends témoignage de toi-même, ton témoignage n’est pas vrai » (Jean 8.13). Mais la réplique du Seigneur fut très claire : « Quoique Je rende témoignage de moi-même, mon témoignage est vrai, car, je sais d’où je suis venu et où je vais ; … mais vous, vous jugez selon la chair » (Jean 8.14-15). Le Seigneur savait de qui il avait reçu sa commission. Il dit : « Je sais d’où je suis venu. » Paul aussi disait en son temps : « Je sais en qui j’ai cru. » Il dit cela en rapport avec son appel. Car, celui qui ne sait pas de qui il a reçu sa commission doit se taire :
C’est pour cet Évangile que j’ai été établi prédicateur, apôtre et docteur. Et pour cette cause, j’endure ces souffrances, mais je n’en ai pas honte, car, je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’Il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là (2 Tim 1.11-12).
Aujourd’hui, le Seigneur veut des hommes qui savent d’où ils viennent et où ils sont conduits par la vision céleste – des hommes comme les mages d’orient qui suivirent attentivement la vision céleste jusqu’à découvrir l’enfant Jésus dans sa simplicité à Bethléem. Car, au stade où nous sommes parvenus, Dieu cherche des hommes qui ne veulent que s’en tenir à ce qui est écrit – des serviteurs qui ont une claire vision du Message prophétique dans lequel le peuple de Dieu marche. En effet, le peuple de Dieu qui s’attend au combat spirituel ne peut plus recevoir les serviteurs qui ne prêtent pas attention au Maître, et qui, à leur tour, donnent des sons incertains en sonnant de la trompette. Qui se préparera alors au combat dans l’incertitude ?
Paul connaissant bien le combat spirituel, savait qu’il fallait de temps en temps affirmer sa commission divine vis-à-vis de l’ennemi. Il a informé l’Église que Dieu l’avait établi prédicateur, apôtre et docteur des païens ; qu’il souffrait à cause de l’Évangile ; et qu’il n’en avait pas honte à cause de Jésus-Christ ; et qu’il savait en qui il avait cru. J’aime bien Paul parce qu’il était un homme de Dieu qui avait beaucoup de zèle et d’amour pour le ministère, avec une grande assurance dans le Seigneur Jésus. Le diable a peur de tels hommes – qui savent leur position en Jésus-Christ et qui ne se laissent pas intimider par l’ennemi et par l’entourage. Il existe des serviteurs de Dieu qui sont liés par l’ennemi dans la fausse humilité. Ces derniers regardent à eux-mêmes au lieu de regarder au Seigneur – Car, celui qui regarde à lui-même a honte de son ministère. Mais celui qui regarde au Seigneur peut affirmer avec force et puissance l’autorité qu’il a reçue de Dieu. Quand Paul dit qu’il a été mandaté prédicateur, apôtre et docteur, il ne s’affirme pas lui-même, mais affirme plutôt le don de Dieu. Affirmer le don de Dieu et s’affirmer soi-même sont deux choses différentes. Les fonctions divines ne sont pas pour ceux qui les portent, mais pour Dieu.
Là-dessus, je voudrais dire que la Bible prend en compte trois témoignages en ce qui concerne la reconnaissance des ministères : le témoignage de Dieu, le témoignage des hommes et le témoignage de celui qui est envoyé. Dieu a rendu témoignage de l’appel de Moïse devant Pharaon et devant tout Israël. Dieu a rendu témoignage du Ministère d’Aaron en faisant refleurir sa verge. Dieu a rendu témoignage de Jésus à la transfiguration (Mat 17) et les foules l’ont reconnu comme prophète et docteur. Le témoignage de Dieu au sujet des ministères est le fruit qu’ils portent. Dieu confirme un ministère par ses fruits. Mais cela n’empêche pas que celui qui est envoyé informe le peuple de Dieu au sujet de sa mission. À ce sujet, Jean-Baptiste a dit aux foules : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert. » Ainsi, le témoignage de Dieu, le témoignage des hommes et le témoignage de celui qui est envoyé doivent être d’accord.
En ce qui concerne Jésus, Jean-Baptiste était venu lui rendre témoignage, mais les pharisiens n’ont point écouté le témoignage de Jean au sujet de Jésus. Ils auraient écouté le témoignage de Jean, ils auraient su que Jésus était la lumière du monde. Mais ils étaient des religieux qui aimaient juger selon les apparences et selon la chair. En effet, l’apparence de Jésus ne reflétait pas celle d’un guide spirituel comme eux. C’est pourquoi, ils ne pouvaient pas croire en lui, ni admettre son ministère. Mais l’Esprit de Dieu ne marche pas avec la religion des pharisiens – lesquels étaient seulement disposés à juger.
À la fin de la parabole, Jésus dit :
On vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez et on y ajoutera pour vous. Car, on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a.
Cet avertissement se trouvait à la fin de la parabole des talents. Celui qui méprise ses responsabilités dans la maison de Dieu sera récompensé à la mesure de son indifférence. Celui qui se croit tellement effacé et tellement humble pour ne pas faire le travail de Dieu avec zèle sera mesuré avec la même mesure. Au ciel, il aura la récompense des paresseux. Mais avant d’arriver au ciel, les paresseux reçoivent une récompense sur la terre : « Mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. » En effet, ceux qui ne mettent pas en valeur ce qu’ils ont reçu, sont considérés par Dieu comme n’ayant rien – en ce moment, Il leur arrache ce qu’ils ont reçu pour le donner à ceux qui mettent en valeur leurs dons.
QUE CELUI QUI A DES OREILLES ENTENDE CE QUE L’ESPRIT DIT AUX SAINTS.
Cinquième partie : les faux Christ et les faux prophètes
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Les faux ministres de la Parole – des loups ravisseurs
Certains ont été mandatés dans la Maison de Dieu comme serviteurs, tandis que d’autres se trouvent dans le champ de Dieu comme des loups. Le Seigneur a parlé de ces faux serviteurs-là. Je ne peux pas achever cet exposé sans parler d’eux. Ces faux serviteurs sont tellement proches des vrais qu’il n’est pas facile de les reconnaître. Cependant, des indices sont donnés très clairement par le Seigneur Jésus. Il a dit :
Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans, ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits (Mat 7. 18-20).
La confusion provient du fait que les faux prophètes qui sont les faux Ministres de la Parole viennent en vêtements de brebis. C’est-à-dire qu’ils prennent l’apparence de vrais serviteurs de Dieu. Mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs – des gens qui n’ont jamais connu Dieu. Ils ont la nature des loups qui ravissent les brebis du Seigneur – des tueurs d’âmes. Leur place se trouve dans le feu éternel. C’est pour cela que j’ai montré que le ministère commence au-dedans avant de parvenir au-dehors. Les vrais Ministres de la Parole le sont d’abord intérieurement, tandis que les faux le sont au-dehors, puis au-dedans, ils sont des loups, des scorpions et des serpents. En donnant les fruits comme indice de reconnaissance, le Seigneur indique effectivement le vrai chemin à suivre. En effet, les fruits sont portés au-dedans, à partir du cœur. Ainsi, celui qui est un vrai pasteur se découvre comme tel à ses fruits. Les fruits ici concernent la vie d’obéissance à la Parole de Dieu – la vie de sanctification ainsi que l’exercice effectif du ministère. Le Seigneur a dit : « Plusieurs viendront sous mon nom disant : c’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens. » La qualité de ceux qui diront que Jésus est le Christ n’est pas précisée. Mais il s’agit de plusieurs qui viendront de cette manière. Ceci est la preuve que le temps dans lequel nous vivons est un temps de confusion.
Dans quel temps vivons-nous ?
Nous vivons aux temps de la fin. Et le temps de la fin est le temps des faux prophètes et des faux chrétiens. Tous les prédicateurs sont unanimes pour dire que nous sommes dans les derniers temps. C’est dans notre génération que le Seigneur Jésus-Christ reviendra. Ceci est établi selon les Écritures. Nul ne l’ignore. Et les temps dans lesquels nous vivons ont des signes particuliers dans les Saintes Écritures. L’apôtre Paul en parle dans l’épître à Timothée en ces termes :
Sache que dans les derniers jours, surgiront des temps difficiles. Car, les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges, insensibles, implacables, calomniateurs, sans frein, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, impulsifs, enflés d’orgueil, aimant leur plaisir plus que Dieu ; ils garderont la forme extérieure de la piété mais ils en renieront la puissance (2 Tim 3.1-4).
Il est question des croyants dans cette citation de Paul parce que la notion de piété est en relation avec la foi. Ce sont donc les croyants qui seront amis de l’argent, fanfarons, blasphémateurs, rebelles, ingrats et insensibles. Il ne s’agit pas des païens.
C’est dans notre temps que les chrétiens sont devenus des religieux. Ils gardent la forme extérieure de la piété parce qu’ils prient sur les places publiques. Ils assistent à tous les programmes d’activités spirituelles. À peine un prophète apparaît à tel endroit qu’ils y sont. C’est ainsi qu’ils gardent la forme extérieure de la piété. Mais à l’intérieur d’eux, ils demeurent les mêmes religieux parce qu’ils ont renié ce qui fait la puissance de la piété, c’est-à-dire la Parole de Dieu. Car, notre croissance spirituelle vient de ce qu’on entend la Parole de la Vérité biblique.
Le même apôtre Paul parle de ce temps en écrivant encore à Timothée :
Je t’adjure, devant Dieu et devant le Christ-Jésus qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son avènement et de son Royaume, prêche la Parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte… Car, il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donneront Maîtres sur Maîtres ; ils détourneront leurs oreilles de la Vérité et ils se tourneront vers les fables (2 Tim. 4v1-3).
Les croyants d’aujourd’hui ont détourné leurs oreilles de la Vérité pour écouter ceux qui leur prêchent la prospérité matérielle. Ils préfèrent écouter des fables et des doctrines imaginaires. Ces chrétiens recherchent des miracles, des signes, des prodiges, des guérisons et la prospérité matérielle. Aux temps de la fin, il y aura aussi des faux christs, qu’on appelle les faux oints. Comme les chrétiens du temps de la fin ont renié la Vérité de la Parole pour courir après les miracles, le diable leur envoie un esprit de séduction dont le Seigneur Jésus-Christ a parlé dans les Évangiles :
Prenez garde, que personne ne vous séduise (Mat 24.4).
Il dit encore :
Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens (Mat 24.11).
Le Seigneur dit encore :
Car, il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges mensongers au point qu’ils séduiront si possible même les élus (Mat 24.24).
Plusieurs faux prophètes et faux christs sont dans le monde entier. Ils séduisent beaucoup de chrétiens en venant à eux en vêtements de brebis, alors qu’ils sont des loups ravisseurs en eux-mêmes.
Balaam était un faux christ et un faux prophète
Balaam est un personnage biblique. Il avait une onction et prophétisait. Balaq, le fils du chef des Moabites eut recours à lui pour maudire les enfants d’Israël qui constituaient une menace pour son peuple. Balaq dit :
Viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car, il est plus puissant que moi : peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasserai-je du pays, car, je sais que celui que tu bénis est béni et que celui que tu maudis est maudit (Nomb 22.6).
Cependant, Balaam était visité par Dieu, lequel lui mettait des Paroles dans la bouche :
L’Éternel mit une Parole dans la bouche de Balaam et dit : retourne vers Balaq et tu lui parleras ainsi… (Nomb 23.5).
Il peut arriver donc que les faux christs, qui sont de faux prophètes parlent de la part de Dieu. En effet, Balaam avait recours à des formules occultes telle que c’est écrit :
Balaam vit que l’Éternel trouvait bon de bénir Israël, et il n’alla pas, comme les autres fois, à la recherche de formules occultes ; mais il tourna son visage du côté du désert (Nomb 24.1).
Mais l’occultisme auquel il avait constamment recours ne pouvait rien contre le peuple juif qui était arrivé dans les plaines de Moab :
L’occultisme ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël… (Nomb 23.23).
Pareillement, le peuple élu, ne peut être séduit par les faux prophètes, qui aujourd’hui ont envahi le monde entier. Ces faux prophètes sont animés comme Balaam, par un esprit de divination. Au chapitre 24 le verset 15, Balaam prophétisa encore et dit :
Oracle de Balaam, fils de Béor, oracle de l’homme qui a l’œil clairvoyant, oracle de celui qui entend les Paroles de Dieu…
Balaam ne dit pas : « Ainsi parle l’Éternel » comme Dieu pouvait parler ainsi par Jérémie ou par Ézéchiel, ou par Ésaïe. Le vrai prophète qui est oint de l’onction sainte parle toujours en disant : « Ainsi dit le Seigneur » ou « Ainsi parle l’Éternel ». Pourtant Balaam parlait souvent par l’Esprit de l’Éternel. Plus tard, dans l’Apocalypse, Dieu parle de Balaam comme étant celui qui introduisit parmi le peuple d’Israël, la débauche et l’idolâtrie. Ceci est vrai selon Nombres 31.16 et Nombres 25.1-2. C’est pour cette raison que Balaam fut mis à mort par le peuple juif (Nomb 31.8). Tels sont les faux christs. Ils prétendent être des serviteurs de Dieu mais enseignent toujours l’erreur.
Les faux christs ont dans leur bouche un esprit de mensonge, selon la Parole de Michée. Au moment où Dieu cherchait quelqu’un pour aller tromper les prophètes venus enchanter le roi Achab, un esprit de mensonge se présenta. L’Éternel a dit :
Qui séduira Achab, pour qu’il monte à Ramoth en Galaad et qu’il y tombe ? Ils répondirent l’un d’une manière, l’autre d’une autre. Alors un esprit sortit, se tint devant l’Éternel et dit : Moi, je le séduirai. Dieu lui dit : comment ? Il répondit : Je sortirai, répondit-il, et je deviendrai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes (1 Rois 22.20-22).
Jésus a dit que des faux prophètes sont venus dans le monde. Ils sont tous animés par l’esprit du mensonge qui était ainsi dans la bouche de tous ces quatre cents prophètes au temps de Michée. Seul Michée avait dit la Vérité. Dans notre temps, tous ceux qui se réclament du ministère prophétique sont pour la plupart de faux prophètes. Ils sont animés de l’esprit de séduction. Ils ont le mensonge en commun. Aucun d’eux ne dit la Vérité. Ils ont tous reçu un esprit de divination et n’ont aucun message à adresser au peuple de Dieu. Au contraire, ils organisent des nuits de spectacle pour exploiter les pauvres âmes. Il faut que le peuple de Dieu sache que le temps dans lequel nous vivons est le temps des faux prophètes, le temps de la confusion dans le champ de Dieu.
L’esprit de python est à l’œuvre dans le monde
Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de python et qui, par ses divinations, procurait un grand profit à ses Maîtres, vint à notre rencontre. Elle se mit à nous suivre, Paul et nous, et criait : ces hommes sont des serviteurs du Dieu Très-Haut, et ils vous annoncent la voie du salut (Act 16.16-17).
Cette jeune femme dont il est question avait un esprit de python par lequel elle faisait de la divination. Cet esprit est un esprit de séduction. Il peut prédire l’avenir – il prophétise. C’est cet esprit qui disait pendant plusieurs jours aux habitants de la Macédoine que Paul et tous ses compagnons étaient des serviteurs du Dieu Très-Haut. Ce démon ne mentait pas. Il disait la Vérité. La femme au travers de laquelle cet esprit travaillait était consultée comme une prophétesse. Aujourd’hui, il y a beaucoup de prophétesses parmi le peuple de Dieu. Elles prétendent toutes parler de la part de Dieu, mais ne connaissent pas Dieu. Elles sont plutôt animées par l’esprit du python qui est l’esprit de la divination. C’est cet esprit de python qui séduisit Ève dans le jardin d’Éden. C’est lui qui séduisait Balaam. C’est lui qui est à l’œuvre présentement dans le monde. Il travaille puissamment dans le monde de la chrétienté. Il travaille chez ceux qu’on appelle les visionnaires. Ce démon est très puissant et très habile. Il aime même le jeûne et la prière. C’est pourquoi, les faux prophètes le reçoivent après plusieurs jours de jeûne et de prière.
Ceux qui utilisent le langage du python réclament des ministères. Au cours des réunions, ses soi-disant hommes de Dieu demandent à l’assistance de passer du temps dans l’adoration. C’est en ce moment de disposition particulière que cet esprit de python est communiqué aux âmes mal affermies par l’imposition des mains. Ceux qui reçoivent cet esprit perdent connaissance et tombent à la renverse. Alors, on prétend avoir reçu le Saint-Esprit. De telles pratiques n’existent pas dans les Saintes Écritures. Le Saint-Esprit ne saisit pas les chrétiens pour les faire tomber. Le jour de la Pentecôte à Jérusalem, il n’a pas été dit que les disciples sont tombés à la renverse après avoir reçu le Saint-Esprit. Act 2. Celui que le Saint-Esprit saisit est inondé de joie et de paix. Si ce dernier vit dans le péché, il pleure sur son péché et s’en repent. Le Saint-Esprit ne met pas les âmes en transe à chaque séance de prière.
Lors de la réception de cet esprit de python, certains voient du feu et d’autres ressentent de la chaleur quelque part dans leur corps. Les hommes de Dieu animés par ce démon aiment dire : « l’esprit m’a dit » – « l’esprit a mis sur mon cœur ». Nous connaissons ce langage parce que Dieu nous a fait découvrir le milieu. Ils aiment encore dire : « le Saint-Esprit va vous toucher » – « le Saint-Esprit va vous saisir ». Les faux christs font beaucoup de révélations au cours des réunions parce qu’ils laissent du temps à ce démon pour se manifester et troubler la vie des pauvres âmes. Ils aiment dire aux gens : « la grâce de Dieu est sur toi » – « Dieu veut faire de grandes choses dans ta vie ; dispose-toi ». C’est en ce moment qu’ils révèlent aux intéressés leurs ministères. Les faux prophètes aiment révéler aux femmes leurs ministères, alors qu’il est interdit aux femmes dans les Écritures d’exercer les Ministères de la Parole qui sont dévolus aux hommes (Éph 5.24 ; 1 Tim 2.11-14 ; tit 2.4 ; 1 Cor, 14. 33-39). Lorsque Dieu appelle son serviteur, Il lui adresse directement son ordre de mission. Il ne passe pas par des intermédiaires. Je ne suis pas sûr qu’un apôtre ait une fois dit à tel ou à tel frère que Dieu l’aurait établi pasteur ou évangéliste. Cette pratique qui vient de ce démon a fait qu’il y a désormais dans le champ de Dieu, plusieurs ouvriers qui, en réalité, n’ont reçu aucun mandat divin. Ils sont entrés dans le ministère sur exhortation et révélation des esprits séducteurs.
La réalité est que le démon du python est très bien organisé. C’est de cette manière qu’il recrute lui-même ses propres serviteurs. Il recrute des prophètes et des prophétesses – des hommes et des femmes qui sont ses temples qu’il habite et au travers desquels il séduit la chrétienté dans le monde. En tant qu’Ivoirien, j’ai honte de mon pays du point de vue spirituel. En effet, j’entends dire que la Côte d’Ivoire est un pays béni parce que plusieurs dénominations y sont implantées. Mais en réalité, combien sont-ils les Ivoiriens qui ont vraiment fait la paix avec le Christ ? Combien sont-ils, les chrétiens qui ont réellement rencontré Jésus-Christ et qui ont reçu de lui, l’Esprit Saint ? Ce que j’ai découvert est que c’est l’esprit de python qui règne dans toutes ces églises, avec ses serviteurs qui adorent Mammon, le dieu de l’argent.
Les faux christs et les faux prophètes adorateurs de Mammon
Une servante qui… par ses divinations procurait un grand profit à ses Maîtres… (Act. 16.16).
Selon ce qui est écrit, la divination procure un grand profit à ceux qui la pratiquent. Tous ceux qui se livrent aux pratiques de divination dans le monde ont beaucoup de profits, parce que ce démon rend prospère. Les faux christs et les faux prophètes ont toujours des révélations à faire. Ils font toujours des révélations aux autorités. Et il arrive que ce qui est dit trouve son accomplissement. Mais ces prouesses ne font pas de ceux qui marchent avec ce démon des prophètes. Les faux christs prêchent la prospérité matérielle. Ils sont consultés par les hommes d’affaires et prient pour la prospérité de leurs affaires, espérant eux-mêmes recevoir en contrepartie, une enveloppe de remerciement. Ils prient pour les jeunes femmes qui sont à la recherche d’un époux. Ils prient pour les politiciens qui voudraient être élus dans une quelconque fonction. Les faux christs sont des chrétiens « marabouts ». Ils se livrent à du « maraboutage » spirituel. Et les gens aiment le « maraboutage » spirituel.
Les gens de maintenant aiment les faux prophètes pour arranger leur vie, mais refusent de se donner à Jésus-Christ. Mais les hommes religieux de maintenant doivent savoir que le diable se déguise en ange de lumière. Et qu’il y a des esprits séducteurs qui sont apparus dans le monde pour le séduire. Les faux ministres vivent des spectacles spirituels. Ils vivent donc des veillées de prière qu’ils organisent eux-mêmes ou auxquelles ils sont invités. Ils vivent des programmes spirituels qui ont lieu en leur milieu. Les victimes sont des chrétiens aveugles qui recherchent la prospérité matérielle, le déblocage d’une situation financière ou la guérison d’une maladie. C’est pour cette raison que des nuits de miracles sont organisées. Ceci n’est nullement un regain de spiritualité. Il s’agit plutôt de faire la promotion des hommes de Dieu, ces faux hommes de Dieu qui prêchent la dîme et les offrandes ainsi que les bénédictions financières. Ils prêchent les offrandes spéciales. C’est ainsi qu’ils ont rendu matérialistes, les chrétiens de maintenant.
Quand vous avez un problème, ils vous font jeûner et vous demandent d’offrir à Dieu avant de prier pour vous. Ils prêchent que les chrétiens ne doivent pas être pauvres – qu’il n’est pas normal qu’un chrétien soit démuni. Et plusieurs croyants aiment ce genre d’Évangile – surtout que la pauvreté fait rage dans le monde. Dieu n’aime pas ce genre de prédication, parce que Jésus a dit :
Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus (Mat 6.25).
Plus loin, Jésus dit encore :
Que mangerons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car, toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le Royaume des cieux et sa justice ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus (Mat 6.31-34).
Ceux qui prêchent la prospérité matérielle sont des païens, de même que ceux qui les écoutent et qui pratiquent leurs prédications. Car, Jésus dit que ce sont les païens qui s’occupent particulièrement du matériel.
La Bible dit que l’or et l’argent appartiennent à Dieu qui les donne à qui il veut, c’est pourquoi, Il n’y a pas besoin de prédications particulières ni de ministères particuliers sur ces sujets. Le ministère de la prospérité n’est pas dans la Bible – c’est un ministère démoniaque, qui tire son origine des ruses de Satan. En conséquence, les Ministres de la prospérité sont des séducteurs envoyés par le diable pour détourner les chrétiens du droit chemin qui mène à Jésus. Le Seigneur est né dans une famille modeste et il est mort modeste. Il n’avait pas un endroit où reposer la tête. Ses disciples non plus n’étaient pas riches. Mais aujourd’hui, plusieurs qui se réclament du Seigneur, prêchent la prospérité matérielle. Ils font payer des séances de prières spéciales pour la prospérité matérielle et financière. De cette manière, Jésus-Christ n’est plus prêché – le salut de l’âme n’est plus un souci. Mais Paul a dit que nous n’avons rien apporté dans le monde, comme aussi nous n’en pouvons rien emporter. Si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège et dans une foule de désirs insensés et pernicieux, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition (1 Tim. 6.7-8). Paul a aussi dit que « l’amour de l’argent est la racine de tous les maux… » (1 Tim 6.10).
Le mal des églises et des serviteurs de Dieu est l’argent. Chacun réclame une église pour s’enrichir. On découvre ainsi par la Parole de Dieu que la recherche du matériel est un indice important pour dénicher les faux Ministres de la Parole et les faux christs. Balaam avait accepté de maudire les enfants d’Israël à cause de l’argent. À ce sujet, il est dit :
Les anciens de Moab et les anciens de Madian partirent, ayant avec eux des présents pour le devin (Nomb 22.7).
La servante qui avait l’esprit de python procurait un grand profit à ses Maîtres. Mammon, le dieu de l’argent s’est emparé des cœurs des serviteurs de Dieu – au point que servir Dieu est devenu une fonction sociale, une source de gain – un exutoire au chômage. C’est-à-dire un milieu professionnel dans lequel l’on peut trouver un emploi après quelques mois passés auprès d’un « homme de Dieu ». Mais attention ! Car, la mort se trouve sur ce chemin. Tous ceux qui emprunteront ce chemin mourront certainement.
Que dit l’écriture pour l’avenir ?
Pour l’avenir :
Ainsi parle l’Éternel sur les prophètes qui égarent mon peuple, qui annoncent la paix si leurs dents ont quelque chose à mordre, et qui publient la guerre contre qui ne leur met rien dans la bouche : à cause de cela, vous aurez la nuit… et plus de vision ! Vous aurez les ténèbres et plus de divination ! Le soleil se couchera sur ces prophètes, le jour s’obscurcira sur eux. Les voyants seront confus, les devins rougiront, tous se couvriront la moustache ; car, Dieu ne répondra pas… (Mich 3.5-7).
Mais pour les vrais Ministres de la Parole et les vrais prophètes, il est dit :
Mais, je suis rempli de force. Grâce à l’Esprit de l’Éternel, j’ai le droit et le courage de faire connaître à Jacob son crime et à Israël son péché (Mich 3.5-8).
Dans peu de temps, Dieu mettra fin à l’œuvre des faux prophètes et des faux Ministres de la Parole. Les uns arrêteront de prêcher et les autres arrêteront de prophétiser. Puis le vrai prophète dit : « Je suis rempli de force grâce à l’Esprit de l’Éternel, j’ai le droit et le courage de faire connaître à Jacob son crime et à Israël son péché. » Quand Dieu mettra fin à l’œuvre des faux prophètes et des faux christs, ce sera le temps pour les vrais Ministres de la Parole et les vrais prophètes d’entrer en scène pour entreprendre la moisson de Dieu. Pour l’heure, les esprits de séduction sont à l’œuvre. Ils séduisent ceux qui ne connaissent pas la Parole de Dieu et détournent les regards de ceux qui cherchent Dieu dans la religion et la manifestation d’une certaine bénédiction matérielle. Mais le temps vient où il sera mis fin à leurs mauvaises œuvres. Le temps vient où tous les « faux » seront silencieux, comme le dit la prophétie :
C’est pourquoi, leur chemin (le chemin des faux prophètes) sera glissant et ténébreux, ils seront poussés et ils tomberont ; car, je ferai venir sur eux le malheur… (Jér 23.12).
Alors se manifesteront les vrais Fils de Dieu. Cette puissante action de Dieu est annoncée dans la scène prophétique des noces de Cana.
La manifestation des fils de Dieu : liens prophétiques avec les noces de Cana
La manifestation des fils de Dieu à la fin des temps a lieu par la puissance de Dieu. Car, c’est l’action conjuguée de la Parole et de l’Esprit de Dieu qui manifeste les enfants de Dieu. Il est important de préciser avant d’aller plus loin, que la manifestation des fils de Dieu n’est pas seulement la manifestation de la puissance de Dieu, mais aussi la manifestation de la vie de Jésus-Christ dans le croyant. Car, la Parole de Dieu a le pouvoir de transformer. Celui qui se nourrit de la Parole de Dieu sera confondu à cette Parole et épousera ses attributs. La manifestation des fils de Dieu est donc la manifestation des attributs de la Parole de Dieu à laquelle nous sommes rendus semblables à la fin des temps. À la fin, nous épouserons les attributs et les vertus du Christ. Les élus épouseront entre autres vertus, la puissance de Dieu qui est une onction particulière qui vient sur les fils de Dieu à la fin de leur marche, pour les manifester au monde. Cette dernière étape du plan de Dieu pour les nations est prédite dans les noces de Cana, où Jésus-Christ fit son premier miracle. « Les noces de Cana » fait partie d’un ensemble de scènes prophétiques relatées dans les Évangiles.
Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus fut aussi invité aux noces, ainsi que ses disciples. Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont pas de vin. Jésus lui répondit : femme qu’y a-t-il entre toi et moi ? Mon heure n’est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs : faites tout ce qu’il vous dira. Il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : remplissez d’eau ces jarres. Et ils les remplirent jusqu’en haut. Puisez maintenant, leur dit-il et portez-en à l’organisateur du repas. Et ils lui en portèrent. L’organisateur du repas goûta l’eau changée en vin ; il ne savait d’où venait le vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient ; il appela l’époux et lui dit : Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent. Tel fut à Cana en Galilée, le commencement des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Après cela, il descendit à Capernaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n’y demeurèrent que peu de jours.
En vue d’une meilleure compréhension du sujet, il est important de donner la signification de tous les symboles contenus dans le texte. Le vin symbolise ici la puissance de Dieu – l’onction. Les jarres symbolisent les croyants. Paul parlant du croyant le comparait à un vase :
Si quelqu’un se purifie, il sera un vase d’un usage noble, sanctifié, utile à son Maître, propre à toute œuvre bonne. Dans une grande maison, il n’y a pas seulement que des vases d’or, et d’argent, mais il y en a aussi de bois et de terre ; les uns pour un usage noble et les autres pour un usage vil (2 Thim 2 . 20-22).
L’apôtre lui-même se compare à un vase de terre :
Nous portons ce trésor, dans des vases de terre, afin que cette puissance supérieure soit attribuée à Dieu et non à nous.
Paul, en tant que serviteur de Dieu rempli d’humilité et de crainte, compare sa faiblesse à l’argile de terre qui est fragile dans le ministère. L’eau symbolise la Parole de Dieu révélée. Marie mère de Jésus est le type de l’Église.
La scène a lieu lors des noces d’un mariage. Le Seigneur fut invité avec ses parents et ses disciples. Au cours du repas, le vin a manqué. Marie qui fit le constat s’adressa à son fils pour pourvoir au besoin des invités. Mais le Seigneur lui dit : « Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ? Mon heure n’est pas encore venue. » Marie ici est le symbole de la chrétienté parvenue au temps de la fin qui demeure nostalgique des temps anciens. Cette chrétienté réclame aujourd’hui du Seigneur, le vin, c’est-à-dire l’onction, la puissance de Dieu pour faire des miracles et opérer des prodiges.
Lorsqu’on jette un regard sur le monde de la chrétienté, on découvre qu’à l’ordre du jour, il y a des nuits de miracles et de grandes réunions spectaculaires qui sont destinées à faire éclater les grands prodiges et les miracles mensongers. On découvre des soi-disant « hommes de Dieu » qui font beaucoup de promesses au monde. Mais tout ceci est contraire à la Parole précieuse de Dieu. C’est ici la folie des faux prophètes et des faux christs. Les églises ont perdu les traces des temps anciens. Elles ont perdu les prédications des temps anciens, notamment la doctrine apostolique. Cependant, elles réclament les signes et les dons des temps anciens. Comment cela est-il possible ? Le Seigneur qui attache beaucoup d’importance aux anciens sentiers, les exhorte en ces termes :
Placez-vous sur les chemins, regardez, informez-vous des anciens sentiers : Où donc est le bon chemin ? Marchez-y, et trouvez le repos de vos âmes ! Mais ils répondent : nous n’y marcherons pas (Jér 6.16).
Le Seigneur dit :
J’ai suscité pour vous des sentinelles : soyez attentifs au son de la trompette ! Mais ils répondent : Nous n’y serons pas attentifs, informez-vous des anciens sentiers, puisque vous n’avez pas le repos de vos âmes. Mais plusieurs disent : nous n’écouterons pas. C’est pourquoi, ainsi dit le Seigneur : Me voici, je mets devant ce peuple des pierres d’achoppement contre lesquelles trébucheront ensemble Pères et fils, voisins et amis, et ils périront (Jér 6.21).
Le Seigneur a fait remarquer à Marie que son heure n’était pas encore venue. Ceci est vrai selon la répartition des temps dans le plan de Dieu. Le Seigneur a prévu la manifestation de ses fils à la fin des temps, avant l’enlèvement de l’Église-Épouse. C’est en ce moment que sera manifestée la pleine puissance de Dieu. Pour l’heure, il s’agit d’écouter et de mettre en pratique la Parole de Dieu révélée au temps de la fin. Il s’agit de se mettre à table pour manger le Corps du Seigneur (sa Parole) et boire son sang (son Esprit). Car, comme de nobles invités à table, le Seigneur sert à l’Église le repas accompagné du vin. Le vin n’est ni avant le repas, ni après le repas, mais il l’accompagne toujours. Ainsi la vraie onction repose sur la Parole de Dieu.
Nous remarquons que lorsque l’heure du Seigneur fut venue, il demanda que les serviteurs remplissent d’eau, les jarres qui étaient à l’entrée de la maison et qui servaient à la purification des Juifs. Ces jarres étaient d’un usage vil parce qu’elles devraient contenir l’eau qui servait au lavage des pieds des Juifs. Il est certain que pendant le repas, les premières jarres qui contenaient le premier vin étaient d’un usage précieux.
Les six jarres symbolisent les croyants qui ont reçu la Parole de Dieu révélée en ces temps de la fin. Ils ne sont pas considérés des hommes parce qu’ils n’ont rien qui puisse attirer les regards comme le Christ. Ils sont des gens remplis d’humilité et de simplicité, parce qu’ils contiennent la Parole qui sert à la purification de l’Épouse. C’est sur ordre du Seigneur que ces jarres furent remplies de l’eau de la Parole pour sanctifier les chrétiens à la fin des temps. C’est sur ordre du Seigneur que les serviteurs de Dieu donnent aux croyants ce qu’il leur faut pour leur toilette, afin qu’ils soient présentés devant Dieu, purs, sans taches ni rides, ni rien de semblable. Ces jarres sont faites en pierres. C’est ainsi que l’Église du Seigneur est bâtie sur le roc de la révélation :
Simon Pierre répondit : tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant… Et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette Pierre, je bâtirai mon église et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle (Mat 16.16-18).
Les serviteurs ont versé l’eau dans les jarres jusqu’à ce qu’elles soient pleinement remplies. De même, l’Épouse qui doit être une Épouse-Parole, doit manger de cette Parole pour épouser tous ses attributs. C’est seulement la Vérité biblique qui peut et doit nous sanctifier. Et cette sanctification se fait par le Saint-Esprit. Le miracle intervint lorsque l’eau qui fut versée dans les jarres se transforma en du bon vin. C’est ainsi que dans le déroulement final du plan de Dieu, ses fils qui ont reçu son Message de la fin des temps et qui présentement se nourrissent de sa Parole, seront visités par une puissante onction. La Parole qui est vivante en eux sera manifestée par une puissance particulière.
Les Faux christs
Car, il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus (Mat 24.24).
Le Seigneur ordonna qu’on porte de son vin à l’organisateur du repas. Lorsque celui-ci goûta le vin nouveau, il dit à l’époux : « Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent. » Le vin du Seigneur qui était le meilleur fut servi alors que les invités étaient ivres du premier vin qui était moins bon. C’est de cette même manière que les faux christs (faux oints) sont ivres. Avant la manifestation des fils de Dieu qui ont la vraie onction, il y a d’abord la manifestation des faux christs ; ceux dont le prophète William Branham a parlé dans sa prédication « les oints du temps de la fin », conformément à Matthieu 24. Plusieurs qui clament être serviteurs de Dieu ou prophètes ont reçu une fausse onction. Ils n’ont pas recherché les anciens sentiers de nos Pères apostoliques, mais réclament l’onction pour faire des miracles et opérer des guérisons. Ils sont de faux oints. Ils sont ivres du vin parce qu’ils ne l’ont pas reçu dans des vases purifiés par la Parole de Vérité. Le Seigneur faisait remarquer cela à ses disciples dans le livre de Matthieu :
On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres, autrement, les outres se rompent, le vin se répand et les outres sont perdues, mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et l’ensemble se conserve (Mat 9.17).
Le vin nouveau ne peut tenir dans de vieilles outres. Les vieilles outres symbolisent le vieil homme, la vie charnelle dont on doit obligatoirement se débarrasser si on veut être manifesté comme fils de Dieu. Il est donc primordial que la Parole de Dieu fasse premièrement son travail de purification et de sanctification avant que la puissance de Dieu vienne sur nous. Malheureusement, les faux christs reçoivent une fausse onction. Ils reçoivent l’onction dans une âme et dans un esprit souillés par le péché, parce qu’ils n’ont pas reçu la Vérité pour être sanctifiés. Alors, ils séduisent les hommes par de grands signes et les miracles, mais ne prêchent pas la Vérité biblique. Ils le font pour se perdre eux-mêmes et égarer les autres. Car, les outres se rompent, le vin se répand et les outres sont perdues. C’est à l’intention des vieilles outres qu’est écrit Matthieu 7.22. Ils diront : « Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? N’avons-nous pas chassé les démons en ton nom ?… » Mais ils seront rejetés par le Christ qui ne les a jamais connus à cause de leur nature de péché.
Au contraire, on met le vin nouveau dans des outres neuves, et l’ensemble se conserve. Les outres neuves sont ceux qui ont reçu la vie de Christ, comme il est écrit :
Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles (2 Cor, 5.17).
Tous ceux qui sont en Christ, dans la sainteté sont des outres neuves, de nouvelles créations de Dieu, lesquelles peuvent recevoir et conserver le vin nouveau. C’est le Message biblique reçu en ce temps de la fin qui fait des croyants des outres neuves, parce que sanctifiés, purifiés, et prêts à recevoir l’onction dernière pour être manifestés comme fils de Dieu. Cette grande onction fera des élus, des hommes surnaturels, semblables à Jésus-Christ.
Mise au point
La manifestation des fils de Dieu est différente du baptême du Saint-Esprit en tant qu’expérience personnelle vécue par le croyant. L’onction que les fils de Dieu recevront à la fin des temps pour être manifestés comme tels est un plein baptême du Saint-Esprit dans le Corps de Christ, en vue de l’enlèvement. Il faut ici faire la différence entre le baptême du Saint-Esprit du croyant individuellement et le baptême du Saint-Esprit de tout le Corps de Christ, qui produit nécessairement un réveil.
Le baptême du Saint-Esprit n’est pas lié aux miracles. Nous avons entendu des frères dire qu’ils n’ont pas encore reçu l’Esprit Saint pour la simple raison qu’ils n’accomplissent pas les œuvres miraculeuses qui avaient cours au temps des apôtres. Pour eux, ils recevront le baptême du Saint-Esprit lors de la manifestation des fils de Dieu dans la mesure où les Écritures prévoient des signes et des prodiges dans cette dernière phase du déroulement du plan de Dieu. Ceci n’est pas vrai selon les Écritures. Car, au temps des apôtres, l’Église était à son implantation. C’est pourquoi, le Seigneur a accordé aux apôtres, et le baptême du Saint-Esprit et le baptême de feu en même temps :
Lorsque le jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un souffle violent qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres leur apparurent ; elles se posèrent sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint (Act 2).
Jean-Baptiste était rempli du Saint-Esprit depuis le sein de sa mère, mais ne faisait pas des miracles particuliers. Il était rempli d’Esprit Saint pour prêcher la Parole de Dieu avec autorité. Ce même Jean-Baptiste, rendant témoignage de Jésus, affirma ceci :
Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne mérite pas de porter ses sandales. Lui vous baptisera d’Esprit Saint et de feu (Mat 3.1).
Si nous avons reçu le baptême du Saint-Esprit, attendons notre tour de recevoir le baptême de feu pour l’œuvre à accomplir en tant que Corps de Christ. Le baptême de feu est le second baptême de l’Esprit dont le Seigneur doit baptiser son Corps à la fin des temps pour le Ministère de l’Épouse. Il s’agit du déversement de sa puissance dans son corps afin de le manifester. Jésus lui-même déclara ceci à la suite de Jean-Baptiste :
Je suis venu jeter un feu sur la terre et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et je suis pressé qu’il soit accompli ! (Luc 12.49-50).
Le Seigneur est la tête de son Corps. À ce titre, il est plus que concerné par ce baptême de feu qui a déjà eu lieu à la Pentecôte. C’est pourquoi, nous sommes à notre tour pressés qu’il arrive pour nous introduire dans le ciel. Tel Il est pressé de voir l’accomplissement de son œuvre, tels les membres de son Corps doivent l’être.
Ceux qui opèrent des miracles n’ont pas toujours l’Esprit Saint. Car, les faux christs font des miracles et opèrent des signes mensongers (Mat 7.22). Ceux qui ont l’Esprit Saint ne font pas toujours des miracles non plus. La seule et unique chose qui fait la différence, dans ce temps de confusion, entre les vrais et les faux chrétiens, est la prédication de la Vérité et l’obéissance à cette Vérité. Seule la Parole de Dieu fait la différence. C’est pourquoi, nous devons rechercher les anciens sentiers pour retrouver le message apostolique.
Dans plusieurs endroits des Écritures, il est parlé de cette manifestation des fils de Dieu comme étant une pluie. Jacques en parle :
Voici que le laboureur attend le précieux fruit de la terre, plein de patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu la pluie de la première et de l’arrière-saison (Jacq 5.7-8).
La pluie de la première saison est tombée à la Pentecôte. Cette grande onction a fondé l’Église du Nouveau Testament. Depuis, cette onction est demeurée sur la terre comme un feu allumé. Cependant, à la fin des temps, la pluie de l’arrière-saison doit pleuvoir pour manifester les fils de Dieu. Elle n’a rien à voir avec le baptême du Saint-Esprit. Elle vient pour faciliter la moisson. Cette dernière pluie sera plus abondante que la première. C’est ainsi que les Écritures en parlent partout où il est question de ce sujet :
… Oracle de l’Éternel des armées, la gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l’Éternel des armées… (Aggée 2.6-9).
Cette prophétie de l’Éternel est sortie lorsque les enfants d’Israël devraient rebâtir le temple de Jérusalem qui avait été détruit. Du point de vue prophétique, l’Église parvenue à la fin des temps, est ce temple. La première Église fut détruite après ses Pères parce que les frères qui sont venus dans les autres âges ne furent pas en mesure de retrouver tous les fondements pour rebâtir la doctrine. Mais Dieu dans son plan nous a fait la grâce à la fin des temps de retrouver les ruines de l’Église apostolique par le ministère de William Branham. Nous avons trouvé les fondements anciens et c’est sur ces fondements que nous bâtissons. C’est pourquoi, Dieu dans sa fidélité, donnera plus de gloire à cette dernière Église qu’à la première. Il est certain que l’onction que Dieu envoie à son Église de la fin des temps n’a jamais été envoyée sur la terre à un quelconque âge de l’Église. Il s’agit de la puissance de la résurrection pour les morts en Christ.
Plusieurs frères aspirent aux miracles et aux prodiges dans l’Église. Ceci est légitime parce que la Vérité marche avec la puissance de Dieu. Les miracles et les prodiges ont toujours lieu dans une assemblée qui vit la Parole du Seigneur et qui croit comme le dit la Bible. Aucun signe n’est aboli dans l’Église du Seigneur Jésus-Christ. Aucun don du Saint-Esprit n’est aboli pour ceux qui ont reçu le Saint-Esprit. Sur ce point, les chrétiens doivent savoir qu’il ne faut pas confondre la manifestation des fils de Dieu ou le Ministère de l’Église-Épouse avec l’exercice des dons dans les assemblées locales. Car, dans toute assemblée locale, qui vit la pleine foi en Jésus-Christ, a lieu la manifestation des dons spirituels, qui sont présentés dans 1 Corinthiens 12. Remarquez qu’il s’agit bien des dons du Saint-Esprit. C’est-à-dire que ces dons se retrouvent avec ceux qui ont reçu le Saint-Esprit et qui vivent leur pleine foi en Jésus-Christ.
Les prophéties et les Paroles de connaissance ne sont ni abolies maintenant, ni ajournées à la manifestation des fils de Dieu. Pas plus que ne sont abolis ou ajournés les dons de miracles, de guérisons, de parler en langue et toutes les autres opérations du Saint-Esprit qui accompagnent les serviteurs de la Parole dans l’Église. Celui qui considère sérieusement le Ministère du Seigneur Jésus dans les Évangiles se rend compte qu’à chaque fois qu’il se produisait une guérison ou un miracle particulier, le Seigneur disait au bénéficiaire : « Ta foi t’a guéri » ou « Ta foi t’a sauvé ». En rapport avec le centenier, il dit :
En Vérité, je vous le dis, je n’ai trouvé chez personne, même en Israël, une si grande foi… va, qu’il te soit fait selon ta foi. Et à l’heure même le serviteur fut guéri (Mat 8.10.13).
Au sujet de la foi du paralytique, Matthieu écrit :
On lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus voyant leur foi, dit au paralytique : prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés… lève-toi et marche (Mat 9.2-7).
À la femme qui perdait du sang, il dit :
Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même (Mat 9.22).
S’adressant à la femme Cananéenne, le Seigneur dit :
Ô femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu le veux. Et à l’heure même, sa fille fut guérie (Mat 15.28).
C’est la foi en Jésus-Christ qui guérit. Le livre des Rois rend témoignage de la femme de Sunem qui perdit son fils. Elle ne se découragea point et envoya chercher le prophète Élisée qui ramena l’enfant à la vie par la Puissance de Dieu. Cette femme avait une grande foi (2 rois 4.8-37). Tous ceux qui obtiennent du Seigneur un miracle le reçoivent par la foi dans la Puissance de Dieu. À ce sujet, Jacques dit que la foi sans les œuvres est une foi morte (Jacq 2.26). C’est pourquoi, quiconque dit avoir reçu la Vérité doit le démontrer par sa foi dans la Puissance de Dieu.
Lors des réunions du prophète William Branham, qui avait un don particulier de guérison, il prenait du temps pour susciter la foi chez les malades avant de prier pour eux, selon que l’ange du Seigneur le lui avait recommandé en mai 1946, lors de leur entretien. Ceci pour dire que c’est la foi seule qui attire la manifestation des dons et des prodiges dans l’église. Il ne peut avoir de miracles sans foi. C’est la foi des croyants qui suscite les opérations du Saint-Esprit dans les églises et dans les réunions. Pour qu’il y ait de la foi chez les croyants, il faut qu’il y ait aussi des prédicateurs de la foi, des hommes qui ont expérimenté Dieu et qui en parlent avec assurance pour éveiller la foi des enfants de Dieu. C’est pourquoi, là où il n’y a pas de foi, là non plus ne se manifestent les dons, les prodiges et les guérisons. Que ceux qui veulent voir les miracles et les prodiges à l’ancienne mode exercent leur foi à l’ancienne mode, sur les prédications des temps anciens, selon le témoignage de hébreu 11. Ce n’est pas en vain que Jésus disait : « Ta foi t’a guéri. » C’est la foi qui guérit, car, la foi a le pouvoir de prendre la Puissance de Dieu.
Dieu n’a jamais retenu les miracles et les prodiges dans les cieux. Mais il faut avoir de la foi pour les prendre. Il faut avoir de la foi comme cette femme qui perdait du sang depuis plusieurs décennies pour être guéri. Dans les jours du Ministère de l’Épouse, il se produira de grands signes parce qu’en ce temps-là, les fils de Dieu auront atteint la foi parfaite en Jésus-Christ. Ce sera à cause de la foi parfaite de l’Épouse qu’il y aura de grands signes. C’est pourquoi, dans tous les cas, il s’agit de la foi. Plusieurs parmi les saints ne croient pas en Dieu. Ils pensent qu’ils croient, mais la réalité arrive toujours à démontrer que plusieurs sont sans foi réelle dans le nom de Jésus. Même les prédicateurs du Message du temps de la fin s’enferment dans « la manifestation de l’Épouse » pour justifier la faillite de l’Église dans la question de la foi pour démontrer la puissance de Dieu.
S’il n’y a pas de dons ou de puissance de Dieu qui se manifestent dans les assemblées, cela est simplement dû au manque de foi, provenant de prédications défaitistes qui endorment la foi des saints. Tout serviteur de Dieu doit prêcher la foi et la puissance de Dieu. Le reste appartient au Seigneur. Car, dans aucune Écriture, il est interdit de prêcher la foi et la Puissance de Dieu. Aucune Écriture non plus ne dit que les dons et les autres opérations de l’Esprit sont ajournés ou suspendus jusqu’à un nouvel ordre.
Il est impérieux que les prédicateurs et l’ensemble de l’Église comprennent que la manifestation des fils de Dieu ou le Ministère de l’Épouse n’a rien à voir avec les dons et les opérations du Saint-Esprit qui doivent continuer d’avoir lieu dans l’Église du Seigneur Jésus-Christ. Nous appelons de tout notre vœu la visitation du Seigneur. Mais puisque nous ne savons le jour de cette visitation particulière, marchons comme si c’était maintenant. Prêchons la foi et la puissance de Dieu. Et que chacun exerce pleinement sa foi en Christ. Que les frères arrêtent de parler comme si le réveil était à venir. Car, nul ne sait quand le réveil aura lieu. Que chacun se comporte comme s’il devrait produire le réveil, et le réveil viendra.
Il est vrai que le Seigneur a gardé le bon vin jusqu’à la fin pour ses fils. Nul n’a encore goûté à ce vin, parce qu’il est réservé à un peuple qui s’est conservé pour le Seigneur en se consacrant à la purification et à la sanctification par sa Parole. Le Seigneur servira ce vin lorsque tout le monde entier sera enivré du vin frelaté et de la manifestation des faux christs. Cette œuvre fut le premier miracle du Seigneur Jésus. En cela, il a encore démontré qu’Il est le commencement et la fin. Le Seigneur a commencé son œuvre du Nouveau Testament par la Pentecôte. Il l’achèvera par la Pentecôte.
Les incrédules et les croyants mal affermis se servent de cette scène prophétique pour dire que le chrétien peut boire du vin dans la mesure où le Seigneur lui-même en a fabriqué lors des noces de Cana. Nous rappelons que cette scène n’a rien à voir avec les interprétations charnelles et superficielles de quelques personnes liées par l’envie du vin. En ce qui concerne les élus, la Bible les exhorte à être remplis d’Esprit Saint et non de vin :
Ne vous enivrez pas de vin, c’est de la débauche, mais soyez remplis de l’Esprit… (Éph 5.18).
Ailleurs, Paul prescrit que les frères se gardent de boire du vin si cela doit être un scandale à d’autres frères mal affermis :
Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire du vin, et de s’abstenir de ce qui est pour ton frère une cause d’achoppement, de chute ou de faiblesse (Rom 14.17-21).
Tout m’est permis, mais tout ne m’est pas utile (1 Cor 10.23).
Certainement que ceux qui prêchent pour le vin sont aux prises avec l’adversaire qui s’est révélé à eux dans la convoitise charnelle, malgré leurs bonnes intentions. Si du moins, ils savent qu’ils sont liés par un esprit de séduction. Nos Pères, les apôtres, n’étaient pas remplis de vin. Ils ne passaient pas non plus le temps à boire du vin. Il n’est pas certain que l’apôtre Paul lui-même buvait du vin. Quand il l’a conseillé à Timothée, ce fut à cause de son mal du ventre. Nos Pères prenaient du vin lors de la Sainte Cène comme le Seigneur le leur avait demandé de le faire. C’est pourquoi, je vous exhorte, à l’heure où nous sommes parvenus, à entretenir l’Esprit Saint que nous avons reçu par le jeûne, la prière et la méditation.
Appendice 1 : trois grandes visions du Message de la fin des temps
Le prophète et la vision
L’Éternel dit : Écoutez bien mes Paroles ! Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une vision que Moi, l’Éternel, je me ferai connaître à lui, c’est dans un songe que Je lui parlerai (Nbres 12/6).
C’est de cette manière que l’Éternel s’adressa à Aaron et à Miriam lorsqu’ils murmurèrent contre Moïse. À Moïse, Dieu parlait de vive voix et lui faisait contempler sa gloire. Après lui, Dieu parlait aux prophètes en songe et en vision. C’est dans les visions qu’Il leur dévoilait son plan et sa volonté. C’est en vision qu’Il les avertissait. Les visions sont donc d’une importance capitale dans le déroulement du plan de Dieu. Un peuple sans la vision prophétique ne peut avancer dans sa marche. Car la vision éclaire et oriente la marche du peuple.
Dans sa définition biblique, la vision est un moyen de communication entre Dieu et les hommes au même titre que les songes. C’est pourquoi il est écrit :
Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y fait pas attention. Il parle en songe, en vision nocturne… (Job 33/14-15).
La vision est une expérience qui est continuellement vécue par les chrétiens et par l’ensemble des serviteurs de Dieu, selon que le Seigneur l’avait promis dans les prophéties :
Vos jeunes gens auront des visions… (Joel 2/28).
Dans l’Ancien Testament, les prophètes étaient des voyants. Ils assistaient au Conseil de Dieu par les visions. C’est ainsi que Michée debout devant Achab pouvait dire :
J’ai vu l’Éternel siégeant sur son trône et toute l’armée des cieux se tenant auprès de lui, à sa droite et à sa gauche (1 Rois 22/19).
Michée prenait ainsi part au Conseil de Dieu et pouvait annoncer au roi Achab qu’un esprit impur s’était proposé dans la présence de Dieu, de séduire ses prophètes, en mettant le mensonge dans leur bouche. V 21-22. C’est de cette manière qu’Ésaïe vit la gloire de Dieu remplissant le temple :
L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre et disaient : saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire (Ésaïe 6).
C’est encore de cette manière que plusieurs prophètes tels que Daniel, Ézéchiel, Jérémie etc. eurent des visions dans l’Ancien Testament.
Dans le Nouveau Testament, les apôtres sont présentés comme les prophètes. Ils avaient la vision de l’œuvre de Dieu. Le livre d’Éphésiens présente les apôtres et les prophètes du Nouveau Testament comme étant au fondement de l’œuvre de Dieu :
Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes (Eph 2/20).
L’apôtre Jean a eu la vision de l’apocalypse – Paul a été ravi au troisième ciel – Pierre également avait des visions. Ces apôtres étaient des prophètes et avaient déjà la vision de la fin des temps. C’est pourquoi ils ont pu écrire des prophéties concernant notre temps. Dieu n’envoie jamais plusieurs prophètes pour donner la direction à suivre. Il ne pouvait pas avoir plusieurs Élie en son temps, ni plusieurs Élisée. Il ne pouvait pas non plus avoir plusieurs Samuel. Pas plus qu’il ne pouvait avoir plusieurs Ésaïe ou plusieurs Jérémie ou plusieurs Ézéchiel. Il ne pouvait pas avoir plusieurs Jean-Baptiste en son temps. Même quand il y en a plusieurs, un seul a la direction divine. Moïse n’était pas le seul prophète dans le désert. Mais il avait seul la direction divine.
Dans notre génération, Dieu a suscité un prophète majeur en la personne de William Branham pour restaurer la Vérité biblique dans ses anciens fondements, c’est-à-dire les fondements des apôtres et des prophètes du Nouveau Testament. Il s’agit d’un exode des chrétiens des églises organisées qui ne sont plus dans la voie de la Vérité, vers la foi apostolique – un retour à la Parole de Dieu telle que prêchée à l’origine. Cette grande vision de l’œuvre à la fin des temps est divisée en trois grandes parties – conduites par trois esprits en trois ministères.
Première vision
Le ministère d’Élie
Ministère de restauration de la Parole
Voici moi-même je vous enverrai le prophète Élie, avant la venue du jour de l’Éternel, jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs fils et le cœur des fils à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit (Mal 4/5).
Nous savons que ce ministère d’Élie le prophète concerne premièrement le ministère de Jean-Baptiste pour préparer la venue du messie et deuxièmement celui de William Branham pour préparer la seconde venue du Seigneur Jésus-Christ, qui est maintenant très imminente. William Branham était un prophète parce qu’il avait le « Ainsi dit le Seigneur ». En tant que prophète, il avait un Message particulier pour notre génération. Ce Message de Dieu se trouve dans le deuxième volet de Malachie 4/5. Il s’agit en substance de ramener le cœur des fils à leurs pères – c’est-à-dire ramener les chrétiens parvenus au temps de la fin à la foi de leurs pères apostoliques, parce que les églises organisées ont quitté la voie de la Vérité. Dans l’ordre de mission que Dieu a adressé au frère Branham en juin 1933, devant plusieurs personnes, cela transparaît clairement. Il lui fut dit ceci :
De même que Jean-Baptiste a été envoyé pour préparer ma première venue, tu es envoyé avec un message qui préparera ma seconde venue.
Ce qui intéresse les chrétiens et que le monde entier doit savoir : c’est que William Branham en tant que prophète était porteur d’un Message de Dieu pour le monde entier. Et ce Message est donné pour la préparation des chrétiens en vue de leur rencontre avec le Seigneur Jésus-Christ dans l’enlèvement. La chrétienté se trouve aujourd’hui dans le chaos parce que l’esprit de séduction s’est emparé d’elle par l’implantation des fausses doctrines qui ont obstrué la voie de la Vérité. Il fallait un prophète à la dernière génération pour rétablir la Vérité dans la vie des enfants de Dieu. Cette œuvre précède le retour du Seigneur Jésus. Ainsi, de même qu’un prophète a précédé la venue du messie, il fallait qu’un autre précède son retour. Il ne pouvait pas en être autrement. Et c’est ce ministère de retour inconditionnel à la foi apostolique qui a proclamé le Message du temps de la fin. Il s’agit d’un exode spirituel des chrétiens des églises organisées vers la foi biblique originelle – un retour dans les Actes des apôtres, parce que les Actes des apôtres sont au fondement de l’Église.
William Branham en tant que prophète messager a reçu pendant son ministère la révélation des Saintes Écritures, de la Genèse à l’Apocalypse. Il a reçu la révélation des visions de Daniel, étant donné que ce livre fut scellé pour la fin des temps. Toute cette révélation des Saintes Écritures constitue un important dépôt de nourriture – car c’est ainsi qu’a parlé l’Éternel :
Les champs sont saccagés, le sol est dans le deuil ; car les blés sont ravagés, le vin nouveau est épuisé, l’huile est desséchée. Les laboureurs sont épuisés, etc…
Puis il est dit encore :
Devant nos yeux, la nourriture est retranchée, ainsi que la joie et l’allégresse, de la maison de notre Dieu (Joël 1/10-12 ; 16).
Mais par le ministère du prophète William Branham, l’Éternel s’est ému de jalousie pour son pays, il a eu pitié de son peuple – l’Éternel a répondu : Il a dit à son peuple :
Me voici ! Je vous envoie du blé, le vin nouveau et l’huile, et vous en serez rassasiés (Joël 2/18-19).
Pour les nations, cette prophétie s’est accomplie. Dieu a visité son peuple par le ministère du fils de l’homme qui a été accompli dans la vie de William Branham. Ceux qui ont compris ce ministère vivent en parfaite communion avec Dieu et ne sont pas séduits. Dans notre âge, l’Esprit Saint a encore été répandu comme à la Pentecôte, car l’Éternel a encore dit :
Après cela, (c’est-à-dire après la restitution de la Parole prophétique), je répandrai mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes et vos jeunes gens des visions (Joël 3/1).
C’est pour cette raison que dans ce Message, plusieurs frères et sœurs ont véritablement fait l’expérience de la nouvelle naissance et du baptême dans l’Esprit Saint.
Ceux qui rejettent le Message du temps de la fin prêché par le prophète William Branham sont séduits. Ils sont séduits parce qu’ils ont rejeté la véritable vision de l’œuvre de Dieu à la fin des temps. Ils sont séduits d’une manière ou d’une autre. Ainsi, le ministère de Branham est un ministère de restitution et de rétablissement – ce ministère rétablit la Vérité biblique sur les chandeliers des cœurs des chrétiens parvenus au temps de la fin. Que cela soit su de tous : le rétablissement en question est un rétablissement de la Parole dans les cœurs et non sur un chandelier imaginaire. Il ne s’agit pas d’un chandelier imaginaire, mais il s’agit bien pour les élus qui sont parvenus à la fin des temps de recevoir une restitution et un rétablissement total de la Vérité dans les cœurs.
Plusieurs dans l’Église reconnaissent que William Branham avait un grand ministère de guérison. Mais cela ne suffit pas et ne sert de rien. Le fait de savoir que William Branham avait un puissant ministère ne sert de rien et n’édifie personne. Ce qui est important demeure la compréhension vraie de l’œuvre que le Seigneur Dieu a décidé d’entreprendre dans le ministère de William Branham pour toute la chrétienté. William Branham n’a pas créé de dénomination avec une doctrine particulière. Au contraire, il a pendant son ministère prêché contre les églises organisées selon les hommes, desquelles Dieu lui a donné l’ordre, à lui et à tous ceux qui venaient à lui, de sortir, parce que ces églises ont quitté la voie de la Vérité qui est Christ. Elles sont désormais organisées pour l’enrichissement personnel et la gloire des dirigeants. Sortez des églises organisées et venez à Jésus-Christ par le Message du temps de la fin et vous serez édifiés dans le corps de Christ. Car c’est en suivant le Message de l’heure que vous êtes imprégnés des réalités du plan de Dieu. Ainsi, la première vision du Message du temps de la fin est le ministère de William Branham qui produit de la nourriture pour le peuple qui est parvenu aux temps de la fin et qui a faim.
En rapport avec les évangiles, le ministère de William Branham allume les lampes des dix vierges dans Matthieu 25. Il est question de dix vierges qui prirent leurs lampes pour aller à la rencontre de l’époux. Comme elles sont vierges, il est clair qu’elles ne se sont pas souillées, ni prostituées avec les religions. Elles ont reçu la Vérité pour se sanctifier – et cette Vérité a allumé leurs lampes, comme le dit la prophétie. Parmi les vierges, cinq sont sages et cinq autres sont folles. Les sages sont celles qui ont vu au-delà de la première vision – celles qui ont vu la deuxième vision et qui ont compris qu’en plus de la lampe, il fallait prendre de l’huile. Par contre, pour les folles, leur vision s’est seulement limitée à la lampe allumée. Elles n’ont pas pris de réserve d’huile. Durant le ministère du frère Branham, Dieu lui a demandé d’emmagasiner de la nourriture. Cette nourriture était ses prédications qu’il devrait enregistrer – lesquelles devraient servir à la préparation de l’Épouse du Seigneur. Les prédications de William Branham véhiculent un Message prophétique important à saisir.
En réalité, il n’est pas facile de passer d’une vision à une autre. Mais c’est ce qu’il faut faire à chaque fois que le Seigneur le commande. En effet, le plan de Dieu est une succession d’événements dont il faut toujours suivre le commencement, le déroulement et la fin. Dans les visions, les événements se succèdent – ils sont liés entre eux mais ne se ressemblent pas.
La mort de William Branham a marqué la fin de la première vision qui consistait donc à emmagasiner de la nourriture pour l’Épouse qui est parvenue à la fin de l’histoire du salut. Cette nourriture est donnée par l’Époux céleste à son Épouse pour sa préparation. Le grand regret est qu’après la mort du frère Branham, plusieurs soient demeurés dans les ténèbres, bien qu’ayant reçu le Message pour être éclairés. Ils n’ont pas été éclairés parce qu’ils n’avaient pas la vision. Car celui qui n’a pas la vision du Message n’est pas éclairé. Recevoir le Message ne suffit pas, mais il faut avoir sa vision.
Plusieurs ont reçu le Message du temps de la fin mais peu sont ceux qui en ont reçu la vision. Or ceux qui n’ont pas reçu la vision n’ont pas les yeux en bon état selon qu’il est écrit dans Matthieu 6 / 22-23 :
L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera illuminé, mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres !
Tout le Corps du Christ doit être bien illuminé – c’est pour cette raison que Dieu envoie toujours des serviteurs qui ont des yeux prophétiques en bon état, des yeux d’aigle, pour voir ce qui se passe. Dans le Corps du Christ, ceux qui ont les yeux en bon état saisissent la vision. Mais ceux qui ont les yeux en mauvais état ont toujours des difficultés à passer d’une vision à une autre. Il arrive même qu’ils n’y parviennent pas. Et lorsqu’il en est ainsi, ils demeurent dans les ténèbres du Message de la fin des temps.
Deuxième vision
Le ministère du serviteur fidèle et prudent
Ministère de distribution de la nourriture
Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son Maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? (Mat 24.45).
La deuxième vision concerne le ministère du serviteur fidèle et prudent. Tel qu’il est écrit, ce serviteur est établi sur les gens de la maison du Seigneur et est chargé de donner la nourriture, la ration de blé à toute la maison au temps convenable. Ce blé promis dans les prophéties bibliques a été emmagasiné lors du ministère de William Branham et constitue de la nourriture qui devrait être distribuée à toute la maison du Seigneur, qui est son Corps, pour sa préparation. Ce travail de distribution de la nourriture est le ministère de notre bien-aimé frère, le docteur Ewald Frank. Il rend lui-même le témoignage dans la lettre circulaire n° 52, répondant à un frère qui se préoccupait de savoir si son ministère était biblique :
Cela suffit ! Ne parle pas comme cela… Je refusai par un signe et dis : comment mon ministère pourrait-il être dans la Bible ? Cependant le matin suivant, très tôt, alors que je venais de prendre ma Bible pour lire, j’entendis la même voix du Seigneur : « Mon serviteur, Je t’ai destiné selon Matthieu 24 verset 45, à distribuer la nourriture au temps convenable. »
Le ministère du frère Frank est destiné à distribuer la nourriture qui a été produite par le ministère du frère Branham. Et cette nourriture est l’ensemble des prédications de frère Branham, enregistrées sur bandes. Ces prédications sont aujourd’hui traduites en plusieurs langues et envoyées partout dans le monde par la mission de Krefeld et celle de la Suisse. En tant que docteur des Saintes Écritures, le frère Frank a lui-même l’esprit de la prophétie pour comprendre la Parole prophétique et la placer là où elle doit être. Ceci est le travail d’un aigle. Il est important de savoir que ce ministère est strictement lié à celui du prophète Branham. C’est comme Moïse et Aaron. C’est pour cette raison que Dieu a permis que le frère Frank puisse côtoyer le frère Branham pendant une dizaine d’années. C’est également pour cette raison que le frère Branham lui-même reçut de Dieu la révélation du ministère de frère Frank, et qu’il lui dit :
Frère Frank, tu as mal compris ce que le Seigneur t’a dit. Tu pensais qu’une famine terrestre venait, et naturellement que tu as emmagasiné des vivres et de la nourriture. Cependant le Seigneur veut envoyer une faim de sa Parole, et la nourriture que tu dois emmagasiner est la Parole de Dieu promise pour ce temps, que le Seigneur a révélée et qui se trouve dans les prédications qui sont enregistrées sur bandes.
Frère Branham fit cette déclaration au frère Frank le 03 décembre 1962, c’est-à-dire trois ans avant sa mort. Je n’étais pas témoin mais je relate les faits selon les propos du frère Frank lui-même qui a nommé des témoins qui ont assisté à sa conversation avec le frère Branham. Déjà dans cette déclaration, le frère Branham avait souligné le ministère du frère Frank. Il s’agit d’emmagasiner et de distribuer le Message du temps de la fin contenu dans les prédications du prophète. C’est à ce travail que s’attelle le frère Frank depuis la mort de William Branham. Plusieurs accusent le frère Frank de produire lui-même des brochures, et donc de la nourriture. À ceux-ci, qui n’ont pas la vision du Message, je dis ceci : distribuer la nourriture au temps convenable ne veut pas dire imprimer les brochures qui contiennent les prédications du frère Branham, sinon les imprimeurs et tous les frères et sœurs qui donnent leurs biens pour l’impression de ces brochures seraient des serviteurs fidèles et prudents. Selon le Ainsi dit le Seigneur dans sa Parole, celui qui est le serviteur fidèle et prudent est bien Ewald Frank. Et sa tâche consiste à donner l’orientation divine après la mort du prophète, en clarifiant pour ceux d’entre nous qui désirent comprendre, les points de doctrine qui ont été soulevés pendant le ministère du prophète. À notre connaissance, Ewald Frank n’a jamais écrit quoi que ce soit en dehors du ministère du frère Branham ; même quand il le voudrait, il ne le pourrait pas, parce que son ministère est strictement lié à celui du frère Branham. Ceux qui l’accusent de contredire le prophète le font à tort.
Quand le prophète est mort, la vision de l’œuvre a automatiquement changé.
Il s’agissait maintenant de distribuer dans le monde entier la nourriture qui avait été produite au cours de son ministère. Ceux qui avaient une vision limitée de l’œuvre de Dieu et du Message attendaient que William Branham ressuscite des morts. Toutes ces personnes étaient excusables tant que l’œuvre n’avait pas encore repris et que tous ignoraient ce que Dieu allait faire. Mais dès l’instant où le Seigneur fait savoir à toute l’Église qu’Il lui a envoyé un serviteur pour lui distribuer la nourriture au temps convenable, nous ne sommes plus excusables devant Dieu si nous avons toujours les yeux rivés à Jeffersonville. Frère Branham est mort. Il était prophète, mais il est bel et bien mort. L’œuvre a changé de vision.
Malheureusement, plusieurs ont renié le ministère du frère Frank et lui ont même contesté ses rencontres avec le frère Branham. Mais sachez ceci, car c’est selon le Seigneur : n’espérez pas dans l’enlèvement des saints quand vous avez renié le ministère qui est chargé de préparer l’Épouse du Seigneur Jésus qui ira dans cet enlèvement. En effet, ce n’est pas William Marrion Branham qui est chargé de préparer l’Épouse du Christ mais bien le Message dont il était porteur. Le Ministère de William Branham a donné ce qu’il fallait pour la préparation de l’Épouse, mais celui dont le Ministère apprête effectivement l’Épouse par le Message est Ewald Frank. Quand vous avez renié son ministère, n’espérez pas dans l’enlèvement de l’Épouse, car tous ceux qui ont renié le Ministère du frère Frank ont aussi renié le Ministère du frère Branham.
C’est pourquoi il est important que Dieu nous donne des yeux en bon état pour nous permettre de toujours voir ce qu’Il est en train de faire. Peu importe ceux avec qui Il travaille, pourvu qu’on sache ce que Dieu est en train de faire. Frère Frank a compris que son temps était arrivé, après la mort du prophète, et Dieu lui a adjoint notre bien-aimé frère Alexis Barilier, cet autre apôtre du Christ. Ces deux ministères travaillent à la distribution de la nourriture dans tout le Corps de Christ.
Selon que le Seigneur l’a dit, le serviteur fidèle et prudent est établi sur les gens de la maison du Seigneur, et donc sur tous les ministères au temps de la fin. Donc tous les ministères qui se réclament de ce Message du temps de la fin doivent travailler en accord avec celui de Matthieu 24/45. Et cette collaboration est spirituelle. Elle a consisté dans le fait que tout le Corps du Christ ait reçu continuellement les brochures qu’il fallait, que ce soit les prédications du frère Branham ou les écrits du frère Frank. Et chaque fois, les écrits du frère Frank ont donné les enseignements et les informations qu’il fallait pour garder la vision. Je dis bien pour garder la vision, parce que plusieurs l’ont perdue, en reniant le ministère d’Ewald Frank.
Troisième vision
La voix de minuit – un ministère de réveil
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : voici l’époux, sortez à sa rencontre ! (Mat 25.6).
Il y a une troisième vision – et c’est vers elle que nous avançons maintenant. Pour en parler, il est important que nous insistions sur le ministère du serviteur fidèle et prudent. Ce ministère avec tous les autres qui l’entourent préparent l’Épouse du Seigneur Jésus-Christ qui doit sortir des dix vierges dont il est parlé dans Matthieu 25. Or il est écrit que comme l’époux tardait, toutes les vierges s’assoupirent et s’endormirent. Il est clair que les vierges ont allumé leurs lampes. Il est aussi clair que cinq d’entre elles qui sont sages ont pris de l’huile en réserve et cinq autres qui sont folles ont manqué d’en prendre. Mais comme l’époux tardait à venir, elles se sont assoupies et endormies. L’Église du Dieu vivant doit impérativement comprendre qu’elle s’est assoupie et endormie. Toutes les vierges sont endormies. Les sages comme les folles sont toutes endormies.
C’est pourquoi la troisième vision du Message du temps de la fin est une vision de réveil. La première vision est une vision de rétablissement de la Parole sur les chandeliers des cœurs – la deuxième vision est une vision de préparation de l’Épouse et la troisième vision est une vision de réveil des vierges – la vision de la manifestation de l’Épouse. Le ministère de la voix de minuit est un ministère de réveil. Car c’est à son cri que les vierges endormies se réveillent. Ce ministère est presque confondu au Ministère de l’Épouse mais n’est pas le Ministère de l’Épouse. Selon qu’il est écrit, l’Épouse a un ministère – mais l’Épouse endormie ne peut exercer son ministère. Elle ne peut se réveiller elle-même non plus. Toutes les dix vierges endormies ne peuvent se réveiller elles-mêmes. Mais c’est le cri de minuit qui les réveille, puis les sages qui forment l’Épouse sont manifestées comme des fils de Dieu et enlevées au ciel.
La voix de minuit ne doit pas être assimilée au ministère de William Branham, ni à celui d’Ewald Frank. Les trois ministères sont liés mais ne sont pas les mêmes. La particularité de ce dernier ministère est qu’il vient annoncer le réveil de l’Épouse. La voix de minuit est également la sentinelle de la nuit selon Ésaïe 21/11 :
Sentinelle, qu’en est-il de la nuit ? Sentinelle qu’en est-il de la nuit ? La sentinelle répond : le matin vient, et la nuit aussi. Si vous voulez interroger, interrogez ; convertissez-vous et venez.
En même temps que minuit désigne le milieu de la nuit, il annonce aussi la parution d’un nouveau jour. Vers le soir, la lumière est apparue selon Zacharie 14/7. Cette lumière est également la colonne de feu qui a allumé les lampes des vierges. Entre le soir et minuit, il y a un trajet de préparation qui est effectué par les vierges sous la direction du ministère du serviteur fidèle et prudent. Mais au cours de ce trajet, comme l’Époux tardait à venir, les vierges se sont assoupies et endormies. C’est pourquoi Dieu le sachant a posté une sentinelle dans la nuit pour indiquer l’heure. La sentinelle de la nuit indique qu’il est minuit. Entre minuit et le lever du Soleil, est exercé son ministère et celui de l’Épouse, parce que ces deux ministères sont liés.
Il n’y a donc plus de temps. Le matin vient pour nous qui avons reçu le Message de la fin des temps et qui avons été préparés par le ministère de Matthieu 24.45. Mais la nuit vient aussi pour ceux qui subiront la colère de Dieu au commencement de son jour. C’est ainsi que le Seigneur a lui-même parlé de ce temps :
La nuit vient où personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, Je suis la lumière du monde (Jean 9.4-5).
La sentinelle de minuit entreprend également une œuvre d’évangélisation – c’est pourquoi elle avertit en ces termes : « Convertissez-vous et venez. » L’appel à la conversion est un ministère qui est exercé dans les trois grandes visions de la fin des temps, mais à minuit, cet appel est lancé comme un avertissement.
Le cri de Matthieu 25/6 ne doit pas être confondu à la voix de l’Archange, ni au son de la trompette qui annonce la descente du Seigneur en vue de l’enlèvement, selon 1 Thessaloniciens 4/15-16. La voix de l’Archange retentit dans les cieux et annonce avec la trompette la descente du Seigneur du ciel. C’est alors que les puissances des cieux sont ébranlées comme il est écrit. Le cri de minuit n’est pas un cri qui est émis par l’Épouse elle-même pour la simple raison que ce cri est adressé aux vierges. Le cri n’est même pas spécialement adressé à l’Épouse, mais à toutes les dix vierges, desquelles doit sortir l’Épouse. Au moment où l’Épouse est à l’œuvre, le Seigneur bien qu’étant sur le point de descendre est toujours retenu au ciel. Il ne descend que lorsque l’Épouse a pleinement accompli son Ministère.
Effectivement, selon Ésaïe 40/6, toute chair est de l’herbe, et son éclat comme la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur se fane, quand le vent de l’Éternel souffle dessus. Aussi Joël écrit : « Le vin nouveau est épuisé, l’huile est desséchée. » Les laboureurs (que nous sommes) sont épuisés…, mais tous les élus attendent de Dieu un temps de rafraîchissement. Mais pour que la pluie de rafraîchissement arrive, il faut que les élus soient conscients qu’ils sont assoupis et endormis. Ceux qui ont reçu le Message du temps de la fin doivent reconnaître qu’ils sont endormis. Mais la volonté de Dieu n’est pas que l’Épouse de Christ reste assoupie et endormie. C’est pourquoi, maintenant s’ouvre une autre vision qui est celle du réveil, pour faire sortir du sommeil et de l’assoupissement toutes les vierges. Le temps est venu de recevoir la pluie de l’arrière-saison, la pluie du printemps qui facilite la moisson comme il est écrit dans Zacharie :
Demandez à l’Éternel qu’il pleuve au temps de la pluie du printemps ! L’Éternel produira des orages et leur donnera une averse de pluie (Zach 10:1).
La vision de la fin des Temps en rapport avec l’œuvre de reconstruction de Jérusalem du retour de la déportation des enfants d’Israël
La révélation de tes Paroles éclaire, elle donne de l’intelligence aux simples (Ps 119/130).
Quand il n’y a pas de vision, le peuple est sans frein (Prov 29/18).
Selon qu’il est écrit, la révélation des Paroles de Dieu éclaire. En effet, aucune révélation venant de Dieu ne peut obscurcir ses propres voies devant son peuple. La révélation de Dieu donne de l’intelligence aux hommes qui sont simples. À la fin des temps, seuls les simples reçoivent les révélations de Dieu avec les visions appropriées. Car un peuple sans vision céleste est sans frein. Seule la vision donne l’orientation divine à suivre. Seuls les voyants retrouvent les traces de l’Esprit dans la marche. C’est pourquoi Dieu n’a pas privé son peuple de prophètes. De tout temps, il a existé des prophètes parmi le peuple de Dieu. Dans notre âge, les visions sont merveilleuses, car elles nous accordent une révélation claire des Saintes Écritures. Et le grand privilège que nous avons est que nous sommes parvenus dans un temps où tout le plan de Dieu est en train de s’achever sous nos propres yeux dans une simplicité trop étonnante.
Pour une meilleure compréhension de cette vision, il est bien que nous soyons placés dans son contexte prophétique qui est le retour de la déportation du peuple juif. En effet, le contexte prophétique dans lequel se trouve actuellement le peuple de Dieu élu est celui du retour de la déportation du peuple juif, qui avait séjourné pendant soixante-dix ans en Babylone. Pendant les soixante-dix ans de captivité, il n’y eut point d’adoration en Israël. Le temple était détruit et ses serviteurs déportés. Cependant, lorsque le temps fixé fut accompli, Dieu par le roi Cyrus, proclama le retour au pays.
La première année de Cyrus, roi de Perse, afin que s’accomplisse la Parole de l’Éternel prononcée par la bouche du prophète Jérémie, l’Éternel réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, qui fit faire de vive voix et par écrit cette publication dans tout son royaume : ainsi parle Cyrus, roi de Perse : l’Éternel, le Dieu des cieux m’a donné tous les royaumes de la terre, et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, qui est en Juda (Esdras 1.1-3).
Exactement de la même manière, dans notre génération, le peuple de Dieu a été déporté dans les religions et les dénominations. Car dans les écrits prophétiques, l’Égypte symbolise le monde et Babylone symbolise les organisations religieuses. Babylone veut dire « confusion ». Ainsi, les églises organisées sont dans la confusion de leurs propres credo et de leurs doctrines.
Selon ce qui est écrit :
Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3.16).
Le quiconque croit veut dire que le salut est une affaire qui se passe entre le fils de Dieu et les hommes. Le Christ n’est pas mort pour que se créent des églises dénommées dans le monde entier. Le Christ n’est pas mort pour les organisations religieuses, mais bien pour le salut de ceux qui croient en lui. C’est pourquoi le rassemblement des chrétiens dans les religions et les organisations religieuses est vu par Dieu comme une déviation par rapport à la saine doctrine. Dieu considère que ceux qui sont attachés aux organisations religieuses sont en esclavage et qu’ils doivent sortir de cet esclavage pour retourner à la Vérité biblique, étant donné que l’heure de son retour sur terre est proche.
C’est pour cette raison que le Seigneur Jésus a mandaté le prophète William Branham dont le ministère a consisté à publier – comme le roi Cyrus – un Message demandant aux chrétiens de sortir des organisations religieuses pour s’attacher à la Parole de Dieu qui donne la Vie éternelle en laquelle ils ont cru. Les chrétiens qui croient à ce Message de Dieu effectuent un exode spirituel des religions vers la Vérité biblique originelle, comme les Juifs de l’époque ont quitté Babylone pour retourner à Jérusalem. En ce qui nous concerne, nous allons dans la Jérusalem Céleste. Nous sortons de Babylone la Grande confusion doctrinale pour retourner à Jérusalem, là où est née l’Église de Jésus-Christ, Jérusalem la Pentecôte. À ce sujet, le Seigneur dit :
Je les ramènerai, et ils demeureront au milieu de Jérusalem – ils seront mon peuple et je serai leur Dieu dans la Vérité et la justice (Zach 8.8).
De même qu’il a été demandé aux déportés juifs de retourner à Jérusalem pour reconstruire la maison de l’Éternel, il a aussi été demandé aux élus de quitter la confusion des églises organisées pour retourner à la Vérité biblique telle que prêchée au commencement par les Pères apostoliques, en vue de rebâtir l’adoration de Dieu en Vérité.
La reconstruction de Jérusalem s’est faite sur une période relativement longue, et a porté sur deux ouvrages. Que cela soit su de tous les frères, que la reconstruction de Jérusalem a porté sur deux ouvrages : le temple qui est la maison de l’Éternel et la muraille de la ville de Jérusalem. Tout le travail de reconstruction, de rétablissement et de restauration de la ville a été effectué par trois groupes de travail. Le premier groupe était conduit par Zorobabel. Ce premier groupe a construit le temple de l’Éternel sur ses anciens fondements. Le deuxième groupe de travail conduit par Esdras le Scribe, est arrivé après la reconstruction du temple, au moment où recommençait l’adoration. Quant au troisième groupe, conduit par Néhémie, il est arrivé pour reconstruire la muraille de Jérusalem qui était détruite.
Le Ministère de William Branham comme l’œuvre de Zorobabel
Comme il est écrit, l’Ancien Testament est l’ombre des choses à venir (Col 2/17). Toute la Bible est écrite en type, c’est pourquoi le contexte du retour de la déportation des Juifs est le même contexte prophétique dans lequel se trouvent les élus à la fin des temps. Ainsi de même que Dieu a élu Zorobabel pour conduire les travaux de reconstruction du temple, il a élu William Branham pour délivrer un Message de restauration à son peuple. De Zorobabel, il dit :
Oracle de l’Éternel des armées, Je te prendrai Zorobabel, fils de Chealtiel, mon serviteur – oracle de l’Éternel, Je ferai de toi comme un sceau ; car Je t’ai élu – oracle de l’Éternel des armées (Aggée 2.23).
Il dit encore de Zorobabel, en rapport avec la fin des temps : « Les mains de Zorobabel ont fondé cette maison, ses mains l’achèveront. » Ce Zorobabel est le type de l’esprit d’Élie qui est un esprit de rétablissement et de restauration. De William Branham, le Seigneur dit le 11 juin 1933 :
De même que Jean-Baptiste a été précurseur de ma première venue, tu es envoyé avec un Message qui sera précurseur de ma seconde venue.
C’est ce Message qui est présentement en train de préparer l’Épouse du Seigneur Jésus-Christ. Lorsque Zorobabel et Josué sont arrivés à Jérusalem avec le peuple, ils ont d’abord rétabli l’autel pour offrir des sacrifices à l’Éternel :
Josué, fils de Yotsadaq avec ses frères, les sacrificateurs et Zorobabel, fils de Chealtiel, avec ses frères, se levèrent et bâtirent l’autel du Dieu vivant d’Israël pour offrir des holocaustes… ils rétablirent l’autel sur ses assises, car ils avaient peur des populations locales… (Esdras 3.2-3).
Pareillement fut rétabli l’autel de l’adoration sur les anciens fondements apostoliques.
Dans notre génération, le ministère du prophète Branham a restauré les doctrines et les pratiques bibliques qui avaient autrefois cours aux temps des apôtres, mais qui avaient disparu au fil des siècles, au profit des pratiques issues des credo que se sont fabriqués les églises organisées selon les hommes. C’est le ministère de William Branham qui a rétabli dans l’Église les doctrines et les pratiques telles que le baptême au nom du Seigneur, la sainte cène et le lavage des pieds. Le baptême du Saint-Esprit est prêché et expérimenté. La vraie onction qui conduit dans toute la Vérité est au milieu des saints. Les promesses bibliques sont aussi prêchées et expérimentées. L’organisation de l’Église telle que c’était au commencement a été également restaurée. Les ministères de la Parole et les autres services divins sont restaurés dans l’Église.
Lorsque Zorobabel et Josué posèrent les fondations de la maison de l’Éternel, il est dit que :
Les anciens des Juifs bâtirent avec succès, selon les prophéties d’Aggée le prophète, et de Zacharie, fils d’Iddo ; ils bâtirent et restaurèrent, d’après l’ordre du Dieu d’Israël et d’après l’ordre de Cyrus, de Darius et d’Artaxercès, roi de Perse.
Le ministère du prophète Branham a été à l’origine du rétablissement de la vraie œuvre dans le Corps du Christ à la fin des temps, c’est pourquoi, même après la mort du prophète, l’œuvre de rétablissement et de restauration a continué. La maison de l’Éternel qui est l’Église a été rebâtie sur ses anciens fondements apostoliques. Les doctrines et les pratiques fondamentales ont été restaurées. Toute l’œuvre de restauration se trouve dans les prédications du prophète William Branham — lesquelles constituent la nourriture que distribue le serviteur fidèle et prudent :
Après ces événements sous le règne d’Artaxercès, roi de Perse survint Esdras, fils de Seraya… Cet Esdras monta de Babylone ; c’était un scribe, versé dans la loi de Moïse donnée par l’Éternel le Dieu d’Israël (Esd 7.1-6).
Le Ministère du Serviteur Fidèle et Prudent comme l’œuvre d’Esdras
Esdras était un sacrificateur-scribe. Selon la lettre de créance qui lui fut donnée par le roi Artaxercès, il était chargé d’inspecter Juda et Jérusalem d’après la loi de Dieu, « laquelle est entre tes mains » (Esd 7.14). Esdras était un docteur de la loi suscité par Dieu pour assurer le service divin dans le temple, et pour faire connaître la loi de l’Éternel à ceux qui ne le connaissent pas (V. 25).
C’est ainsi que le serviteur fidèle et prudent parut après le prophète Branham pour mettre de l’ordre dans la préparation de l’Épouse. De même qu’Esdras était versé dans la loi de Moïse, le serviteur fidèle et prudent a reçu de Dieu une grâce particulière pour comprendre les Écritures et les mettre en ordre en rapport avec l’œuvre de rétablissement et de reconstruction accomplies au commencement par le ministère de l’esprit d’Élie. Esdras se tenait en présence du peuple et lui enseignait la loi de Moïse :
Esdras le scribe était placé sur une estrade de bois, dressée à cette occasion. Après lui à sa droite se tenaient Matthithia, Chéma, Anaya, Urie etc. (Néh 8.1-3).
De cette manière, le serviteur fidèle et prudent fut établi pour distribuer la nourriture aux gens de la maison au temps convenable, entouré dans sa tâche de plusieurs autres ministères.
Bien que l’Autel fût restauré et le temple reconstruit, le peuple ne pratiquait pas encore la loi – or Esdras avait appliqué son cœur à étudier et à mettre en pratique la loi de l’Éternel et à enseigner en Israël la règle et le droit. À son arrivée, il avait trouvé un peuple vivant dans la confusion avec les peuples alentour. C’est alors qu’il lui fut dit par les anciens :
Lève-toi car cette affaire te regarde. Nous serons avec toi. Fortifie-toi et agis. Puis Esdras se leva et fit jurer aux chefs des sacrificateurs des lévites et de tout Israël… (Esd 10:4).
Le ministère d’Esdras est le type du ministère d’Ewald Frank. Ce frère est versé dans la loi de Dieu pour nous conduire dans ce qui est écrit. C’est lui qui nous a aidés à manger cette nourriture du Message sans grande difficulté et qui a également entretenu la vision que l’Épouse a reçue. Ceci est très important parce que plusieurs parmi les frères ont perdu la vision, or un chrétien qui n’a aucune vision est sans frein comme le dit l’Écriture. Sans le ministère du frère Frank, les fausses doctrines et les fausses interprétations nous auraient tous détruits, et le Message du Seigneur au monde entier aurait été pour nous tous un poison au lieu d’être une source de lumière et de bénédiction. La preuve est que malgré le ministère du frère Frank, les fausses doctrines et les interprétations mensongères n’ont pas manqué, d’où l’égarement et la perdition de plusieurs qui ont cru au Message. Plusieurs doctrines et pratiques mensongères ont été tirées des enseignements et des déclarations du prophète interprétés autrement. Il fallait le ministère du serviteur fidèle et prudent pour expliquer les points d’incompréhension du Message du temps de la fin, et le ministère d’Esdras était un type de ce ministère prévu à la fin des temps.
La voix de minuit comme l’œuvre de Néhémie
Deux ouvrages furent réalisés lors de la reconstruction de Jérusalem. Le TEMPLE et la MURAILLE de la ville. Ces deux ouvrages sont symboliques. JÉRUSALEM symbolise le Corps du Christ – l’Église-Épouse. Le temple est le symbole du lieu d’adoration, c’est-à-dire Christ. Car ceux qui adorent en Esprit et en Vérité sont dans le Corps de Christ, c’est-à-dire à Jérusalem. La Muraille de Jérusalem symbolise l’UNITÉ DE LA FOI ET DE L’ESPRIT DANS LE CORPS DE CHRIST. L’UNITÉ DE L’ESPRIT est le rempart des Saints contre l’adversité dans l’Église.
Pendant la mission de Néhémie, il devrait rebâtir la muraille de Jérusalem qui avait des brèches, car les brèches de la muraille rendaient la ville de Jérusalem très vulnérable vis-à-vis de l’adversaire. Une ville qui n’a pas de muraille est vulnérable. La muraille de Jérusalem a des brèches, et ses portes sont brûlées par le feu (Néh 1.3). Lorsque Néhémie sut que la muraille de Jérusalem avait des brèches, il pleura et pendant plusieurs jours, il jeûna et pria. Puis il se rendit auprès du roi Artaxercès et lui dit :
S’il plaît au roi, et si ton serviteur a sa faveur, envoie-moi en Juda, vers la ville des tombeaux de mes pères, pour que je la rebâtisse (Néh 2.5).
Le roi fut favorable au départ de Néhémie. Il partit de Babylone treize ans après le départ d’Esdras. Lorsqu’il fut arrivé, il inspecta la muraille de la ville :
J’arrivai à Jérusalem et y passai trois jours. Je me levai pendant la nuit avec quelques hommes… je sortis de nuit par la porte de la vallée, dans la direction de la source du dragon et vers la porte du fumier, en inspectant les murailles de Jérusalem qui avaient des brèches et ses portes dévorées par le feu… (Néh 2.11-13).
C’est de cette manière qu’Esdras fut envoyé pour inspecter Jérusalem et Juda d’après la loi.
À l’issue de l’inspection de Néhémie, il fit le constat que la muraille de Jérusalem avait des brèches. Il appela ses frères et leur dit :
Vous voyez le malheur où nous sommes ! Jérusalem est détruite, et ses portes sont brûlées par le feu ! Venez, rebâtissons la muraille de Jérusalem et nous ne serons plus dans le déshonneur… Levons-nous et bâtissons ! Et ils se fortifièrent dans cette bonne résolution (Néh 2.17-18).
C’est alors que commencèrent les travaux de reconstruction de la muraille. Aujourd’hui, nous devrons tous constater dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui ont reçu le Message du temps de la fin que le Corps de Christ est malade. La MURAILLE de l’UNITÉ DE LA FOI ET DE l’ESPRIT a des brèches. Il y a beaucoup de brèches dans l’Église, lesquelles sont utilisées par l’ennemi pour se faufiler parmi les enfants de Dieu. Il existe des brèches dans les enseignements, des brèches qui ont été créées par des personnes incompétentes à l’enseignement. Il existe des brèches dans l’amour fraternel, des brèches créées par les divisions et les séparations dues souvent à des problèmes de personnes. Il existe des brèches dans l’organisation des assemblées et dans l’œuvre de Dieu. L’œuvre du Seigneur devrait se faire comme cela était au temps des apôtres. Les frères qui ont cru au Message du temps de la fin devraient se donner la main comme des citoyens d’un même pays pour travailler à l’œuvre de la moisson. Mais cela n’est pas toujours le cas parmi nous. Celui qui reçoit le Message va son chemin, ignorant que nous sommes tous dans un seul Corps qui sera enlevé.
Dans les assemblées locales, le nicolaïsme a gagné nos rangs. C’est souvent avec amertume qu’on découvre des frères se comportant comme Diotrèphe dont l’apôtre Jean parle dans sa troisième lettre (3 Jn). Certains frères prennent les assemblées en otage, privant ainsi le peuple de Dieu de la publication de la Parole de Vérité. Ils ne reconnaissent pas les dons et les ministères des autres et travaillent dans un esprit de compétition en se comparant toujours aux autres au lieu de faire le travail qui leur revient. L’œuvre de Dieu n’est pas une compétition entre les serviteurs de Dieu. Mais une œuvre qui se fait dans la solidarité et dans l’union. Car c’est dans l’unité de l’Esprit que l’Église vaincra. Pas dans un esprit d’exclusion, mais un esprit d’union et de collaboration respectueuse. Chacun doit respecter l’onction que Dieu a donnée au prochain. Si nous sommes réellement retournés dans les Actes des apôtres avec le ministère du frère Branham, nous devrons entreprendre l’œuvre de Dieu par le réel Saint-Esprit et non selon la chair comme on peut encore le constater aujourd’hui.
Il existe aussi des brèches dans le mariage, notamment dans les foyers, parce que les femmes n’ont pas encore expérimenté la réelle soumission à leur mari. L’unité de l’Esprit dans le foyer n’est pas possible lorsque la femme n’est pas soumise à son mari. Seule la soumission de la femme à son mari peut créer une réelle union entre l’homme et la femme. Comme Paul le dit :
Celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit (1 Cor 6.17).
De même, la femme qui s’attache à son mari dans une entière soumission sera pleinement unie à lui en Esprit. Le problème du mariage a toujours été la soumission de la femme en toutes choses à son mari. C’est là la clé du succès de toute union en Christ. Dans le monde, les femmes revendiquent l’égalité avec les hommes dans le foyer. Cette lutte de revendication n’est pas simple. Mais elle a lieu parce que le diable sait que la clé du succès dans le mariage est la soumission. C’est pourquoi il l’attaque par la lutte émancipatrice des femmes. L’émancipation consiste à briser l’ordre divin naturel établi dans le mariage pour créer le chaos.
Il est minuit – alerte maximum
Tous ceux qui sont élus dans ce Message du temps de la fin sont un peuple en alerte à partir de minuit. IL EST MINUIT. Nous sommes un peuple en alerte, c’est pourquoi doit prendre fin la vie de désordre en notre milieu. Tous ceux qui prennent part à la reconstruction de la muraille sont des hommes disposés au combat spirituel. C’est pourquoi Néhémie en homme averti dit à ses frères :
L’ouvrage est considérable et étendu, et nous sommes dispersés sur la muraille, éloignés les uns des autres. Rassemblez-vous auprès de nous, à l’endroit d’où vous entendrez le son du cor ; notre Dieu combattra pour nous (V13-14).
Le peuple de Dieu ne peut pas rebâtir l’UNITÉ DE LA FOI ET DE l’ESPRIT dans la dispersion. Nous sommes dispersés de toutes parts. Rassemblons-nous autour de la dernière vision céleste qui consiste à travailler dans un esprit d’unité et de réconciliation en vue de l’enlèvement. Maintenant même, le peuple de Dieu doit se rapprocher des ministères établis dans l’Église pour conduire le réveil. Rapprochez-vous des ministères qui ont été établis dans tous les continents pour veiller sur la préparation de l’Épouse. Cherchez à savoir où se trouvent dans chaque pays, ceux qui croient au Message du temps de la fin. Rapprochez-vous de l’endroit d’où vous pouvez entendre le son de la trompette qui dit : « Voici l’Époux, sortez à sa rencontre. » Rapprochez-vous du ministère du serviteur fidèle et prudent, sinon n’espérez pas dans l’enlèvement. Je le répète car cela est selon le Seigneur. Rapprochez-vous du ministère du serviteur fidèle et prudent, sinon, l’enlèvement se fera sans vous.
Néhémie dit encore :
Que chacun passe la nuit à Jérusalem… faisons la garde la nuit et travaillons le jour… chacun n’avait que ses armes et de l’eau (V17).
C’est de cette manière que le peuple de Dieu construit : avec l’épée qui est la Parole et l’eau qui symbolise l’Esprit : « La Parole est l’épée de l’Esprit » (Eph 6.17). Aussi :
Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié (Jean 7.38-39).
Celui qui agit dans la maison de Dieu avec la Parole de Dieu révélée et le réel Saint-Esprit fait partie des bâtisseurs de la maison de Dieu. Mais ceux qui œuvrent dans la chair divisent, séparent et égarent le peuple de Dieu. Car les divisions sont les œuvres de la chair :
Or les œuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduites, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis pris, envie… je vous préviens comme je l’ai déjà fait : ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu (Gal 5.19-21).
Tous les frères qui refuseront de se mettre dans les rangs après avoir été la pomme de discorde ou les artisans des querelles, des séparations ou des divisions seront simplement privés de l’enlèvement. Je voudrais dire ceci au nom du Seigneur à tout le peuple de Dieu. Il est vrai qu’on vient à la foi individuellement. Mais en ce qui concerne l’enlèvement, il s’agit d’un groupe uni dans un Corps. En ce qui concerne l’enlèvement, on ne peut y aller en étant divisé. L’Épouse du Seigneur est une seule femme unie à lui dans un seul Corps. Les divisions et les séparations n’iront pas dans l’enlèvement. Cela n’est pas possible. C’est pourquoi maintenant doit avoir lieu la réconciliation dans l’unité de l’Esprit.
Il faut que les brèches qui ont été faites dans les murs de Jérusalem soient totalement fermées avant l’enlèvement, sinon ceux qui sont en palabre resteront ici sur la terre. Tous ceux qui se croient suffisamment spirituels et qui cherchent toujours à avoir raison dans toutes les affaires resteront certainement sur la terre ici au jour de l’enlèvement. Il n’est pas question des discours ici mais de l’application des Saintes Écritures qui ne doivent plus être pour nous des lettres mortes, mais des Paroles vivantes. C’est la restauration de la muraille de l’unité de la foi et de l’Esprit qui achève la préparation de l’Épouse. C’est la réconciliation et la paix entre les enfants de Dieu dans le pardon et l’amour de Dieu qui achèvent la préparation de l’Épouse. À ce sujet, le Seigneur Dieu a fait des promesses à son peuple :
En ce jour-là, je relèverai la cabane chancelante de David, j’en réparerai les brèches, j’en relèverai les ruines et je la rebâtirai comme elle était autrefois, afin qu’ils entrent en possession du reste d’Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué (Amos 9.11).
Cette promesse de Dieu est valable aussi bien pour Israël que pour les élus. Car de part et d’autre, le Seigneur a prévu un temps de restauration totale en vue de permettre à ceux qui lui appartiennent d’entrer dans leur héritage. La réparation de la muraille qui consiste du point de vue prophétique à rétablir l’UNITÉ DE LA FOI ET DE L’ESPRIT DANS LE CORPS DE CHRIST fera entrer l’ÉPOUSE dans toutes ses promesses dont le point culminant demeure l’enlèvement.
Au sujet des Pères apostoliques, il est dit qu’ils s’assemblaient d’un commun accord à la chambre haute. C’est là qu’eut lieu l’effusion du Saint-Esprit. Pour tous ceux qui ont cru au Message du temps de la fin doit avoir lieu l’unité de la foi et de l’Esprit dans tout le Corps de Christ avant l’enlèvement. Il ne peut en être autrement. Cette unité doit aller jusque dans le mariage entre l’homme et sa femme, dans les assemblées, entre ceux qui dirigent et entre tous les frères. La muraille restaurée signifie que tout le corps de Christ est délivré des divisions qui le fragilisent et qui le rendent vulnérable vis-à-vis de l’adversaire. Il est bien que les prophéties soient très claires pour nous tous afin que chacun soit concerné par l’urgence de l’heure. Ainsi, du point de vue prophétique, la dernière œuvre est une œuvre de réparation pour tous. La dernière œuvre est une œuvre de réconciliation entre les frères dans tout le corps de Christ, une œuvre d’union entre le Seigneur qui est la tête avec tout le reste de son corps en vue de l’enlèvement. Tant que la réconciliation et l’unité de l’Esprit n’ont pas eu lieu dans tout le corps, le Christ qui est la tête ne peut prendre réellement place pour se glorifier dans l’Église et dans tout le monde entier.
Comme il devrait être lancé un appel à sortir des dénominations, Dieu a prévu le ministère du frère Branham à cet effet. Comme il devrait avoir de la famine selon Amos 8, Dieu lui a aussi demandé d’emmagasiner de la nourriture pour son peuple qui devrait avoir faim. S’il y avait de la nourriture à manger, il devrait avoir quelqu’un pour la partager au peuple. C’est en cela que le Seigneur est venu au secours de l’Église par le ministère du frère FRANK. Comme il devrait avoir des brèches dans la muraille de Jérusalem, Dieu a prévu un ministère pour les réparer. Comme il devrait avoir un temps d’assoupissement et de sommeil spirituels, le Seigneur a prévu une voix dans le milieu de la nuit pour le réveil de son peuple. Dans le plan de Dieu, tout est déjà prévu. Tout ce que Dieu fait est remarquable et a un but précis. Dieu règle ses problèmes à l’avance. Quand Dieu a permis que Joseph soit vendu, c’était afin que ses propres frères qui l’avaient vendu ne meurent pas de faim pendant la famine en Israël. Quand le peuple devrait sortir de l’Égypte, Dieu a permis que Moïse qui était destiné à cette tâche soit sauvé de la main criminelle du Pharaon et éduqué dans son propre palais.
Dans les Écritures, il existe un ministère de réparateur des brèches. C’est ainsi que le Seigneur a fait la promesse :
Grâce à toi, l’on rebâtira sur d’anciennes ruines, tu relèveras les fondations des générations passées, on t’appellera réparateur des brèches, celui qui restaure les sentiers, qui rend le pays habitable (És 58.12).
Les brèches sont des failles – des ouvertures provoquées par l’ennemi pendant le temps d’assoupissement et de sommeil des vierges (Matthieu 25) – lesquelles ont laissé libre cours à des pratiques non bibliques dont elles doivent se défaire. Selon les promesses, la réparation des brèches devrait permettre au peuple de Dieu d’entrer en possession du reste de son héritage. La réparation des brèches a lieu dans les cœurs des élus. C’est pourquoi le ministère de réveil qui est entamé à minuit a pour responsabilité de préparer le réveil dans le cœur de l’Épouse. Ce ministère tire sur la sonnette d’alarme, en ce sens que lorsqu’il se signale, l’Épouse se rend compte qu’il est minuit. La voix de minuit est une voix de détresse – elle fait prendre conscience aux vierges qu’elles sont assoupies et endormies et qu’elles doivent se réveiller pour mettre de l’ordre dans leur vie. La voix de minuit réveille aussi les ministères et les met en action dans le champ de la moisson.
Lorsque j’ai reçu du Seigneur la vision que je vous relate, j’ai aussi reçu une Parole de consolation dans le livre de Zacharie 2.8 :
Cours parler à ce jeune homme et dis : Jérusalem sera une ville ouverte, à cause de la multitude d’hommes et de bêtes qui seront au milieu d’elle. Je serai moi-même pour elle, oracle de l’Éternel, une muraille de feu tout autour et je serai sa gloire au milieu d’elle.
Jérusalem aura une muraille de feu. Le réveil que l’Épouse attend sera un réveil de plein feu sur toute la face de la terre. Que nul ne soit donc inquiété face à l’ennemi, parce que le Seigneur lui-même sera pour nous une muraille de feu. La muraille de Jérusalem est spirituelle – elle est une tour de feu que Dieu lui-même entend allumer dans le cœur des élus pour les amener à l’union et à l’amour divin véritable.
La reconstruction de la muraille est aussi une œuvre d’intercession et de prière. C’est pourquoi, il est écrit que :
Sur tes murs, Jérusalem, j’ai posté des gardes, ils ne doivent jamais se taire, ni jour, ni nuit. Vous qui faites appel au souvenir de l’Éternel, pas de répit pour vous ! Et ne lui laissez aucun répit, jusqu’à ce qu’il rétablisse Jérusalem et en fasse un sujet de louange sur la terre (És 62.7-7).
Parlant de Jérusalem, Michée dit :
Le jour où l’on rebâtira tes murs, ce jour-là tes limites seront reculées, en ce jour-là, l’on viendra vers toi de l’Assyrie et des villes d’Égypte, de l’Égypte jusqu’au fleuve, d’une mer à l’autre, et d’une montagne à l’autre (Mich 7.11-12).
Jérusalem doit s’étendre à la reconstruction de sa muraille. Lorsque le témoignage de l’Épouse prendra place, plusieurs seront gagnés au Seigneur – les derniers entreront dans la bergerie du Seigneur. En cela, les limites de Jérusalem seront reculées. C’est pourquoi l’œuvre d’évangélisation doit préoccuper les élus à la fin des temps. Il faut que le témoignage de Jésus-Christ soit rendu à toute la terre, étant donné que les élus sont de vrais témoins. Les autres rendent témoignage alors qu’ils n’ont jamais rien vu. Or, les élus sont témoins du ministère du fils de l’homme à la fin des temps. Le combat pour l’extension de Jérusalem n’est pas l’affaire d’un seul ministère ou d’une seule personne, c’est pourquoi j’exhorte tous les ministères et tous les élus au combat, comme Néhémie a exhorté ses frères : « Combattez pour vos frères, vos fils et vos filles, vos femmes et vos maisons » – que chacun combatte dans le jeûne et la prière et dans l’intercession. Car il est temps de mener le combat de la conquête de tout le monde entier, par la prédication de la Vérité. Dans le temps où nous sommes, notre prédication devra être une démonstration d’Esprit et de PUISSANCE afin que les hommes sachent que Dieu existe encore et que le Seigneur Jésus-Christ est une réalité vivante (1Cor 2.4). Il faut que les ministères élus du Message du temps de la fin prêchent afin que l’abri du mensonge et de la religion soit frappé et détruit. Notre objectif est de renverser les fausses doctrines et les tromperies des faux Ministres de la Parole.
Dans la vision, la muraille de Jérusalem est réparée en vue de combattre Babylone pour la faire tomber – nous combattons Babylone, la grande confusion, d’où nous sommes sortis pour sauver ceux qui appartiennent au Seigneur Jésus. Dans ce but, les élus forment une armée – l’armée du salut de Dieu qui a été établie pour combattre Babylone la grande. À ce sujet, le Seigneur dit :
J’ai donné des ordres à ceux qui me sont consacrés (ma sainte armée), j’ai aussi appelé mes héros pour assouvir ma colère, ceux qui se réjouissent de mon triomphe : bruit de foule sur les montagnes ; à l’image d’un peuple nombreux… l’Éternel des armées passe en revue, l’armée sur pied de guerre (És 13.3-4).
Cette armée a été vue par la sentinelle de la nuit, le guetteur qui se tient sur la muraille. Il dit :
Seigneur, je me tiens sur la tour toute la journée, et je suis planté à mon poste toutes les nuits ; et voici qu’elle arrive, la cavalerie ; des cavaliers deux à deux ! Elle est tombée, Babylone et toutes les statues de ses dieux sont brisées à terre ! (És 21.6-9).
Babylone la grande confusion est tombée – et sa chute a été l’œuvre de l’armée du salut – les cavaliers de l’Éternel qui ont mené la grande guerre de la fin des temps. Mais avant ce grand combat, il faut que la ville de Jérusalem soit en sécurité – ce qui passe par la fermeture de toutes les brèches de sa muraille. Que chacun ferme les brèches qui se trouvent dans sa propre vie – et toute l’Église verra la gloire de Dieu. En effet, là où il y a des brèches, l’unité de l’Esprit n’y est pas. Or, la puissance de Dieu que le peuple saint attend se manifeste dans l’unité de l’Esprit.
Soyez des disciples dans la prière
La troisième vision est la vision de la réconciliation des cœurs, la vision de la persévérance dans le jeûne et la prière. Mais comment l’Église peut-elle être exaucée si les frères sont divisés et séparés les uns des autres ? La vision du réveil est une vision de réconciliation, car seule l’unité de l’Esprit garantira le succès du Ministère de l’Épouse et sa victoire sur l’adversaire. Tout réveil arrive par le jeûne et par la prière. Aucun chrétien ne dira le contraire sur ce fait. La première effusion du Saint-Esprit qui eut lieu au temps de nos pères apostoliques arriva alors que ceux-ci persévéraient dans la prière à la chambre haute, d’un commun accord sur ordre du Seigneur Jésus-Christ lui-même. Ce fut la toute première effusion du Saint-Esprit dans le Nouveau Testament (Act 1.13-14). Dans l’attente du Saint-Esprit, les disciples persévéraient dans la prière. C’est donc à une autre chambre haute que le Seigneur convie l’Église étant donné qu’elle attend le réveil. L’église attend la pluie de l’arrière-saison pour entreprendre la moisson de la terre. Nul ne peut échapper à la chambre haute. Plusieurs d’entre les frères négligent la prière. Ils ne désirent même pas prier, mais attendent qu’un miracle ait lieu et que du coup, le réveil descende du ciel. Cette attitude n’est pas biblique. Ce qui est biblique est l’attente du réveil à la chambre haute.
Le Message du temps de la fin ne peut pas et ne doit pas remplacer la vie de communion avec Dieu dans le jeûne et la prière. Celui qui ne prie pas verra sa vie chrétienne comme une vie d’échec spirituel, parce que le fait de savoir que Jésus-Christ est le Dieu tout-puissant ne remplace pas votre vie de communion avec Dieu dans le jeûne et la prière. Les vierges folles se sont limitées au fait d’avoir reçu le Message. Elles ont passé le reste du temps à brandir ce Message qui est mort dans leur vie. Le Message est effectivement mort dans la vie de plusieurs d’entre nous. Mais nous savons par les témoignages que le frère Branham était un homme de prière. Un véritable combattant de la foi qui aimait se retirer dans les montagnes pour rechercher la face du Seigneur dans la prière. Ne nous trompons pas là-dessus, car la Vérité qui est Esprit et vie est celle qui se trouve dans la vie d’une âme vivante, c’est-à-dire une âme qui est en communion avec Dieu dans la prière.
Le Seigneur Jésus était un homme de prière.
Sa renommée se répandait de plus en plus, et les foules nombreuses se rassemblaient pour l’entendre et pour être guéries de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les déserts et priait (Luc 5.15-16).
En ce temps-là, Jésus se rendit à la montagne pour prier, et il passa toute la nuit dans la prière à Dieu (Luc 6.12).
Un jour que Jésus priait à l’écart… (Luc 9.18).
Huit jours environ s’écoulèrent après qu’il eut dit ces Paroles, puis Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier (Luc 9.28).
Jésus priait un jour en un certain lieu (Luc 11.1).
Après les avoir renvoyées, il monta sur la montagne pour prier à l’écart et le soir venu, il était là seul (Mat 14.23).
Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert où il se mit à prier (Marc 1.35).
Comme il est écrit, il est clair que le Seigneur avait une certaine vie de prière. Jésus-Christ homme, avait une vie de prière. Et c’est à lui que les saints doivent impérativement ressembler en ces temps de la fin. Les chrétiens doivent être des disciples du Christ dans la prière – car celui qui veut être enlevé en tant que vainqueur ne peut échapper à la chambre haute et au combat de Gethsémané.
Chers frères, comprenez que le Message du temps de la fin a évolué et que nous nous trouvons maintenant à la porte du ciel. Ce que Dieu nous demande, c’est que nous entrons en nous-mêmes pour découvrir notre misère et revenir à lui dans la prière pour lui demander d’accomplir sa promesse à notre égard. Jésus-Christ était un homme de prière. Si nous sommes ses disciples, nous devons lui ressembler en cela. Que faisait-il ? Il se retirait dans les déserts pour prier. Il se retirait également dans les montagnes pour prier. Il précédait l’aurore pour prier son Dieu, notre Dieu. Il priait les nuits. C’est de cette manière que le Seigneur a vaincu pour nous – car c’est à cause de l’Église qu’il se livrait à tous ces moments de prière.
Priez-vous les nuits ? Trouvez-vous du temps pour prier à l’écart comme le Seigneur le faisait ? Chers frères, comprenez qu’un réveil du genre que l’Épouse attend ne peut avoir lieu sans la prière et la réconciliation. C’est pourquoi le Seigneur nous exhorte à la prière. Car la dernière vision est une vision de prière.
Que les frères et sœurs s’adonnent au jeûne et à la prière plus que par le passé. Que les couples s’adonnent à la prière dans les maisons. Que les lieux de rassemblement multiplient les moments de prière. Qu’on le fasse d’un commun accord étant uni dans l’amour, en bannissant l’hypocrisie et les vilains sentiments. Qu’on le fasse régulièrement autant que cela est possible. Car dans peu de temps, le Seigneur Jésus-Christ descendra du ciel et les puissances des cieux seront ébranlées.
Deux manières de prier enseignées par Jésus
Dans les Écritures, il existe deux exemples de prière enseignés par notre Seigneur. Il faut tenir compte de ces deux types de prière dans la vie chrétienne pratique : le « Notre père » selon Matthieu 6.9-13 ; et « Gethsémané » selon Luc 22/39-44 et Marc 14/32-33.
Le « Notre père » est la prière ordinaire du chrétien. Dans cette prière, il s’agit de rendre grâce à Dieu – de lui demander pardon pour les péchés et de lui adresser les requêtes selon les besoins. Le « notre père » est la prière ordinaire du chrétien. Elle n’est pas vraiment spécifique et peut être adaptée à certaines circonstances de la marche chrétienne. Cependant « Gethsémané » est la prière de la détresse. C’est à « Gethsémané » que le Seigneur pria jusqu’à avoir de la sueur comme des grumeaux de sang. Selon ce qui est écrit :
En proie à l’angoisse, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre.
La bataille était tellement rude qu’un ange est descendu du ciel pour le fortifier :
Alors un ange lui apparut du ciel pour le fortifier (Luc 22.39-45).
Deux fois, j’ai été moi-même exhorté à la prière par un ange envoyé du Seigneur. La première fois, il m’a dit entre autres paroles : « IL FAUT PRIER. L’HEURE EST À LA PRIÈRE. CE N’EST PLUS LE TEMPS DE MURMURER… » Puissions-nous être des disciples dans la prière.
La difficulté que nous avons souvent dans notre marche est le fait que nous n’arrivons pas à appliquer au problème que nous avons, le type de prière qu’il faut – soit le Notre père ou Gethsémané. Tous les saints doivent comprendre qu’ils doivent tous aller à Gethsémané, car l’expérience de Gethsémané n’est pas seulement pour le Seigneur Jésus-Christ – mais aussi pour tous les vainqueurs. L’expérience de Gethsémané est pleinement réservée aux vainqueurs, qui doivent la partager avec beaucoup de joie. En ce moment de prière intense, Dieu enverra toujours des anges pour les encourager et les fortifier.
Plusieurs ont expérimenté Gethsémané – entre autres – Jacob, qui lutta avec Dieu jusqu’au matin – Moïse au mont Sinaï – Élie au mont Carmel – Daniel en Babylone et beaucoup d’autres serviteurs et servantes de Dieu qui ont prié instamment en vue d’obtenir de Dieu ce qu’ils voulaient. Leurs noms sont écrits dans le livre de souvenir de Dieu et ils recevront chacun une récompense dans les cieux. L’ange qui m’a parlé ce jour-là, n’a pas manqué de me citer les noms de certains de ces braves hommes de prière connus dans les Écritures. Il a même cité les noms de certains serviteurs de Dieu qui ont marqué le monde par leur vie de prière. Leurs noms sont écrits dans les livres de souvenirs de Dieu.
Le combat est donc dans la prière et non dans les murmures – dans la prière et non dans les plaintes – dans la prière et non dans les calomnies. Certes, de grandes révélations ont été faites à l’Épouse, mais cela ne doit pas remplacer sa vie de prière et de communion avec Dieu.
La prière exige la persévérance
Le vainqueur est celui qui persévère dans la prière :
Jésus leur dit une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier et ne pas se lasser (Luc 18.1).
La persévérance doit être ajoutée à notre vie de prière, car lorsque nous prions, le Seigneur écoute et il nous exauce toujours. D’une manière ou d’une autre, Dieu nous exauce toujours. Le prophète Daniel a vécu une expérience particulière. Il lui fut dit : « Qu’il y aura un grand combat » (Dan 10). Daniel en tant que prophète saisit cette déclaration de guerre et comprit la vision de Dieu. Si nous savons que le livre de Daniel fut scellé pour le temps de la fin, comprenons alors que nous sommes dans la vision de Daniel. Le grand combat qui avait été prédit se déroule maintenant dans notre temps. Pour avoir saisi la vision, il décida de passer trois semaines dans le jeûne et la prière.
Daniel n’était pas hébreu dans les apparences. Il était un vrai vainqueur. Il était sorti vainqueur de la fosse aux lions parce qu’il avait avec lui, sa vie de communion avec Dieu. C’est ainsi qu’on est sûr de la victoire quand on est en communion avec Dieu. Alors qu’il passait ce moment dans la prière, il eut une vision. Un ange lui apparut et lui dit :
Daniel, sois sans crainte ; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre et de t’humilier devant ton Dieu, tes Paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes Paroles que je suis venu. Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours ; mais voici que Michel, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours… (Dan 10.12-13).
Daniel avait décidé de comprendre ce qui se passait en son temps – alors il eut à cœur de s’humilier dans la prière. Selon ce qui est écrit, dès le premier jour, sa prière fut entendue au ciel, mais l’ange qui venait lui parler de la part de Dieu s’est trouvé face à une ferme résistance de l’armée du chef du royaume de Perse. Le chef du royaume de Perse était le complice de Satan qui régnait sur la Perse : c’était un démon. C’est ainsi que toute la terre est quadrillée dans le monde des ténèbres. Le diable a établi ses serviteurs partout dans les régions du monde pour accomplir son plan de destruction. Et ses puissances s’opposent aux anges qui viennent visiter les saints.
Dans le cas de Daniel, autant il a passé vingt et un jours dans le jeûne et la prière, autant le combat qui a opposé les démons à l’ange qui venait vers lui a duré vingt et un jours. Il a fallu du renfort de la part de Michel pour venir à bout du chef du royaume de Perse. Les élus doivent comprendre que le combat spirituel n’est pas facile, même pour les anges de Dieu. À nous, Dieu a donné tous les pouvoirs. Mais qu’est-ce que nous en faisons ? Le Seigneur a dit :
Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel et ce que vous délierez sur la terre sera délié au ciel (Mat 18).
L’ange s’est déplacé à cause de la prière de Daniel. En cela, il est bien que l’armée céleste se déplace à cause des initiatives que nous prenons dans le jeûne et la prière. Dieu aime les choses de cette manière. C’est pour cette raison qu’il a horreur des paresseux qui sont dans sa maison. Nous devons persévérer dans la prière et ne point nous lasser. Daniel a persévéré pendant vingt et un jours, au bout desquels il vit l’ange venu exaucer sa prière. Plus que jamais, les élus ont besoin de prier. Que le Dieu de paix nous aide à marcher avec lui dans la prière et la persévérance, car la troisième vision est la vision du jeûne et de la prière, la vision du combat spirituel le plus violent de l’histoire de l’Église.
Appendice 2 : témoignage
L’appel
Je voudrais achever cet exposé en donnant mon témoignage sur ce thème particulier des Ministères de la Parole. Je rends témoignage de mon expérience parce que j’ai écrit sur le sujet. Certes, il est bon d’écrire, mais il est aussi bon d’apporter la preuve qu’on a expérimenté le sujet sur lequel on écrit. Je crois fermement qu’un serviteur de la Parole doit avoir un témoignage à rendre. Un Ministre de la Parole doit avoir expérimenté Dieu, d’une manière ou d’une autre. En effet, expérimenter Dieu pour moi, c’est entrer au cœur du combat spirituel ; expérimenter Dieu, c’est se frotter à lui et aux anges – expérimenter Dieu, c’est aussi se frotter à Satan et à ses démons – se frotter aux difficultés du ministère. Expérimenter Dieu, c’est aussi entendre sa voix, d’une manière ou d’une autre et avoir une pleine foi dans Celui qu’on prêche. Car, il faut que celui qui prêche la Parole de Dieu sache exactement de qui il s’est approché et de qui il parle.
En effet toute la Parole, c’est Christ, et celui qui prêche, parle d’une personne et non d’une chose. Le Dieu de nos Pères n’est pas un Dieu mort, mais un Dieu vivant (Luc 20.37-38). C’est ainsi. Plusieurs parlent de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas en réalité. Mais dans la vie d’un homme de Dieu doit se révéler le Dieu saint, le Dieu puissant, le Dieu amour, le Dieu sévère, le Dieu juste ; en somme, toute la divinité – auquel cas, celui qu’on prêche et qu’on adore nous est inconnu – en ce moment on vit dans la religion.
Au commencement, je dois dire que les Ministres de la Parole ne vivent pas toujours les mêmes expériences, étant donné que les appels ne sont pas les mêmes. À chaque appel correspond une responsabilité. À chaque appel correspond un charisme avec des dons. À chaque appel correspond un ordre de mission et un champ de mission. Certains Ministres de la Parole ont beaucoup plus de responsabilités que d’autres. Cependant, il existe une chose qui les unit : c’est l’appel. Seul l’appel qui découle de la seule volonté parfaite de Dieu peut introduire un disciple parmi les Ministres de la Parole de Jésus-Christ. Ainsi, par expérience, je sais qu’il existe un jour d’appel au ministère. Certains serviteurs de Dieu ont connaissance du jour de leur appel. L’apôtre Paul savait le jour de son appel (Act 9). D’autres serviteurs de Dieu n’ont pas connaissance du jour de leur appel. Toutefois, il est évident qu’ils ont été appelés au ministère dans le ciel, un jour particulier que Dieu seul connaît.
En ce qui me concerne, j’ai été ordonné dans le ministère par le Seigneur Jésus, en tant que docteur et apôtre, pour prendre une part très active au réveil des vierges dont il est dit qu’elles se sont assoupies et endormies, alors que l’Époux tardait à venir (Mat 25). Mon ministère est donc un ministère de réveil. Là-dessus, je peux prendre le ciel à témoin. Le 12 août 1995, il m’a été ordonné la Parole de 2 Timothée 4.1-5 :
Prêche la Parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car, il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine… fais l’œuvre d’un évangéliste.
Au moment où je me demandais pourquoi un appel pouvait m’être adressé de cette manière, je découvris que ce même passage biblique avait été adressé au missionnaire Ewald Frank par le Seigneur Jésus en 1972 à Marseille. Selon ses propres termes, il devrait uniquement prêcher la Parole de Dieu écrite. Sans toutefois me comparer à cet homme de Dieu, je dois dire que je devrais moi aussi prêcher la Parole de Dieu écrite et surtout faire l’œuvre d’un évangéliste. Ce passage avait été adressé à William Branham en 1933. Il l’arracha de sa Bible et le plaça dans la pierre angulaire de son temple. Ceci est très significatif. Je savais depuis mon enfance que j’avais reçu du Seigneur une vocation, mais j’ignorais le moment de sa manifestation. Lorsque je reçus cet appel, j’entamai aussitôt l’œuvre par la prédication de la Parole.
En relation avec mon appel, un autre passage biblique m’a été adressé dans une vision :
Grâce à toi, l’on rebâtira sur d’anciennes ruines, tu relèveras les fondations des générations passées, on t’appellera réparateur des brèches, celui qui restaure les sentiers, qui rend le pays habitable (Ésaïe 58. 12).
Dans cette adresse, l’accent a été mis sur la réparation des brèches. C’est une fonction spirituelle. Néhémie était un réparateur des brèches (Néh 2.11-13 ; 6.1). L’onction que j’avais reçue le jour où je fus baptisé du Saint-Esprit fit de moi un prisonnier et un étudiant des Saintes Écritures. Depuis que j’ai reçu cette onction, je médite chaque jour la Bible, en l’étudiant. En cela, le Seigneur m’a donné la capacité d’exposer clairement les Saintes Écritures pour l’instruction des saints, en écrivant. Cette tâche rend prisonnier de la lecture et de la méditation.
L’appel et l’ordre de mission vont ensemble. C’est pourquoi, à chaque appel correspond un ordre de mission. L’ordre de mission, c’est ce que Dieu veut qu’on fasse et le ministère est la capacité que Dieu donne pour accomplir la mission. L’ordre de mission première pour tout Ministre de la Parole est la prédication de la Parole de Vérité pour l’édification de l’Église. À Dieu d’ajouter des missions particulières. L’ordre de mission n’est pas seulement donné aux Ministres de la Parole. Tout disciple peut recevoir des instructions particulières de la part du Seigneur pour une œuvre à accomplir. Cependant ceux qui ont des ministères les détiennent depuis le sein de leur mère. Un apôtre sait pertinemment qu’il est apôtre. Un docteur sait pertinemment qu’il est docteur. Un évangéliste sait pertinemment qu’il est évangéliste – même si les hommes lui rendent le témoignage, Dieu le lui dit avant, d’une manière ou d’une autre. Il n’existe pas de Ministre de la Parole qui ne sache pas le ministère que Dieu lui a confié.
Évidemment, tous ceux qui prêchent la Parole de Dieu et qui ne se reconnaissent pas dans les cinq Ministères de la Parole sont des prédicateurs. Un prédicateur a la capacité de prêcher la Parole de Dieu selon l’inspiration que le Seigneur lui donne. Romains 10.14-15 désigne tous ceux qui prêchent comme des prédicateurs :
Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment entendront-ils parler de lui sans prédicateurs ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ?
Tous ceux qui prêchent la Parole de Dieu sont des prédicateurs – qu’ils soient Ministres ou pas. Noé fut présenté par l’apôtre Pierre comme prédicateur de la justice :
S’il n’a pas épargné le monde ancien, mais s’il a préservé huit personnes dont Noé, prédicateur de la Justice… (2 Pie 2.5).
Aujourd’hui encore, il existe des prédicateurs de la justice et de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
Tous les disciples ont été conviés à la prédication de la Parole. Dans Matthieu 16.15, Jésus dit :
Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.
Tout disciple de Jésus-Christ qui a reçu le Saint-Esprit est en mesure d’être utilisé par Dieu pour apporter des Paroles d’exhortation au peuple de Dieu. Ceci est strictement différent de l’appel au ministère. À ce sujet, Paul écrit :
Lorsque vous vous assemblez, quelqu’un a-t-il un cantique, un enseignement, une révélation… que tout se fasse pour l’édification (1 Cor 14.26).
Le même Paul dit :
Que celui qui enseigne s’attache à l’enseignement, soit celui qui exhorte, à l’exhortation… (Rom 12.7-8).
L’enseignement et l’exhortation font partie des dons de grâce que tout disciple peut recevoir du Seigneur Jésus. Tous ceux qui prêchent dans la maison de Dieu ne sont pas des Ministres de la Parole. On ne devient pas Ministre de la Parole parce qu’on est exercé à la prédication, mais on est Ministre de la Parole parce qu’on a été choisi par Dieu. C’est pourquoi, Dieu a parlé ainsi à Jérémie :
Avant que je ne te forme dans le sein de ta mère, je te connaissais, et avant que tu ne sortes de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète pour les nations (Jér 1.5).
Un frère qui a vraiment renoncé à lui-même et qui est apte à la prédication est un vrai serviteur de Dieu qui répond à un appel, une vocation adressée à tous les saints. Même s’il n’est pas Ministre de la Parole, il sert Dieu en prêchant sa Parole. Un tel disciple qui est apte à la prédication peut même diriger une assemblée locale, exerçant de cette manière les fonctions d’un pasteur. Mais cela ne fait pas de lui un Ministre de la Parole. Le ministère est strictement lié à un appel qui date du sein de la mère comme l’exemple de Jérémie, et cela dépend de Dieu seul. Il s’agit là d’une prédisposition avant l’existence. Et il y va de toute la vie de celui qui a été appelé.
Le peuple de Dieu doit comprendre qu’il existe des œuvres dans la maison de Dieu qui ne peuvent qu’être accomplies par des serviteurs envoyés spécialement à cet effet. Il existe des thèmes bibliques qui ne peuvent être abordés que par ceux qui ont été spécialement appelés à la prédication en tant que Ministre de la Parole. C’est pour cette raison que chacun doit être à sa place dans la maison de Dieu.
Car, avoir la possibilité d’entreprendre une œuvre ne veut pas dire qu’on doit l’entreprendre dans tous les cas. Il faut que le peuple de Dieu laisse toujours la place à ceux qui ont reçu les dons et les capacités appropriés pour l’œuvre à faire. Jéroboam se tint à l’autel pour brûler des parfums parce qu’il avait la possibilité de le faire. Il avait usé de son autorité de roi pour cela. Mais là, il fut frappé par l’Éternel parce qu’il n’était pas à sa place (1 Rois 13). Le roi Ozias fut frappé de lèpre parce qu’il vint offrir de l’encens dans la maison de l’Éternel à la place des sacrificateurs (2 Chr 26.16-20). Le roi Saül se permit lui aussi d’offrir des sacrifices à Dieu qui fut irrité contre lui (1 Sam 13).
Il est bon que ceux qui travaillent dans la maison de Dieu comprennent que le Seigneur trouve plus de plaisir à se faire servir par ceux qu’Il s’est choisis lui-même. Le Seigneur aime se faire servir par les vases qu’Il s’est réservés pour lui-même dans sa maison. Ceci dans tous les domaines de l’œuvre. Quand il s’agit de prêcher la Parole de Dieu, il faut toujours faire premièrement de la place à ceux qu’on sait être des Ministres de la Parole dans l’église. Quand il s’agit de conduire le peuple de Dieu dans l’adoration par la louange, il faut aussi faire premièrement de la place à ceux qui sont reconnus comme étant des Ministres de la louange dans l’assemblée. Il est souvent honteux de voir des hommes non qualifiés debout à la place de ceux qui sont qualifiés dans l’œuvre – ceci pour des raisons qui sont charnelles. Dans cette affaire, ceux qui ne connaissent pas leur position comme ces rois, et qui veulent se mettre à la place des autres sont toujours punis par Dieu, d’une manière ou d’une autre.
Comment reconnaître un ministère ?
Je voudrais profiter de ce témoignage pour répondre à cette brûlante question qui revient sur les lèvres des enfants de Dieu. Plusieurs frères se demandent comment reconnaître un ministère. Pour répondre à cette question, il faut que la Bible elle-même s’exprime clairement, parce que toutes les fois que les hommes veulent s’exprimer sur le sujet, ils ne disent pas tout. Mais la Bible dit tout sur cette question. Selon ce qui est écrit, la chose dépend de celui qui porte le ministère d’une part et de ceux qui sont les bénéficiaires du ministère d’autre part. Mais avant d’en arriver à ce point, je voudrais dire que ceux qui sont appelés au ministère se découvrent dans les débuts par rapport à leur attitude vis-à-vis de l’œuvre de Dieu. Déjà à douze ans, le Seigneur Jésus se montrait très intéressé par les choses de Dieu. Il avait déjà fait le choix entre ses parents et l’œuvre de Dieu. À ce sujet, il leur dit :
Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? (Luc 2.41-52)
Dès son jeune âge, Jean-Baptiste fut entraîné dans le désert (Luc 1.80). Timothée n’était pas parmi les anciens de Lystre, mais à son sujet, la Bible dit :
Les frères de Lystre et d’Iconium rendaient de lui un bon témoignage (Act 16.2).
Les croyants de deux assemblées rendaient un bon témoignage de Timothée parce qu’il se montrait très intéressé par l’œuvre dans cette région, malgré son jeune âge. Il est évident que l’âge ne fait pas le ministère. Un autre indice pour discerner le ministère est le zèle. En réalité, le vrai Ministre de la Parole ne se montre pas seulement intéressé par l’œuvre de Dieu, mais est occupé à l’œuvre. Étant assis dans son assemblée d’origine comme Timothée l’était à Lystre, il travaille au ministère. Car, le Ministre de la Parole n’attend pas qu’on lui confie des tâches pour travailler, mais il travaille sur ordre de Dieu. Il discerne l’ampleur de l’œuvre et voit qu’il doit travailler pour le Seigneur. Plusieurs dans les Actes des apôtres voyaient l’ampleur de l’œuvre. C’est pourquoi, ils jeûnaient dans le service de Dieu, se disposant ainsi à l’œuvre.
Quand le Ministre de la Parole travaille, il produit des fruits, lesquels attestent effectivement qu’il a reçu de Dieu un don. Les fruits du ministère sont portés par ceux qui en bénéficient, c’est-à-dire l’assemblée des saints. La Bible dit que les Ministères ont été donnés pour le perfectionnement des saints. C’est pourquoi, les saints doivent être les premiers à porter les fruits des ministères. C’est pourquoi, aussi, avant de contester un ministère, il faut s’assurer qu’il n’a pas fait de bien à l’Église. Les fruits du ministère ne sont pas seulement portés par le Ministre lui-même, mais aussi par l’église. Sinon, à quoi sert un ministère qui ne fait pas porter les fruits de la Parole au peuple de Dieu ? À quoi sert un docteur qui est rempli de connaissance biblique dans un peuple abruti par l’erreur et le mensonge ? À quoi sert un pasteur qui se paît lui-même ? Ne cherchez pas seulement les preuves d’un ministère sur la personne du Ministre lui-même. Mais regardez premièrement le champ dans lequel il opère pour juger. Certes, les Ministres de la Parole doivent vivre ce qu’ils prêchent, mais le ministère se mesure à ses fruits dans le peuple de Dieu.
La reconnaissance du ministère dépend de celui qui le porte d’une part et de ceux qui doivent le recevoir d’autre part. Un frère qui n’a pas reçu de Ministère de la Parole ne devrait pas prétendre en avoir reçu parce qu’il serait compté parmi les prédicateurs d’une assemblée. Mais malheureusement, certains parmi les croyants qui n’ont reçu de Dieu aucun Ministère de la Parole persistent à s’imposer au peuple de Dieu comme des serviteurs mandatés – en cela, ils ne font aucun bien au peuple de Dieu. Toutefois, cela ne devrait pas donner raison aux Ministres de la Parole d’entretenir souvent, par fausse humilité, des mystères autour du ministère et des responsabilités qu’ils ont reçus du Seigneur. Ils diront à la chaire qu’ils n’ont pas de ministère alors qu’ils en ont reçu – semant ainsi le doute dans l’esprit des frères qui croyaient avoir discerné en eux un don. Je n’ai jamais vu un serviteur de Dieu dans les Écritures qui s’est comporté de manière mystérieuse sur son appel. Un frère qui a reçu de Dieu un Ministère de la Parole et qui dit n’avoir pas reçu de ministère n’est pas humble. Par là, on découvre qu’un tel frère est orgueilleux ou est animé de sentiments orgueilleux. Il ment sans le savoir, parce que le ministère est une réalité. Nul n’est obligé de dire en public qu’il est Ministre de la Parole. Mais nul ne doit non plus se jouer du peuple de Dieu. Dieu a dit à Jérémie : « Je t’ai établi prophète des nations. » Le même Dieu a dit à Ézéchiel :
Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la Parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part. Quand je dis au méchant : tu mourras ! si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang (Éz 33.7-8).
Dans le Nouveau Testament, l’objectif final de l’exercice des ministères est le perfectionnement des saints. En cela on voit qu’un jugement est attaché au ministère. Celui qui porte le ministère est jugé, de même que celui qui rejette un ministère. C’est pourquoi, je crois pour ma part qu’il n’y a pas à mystifier un appel céleste. L’appel céleste n’est pas pour soi-même, mais pour le Seigneur et pour les saints. Il n’y a donc pas à le mystifier. Que recherche-t-on quand on dit qu’on n’a pas reçu un ministère alors qu’on l’a effectivement reçu ? L’humilité ? La perfection ? Que recherche-t-on ? La question fut posée ouvertement à Jean-Baptiste par les sacrificateurs : « Toi, qui es-tu ? » De même que Jean-Baptiste ne se sentit pas offensé par cette question, je crois qu’un frère à qui l’on demande des informations sur le ministère ne devrait pas non plus se sentir offensé ou outragé. Il devrait seulement répondre librement avec assurance. La Bible dit que Jean-Baptiste confessa sans le nier : il confessa sans le nier qu’il n’était pas le Christ (Jean 1.19). Puis il dit :
Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : rendez droit le chemin du Seigneur (Jean 1.23).
Jean-Baptiste a d’abord dit ce qu’il n’était pas avant de dire ce qu’il était selon la volonté de Dieu. Jean savait qu’un homme ne pouvait recevoir que ce qui lui avait été donné du ciel. Jésus-Christ lui-même n’entretint aucun mystère sur son ministère. Le Sanhédrin dit : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » et Jésus dit : « Vous le dites, Je le suis » (Luc 22.70). Devant la femme Samaritaine, parlant du messie, Jésus dit :
Je le suis, moi qui te parle (Jean 4.26).
Devant tous les hommes, l’apôtre Paul a déclaré ouvertement qu’il était un envoyé de Dieu. Devant l’Église, afin que nous soyons tranquillisés, il dit :
C’est pour cet Évangile que j’ai été établi prédicateur et apôtre, docteur des païens (2 Tim 1.11).
Cette déclaration de Paul n’était pas pour paraître, car, celui qui est sage doit comprendre que les églises des nations autres que les Juifs ont beaucoup d’intérêts à écouter ce ministère. Devant les frères de Jérusalem, Paul a dû expliquer en détail son appel. Gal 2. Devant Agrippa, Paul proclama son apostolat (Act 26).
Devant tous les forums, celui qui a reçu de Dieu un ministère doit être en mesure de s’expliquer sans difficulté. Le Seigneur n’aime pas le service qui s’opère dans le doute. Aucun service divin ne doit avoir lieu dans le doute, car, le domaine spirituel est le domaine de l’assurance et de la foi. Celui qui prend la Parole devant les saints doit avoir de l’assurance dans le Dieu qu’il prêche et dans l’autorité qu’il a reçue. Comme Pierre le dit :
Ce n’est pas en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais parce que nous avons vu sa majesté de nos propres yeux ; car, il a reçu honneur et gloire de Dieu le Père… (2 Pie 1.16-20).
Sur le même sujet, Jean dit :
Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos propres yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie, et la vie a été manifestée, nous l’avons vue, nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle… (1 Jean 1.1-2).
Les apôtres avaient mangé et bu avec le Seigneur de son vivant, mais l’avaient aussi expérimenté après sa résurrection. Ils étaient ainsi témoins de ce qu’ils avaient touché, entendu, vu et contemplé. Ils étaient témoins du Christ dans toutes ses manifestations. C’est ainsi. Celui qui prend la Parole dans l’assemblée doit avoir de l’assurance au sujet de son service. Car, il n’est pas bon de servir Dieu dans le doute au sujet de son appel.
L’autre difficulté du sujet concerne le peuple de Dieu avec ses dirigeants qui, souvent, ne reconnaissent pas les ministères. Paul dit :
Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment entendront-ils parler de lui sans prédicateurs ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? (Rom 10.14-15)
Les Ministres de la Parole sont des hommes envoyés de Dieu. Quelle que soit la carrure ou la responsabilité du Ministre de la Parole, il est un homme envoyé de Dieu qui doit être reçu en cette qualité par l’Église. Jésus a dit :
Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, Je vous envoie… (Jean 20.21).
Il envoie ses serviteurs pour prêcher son Royaume à son peuple. Les Ministres de la Parole sont envoyés dans le monde vers les peuples qui doivent prêter attention à la Parole de Dieu qui sort de leur bouche. Mais malheureusement, les hommes en général et le peuple de Dieu avec ses dirigeants en particulier, ne reçoivent pas les serviteurs de Dieu. Au sujet de la lumière qui est Christ, il est écrit :
Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçue… (Jean 1.11).
La lumière n’est pas allée vers des étrangers, mais bien vers les siens, mais les siens ne l’ont pas reçue. Il est vraiment curieux que les hommes ne puissent pas recevoir la lumière. Au sujet d’Élie il est aussi dit :
Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu (Mat 17.11-12).
Il se trouve ici encore un triste témoignage au sujet du peuple de Dieu. Cette fois-ci, cet Élie qui était Jean-Baptiste n’a pas seulement été rejeté, mais le peuple lui a accordé la place qu’il voulait – le traitant à sa manière jusqu’à le faire décapiter sur demande d’une jeune fille (Mat 14.1-12).
C’était une habitude chez les Juifs de tuer les hommes de Dieu. C’est pourquoi, Jésus a dit : « De même, le Fils de l’homme souffrira de leur part. » C’est aussi pourquoi Zacharie dit au sujet du Messie :
D’où viennent ces blessures que tu as aux mains ? Il répondra : c’est que j’ai été frappé dans la maison de ceux qui m’aimaient (Zach 13.6).
Ce sont ses propres frères qui l’aimaient qui l’ont frappé après l’avoir rejeté. C’est ainsi. La vie des Ministres de la Parole est une fournaise ardente toujours allumée et entretenue par les gens de la maison de Dieu – une fosse aux lions affamés dans laquelle les religieux et les contempteurs de la mission divine font descendre ceux qui portent la Parole authentique de Dieu – des hommes qui ont eu le « malheur » ou la « grâce » de naître avec un don qui ne leur appartient même pas. Des hommes que Dieu a choisis sans leur avis pour porter la vie à ceux qui meurent dans le péché. Pourquoi des hommes de Dieu doivent-ils mourir pour un don qui ne leur appartient même pas ? Mais Jérusalem tuait et lapidait ses prophètes et ceux qui lui étaient envoyés (Mat 23.37). Lapider un homme de Dieu, c’est ne pas le recevoir, le rejeter ou le négliger avec son don. Ce n’est pas seulement prendre des pierres contre lui. Ainsi, Jésus n’a pas seulement envoyé ses serviteurs, mais il demande au peuple de Dieu de les recevoir. Sur ce point, il a dit :
Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé (Mat 10.40-43).
Mais :
Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos Paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds (Mat 10.14).
Dans cette affaire, j’aime prendre l’exemple de Diotrèphe qui ne recevait pas les frères dans l’œuvre :
J’ai écrit quelques mots à l’église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu’il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’église (3 Jean 9-10).
Ceux qui ne reçoivent pas les Ministres de la Parole ont la maladie de Diotrèphe, qui aimait être le premier parmi les frères. Comme Diotrèphe, ils aiment les premières places comme aussi les pharisiens, au temps de Jésus. Ils sont des orgueilleux et de piètres prédicateurs, qui ont peur que le peuple de Dieu découvre leurs lacunes par la prédication de ceux que Dieu a mandatés. Ceux-là se sont envoyés eux-mêmes, en trompant la vigilance des saints. Ce Diotrèphe ne voulait pas recevoir les serviteurs de Dieu, mais empêchait aussi les frères de les recevoir, comme aujourd’hui, plusieurs parmi nous refusent de recevoir les prédicateurs de la Parole. Non content de cela, ils intoxiquent le peuple de Dieu, en tenant des propos mensongers sur le compte des serviteurs de Dieu pour ternir simplement leur image. Ceci est un démon qui doit être combattu par l’Église des saints.
Il peut arriver qu’un ministère ne soit pas reçu par ceux vers qui il est envoyé. Les dirigeants d’une église qui sont animés par des sentiments charnels et par l’orgueil comme Diotrèphe peuvent ne pas reconnaître et recevoir un ministère. Dans ce cas, le Seigneur recommande que l’homme de Dieu aille ailleurs dans d’autres endroits où il peut être reçu, parce que le don ne lui appartient pas. C’est ainsi que d’authentiques hommes de Dieu ont été rejetés dans notre génération. William Branham est rejeté parce qu’il a seulement prêché ce qui est écrit. Pareillement, Ewald Frank est refoulé là où il prononce le nom de Branham. Ainsi, les églises ont donné à William Branham, la place qui n’était pas la sienne, comme cela avait été fait à Jean-Baptiste en son temps. Même ceux qui aimaient frère Branham ont fait de lui Jésus, alors qu’il n’a jamais été le Christ. À quoi sert-il de vénérer un homme de Dieu ? Mais c’est ce que font les Branhamistes, à travers les prédications et les cantiques en l’honneur de William Branham, souillant ainsi le témoignage de la Vérité.
Le ministère s’exerce, et le Ministre de la Parole ne cherche pas une quelconque reconnaissance. Mais il travaille là où des portes s’ouvrent en faveur de son ministère. Toutefois, les autorités des assemblées doivent recevoir un don qui est envoyé à l’Église. Sinon, elles seront jugées pour cela, selon ce qui est écrit :
Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos Paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. Je vous le dis en Vérité : au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là (Mat 10.14-15).
Ici, les villes et les maisons vers lesquelles les serviteurs sont envoyés devraient être disposées à les recevoir pour être sauvées. Mais pour avoir rejeté les serviteurs de Dieu, elles seront jugées sévèrement. Dans les assemblées, les responsables doivent reconnaître les ministères qui se manifestent dans le peuple en leur tendant officiellement la main. Mais comment ? La Bible le dit bien. Nicodème est venu vers Jésus et lui a dit :
Nous savons que tu es un docteur venu de Dieu (Jean 3. 1-2).
Le simple fait de confesser qu’il reconnaissait le Seigneur comme un docteur était important. C’était déjà une source de bénédiction. Mais Nicodème est venu vers Jésus en cachette, dans la nuit. Ce qui n’était pas juste. Un ministère est reconnu en plein jour. Celui qui reconnaît un ministère le confesse publiquement devant les saints.
Les anciens de Lystre avaient imposé les mains à Timothée pour recommander son ministère à la grâce de Dieu sur instruction du Saint-Esprit :
Ne néglige pas le don qui est en toi et qui t’a été donné par la prophétie, avec l’imposition des mains du collège des anciens (1 Tim 4.14).
Timothée ne siégeait pas parmi les anciens, mais avait sa place dans le ministère à Lystre et à Iconium, d’où lui était rendu un bon témoignage (Act 16.1-2). Les frères ont imposé les mains à Paul et à Barnabas pour les recommander à la grâce du Seigneur pour le ministère apostolique devant l’assemblée (Act 13). Ces deux exemples bibliques montrent que dans une assemblée locale, le Saint-Esprit peut instruire les dirigeants à recommander des serviteurs de Dieu à la grâce de Dieu pour l’œuvre à laquelle ils sont appelés. Cette pratique biblique n’est pas une doctrine. Car, ce n’est pas toujours que des prophéties révèlent les ministères comme dans le cas de Timothée. En plus, dans ces deux exemples, ce ne sont pas les frères qui ont pris l’initiative d’imposer les mains aux concernés, mais c’est bien le Saint-Esprit qui le leur a demandé. En conséquence, ceux qui attendent l’imposition des mains des anciens d’une église locale avant d’entreprendre l’œuvre de Dieu se trompent, parce que Dieu n’a jamais institué une loi qui dit qu’il faut recevoir l’imposition des mains des anciens avant de répondre à un appel céleste.
Toutefois, un ministère se voit à l’œil nu – une œuvre se voit à l’œil nu. C’est pourquoi, lorsqu’un ministère apparaît évident aux yeux de tous, les dirigeants de l’assemblée dans laquelle ce ministère émerge devraient le recommander à la grâce de Dieu, par l’imposition des mains en signe d’association et d’accompagnement. Lorsqu’un frère entreprend une œuvre aux yeux de tous dans l’assemblée et que cette œuvre est en bénédiction à l’assemblée, les dirigeants de l’église devraient recommander ce don à la grâce de Dieu pour son progrès, par l’imposition des mains. Lorsqu’un prédicateur dirige une assemblée locale, exerçant de cette manière l’autorité d’un pasteur, il est nécessaire que des mains d’autorité lui soient imposées pour recommander l’œuvre qu’il entreprend à la grâce de Dieu devant les membres de l’assemblée.
La reconnaissance des ministères dans une assemblée locale doit se faire par les autorités en charge de l’assemblée. Et de la place doit être faite à ces ministères dans l’église afin qu’ils s’exercent librement. Il n’est pas bon que des ministères s’exercent dans une assemblée et que la direction de l’église ne dise rien à leur sujet. Il faut le faire pour tranquilliser la foi des saints de la localité. C’est dans ce but que les sacrificateurs sont allés demander à Jean ce qu’il était. C’était une juste préoccupation, car Jean prêchait en dehors du temple et faisait des baptêmes. Jean n’était pas dans le même champ que les scribes et les pharisiens. C’est pourquoi le peuple de Dieu devrait être informé au sujet de son ministère. C’est aussi pour cette raison que Jean leur répondit sans détour. Mais généralement, ceux qui ne reconnaissent pas les ministères s’y opposent et un ministère qui n’est pas reconnu finit par s’imposer.
Les oppositions aux ministères
Je voudrais aussi aborder cette question importante concernant les oppositions aux ministères. En effet, dans l’exercice du ministère, les serviteurs de Dieu sont souvent confrontés à des rébellions et à des incompréhensions provenant de leur propre entourage. Cela est vu clairement dans la Bible. Joseph fut incompris de ses frères et vendu en Égypte (Gen 37). Plus tard, lorsque Moïse fut mandaté pour délivrer Israël, il s’est trouvé des opposants sur son chemin – des gens qui étaient dans le service divin comme lui (Nomb 16). C’est toujours ainsi. Les rébellions et les oppositions aux ministères commencent toujours avec ceux qui sont dans le service divin sans trop savoir comment ils y sont parvenus. Ceux qui ne savent pas la valeur des ministères s’y opposent toujours. Or, un ministère devrait être considéré comme une grâce de Dieu par les saints. Tout frère qui porte un ministère dans l’assemblée devrait être considéré comme une grâce de Dieu par les saints. Un tel frère devrait aussi conduire son ministère en sorte à être une véritable source de bénédiction pour les saints.
En s’opposant aux Ministres de la Parole, les rebelles mettent fin à la volonté de Dieu à leur égard. Car la volonté de Dieu dans le plan du salut se trouve avec ses Ministres. Ce sont eux, en effet, qui appliquent les résolutions du Gouvernement de Dieu sur la terre. Quand Dieu prend une résolution dans le ciel, Il la fait appliquer sur la terre par ceux qui portent sa Parole. Si Dieu décide d’un réveil dans le ciel, Il trouvera des Porteurs de la Parole pour leur confier cette œuvre. Si Dieu décide de sauver des âmes dans une région, Il enverra ses prédicateurs évangéliser cette région. Dieu voulant sauver les Samaritains envoya Philippe en Samarie. Le même Dieu envoya Philippe dans le désert pour le salut de l’eunuque éthiopien (Act 8). Dieu voulant ressusciter Tabitha envoya Pierre à Jaffa (Act 9. 36-43). Le même Pierre fut envoyé à la maison de Corneille pour son salut. Act 10. C’est encore Dieu qui envoya Paul en Macédoine pour le salut des Macédoniens :
Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien debout le suppliait en disant : passe en Macédoine, viens à notre secours ! Après cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine… (Act 16.9-10).
C’est ainsi. La vie se trouve avec les Ministres de la Parole. Ni Dieu, ni l’Église ne peuvent se passer des Ministres de la Parole, parce que c’est le Seigneur lui-même qui les a choisis. Même si Dieu doit susciter des pierres pour accomplir sa volonté, Il fera d’elles des Porteurs de sa Parole avant de les utiliser. Car Dieu ne peut rien faire en dehors de sa Parole et de ceux qui la portent.
Le Seigneur lui-même, dans son Ministère, fut d’abord opposé à ses propres frères de sang avant de rencontrer l’hostilité des scribes et des pharisiens. Ils lui dirent :
Pars d’ici et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais. Personne n’agit en secret, lorsqu’il désire paraître : si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde. Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui (Jean 7.1-5).
La vision des frères de Jésus était fausse. Et cela transparaît clairement dans leurs propos. Ils ont considéré Jésus pour ce qu’Il n’était pas, en le prenant pour quelqu’un qui voulait paraître – ce qui n’était pas l’intention du Seigneur. C’est ce qui arrive à ceux qui n’ont pas d’yeux spirituels pour contempler l’œuvre de Dieu. Ils voient toujours dans la mauvaise direction en prêtant des intentions à ceux qui ne veulent que faire l’œuvre de Dieu.
L’expérience et la Bible m’ont montré qu’il y a principalement deux esprits qui s’opposent à l’évolution des ministères dans la maison de Dieu. Le premier esprit est la jalousie et le deuxième esprit est la religion. Ce sont ces deux esprits qui s’opposèrent à Jésus. L’esprit de Jalousie se trouvait avec les frères de Joseph qui le vendirent. À ce sujet, Étienne déclare :
Les patriarches jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Égypte (Act 7.9 ; Gen 37.11).
Quant à Jésus, ses frères étaient jaloux de lui. Ils le prenaient pour quelqu’un qui voulait paraître. La jalousie se trouvait aussi avec ceux qui étaient contre les apôtres à Jérusalem :
Alors le souverain sacrificateur et tous ceux qui étaient avec lui, c’est-à-dire le parti des sadducéens se levèrent, remplis de jalousie, portèrent les mains sur les apôtres et les jetèrent dans la prison (Act 5.17-18).
C’est ainsi dans la maison de Dieu. Certains sont jaloux de l’appel des autres et s’en moquent. Ils développent des esprits de raillerie et de diffamation pour rien, simplement en vue de faire passer l’existence du don pour un non-événement. Mais qui peut s’opposer à Dieu et à ses oints ? Ceux qui disent que personne ne peut empêcher l’exercice d’un ministère sont les mêmes qui s’opposent à l’exercice des ministères quand ils n’évoluent pas dans leurs écuries religieuses. C’est de cette manière que le Seigneur essuya l’hostilité des religieux de son époque. Les scribes et les pharisiens combattaient Jésus parce qu’Il n’était pas avec eux. Ils auraient voulu l’avoir avec eux, mais Jésus n’était pas avec eux parce qu’ils étaient devenus des religieux.
La religion se construit à l’intérieur des versets bibliques
La religion se construit à l’intérieur des versets bibliques. La religion se construit aussi à l’intérieur des déclarations des serviteurs de Dieu. Tout ceci par des disciples qui n’ont pas reçu l’Esprit de la Vérité qui est Christ lui-même. Les mormons ont construit leur religion à l’intérieur des déclarations de Joseph Smith. Les musulmans ont édifié leur religion à l’intérieur des paroles de Mahomet. Les pharisiens ont utilisé la loi pour créer leur religion avec les traditions tandis que les apôtres l’ont utilisée pour expliquer la nouvelle alliance en Jésus-Christ. Les Branhamistes ont construit leur religion à l’intérieur des déclarations du prophète William Branham qui n’a fait que prêcher la Vérité biblique. À ce sujet, Ewald Frank écrit :
Partout où Branham, en tant que prophète devient le thème et est placé au centre en tant qu’homme, là est en réalité prêché un autre Évangile, c’est-à-dire qu’il est prêché à la manière de l’homme. (Gal 1). Pour nous, ce qui demeure valable, c’est l’Évangile éternel de Jésus-Christ. Nous ne prêchons ni Pierre, ni Paul, ni frère Branham ; nous prêchons Jésus-Christ en tant que ressuscité et comme Seigneur qui revient, de la même manière que Pierre, Paul et Branham l’ont prêché. En réalité, c’est l’ennemi qui divise en différents camps les croyants du temps de la fin. En interprétant faussement des passages de l’Écriture et des déclarations de frère Branham, leurs regards sont détournés de la vraie publication de la Parole.
Lettre circulaire n° 54 Page 21. (Version française.)
Les Frankistes ont eux aussi bâti leur religion à l’intérieur des déclarations du docteur Ewald Frank, un authentique homme de Dieu, rempli de la connaissance des mystères de Dieu. Ceux qui n’ont rien compris de son appel n’ont pas attendu sa mort pour édifier leur religion sur ses propos. Les incroyants s’attachent à la lettre des déclarations des serviteurs de Dieu pour leur perdition et leur égarement dans la religion tandis que les fils de Dieu s’attachent à l’Esprit des déclarations et des enseignements des hommes de Dieu pour l’édification de leur foi. L’esprit religieux est un esprit dogmatique – tandis que l’Esprit de Jésus est un esprit de révélation. Il y a toujours des hommes qui ont quitté le vrai en s’enchaînant eux-mêmes dans les déclarations des hommes de Dieu. Pour les chrétiens, toutes les déclarations des serviteurs de Dieu pour expliquer les versets bibliques sont considérées comme des paroles d’exhortation et des lumières qui peuvent servir à conduire le peuple de Dieu dans sa compréhension des Écritures et non des doctrines sur lesquelles doivent reposer la foi et les pratiques des enfants de Dieu.
UN AUTHENTIQUE MINISTRE DE LA PAROLE NE VIENT PAS PRÊCHER LES PAROLES D’UN AUTRE MINISTRE COMME LUI. MAIS LE VRAI MINISTRE DE LA PAROLE, TOUT EN RESPECTANT L’ŒUVRE DE SES PRÉDÉCESSEURS PRÊCHE LA PAROLE DE CHRIST QUI EST ÉTABLIE DANS LA BIBLE, COMME LE FRÈRE FRANK LE DIT :
Pour nous, ce qui demeure valable c’est l’Évangile éternel de Jésus-Christ. Nous ne prêchons ni Pierre, ni Paul, ni frère Branham ; nous prêchons Jésus-Christ en tant que ressuscité et comme Seigneur qui revient, de la même manière que Pierre, Paul et Branham l’ont prêché.
Je me suis heurté à l’esprit de religion dans l’exercice de mon ministère. En cela, j’ai découvert que ceux qui entretiennent la religion dans la maison de Dieu sont ceux qui n’ont reçu de lui aucun mandat. Ils travaillent dans la maison de Dieu sans connaître leur position, ou sans avoir quelqu’un pour le leur signifier ou le leur rappeler. Celui qui n’est pas à sa place s’occupe des autres et sème ainsi le désordre et les troubles dans le champ de Dieu. Les heurts arrivent lorsque ceux qui ont été appelés au ministère entrent dans les champs pour faire le travail qui leur revient de droit. Les heurts arrivent lorsque les Porteurs de la Parole essaient de dire exactement ce qui est écrit pour mettre de côté les pratiques qui datent de longtemps – en ce moment, les religieux se soulèvent pour admettre la Vérité biblique tout en exprimant leur attachement à la tradition. En son temps, les Juifs avaient brandi leur tradition à Jésus et à ses disciples. Ils lui dirent :
Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. Il leur répondit : et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ?… vous annulez ainsi la Parole de Dieu au profit de votre tradition (Mat 15. 1-7).
C’est ainsi, l’œuvre des religieux – ils annulent la Vérité de la Parole au profit des pratiques religieuses en leur milieu. La religion et la révélation s’opposent toujours.
Celui qui veut exercer son ministère devra faire face à la jalousie de son entourage et à l’esprit de la religion qui anime plusieurs dans la maison de Dieu. Ceux qui étaient opposés à Moïse étaient animés par la jalousie et par l’esprit de religion. Par jalousie, ils ont dit à Moïse :
C’en est assez ! Car toute la communauté, tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l’assemblée de l’Éternel ? (Nomb 16.3).
C’est ainsi, l’esprit religieux – il n’aime pas se soumettre à l’ordre de Dieu. C’est un esprit de rébellion à la Parole de Dieu, car la religion s’installe quand la Parole de Dieu est mise de côté. Les révoltés ont dit : « Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l’assemblée de l’Éternel ? » Ces hommes croyaient que Moïse s’était élevé au-dessus du peuple de lui-même. C’est comme ces pharisiens qui ont dit à Jésus : « Par quelle autorité fais-tu ces choses ? » Ils ont posé la question parce qu’ils croyaient que Jésus agissait de lui-même. Mais la réalité est que les ministères sont élevés par Dieu lui-même dans le peuple. Aucun serviteur de Dieu ne s’établit de lui-même.
Moïse a été établi pasteur par Dieu au moment où les Juifs étaient encore chez le pharaon. C’est dans le désert qu’il fut établi pasteur. Mais Qoré et sa troupe ne voulaient pas du ministère pastoral de Moïse. Ils ont dit : « Tous sont saints », comme si Dieu ne savait pas qui étaient les Israélites. Tous sont saints, mais ils avaient oublié que tous n’avaient pas vu Dieu comme Moïse. Tous sont saints, mais tous n’avaient pas été choisis par Dieu comme Moïse. Tous sont saints, mais voilà que tous ont péri dans le désert, à l’exception de deux d’entre eux qui entrèrent dans la terre promise. Ils sont tous morts pour avoir méprisé Moïse et son ministère. Comme aujourd’hui certains disent : « Tous, nous prêchons tous, nous sommes anciens, tous, nous sommes Ministres. » Les contestataires et les religieux parlent beaucoup et aiment se mesurer aux autres au lieu de se mesurer au Christ. Mais il est bon que les uns et les autres se mesurent au Christ, car en se mesurant au Christ, on découvre son appel réel.
Moïse avait la vision de la conduite du peuple dans le désert. Mais les religieux n’avaient aucune vision pour conduire le peuple de Dieu. C’est en cela que Jésus, parlant des pharisiens dit :
Laissez-les, ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse (Mat 15.14).
Ce qu’on voit est que les dirigeants religieux abrutissent ceux qu’ils dirigent. En effet, les pharisiens de l’époque avaient abruti les peuples qui étaient sous leur surveillance par leur vie de religion. Jésus a dit qu’à l’intérieur d’eux-mêmes, ils étaient des tombeaux blanchis et des ossements de morts (Mat 23.25-27). La religion communique la mort à ceux qui la vivent et s’y plaisent. Elle rend aveugle, c’est pour cette raison que Jésus a dit que les pharisiens étaient aveugles. Ils étaient aveugles et avaient rendu aveugles ceux qu’ils dirigeaient. Ceci doit interpeller les dirigeants des églises. En effet, les pharisiens sont devenus aveugles parce qu’ils avaient rejeté la Parole de la Vérité. Car c’est la Parole de Dieu qui est une lumière sur notre sentier et une lampe à nos pieds (Ps 119.105). Lorsqu’elle est rejetée, celui qui l’a rejetée est frappé d’aveuglement et de mort. Ainsi, là où est refoulée la révélation de la Parole au profit des vieilles pratiques, se trouvent installés ensemble la mort et l’aveuglement parmi les conducteurs et le reste du peuple. Il faut en ce moment un secours extérieur pour ramener les naufragés à l’ordre originel.
La manifestation du ministère
Par expérience, je sais aussi que le vrai ministère est révélé après le baptême du Saint-Esprit. À ce sujet, le Seigneur a été clair avec ses disciples. Il leur dit :
Car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit… vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre… (Act 1. 4-8).
Nous voyons bien que les vrais témoins du Christ le sont après avoir reçu le Saint-Esprit. Les disciples avaient passé plus de trois ans avec le Seigneur Jésus, mais cela ne suffisait pas pour rendre témoignage de lui. Il fallait que le Saint-Esprit vienne sur eux comme une puissance pour qu’ils soient de vrais témoins. Car personne ne connaît les choses de Dieu si ce n’est l’Esprit de Dieu (1 Cor 2.10-12). Ceci est tellement bien dit.
En effet, pour prêcher la Parole de Dieu, il faut avoir l’Esprit de Dieu. S’il y a aujourd’hui des erreurs dans le monde de la chrétienté, c’est parce que plusieurs prêchent la Parole de Dieu sans avoir reçu l’Esprit Saint. Pour ceux-là, une formation dans une école pastorale ou dans un Institut biblique a suffi. Or, cela ne suffit pas. Ce qui est essentiel et qui est suffisant pour la prédication de la Parole, c’est l’Esprit de Dieu. Une ordination reçue d’un pasteur expérimenté ne qualifie pas au ministère – les seules qualifications demeurent le Saint-Esprit et l’appel de Dieu.
L’expérience de la séduction
J’ai été confronté dans mon ministère à l’esprit de séduction. Ma rencontre avec cet esprit a eu lieu lorsque le Seigneur a commencé à me montrer régulièrement des visions. Il m’a été difficile d’accepter les visions au début parce que je croyais qu’elles provenaient des démons. J’ai beaucoup prié pour les chasser, mais j’ai fini par comprendre qu’elles venaient de Dieu. C’était un ange qui me les montrait. Cependant, je n’avais pas eu tort de croire en la présence des démons dans les visions. Car il se trouvait effectivement un esprit de séduction qui entendait opérer discrètement et subtilement dans ma vie. Plusieurs fois, il est venu sous une forme corporelle pour m’adresser la parole, espérant me conquérir. Cet esprit voulait faire de moi son serviteur comme plusieurs le sont aujourd’hui. Je l’ai su lorsqu’il me proposa d’aller fonder une église dans un lieu qu’il m’a indiqué, en me signifiant qu’il y aurait des prodiges, des miracles et des guérisons dans cette église.
Lorsque je reçus cette proposition, mon cœur fut dans la tristesse et le désespoir. J’étais ahuri et découragé de mon Seigneur – parce que je ne pouvais pas croire qu’Il pouvait permettre qu’un démon ait accès à moi de cette manière pour me faire une telle proposition. Le même jour, j’implorai la grâce du Seigneur – c’est alors qu’il me consola dans une vision en me montrant les esprits qui me visitaient pour détruire mon ministère, afin de me permettre de les combattre. C’est ce que je fis jusqu’à ce que je les voie liés dans une vision avec des chaînes quelques mois plus tard. Si j’avais accepté cette proposition, je serais certainement très riche aujourd’hui. Mais en retour, je devrais perdre les âmes qui cherchaient des bénédictions dans les miracles et les prodiges mensongers. Je serais aujourd’hui un faux christ et un faux prophète.
Ces esprits séducteurs savaient l’œuvre à laquelle j’avais été appelé. Ils me l’ont eux-mêmes signifié. Ils savaient que j’étais porteur d’une mission divine qui dérangeait le Royaume de Satan. C’est pourquoi ils voulaient me recruter pour faire obstruction à la volonté de Dieu à mon égard. Je rends grâce à Dieu de m’avoir donné du discernement pour repousser à chaque fois ces esprits. Je rends ce témoignage pour attirer l’attention de ceux qui travaillent dans la maison de Dieu, afin que les uns et les autres s’examinent pour savoir s’ils sont dans le ministère réel de Jésus-Christ. Que chacun examine sa source d’inspiration et de révélation. Je le dis parce qu’il est très facile de servir cet esprit de séduction. Ceux qui servent généralement les esprits séducteurs sont des hommes qui n’ont aucune expérience avec Dieu et le Seigneur Jésus. Ils entrent dans le ministère après avoir reçu une révélation, qu’ils ne peuvent éprouver avec la Parole de Dieu parce que ignorant les Saintes Écritures. Pour ceux-là, toute vision vient de Dieu – toute lumière vient de Dieu. De tels gens n’ont pas le Saint-Esprit. Mais les vrais lecteurs de la Bible savent que Satan aussi se déguise en ange de lumière. Pour les faux prophètes, toutes les prophéties viennent de Dieu – tous les ordres pour créer une église ou faire une quelconque œuvre viennent systématiquement de Dieu. Mais l’Écriture avertit ainsi :
Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde… (1 Jean 4. 1-2).
Cela est regrettable, mais je dois aussi dire qu’il se trouve des serviteurs de Dieu séduits par les démons parmi ceux qui sont issus du Message du temps de la fin. Ils sont séduits pour vivre dans le péché et le Nicolaïsme. Satan a fabriqué des Pharisiens modernes dans nos rangs.
Toutes les manifestations spirituelles doivent être éprouvées conformément à ce qui est écrit pour démasquer les esprits séducteurs. Car toute apparition qui paraît angélique ne vient pas toujours des anges, ni tout ordre de mission. Toutes les voix qu’on entend dans le spirituel ne viennent pas toutes de Dieu. Ce n’est pas parce qu’une voix a commandé d’aller fonder une église qu’elle vient de Dieu. Ce n’est pas non plus parce qu’une promesse est faite au sujet des prodiges et des guérisons qu’il s’agit de Dieu. C’est seulement l’épreuve de la Vérité biblique qui démasque les esprits séducteurs. Car le diable a ses églises et ses serviteurs.
Pour un témoignage, je n’en dirai pas plus. Car j’ai souhaité être très bref. Que la grâce et la paix de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a aimés le premier soient sur tous les lecteurs de ce livre. Je souhaite aussi de grandes bénédictions à tous ceux qui ont reçu de Dieu un ministère ou un don quelconque pour le mettre en valeur dans la maison de Dieu. Puissiez-vous travailler avec beaucoup de zèle pour être couronnés dans la gloire à venir ! À vous tous qui êtes près ou au loin, je dis Maranatha ! Jésus revient bientôt !
Épilogue
C’est dans la paix du cœur que je peux mettre fin à cet exposé biblique important. Le sujet des ministères est très vaste. En cela, je ne prétends pas l’avoir épuisé. Certainement que plus tard, d’autres inspirations pourront être données sur le sujet, à cause des progrès de la révélation. De tout cœur, je remercie le Seigneur qui me conduit et m’inspire dans mes méditations. Je le remercie d’avoir fait de moi son prisonnier à l’intérieur de sa Parole.
Je remercie le Seigneur qui a toujours su parler à mon cœur pour attirer mon attention là où je ne pouvais rien découvrir de moi-même. En cela, Il a raison quand Il dit que sans lui, on ne peut rien faire. Le ministère est l’affaire du Seigneur Jésus. Le ministère est la volonté parfaite de Jésus-Christ, qui choisit celui qu’Il veut pour le travail qu’Il veut et au moment qu’Il veut. C’est lorsque le Seigneur le veut que l’œuvre peut se faire. Toutefois, les serviteurs de Dieu sont appelés à être trouvés disponibles, à l’écoute du Saint-Esprit pour l’œuvre du Seigneur.
L’incompréhension de l’œuvre des Ministères de la Parole suscite beaucoup de problèmes dans les églises. C’est pourquoi, j’ose espérer que le Saint-Esprit, par cet ouvrage, a répondu aux attentes de plusieurs. J’ose croire que les gens de la maison de Dieu ont compris l’importance des ministères dans le Corps de Christ. En ce qui concerne les rapports entre les Ministres de la Parole et les anciens dans les assemblées locales, le Seigneur m’a conduit à aborder la question dans son essence originelle. En écrivant, j’ai senti la chose comme elle était dans la pensée de Dieu. Je souhaite pour cela que les uns et les autres comprennent une bonne fois pour toutes que Dieu a établi premièrement les Ministres de la Parole dans l’Église et que les anciens sont consacrés pour venir en aide aux Ministères et non pour les remplacer.
Abidjan, le 15 septembre 2004.
Les Écritures de ce texte
Index complet des 712 références
1 Corinthiens 1Jean 7:16Matthieu 25Éphésiens 4Jean 7:16-18Ésaïe 49:61 Thessaloniciens 2:12Jean 3:16Romains 11:29Romains 8:28-30Éphésiens 2:8Tite 2:11Ésaïe 65:12Jonas 1:1-3Jonas 2:1-2Matthieu 12:38-40Jonas 3:1-3Actes 9Ésaïe 5Jérémie 1:5Luc 1Galates 1:15-16Matthieu 9:9Matthieu 4:17-18Matthieu 4:21-22Matthieu 10Matthieu 10:1-9Actes 26:13-181 Timothée 4:14Nombres 27:18-23Actes 13:1Nombres 20:28Deutéronome 34:42 Rois 2Jean 6:28Jean 14Hébreux 7:11Hébreux 7:18Éphésiens 4:11Ésaïe 41:27Hébreux 3:1Matthieu 21:10-111 Pierre 1:10-11Matthieu 4:23Matthieu 4:17Jean 10:11Jean 3:1-2Galates 1:17Galates 1:11-20Luc 23:49Matthieu 26:31Matthieu 27:462 Samuel 15:13-18Galates 2:20Matthieu 7:22Zacharie 10:1Zacharie 3Zacharie 3:1-5Lévitique 10:8-11Lévitique 21:1-24Jean 4:34Nombres 20:12Jean 17:4Lévitique 10:3Jean 13:4-5Luc 22:24-27Éphésiens 2:6Éphésiens 2:4-7Jean 5:19Romains 14:4Luc 21:36Josué 24:14Nombres 12:6-7Hébreux 11Jean 7:17-18Apocalypse 2:101 Timothée 1:12-132 Timothée 2:2Deutéronome 7:9Hébreux 10:23Éphésiens 1:3Matthieu 25:21Matthieu 25:29Ézéchiel 34:2Ézéchiel 34:61 Pierre 5:7Matthieu 8:20Matthieu 6:24-33Luc 4:1-2Luc 4:32Luc 4:36Luc 5:15-16Luc 9:18Luc 9:282 Timothée 4:5Luc 6:40Jean 6:38Jean 5:17Jean 20:21Jean 14:12Jean 6:56Exode 40:13-15Actes 1:8Actes 2:1-4Matthieu 25:152 Rois 13:211 Jean 2:271 Thessaloniciens 5:19Actes 8:5-7Matthieu 21:23Matthieu 7:28-29Luc 3:22Tite 2:15Matthieu 5:48Actes 19:11-12Actes 19:13-15Luc 5:15Luc 6:18Actes 8Actes 8:8Galates 2:9Galates 2:11Actes 9:31-32Actes 26:17-18Philippiens 1:1-2Colossiens 1:1-2Actes 16:1-3Actes 19:21-22Philippiens 2:19Galates 2:1Tite 1:52 Timothée 4:10Tite 3:122 Timothée 4:12Éphésiens 6:21-22Actes 20:4Éphésiens 4:10-123 Jean 1:91 Corinthiens 12:29-30Exode 32:26-29Nombres 25:12Nombres 8:5-8Nombres 1:47-53Exode 2:1-2Jean 3:3Genèse 15:91 Rois 19:19-21Psaumes 50:5Genèse 15:18Nombres 8:9-10Nombres 8:11Nombres 8:13-14Néhémie 8:1-8Néhémie 8:9Éphésiens 4:8-11Nombres 18:6-7Nombres 18:9Nombres 18:11-14Luc 101 Timothée 5:181 Corinthiens 9:7-10Romains 10:15Matthieu 10:8Tite 3:13-143 Jean 1:6Philippiens 4:14-16Hébreux 13:16Galates 6:6Actes 20:33-35Actes 18:2-3Nombres 18:21Nombres 18:8Éphésiens 2:20Éphésiens 3:5Amos 3:71 Samuel 15:142 Chroniques 20Genèse 18:16Actes 13Hébreux 3Luc 24:44Ésaïe 42Ésaïe 49Galates 2:7-8Galates 1:11-12Actes 13:2Actes 13:5Actes 13:14-15Actes 14:1Actes 16:10Actes 16:11-15Actes 17:1-15Actes 14Actes 15Romains 151 Corinthiens 16:5-7Philippiens 1Hébreux 13Éphésiens 6:1-22Colossiens 41 Thessaloniciens 2:171 Thessaloniciens 3:1-3Actes 16Actes 17Actes 182 Corinthiens 51 Timothée 4Actes 20:1-2Actes 19Actes 18:4Actes 28Actes 201 Timothée 3Tite 1:5-91 Timothée 5Tite 1:10-161 Timothée 62 Timothée 2:142 Timothée 3:10-142 Timothée 41 Corinthiens 71 Timothée 5:9-10Deutéronome 10Deutéronome 272 Timothée 1:3Philippiens 42 Thessaloniciens 11 Thessaloniciens 1:2Colossiens 1Romains 1Éphésiens 4:181 Timothée 2:1-21 Timothée 2Nombres 12Matthieu 23:35Genèse 4:26Genèse 5:24Genèse 6:8Genèse 6:9-11Genèse 6:13-22Hébreux 11:7Genèse 20:7Genèse 12:1Hébreux 11:9-10Jean 8:56Genèse 49:8-9Genèse 37:7-8Genèse 37:7-9Genèse 37:7-10Genèse 17:1-6Genèse 26:24Genèse 28:13-14Exode 3:14-15Nombres 27:18-20Josué 1Josué 1:5-6Josué 5:13-151 Samuel 3:211 Samuel 10:11 Samuel 16:11 Samuel 16:12-13Actes 2:30-311 Pierre 1:101 Pierre 1:15Psaumes 22:1Psaumes 22:19Psaumes 8:3Matthieu 21Matthieu 21:5Matthieu 21:9Psaumes 118:25-26Zacharie 9:9Ésaïe 7:14Ésaïe 9:5Ésaïe 61:1-3Luc 4:18-19Ésaïe 53:1-12Ésaïe 53Jean 8:12Ésaïe 50:6-7Matthieu 11:13-14Malachie 3:1-2Ésaïe 40:2Jean 1:29Matthieu 21:11Luc 24:19Jean 4Deutéronome 18:15Matthieu 17:5Deutéronome 18:18-19Hébreux 1Matthieu 24Marc 13Luc 17Matthieu 24:6Apocalypse 132 Timothée 3:1-5Luc 21:20-23Ésaïe 29:1-2Luc 21:24Matthieu 27:25Luc 21Ésaïe 14:1-2Matthieu 23Zacharie 12Matthieu 24:111 Jean 2:20Hébreux 8:11Matthieu 24:122 Thessaloniciens 2:7-10Matthieu 24:40-42Luc 17:22-37Luc 1:16-17Apocalypse 3:14Ésaïe 30Ésaïe 30:23-25Ésaïe 33:18-19Zacharie 10:1-2Apocalypse 12Ésaïe 33Daniel 7Daniel 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