Exhortation fin août 2011

La parabole des conviés

1 août 2011   ·   54 min de lecture   ·   33 références 1 août 2011   ·   54 min   ·   33 références

Cette exhortation explore la parabole des conviés (Luc 14:7-11) pour enseigner l'humilité et la soumission à l'ordre divin dans l'Église. Elle met en garde contre la précipitation à occuper des places d'honneur sans avoir été sanctifié et éprouvé par Dieu, et insiste sur la nécessité de devenir disciple de Christ, de lutter avec Dieu comme Jacob pour être déclaré vainqueur.

Mes chers frères et sœurs, je vous salue dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Nous remercions le Seigneur pour Sa grâce et Sa miséricorde dans notre vie de tous les jours. Car c’est par Sa grâce que tout est possible. Je voudrais vous adresser cette importante exhortation que le Seigneur a mise sur mon cœur dans ces temps. Mon souhait est que cela participe à notre édification commune. Il s’agit de la parabole des conviés.

7 Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu’ils choisissaient les premières places ; et il leur dit : 8 Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi, 9 et que celui qui vous a invités l’un et l’autre ne vienne te dire : Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d’aller occuper la dernière place. 10 Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise : Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi. 11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé. (Luc 14:7-11)

J’avais déjà lu cette Parabole à plusieurs reprises sans y tirer beaucoup d’enseignements, mais dans ces temps, mes pensées ont été occupées par ce texte. Voyez même l’origine de la Parabole. Jésus fut invité à des noces, comme nous sommes aussi invités aux noces de l’Agneau. Et là Il vit les invités qui choisissaient les premières places. Ce sont les frères du Message. Celui-ci a lu une brochure, et il dit : « Je suis docteur des Saintes Écritures. » Celui-là a lu deux brochures et il dit : « Je suis un pasteur. » Un autre a voyagé avec un serviteur de Dieu et il dit : « Je suis maintenant un Missionnaire. » Chacun prend la position qu’il estime être la première place. C’est ce comportement des frères qui attira l’attention du Seigneur. Et c’est de là que provient l’enseignement qu’Il nous donne dans cette Parabole.

Cette Parabole concerne ceux qui ont été invités aux noces de l’Agneau par le Message du Temps de la Fin. Dans ce contexte, mes chers amis, commençons par comprendre que nous n’avons pas le droit de choisir la première place à cette réception. Car là-bas, les places sont réservées. Il faut que celui qui nous invite nous installe là où nous devons être. En effet, le grand mal que nous avons dans l’Église depuis le début est que plusieurs ignorent leur place dans la Maison de Dieu et dans l’Assemblée locale. Et cela crée énormément de problèmes. Car, les frères ne savent pas que c’est notre position devant Dieu qui se trouve manifestée dans l’Assemblée locale ou dans tout le Corps de Christ. Si nous sommes élevés devant Dieu, nous serons élevés devant les frères, et cela ne sera pas par nous-mêmes, mais par la main de Dieu Seul. Si Dieu nous élève et que les frères ne reconnaissent pas notre autorité, Dieu Lui-même trouvera le moyen de nous imposer aux frères dans l’Assemblée ou dans tout le Corps de Christ. À ce sujet, il n’y a pas de querelles à faire. Dieu prendra soin de tout.

Jésus nous a donné cette Parabole afin de nous conduire dans la justice du Royaume. Ici, le Seigneur montre que lorsque nous sommes invités, nous devons être sages dans la manière de nous asseoir pour ne pas occuper une place qui ne nous revient pas. Car les places sont réservées. Les places sont réservées dans le sens que des conditions sont déterminées pour les occuper. Ce n’est pas à la tête du client. Dans le domaine spirituel, l’occupation d’une place ou d’une position est conditionnée par l’acquisition de capacités spirituelles provenant de l’onction donnée par Dieu. Cette Parabole traduit les pensées et les principes qui subsistent dans le ciel chez Dieu. Et nous sommes chez Dieu, c’est pourquoi nous devons nous soumettre à Sa volonté.

L’ordre dans la Maison de Dieu

Dans nos églises et dans nos rapports avec nos frères et sœurs, nous devons être habités par ces pensées spirituelles pour ne pas tomber dans la séduction de Satan. L’Église a reçu une invitation dans le ciel. Mais avant d’arriver dans le ciel, nous devons déjà vivre sur la terre les principes de Dieu qui s’appliquent à nous maintenant. Notre assemblée locale est semblable à cette réception où Jésus fut invité. L’Église de manière générale est semblable à cette réception où Jésus fut invité. Cela est d’autant plus vrai que Paul en parle dans le livre adressé à Timothée :

20 Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais il y en a aussi de bois et de terre ; les uns pour un usage noble et les autres pour un usage vil. 21 Si donc quelqu’un se purifie, il sera un vase d’un usage noble, sanctifié, utile à son maître, propre à toute œuvre bonne. (2 Timothée 2:20-21)

L’Église spirituelle de Jésus-Christ est une grande Maison. (1 Timothée 3:15) Et cette Maison a un Maître, un propriétaire qui y établit Son ordre. Il y a un ordre dans la Maison de Dieu. Jésus fut invité dans une maison, avec d’autres personnes. Mais Il constata que plusieurs invités s’installaient déjà aux premières places, alors que Lui le Seigneur n’était même pas encore installé. Vous voyez mes frères et sœurs ! Comprenez la pensée qui est ici. Selon vous, qui est la première personne dans cette réception ? Qui est l’autorité la plus importante dans cette réception ? Je crois que c’est le Seigneur. Mais est-ce que les conviés qui prenaient déjà les premières places en avaient la révélation ? Je ne le crois pas. Ils n’avaient pas la révélation du Seigneur. Ils ne savaient pas qu’il y avait plus important qu’eux à cette réception.

Alors nous comprenons qu’avant d’avoir la révélation de sa propre place dans l’Assemblée locale et même dans l’Église Spirituelle de Jésus, il faut avoir reçu au préalable la révélation de la position du Seigneur. Il faut avoir au préalable installé Jésus-Christ dans ta propre vie avant de chercher à t’asseoir à la place qui te revient dans l’Assemblée et dans le Corps. Parce qu’Il est la personne la plus importante à toutes les réceptions. Mes bien-aimés, nous devons nous positionner par rapport au Seigneur, parce que c’est Lui qui peut déranger l’ordre établi. Dans la Maison de Dieu, ceux qui arrivent à prendre la bonne position sont ceux qui réussissent à mettre le Seigneur à la première place dans leur vie. Ceux-là ont su discerner la position du Maître. Cela est important et est crucial.

Ces gens qui occupaient déjà les premières places dont Jésus parle furent certainement les premiers à arriver sur les lieux. Mais cela ne suffit pas pour être à la première place. Car il ne s’agit pas ici de ceux qui arrivent les premiers. Et Jésus a même dit qu’il y a des premiers qui seront les derniers et des derniers qui seront les premiers. (Matthieu 19:30) La question de la position spirituelle est reliée à la capacité spirituelle et à l’onction et non à l’ordre d’arrivée. Et c’est le Seigneur qui donne la capacité spirituelle et l’onction de la place à celui ou à celle qui doit l’occuper. Et dans ce domaine, il n’y a pas d’injustice et de combines. Tout est dans l’ordre spirituel des choses. En effet, c’est dans les églises organisées et dans la religion que nous avons des successions et des pré-établis. Mais dans la Maison de Dieu qui est l’Église, les choses ne sont pas ainsi.

Paul dit que dans cette Maison, il y a plusieurs positions :

20 Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais il y en a aussi de bois et de terre ; les uns pour un usage noble et les autres pour un usage vil. 21 Si donc quelqu’un se purifie, il sera un vase d’un usage noble, sanctifié, utile à son maître, propre à toute œuvre bonne.

Nous avons des places en or, en argent, en bois et en terre. La chose est très claire. Ce qui est de terre, c’est la vie charnelle. Car l’homme naturel provient de la terre. Ce qui est du bois est la vie religieuse. Et ces deux places sont viles et inconsidérées dans la Maison de Dieu. Mais Paul dit que celui qui se sanctifie sera d’un usage noble dans la Maison de Dieu. Celui qui se consacre à Dieu aura une position d’honneur comme l’or et l’argent dans une grande Maison. Nous constatons ici qu’il y a un travail qui est demandé à celui qui veut occuper la position d’honneur à la réception. Il doit se purifier, se sanctifier des souillures, comme l’or et l’argent sont purifiés avant de prendre place comme des vases utiles dans les endroits honorables de la Maison.

Ceux qui manquent de sagesse, qui ne savent pas ces choses sont les premiers à prendre les places d’honneur, alors que le Seigneur n’est même pas encore assis dans leur cœur. Ils n’ont pas fait de la place à Celui qui a réservé les places et qui en a déterminé les conditions d’accès, et ils vont s’installer à la tête. Quelque temps après, lorsque les plus importants arrivent, il y a un problème, parce que d’autres personnes occupent leur place. C’est le mal que nous avons dans l’Église aujourd’hui. Le Seigneur dit que ceux-là ne trouvent plus d’honneur à descendre de la position où ils étaient pour aller occuper les places de derrière, étant remplis d’orgueil. Car la vie charnelle et religieuse est une vie orgueilleuse. Les vases de terre et de bois n’ont pas été éprouvés par le Seigneur, ils ne connaissent pas Dieu. Ils sont dans la Maison certes, mais ils ne sont pas dans les lieux où ils peuvent voir le Maître. Ils ne sont pas utiles. Avez-vous vu un Roi de la catégorie de Jésus boire dans un vase de terre ou de bois ? Non ! Ses coupes sont en or.

C’est cette déchéance qui arrive à ceux qui prennent une position qui ne leur revient pas. C’est cette déchéance qui arrive maintenant parmi les croyants du Message du Temps de la Fin. Plusieurs ont pris des places qui ne leur reviennent pas. Ils doivent quitter la table d’honneur et se retrouver là où le Maître de la Maison a réservé leur place. Et ce n’est pas la faute au Maître de Maison. Il fallait ne pas s’asseoir et attendre que le Service d’ordre t’installe ! Il ne fallait pas te presser pour prendre la tête du groupe ! Il ne fallait pas te presser pour prendre un titre ou une position dans l’Assemblée ! Il ne fallait pas réclamer aussitôt un Ministère ! Quand as-tu rencontré Dieu ? Que t’a-t-Il dit ? Voici la question ! Souvent, nous nous sommes créé nous-mêmes un espace d’honneur et nous soumettons les autres à nous respecter et à nous rendre les honneurs. Mais il y a un Seul qui rend les honneurs. Il y a un Seul qui donne la place et le prestige. C’est Dieu ! Et chez Dieu, c’est tout un cheminement pour arriver à la table d’honneur. On ne va pas s’y asseoir parce qu’on a été le premier à arriver sur les lieux.

Dans les églises du Message du Temps de la Fin, nous avons connu ces problèmes. La plupart des frères ont toujours pensé que c’est celui qui arrive le premier qui doit prendre la Parole. Mais ce n’est pas cela la Parole de Dieu. À cause de cela, il n’y a pas de place et de la considération pour les plus jeunes à qui Dieu Lui-même a fait de la place. Et cela crée souvent les séparations. Mais rien n’est vrai dans tout cela. Ce qui est vrai, c’est que dans la Maison de Dieu, il faut se sanctifier pour être utile au Seigneur, sinon on fait de la religion. Il ne faut pas se confier dans le nombre des années passées dans la foi ou le Ministère, si ces nombreuses années n’ont pas servi réellement à notre sanctification et à notre purification pour nous rapprocher de Dieu. Quel vase avons-nous été toutes ces années de sommeil et d’assoupissement ? La question est là. Mes chers amis, posez-vous la question : pourquoi Dieu demande-t-Il à celui qui veut être d’un usage noble de se sanctifier ? Cela est en rapport avec l’œuvre spirituelle du Seigneur.

En effet, c’est le Seigneur qui donne la place et qui la tient par Son Esprit en nous. Alors il faut que l’Esprit de Dieu soit présent en nous dans un corps pur et saint pour nous conduire à travailler afin de tenir notre place. Car une chose est d’avoir la place et une autre est de la tenir. Mais les charnels n’ont pas cette préoccupation. Pour eux, l’essentiel est d’être à un poste. Que l’œuvre de Dieu avance ou recule, cela n’est pas leur préoccupation. Il y en a qui visiblement sont incapables de tenir un poste, une position, mais ils veulent quand même y rester à cause de leur honneur.

C’est l’esprit religieux. C’est ce démon qui animait les scribes et les pharisiens au temps de Jésus. Au moment où le Seigneur venait, ils avaient déjà des positions dans le peuple de Dieu. Ils s’étaient déjà positionnés comme ceux qui avaient la lumière et la connaissance pour enseigner la loi. Mais Jésus dans ses prêches montrait au peuple que ces gens étaient hypocrites.

2 Les scribes et les Pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. 3 Faites donc et observez tout ce qu’ils vous diront mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent et ne font pas. 4 Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules des hommes, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. 5 Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils élargissent leurs phylactères et ils agrandissent les franges de leurs vêtements ; 6 ils aiment la première place dans les repas, les premiers sièges dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; 7 ils aiment aussi être appelés par les hommes, Rabbi. 8 Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. (Matthieu 23:2-8)

Voici l’esprit religieux mes frères. C’est ici les vases de terre et de bois. Ce sont des gens que Dieu n’a pas entraînés au désert comme Jean-Baptiste. Ils ne savent rien de l’épreuve de la sanctification, de l’épuration et de la purification par laquelle passent l’or et l’argent. Ceux-là ne sont pas tombés entre les mains de Dieu, et sont venus s’asseoir à la table d’honneur sans y avoir été promus. Ils sont venus par des voies détournées et se sont positionnés. Mais quand le Seigneur qui donne les places entre en scène pour positionner Ses invités, l’ordre change et il y a même des bousculades dans la salle. Cela me rappelle l’homme qui n’avait pas d’habits de noce. Il était entré par une voie détournée pour se faire de la place. Alors, le Seigneur le fit mettre dehors. C’est ainsi qu’il y a du désordre dans la Maison de Dieu aujourd’hui. Mais Dieu Lui-même vient mettre de l’ordre. Il va mettre chacun à sa place. Car il y a beaucoup de gens qui occupent des places qui ne leur reviennent pas dans la Maison de Dieu. Dieu va instaurer de l’ordre et de la discipline dans Sa propre Maison. Si nous les hommes pouvons mettre de l’ordre dans notre propre maison, à plus forte raison Dieu alors !

10 Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise : Mon ami, monte plus haut.

Celui qui nous a invités viendra. C’est pourquoi la position de sagesse est la position de la dernière place. En Christ, on commence à la dernière place pour aller à la première place. S’asseoir à la dernière place, c’est le fait de reconnaître sa position dans l’assemblée locale ou dans l’Église. Lorsque du point de vue spirituel, tu as reçu la révélation de ta place dans le milieu spirituel où tu te trouves, tu es en ce moment à la dernière place. Parce que c’est à partir de cette place que Dieu va te faire évoluer. La dernière place, c’est la position de départ pour chacun d’entre nous. C’est la position d’humiliation et d’apprentissage, la position de disciple. Lorsqu’on accepte de reconnaître qu’on est rien, alors nous sommes à la dernière place. Celui qui nous a invités viendra Lui-même nous élever si nous méritons d’être élevés, car dans la Maison de Dieu, il n’y a pas de favoritisme.

Jésus-Christ – le pain vivant descendu du ciel

Dans ma marche de la foi, j’ai découvert par expérience que beaucoup de frères en Christ se sont égarés parce qu’ils n’avaient pas la connaissance de leur place et de leur position dans la Maison de Dieu. Vous voyez, en tant que chrétiens, nous devons savoir l’esprit et l’onction qui nous animent. Nous devons savoir exactement là où Dieu nous a mis et pourquoi. Il y en a qui ont réclamé des Ministères de la Parole alors qu’ils n’étaient pas Ministres de la Parole. Car prêcher ne veut pas dire qu’on est Ministre de la Parole. Ce n’est pas parce qu’on se tient devant les frères avec la Bible qu’on est docteur, apôtre, pasteur, Évangéliste ou prophète ! Non ! Être Ministre de la Parole c’est premièrement une onction.

Il faut être OINT pour prêcher. Et prêcher veut dire NOURRIR le peuple de Dieu. Jésus a dit :

Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. (Jean 6:51)

Heureusement que Jésus a dit qu’Il est le PAIN VIVANT qui est descendu du ciel. Ce n’est pas du Pain mort, mais du pain vivant. Celui qui mange de ce pain vivant doit vivre. Les enfants d’Israël ont mangé la manne dans le désert, mais ils sont morts. Mais le Pain que nous mangeons en Christ est du pain vivant. C’est la Personne même du Seigneur. La communion dans Sa Parole et dans Son Esprit. C’est cela manger Sa chair et boire Son sang :

53 Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous.

Les Ministères doivent conduire le peuple de Dieu à avoir la vie. Car les Ministères sont des porteurs de vie et non des porteurs de la mort. Celui qui a reçu la révélation qu’il est un Ministre de la Parole doit savoir qu’il est destiné à donner au peuple de Dieu le Pain vivant, pas une religion, mais le Pain vivant, c’est-à-dire la Personne du Christ. Jésus est descendu du ciel pour qu’on le mange vivant afin d’avoir la vie. Le Pain vivant, c’est le pain toujours renouvelé, le Pain d’aujourd’hui. Regardez l’image de la manne. La manne recueillie aujourd’hui devrait être mangée seulement le même jour.

Les enfants d’Israël ne devraient pas garder la manne pour le lendemain. C’est la même chose aujourd’hui ! Jésus-Christ en tant que Parole de Dieu se renouvelle chaque jour pour Son Peuple. Son Évangile est toujours d’actualité.

58 C’est ici le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme celui qu’ont mangé vos pères : ils sont morts. Celui qui mange ce pain vivra éternellement. (Jean 6:58)

Amen ! C’est cela notre devoir mes chers frères Ministres de la Parole. Nous devons donner au Peuple de Dieu, la Parole toujours renouvelée du Christ, le Pain vivant descendu du ciel. Voyez ! La Parole vivante descend toujours du ciel ! Ce n’est pas une fabrication humaine, mais une inspiration divine. On prêche par la révélation. Et si nous sommes des Ministres de Dieu, notre prédication doit se situer dans un cadre spirituel ordonné par Dieu.

Notre prédication doit être orientée vers un but ordonné par Dieu, sinon, nous sommes dans une nouvelle religion. Car la prédication révélée obéit à une vision spirituelle.

55 Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage. 56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. 57 Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi.

Les hommes envoyés de Dieu prêchent dans un but bien précis, ils ne prêchent pas pour le plaisir de prêcher. L’apôtre Paul le constatait déjà en son temps :

14 la plupart des frères, confiants dans le Seigneur en raison de mes chaînes ont beaucoup plus de hardiesse pour annoncer sans crainte la parole de Dieu. 15 Certains, il est vrai, prêchent le Christ par envie et rivalité, mais d’autres le font dans des dispositions bienveillantes. 16 Ceux-ci agissent par amour, sachant que je suis établi pour la défense de l’Évangile, 17 tandis que ceux-là annoncent le Christ dans un esprit de rivalité ; leurs intentions ne sont pas pures, et ils pensent ajouter quelque tribulation à mes chaînes. (Philippiens 1:14-17)

Il y en a qui se mettent debout par envie ou par rivalité. Ceux-là font beaucoup de mal à l’œuvre de Dieu. C’est pourquoi l’Église a des problèmes. Mais notre but suprême dans la prédication est de montrer Jésus-Christ aux âmes qui viennent à nous. Oui ! Ceux qui viennent à nous doivent découvrir le Seigneur en Parole et en Action. Les Ministres de la Parole doivent montrer Christ en Parole et en Action dans la vie des âmes qui viennent. Car Christ est vivant. Il est le Pain vivant. Celui qui mange de ce pain doit savoir qu’il a réellement mangé quelque chose de bon. Celui qui mange de ce pain doit grandir et être spirituellement en bonne santé. Celui qui boit de ce Sang qui correspond à la vie de l’Esprit Saint doit réellement étancher sa soif de Dieu. Amen !

Mes chers amis, si nous mangeons réellement la Personne du Christ, en tant que Pain et si nous buvons réellement Son sang, en tant que breuvage et communion dans l’Esprit, la VRAIE Personne vivante du Christ sera réellement FORMÉE en nous. Et ce sont les Ministres de la Parole qui doivent conduire le Peuple de Dieu à cette bonne table. Ce n’est pas de la plaisanterie, mais c’est une responsabilité. Beaucoup de frères se sont perdus en voulant jouer les serviteurs de Dieu ou en se mêlant de ce qui ne les regarde pas.

En effet, il y a beaucoup de places dans la Maison de Dieu, mais on ne s’assoit pas n’importe où pour faire n’importe quoi. À ce sujet, l’Ecclésiaste a donné de sages conseils aux enfants de Dieu qui entrent par les portes du ciel :

1 Quand tu entreras dans la maison de Dieu, prends garde à ton pied, et approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés ; car ils ne savent pas le mal qu’ils font. 2 Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte point de prononcer quelque parole devant Dieu ; car Dieu est aux cieux, et toi sur la terre ; c’est pourquoi, use de peu de paroles. 3 Car, comme le songe naît de la multitude des occupations, ainsi la voix des fous se fait connaître par la multitude des paroles.

Nous devons savoir nous conduire dans la Maison de Dieu. Nous devons savoir diriger nos pas dans la Maison de Dieu pour ne pas déranger l’ordre de Dieu. Ce que je veux dire, c’est que c’est le Saint-Esprit qui doit conduire notre adoration dans la Maison de Dieu. Notre prétention ne peut pas nous positionner dans le Seigneur, ce n’est pas possible ! Et celui qui est prétentieux est déjà charnel, et disqualifié pour prendre la bonne place. Et celui qui est charnel ne peut pas commencer par le commencement, c’est-à-dire à la dernière place, la place de l’humiliation. Mais il voudra prendre la première place pour commencer. C’est comme ces gens qui prêchaient le Christ par envie et surtout par rivalité. Il n’y a rien de bon ici ! Et le peuple qui écoute de tels prédicateurs est mort.

C’est pourquoi Laodicée a des problèmes. C’est une Église qui est pleine de prétentieux, de gens qui ne savent pas où se trouvent leur place et leur orientation dans le Ministère. Lorsque nous sommes rassemblés, si nous n’avons pas reçu d’onction pour la prédication, pourquoi discutons-nous avec les prédicateurs ? Si nous ne sommes pas des Ministres de la Parole, pourquoi nous mêler des affaires des Ministres de Dieu ? Et même si nous sommes Ministres de la Parole, pourquoi nous mêler des rapports entre serviteurs de Dieu qui ne concernent pas la doctrine de Christ ? Et même si cela concerne la doctrine de Christ, devons-nous prendre parti pour un serviteur de Dieu ? Non !

Beaucoup de frères se sont perdus en voulant discuter avec les serviteurs de Dieu, pensant que les brochures de William Branham leur donnaient les outils nécessaires pour affronter les prédicateurs. Dieu a des Ministres. Satan aussi a des Ministres. Tous sont oints. Je connais des frères qui sont devenus des branhamistes après avoir discuté avec des prédicateurs branhamistes. Au départ, ils avaient pris en eux-mêmes la résolution d’aller « démonter » ces gens. Mais à la fin, Satan les a roulés en les conduisant à croire que William Branham est le Seigneur Jésus. Mais la question est celle-ci : Est-ce que Dieu vous a mandatés pour affronter de tels esprits ?

Souvent les frères croient que les démons les plus coriaces se comportent comme le fou de Gadara qu’on ne pouvait pas lier. Mais ce n’est pas vrai. Ceux qui vont former l’Épouse ont un caractère spécifique. Ils ont l’expérience de la Parole de Dieu qu’ils écoutent et ne discutent pas la doctrine. En effet, comment peut-on discuter ce qui est devenu une vie en nous ? Peut-on discuter le Christ ? Non ! On ne peut pas discuter Jésus-Christ. C’est une Personne vivante, c’est le Pain vivant descendu du ciel. Celui qui possède la vraie doctrine n’en est plus au lait, mais il a l’expérience de la Parole. Il a l’expérience de ce que dit la Parole :

Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant. (Hébreux 5:13)

La position de disciple – apprendre Christ

Là où Dieu nous veut, c’est dans la position qu’Il nous a donnée et non ailleurs. Quelle peut être notre position dans l’Assemblée locale ou dans l’Église de Jésus-Christ ? Lorsque c’est le temps de nous abaisser pour apprendre, abaissons-nous pour apprendre. Car Jésus a dit : « quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé ». En effet, il y a un temps pour être un disciple et un temps pour être un maître. C’est le Seigneur qui l’a dit :

Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître. (Luc 6:40)

C’est après avoir été disciple qu’on peut devenir maître. C’est après avoir appris qu’on peut enseigner. Et l’apprentissage pour le chrétien est dans la Parole et dans les œuvres, car la vraie foi chrétienne qui provient du vrai pain vivant descendu du ciel n’est pas sans les œuvres. Le vrai disciple chrétien a l’expérience de la Parole qu’il écoute.

Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. (Luc 14:26-27)

Un jour quelqu’un m’a dit qu’on peut être chrétien sans avoir une vie de disciple. Avec le temps, j’ai vu que ce frère avait raison. Car il y a beaucoup parmi nous qui n’ont pas appris Christ. Ils n’ont jamais appris Christ dans la FOI et dans les ŒUVRES. Ceux-là ont un Jésus dans un livre qu’on appelle la Bible. Il n’est pas vivant en eux. C’est un Christ connu en partie.

Si vous n’avez pas appris à être disciple, vous ne pouvez pas apprendre Christ. Car c’est lorsque vous êtes disciples que vous apprenez Christ.

Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. (Luc 14:33)

Quelle est ta position en Christ aujourd’hui ? Quelle est ta position dans l’Assemblée locale où tu es ? Beaucoup vont dans les églises où on ne leur apprend rien du tout. Vous n’avez pas besoin de vous associer à des gens. Ce dont vous avez besoin, c’est d’être disciple et d’apprendre Christ par la communion au pain et au sang vivant.

17 Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. 18 Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. 19 Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité.

20 Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, 21 si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits 22 à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, 23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, 24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. 25 C’est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. (Éphésiens 4:17-25)

Voyez bien mes chers amis. Paul nous dit comment apprendre Christ. Il faut au préalable l’avoir entendu t’appeler à la vie de disciple. Et si tu as répondu à cette vie, tu dois maintenant être enseigné au dépouillement du vieil homme – au renouvellement de l’intelligence spirituelle et au revêtement de l’homme nouveau. C’est cela apprendre Christ. Ce n’est pas une vie religieuse, mais une vie d’expériences pratiques et concrètes qui produit en nous, un changement de vie notoire et une connaissance très claire de Dieu. Les Ministres de Dieu doivent conduire le Peuple de Dieu dans l’apprentissage de Christ, comme Paul le dit ici aux Éphésiens. Aujourd’hui, nous constatons avec regret que beaucoup de chrétiens ne sont pas dépouillés du vieil homme. Ils pensent qu’ils sont dépouillés, mais ils ne savent pas qu’ils ne sont pas dépouillés. Ils traînent encore le vieil homme avec eux.

Le vieil homme a une intelligence de vie, l’homme nouveau aussi. Si nous sommes dépouillés du vieil homme, on doit aussi être délivré de son intelligence. C’est pour cela que la Bible parle du renouvellement de l’intelligence. Notre intelligence doit être renouvelée dans la Bible. Un chrétien doit avoir une intelligence biblique basée sur la révélation de Jésus-Christ pour ne pas vivre dans ses propres raisonnements. En effet, les frères et sœurs qui n’ont pas l’intelligence renouvelée vivent dans leurs propres raisonnements dont ils nourrissent leur vie chrétienne. Le résultat est une vie chrétienne morte, sans expériences pratiques. Mais comme je l’ai déjà dit : C’est Jésus-Christ qui est le Pain vivant et non les raisonnements.

Les raisonnements proviennent généralement de la culture, de la civilisation ou de l’environnement social. Dans de vieilles civilisations comme l’Europe, les chrétiens tombent très souvent dans de tels travers s’ils n’ont pas appris Christ. Et les raisonnements deviennent la Parole de Dieu. Mais comme Paul l’a dit : « 17 Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. 18 Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux… »

Dans le Nouveau Testament, nos pères, les apôtres ont appris Christ, parce qu’ils ont été des disciples avant d’être des maîtres. Les douze furent des disciples. Paul fut un disciple. Il fit trois ans en Arabie après la révélation de Jésus-Christ. Il marcha avec Barnabas. Timothée fut un disciple, marcha avec Paul avant d’être établi dans le Ministère avec Paul et sur des assemblées comme Éphèse.

1 Il parvint ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici qu’il y avait là un disciple du nom de Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec. 2 Les frères de Lystre et d’Iconium rendaient de lui un bon témoignage. (Actes 16:1-2)

Nous devons être des disciples accomplis, c’est-à-dire des maîtres, des gens qui ont appris Christ. On ne peut pas s’asseoir à la première place si nous ne sommes pas parvenus à être des maîtres. Nous devons apprendre Christ.

Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. (Luc 14:26-27)

Celui qui peut s’asseoir à la première place, c’est celui qui a préféré Jésus à son père, à sa mère, à ses frères et sœurs et à sa propre famille. Celui qui a porté sa croix de souffrance et d’épreuves et qui a triomphé peut s’asseoir à la première place. C’est ce que nous devons comprendre. Les frères ont lu les brochures et ont commencé déjà à dire qu’ils font partie de l’Épouse de Christ. Ils se sont déjà installés à la première place, à la place même de l’Épouse, alors qu’ils n’ont même pas encore accompli les œuvres de l’Épouse de Christ. Non ! Les places sont réservées aux vainqueurs. Plusieurs ont lu les brochures et ont dit qu’ils sont des aigles, alors qu’ils mènent une vie de porc.

Mes bien-aimés frères et sœurs, n’écoutez pas les plaisantins ! C’est Jésus-Christ qui décide. Tant que nous avons du temps devant nous, nous devons travailler dans la Maison de Dieu. Ne vous précipitez pas pour vous élever dans une position quelconque. Les places sont réservées, il faut remplir les conditions pour y avoir accès.

Déclarés vainqueurs

Mes chers amis, nous devons être déclarés vainqueurs comme Israël après avoir lutté avec Dieu comme Jacob. Car la première place est réservée à ceux qui ont lutté et qui ont vaincu Dieu. C’est cela qui m’est venu dans ces derniers temps. Nous connaissons bien cette expérience de Jacob dans le livre de la Genèse.

24 Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. 25 Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche ; et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. 26 Il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni. 27 Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob. 28 Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.

29 Jacob l’interrogea, en disant : Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Et il le bénit là. 30 Jacob appela ce lieu du nom de Peniel : car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée. 31 Le soleil se levait, lorsqu’il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche. 32 C’est pourquoi jusqu’à ce jour, les enfants d’Israël ne mangent point le tendon qui est à l’emboîture de la hanche ; car Dieu frappa Jacob à l’emboîture de la hanche, au tendon. (Genèse 32:24-32)

Ce que j’ai compris par le Saint-Esprit, c’est que ce texte est une image du combat que chaque chrétien est appelé à mener avec Dieu pour sa délivrance du vieil homme et le revêtement de l’homme nouveau. Nous avons une lutte à mener avec Dieu dans la foi pour notre positionnement spirituel. Comprenez mes frères que le combat spirituel n’est pas un combat dirigé seulement contre les démons, mais aussi avec le Seigneur. Il existe une lutte avec Dieu que nous devons mener seul dans la prière et dans le jeûne après avoir entendu la Parole de la vérité.

Jacob demeura seul…

Jacob avait un problème avec son frère Ésaü qui durait depuis longtemps. En effet, il lui avait pris son droit d’aînesse. Son frère pour cela voulait le tuer, c’est alors qu’il s’échappa chez son oncle Laban. Plusieurs années après, alors qu’il retournait vers son frère, chez son père, il savait qu’à moins que Dieu ne lui fasse grâce, il y aurait des problèmes. Car il ne savait pas comment son frère allait l’accueillir. C’était pour lui un problème. Alors, il demeura seul parce qu’il voulait rencontrer le Dieu qui s’était révélé à lui alors qu’il partait chez son oncle Laban.

Jacob avait fait passer tous ceux qui voyageaient avec lui pour rester seul. C’est ainsi que dans la marche de la foi avec les autres, nous avons besoin de nous isoler quelques fois, seul, pour entrer dans la lutte avec Dieu, au sujet des problèmes qui nous minent. Cette expérience est personnelle. C’est une épreuve que nous vivons seul parce que chacun d’entre nous a son vieil homme à détruire. Le vieil homme s’appelle Jacob, c’est-à-dire de ton propre nom. Moi, mon vieil homme s’appelle M’BRA Parfait. C’est ce vieil homme qui doit mourir dans la lutte spirituelle pendant la marche de la foi. Ce personnage charnel meurt dans le jeûne, la prière et les épreuves de la foi.

Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore…

L’homme qui avait combattu Jacob l’avait attaqué pour un but. Il voulait le bénir et changer son nom. Ici, nous devons comprendre que Jacob avait une aspiration au départ, il voulait régler son problème avec son frère. C’est pourquoi il attendait l’homme. Mais Dieu qui avait mis en lui cette aspiration profonde visait un objectif dans cette lutte. Pour nous qui avons donné notre vie au Seigneur, nous sommes consacrés à Lui. Et lorsqu’on est consacré au Seigneur, Il doit nous dépouiller du vieil homme dans la lutte et nous revêtir de l’homme nouveau. C’est cela qui est dans l’expérience de Jacob. C’est cela apprendre Christ comme je vous l’ai dit. Pour nous, c’est le Seigneur qui lutte avec vous. C’est Lui Jésus que nous devons affronter et vaincre pour être déclarés vainqueurs.

Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob.

Chacun d’entre nous doit répondre à cette question. Quel est ton nom ? Jacob est mon nom. Les différentes versions de la Bible donnent plusieurs significations du nom de Jacob. Mais elles se rejoignent toutes : trompeur, supplanteur etc. Jacob avait usé de ruse pour arracher le droit d’aînesse à son frère. Mais plus tard, il va obtenir la bénédiction spirituelle attachée à cela par la lutte avec Dieu. Remarquez cela ! Non plus par la ruse, mais par la lutte spirituelle avec Dieu.

Quand il s’agit des affaires de la vie, on peut travailler pour les avoir comme Jacob travailla pour son beau-père Laban pendant des années pour avoir ses deux femmes et ses troupeaux. Mais pour les bénédictions spirituelles, nous devons lutter avec Dieu dans les prières, les jeûnes et les épreuves. La victoire est notre bénédiction. On ne peut pas tricher pour avoir les bénédictions spirituelles. Il faut passer par la voie indiquée par le Seigneur. Ceux qui ne veulent pas lutter n’arriveront pas. Quel est ton nom ? N’aie pas honte de répondre à cette question. Il faut avoir le courage de dénoncer ton vieil homme au Seigneur. Remarquez que cette question est posée dans la lutte, pendant le combat, au moment où nous sommes en difficulté. Cette question vient pour nous soulager parce qu’elle annonce la bénédiction de la victoire.

Quel est ton nom ? Je m’appelle voleur, trompeur, menteur. Je m’appelle insoumise, insoumis, orgueilleux, coléreux. Quel est ton nom ? Je m’appelle paresseux, incrédule, impudique, adultère, effronté, calomniateur. Quel est ton nom ? Je m’appelle séducteur, envieux, entêté… Lorsque nous chassons les démons, il nous arrive de demander leur nom pour les amener à se dévoiler.

30 Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui. (Luc 8:30)

Lorsque nous dévoilons les démons, ils fuient. Mais si un frère ne veut pas répondre à cette question, Dieu ne pourra pas le bénir. Car le Seigneur pose cette question pour bénir celui qui est dans la lutte.

28 Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.

Ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé désormais Israël. L’homme nouveau créé en Christ s’appelle Israël, c’est-à-dire vainqueur. C’est le vainqueur qui s’assoit à la première place mes chers amis, ce n’est pas le vieil homme. Jacob ne peut pas s’asseoir à la première place. C’est Israël qui s’assoit à la première place. Il faut revêtir l’homme nouveau et ton nom ne sera plus voleur, trompeur, menteur ou calomniateur. Ton nom ne sera plus séducteur, orgueilleux ou querelleur. Mais ton nom sera Israël, c’est-à-dire vainqueur, car tu as lutté avec Dieu et tu as vaincu. Tu as triomphé de Dieu dans la prière et dans le jeûne. Ton nom ne sera plus voleur parce que tu as vaincu le vol. Tu as vaincu le mensonge, tu as vaincu la séduction, tu as vaincu les impudicités et les adultères. Tu as vaincu la cupidité et l’orgueil. Tu es Israël. Tu n’as pas lutté avec Dieu seulement, mais tu as aussi lutté avec les hommes et tu les as vaincus.

Mes chers amis, à la vérité, celui qui a lutté avec Dieu et qui a triomphé de Lui n’a plus d’adversaire. C’est ce que j’atteste au nom du Seigneur. Celui qui a combattu avec Dieu et qui l’a vaincu n’a plus d’adversaire dans le monde. C’est pourquoi il est déclaré vainqueur. En effet, le plus redoutable des adversaires dans la Bible, ce n’est pas Satan, c’est notre Dieu Lui-même. Tous ceux qui l’ont rencontré ont attesté qu’Il est redoutable.

Si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique toutes les paroles de cette loi, écrites dans ce livre, si tu ne crains pas ce nom glorieux et redoutable de l’Éternel, ton Dieu, l’Éternel, ton Dieu, 59 l’Éternel te frappera miraculeusement, toi et ta descendance, par de grandes plaies persistantes, par des maladies graves et persistantes. (Deutéronome 28:58)

Venez et contemplez les œuvres de Dieu ! Il est redoutable quand il agit sur les fils de l’homme. (Psaumes 66:5)

Dieu est terrible dans la grande assemblée des saints, Il est redoutable pour tous ceux qui l’entourent. (Psaumes 89:7)

Celui qui a combattu et vaincu le vieil homme et qui a revêtu Christ n’a plus d’adversaire parce que Christ n’a plus d’adversaire. Qui peut combattre celui qui a été déclaré vainqueur par Dieu ? Souvent, on pense qu’on a revêtu le Christ, mais ce n’est pas vrai ! Avant de revêtir le Christ, il faut au préalable avoir été dépouillé du vieil homme et avoir son intelligence renouvelée, parce que c’est l’intelligence renouvelée qui nous conduit dans la vision de la perfection et dans une révélation claire de l’œuvre de revêtement.

Nous pouvons parcourir la Bible pour voir que plusieurs ont combattu avec Dieu et l’ont vaincu puisqu’ils ont été déclarés vainqueurs. Le combat pour Abraham commença à son appel à quitter ses parents pour aller dans un lieu inconnu. Malgré les douleurs de la séparation, Abraham accepta. Il poursuivit sa marche avec Dieu et se retrouva dans la persévérance de la promesse. Vingt-cinq ans d’attente avant de voir l’accomplissement de la promesse. Alors qu’Isaac, le fils promis faisait la joie de son père, Dieu lui demanda d’aller le sacrifier. Aucun d’entre nous ne sait ce qui s’est passé dans le cœur d’Abraham, mais c’est la déclaration de Dieu à son sujet qui est importante :

12 L’ange dit : N’étends pas ta main sur le jeune homme et ne lui fais rien ; car j’ai reconnu maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.

Pendant toutes ces années de marche, Dieu n’avait pas fait une telle déclaration au sujet de la foi d’Abraham. Il fallait l’épreuve du fils unique pour que Dieu reconnaisse qu’Abraham le craignait. Abraham était prêt comme Dieu le lui avait demandé à immoler son propre fils. Nous pouvons nous demander ce qui se passait dans le cœur de ce vieil homme. Il était sincère. C’est l’amour suprême de Dieu, selon le premier commandement. Le combat du Dieu redoutable contre nous, nous conduit à l’amour suprême pour Lui. Dieu est Amour, celui qui l’a revêtu en Christ est Amour, car l’amour de Dieu demeure en lui. Dès lors, Abraham n’avait plus d’adversaire sur la terre.

Observez la promesse que Dieu lui fit encore :

15 L’ange de l’Éternel appela Abraham une seconde fois du ciel 16 et dit : Je le jure par moi-même, oracle de l’Éternel ! Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, 17 je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est au bord de la mer. Ta descendance aura le contrôle de ses ennemis.

Puisqu’Abraham avait vaincu le Seigneur, sa descendance pouvait posséder la porte de ses ennemis.

Dieu Lui-même fut ébranlé par l’obéissance d’Abraham. Abraham l’avait vaincu ! Quel est ce Dieu qui se laisse vaincre par Ses serviteurs ? Dites-moi mes frères ! Quel homme pouvait combattre avec Abraham alors qu’il avait atteint un tel niveau d’obéissance et de soumission ? Quel démon pouvait effrayer Abraham avec un tel niveau de foi et d’obéissance ? C’est de cela qu’il s’agit. Abraham avait appris Dieu. Il le connaissait parfaitement.

Job croisa le fer avec le Seigneur Dieu parce qu’Il paria sur son compte avec le diable. Lorsque le combat commença, Job sut que c’était Dieu Lui-même qui l’avait attaqué pour le bénir. Job 1:8 :

L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal.

Satan ne voulait pas croire au témoignage de Job. Alors Dieu le mit à l’épreuve. Job perdit ses enfants, ses troupeaux et tous ses biens. Il ne lui resta rien. Job avait acquis beaucoup de grâce dans la richesse et l’opulence. Le temps était maintenant venu pour lui de goûter à l’amer.

Dieu voulait voir que la foi de Job triomphe dans la misère, la pauvreté et la douleur de la maladie. Dieu Lui-même l’attaqua dans l’humiliation et le déshonneur. Il voulait le dépouiller. Son corps fut atteint par la maladie. Il traînait dans la cendre comme un enfant. Mais ce malheureux était un vaillant guerrier. Dieu qui l’avait attaqué se souviendra des coups que lui porta Job. Sa femme lui dit :

9 Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs ! 10 Mais il lui répondit : Tu parles comme une femme insensée ! Quoi ! Nous recevrions de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela, Job ne pécha point par ses lèvres.

Voici la parole de l’homme intègre. Il n’est pas question de renier Dieu à cause du malheur.

Job était dans un grand malheur. Sa douleur était tellement grande que ses amis la partagèrent avec lui. Ils vinrent et restèrent sept jours sans même manger.

12 Ayant de loin levé les yeux sur lui, ils ne le reconnurent pas et se mirent à sangloter. Ils déchirèrent leurs manteaux et jetèrent de la poussière en l’air au-dessus de leur tête. 13 Ils s’assirent avec lui par terre, pendant sept jours et sept nuits, personne ne lui disant une parole, car ils voyaient que sa douleur était fort grande.

Job combattit pendant tout le temps de son épreuve. Tout son orgueil fut vaincu. Ses rancœurs furent vaincues. Job était arrivé au carrefour de la vie et de la mort. Dieu l’enseigna et il reconnut la souveraineté du tout-puissant. Job comprit que même si nous sommes intègres, Dieu dans Sa souveraineté peut nous envoyer des malheurs pour nous éprouver. Job comprit que sa justice était pour lui seul. Ses sacrifices qu’il faisait pour ses enfants étaient pour lui seul. Il comprit que l’œuvre de Dieu était grande ; elle ne s’arrêtait pas seulement à sa petite maison et à sa famille. Le défi de Dieu était au-dessus de ses affaires. Car ce qui comptait, c’était les intérêts de Dieu. C’est ce que Job ne savait pas et que Dieu par l’épreuve lui enseigna. Job ne mesurait pas encore la souveraineté de Dieu. Nos sacrifices n’ont pas d’importance devant cette souveraineté.

À la fin, Job n’avait plus d’adversaire en Orient. Tous les démons, à commencer par le diable ne pouvaient plus le combattre. Il avait atteint un tel niveau de connaissance de Dieu qu’il n’avait plus d’adversaire. Satan ne pouvait plus l’affronter. Dieu ne pouvait que le bénir et le restaurer.

12 L’Éternel bénit la dernière partie de la vie de Job plus que la première. Il posséda 14000 brebis, 6000 chameaux, 1000 paires de bœufs et 1000 ânesses. 13 Il eut sept fils et trois filles. 14 Il appela la première du nom de Yemima, la seconde du nom de Qetsia, et la troisième du nom de Qérèn-Happouk. 15 Il ne se trouvait pas dans tout le pays d’aussi belles femmes que les filles de Job. Leur père leur accorda une part d’héritage parmi leurs frères. 16 Job vécut après cela 140 ans ; il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu’à la quatrième génération. 17 Puis Job mourut âgé et rassasié de jours.

Tous les apôtres affrontèrent le Seigneur dans le même combat. Avant d’aller plus loin, je voudrais revenir pour dire que le vieil homme, c’est-à-dire notre nature animale, que la Bible appelle « l’homme animal » ne meurt que dans la connaissance, les épreuves de la foi, les prières et les jeûnes qui produisent en nous l’obéissance totale. C’est ce que nous révèle la vie et les enseignements des apôtres de Jésus-Christ, qui ont mangé et bu avec le Seigneur. Le vieil homme dépérit pour faire la place à l’homme nouveau lorsque notre connaissance de Dieu grandit dans la foi et l’expérience. Nous sommes exhortés à lutter et à tuer le vieil homme.

Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez… (Romains 8:13)

Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. (1 Corinthiens 5:7).

Le combat contre le vieil homme, c’est le combat contre le péché. C’est ce que Paul dit aux Hébreux :

4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché. 5 Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur, Et ne te décourage pas lorsqu’il te reprend. (Hébreux 12:4-5)

Les apôtres avaient tellement affronté Jésus et l’avaient tellement connu qu’ils n’avaient plus d’adversaires. Et c’est ce que nous voyons dans les lettres qu’ils avaient écrites pour fortifier la foi des frères. Paul par exemple montre clairement qu’il avait atteint un stade spirituel où il n’avait plus d’adversaires.

Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ… (Philippiens 3:8)

En ce qui concerne la connaissance, nous devons parvenir à une connaissance suprême qui nous fait regarder les autres sciences comme de la boue. Depuis que j’ai découvert la Bible dans sa profondeur, je n’arrive plus à lire les autres livres, malgré les efforts que je fais. Je lis même difficilement les journaux. C’est le combat, la lutte avec Jésus-Christ qui nous conduit dans les dimensions supérieures de la connaissance. Lorsque vous entrez dans ces sphères élevées, vous découvrez que tout est pour la gloire de Dieu.

Pour arriver à voir les choses précieuses de la vie comme de la boue, il faut avoir découvert une autre dimension de Jésus-Christ, une dimension élevée et précieuse pour ouvrir l’intelligence spirituelle des saints. Dans cette dimension, vous découvrez que Dieu est TOUT, Jésus-Christ est TOUT, dans la foi et dans les œuvres de la foi. Paul était arrivé là-bas, alors il dit :

35 Qui nous séparera de l’amour de Christ ? La tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou le dénuement, ou le péril, ou l’épée ? 36 Selon qu’il est écrit : À cause de toi, l’on nous met à mort tout le jour. On nous considère comme des brebis qu’on égorge. 37 Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, 39 ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur. (Romains 8:35-39)

Vous voyez ! Ce frère avait mené la lutte de Jacob avec Dieu. Il s’était exercé à la piété pendant des années. Le Seigneur Jésus lui était apparu plusieurs fois pour l’enseigner. Paul avait creusé dans les profondeurs du Seigneur et avait découvert le vrai trésor. Dieu aussi l’avait combattu dans les souffrances et les diverses épreuves. À la fin, son amour pour le Seigneur avait atteint son sommet. Dans cette déclaration, Paul se demande ce qui peut l’arracher de l’amour de Dieu. Il a évoqué les épreuves, les souffrances, les anges, le présent et même l’avenir. Puis il a conclu qu’il n’avait plus d’adversaire. Il avait vaincu le Seigneur Lui-même. Qui pouvait s’opposer à lui ? Il avait tiré la conclusion.

Mon souhait est que vous compreniez ce que je suis en train de dire. Nous devons parvenir à ce stade où nous n’avons plus d’adversaire dans les cieux et sur la terre. Quand vous avez vaincu Jésus Lui-même, et qu’Il vous a déclaré vainqueur après vous avoir éprouvé pendant longtemps, vous n’avez plus d’adversaire. Quand Dieu a soulevé les vents, les tempêtes et les tribulations contre vous et que vous Lui êtes restés fidèles, vous n’avez plus d’adversaire. Votre personnalité est détruite et votre amour pour Lui a grandi. Paul dit à son fils Timothée :

10 Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes résolutions, ma foi, ma patience, mon amour, ma persévérance, 11 mes persécutions, mes souffrances. À quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Iconium, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes. (2 Timothée 3:10-11)

Mes chers amis, examinez cette déclaration de Paul. Il n’avait vraiment pas d’adversaire dans la foi.

3 Bien plus, nous nous glorifions même dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la persévérance, 4 la persévérance une fidélité éprouvée, et la fidélité éprouvée l’espérance. 5 Or, l’espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. (Romains 5:3-5)

12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris de la fournaise qui sévit parmi vous pour vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’étrange. 13 Au contraire, réjouissez-vous de participer aux souffrances du Christ, afin de vous réjouir aussi avec allégresse, lors de la révélation de sa gloire. (1 Pierre 4:12-13)

La fournaise qui sévit sous forme d’épreuve ou de tribulation est allumée pour tuer le vieil homme. C’est la lutte de Jacob. C’est cela aussi apprendre Christ, par le dépouillement du vieil homme et le revêtement de l’homme nouveau. Nous sommes dépouillés du vieil homme par les épreuves de la vie et de la foi. Paul dans son expérience dit que les tribulations de la foi produisent la fidélité éprouvée chez les chrétiens que nous sommes. Nous devons comprendre que les frères n’ont pas appris ces choses dans la doctrine, mais dans la vie de tous les jours. Pour eux, à chaque jour suffisait sa peine comme Jésus l’avait enseigné.

Les apôtres connaissaient le Seigneur. Ils avaient vaincu le vieil homme et revêtu Christ. Celui qui n’a pas revêtu Christ ne peut pas l’enseigner aux autres, comme Paul le fait ici aux Romains :

14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne vous mettez pas en souci de la chair pour en satisfaire les convoitises. (Romains 13:14)

Si nous nous revêtons du Christ, nous n’aurons plus d’adversaire. C’est ainsi que le vieil homme sera complètement tué.

Celui qui a revêtu Christ a aussi revêtu toutes les armes de Dieu comme Paul le demande aux Éphésiens. Pour celui-là, il n’y a pas de défaite puisqu’il n’y a pas d’adversaire. Tous les combats sont déjà gagnés :

11 Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les manœuvres du diable. 12 Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres d’ici-bas, contre les esprits du mal dans les lieux célestes.

On ne revêt pas le Seigneur Jésus aujourd’hui pour le déposer à côté le lendemain. Celui qui a vaincu le vieil homme et qui a revêtu le Christ l’a revêtu. Celui qui a revêtu Christ a revêtu l’Amour et l’Humilité. Christ est une vie qu’on revêt, Il est une Puissance qu’on revêt, Il est une autorité qu’on revêt et Il est un Esprit qu’on revêt. Celui qui a revêtu Christ a revêtu Christ. On ne peut pas être revêtu de Christ et vivre dans la chair.

6 Vous en tressaillez d’allégresse, quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu’il le faut, affligés par diverses épreuves, 7 afin que votre foi éprouvée, bien plus précieuse que l’or périssable, cependant éprouvé par le feu, se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ. (1 Pierre 1:6-7)

Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église. (Colossiens 1:24)

Quel démon pouvait combattre contre un homme qui a décidé d’achever dans son propre corps les souffrances de son Maître Jésus-Christ ? Ce serait du bluff que de s’opposer à un tel homme. C’est cela mes bien-aimés frères et sœurs. Nous ne devons plus avoir d’adversaire dans le milieu des démons et des hommes. Nous devons avoir terrassé tous ces ennemis plaisantins qui ont perdu la guerre depuis longtemps. Notre vision de Dieu et de Sa Parole dans Son plan doit s’élever dans les profondeurs de Christ. À Lui la gloire !

Dans notre assemblée de Koumassi, j’aime dire aux frères que le chrétien qui fait la bagarre à un païen et même à son propre frère en Christ est atteint de folie. Parce que nous qui sommes supposés être éclairés n’avons pas le droit de faire la bagarre à un aveugle. Un païen est un aveugle. Imaginez-vous dans la vie, qu’on découvre quelqu’un en train de se battre contre un aveugle ! L’aveuglement est déjà un grave handicap pour lui. Comment faire des querelles à une telle personne ? La justice des hommes nous condamnera sévèrement. Coups et blessures sur la personne d’un aveugle. Si nous ne pouvons pas la tenir par la main pour la conduire, il vaut mieux passer notre chemin que de lui faire des querelles.

Nous devons comprendre ces choses. Que feriez-vous à un aveugle qui vous insulte ? Il est déjà misérable ! Je crois que les chrétiens n’ont pas le droit de faire des querelles mes frères. Jésus a dit que nous sommes le sel de la terre. Nous sommes aussi la lumière du monde, c’est-à-dire la lumière des hommes.

Un chrétien qui garde des rancœurs dans son cœur et qui ne peut pas pardonner à son prochain n’a jamais connu la lutte de Jacob. Il a encore des adversaires dans sa vie. Le démon des querelles est encore pour lui un adversaire. Le démon de la colère est encore pour lui un adversaire. Tous les démons qui ont triomphé de lui sont encore des adversaires. En ce qui concerne les frères qui sont éclairés comme nous et qui ne sont pas des aveugles, la Bible nous demande de nous reprendre les uns les autres, au lieu de faire des querelles.

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. (Matthieu 18:15)

Qui est ton adversaire aujourd’hui ? Quel est son nom ? Car,

5 La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. 6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité… (1 Jean 1:6)

Nous devons dénoncer le vieil homme et nous séparer de lui en menant la lutte de Jacob. Nous devons venir à la lumière avec toutes nos affaires et ne plus protéger l’adversaire dans les ténèbres. Mes chers amis, que notre Seigneur soit béni ! C’est de cette manière que nous parviendrons à la première place, après avoir été des disciples accomplis, des vainqueurs de la lutte de Jacob, des triomphateurs de Dieu et non des prétentieux.

Les prétentieux ont leur place, les paresseux aussi ont leur place, les raisonneurs ont leur place, mais ce n’est pas la première place. Ce n’est ni une place en or, ni même en argent. C’est une place en bois et en terre. Une place vile. C’est pourquoi ceux d’entre eux qui se sont pressés pour s’asseoir là où ils ne devraient seront maintenant priés de regagner dans la honte et la confusion, la place qui leur revient dans l’Assemblée locale et dans le Corps spirituel de Christ. C’est là où nous allons. Méditons ensemble ces Paroles et approfondissons-les pour notre préparation. Que Dieu vous bénisse et vous garde dans Son amour. Paix et joie dans vos assemblées et dans vos maisons. Car Maranatha ! Jésus revient bientôt.

En Christ notre Seigneur

Fr M’BRA Parfait

Les Écritures de ce texte

Index complet des 33 références

Luc 14:7-112 Timothée 2:20-211 Timothée 3:15Matthieu 19:30Matthieu 23:2-8Jean 6:51Jean 6:58Philippiens 1:14-17Hébreux 5:13Luc 6:40Luc 14:26-27Luc 14:33Éphésiens 4:17-25Actes 16:1-2Genèse 32:24-32Luc 8:30Deutéronome 28:58Psaumes 66:5Psaumes 89:7Job 1:8Romains 8:131 Corinthiens 5:7Hébreux 12:4-5Philippiens 3:8Romains 8:35-392 Timothée 3:10-11Romains 5:3-51 Pierre 4:12-13Romains 13:141 Pierre 1:6-7Colossiens 1:24Matthieu 18:151 Jean 1:6

Luc 14:7-112 Timothée 2:20-211 Timothée 3:15Matthieu 19:30Matthieu 23:2-8 + 28 autres

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