Exhortation de juillet 2011

Changez de souliers et de vêtements

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Richard Schwéry 5 juillet 2011   ·   Bex   ·   28 min de lecture   ·   20 références 5 juil. 2011   ·   Bex   ·   28 min   ·   20 références

Cette exhortation explore la nécessité pour le croyant de se dépouiller de ses propres œuvres religieuses (symbolisées par les souliers et vêtements sales) pour revêtir Christ et entrer dans l'intimité de Dieu. À travers les exemples de Moïse, Josué fils de Nun et Josué le souverain sacrificateur, l'auteur montre les étapes de la maturité spirituelle et l'importance de la sanctification pour accomplir le ministère de l'Épouse.

Bien-aimés frères et sœurs en Christ, j’aimerais partager avec vous quelques paroles de Dieu que j’ai reçues le samedi matin du 2 juillet. Je crois que cette méditation s’adresse à tous ceux qui connaissent leur identité en Christ et qui sont familiers avec les temps de la fin et le Ministère de l’Épouse.

Exode 2:11 -12

« En ce temps-là, Moïse, devenu grand, se rendit vers ses frères, et fut témoin de leurs pénibles travaux. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu d’entre ses frères. Il regarda de côté et d’autre, et, voyant qu’il n’y avait personne, il tua l’Égyptien, et le cacha dans le sable. »

Nous connaissons tous très bien cette histoire, mais à regarder de plus près, nous pouvons discerner des choses spirituelles cachées servant à notre édification et à notre progression vers la maturité. Nous voyons premièrement que Moïse avait atteint l’âge adulte avant d’agir. « Grand » est traduit par adulte dans d’autres versions. Secondement, Moïse était pleinement conscient qu’il appartenait au peuple hébreu. Troisièmement, il passa à l’action, mais s’il a agi avec détermination, c’est avec crainte qu’il le fit et il se dépêcha de cacher le cadavre dans le sable. C’est comme si la petite voix intérieure lui disait de ne point tuer l’Égyptien. Cependant, Moïse alla jusqu’au bout de sa pensée. Il était révolté par ce qui se passait et toute la contenance qu’il avait réussi à garder pendant toutes ces années passées auprès de pharaon était arrivée à son terme. Il passa à l’action et tua l’Égyptien.

Cela typifie le chrétien qui n’a pas encore fait acte de confession publique d’obéissance à Jésus-Christ. Comme Moïse qui avait encore un pied en Égypte, ce chrétien a encore un pied dans le monde, mais il ne le supporte plus et l’iniquité dont il fait preuve le dégoûte. Ce chrétien agit encore en cachette, de peur d’être découvert. Il a peur de ses œuvres et essaie même de les garder secrètes ; de la peine à témoigner. Ce chrétien agit selon ses plans, selon ce qu’il considère comme étant juste de faire, selon son propre degré de justice. À chacun de nous de s’interroger à son sujet : suis-je encore comme ce Moïse ? Je connais mon appartenance, mais je vis encore caché du monde. Je ne supporte plus ce monde et je veux plaire au Seigneur, alors, j’accomplis ce que je crois juste. Même si la petite voix me dit de ne pas le faire, je le fais quand même, car je suis persuadé que c’est juste. Peut-être même que je n’entends pas la petite voix. Et lorsque je fais des œuvres, pourvu qu’elles restent cachées, autrement, je risque d’avoir des ennuis ou des comptes à rendre ou je serai exposé. Suis-je encore celui-là ?

Il est fascinant de remarquer que les homosexuels ont vécu longtemps cachés et qu’aujourd’hui, la plupart d’entre eux ne se cachent plus. Ils apparaissent en plein jour, sans crainte. On appelle cela le « coming out ». Au moment de l’histoire de l’Égyptien, Moïse n’avait pas encore fait son « coming out ». Tu peux t’interroger à ce sujet : est-ce que je l’ai vraiment fait moi ? Est-ce que parfois je n’ai pas honte de témoigner du Seigneur ? Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens cachent leur identité. Est-ce que je n’appartiens pas encore à ce lot-là ?

Les voies de Dieu sont impénétrables et ses voies sont au-dessus de nos voies. Ce Moïse qui avait tué, a été l’un des hommes les plus puissamment utilisés par Dieu, malgré son meurtre. Tout comme David, un homme meurtrier et adultère. En réfléchissant à cela, Dieu nous montre qu’il y a de l’espoir pour chacun d’entre nous. Donc, nous avons vu agir Moïse, avant qu’il ne rencontre Dieu. Il nous faut savoir que Dieu vient toujours à la rencontre de Ses oints. C’est lui qui initie les rencontres : Moïse, David, Jérémie, Ézéchiel, Ésaïe, Paul, Pierre et tous les autres serviteurs mentionnés dans la Bible.

Ceci est aussi valable pour chacun d’entre nous, car chacun d’entre nous est appelé à un service particulier. Il y a donc un avant et un après notre rencontre avec Dieu. À un moment ou à un autre, Dieu vient à notre rencontre, d’une manière ou d’une autre. Dieu ne vient pas uniquement à la rencontre des pasteurs ou des évangélistes. Il vient à la rencontre de chacune de ses semences, de ses oints, petits ou grands, hommes, femmes ou enfants selon les cas. C’est un fait, une vérité sur laquelle il est bon de méditer.

Examinons la rencontre de Dieu avec Moïse lorsque ce dernier vit le buisson ardent. Exode 3:4 -6

« L’Éternel vit qu’il se détournait pour voir ; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Et il ajouta : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu. »

Ici, nous trouvons encore trois phases. Nous comprenons que Moïse connaissait Dieu, mais qu’il ne l’avait pas encore rencontré. Et rappelons-nous, cette rencontre a eu lieu avant l’entrée dans le Ministère de Moïse. La première phase, c’est l’appel. Moïse a dû répondre à l’appel du Seigneur. Ainsi en est-il de chacun de nous, appelé à un Ministère quel qu’il soit. Nous connaissons tous Dieu, mais est-ce qu’Il est venu personnellement à notre rencontre ? Moïse est un modèle. Dieu va lui donner son ordre de mission. Mais auparavant, Dieu lui donne un ordre : « Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte », c’est la deuxième phase, un ordre. Enfin, la troisième, la révélation personnelle : Dieu se révèle à lui. Amen.

Moïse portait une tunique avec peut-être une ceinture ou un autre vêtement. Alors pourquoi Dieu lui demande-t-il d’ôter ses souliers ? Moïse doit ôter ses souliers de ses pieds. Or, les pieds sont le symbole de la marche. Rappelons-nous que lors du souper du Seigneur, Jésus lava les pieds à ses disciples, pas une autre partie du corps. Les pieds, parce que les pieds avaient besoin d’être nettoyés des crottes du chemin, de la poussière, des saletés accumulées durant le trajet. Spirituellement, les disciples avaient besoin d’être lavés des souillures de leur propre marche. L’Ancien Testament est l’ombre des choses à venir. C’est exactement ce qui s’est passé avec Moïse. Dieu lui demanda d’ôter ses souliers parce qu’ils représentaient sa propre marche, selon ses propres plans, sa propre justice.

Les souliers étaient faits de mains d’homme. Or, ce qui est fait de la main de l’homme ne peut subsister en présence du Seigneur. Amen ! Amen ! Conformément à ce que Dieu a demandé à Moïse, Dieu nous demande d’ôter nos propres souliers, c’est-à-dire renoncer à notre manière de voir et de faire les choses, à nos credo, à tous nos programmes, à tout ce qui produit des œuvres religieuses, comme celle de Moïse qui voulait libérer son peuple à la petite semaine, en faisant sa propre justice. Cela n’est-il pas le reflet de ce qui se fait dans la chrétienté aujourd’hui ?

Chers frères et sœurs, c’est la première étape par laquelle nous devons passer. Si nous voulons garder les mêmes souliers, le Dieu que nous prétendons servir ne viendra pas vers nous. Aussi, devons-nous examiner en profondeur et prier si besoin est, que le Seigneur nous aide à ôter nos propres souliers. Oui, nous avons besoin de Son aide. Nos propres souliers ne s’ôtent pas si facilement. Il faut prier pour que Dieu nous révèle qui et comment nous sommes, afin que nous soyons brisés. Si une trace d’orgueil persiste, cela signifie que les souliers sont toujours là. Toujours là. Ôter ses souliers équivaut à permettre à Dieu de nous donner Sa mission et nous aider à l’accomplir. Si je garde mes souliers, je veux bien accomplir la mission de Dieu, mais selon mes propres règles et selon mes propres forces, bien que lisant la Bible, comprenant la Bible, étant un érudit de la Bible et des messages qui s’y trouvent. Moïse, Paul et les autres sont passés par là, aussi nous devons passer par là. Point d’économie, point de raccourci.

Nous trouvons encore une autre histoire de souliers, avec un autre personnage et une autre signification spirituelle. Pour cela, nous devons considérer Josué, le libérateur. Josué 5:15

« Et le chef de l’armée de l’Éternel dit à Josué : Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi ».

Pour bien comprendre le contexte, il faut rappeler que l’ange de l’Éternel intervient à la sortie du désert pour commencer la conquête de Canaan. Juste avant la première bataille qui vit la chute de Jéricho. Pour rappel, Josué peut être considéré comme ayant été l’aide de camp de Moïse, son serviteur. Il était avec lui sur la montagne lorsque Dieu donna à Moïse les tablettes de la loi, Exode 24:13

« Moïse se leva, avec Josué qui le servait, et Moïse monta sur la montagne de Dieu ».

Et Josué avait été mis à part, il n’avait pas participé à la corruption du veau d’or, car il était sur la montagne avec Moïse. Mais, bien qu’étant avec Moïse, il n’avait pas, à ce moment-là, le discernement spirituel de Moïse. En effet, il n’avait pas capté que les Hébreux s’étaient corrompus, contrairement à Moïse. Exode 32:17-18.

« Josué entendit la voix du peuple, qui poussait des cris, et il dit à Moïse : Il y a un cri de guerre dans le camp. Moïse répondit : Ce n’est ni un cri de vainqueurs, ni un cri de vaincus ; ce que j’entends, c’est la voix de gens qui chantent. 32.19 Et, comme il approchait du camp, il vit le veau et les danses. La colère de Moïse s’enflamma ; il jeta de ses mains les tables, et les brisa au pied de la montagne. »

Josué était dans l’apprentissage, mais Dieu ne lui parlait pas encore, car il devait rester dans la tente. Exode 33.11

« L’Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Puis Moïse retournait au camp ; mais son jeune serviteur, Josué, fils de Nun, ne sortait pas du milieu de la tente ».

Josué était en apprentissage et il avait appris de nombreuses choses avec Moïse, notamment l’importance du combat spirituel qui fait pencher la balance du combat physique. Josué a pu expérimenter cela lors de la bataille contre Amalek. Exode 17:9

« Alors Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main ».

Ainsi, Josué était le mieux placé de tous les hommes d’Israël pour prendre la suite de Moïse et conduire le peuple dans son héritage.

Cependant, Dieu lui demanda, par son ange, que Josué ôte ses souliers, tout comme il l’avait demandé à Moïse. Josué devrait faire l’expérience de la rencontre avec Dieu. Josué connaissait Dieu, mais n’avait pas fait l’expérience d’une révélation personnelle. Or, Josué avait été entraîné, éduqué par Moïse contrairement à Moïse qui n’avait reçu aucune éducation d’un prédécesseur. Il y a donc une grande différence entre les « souliers de Moïse » et les « souliers de Josué ». Moïse devait lâcher son propre programme, ses propres pensées, sa propre justice et ainsi de suite. Pour Josué, Dieu nous montre que l’éducation, la proximité d’un prédécesseur de prestige, fût-il appelé Moïse, ne suffisent pas. Josué devait aller plus loin. Moïse n’était plus là pour lui donner ses ordres, il lui fallait donc accepter que ce fût Dieu lui-même qui les lui donne. Josué devait, en ôtant ses souliers, aller plus loin que son passé, dépasser le stade de Moïse. Le seul chemin, c’était d’accepter la tutelle de Dieu lui-même. Et pour cela, il devait entrer dans l’intimité de Dieu, connaître son cœur afin de pouvoir accomplir son service.

Comprenons bien que pour nous, c’est exactement la même chose. Nous avons ôté les souliers de Moïse et nous avons peut-être cheminé à côté d’un grand homme de Dieu, d’un grand prophète, connu le Message de l’heure, eu accès aux révélations des derniers temps. Mais cela ne suffit pas. Nous avons, comme Josué, emmagasiné de la connaissance. Tout comme Josué ne devait pas en rester au stade de la connaissance, nous devons sortir de la connaissance et entrer dans l’intimité de Dieu. Car c’est dans l’intimité que Dieu se révèle, donne Son plan, donne Ses ordres et Son ordre de mission. Rester au stade de la connaissance nous prive de ces choses-là. La connaissance est bonne, mais ce n’est pas le stade final.

Dieu a donné des prophètes, des pasteurs, des évangélistes, des Ministères utiles à l’édification de tous. Nous devons les écouter. Mais les écouter ne suffit pas. Il faut la dimension de Dieu par-dessus. Et la dimension de Dieu ne s’acquiert pas en lisant des livres, des brochures ou des bibliographies de grands hommes de Dieu qui ont fait de grands miracles. Non, frères et sœurs, la dimension de Dieu ne peut s’acquérir que si nous avons ôté les souliers de Moïse et les souliers de Josué. La dimension de Dieu s’acquiert dans les jeûnes, les prières, les méditations quotidiennes. Dans la persévérance à vouloir Le trouver.

Dieu s’est révélé à Moïse parce qu’il avait ôté ses souliers. Dieu s’est révélé à Josué parce qu’il avait ôté ses souliers. Est-ce que Dieu s’est révélé personnellement à chacun d’entre nous ? Si tel n’est pas le cas, il faut chercher, redoubler d’ardeur. Manquer cela, c’est manquer son Ministère, c’est renoncer à son appel. C’est être un chrétien ordinaire. Or, Dieu nous appelle à être des chrétiens extraordinaires, au travers desquels la vie de Jésus s’écoule et par laquelle nous sommes des lumières dans ce monde de ténèbres. Un chrétien extraordinaire ne chemine plus avec ses propres souliers, mais avec des souliers divins. Alors, il faut du courage pour renoncer à la religion et ses vaines œuvres ; même si elles apparaissent être bonnes, elles ne le sont pas. Même si nous pensons être dans la « bonne église » ; celle qui sera enlevée. Les œuvres que nous sommes appelés à porter, nous, les membres de l’Épouse, sont les mêmes œuvres que Christ, celles qui ont été préparées d’avance. Ce sont ces œuvres qui doivent nous revêtir et dont nous devons être trouvés revêtus lorsque le Seigneur Jésus-Christ reviendra nous chercher. Amen.

En résumé de cette première partie, nous devons ôter tout ce qui est fait de main d’homme dans notre vie spirituelle, tout ce qui sort du cadre de la Bible. Nous devons accepter d’être au service de Dieu, conformément à Sa volonté pour nous et selon Ses propres règles. Nous devons aller plus loin que la connaissance et entrer dans la manifestation des œuvres de Dieu. Nous devons cesser de mettre notre confiance dans un homme, fût-il un grand leader ou un grand prophète ou dans leurs écrits. Leurs écrits sont là pour nous guider, nous orienter. Leurs écrits et leurs enseignements sont des tremplins. Mais, frères et sœurs, cela ne suffit pas.

Dieu parle toujours, malgré la mort de ces derniers. D’autres oints prennent le relais pour orienter, guider et encourager. En rester aux anciennes choses, c’est la religion. Et les œuvres de la religion sont mauvaises. Nous devons réussir à entrer dans l’intimité du Dieu vivant par son Fils Jésus-Christ. Nous devons rechercher de tout notre cœur la rencontre avec Dieu. Dieu regardant au cœur, Il ne manquera pas de Se manifester personnellement. Chaque membre de l’Épouse doit pouvoir vivre cela. Nous sommes en marche certes, mais nous devons passer par cette étape. Elle est obligatoire.

Alors, comment savons-nous que nos souliers sont ôtés ou que nous sommes dans ce processus ? C’est lorsque nous prenons conscience de notre impuissance, de notre inutilité. C’est lorsque l’Esprit travaille notre cœur jusqu’à nous mettre à genoux pour gémir sur notre condition. Nous sommes sur la bonne voie, lorsque l’Esprit nous montre que Seul le Seigneur est Celui qui accomplit le travail et non le vase. Lorsque nous reconnaissons que notre vase est encore taché, à l’extérieur, comme à l’intérieur, lorsque l’Esprit nous fait crier à Dieu « Je n’en peux plus ! Je n’en veux plus ! » Lorsque la voix de l’Esprit commence à se faire plus présente, lorsque nous cherchons ce que Dieu veut que nous fassions, où Dieu veut nous faire aller, si l’on doit se taire ou parler. Nous sommes en train d’ôter nos souliers lorsque l’Esprit nous saisit et nous empêche de penser à autre chose qu’au service.

Lorsque les choses du monde, les loisirs, l’argent, les positions sociales n’existent plus, lorsque tout cela s’estompe, nous sommes sur la bonne voie. Lorsque vous regardez vos frères et sœurs avec des yeux nouveaux. Lorsque finalement, l’Esprit commence à vous parler, à vous révéler la Parole du Seigneur, sans ambiguïté, lorsque l’Esprit vous conduit dans la victoire contre les forteresses, contre les maladies. Lorsque l’Esprit manifeste la parole d’Ésaïe 42:6 - 7 « Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations, Pour ouvrir les yeux des aveugles, Pour faire sortir de prison le captif, Et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres ».

Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations, 42.7 Pour ouvrir les yeux des aveugles, Pour faire sortir de prison le captif, Et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres.

Oui, cher frère et chère sœur, c’est le Ministère de l’Épouse. Rien d’autre que la vie de Christ en chacun de nous. Dans le royaume de Dieu, rien au rabais. Pas de petit ou de grand chrétien, uniquement des « Christs » reflétant le caractère et les œuvres de leur maître et une marche sous la conduite du Saint-Esprit.

Lorsque ces choses commencent à se manifester, alors, alors, nous sommes sur la bonne voie, sur la voie de la maturité spirituelle. Amen. Si ce n’est pas le cas, il faut reprendre par la repentance et nous écrier comme les Hébreux lorsqu’ils cherchaient la libération de leur captivité en Babylone « Seigneur, nous n’avons rien à te reprocher, nous sommes responsables, nous sommes responsables de nos errements ! Seigneur, nous t’en supplions, délivre-nous de nos mauvais penchants de nos cœurs. Nous ne t’avons pas prié : Seigneur, délivre-nous de nos mauvais penchants de nos cœurs. Mais aujourd’hui, regarde nos cœurs, nous nous humilions devant toi. Délivre-nous de nos mauvais penchants de nos cœurs. Nous t’en supplions, nous voulons avancer, nous voulons nous voulons sortir de la captivité. »

Aujourd’hui, c’est la même chose, mais c’est la captivité religieuse. Souvenons-nous de ce qui s’est passé dans les anciens temps, car cela s’est passé pour nous avertir. Nous avertir. Oh, frères et sœurs, nous sommes encore loin du compte, pourtant le Seigneur Jésus est à la porte. Nos forces se sont épuisées, car nous avons gardé nos souliers. Nos œuvres témoignent contre nous. Mais Dieu nous montre ces choses afin que nous ne périssions point, mais que nous puissions trouver le chemin ou retrouver le chemin étroit. Amen.

Maintenant, le Seigneur veut aussi nous montrer des choses semblables, sous un angle différent, un autre homme, une autre période, un autre défi. Zacharie 3:3 - 5

« Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te réprime, Satan ! Que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui : Ôtez-lui les vêtements sales ! Puis il dit à Josué : Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Je dis : Qu’on mette sur sa tête un turban pur ! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements ».

La première chose à remarquer dans ce texte, c’est que Josué, le souverain sacrificateur, la plus haute instance religieuse, avait été convoqué devant l’Éternel. La deuxième est que Satan pouvait l’accuser à cause de ses vêtements sales. La troisième chose, l’expiation de l’iniquité et le revêtement d’un nouveau vêtement, des habits de fête. Amen.

Bien, Josué était certainement le meilleur des souverains sacrificateurs, mais néanmoins ses propres œuvres ne pouvaient pas le justifier devant Dieu. Les propres œuvres sont typifiées par les habits sales. Il peut s’agir des œuvres de la chair, mais en l’occurrence, plutôt des œuvres religieuses, vu la fonction de Josué. Cependant, pourquoi Dieu convoqua-t-il Josué ? Parce que Dieu ne regarde pas aux œuvres, mais au cœur.

Ce Josué-là possédait certainement un cœur languissant et gémissant, reconnaissant sa propre impuissance. Et là, frères et sœurs, c’est une très bonne nouvelle pour nous. Donc, de la même manière que Dieu convoqua Josué, Dieu nous convoque aussi à comparaître devant Lui. Le moment où Josué a comparu, c’était avant d’entrer dans sa mission, dans son Ministère. Mais pour qu’il puisse entreprendre son Ministère, Josué devait être débarrassé de ses propres œuvres et être revêtu d’un habit nouveau. Sans cet habit nouveau, il ne pouvait pas entrer dans son Ministère. Pour nous, c’est la même chose. Nous avons tous accepté Jésus-Christ comme Sauveur, mais l’avons-nous réellement accepté comme Seigneur ? Avons-nous véritablement revêtu Christ ? Si nous avons revêtu Christ, alors les œuvres de Christ doivent se manifester en pleine puissance. C’est ce revêtement qui manque dans le monde chrétien d’aujourd’hui ! C’est ce revêtement-là.

Le Seigneur doit voir dans nos cœurs cette quête. Nos cœurs doivent l’exprimer dans des prières, des supplications et des actions de grâce. La mise à part et la sanctification devraient nous aider. Ce sont des moyens que le Seigneur utilise, comme la prière et les jeûnes pour nous revêtir. Sans ce revêtement, il n’est pas possible d’entrer dans notre Ministère, dans notre service et par conséquent aller dans l’enlèvement. Cela n’est pas possible, c’est le vieux vêtement des œuvres religieuses et charnelles qui nous revêt encore.

Nous remarquons encore quelque chose de très intéressant dans cette séquence. Les anges revêtirent Josué d’abord d’un turban et ensuite des vêtements. Pour les vêtements, nous avons vu que ce sont les œuvres justes des saints qui font le vêtement de fin lin. Mais le turban a été mis avant. Pourquoi et qu’est-ce que cela signifie ? Le turban est en relation avec la tête, or la tête est le siège des pensées. La croix de Christ a été plantée dans lieu-dit « Golgotha », le lieu du crâne. Donc, la croix de Christ a été plantée dans le crâne, une manière de dire que ce fut la crucifixion des pensées du monde. Le turban se met sur la tête. Il protège du soleil et des coups et amoindrit tout choc sur cette partie du corps. Spirituellement, le turban est le moyen de protéger les pensées. Or, nous savons tous que la plus grande bataille de la fin des temps est la bataille de la pensée. Satan envoie des hordes de démons pour nous injecter de mauvaises pensées.

Pour Josué, c’était fini, Satan ne pouvait plus. Aussi, nous, devons-nous être revêtus, non seulement du vêtement, mais aussi du turban. Le vêtement, c’est aussi ce qui nous permet d’entrer aux noces. Sans le vêtement adéquat, nous ne pouvons pas entrer dans la salle de l’Agneau et sans le turban, il sera difficile de garder propre notre vêtement.

Grâce au turban et à ce revêtement, Josué était en mesure d’accomplir son Ministère. C’était son équipement, mais il devait faire bien attention de pouvoir les conserver. Ceci nous enseigne que lorsque nous sommes convoqués devant Dieu, comme Josué le fut, Dieu nous équipe. C’est vrai, Dieu a fait Sa part, mais nous devons faire la nôtre. Le verset suivant illustre très bien ce propos. Dieu a dit ceci à Josué, donc à nous, Son Épouse : Za 3:7

« L’ange de l’Éternel fit à Josué cette déclaration : Ainsi parle l’Éternel des armées : Si tu marches dans mes voies et si tu observes mes ordres, tu jugeras ma maison et tu garderas mes parvis, et je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici ».

Nous comprenons ainsi que la récompense qui est attachée dépend d’une seule chose : marcher avec les souliers divins et sous la houlette du Saint-Esprit. C’est lui qui doit guider notre marche, lui qui doit nous enseigner, lui qui doit nous conduire dans ce que nous devons ou ne devons pas faire. Point.

Voyez, chers frères et sœurs, Dieu nous montre que nous devons passer par des étapes. Et ces étapes, nous ne pouvons pas les sauter. Dieu a institué un modèle et le modèle se perpétue. Ce qu’Il a fait autrefois, Il le fait encore aujourd’hui. Ce qu’Il a requis de ses serviteurs dans le passé, Il le requiert encore aujourd’hui. Nous sommes dans un processus, chacun à son niveau. Certains ôtent les souliers de Moïse aujourd’hui, d’autres ceux de Josué, fils de Nun et encore d’autres sont convoqués devant Dieu pour être équipés et être prêts pour le service comme Josué, le souverain sacrificateur.

Si Josué le souverain sacrificateur portait des vêtements sales, Ésaïe, le prophète parlait déjà de ces vêtements-là et des vêtements nouveaux. Ésaïe 1:1 à 15 nous montre quels sont les reproches que Dieu fait à son peuple et les versets 16 et 17 font état de ce nouveau vêtement. Nous remarquons également qu’Ésaïe parle de Sodome et de Gomorrhe. La version française courante, traduite directement de l’hébreu, dit ceci au verset 10 : « Vous, dirigeants corrompus, dignes de Sodomes, écoutez bien ce que dit le Seigneur. Et vous, peuple perverti, digne de Gomorrhe, soyez attentifs aux instructions de notre Dieu ». Ne s’agit-il pas d’un appel poignant à la chrétienté d’aujourd’hui ? Ce sont les mêmes reproches qui sont faits à l’Église dans le cantique d’Ésaïe sur sa vigne, Es 5:1 -6

Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile. Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux ; Il bâtit une tour au milieu d’elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais. Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, Soyez juges entre moi et ma vigne ! Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne, Que je n’aie pas fait pour elle ? Pourquoi, quand j’ai espéré qu’elle produirait de bons raisins, En a-t-elle produit de mauvais ?

Je vous dirai maintenant Ce que je vais faire à ma vigne. J’en arracherai la haie, pour qu’elle soit broutée ; J’en abattrai la clôture, pour qu’elle soit foulée aux pieds. Je la réduirai en ruine ; elle ne sera plus taillée, ni cultivée ; Les ronces et les épines y croîtront ; Et je donnerai mes ordres aux nuées, Afin qu’elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle.

Cette vigne est dans un tel état que le Seigneur a laissé croître les ronces et qu’Il ne l’arrose plus. C’est-à-dire que les ronces et les épines sont les fruits des œuvres charnelles et religieuses qui étouffent la vie. L’eau ne descend plus du ciel, c’est-à-dire que la parole prophétique n’a plus cours. Les révélations de Dieu se sont arrêtées. Cette vigne mange de son ancienne nourriture et elle a fini par sécher. C’est la situation d’une église, de croyants qui ont gardé leurs propres souliers et se sont vêtus de leurs propres œuvres, de leur propre justification, jusqu’à devenir aveugles, comme le dit le Seigneur : « Mon peuple est conduit par des aveugles et mon peuple périt faute de connaissance ».

C’est une situation terrible, mais le Seigneur nous a montré une voie, un chemin, celui de laisser de côté nos propres souliers, de revêtir les souliers divins. Celui de réclamer à cor et à cri le changement de vêtements, de rechercher la rencontre avec Dieu avec assiduité, persévérance jusqu’à ce que nous l’obtenions et enfin celui d’accepter la tutelle sans compromis du Saint-Esprit. Le jeûne, la prière, la méditation, la sanctification et la véritable repentance sont des moyens qui nous aident à entrer dans ces choses-là. En faire l’économie, c’est une pure folie.

Lorsque le peuple de Dieu, Son Épouse arrive à maturité, c’est une toute autre vigne qui est dépeinte. Cette vigne-là représente le stade ultime. Ésaïe 27:2 – 5

En ce jour-là, Chantez un cantique sur la vigne. Moi l’Éternel, j’en suis le gardien, Je l’arrose à chaque instant ; De peur qu’on ne l’attaque, Nuit et jour je la garde. Il n’y a point en moi de colère ; Mais si je trouve à combattre des ronces et des épines, Je marcherai contre elles, je les consumerai toutes ensemble, À moins qu’on ne me prenne pour refuge, Qu’on ne fasse la paix avec moi, qu’on ne fasse la paix avec moi.

Dans cette vigne-là, tout est propre et si par mégarde une ronce ou une épine réussissait à croître, le Seigneur se lèverait contre elle immédiatement, à moins qu’il n’y ait repentance. C’est le degré de sanctification le plus haut atteint par Son Épouse. Cela a déjà eu lieu lors de la Pentecôte, lors de la pluie de la première saison. L’Écriture nous montre quel degré de sainteté y régnait et comment les ronces et les épines, comme Ananias et Saphira furent traitées. Amen ! Et c’est vers cette perfection-là que le Seigneur veut nous conduire, par Son Saint-Esprit. C’est le stade ultime lors de la pluie de l’arrière-saison.

Pour terminer avec le revêtement, regardons ce que dit le Nouveau Testament. Dans 2 Cor. 5:2 -3. Paul dit que nous nous languissons de revêtir le domicile céleste, si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus. Rom 13:14 nous dit de revêtir Jésus-Christ. Eph. 4.24, dit de revêtir l’homme nouveau. Col. 3:12, dit de nous revêtir d’entrailles et de miséricorde. 1 Pi 5:5, dit de nous revêtir d’humilité. Nous pourrions écrire une prédication tout entière sur ce sujet. Mais comprenons bien : Dieu nous ordonne de nous revêtir, ce qui veut dire que nous ne le sommes pas. Mais par nous-mêmes, nous ne pouvons pas le faire, tout comme Josué le souverain sacrificateur, ne pouvait pas le faire. Alors comment ?

C’est par les dispositions du cœur en appelant celui qui produit en nous le vouloir et le faire selon Phi. 2:13 « car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir ». La version de français courant directement tirée de l’hébreu est encore plus explicite : « Car Dieu agit continuellement parmi vous pour vous rendre capables de vouloir et d’accomplir ce qui est conforme à son propre plan ». C’est Dieu qui nous rend capables de vouloir et d’accomplir. Mais pour accomplir quoi ? Ce qui est conforme à Son propre plan. Amen ! Pas notre plan, pas le plan de notre église, de notre conseil, mais Son propre plan, avec les souliers divins. Et c’est aussi porter Ses œuvres, les œuvres divines, le fruit divin et non le fruit religieux, grâce au turban et au vêtement. Je dis bien porter, car nous sommes les sarments porteurs du fruit. Mais le fruit, c’est le Saint-Esprit qui le produit. Nous, nous ne faisons que le porter. L’esprit religieux cherche à faire le contraire. Il cherche à produire et à porter le fruit.

Nous devons tous bien comprendre que nous avons une mission, celle d’accomplir la tâche du service chrétien. Et chacun est affecté à une tâche en particulier. Eph. 4:12, français courant

« Il a agi ainsi pour préparer les membres du peuple de Dieu à accomplir la tâche du service chrétien, pour faire progresser le corps de Christ dans la foi ».

Chers frères et sœurs, le Corps de Christ est en piteux état. Et nous faisons partie de ce Corps. Le Seigneur est à la porte. Ne tardons plus à le chercher jour et nuit, à crier à Lui, jour et nuit ! Désirons être dépouillés de nous-mêmes. Que nos souliers soient ôtés et que nos vêtements soient brûlés et que nous soyons revêtus du turban et de l’habit de fête. Que nous puissions tous entrer dans notre Ministère, selon la part que le Seigneur nous a attribuée. Pour évidemment accomplir Sa volonté parfaite. Que le Seigneur de gloire vous bénisse très richement.

Bex, le 5 juillet 2011

Fr. Richard Schwéry

Les Écritures de ce texte

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26 juin 2011   ·   23 min de lecture