Exhortation de juin 2011
Les ouvriers de la onzième heure
juin 2011 · 54 min de lecture · 45 références 2011 · 54 min · 45 références
Cette exhortation explore la parabole des ouvriers embauchés à différentes heures (Matthieu 20) pour enseigner sur le travail dans la vigne du Seigneur. L'auteur insiste sur l'importance d'être embauché par le Maître, de travailler en équipe sous la direction du porteur de la Parole, et de produire des fruits dignes de la repentance. Il met en garde contre la rébellion, la division et l'appropriation de la vigne, et souligne que la Bonne Nouvelle du Royaume doit être annoncée jusqu'à la fin des temps.
Mes chers frères et sœurs, je vous salue dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui est mort et ressuscité pour notre salut éternel. Nous sommes remplis de reconnaissance à notre Seigneur pour Son œuvre glorieuse qu’Il est en train d’accomplir dans Son Église. Comme je vous l’ai dit dans notre dernière exhortation, notre marche vers Rome est dirigée par le Seigneur Lui-même. Cette direction se trouve dans la Parole qu’Il nous a annoncée au commencement, que nous avons comprise et pour laquelle nous luttons. Jésus a dit :
14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matthieu 24:14)
C’est de révélation en révélation que nous avons compris que cette déclaration du Seigneur qui est exceptionnellement reliée à la fin comme un signe, concerne le Ministère de l’Épouse. Et nous avons par la grâce de Dieu trouvé plusieurs connexions à cette Parole prophétique dans d’autres prophéties de la fin des temps. Nous ne sommes pas des ignorants sur ce sujet. La fin viendra seulement lorsque le monde entier sera investi par la Bonne Nouvelle, l’Évangile du Royaume de Dieu. Mais qu’est-ce que c’est que la Bonne Nouvelle ? La Bonne Nouvelle est un événement du Royaume de Dieu qui est annoncé aux contemporains. L’annonce de la naissance de Jean-Baptiste fut une bonne nouvelle pour son père Zacharie et aussi une bonne nouvelle dans le Royaume de Dieu. Parce que le Ministère de Jean-Baptiste fut annoncé dans les Prophètes. Voici comment Gabriel parla à son père :
L’ange lui répondit : Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te parler, et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. (Luc 1:19)
L’annonce de la naissance du Messie fut aussi une bonne nouvelle qu’un ange annonça aux bergers qui paissaient leur troupeau :
9 Un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande crainte. 10 Mais l’ange leur dit : Soyez sans crainte, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple. Quelle est la nouvelle ? 11 Aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
C’était l’événement le plus important dans le Royaume de Dieu en ce moment. C’était l’actualité. Car la naissance du Messie avait provoqué aussi l’avènement du Royaume de Dieu qu’il fallait intégrer plus tard par la nouvelle naissance. Donc la naissance du Messie fut une bonne nouvelle, une nouvelle qui avait rendu caduque la nouvelle de la naissance de Jean-Baptiste. Jean avait été annoncé et était né, donc la nouvelle de sa naissance n’était plus importante. Il fallait maintenant recevoir la nouvelle de la naissance du Messie, le Sauveur. Maintenant, lorsque les deux hommes ont grandi, ils ont commencé à annoncer une autre nouvelle, la nouvelle de l’avènement du Royaume de Dieu. Jean disait à ceux qui l’écoutaient : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » (Matthieu 3:2) Jean disait que le Royaume des cieux était proche, mais Jésus quant à Lui annonçait la bonne nouvelle de ce Royaume.
Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. (Matthieu 4:23)
Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. (Matthieu 9:35)
Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. (Matthieu 11:5)
Alors, quelle était la bonne nouvelle que Jésus prêchait ? Mes chers amis, Jésus prêchait comme Bonne Nouvelle, l’avènement du Royaume spirituel de Dieu. Car ce Royaume n’existait pas parmi les hommes. C’était une bonne nouvelle pour l’humanité que de savoir qu’une nouvelle vie existe, une vie différente de celle qu’elle avait vécue jusque-là. C’est de cela qu’il s’agit ! La vie de péché, la mondanité, la souffrance, la maladie et tous les autres vices de la vie charnelle avaient détruit les hommes. Les hommes souffraient dans l’oppression des démons. Ils vivaient dans la folie et le déshonneur. Lorsque vous lisez le témoignage des œuvres de Jésus, il est rapporté que les aveugles voyaient, les boiteux marchaient, les lépreux étaient purifiés, les sourds entendaient, les morts ressuscitaient et la bonne nouvelle était prêchée.
Toutes ces œuvres de l’Esprit qui consistent à libérer les hommes et les femmes de l’oppression des démons font partie de la bonne nouvelle. Car dans le Royaume de Dieu, il n’existe pas d’aveugles, de boiteux, de lépreux, de sourds et de morts. C’est le Royaume des vivants et des saints. Les hommes peuvent retrouver l’espoir et la joie de vivre seulement s’il leur est annoncé une Nouvelle qui les libère de l’oppression des démons. Jésus-Christ est venu avec le Royaume de Dieu et sa consolation. Pendant que le Seigneur accomplissait Son Ministère, Il enseignait les mystères du Royaume de Dieu. Vous vous souvenez de la septuple définition du Royaume de Dieu dans Matthieu 13. Ailleurs dans les autres livres, le Seigneur, de manière exhaustive a enseigné sur la vie du Royaume de Dieu. C’est la Bonne Nouvelle. Ses enseignements dans les Paraboles et autres images nous ont permis de comprendre la nouvelle vie dans le Royaume spirituel de Dieu, avec sa représentation terrestre qu’est l’Église.
Les vrais chrétiens sont ceux qui ont reçu la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, c’est-à-dire une connaissance révélée du fonctionnement du Royaume de Dieu. Ceux qui réussissent dans la foi sont ceux qui comprennent réellement la vie de Sainteté du Royaume de Dieu. L’annonce de la naissance d’un prophète peut être caduque, mais l’annonce de l’existence du Royaume de Dieu ne peut pas être caduque, parce que le Royaume de Dieu est éternel. La vie dans le Royaume de Dieu ne peut pas être caduque parce que cette vie est éternelle. Aujourd’hui, le Royaume de Dieu est banalisé et les chrétiens se mordent dans tous les sens, dans les disputes et les querelles de personne. Aujourd’hui, on retrouve diverses sortes de malades dans les églises, parce qu’il n’y a plus de puissance pour les guérir. Mais tout cela provient de ce que les croyants d’aujourd’hui ne comprennent pas les profondeurs de l’enseignement de Jésus sur Son Royaume. Les frères et sœurs ne comprennent pas les mystères du Royaume de Dieu, y compris les mystères de la foi. Or c’est une Bonne Nouvelle. Jésus-Christ est mort et ressuscité ! Et en mourant, Il a accompli le rachat des péchés et la rédemption de ceux qui croient en Lui et dans Son Royaume.
Après la mort et la résurrection du Seigneur, la Bonne Nouvelle s’est enrichie. En effet, on n’annonçait plus seulement le Messie et le Royaume de Dieu, mais on ajoutait à la Nouvelle que ce Jésus était mort et ressuscité. Par là, nous comprenons que la Bonne Nouvelle est l’accomplissement d’une Parole prophétique. Lorsqu’un événement est annoncé dans les prophéties et qu’il s’accomplit, son accomplissement devient une Bonne Nouvelle à annoncer au peuple de Dieu et au monde. Si un événement n’est pas prédit dans les prophéties, son arrivée ne peut pas être une Bonne Nouvelle pour le croyant. Ainsi, l’Évangile est fait de Bonnes Nouvelles, c’est-à-dire de l’accomplissement des prophéties bibliques qui sont des événements importants dans le Royaume de Dieu.
1 Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, 2 et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. 3 Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; 4 qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; 5 et qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze. 6 Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. 7 Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. 8 Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton ; 9 car je suis le moindre des apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu. (1 Corinthiens 15:1-9)
Sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. (Actes 4:10)
L’Évangile dont nous parlons consiste à donner des nouvelles. La nouvelle de la naissance d’un sauveur, la nouvelle de l’avènement d’un Royaume spirituel appelé le Royaume de Dieu, la nouvelle de la mort et de la résurrection du Messie en vue du pardon des péchés, la nouvelle de l’existence de plusieurs témoins de l’évènement et aussi la nouvelle de sa propre délivrance. Où est la Bonne Nouvelle aujourd’hui ? Quel est l’Évangile d’aujourd’hui ? De quel Royaume pouvons-nous rendre le témoignage aujourd’hui ? À la place du Royaume de Dieu, les gens se trouvent dans leurs organisations. Il suffit de regarder la structuration des dénominations pour le comprendre. Chacun prêche pour sa propre chapelle. La tâche est difficile parce que tout le monde entier est plongé dans la religion. Les gens ont perdu les vraies traces du Royaume de Dieu, dans sa vie, dans sa puissance et dans sa liberté. C’est pourquoi nous sommes appelés à faire des efforts pour restaurer le témoignage de Jésus-Christ. Nous devons faire des efforts pour que la Bonne Nouvelle soit la Bonne Nouvelle :
Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matthieu 24:14)
Les ouvriers de la fin des temps doivent faire des efforts pour que la Bonne Nouvelle du commencement soit entendue à la fin des temps. Les ouvriers de la fin des temps doivent faire des efforts pour que le Seigneur Jésus-Christ qui a marché en Israël au commencement soit le même qui foule encore le monde à la fin des temps. Ainsi dit le Seigneur :
Monte sur une haute montagne, Sion, pour publier la bonne nouvelle ; élève avec force ta voix, Jérusalem, pour publier la bonne nouvelle ; Élève ta voix, ne crains point, dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu ! (Ésaïe 40:9)
Mes chers amis, le Ministère du Seigneur Jésus-Christ était attaché à la proclamation des Nouvelles du Royaume de Dieu. Jésus annonçait la liberté de l’âme et de l’esprit, par la délivrance du péché. C’est pour cette raison qu’Il avait dit à Ses frères juifs qu’ils étaient esclaves du péché. Voici la Bonne Nouvelle que nous avons à annoncer maintenant : la délivrance du péché et la délivrance des liens de la religion.
Je voudrais dans cette Parole d’exhortation vous apporter de la lumière sur la Parabole des ouvriers embauchés à différentes heures. C’est là où nous sommes. En effet, ne sachant quoi vous dire maintenant, j’ai mobilisé notre Assemblée locale dans la prière pour demander à Dieu de nous donner la nourriture qu’il nous faut dans cette période transitoire. Alors comprenez que c’est ce dont nous avons besoin maintenant, car Dieu donne Sa Parole à Son peuple au temps convenable. Je vous écrirai au fur et à mesure ce que je reçois maintenant du Seigneur.
Les ouvriers embauchés à différentes heures
1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. 2 Il se mit d’accord avec les ouvriers pour un denier par jour et les envoya dans sa vigne. 3 Il sortit vers la troisième heure, en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire 4 et leur dit : Allez, vous aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste. 5 Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième, puis vers la neuvième heure, et il fit de même.
6 Vers la onzième heure il sortit encore, en trouva d’autres qui se tenaient encore là et leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? 7 Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a embauchés. Allez, vous aussi, dans la vigne, leur dit-il.
8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. 9 Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier. 10 Les premiers vinrent ensuite pensant recevoir davantage, mais ils reçurent eux aussi, chacun un denier. 11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison 12 et dirent : Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur. 13 Il répondit à l’un d’eux : Mon ami ! Je ne te fais pas tort, n’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 14 Prends ce qui est à toi et va-t’en. Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu’à toi. 15 Ne m’est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? 16 Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers.
Nous bénissons le Seigneur Jésus pour Ses enseignements. Ici, nous sommes dans un enseignement qui concerne une portion du Royaume de Dieu, la portion des ouvriers recrutés à des moments différents, qui travaillent dans le même champ et pour le même Maître. Dans la Parabole, notre Seigneur Jésus est comparé à un Maître de Maison qui est sorti très tôt le Matin pour embaucher des ouvriers pour travailler à Sa vigne. La Maison ici, c’est l’Église de Dieu. Et c’est le Seigneur qui en est le Maître, ayant été établi par le Père comme héritier, propriétaire de toutes choses.
Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. (Éphésiens 2:19)
14 Je t’écris ceci, avec l’espoir d’aller bientôt chez toi ; 15 mais si je tarde, tu sauras ainsi comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. (1 Timothée 3:14-15)
C’est aussi l’Église que Paul a appelée « la grande Maison » parlant à Timothée au sujet de sa consécration.
Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais il y en a aussi de bois et de terre ; les uns sont des vases d’honneur, et les autres sont d’un usage vil. (2 Timothée 2:20)
Donc le Maître de Maison ici est bien le Seigneur et Sa maison est bien l’Église. Maintenant, l’Église a un champ qui s’appelle la vigne. La Bible nous renseigne sur la vigne dans plusieurs écritures. Nous pouvons lire déjà dans Ésaïe 5.
Le cantique de la vigne
1 Je chanterai à mon bien-aimé le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile. 2 Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux ; Il bâtit une tour au milieu d’elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais.
3 Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, Soyez juges entre moi et ma vigne ! 4 Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne, Que je n’aie pas fait pour elle ? Pourquoi, quand j’ai espéré qu’elle produirait de bons raisins, En a-t-elle produit de mauvais ? 5 Je vous dirai maintenant ce que je vais faire à ma vigne. J’en arracherai la haie, pour qu’elle soit broutée ; J’en abattrai la clôture, pour qu’elle soit foulée aux pieds.
6 Je la réduirai en ruine ; elle ne sera plus taillée, ni cultivée ; Les ronces et les épines y croîtront ; Et je donnerai mes ordres aux nuées, afin qu’elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle. 7 La vigne de l’Éternel des armées, c’est la maison d’Israël, Et les hommes de Juda, c’est le plant qu’il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé ! De la justice, et voici des cris de détresse ! (Ésaïe 5:1-7)
La vigne de l’Éternel des armées, c’est la Maison d’Israël. C’est ce que le Seigneur Lui-même a dit. Israël dans les prophètes, c’est l’Église dans le Nouveau Testament. Le cantique de la vigne correspond à la Parabole des vignerons que le Seigneur Jésus avait donnée sur les sacrificateurs et les scribes, bergers d’Israël, dans Matthieu 21:33-46. Dans ce cantique, le Seigneur nous montre combien de fois Il avait consacré Son énergie à travailler pour Israël, afin de l’amener à produire de bonnes œuvres. Il avait choisi un lieu fertile pour implanter cette vigne. Il avait remué le sol et ôté même les pierres du sol, avant de planter les plants. Le Seigneur espérait que cette vigne produirait des raisins, mais malheureusement Ses efforts furent vains parce qu’elle produisit de mauvais raisins, des raisins qui ne pouvaient pas servir le propriétaire de la vigne.
À quoi bon gaspiller son énergie pour un champ qui ne produit plus ? Alors le Seigneur dit : « 3 Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, Soyez juges entre moi et ma vigne ! 4 Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne, Que je n’aie pas fait pour elle ? » Qu’est-ce que Dieu n’avait pas fait pour Israël ? Depuis le début, ils avaient les prophètes et la Loi. Israël avait la Parole et l’Alliance de Dieu. L’apôtre Paul nous apprend même dans Hébreux que la Bonne Nouvelle dont nous parlons leur a même été annoncée. Et cela est vrai, car Dieu avait annoncé dans les prophètes, l’avènement d’un Messie et une restauration complète d’Israël. Mais cette Parole ne leur servit pas. « Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. » (Hébreux 4:2) Israël ne crut pas dans les prophéties faites à son sujet. Il ne crut pas à l’œuvre de Dieu. Au contraire, il tuait les prophètes qui lui étaient envoyés pour sa paix.
Le Seigneur Jésus Lui-même et Ses disciples périrent, tués par les Juifs. Que peut-on faire pour une telle nation ? Que peut-on faire pour celui qui ne veut pas de Dieu ? Que peut-on faire pour celui qui ne veut pas marcher selon la vérité ? Dieu voulait d’Israël, mais Israël ne voulait pas de Dieu !
37 Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! 38 Voici : votre maison vous est laissée déserte, 39 car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! (Matthieu 23:37-39)
Le Seigneur était plein de bonnes intentions pour Israël, mais Israël voulait imiter ses voisins. Israël préféra la religion des pères à la révélation du Messie. Mes chers amis, dans la foi chrétienne, Dieu fait Sa part et le croyant fait sa part. La part de Dieu et la part du croyant ne sont pas les mêmes. Dieu crée les conditions de notre développement spirituel. À nous de nous développer. Dieu crée les conditions de notre sanctification, à nous de nous sanctifier. Dieu crée les conditions de notre salut, mais à nous de nous sauver ! Lorsque Dieu fait Sa part, Il attend de nous que nous fassions la nôtre en produisant des fruits. Le problème est là : il faut rendre à Dieu des fruits. Il ne faut pas se contenter de dire que nous avons un Message ou un prophète. Il ne faut pas se contenter de dire que nous sommes dans la vision du réveil et que nous sommes au courant de ce que Dieu fait. Notre engagement doit donner des fruits. Et pour nous, le fruit est simple : c’est que nous parvenions à faire partie de l’Épouse. Nos efforts doivent produire le fils de l’Église. Notre Samuel doit naître et nous devons être dans le lot. Tout ce que nous avons entendu doit nous conduire là !
Luc 3:8 Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham. 9 Déjà même la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.
Lorsque nous refusons de produire les fruits attendus par le Seigneur, nous tombons sous le coup de la malédiction. Dans Marc 11, le Seigneur avait maudit un arbre qui ne portait pas de fruits. Prenant alors la parole, il lui dit :
Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l’entendirent. (Marc 11:14)
Le Seigneur avait livré Sa vigne au pillage et à la destruction. C’est ainsi ! Lorsque Dieu fait Sa part et que nous refusons de faire la nôtre, nous nous retrouvons dans le pillage de l’adversaire. Notre vie chrétienne est pillée, notre foi est pillée. C’est ainsi que plusieurs vies chrétiennes sont pillées par l’adversaire. Elles ont tout à leur disposition, mais elles sont quand même pillées. Toutes les valeurs spirituelles sont pillées et ce croyant devient inutile, il ne sert plus à rien ! C’est ainsi qu’Israël fut livré au pillage par le Seigneur dans les nations :
J’en arracherai la haie, pour qu’elle soit broutée ; J’en abattrai la clôture, pour qu’elle soit foulée aux pieds. 6 Je la réduirai en ruine ; elle ne sera plus taillée, ni cultivée ; Les ronces et les épines y croîtront ; Et je donnerai mes ordres aux nuées, afin qu’elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle.
Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis. (Luc 21:24)
Si l’Église de Laodicée est aussi dans cette condition de pillage et d’abandon, c’est parce que les chrétiens de cet âge n’ont pas voulu du Seigneur Jésus. Ils ont préféré leur religion à la place du Seigneur de gloire. Ceux qui disent avoir reçu le Message ont préféré même le Messager à Celui qui l’a envoyé. Car c’est dans notre génération que nous avons réalisé le culte des serviteurs de Dieu. Dieu n’aime pas ces choses. Israël avait rejeté le Seigneur de la vigne. L’Église aussi a renié le Seigneur à la fin des temps. En effet, comment le Maître de la Maison pouvait-Il se retrouver hors de la Maison et rester là à frapper ? C’est ce que nous rapporte Apocalypse 3:20 au sujet du Seigneur et de Laodicée.
L’embauche dans la vigne
Dans la Parabole qui nous concerne dans cette Parole d’exhortation, nous retenons donc que la vigne, c’est encore l’Église, en tant que champ du Seigneur. Alors le Maître du champ sortit pour employer des travailleurs dans le champ. Le premier enseignement que nous devons retenir ici est que les ouvriers du champ doivent être embauchés par le Maître du champ. Si le Maître ne nous a pas embauchés, ce n’est pas la peine de chercher à travailler dans le champ. Il faut premièrement que nous soyons embauchés.
Dans l’œuvre de Dieu, nous trouvons souvent des serviteurs qui se sont appelés eux-mêmes et qui travaillent quand même dans le champ. Le Maître ne les a jamais embauchés, mais ils se sont embauchés eux-mêmes. Dans 2 Corinthiens 10:12, Paul parle de ceux qui se sont recommandés eux-mêmes. Il parle encore d’eux dans sa deuxième lettre à Timothée :
Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes. (2 Timothée 3:13)
Ceux que Dieu n’a pas envoyés sont des imposteurs dans le champ qui travaillent à égarer le peuple de Dieu.
Ce sont des écueils dans vos agapes, faisant impudemment bonne chère, se repaissant eux-mêmes. Ce sont des nuées sans eau, poussées par les vents ; des arbres d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés… (Jude 1:12)
Ceux qui travaillent dans le champ doivent être envoyés, embauchés par le Maître de la Maison, comme le dit Romains.
Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? Selon qu’il est écrit : qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! (Romains 10:15)
Les heures de travail – les groupes de travail
Le deuxième enseignement que nous tirons de ce texte est que le Maître de Maison a embauché les travailleurs par groupe et par heure de travail différent. Dès le matin, Il a engagé un premier groupe. Vous savez que ces heures d’embauche sont des temps prophétiques. En effet, on n’entre dans le champ de Dieu par saison. Lorsqu’une saison prophétique s’ouvre, le Maître de la Maison sort et embauche des ouvriers pour la saison. Et de saison en saison, l’œuvre de Dieu se fait, la vigne est entretenue. Dès le Matin, le Maître a embauché un groupe d’ouvriers. Ce groupe a conclu un prix avec le Seigneur. Mais à la troisième heure, Il sortit encore pour embaucher un autre groupe. Et dans un groupe d’ouvriers, il y a plusieurs spécialités, plusieurs Ministères qui travaillent selon l’orientation du Maître de la vigne.
C’est par groupe qu’ils entraient dans le champ. C’est ainsi que l’Église a toujours marché. En effet, c’est le Maître de la vigne, le Seigneur qui juge nécessaire d’employer des ouvriers dans Son champ qui est l’Église. Remarquez que le fait que des ouvriers soient dans le champ dès le matin n’empêcha pas que le Maître en recrute encore à la troisième puis à la sixième heure. Dieu a besoin d’ouvriers.
36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. 37 Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. 38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. (Matthieu 9:36-38)
L’œuvre est grande ! La vigne est grande ! Mais les ouvriers ne sont pas nombreux. C’est pourquoi on doit toujours prier le Seigneur d’envoyer des ouvriers dans Son champ. Frères, Jésus fut ému de compassion pour la foule parce qu’elle n’avait pas de pasteur. Il n’y avait personne pour conduire cette foule. Et pourtant Jésus Lui-même était présent. Mais Sa seule présence ne suffisait pas. Il lui fallait des disciples. Alors Il en choisit et les envoya dans tout Israël. Donc Dieu cherche toujours à trouver des hommes pour faire Son travail. C’est pourquoi on doit marcher dans la simplicité et dans l’humilité.
Remarquez que lorsque les ouvriers de la troisième heure sont arrivés, ils ne raisonnèrent pas en eux-mêmes pour dire que ceux du matin n’avaient plus rien à faire dans la vigne ! Ça ne marche pas ainsi ! Ceux du matin aussi n’avaient pas dit qu’ils pouvaient à eux seuls faire le travail. En effet, si ceux du matin suffisaient pour faire l’œuvre, le Maître n’aurait pas jugé utile et nécessaire d’employer encore des ouvriers.
Nous devons aussi savoir qu’entre le matin et la troisième heure, il se passe des années et même des siècles. Si nous considérons cette Parabole sur tous les âges de l’Église, nous verrons qu’il y a des années et des siècles qui séparent les heures d’embauche. Si nous la considérons même seulement dans une saison prophétique, nous avons toujours des années. Alors, les ouvriers sont des hommes, donc ils s’usent avec le temps. Ils vieillissent, ils meurent, ils tombent. Beaucoup d’accidents de travail se produisent dans la vigne, parce que c’est un combat dur que de travailler dans le champ du Maître.
Il y a des ouvriers qui font des querelles dans la vigne, parce que ce n’est pas toujours l’harmonie entre les ouvriers. Nous voyons cela dans le premier champ missionnaire avec l’équipe de Paul. La première équipe d’ouvriers que le Seigneur recruta fut les douze. Les douze avaient une mission divine importante. C’est eux qui devraient conserver l’enseignement du Maître dès le départ, car ils étaient témoins de Ses œuvres. Dans la pratique du terrain, le Seigneur recruta encore 70 qu’Il envoya :
Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. (Luc 10:1)
Les soixante-dix revinrent avec joie, disant : Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. (Luc 10:17)
Malgré que les 70 aient travaillé dans le champ, certains se retirèrent plus tard, à cause du scandale de la prédication. En effet, ils avaient dit :
60 : Cette parole est dure ; qui peut l’écouter ?
Qui pouvait manger la chair du Seigneur et boire Son sang ? Pour être un disciple accompli, il fallait pouvoir être spirituel et pénétrer les grandes sphères de la révélation pour comprendre la pensée spirituelle de Dieu. Mais Ses disciples n’étaient pas spirituels. Dans le champ, il y en a qui ne sont pas spirituels, ils ne savent pas travailler. Ils travaillent sans discernement.
66 Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. 67 Jésus donc dit aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? 68 Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. 69 Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu. (Jean 6:66-69)
Frères, je voudrais vous faire remarquer que pendant le Ministère terrestre de Jésus, Il était le chef de Son équipe d’ouvriers, comme Paul et comme Pierre le furent plus tard. C’est Lui-même qui choisit les ouvriers qui devraient travailler avec Lui et qui les envoya. Mais remarquez que ces ouvriers n’eurent pas la même réaction vis-à-vis des enseignements du Maître. Certains disciples trouvaient la Parole trop dure, parce qu’ils ne la comprenaient pas ! Et à cause de cela, ils se retirèrent. Mais les Paroles du Seigneur ne sont pas dures. Par contre, les douze, malgré qu’ils ne comprirent pas l’enseignement, n’oublièrent pas que le Seigneur était le détenteur des Paroles de la vie éternelle. Même si Elle est dure, mais cette Parole demeure l’enseignement de la vie éternelle.
Dans la vigne du Seigneur, il faut toujours avoir l’attitude juste, au moment crucial. Ici, les disciples qui furent appelés étaient à un tournant décisif. Le Seigneur voulait leur montrer que ce qui compte dans le travail de la vigne, c’est la révélation de départ, c’est la Commission de départ et non la connaissance. On n’est pas disciple sur la base d’un enseignement. On est disciple sur la base d’une révélation. Et la révélation de départ, c’est celle qui disait que le Seigneur était le Messie et qu’en cette qualité, Il avait les Paroles de la vie éternelle. Donc, s’Il apporte un enseignement qu’on ne comprend pas sur place, on doit quand même savoir que c’est la Parole de la vie. On la comprendra plus tard.
Les enseignements dans le Ministère, on les comprend tôt ou tard, avec le temps. Et depuis le début, c’est le Seigneur Lui-même qui nous enseigne, même s’Il utilise des serviteurs de Dieu. Effectivement, les douze avaient compris plus tard que le Seigneur parlait de Son Esprit et de Sa Parole qu’Il leur laissait, en parlant du sang et de Sa chair. Beaucoup s’égarent dans la vigne parce qu’ils ne respectent pas les règles de travail. Comment pouvez-vous abandonner Celui qui vous a appelés dans la vigne parce qu’Il a donné un enseignement que vous n’avez pas compris ou que vous ne croyez pas ? N’avez-vous pas la révélation de Sa personne ? Pierre ne croyait pas dans la mort et la résurrection de Jésus. Mais il était avec Lui parce qu’il savait que c’était le Messie. Quand Jésus parlait de Sa mort, Pierre n’y croyait pas. Voilà pourquoi Dieu a toujours besoin de recruter des hommes, parce qu’il y en a qui s’en vont ! Il y en a qui se détournent du Maître pour se servir eux-mêmes. Ils sont aussi dans la vigne.
Vous voyez ! Observez ! Je voudrais revenir sur le travail d’équipe. Cela me rappelle l’œuvre de l’équipe de Zorobabel pendant la reconstruction du temple et de l’équipe de Néhémie pendant la reconstruction de la Muraille. Lorsqu’un temps prophétique arrive, le Seigneur donne un Message et commence à procéder au recrutement des ouvriers de l’heure. C’est parmi ces ouvriers qu’Il choisit un chef d’équipe pour coordonner le travail sur le terrain et dans le temps, afin qu’il soit bien fait. En Son temps, Il joua Lui-même ce rôle, en distribuant les tâches. Quand Il devrait s’en aller, Il désigna Pierre :
Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. (Jean 21:17)
Lorsque le Seigneur appela Paul, Il choisit avec lui, une équipe d’ouvriers. Ils entrèrent tous dans le Ministère de l’heure. Paul forma une équipe avec les frères d’Antioche pour conduire et édifier l’église d’Antioche. (Actes 13) Puis, il forma avec Barnabas une équipe missionnaire, dont il était le porteur de la Parole.
Ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce que c’était lui qui portait la parole. (Actes 14:12)
Mercure était une divinité qui représentait chez les Grecs et les Romains l’éloquence dans la parole. Il était un messager des dieux. C’est pourquoi les habitants de Lystre, après avoir écouté Paul, pouvaient croire qu’il était Mercure. Dans chaque groupe de travail, il y a un porteur de la Parole. Celui-là détient les instructions du Seigneur pour le groupe d’ouvriers. Après Barnabas, Paul forma une équipe de travail avec plusieurs frères issus de sa prédication. Timothée, Tite, Priscille et Aquilas, Luc, Sylvain, Épaphras,
Il avait pour l’accompagner jusqu’en Asie : Sopater de Bérée, fils de Pyrrhus, Aristarque et Second de Thessalonique, Gaïus de Derbe, Timothée, ainsi que Tychique et Trophime, originaires d’Asie. (Actes 20:4)
Il envoya en Macédoine deux de ses aides, Timothée et Éraste, et il resta lui-même quelque temps encore en Asie. (Actes 19:22)
Dans l’œuvre de la vigne, ceux qui sont recrutés à la suite des premiers ouvriers ne viennent pas effacer leur trace, mais ils viennent poursuivre le travail qui se faisait. Et c’est un travail utile, un travail à la chaîne. Au sujet de la Moisson, le Seigneur dit :
35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson ? Eh bien ! Je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs qui sont blancs pour la moisson. 36 Déjà le moissonneur reçoit un salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, afin que le semeur et le moissonneur se réjouissent ensemble. 37 Car en ceci, ce qu’on dit est vrai : L’un sème, l’autre moissonne. 38 Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun travail ; d’autres ont travaillé, et c’est dans leur travail que vous êtes entrés.
Il y en a qui plantent la vigne. Il y en a qui entretiennent la vigne. Et il y en a d’autres qui récoltent les raisins. Les ouvriers sont plusieurs, mais ils ne font pas le même travail. Ils sont plusieurs, mais ils travaillent dans des saisons différentes. Nous devons comprendre ces choses et bénir Dieu pour notre temps d’apparition dans l’Église. Que Dieu soit béni si tu es appelé au temps de l’ensemencement. Que Dieu soit béni si tu es suscité au temps de la croissance ou de la récolte. J’y reviendrai !
Il est important de travailler en équipe. En effet, lorsque Dieu nous suscite pour une heure, nous devons être unis et soudés autour de la Mission commune que Dieu nous a assignée. Car la réussite est collective et aussi l’échec est collectif. Dans l’œuvre de Dieu, c’est toujours une équipe qui réussit et non un individu. Si la réussite est individuelle, c’est que nous ne sommes plus dans un Corps spirituel appelé le Corps de Christ. C’est d’ailleurs pour cette raison que les querelles et les divisions ne plaisent pas du tout au Seigneur dans Son Corps.
Vérifiez dans toute la Bible, et vous le comprendrez. Quand Jésus est venu, c’est cela qu’Il enseigna à Ses disciples, à travers le pain de la cène et l’unique coupe de vin qu’Il leur donna à boire dans la nuit où Il fut livré. Dans la pratique, le Seigneur s’entoura très tôt de disciples avec lesquels Il faisait l’œuvre. Il ne travaillait pas Seul. Même dans Ses derniers moments, Il prit avec Lui Pierre, Jean et Jacques pour aller affronter la mort à Gethsémané. Il leur demanda de l’aider à prier. Les frères aussi furent avec Lui jusqu’à la mort. En effet, certains disciples restèrent avec Lui aux pieds de la croix. Ce fut là qu’Il confia Marie Sa mère à Jean.
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. (Jean 19:25-27)
Il y a une erreur qu’il ne faut pas commettre dans la vigne. Il s’agit de la rébellion et de l’entêtement. Il faut éviter d’être un rebelle dans la vigne du Seigneur. Car la rébellion conduit à la séparation et à la dispersion de l’équipe. Dans l’environnement de Paul, il se produisit des séparations. Un jour, il y eut une violente discussion entre Paul et Barnabas et cela déplut à Dieu. Je suis convaincu que cela déplut au Seigneur, parce que depuis lors, ces deux frères se séparèrent et ne formèrent plus une équipe.
36 Quelques jours s’écoulèrent, après lesquels Paul dit à Barnabas : Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir en quel état ils sont. 37 Barnabas voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ; 38 mais Paul jugea plus convenable de ne pas prendre avec eux celui qui les avait quittés depuis la Pamphylie, et qui ne les avait point accompagnés dans leur œuvre. 39 Ce dissentiment fut assez vif qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Et Barnabas, prenant Marc avec lui, s’embarqua pour l’île de Chypre. 40 Paul fit choix de Silas, et partit, recommandé par les frères à la grâce du Seigneur. (Actes 15:36-40)
Aucun de ces deux frères ne voulait céder dans la discussion. En effet, ce n’était pas sur la Parole de Dieu qu’ils se disputaient, mais sur la collaboration avec un frère. Est-ce qu’il fallait oui ou non emmener Marc avec eux, celui-là même qui les avait abandonnés au cours d’une Mission ? Paul ne voulait pas, parce qu’il avait perdu confiance en Marc. Paul ne voulait pas voyager avec un frère sur qui il ne pouvait pas compter. Quant à Barnabas, il voulait que Marc vienne avec eux, parce qu’il le trouvait utile. Mais cette utilité de Marc, Paul va la découvrir plus tard ! Il l’avoua à Timothée :
Luc seul est avec moi. Prends Marc, et amène-le avec toi, car il m’est utile pour le ministère. (2 Timothée 4:11)
Certainement que Marc avait besoin de formation spirituelle pour être plus efficace et plus utile dans le travail. Car sur le terrain, il y en a qui ne sont pas efficaces. Qui avait raison entre ces deux frères, serviteurs de Dieu ? Je ne sais pas, mais la Bible nous montre que les deux se séparèrent. Leur équipe de travail éclata à cause de la dispute. Barnabas prêcha de son côté et Paul aussi alla de son côté. Mais les écrits bibliques après cet incident ne parlaient plus de Barnabas.
Quand on est recruté, il faut rester avec le chef d’équipe pour se former spirituellement, parce que c’est le porteur de la Parole. Il ne faut pas se détacher et évoluer seul, sans vision du champ. Plusieurs abandonnèrent Paul dans la vigne du Seigneur. Ils le quittèrent pour des raisons diverses. Mais abandonner le chef d’équipe, c’est signer son propre égarement. C’est pourquoi avant d’abandonner un serviteur de Dieu avec lequel on est appelé à la même heure pour la même tâche, il faut vraiment s’assurer que l’onction n’est plus avec lui. Aucun de ceux qui ont quitté Paul n’a prospéré. Je ne parle pas de Barnabas. Aucun de ceux qui ont abandonné le frère Branham n’est resté dans l’équilibre de la foi.
Tu sais que tous ceux qui sont en Asie m’ont abandonné, entre autres Phygelle et Hermogène. (2 Timothée 1:15)
car Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique ; Crescens est allé en Galatie, Tite en Dalmatie. (2 Timothée 4:10)
La parabole des mauvais vignerons
Mes bien-aimés frères et sœurs, l’œuvre dans la vigne du Seigneur a des règles, il faut les respecter pour avoir un Ministère et une œuvre bénis. Si le Message est dans le désordre, c’est parce que les ouvriers du champ ne respectent pas les règles de l’œuvre. Car beaucoup ne savent pas que le Ministère a des règles. Nous devons discerner à chaque fois notre équipe de travail et notre temps d’appel pour connaître où se trouve notre place dans la vigne du Seigneur. Au temps du Soir, il y a eu deux équipes de travail. La première a emmagasiné la nourriture et la deuxième l’a distribuée sur la face de la terre. L’œuvre a progressé jusqu’à Minuit. Dieu a suscité encore une équipe de travail, mais une équipe contestée dans le champ. Cette forme de contestation est dans la Bible, dans les enseignements même de Jésus. En effet, il existe des équipes de travail qui n’acceptent pas d’autres ouvriers dans la vigne du Seigneur parce qu’il y a un esprit qui a tendance à toujours s’approprier la vigne du Seigneur. Nous trouvons cet esprit dans une autre Parabole.
33 Écoutez une autre parabole. Il y avait un maître de maison qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir et y bâtit une tour, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. 34 À l’approche des vendanges, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir les fruits de la vigne. 35 Les vignerons prirent ces serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre et lapidèrent le troisième. 36 Il envoya encore d’autres serviteurs en plus grand nombre que les premiers ; et les vignerons les traitèrent de la même manière. 37 Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant : Ils respecteront mon fils. 38 Mais, quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : C’est lui l’héritier, venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. 39 Ils le prirent, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
40 Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? 41 Ils lui répondirent : Il fera périr misérablement ces misérables et il louera la vigne à d’autres vignerons qui lui donneront les fruits en leur saison.
42 Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale, celle de l’angle ; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est une merveille à nos yeux ? 43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits.
44 Quiconque tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera. 45 Après avoir entendu ces paraboles, les principaux sacrificateurs et les Pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait ; 46 mais tout en cherchant à se saisir de lui, ils craignaient les foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
La Parabole des mauvais vignerons parle des serviteurs de Dieu d’Israël qui ne reconnurent pas les prophètes qui leur furent envoyés, et à la fin, le Messie que Dieu envoya pour les sauver. En cela, ils furent de mauvais bergers pour Israël et de mauvais vignerons pour le Maître de la vigne. À cause des conducteurs, Israël ne reconnut pas le Messie. Autrement dit, les bergers d’Israël conduisirent le peuple dans un esprit d’égarement.
Au temps de Jésus, Son équipe de travail qu’Il forma pour l’entrée dans la nouvelle alliance ne fut pas reconnue par ceux qui étaient à la tâche dans le temple. Remarquez que les serviteurs du Maître que furent les prophètes de la vigne furent battus et tués. Le fils héritier lui-même fut mis à mort. C’est exactement la même chose qui se déroule dans l’Église, car l’Église est Israël spirituel. Les vignerons à qui le Seigneur loua Sa vigne sont devenus pour la plupart des affairistes dans le Royaume de Dieu parce qu’ils ont rejeté le Seigneur, la pierre de l’angle :
42 Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale, celle de l’angle ; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est une merveille à nos yeux ? 43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits.
Lorsque les ouvriers de la vigne s’approprient la vigne du Seigneur, en mettant de côté la conduite du Seigneur et la vision céleste reçue au départ, cela les détourne du respect des autres ouvriers. Quand un vigneron se détourne du Maître de la vigne, il conduit le peuple qui se trouve sous sa conduite à faire de même. C’est ainsi que les scribes et les pharisiens détournèrent Israël du Messie. Mes chers amis, c’est une grave responsabilité que de détourner le peuple de Dieu de Dieu Lui-même. De même qu’Israël ne put porter le Fruit du Royaume de Dieu, pareillement, Laodicée ne fut en mesure de porter le Fruit du Royaume à la fin des temps. Mais au réveil de Minuit, l’Église est enceinte, Elle doit enfanter le Fruit du Royaume. Ce fruit n’est rien d’autre que son fils qui est identifié au Messie. (Apoc 12)
Jésus avait promis des prophètes, des sages et des scribes à Israël et à l’Église, mais comme Israël, l’Église aussi tue ses prophètes et ses sages. L’Église tue ses docteurs, parce que nous sommes dans un temps où chacun se croit suffisamment spirituel pour se conduire :
32 Mettez donc le comble à la mesure de vos pères ! 33 Serpents, race de vipères ! Comment fuirez-vous la condamnation de la géhenne ? 34 C’est pourquoi, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous flagellerez les autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville, 35 afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Bérékia, que vous avez tué entre le temple et l’autel.
Dans notre génération, ce fut le frère Branham qui fut mis à mort par les frères qui disent croire dans son Message. Chacun est allé son chemin en interprétant faussement ce que l’homme de Dieu avait dit ou en s’appropriant les erreurs du prophète comme étant la vérité. Comment peut-on considérer les ténèbres d’un prophète comme étant la lumière ? Il est évident qu’un homme de Dieu peut manquer de lumière sur un sujet. C’est pourquoi on ne peut pas reconduire ou justifier les erreurs d’un prophète.
L’équipe de la onzième heure
Comme je le disais, on n’entre dans la vigne du Seigneur par équipe et en son temps. Il y a des équipes qui entrent en scène au moment où il faut apprêter la terre pour cultiver. Il y en a qui entrent dans la vigne pour planter. Il y en a d’autres qui sont recrutés pour nettoyer dans la vigne afin de la laisser grandir. Puis d’autres travaillent quand c’est la récolte des raisins. Chaque ouvrier entre en scène le moment voulu par le Maître. Nous, nous avons été appelés au moment où l’Église dormait ; mais le Seigneur nous a demandé de travailler à la réveiller. Le frère Branham est entré en scène au moment où l’Église était dans un réveil mondial. C’était le temps de l’ensemencement de toute la terre pour mettre en route le processus de la fin des temps.
Mes bien-aimés, sachons nous conduire. Nous allons vers un autre développement du programme de Dieu. Nous sommes les derniers ouvriers. L’équipe de l’Épouse sera la dernière équipe de travail, la dernière catégorie d’ouvriers. Ce groupe vient moissonner toute la terre qui est maintenant mûre. L’Épouse sera formée des ouvriers de la onzième heure. Des gens qui traînaient sur la place publique et qui furent recrutés à la dernière heure pour accomplir la dernière tâche de la vigne afin que le Maître soit satisfait du travail.
6 Vers la onzième heure il sortit encore, en trouva d’autres qui se tenaient encore là et leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? 7 Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a embauchés. Allez, vous aussi, dans la vigne, leur dit-il.
L’Épouse est une équipe de travail, elle a son heure pour entrer dans la vigne. Elle aura seulement une heure de travail dans la vigne. Regardez la plainte qui vient des ouvriers pendant le temps des récompenses.
8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. 9 Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier. 10 Les premiers vinrent ensuite pensant recevoir davantage, mais ils reçurent eux aussi, chacun un denier. 11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison 12 et dirent : Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur. 13 Il répondit à l’un d’eux : Mon ami ! Je ne te fais pas tort, n’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 14 Prends ce qui est à toi et va-t’en. Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu’à toi. 15 Ne m’est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? 16 Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers.
Mes bien-aimés, il faut d’abord remarquer que le travail que nous faisons pour le Seigneur sera récompensé. Ce n’est pas en vain que nous travaillons pour le Seigneur. Il y aura un temps où le Seigneur récompensera chaque ouvrier. Ici dans la Parabole, Il avait convenu de payer à chaque ouvrier un denier. Ceux qu’Il avait recrutés le matin reçurent chacun un denier. Ceux qui travaillèrent seulement une heure reçurent le même montant. Alors les premiers murmurèrent en disant qu’ils avaient supporté le poids du jour et de la chaleur ; en conséquence, ils ne devraient pas percevoir le même salaire que ceux qui n’avaient travaillé qu’une heure de temps, au moment où le temps était plus clément. Pourquoi les frères qui avaient travaillé du temps de Paul devraient-ils se plaindre ? Ils voyageaient à pied et en bateau, dans des conditions difficiles. Ils n’avaient pas encore les avions, les TGV et les navires sophistiqués que nous avons aujourd’hui.
Au temps de Paul, les conditions matérielles de travail étaient certainement difficiles, mais le Saint-Esprit opérait encore plus facilement. La puissance de Dieu comblait certainement cette difficulté. Dans notre génération, le péché s’est accru, comme cela fut annoncé au départ. Les conditions de travail sont aisées maintenant au plan matériel, mais au plan spirituel, c’est devenu plus difficile. Alors les hommes sont devenus plus charnels parce que le matériel est plus présent que le spirituel. Il est plus facile de bâtir une religion ou une dénomination que de conduire les âmes dans la présence de Dieu. Les faux christs sont devenus nombreux. Les antichrists sont devenus nombreux. Le dieu de l’argent, Mammon a assiégé l’Église et les voies de la vérité sont sérieusement perverties. Donc le travail spirituel est devenu plus compliqué qu’avant.
Les difficultés de l’œuvre de Dieu sont plus énormes, mais malheureusement, la plupart des ouvriers ne ressentent pas cela. En plus, les vrais ouvriers qualifiés pour le travail sont devenus rares. Aujourd’hui, il y a un piège dans le milieu des frères en Christ. En effet, constatant l’échec de l’Église et sa condition très misérable, plusieurs ont pris la position de la contemplation et de l’admiration. Ils sont là à regarder dans le passé et à contempler des ministères comme celui de Paul, de Branham et bien d’autres qui furent puissamment utilisés par le Seigneur. Mais la chose n’est pas là !
Ces équipes ont fini de travailler. Au lieu de te sentir inutile et impuissant, comprends que c’est maintenant ton heure d’enrôlement. C’est maintenant l’heure d’enrôlement des derniers ouvriers qui doivent rétablir la Vérité de la Parole de Dieu et de la Lumière sur la terre. Cette tâche n’est pas aisée au moment où le diable a pris le contrôle de l’Église.
Mes chers amis, j’ai compris dans cette Parabole du Seigneur qu’avec Dieu, il n’est jamais trop tard ! Dieu peut nous faire grâce à tout moment ! Mais tout dépend de notre cœur et de la compassion que nous éprouvons en ce moment pour notre patrie céleste en difficulté. Le Maître avait demandé à ces derniers ouvriers : « Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? » Pourquoi est-ce que tu es resté là TOUTE la journée sans rien faire ? Comment as-tu pu être oisif toute la journée ? La journée peut représenter la durée de ta vie chrétienne. Comment as-tu vécu ta vie chrétienne et ta foi tout ce temps sans rien faire ? Certainement que tu as gaspillé ton temps. Personne n’a voulu t’embaucher parce que tu étais inutile et improductif. Aucun guide religieux n’a voulu t’embaucher : « 7 Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a embauchés. Allez, vous aussi, dans la vigne, leur dit-il. »
Personne ne nous a embauchés. Personne n’a voulu de ces hommes et de ces femmes qui sont restés là sur la place publique, mais Dieu avait besoin d’eux. Le Seigneur avait besoin d’eux parce qu’ils lui étaient utiles. Vous vous souvenez de cette ânesse et de cet ânon qui étaient attachés là à cet arbre ? Ils étaient là attachés à attendre. Or le Seigneur avait besoin d’eux. Je peux vous dire qu’ils furent attachés pour la circonstance.
1 Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples 2 en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les, et amenez-les-moi. 3 Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller. (Matthieu 21:1-3)
Mes chers frères et sœurs, quelle belle image ! Le Seigneur revient à Jérusalem spirituelle, la ville Sainte. Il revient dans toute Sa gloire dans Son Corps spirituel et Il a besoin de ces deux bêtes qui étaient attachées là à ne rien faire. D’habitude, ces bêtes servent pour le transport des bagages et des autres affaires de leurs maîtres. Mais là, le Maître suprême avait besoin d’eux pour Son transport. Les autres bêtes étaient allées dans les campagnes avec leurs maîtres. Mais elles étaient restées là attachées, sans rien faire. Elles avaient perdu toute la journée attachées, oisives. Ne voyez pas toujours en mal, le fait que vous ayez perdu le temps dans une église ou dans une religion quelconque. Car si vous étiez occupés à servir cette religion, vous seriez peut-être disqualifiés aujourd’hui ! Vous verrez plus bas que la condition de l’élection des ouvriers de la dernière heure, c’est qu’ils soient restés là à ne rien faire. Ce sont ceux-là qui ont bénéficié de la grâce de Dieu à la fin.
On peut aussi voir que le détachement de ces bêtes de l’arbre fut une délivrance pour elles. En effet, nous serons entièrement délivrés avant de porter le Christ dans Son triomphe. Sa puissance viendra nous délivrer de nos liens, des liens des anciens maîtres que nous avons servis jusque-là. Il y avait plusieurs ânes et plusieurs ânesses dans Jérusalem et ses environs, mais ces deux-là étaient disponibles. Ils étaient élus pour la circonstance.
Tu peux te sentir inutile, mais Dieu a besoin de toi pour clore Son œuvre sur la terre. Croyez-moi mes frères, l’œuvre de Dieu a déjà été arrachée, la vigne a déjà été arrachée aux scribes et aux pharisiens modernes qui ne furent pas dignes d’en porter les FRUITS. Ces faux vignerons qui confisquèrent la vigne du Seigneur seront jugés et condamnés. Car la vigne leur est déjà arrachée. Cette vigne est maintenant laissée entre les mains de ces hommes et de ces femmes faibles sur qui personne ne compte, mais qui ont été recrutés par le Maître de la vigne pour parachever Son œuvre. Car ils en rendront les fruits. Ils donneront satisfaction au Maître. Avec ces ouvriers-là, le Seigneur pourra profiter des fruits de Son travail.
Mes chers amis, il n’est pas encore tard pour aller à la vigne du Seigneur. Car Dieu recrute encore des ouvriers. Il recrute encore des serviteurs avec plusieurs qualifications. Consacrez-vous à Lui, mettez-vous à Sa disposition afin qu’Il fasse de votre vie inutile, une vie utile. Arrêtez de contempler les « grands serviteurs de Dieu » et sachez que vous êtes vous-mêmes précieux aux yeux de Dieu pour la fin de Son œuvre. C’est maintenant votre heure, vous les vauriens aux yeux des hommes. C’est maintenant que Dieu a besoin de nous, nous les vauriens, les inutiles. Les ouvriers de la onzième heure, c’est nous, le lot des incapables et des vauriens. Ceux qui ne sont pas renommés dans leur nation, ceux qu’on ne nomme pas quand on parle des serviteurs de Dieu.
Ce sont eux, les anonymes, les couards qui ont fui le diable toutes ces années. Ces vauriens, malades de tout genre, impudiques, adultères, menteurs, voleurs, aveugles, boiteux, corrompus, tricheurs. Je vous parle en esprit. C’est de nous qu’il s’agit ! Mettons-nous à la disposition de Dieu avec Sincérité, Amour, Reconnaissance, Humilité et Simplicité. Ne me croyez-vous pas ? À la dernière exhortation, je vous ai parlé du témoignage, maintenant je vous dis qui prendra part à ce témoignage selon la Bible. Dans la Parabole des noces rapportée par Luc qui traite du même sujet, la précision dont nous parlons est très claire :
21 Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de maison, irrité, dit à son serviteur : Va promptement sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux… (Luc 14:21)
L’œuvre de Dieu à la fin des temps est pour nous les vauriens et les faibles.
Mes chers amis, soyons sincères dans notre cœur, car il n’est pas encore tard. Il n’est pas encore tard. Il y a encore du temps et de la grâce pour nous les faibles. Je ne parle pas des orgueilleux et de ceux qui croient être déjà arrivés, je parle des humbles qui croient dans la vision du réveil et qui s’attendent à Dieu. Je parle de ceux que Dieu est en train de sauver du péril de la religion babylonienne. Ceux-là auront un témoignage vivant. Dieu vous rendra encore visite personnellement pour vous dire ce qui vous concerne. Ne pensez jamais que les premiers ont travaillé plus que nous et que nous sommes inutiles. Car c’est maintenant même l’heure cruciale pour Laodicée. Ne vous sentez pas inutile ! C’est un piège de Satan que de se sentir inutile. Ces deux bêtes qui étaient attachées à l’arbre l’étaient pour un but. Elles-mêmes ne le savaient pas, mais Dieu le savait.
Que Dieu vous bénisse et vous protège dans votre foi. Et sachez que du vase d’argile que vous êtes, Dieu fera de vous des vases d’or. De stérile que vous êtes, Dieu vous rendra féconds comme Abraham et Sara. Votre vie asséchée sera pleinement arrosée par les ondées du ciel. Dieu Lui-même en qui nous avons pleinement mis notre espérance ne nous décevra pas. Il agira en notre faveur le moment venu. Ainsi dit le Seigneur :
1 Écoutez-moi, vous qui poursuivez la justice, Qui cherchez l’Éternel ! Portez les regards sur le rocher d’où vous avez été taillés, Sur le creux de la fosse d’où vous avez été tirés. 2 Portez les regards sur Abraham votre père, Et sur Sara qui vous a enfantés ; Car lui seul je l’ai appelé, Je l’ai béni et multiplié. 3 Ainsi l’Éternel a pitié de Sion, Il a pitié de toutes ses ruines ; Il rendra son désert semblable à un Éden, Et sa terre aride à un jardin de l’Éternel. La joie et l’allégresse se trouveront au milieu d’elle, Les actions de grâces et le chant des cantiques. (Ésaïe 51:1-3)
Dieu nous invite à porter les regards sur le miracle qui s’opéra avec Abraham et Sara pour comprendre que la restauration d’une âme et d’un esprit procède de Lui. Le Seigneur Jésus va encore opérer des miracles dans nos vies pour Sa propre gloire. Que Son nom soit béni et élevé parmi Son peuple.
Pour nous en Côte d’Ivoire, nous nous attendons au Seigneur. Priez pour nous parce que nous ne sommes pas encore sortis de la violence et des velléités d’affrontement. Mais nous sommes heureux parce que Dieu nous a fait une promesse à la fin de la guerre. Au moment où nous étions éprouvés, le Seigneur nous a adressé une Parole dans le livre d’Osée que je voudrais partager avec vous. Ainsi dit le Seigneur :
1 Venez, retournons à l’Éternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. 2 Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième jour il nous relèvera, Et nous vivrons devant lui. 3 Connaissons, cherchons à connaître l’Éternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, Comme la pluie du printemps qui arrose la terre.
J’avais déjà écrit sur cette prophétie et elle nous est encore revenue du Seigneur. C’est Lui-même qui a déchiré notre pays. Il le guérira. C’est Lui qui nous a frappés, Il bandera nos blessures. Il est déjà en train de le faire. Notre pays est mort avec son Église. Il faut y être pour le savoir, mais Il le ressuscitera dans une nouvelle Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire d’une Église réveillée et vivante. Et alors Il viendra à nous comme la pluie qui arrose la terre. Je crois que cette Parole est pour vous aussi. C’est une promesse formelle pour l’Église entière. Que Dieu vous bénisse et que Sa grâce et Sa paix soient avec vous tous dans Son amour. Paix et joie en Christ notre Seigneur !
Fr M’BRA Parfait
Les Écritures de ce texte
Index complet des 45 références
Matthieu 24:14Luc 1:19Matthieu 3:2Matthieu 4:23Matthieu 9:35Matthieu 11:5Matthieu 131 Corinthiens 15:1-9Actes 4:10Ésaïe 40:9Éphésiens 2:191 Timothée 3:14-152 Timothée 2:20Ésaïe 5Ésaïe 5:1-7Matthieu 21:33-46Hébreux 4:2Matthieu 23:37-39Luc 3:8Marc 11Marc 11:14Luc 21:24Apocalypse 3:202 Corinthiens 10:122 Timothée 3:13Jude 1:12Romains 10:15Matthieu 9:36-38Luc 10:1Luc 10:17Jean 6:66-69Jean 21:17Actes 13Actes 14:12Actes 20:4Actes 19:22Jean 19:25-27Actes 15:36-402 Timothée 4:112 Timothée 1:152 Timothée 4:10Apocalypse 12Matthieu 21:1-3Luc 14:21Ésaïe 51:1-3
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