Exhortation

Le silence de la femme

I

Irié Anderson 27 min de lecture   ·   20 références 27 min   ·   20 références

L'article examine l'enseignement biblique sur le rôle de la femme dans l'Église, basé sur 2 Timothée 2:11-15. Il insiste sur le silence, la soumission et l'interdiction d'enseigner ou d'exercer l'autorité sur l'homme, tout en soulignant les dangers de la médisance, des intrigues et de l'insoumission. L'auteur appelle les femmes à la modestie et à la fidélité, et les maris à enseigner leurs femmes à la maison.

Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite ; Adam n’a pas été séduit, mais la femme, séduite, s’est rendue coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans l’amour, et dans la sainteté. (2 Timothée 2/11-15).

C’est ce verset qui servira de base à l’exhortation que je propose dans cet article. Paul, apôtre de Christ avait pu voir d’avance la capacité de nuisance de la femme dans l’église. C’est même une révélation du Seigneur. Ici, il ne s’agit pas de refuser à la femme de prier ou d’exercer certains dons dans l’église. Elle peut exercer des dons à l’exception des ministères de la parole ou de conduite spirituelle. En revanche, il est question du comportement au quotidien de la femme, membre d’une assemblée. En effet, au-delà des rassemblements, il y a des relations humaines qui se tissent entre les frères et les sœurs. C’est donc l’attitude qu’une sœur mariée ou non doit avoir dans cette communauté. Dans toute communauté la communication occupe une place de choix. Une communication mal maîtrisée peut aboutir à des conflits ou des tensions.

C’est pour prévenir des problèmes et préserver la bonne marche de l’église que Paul, qui a posé le fondement de l’Église des nations a fait ses recommandations qui ont force de loi dans les églises du Seigneur. Selon la loi de Dieu, la femme doit plutôt recevoir l’enseignement de l’homme. Elle ne doit pas prêcher selon l’expression : « écoute l’instruction en silence ». L’autre portion « Avec une entière soumission » signifie qu’elle doit accepter volontairement ce fait établi par Dieu. Ce n’est pas qu’elle n’en a pas les capacités intellectuelles, mais elle ne le fait pas de plein gré. Car le maître dit qu’elle ne doit pas le faire. Le « je ne permets pas » met en relief l’autorité dont le Seigneur Jésus a investi Paul pour la pose du fondement de la doctrine de l’Église des nations. Paul est celui qui a été choisi par Christ pour porter l’évangile chez les païens. Expliquons le contexte.

Jésus est venu pour le monde entier, lors de sa première venue. Malgré ce fait, Il s’est consacré premièrement au peuple juif, en vertu des promesses faites à ses pères. Il n’a pas manqué de dire à la syro-phénicienne qu’il avait été envoyé aux brebis perdues de la maison d’Israël. Or cette première venue comporte bel et bien des promesses pour les nations. C’est pour l’accomplissement des promesses faites aux païens que le Seigneur a suscité Paul. Et voici les termes de l’appel de Paul :

car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés (actes 26/16b-18).

C’est donc fort de cet appel que Paul a déclaré : « selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte » (1 cor. 3/10). Pour revenir au sujet, c’est conscient de l’autorité de légiférer ou de régler la conduite des femmes qu’il emploie « JE ». Ensuite, « elle doit demeurer dans le silence » est un devoir imposé à toute femme dans l’Église. Il est honteux et dangereux de voir une femme indiscrète et bavarde dans l’Église. Tout époux serait couvert d’opprobre en apprenant que son épouse est à l’origine d’une indiscrétion. Les sœurs doivent se taire et ne pas empoisonner l’Église par leurs murmures. C’est une attitude extrêmement dangereuse pour l’équilibre d’une assemblée. Cela peut déboucher sur une explosion ou une implosion du groupe et bloquer par cela son progrès.

C’est même malsain de voir la femme d’un frère parler mal du mari d’une autre. Quand on sait que les paroles sont des semences, ne vont-elles pas affaiblir le foyer de l’autre ? Une femme qui agit ainsi commet une rébellion contre Dieu. Il est écrit :

les femmes de même doivent être honnêtes, non médisantes, sobres, fidèles en toutes choses (1 Tim.3/11).

Et encore :

avec cela, étant oisives, elles apprennent à aller de maison en maison ; et non seulement elles sont oisives, mais encore causeuses et intrigantes, disant ce qu’il ne faut pas dire ; car déjà quelques-unes se sont détournées pour suivre Satan (1 Tim.5/13-14).

Voici quelques-uns des comportements des sœurs dans l’Église qui nuisent. Le premier verset demande à la femme d’être « honnête ». Une femme honnête est d’une moralité excellente et de conduite sexuelle irréprochable. Elle est sincère et intègre par rapport à la Parole de Dieu. Elle ne conteste pas.

« Non médisantes », voilà un péché qui tient la vie de beaucoup de sœurs. Elles doivent être humbles pour obtenir la délivrance. C’est difficile à avouer ou à reconnaître pour plusieurs d’entre les sœurs. La médisance est le fait de répandre des informations défavorables ou négatives au sujet d’une personne. Contrairement aux calomnies, la médisance porte sur des actes ou faits qu’une personne a réellement commis. Ce sont des choses vraies, mais qui ternissent l’image de leur auteur.

« Sobres », il s’agit de la mesure. Elles doivent éviter les excès. La Bible dit que : « qui parle beaucoup ne manque pas de pécher » (prov 10/19). « Fidèles en toutes choses », c’est toujours l’honnêteté vis-à-vis de Dieu et de ses engagements en Christ. C’est la fidélité à son mari, la fidélité à l’église dans les tâches qui lui sont confiées, la fidélité vis-à-vis des frères et sœurs qui se confient à elle. La fidélité au Seigneur. Elle doit faire confiance à l’église pour régler ses problèmes.

Elle ne doit pas livrer son mari ou tout autre enfant de Dieu à ses parents, à des amis ou autres ; rester fidèle à ce que son mari veut à moins que ce soit le péché. Elle doit entretenir sa foi en venant régulièrement aux réunions, en prenant au sérieux la Parole de Dieu, en élevant ses enfants dans la voie du Seigneur et non en leur enseignant la mondanité, notamment, les films, le goût prononcé pour les habillements, les coiffures exceptionnelles constamment sur les têtes des enfants, la mode. Les enfants que le Seigneur donne ne sont pas des guirlandes à décorer. Des sœurs qui auraient voulu vivre le monde, le vivent au travers de leurs enfants. C’est cela que Jésus appelle la fraude dans le cœur. Nous savons tous que la fraude, c’est de contourner astucieusement des règles établies. Tout manquement à ces choses est de l’infidélité.

Dans le second verset les mots « causeuses » et « intrigantes » retiennent mon attention. Ce sont des caractères sulfureux et démoniaques. Des frères comme des sœurs à l’église ont ces influences-là. Causeuse veut dire qui aime faire la conversation, bavarder… Intrigante veut dire curieuse et habile, qui sait manœuvrer pour parvenir à ses fins. Autrement dit, c’est faire de la politique parmi les frères. Ce sont des sœurs qui aiment être au courant de tout. Elles ont même une influence qui fait d’elles des confluents d’informations. Elles ont un démon qui fait que tout le monde leur livre des secrets. Elles savent appâter les gens. Ce sont des personnes qui ont l’art de prolonger les conversations, de les enrichir dans le but de collecter des informations. Elles sont très avisées et profitent de la naïveté ou de la vulnérabilité des autres. Généralement, leurs propres affaires sont gardées comme de véritables secrets d’État. Ces personnes fouillent habilement chez les autres, si bien qu’elles sont de véritables banques d’informations secrètes.

Elles ne travaillent que pour elles-mêmes. Elles sont expertes en intrigues. Elles manipulent et se servent des personnes moins intelligentes. Elles aiment les bras de fer en sourdine. C’est de l’opposition sournoise qu’elles font à l’œuvre de Dieu. Elles sont très indépendantes de leurs maris, mais la plupart des gens dépendent d’elles. Les autres sont prêts à se confier à elles mais jamais l’inverse. Elles savent parfaitement manipuler des informations pour atteindre certains objectifs inavoués. Ce sont des manipulatrices qui n’acceptent jamais officiellement des responsabilités ; mais critiquent toujours ceux qui ont le courage de prendre des charges. C’est tout simplement diabolique !

« Disant des choses qu’il ne faut pas dire » : devant des problèmes en règlement, des personnes qui ont tort refusent de s’humilier et se défendent en disant toutes sortes de choses humiliantes et blessantes. Comme si elles n’auront plus jamais de relations avec ceux qu’elles détruisent avec la langue. Le problème est qu’une fois l’orage passé, celles qui ont parlé sans réfléchir n’ont plus la même liberté avec celui qu’on a blessé. Mais l’orgueil les empêche de passer l’aspirateur ou le balai pour retrouver toute la liberté avec la victime. Elles préfèrent continuer avec cette chaîne au pied.

« Oisives » : voilà une situation qui favorise la plupart des péchés de la langue. « L’oisiveté est la mère de tous les vices » dit l’adage. Même si cela est vrai, nous croyants pensons qu’elle est une situation qui favorise le péché et les vices. Car à l’origine se trouve un problème d’esprit ou d’influence démoniaque. Je pense qu’au niveau des femmes mariées, ce phénomène pousse certaines à abandonner leurs travaux aux autres, notamment aux servantes et à ceux qui vivent sous leur toit, pour se consacrer à leur passe-temps favori, le bavardage. Il faut reconnaître que ce fait est renforcé de nos jours par le téléphone.

Beaucoup passent de longues heures au téléphone. Pour celles-là, l’influence qui agit sur leur vie a pour allié la paresse. Si Paul dans le même verset évoque deux fois cet état, c’est parce que justement, il contribue énormément à libérer la langue. Être occupé aide en quelque sorte à tenir la langue en bride comme l’apôtre Jacques le recommande. Mais il faut un travail soutenu de délivrance pour se libérer. Il faut une ferme volonté pour s’affranchir de cet esprit qui peut détruire la réputation et même diviser un groupe.

Retournons au texte de base. « Je ne permets pas à la femme d’enseigner » : indique qu’elle n’a pas droit à la prédication. Elle ne peut pas être prédicateur ou « prédicatrice ».

« Ni de prendre de l’autorité sur l’homme » : il s’agit de la conduite spirituelle. C’est diriger une assemblée ou un groupe de personnes (mixte). La femme n’y a pas droit. En clair, la femme ne doit ni prêcher, ni diriger une église ou assemblée quels que soient ses dons. Elle doit en laisser la responsabilité aux hommes. La raison de cet ordre est donnée : « car Adam a été formé le premier et Ève ensuite. Adam n’a pas été séduit, mais c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression ». Dans l’ordre de la création, l’homme est avant la femme. Et puis c’est la femme qui a fait entrer le péché dans le monde et non l’homme.

Nous connaissons cette histoire dans le livre de genèse. C’est par une causerie avec le serpent que la femme a chuté. Puisqu’elle n’a pas dignement gardé les commandements de Dieu, elle ne peut donc pas les prêcher. En effet, la femme a laissé tomber la Parole de Dieu au profit de celle de Satan. Depuis ce jour fatal, Dieu l’a assujettie à l’homme. Et ainsi, toutes les paroles prononcées sur Ève en bénédiction comme en malédiction s’attachent également à toute la race des femmes. Ce privilège de porter la Parole lui a été enlevé pour cause de trahison.

« Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère » : être mère ne veut pas dire forcément faire des enfants, sinon toutes celles qui meurent sans enfants et sans mariage seraient perdues. Et à quoi le sacrifice de Christ servirait alors ? Et la foi en Christ ? Donc mère ici est une fonction qui remonte à Ève. En effet, la race humaine était perdue du fait de la chute d’Ève. Le moyen prévu par Dieu pour racheter l’homme perdu était de faire venir au monde par la femme le libérateur. C’est ainsi que Marie a eu à porter le sauveur et l’a mis au monde. Ensuite, elle s’est occupée de lui en tant que mère. Elle l’a élevé et éduqué. Toutefois Marie, mère de Jésus a eu besoin de naître de nouveau, de recevoir le Saint-Esprit à la Pentecôte et de persévérer dans la foi pour être sauvée.

La preuve écrite se trouve dans Actes des Apôtres : « tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus » (Actes 1/14). Oh là là ! Même ici, ce n’est pas la mère du souverain pasteur Jésus qui conduisait. Mais Pierre avec à ses côtés le collège des apôtres et des anciens. Il s’agit donc de cette fonction prophétique annoncée depuis la genèse. Ailleurs, Paul en parle en affirmant que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme (1cor.11/11-12). C’est aussi par la femme que les serviteurs de Dieu viennent dans le monde. Et justement compte tenu de cette réalité, la femme ne peut pas porter des responsabilités liées au sacerdoce. Car les grossesses la handicaperaient pendant de longues périodes.

Si elle prêche, qui occuperait son poste pendant ses absences ? En plus, elle est sous l’autorité d’un mari. La « mère » évoque également l’idée de s’occuper d’un homme et de sa maison. Imaginons ensemble un couple dans lequel la femme est au pupitre d’une église pendant que son mari cuisine pour les enfants.

Enfin « si elle persévère avec modestie… », la modestie parle encore une fois de mesure, d’humilité pour la femme. C’est à cette condition qu’elle sera sauvée même si elle n’a pas eu de foyer. On revient à l’expression « avec une entière soumission ». En parlant du voile de la femme, Paul dit que c’est le signe de la soumission. Les débats sur ce sujet me paraissent un peu inutiles. Le voile a une fonction assez claire dans la Bible. En principe, le corps et le cœur de la femme devraient être un mystère pour tous et connu de son seul mari. Le voile est destiné à couvrir la tête et le visage. Soit pour protéger un secret, soit pour signe de respect et d’humiliation devant une autorité. Quand Moïse venait de la présence de l’Éternel, il voilait son visage à cause de l’illumination, en vue de protéger les enfants d’Israël. Lorsque Rebecca est arrivée avec Éliézer, elle a vu dans les champs Isaac. Après s’être renseignée sur son identité et qu’elle apprit que c’était son mari, elle se voila. Comme nous le constatons le voile est un signe de discrétion et d’humilité. Dans exode 34 /29-35, Moïse mettait ce voile pour éviter que ses frères aient peur de lui. Il s’humiliait en cachant cette gloire divine sur lui pour se confondre à eux. Rebecca a mis son voile en guise d’humiliation vis-à-vis d’Isaac. Ce symbole signifie qu’en cachant ses yeux, son nez, sa bouche, ses oreilles, elle décidait de s’abandonner à son mari. Elle accepte volontairement de ne pas se fier à ses sens cités en face de son autorité. Elle décide de faire confiance à son mari.

Quelle est cette femme chrétienne qui regarde son mari dans les yeux et lui tient volontairement tête ? Qui humilie son mari en l’injuriant ? Celle qui va le vendre dehors et venir se coucher dans son sein après et même désirer qu’il aille vers elle ? Comment peut-on faire de son mari un sujet de sarcasmes ? Pendant que certaines couvrent leur mari, d’autres, paradoxalement, les livrent à la vindicte ? Elle prend l’engagement de ne pas écouter ce que ses oreilles peuvent entendre, mais de s’en remettre à son époux et au Seigneur. Elle s’engage à se taire pour que son mari soit celui qui parle pour elle.

C’est au mari de veiller sur sa femme comme sa propre chair. Sur ce plan, aucune personne spirituelle ne devrait encourager d’une manière ou d’une autre, une femme insoumise. Aucune assemblée ne devrait tolérer un tel comportement, si cela devient non une faiblesse, mais un projet contre son conjoint. L’église doit être plus regardante dans ces choses. À ce propos, nous pouvons tirer instruction de l’histoire de la reine Vasthi. Face à l’humiliation subie, les conseillers du roi ont pris une décision à la mesure de ce mauvais exemple. Voilà ce qu’ils ont produit :

l’édit du roi sera connu dans tout son royaume, quelque grand qu’il soit, et toutes les femmes rendront honneur à leur mari, depuis le plus grand jusqu’au plus petit (Esther 1/20).

Et au verset 21b ceci est écrit : « …elles portaient que tout homme devait être le maître dans sa maison… ».

Une femme comme Vasthi ne peut bénéficier d’aucun exaucement. Toute personne désireuse de l’aider devrait prier pour sa délivrance. C’est seulement si elle accepte de revenir à la place que Dieu lui a réservée qu’elle pourra voir la face de Dieu. Sinon prolonger une telle attitude est démentielle et lourde de conséquence. Nous devons savoir que le sentimentalisme ne peut être au-dessus de l’amour de Dieu. Par conséquent, cela ne peut faire fléchir Dieu. La voie royale de bénédiction pour toute femme est la soumission volontaire, et non une adaptation au réel, c’est-à-dire le faire malgré soi. Une femme soumise, même si son mari est injuste, est bénie. Et le fruit de ses entrailles est béni.

Par expérience, j’ai pu voir des familles où l’échec et la misère lient toute la famille. En observant, j’ai remarqué que la maman est totalement insoumise. Elle est constamment en conflit avec son mari. Parfois, elle milite pour monter les enfants contre leur père. Par contre, les femmes soumises à leur mari ont leurs enfants qui réussissent tous dans la vie.

Ainsi, dans leur vieillesse elles ont des gens pour s’occuper d’elles. De telles maisons sont préservées contre les malheurs. Le livre des proverbes en son chapitre 14 dit que : « la femme sage bâtit sa maison et l’insensée la renverse de ses propres mains ». Une femme insensée court le risque de voir sa maison frappée par la malédiction. Une telle femme est caractérisée par une âme troublée et instable. Les conséquences de la malédiction sont multiformes : La misère, la pauvreté, l’échec de tous les projets en faveur de la famille, l’échec scolaire pour la plupart des enfants, les divisions dans la maison. La mauvaise réputation pour la famille, l’errance et le vagabondage des enfants fuyant les querelles entre les parents, vol et précocité sexuelle parce que livrés à eux-mêmes.

Il y a souvent des décès prématurés dans ce genre de famille à cause de la fragilité spirituelle et des maladies. Si ce ne sont pas les enfants, c’est soit la mère elle-même, pour que son mari refasse sa vie. Ou son mari est repris pour un repos auprès du Seigneur. Et alors elle se retrouve veuve et malheureuse. Même si elle est jeune, à cause de son histoire, personne ne voudra d’elle comme femme. En tout cas, pas un fils de Dieu, puisqu’elle se serait mal illustrée dans l’assemblée. Les serviteurs de Dieu n’accepteront pas qu’un autre frère se suicide en se liant à elle dans un second mariage. Alors elle s’humiliera ou retournera dans le monde pour une fin tragique, loin de la grâce de Dieu.

Pour celles qui ne veulent pas se taire dans l’église, il y a de gros dangers qui les guettent. Elles ne sont pas concernées par les choses qui regardent la conduite de l’église. Elles doivent le savoir. Qu’elles prennent instruction de l’histoire de Miriam, la sœur de Moïse et d’Aaron. Un jour, Miriam et Aaron ont critiqué Moïse. Ils ont fait allusion à son mariage avec une Éthiopienne. C’est un cas d’ingérence dans les affaires d’autrui. La colère de Dieu s’est enflammée contre eux. Et c’est Miriam seule qui a été frappée de lèpre, symbole de la malédiction. Aaron a eu l’humilité d’aller confesser le péché à Moïse. Et quand ce dernier a prié, le Seigneur a donné la solution. Dans cette solution, il y a une grande révélation. Si son père a craché sur elle, c’est une allusion faite à l’autorité contre laquelle Marie s’est rebellée (nombres 12/1-2). Car toute autorité quelle qu’elle soit est l’image de l’autorité de Dieu. D’ailleurs la Bible déclare que toute autorité vient de Dieu (romains 13). Même Paul a eu dans ses épreuves à traiter de « muraille blanchie » un chef malhonnête de son peuple. Quand il apprit par la suite que c’était un chef, il s’est repenti. (Actes 23/2-5).

Il y a aussi le cas de Mical, fille de Saül et femme de David. Elle a parlé contre son mari et fut maudite. Elle n’a pas eu d’enfants dans sa vie. (2 Samuel 6/20-23). Le devoir de silence est imposé à la femme pour sa propre sécurité. Et surtout pour la préservation de la communion fraternelle. La vraie femme n’est pas celle qui veut se faire remarquer par des prises de position ouvertes, mais celle qui parle à son Dieu dans le silence.

C’est le lieu de rappeler à nos sœurs et épouses l’exemple de la femme d’Elkana, mère de Samuel. Elle pleurait devant Dieu et ses lèvres murmuraient. Le Dieu Tout-Puissant entendait ses cris de cœur alors qu’ici-bas, on pensait qu’elle était ivre. Si elle se livrait à des spectacles de querelles sous le prétexte qu’elle avait raison, elle n’aurait jamais rien obtenu de Dieu. (Lire 1 Samuel 1). La Parole de Dieu affirme que « quiconque s’élève sera abaissé et quiconque s’abaisse sera élevé ».

On entend souvent des sœurs se plaindre que leurs maris ne leur disent pas tout. Elles sont plus mues par la curiosité que par la sincérité. Certains frères exagérément sincères avec leurs épouses disent et font tout en compagnie de celles-ci. Je suis d’accord. Seulement, il y a une restriction à faire. Ce qui doit être connu de la femme regarde tout ce qui concerne son foyer ou sa maison. C’est son droit le plus absolu. Mais pas les secrets ou la vie personnelle des autres, que les serviteurs de Dieu comme des médecins de Dieu y ont accès. Il y en a qui pour aider des frères le font, sans gêne, en présence de leur conjointe. D’autres se permettent d’avoir certaines conversations téléphoniques devant leurs épouses. Savent-ils à quoi ils les exposent ? Plus une femme sait, plus elle aura du mal à garder ses émotions et en conséquence ne pourra pas se taire.

Au cours d’un procès intenté contre lui par le fisc, voici ce que déclarait frère William Branham. Après avoir répondu que son épouse n’était pas au courant de ses gestes en faveur des démunis, les juges voulurent en savoir la raison. Branham leur apprit que la Bible déclare : « Que ta main droite ne sache pas ce que fait ta main gauche » (l’absolu prêché le 30 décembre 1962 à Jeffersonville). Cela est écrit dans Matthieu 6/3 :

mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite.

On dit abusivement que nous sommes une seule chair. La main gauche et la droite ne forment-elles pas un seul corps ? Et pourtant le Seigneur dit que ces deux mains doivent faire séparément certaines choses.

Je voudrais interpeller tous les frères sur le fait que l’esprit babylonien est en train de renverser l’ordre établi par Dieu. Partout dans le monde, la mode est à l’égalité entre homme et femme. Cet esprit qui règne dans le monde et qui va jusqu’à parler de discrimination positive vise, en réalité, à donner le pouvoir à la femme. C’est le sens du nom Laodicée qui veut dire, selon William Branham, la domination de la femme. Et je voudrais rappeler l’histoire de cette ville. Car elle porte le nom de la femme de son fondateur, le roi Antiochos II. Une femme dont le caractère fait tout de même peur. Voici un pan de son histoire tiré de Wikipédia.

Elle est répudiée en 253 av. J.-C. lors du mariage du roi Antiochos II avec Bérénice Syra la fille de Ptolémée II Philadelphe.

Revenue au palais grâce à ses fils, elle fait assassiner Antiochos II puis Bérénice Syra et leur fils de nom inconnu en 246 av. J.-C. et déclenche ainsi l’intervention Ptolémée III Évergète le frère de Bérénice lors de la « 3e guerre de Syrie (246-241 av. J.-C.) ». Elle soutint ensuite contre l’aîné son fils cadet Antiochos Hiérax qui règne sur l’Asie Mineure lors de la « Guerre Fratricide ».

Au lieu de permettre à nos épouses de prendre plaisir à affronter des frères ou à prendre position dans des affaires qui auraient pu concerner la direction de l’église, il serait louable de les amener à se tenir dans le silence, en signe de respect. Elles devraient pouvoir faire des suggestions à leur époux à la maison.

Les époux que nous sommes doivent, comme la Bible le dit, « enseigner nos femmes à la maison ». Voilà ce qui est écrit dans 1cor.14/33b-38 :

comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leur mari à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’église. Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? Ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ? Si quelqu’un croit être spirituel ou prophète qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. Et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore.

Tout frère qui veut le salut de sa femme doit prier pour que Dieu lui donne la sagesse. Pour cela, l’apôtre Pierre s’adresse au couple de cette façon :

Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte. Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible ; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. (1 pierre 3/1-7).

Les femmes craignent souvent que leur mari fasse des erreurs et attire des ennuis sur le foyer. C’est légitime. Mais elles doivent recourir à la prière pour leur mari sans se laisser troubler par aucune crainte. Pour les frères, celui qui ignore que sa femme est un sexe faible et veut la mettre au courant de tout court certainement des risques. Il y a évidemment des informations dont elle ne pourra pas faire bon usage.

À ce sujet, plusieurs expériences m’ont fait voir que ceux qui permettent à leur femme de parler dans tout et de s’affirmer finissent par voir leur femme soupçonnée de sorcellerie, à la fin. De toute l’histoire des épouses des rois d’Israël et de Juda, il n’y en a jamais eu de semblable à Jézabel, la Sidonienne qui a dirigé le royaume en tandem avec son mari Achab. Elle a joué par moments les premiers rôles. Voyez cette femme que son époux amène toujours à régler des problèmes entre elles et des frères. Cela est mauvais et devrait être très limité dans les assemblées. Le tout n’est pas de régler, car il y a bien souvent une image négative de la sœur qui reste dans la mémoire individuelle ou collective. Une sœur mécontente devrait en parler à son mari ou lutter dans la prière pour être conduite. La meilleure façon est d’oublier les offenses sans forcément rencontrer les gens pour les régler. Pourquoi ne pas apprendre à pardonner sans qu’on nous demande pardon ? Car dans proverbes 19/11 il est écrit :

l’homme qui a de la sagesse est lent à la colère et met sa gloire à oublier les offenses.

Il y a des frères et sœurs qui, pour un oui ou non, doivent rencontrer les gens pour régler, souvent sous le prétexte d’être transparents. Si le Seigneur devait le faire chaque fois avec nous, serions-nous à l’aise dans la foi ? À quand la fin de tous ces enfantillages ? Évitons le chemin de la facilité de peur que nous ne compliquions notre situation à l’avenir. Le bon mari devrait aider sa femme en lui apprenant à supporter les éventuelles frustrations qu’elle rencontre avec les autres et non céder à tous ses caprices. Il devrait lui apprendre à renoncer à ses droits les plus légitimes comme Paul nous a appris à le faire ; à lui enseigner le respect du sacré et à éviter de s’ingérer dans les affaires d’autrui.

La Bible ne nous enseigne-t-elle pas d’éviter de souffrir dans une affaire qui ne nous regarde pas ? Car :

Que personne d’entre vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou pour s’être ingéré dans les affaires d’autrui. (1 pierre 4/15).

Je voudrais aussi relever un phénomène auquel je n’ai pas de réponse claire. La plupart des sœurs dont les époux sont croyants sont très rarement engagées. Elles sont très souvent exigeantes, capricieuses et parfois rebelles à leurs maris. C’est souvent elles qui parlent un peu trop dans l’église. Par contre, celles dont les époux ne sont pas croyants se battent courageusement dans la foi et sont soumises à ces derniers en dépit de ces véritables champs de carrière que sont leur foyer.

En effet, elles vivent au quotidien dans l’humiliation, la trahison, l’infidélité et les adultères de leurs maris complètement ivres de péché. Celles-là mêmes qui ont mille et une raisons de se révolter ne le font cependant pas. Elles ont parfois du travail et un bon salaire qui leur permettent de vivre sans mari. Et pourtant elles veulent demeurer dans la volonté de Dieu. Cela conduit à penser que beaucoup de femmes luttent pour avoir des maris chrétiens et là, elles ont une sorte d’assurance tout risque en poche. Alors elles peuvent vivre leur liberté. Elles oublient les promesses contenues dans le vœu du mariage et pèchent ainsi contre ce vœu.

Je ne saurais terminer sans louer la foi de ces sœurs qui font tout de même honneur au Seigneur. Elles ont de la maturité et sont réellement capables de garder des secrets. Elles sont maternelles et parfois si maternalistes que l’étreinte de leur amour paraît paralysante pour celui qui en bénéficie. Elles montrent un profond intérêt pour l’œuvre de Dieu, du respect pour ses serviteurs. J’en ai vu changer radicalement de position sur certains sujets quand la Parole de Dieu les reprend, humblement et sans mystère. Ces sœurs inspirent la paix et la tranquillité. C’est un véritable retour au calme que leur présence. Elles sont très compréhensives. Leur apparence est si simple ! Et pourtant ceux qui ont l’œil spirituel admirent ces véritables chefs-d’œuvre de Christ et de son évangile. Elle rappelle à notre conscience que Christ n’a pas souffert en vain ! Que Dieu vous bénisse !

Frère IRIE ANDERSON

Les Écritures de ce texte

Index complet des 20 références

2 Timothée 2Actes 261 Corinthiens 31 Timothée 31 Timothée 5Proverbes 10Actes 11 Corinthiens 11Exode 34Esther 1Nombres 12Romains 13Actes 232 Samuel 61 Samuel 1Matthieu 61 Corinthiens 141 Pierre 3Proverbes 191 Pierre 4

2 Timothée 2Actes 261 Corinthiens 31 Timothée 31 Timothée 5 + 15 autres

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I

Irié Anderson

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