Exhortation fin mai 2011

Il faut que tu rendes témoignage dans Rome

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Parfait M'bra 1 mai 2011   ·   45 min de lecture   ·   14 références 1 mai 2011   ·   45 min   ·   14 références

Cette exhortation explore le voyage de l'apôtre Paul à Rome comme symbole prophétique de la marche de l'Église-Épouse à la fin des temps. Elle souligne que les croyants, citoyens du Royaume de Dieu et de leurs nations, doivent rendre témoignage dans le monde (Rome) après avoir été préparés par le Cri de Minuit. Le texte détaille les étapes de la foi (navires d'Adramytte et d'Alexandrie), les épreuves (tempêtes, vents contraires) et la consolation finale (île de Malte), encourageant à persévérer malgré les obstacles.

Mes bien-aimés frères et sœurs en Christ notre Seigneur, je vous salue dans le nom précieux de notre Seigneur Jésus-Christ. Que Sa grâce et Sa paix soient avec vous tous. Je voudrais qu’on examine ensemble l’histoire du voyage de l’apôtre Paul à Rome, car elle revêt une dimension prophétique importante dans notre génération. En effet, après avoir comparu devant Agrippa, Paul devrait s’embarquer pour Rome, où il devrait comparaître devant César. C’est là-bas que devrait prendre fin sa course en tant que serviteur de Dieu. Il devrait rendre témoignage de Jésus-Christ devant César avant sa mort. La nuit suivante, le Seigneur apparut à Paul, et dit : « Prends courage ; car, de même que tu as rendu témoignage de moi dans Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome. » (Actes 23:11)

Nous avons ici deux grands symboles : Jérusalem et Rome. Jérusalem, c’est le symbole de l’Église – Corps du Christ et Rome, c’est le symbole de la grande Babylone, la Babylone religieuse, le Royaume mondial de la fin des temps. En effet, Paul fut fait prisonnier après avoir prêché à Jérusalem et remué la classe religieuse juive. Dès lors commença pour lui une marche éprouvante vers Rome. Cette marche de Paul, de Jérusalem vers Rome est notre marche aujourd’hui ; la marche des vainqueurs et de l’Évangile révélée dans les croyants élus. C’est aussi la marche de la Puissance de Dieu, la marche du feu qui tomba à Jérusalem. Ce feu marcha de la chambre haute à Jérusalem, jusqu’à Rome. Paul en fut l’un des porteurs. Pareillement, à la fin des temps, notre feu ira de Jérusalem jusqu’à Rome. Le Seigneur dit à Paul : « … il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome. »

Lorsque Paul recevait cet ordre du Seigneur, il se trouvait en plein Jérusalem, dans la persécution, sous la menace des Juifs qui voulaient le faire mourir. Il fut emmené dans la forteresse pour être protégé. Comme Dieu avait dit que Paul devrait rendre témoignage dans Rome, alors il ne pouvait rien lui arriver. Il ne pouvait pas avoir d’obstacles insurmontables à son arrivée à Rome. Un complot fut fomenté contre lui par les Juifs, mais il échappa :

12 Quand le jour fut venu, les Juifs fomentèrent un complot et s’engagèrent sous peine d’anathème à ne pas manger ni boire avant d’avoir tué Paul. 13 Ceux qui avaient fait ce complot étaient plus de quarante : 14 ils allèrent trouver les principaux sacrificateurs et les anciens pour leur dire : Nous nous sommes engagés, sous peine d’anathème, à ne goûter d’aucune nourriture avant d’avoir tué Paul. 15 Vous donc, maintenant, d’accord avec le sanhédrin, adressez-vous au tribun pour qu’il l’amène devant vous, comme si vous deviez examiner son cas plus exactement ; et nous, nous sommes prêts à le tuer avant qu’il approche. (Actes 23:12- 15)

Pareillement aujourd’hui, vous devez savoir mes chers frères et sœurs, qu’il n’y aura pas d’obstacles insurmontables pour nous dans cette marche, puisque nous devons rendre témoignage à Rome. Pour tous ceux qui sont sincères dans leur cœur et qui marchent avec Dieu dans l’humilité et la simplicité de cœur et d’esprit, il n’y a pas d’obstacles insurmontables. Tous les obstacles seront dégagés et la voie de la victoire libérée pour tous, comme le Seigneur fendit la mer Rouge pour laisser passer les esclaves d’Égypte. Paul marcha jusqu’à Rome. C’est cette marche dans les chaînes, cette marche du prisonnier de Christ que nous voulons exposer pour notre édification et pour la compréhension de la vision céleste, car comme Paul, l’Église-Épouse de la fin des temps est appelée à cette marche spirituelle. Nous sommes appelés à cette marche maintenant même, car après avoir rendu témoignage dans l’Église, dans le Message du temps de la fin, nous sommes appelés à rendre témoignage dans Rome, dans le milieu religieux.

Après que le Cri de Minuit ait retenti dans notre milieu pour nous préparer, notre voix doit être entendue dans le monde. De même que Paul fut appelé à rendre témoignage de son appel, nous devons rendre témoignage de notre appel, l’appel de l’Épouse, l’appel au combat contre les puissances religieuses et démoniaques, l’appel à la repentance et à la conversion de la fin des temps, puisque le retour du Seigneur notre Dieu est proche.

Paul – citoyen romain

Lorsqu’on l’eut exposé au fouet, Paul dit au centenier qui était présent : Vous est-il permis de battre de verges un citoyen romain, qui n’est pas même condamné ? 26 À ces mots, le centenier alla l’annoncer au tribun disant : Que vas-tu faire ? Cet homme est Romain. 27 Le tribun vint donc et lui dit : Dis-moi, es-tu Romain ? Oui, répondit-il. 28 Le tribun reprit : Moi, c’est avec beaucoup d’argent que j’ai acquis ce droit de citoyen. Et moi, dit Paul, je l’ai de naissance. (Actes 22:28)

Paul était citoyen romain de naissance. Il n’était pas seulement citoyen du Royaume de Dieu, mais il était aussi citoyen romain. C’est en cette qualité qu’il en appela à César pour être jugé. Paul dit :

C’est devant le tribunal de César que je comparais, c’est là que je dois être jugé. Je n’ai fait aucun tort aux Juifs, comme tu le sais fort bien. 11 Si j’ai commis quelque injustice, ou quelque crime digne de mort, je ne refuse pas de mourir ; mais, si les choses dont ils m’accusent sont fausses, personne n’a le droit de me livrer à eux. J’en appelle à César. (Actes 25:10-11)

Nous aussi, nous ne sommes pas seulement des citoyens du Royaume de Dieu, mais nous sommes aussi citoyens ivoiriens, citoyens burkinabés, citoyens suisses ou français, citoyens de plusieurs nationalités, tout cela compris dans Rome aujourd’hui. En tant que citoyens du Royaume de Dieu, nous avons un témoignage à rendre dans l’Église et en tant que citoyen romain, nous avons aussi un témoignage à rendre dans le monde, à Rome. Rome doit nous écouter. Rome doit écouter l’Église – Épouse. C’est la décision de Dieu. C’est pour cela que nos nations doivent nous préoccuper. Paul avait reçu le témoignage que Rome devrait écouter son témoignage. Pour nous, Jésus a dit dans ses prophéties :

Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matthieu 24:14)

De même que le témoignage de Paul marqua la fin de sa course sur la terre, pareillement, le témoignage de l’Église – Épouse dans le monde marquera la fin de sa marche sur la terre, comme il est écrit : « Alors viendra la fin. » Certains parmi nous perdront la vie dans ce témoignage comme Paul qui fut exécuté après son témoignage. Rome demeure la tombe des saints. Mon frère, ma sœur, citoyen du Royaume de Dieu et citoyen romain ; que tu sois ivoirien, congolais, suisse ou burkinabé ; quelle que soit ta nationalité, sache que tu dois rendre témoignage dans ta patrie. Tu dois comparaître devant le système politique et religieux de ta nation et l’affronter avec la Parole de Dieu révélée. Dans chaque nation se trouve une portion de l’Épouse, que cette portion soit en grand ou en petit nombre, elle existe et doit être manifestée. Elle doit entendre la Parole de Dieu révélée pour se défaire des liens de la religion. La Puissance de Dieu que nous attendons et qui vient, nous conduira dans un affrontement certain.

Ton témoignage, tes prises de position, ton habillement, ta manière de vivre doivent comparaître devant la vie de ta nation. Nous devons comparaître devant César pour être jugés. Savez-vous ce que l’Écriture dit au sujet de notre père Enoch qui fut enlevé, le septième depuis Adam ?

C’est par la foi qu’Enoch fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort, et qu’il ne parut plus parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable à Dieu. (Hébreux 11:5)

C’est aussi pour eux qu’Enoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, (Jude 1:14)

Enoch était septième depuis le premier Adam. Nous de Laodicée, nous sommes septième depuis le second Adam, savoir Christ. Nous serons enlevés, mais avant notre enlèvement, nous devons recevoir le témoignage que nous sommes agréables à Dieu. Et ce témoignage, c’est ce baptême de feu qui viendra sur nous pour le témoignage final. Notre témoignage dans ce monde doit nous préoccuper mes frères et sœurs. C’est un événement que tout le ciel attend avec impatience. C’est pourquoi cela doit guider nos actions et notre vie. Il ne devrait rien avoir de plus important dans ce monde que ce témoignage de Christ.

Absolument, notre témoignage ne sera pas conforme au témoignage de tous les hommes. Il sera différent, parce que notre appel est différent ! Nos prises de positions et notre vision du monde ne seront pas conformes à la vision collective. Rome parle de s’étendre et de conquérir tout le monde entier, nous, nous annonçons l’avènement du règne millénaire de Christ.

Satan, le chef de Babylone veut se faire couronner, nous, nous avons déjà pris position pour Christ et combattons pour Lui. Rome veut un mouvement œcuménique, nous, nous voulons la libération des âmes par le Saint-Esprit. Avez-vous vu que les Juifs jeûnèrent pour capturer Paul et le tuer ! Cela traduit combien de fois ils lui en voulaient inutilement. Les craintes et les tremblements de l’heure ne subsisteront plus en nous à la descente du Saint-Esprit. En effet, quand il s’agira de casser les prisons afin que les brebis du Seigneur sortent dans la liberté du Saint-Esprit, il n’y aura plus de frayeur. Lorsque le temps du témoignage vint pour Élie, le Seigneur lui dit :

Va, présente-toi devant Achab, et je ferai tomber de la pluie sur la face du sol. Et Élie alla, pour se présenter devant Achab. La famine était grande à Samarie. (1 Rois 18:1-2)

Dieu doit s’adresser à nous le moment venu. Dieu doit nous visiter pour ce témoignage. Ça sera la dernière action de l’Esprit sur la terre pour notre entrée dans la gloire. C’est pour cela que moi j’ai été fait Ministre de la Parole et c’est pour cette heure que je vis. Vous aussi, vous devez être conscients que votre vie et votre présence sur la terre en ce moment est directement reliée à cette œuvre de l’Église. En tant que croyants de la dernière heure, ayant reçu l’appel et compris le Message de l’heure, vous devrez être conscients de cette œuvre. Ne vous laissez pas distraire, il n’y a pas une autre vision dans l’Église que celle-là. Il n’y a pas une autre orientation spirituelle que celle-là. Et soyez-en certains, il y aura toujours dans l’Église des prophètes qui vous annonceront les grands événements à venir comme ce témoignage dont nous parlons. L’Esprit de Dieu en parlera et Il insiste pour que cela soit bien compris.

Le voyage périlleux du prisonnier

sur un navire d’Adramytte

1 À cause de cela, moi Paul, le prisonnier du Christ-Jésus pour vous, les païens, 2 si du moins vous avez entendu parler de la grâce de Dieu qui m’a été accordée pour que je vous en fasse part. 3 C’est par révélation que j’ai eu connaissance du mystère, comme je viens de l’écrire en quelques mots. 4 En les lisant, vous pouvez comprendre l’intelligence que j’ai du mystère du Christ. (Éphésiens 3:1-4)

Comme nous le disions, notre frère Paul fut prisonnier romain vers la fin de son Ministère. Ici nous voulons dire que Paul était prisonnier dans sa double nationalité. Il était prisonnier de Christ dans le royaume de Dieu et aussi prisonnier romain. Paul était prisonnier dans l’Église pour les païens comme lui-même l’indique ici aux Éphésiens parce qu’il était chargé de les instruire au sujet du salut et de l’Église. À cause des nations païennes, Dieu lia Paul par la révélation de Sa Parole. Cela doit nous intéresser mes chers frères et sœurs. En effet, Paul était prisonnier de Christ à cause de la grâce qu’il avait reçue de connaître la révélation de la volonté de Dieu envers les nations païennes. Cette révélation excellente que l’apôtre avait reçue du Seigneur fit de lui un prisonnier. La grâce de Dieu fit de Paul un prisonnier.

Les chaînes que Paul portait dans cette prison spirituelle n’étaient rien d’autre que les liens spirituels de la révélation. Ce sont les révélations qui le lièrent tellement au Seigneur et à Son œuvre qu’il se considérait comme un prisonnier, un homme qui n’avait plus de volonté et qui était tenu de marcher selon son appel, selon la révélation qu’il avait reçue. Car ce sont les chaînes de la prison spirituelle qui ont conduit Paul dans les geôles romaines. Ce fut son engagement dans l’œuvre de Dieu, aux côtés du Christ qui le conduisit dans les prisons romaines. Aujourd’hui plus que jamais, Dieu cherche des prisonniers, des frères et sœurs qui se laissent pénétrer par la révélation qu’ils ont reçue, au point de se laisser lier par elles dans l’œuvre du Seigneur. Nous devons être des prisonniers de Christ pour nos nations dans ce dernier témoignage. Nous devons être des prisonniers de Christ, des prisonniers de la révélation que nous avons reçue.

Mes chers amis, notre engagement pour la révélation que nous avons reçue doit s’accroître et nous conduire inévitablement dans les prisons du Christ. Nous ne sommes pas tous appelés à croupir dans les prisons des hommes, mais nous sommes tous appelés à être prisonniers de Christ, nous qui avons reçu la révélation du réveil de Minuit et qui nous acheminons résolument vers le témoignage final. Nous nous souvenons que William Branham avait prêché la prédication : « Paul, prisonnier de Christ. » Celui qui connaît la valeur spirituelle du Ministère de frère Branham sait que cette Parole nous est adressée maintenant. En effet, pour la cause de Christ et de Son témoignage aujourd’hui, nous devons être des prisonniers dans nos différentes nations et porter le poids de la prière et de l’intercession. Lorsque le témoignage de Paul prit fin à Jérusalem, il fut mis à la disposition d’un centenier et conduit vers Rome.

1 Lorsqu’il fut décidé que nous nous embarquerions pour l’Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centenier de la cohorte Auguste, nommé Julius. 2 Nous montâmes sur un navire d’Adramytte, qui devait côtoyer l’Asie, et nous partîmes, ayant avec nous Aristarque, Macédonien de Thessalonique.

C’est ainsi que Paul embarqua pour son voyage sur Rome. Il embarqua avec quelques-uns de ses compagnons d’œuvre sur un navire qui allait dans la direction de Rome. Ce navire ainsi que les deux autres que Paul emprunta avant d’arriver à Rome sont tous des symboles. Le premier navire, celui d’Adramytte représente notre premier niveau de FOI dans la vision que nous avons reçue. Dans tous les cas, nous devons témoigner à Rome, en Babylone. C’est pour cette raison que nous avons été appelés du sommeil et de l’assoupissement. Nous en sommes certains. Mais la foi que nous avons reçue au commencement ne pouvait pas nous conduire dans cette expérience, quand bien même elle allait dans la direction de Rome, comme ce navire qui allait dans la direction de Rome et qui pourtant n’arriva pas. Il s’arrêta en Lycie.

3 Le jour suivant, nous abordâmes à Sidon ; et Julius, qui traitait Paul avec bienveillance, lui permit d’aller chez ses amis et de recevoir leurs soins. 4 Partis de là, nous longeâmes l’île de Chypre, parce que les vents étaient contraires.

Nous avons cru et nous nous sommes engagés dans la direction du réveil et du témoignage final. Nous avons embarqué avec une FOI enfantine, mais pas mature, c’était la foi enthousiaste et bruyante. Malgré les vents contraires à notre marche, c’est-à-dire les sons contraires et les appels à ne pas croire au réveil, nous nous sommes engagés quand même. Cette foi a vaincu les vents contraires. Ceux qui avaient embarqué avec Paul savaient qu’il était un homme de Dieu et qu’il se rendait à Rome en tant que prisonnier pour répondre des accusations portées contre lui par les Juifs, au sujet de la religion et de sa prédication. C’est ainsi que nous devons savoir que notre marche vers Rome est dirigée. De tout temps, la marche de l’Église-Épouse est dirigée. Ce n’est pas une marche qui se fait dans le désordre, parce qu’il s’agit des élus et de l’Épouse. Tous ceux qui s’engagent dans ce navire doivent comprendre cela.

5 Après avoir traversé la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous arrivâmes à Myra en Lycie. 6 Et là, le centenier, ayant trouvé un navire d’Alexandrie qui allait en Italie, nous y fit monter.

Comme nous le voyons, la marche du premier navire qu’empruntèrent Paul et ses compagnons s’arrêta en Lycie, d’où ils empruntèrent un autre navire appelé l’Adriatique, qui allait toujours dans la même direction. Pour nous aussi, cette vision du réveil connut un premier moment d’effervescence. Tous se sont engagés avec beaucoup de ferveur et de foi. Puis, cette effervescence tomba comme une fièvre qui était montée à un degré élevé. C’était un changement de navire. Nous étions arrivés à un premier port. Certains débarquèrent là en Lycie, tandis que d’autres continuèrent le voyage, toujours dans la même direction, mais avec un autre navire. Tous ceux qui débarquèrent avaient des raisons de ne plus continuer le voyage. Certains sont allés fonder leurs assemblées. D’autres sont partis parce qu’ils ne pouvaient pas entrer dans la pratique, en jeûnant et en priant. Il y en a qui ne pouvaient pas se dépouiller et abandonner les vieilles pratiques religieuses. Ils ne pouvaient pas continuer le chemin. Ils ne pouvaient pas continuer le voyage.

Ceux qui avaient la vision du témoignage à Rome savaient que Lycie n’était pas Rome. Ceux-là embarquèrent sur l’Adriatique. À partir de l’Adriatique, des difficultés commencèrent à apparaître dans le voyage. Les difficultés qui commencèrent dans la suite du voyage ne voulaient pas dire que Paul et ses compagnons avaient emprunté une mauvaise direction. L’Adriatique allait dans la direction de Rome, mais rencontrait de nouvelles difficultés. L’Adriatique est le symbole de la FOI ÉPROUVÉE, le symbole de la vision éprouvée. C’était la deuxième étape de cette œuvre de réveil.

L’Adriatique – le navire d’Alexandrie

7 Pendant plusieurs jours nous naviguâmes lentement, et ce ne fut pas sans difficulté que nous atteignîmes la hauteur de Cnide, où le vent ne nous permit pas d’aborder. Nous passâmes au-dessous de l’île de Crète, du côté de Salmone. 8 Nous la côtoyâmes avec peine, et nous arrivâmes à un lieu nommé Beaux Ports, près duquel était la ville de Lasée.

La navigation était devenue lente, avec beaucoup de difficultés. Puis elle commença à devenir dangereuse.

9 Un temps assez long s’était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l’époque même du jeûne était déjà passée.

Il est vrai que dans cette œuvre, après les moments d’enthousiasme, nous sommes passés par des difficultés. En effet, nous sommes entrés dans une période éprouvante. Cela a coïncidé avec la prophétie qui avait dit : « Mon héritage ne sera pas profané. Je chasserai du milieu de vous les orgueilleux et les cupides… » Cela a encore coïncidé avec la prédication : les fils du désert. Dieu nous a livrés au désert et aux épreuves de tout genre. Nous embarquions ainsi sur l’Adriatique, le navire de l’épreuve. La vie de prière et de jeûne baissa pour plusieurs, au point que certains se demandaient si on était encore dans la vision. Paul en tant que prophète avait annoncé l’épreuve, mais il ne fut pas écouté.

C’est pourquoi Paul avertit les autres, en disant :

10 Ô hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes. 11 Le centenier écouta le pilote et le patron du navire plutôt que les paroles de Paul.

Mes chers amis, l’apôtre Paul savait que le navire courait un danger en prenant la mer au moment où il donna l’avertissement. Pour lui, il fallait rester dans les eaux de la Crète et attendre le moment favorable pour continuer la route parce que le temps n’était pas bon. Ce fut Dieu qui parla par sa bouche. Mais comme il n’était pas un marin, il ne fut pas écouté. Ceux qui tenaient le navire ne l’écoutèrent pas. Paul était un homme méprisable à leurs yeux en ce moment-là. Il était prisonnier et il n’était pas un professionnel de la navigation. Il y avait vraiment de quoi ne pas l’écouter.

Plusieurs frères eurent l’attitude du centenier et cela fut un grand mal dans cette œuvre de réveil. Il était arrivé un moment où beaucoup de frères qui marchaient avec nous ne nous écoutaient plus. Ils se croyaient suffisamment spirituels. Ils savaient prier, ils savaient jeûner et comprenaient mieux que nous la vision du réveil. Ils étaient devenus des prophètes et avaient captivé d’autres personnes à qui ils expliquaient la vision. Ce que ces frères ne savaient pas, c’était la différence entre un prophète et les autres Ministres de la Parole. Les prophètes pressentent les événements spirituels et les annoncent. C’est cela qui les caractérise. C’est cette capacité à voir dans l’avenir qui fait la différence entre les prophètes et les autres Ministres. Quand j’écrivais sur le jeune homme riche, je savais que plusieurs parmi nous auraient des difficultés à avancer à cause de leur propre personnalité qu’ils ne voudront pas abandonner. Le Seigneur m’en a parlé et j’en étais convaincu. Beaucoup de frères sont recalés dans la course pour l’enlèvement parce qu’ils ne peuvent pas renoncer à leur propre personnalité.

Quand je prêchais les fils du désert, je pressentais que Dieu allait nous conduire dans le désert des épreuves, mais qu’un petit groupe sortirait victorieux de ce désert. Des gens qui auraient vaincu toutes les tentations du désert et qui triompheront à la fin. Ce n’était pas des paroles en l’air. Pour moi, je savais que c’était des prophéties. Nous aurons à la fin, des gens qui ont vaincu les impuretés sexuelles de Moab, les rébellions de Dathan, Koré et Abiram, des gens qui auront vaincu la peur et l’incrédulité des dix espions. Nous aurons des hommes de foi comme Josué et Caleb à la fin, qui croient fermement dans les promesses et qui vont conquérir Rome dans le témoignage.

Quand je prêchais l’Ultime épreuve, je savais et je pressentais que notre groupe allait passer par une épreuve finale, difficile et douloureuse, à l’issue de laquelle nous serions libérés. Je savais que cette épreuve serait en partage à chacun d’entre nous. Pour nous, l’Église de Côte d’Ivoire, c’est la déchirure actuelle, avec la guerre, en plus des difficultés que nous avons connues avec des frères dans la contestation en notre milieu. C’est une épreuve ultime, l’épreuve de la frontière.

Quand j’écrivais sur le Juste jugement de Dieu en début d’année, je savais et je pressentais que cette année serait une année de jugement pour notre nation et pour l’Église. Il y a beaucoup d’exhortations et de prédications qui annoncent toujours ce qui arrive, mais comme plusieurs ne savent pas marcher avec les prophètes, ils n’écoutent pas et ne comprennent pas. Mais Jésus a dit : « Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir. » (Luc 8:18) Vous pouvez relire et faire le point des exhortations et des prédications et vous verrez que Dieu marche avec nous.

En effet, la direction de cette œuvre se trouve dans la Parole de Dieu que nous exposons avec des versets bibliques à l’appui sur tous les sujets. La Parole de Dieu inspirée, prêchée ou écrite, comme ce que nous faisons maintenant dans cette exhortation. La direction de l’œuvre du réveil ne se trouve pas dans les opinions et les points de vue du frère M’BRA Parfait. Car la Bible nous autorise à avoir des opinions.

1 Faites bon accueil à celui qui est faible dans la foi, sans discuter des opinions. 2 Tel croit pouvoir manger de tout ; tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu lui a fait bon accueil. (Romains 14:1-3)

La Bible nous autorise à avoir des opinions sur des sujets qui ne relèvent pas de la doctrine biblique. Ça peut concerner la politique, la culture, la littérature, des faits de société, etc. Ici dans Romains, il est même question des habitudes alimentaires. On n’a pas besoin de juger un frère pour cela. Mais quand il s’agit de la vision prophétique, on ne peut connaître l’évolution de la pensée divine qu’en faisant attention aux prédications et aux exhortations que nous recevons.

Le vent léger du sud – l’épreuve

13 Un léger vent du sud vint à souffler, et, se croyant maîtres de leur dessein, ils levèrent l’ancre et côtoyèrent de près l’île de Crète. 14 Mais bientôt un vent impétueux, qu’on appelle Euraquilon, se déchaîna sur l’île. 15 Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre le vent, et nous nous laissâmes aller à la dérive. 16 Nous passâmes au-dessous d’une petite île nommée Clauda, et nous eûmes de la peine à nous rendre maîtres de la chaloupe ; 17 après l’avoir hissée, on se servit des moyens de secours pour ceindre le navire, et, dans la crainte de tomber sur la Syrte, on abaissa les voiles. C’est ainsi qu’on se laissa emporter par le vent.

Mes chers amis, le destin du navire Adriatique va se compliquer lorsque quelques vents vont souffler sur le chemin. Ce fut d’abord un vent léger du sud qui souffla. Vous savez que les vents symbolisent des épreuves dans la vie et dans la foi. Ce vent léger qui avait soufflé devrait décourager l’équipage et le dissuader de continuer le chemin. Mais l’Écriture dit : « se croyant maîtres de leur dessein », ils levèrent l’ancre et côtoyèrent de près l’île de Crète.

Ils avaient conçu le dessein de continuer la navigation, malgré le mauvais temps et les avertissements de Paul. Et ils se croyaient maîtres de ce dessein qu’ils voulaient accomplir. Ils étaient sûrs d’arriver à bon port, alors ils levèrent l’ancre. Mais Dieu voulait leur montrer qu’ils auraient dû écouter Son prophète. Car en écoutant le prophète de Dieu, c’est Dieu qu’on écoute. Quels avertissements n’avons-nous pas donnés à plusieurs, au sujet des calomnies, des querelles entre frères de la même assemblée ? Quels avertissements n’avons-nous pas donnés au sujet des mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs ? Quels avertissements n’avons-nous pas donnés au sujet de la rébellion et de la contestation ? Nous avons donné des conseils et des avertissements aux frères pour qu’ils aient des cœurs droits et justes dans les jeûnes et les prières.

Nous avons donné des conseils et des avertissements à ceux qui croyaient que leur heure était arrivée et qu’ils devraient aller entreprendre un Ministère. Le diable a séduit plusieurs et les a égarés parce qu’ils ont eu l’attitude du centenier. Ils n’ont pas écouté la sentinelle qui se trouvait en leur milieu. Mes chers amis, c’est très éprouvant de savoir qu’un frère s’est engagé dans une mauvaise voie et ne pas pouvoir l’aider. En effet, on ne peut pas aider un frère ou une sœur qui se croit maître des desseins et des résolutions de son cœur.

Lorsque vous marchez avec un frère dans une voie et qu’il conçoit des desseins dans son cœur, dans une voie opposée et qu’il n’a pas le courage de vous les exposer pour avoir votre appréciation là-dessus, voyez par là qu’il est dans la séduction de l’adversaire. C’est de cette manière que le diable brise les équipes spirituelles. Aucun d’entre nous dans nos différentes assemblées ne doit se croire maître des desseins de son cœur. Pour nous les frères en Christ, nous devons exposer à nos amis en Christ, à nos associés dans le Ministère, nos projets et les orientations spirituelles et même sociales qui naissent dans nos cœurs, que Dieu, comme le diable, peuvent nous suggérer, et les éprouver en priant ou en écoutant les conseils, pour échapper à la séduction de l’adversaire. Nous n’avons pas à nous cacher en nous croyant maîtres des desseins de notre cœur. C’est le diable qui n’aime pas venir à la lumière et qui se cache. Ce sont ses projets et ses orientations qui ne viennent pas à la lumière qu’on cache.

Mais bientôt un vent impétueux, qu’on appelle Euraquilon, se déchaîna sur l’île. 15 Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre le vent, et nous nous laissâmes aller à la dérive.

Après le vent léger, ce fut un vent impétueux, appelé Euraquilon qui souffla sur l’île et déstabilisa la marche du navire. Satan souleva un vent de fausse prophétie pour discréditer l’œuvre de l’Esprit dans certaines assemblées, puis un vent de calomnie et de mensonge contre ma personne pour discréditer l’œuvre du réveil. Nous avons connu ces épreuves en notre milieu. Les querelles entre frères et le refus de pardon ont divisé des assemblées. Comment ne pouvons-nous pas comprendre que le diable se manifeste ainsi dans l’œuvre de Dieu ? Si nous nous croyons maîtres de notre destin et des desseins de nos cœurs et que nous refusons de nous écouter les uns les autres, nous n’avancerons pas.

Dans cette étape de notre voyage vers Rome, le Seigneur nous a fait passer par ces épreuves pour instruire les uns et les autres. Qui a vraiment compris et cru au Cri de réveil de Minuit ? Dieu Lui-même voulait s’en assurer. C’est dans cette fournaise que ma foi fut davantage forgée. Et je bénis Dieu pour tout cela. Les épreuves que nous avons connues dans notre assemblée locale et dans les églises à l’extérieur m’ont permis de faire la différence entre les chrétiens spirituels et les chrétiens charnels. L’amitié entre frères fut éprouvée. Ce que nous avons cru fut éprouvé. Nos forces spirituelles furent éprouvées. Comme je l’ai dit, c’est l’épreuve des reins et du cœur.

Les cargaisons à la mer

18 Comme nous étions violemment battus par la tempête, le lendemain on jeta la cargaison à la mer, 19 et le troisième jour nous y lançâmes de nos propres mains les agrès du navire. 20 Le soleil et les étoiles ne parurent pas pendant plusieurs jours, et la tempête était si forte que nous perdîmes enfin toute espérance de nous sauver.

Lorsque la tempête commençait à battre plus violemment le navire, l’équipage pour sauver sa vie, commença à jeter à la mer, la cargaison pour rendre le navire plus léger. Pour nous, cette image est spirituelle. En effet, la cargaison, c’est l’ensemble des marchandises qui contenaient le bateau. Et la cargaison jetée à la mer ici, c’est comme une vie spirituelle qui se vide dans l’épreuve. Mais de quoi se vide-t-elle ? Lorsque les tempêtes ont commencé à souffler parmi nous, il y en a qui avaient commencé à se poser des questions sur la véracité de la vision. Ceux-là ont jeté la cargaison du réveil dans la mer de l’épreuve pour sauver le vieil homme, la vieille religion qu’ils avaient abandonnée. Ils sont retournés à leur état initial et ont commencé à dire que le réveil n’était pas vrai. Ils ont abandonné toutes les révélations qu’ils avaient reçues du Seigneur, les songes et les visions. Ils ont abandonné la connaissance de la vérité pour retourner dans les vieilles interprétations de Matthieu 25.

Il y en a qui ont remis en cause Matthieu 24:45 avant même de remettre en cause Matthieu 25. Ce sont les effets d’Euraquilon, la violente tempête. Lorsque la tempête de l’épreuve souffle, le diable en profite pour vider notre cargaison de connaissance et de révélation. Il nous amène à ne plus croire en rien. Alors une fois légers, n’ayant plus aucune base spirituelle, nous devenons faciles à démolir. J’ai vu cela de mes propres yeux. Le diable a vidé plusieurs de leur cargaison spirituelle. Ils ont renié la vision du réveil et sont retournés à ce qu’ils avaient vomi.

Par contre, dans les mêmes épreuves, il y en a qui ont vidé la mauvaise cargaison et se sont remplis des valeurs spirituelles. Beaucoup parmi nous se sont affermis dans la tempête et dans l’épreuve. Ils ont gardé la FOI et la VISION intactes. Les secousses n’ont pas eu raison d’eux. Ils sont restés équilibrés et continuent d’affronter l’adversité. Ceux-là n’ont pas oublié les songes et les visions qu’ils ont reçus du Seigneur au commencement. Ils n’ont pas oublié la révélation de la Parole de Dieu et les confirmations du Seigneur qu’ils ont reçues dès le départ. Ce que nous avons reçu dès le départ de Jérusalem, c’est la Parole du Seigneur qui nous a dit : « Il faut que tu rendes témoignage dans Rome. » Comment alors périrais-je en route ? Je dois arriver à Rome. Je dois prêcher à Rome. Car à Rome se trouvent des élus qui doivent entendre le Message de la vérité, parce que Jésus-Christ revient ! Si Paul doit prêcher à Rome et que je suis avec Paul dans le même navire, comment périrais-je ? Ce n’est pas possible !

Paul, ne crains point ; il faut que tu comparaisses devant César et voici, Dieu t’a donné tous ceux qui naviguent avec toi.

Mes chers amis, marchez avec des hommes de Dieu qui ont reçu de Dieu un Message clair pour Son peuple. En effet, pendant les secousses sur le navire, alors que l’équipage luttait avec la tempête, un ange parla à Paul pour lui rappeler qu’il devrait comparaître devant César. C’était l’ordre de départ – c’était la commission de départ. Dieu avait dit que Paul devrait rendre témoignage à Rome. Donc la tempête qui soufflait sur la mer ne pouvait pas empêcher l’accomplissement de sa marche vers Rome. Luc qui était avec Paul avait écrit qu’ils avaient perdu tout espoir de se sauver : « Le soleil et les étoiles ne parurent pas pendant plusieurs jours, et la tempête était si forte que nous perdîmes enfin toute espérance de nous sauver. »

En tant qu’officier de Marine, je peux vous dire que cette phrase de Luc décrit vraiment leur situation de perdition. En leur temps, les navigants s’orientaient en mer avec le soleil et les étoiles, parce qu’il n’y avait pas de satellites et de GPS comme aujourd’hui. Alors si le soleil et les étoiles ne parurent pas plusieurs jours, ça veut dire que cet équipage n’avait aucune orientation dans la mer pendant ce temps. La tempête avait créé un mauvais temps qui avait certainement couvert la voûte céleste. Nous avons connu des temps couverts dans l’épreuve, où nous n’avions pas une bonne direction spirituelle. La tempête a brouillé souvent notre vision et nous nous sommes souvent égarés avant de revenir. À Koumassi, je disais souvent aux frères qu’il était nécessaire pour nous de faire la prière de la prudence. On demandait souvent au Seigneur de nous ramener sur la bonne voie si nous étions égarés. On faisait souvent ce genre de prière quand les mauvais songes commençaient à venir dans l’Assemblée. Tout bon chrétien doit souvent faire ce genre de prière.

Le soleil, c’est le symbole du Christ et les étoiles, le symbole de ses anges, anges terrestres (serviteurs de Dieu) et anges célestes. Quand ils n’apparaissent plus dans la vie d’un croyant, il n’a plus de direction. Si nous ne sommes plus en communion avec le Seigneur et ses anges, nous n’avons plus de direction spirituelle. Nous perdons comme Luc l’a dit, tout espoir de nous sauver.

Mes bien-aimés frères et sœurs, un navire battu par les flots de la tempête, une vie chrétienne battue par l’épreuve de la foi. Satan est déchaîné sur l’Église et sur ses serviteurs. Le diable, l’adversaire de Dieu, combat le peuple de Dieu, ne voulant pas que le feu du réveil atteigne les côtes de Rome. Il dresse des barrières, il combat les hommes de Dieu, il combat la vie de prière et de consécration. Il soulève les tempêtes et les orages pour assombrir le ciel et cacher la vision céleste. Il anéantit les initiatives spirituelles et pourrit l’atmosphère entre les frères et les serviteurs de Dieu. Il soulève les faux procès et les faux débats. Il suscite des tâches inutiles pour distraire le peuple de Dieu.

Le diable dresse des barrières sur la voie. Que feriez-vous ? Jetteriez-vous la cargaison à la mer ? Nous sommes dans la foi éprouvée ! Nous sommes dans l’épreuve de la maturité. Nous ne sommes plus dans les enthousiasmes charnels. Mais nous atteindrons Rome. Le feu atteindra Rome. La vérité atteindra Rome, contre vents et marées. Puisque nous tenons une Parole du Seigneur, nous atteindrons Rome. Et c’est Dieu Lui-même qui ouvrira la voie pour nous.

Le Seigneur m’a dit et je le répète : « Ton Ministère va révéler l’Épouse et ça sera une grande armée. » Si vous naviguez dans cette direction, vous arriverez au bout, vous atteindrez Rome. Car rien ne pourra empêcher la révélation de l’Épouse. Mes chers amis, il est important que vous marchiez avec des hommes de Dieu qui ont reçu du Seigneur un appel clair. Un appel qui indique clairement l’aboutissement du Ministère aujourd’hui. Nous sommes dans ce temps où le peuple de Dieu a besoin d’orientation spirituelle claire. Car le Seigneur Jésus revient bientôt. Vous devrez savoir exactement où se trouve votre condition spirituelle et marcher dans ce que vous avez à faire. Et surtout marchez avec un homme de Dieu à cause de sa commission et non à cause de sa personne.

En effet, à cause de la commission de Paul, Dieu préserva la vie de tous ceux qui étaient sur le navire. La marche de l’Adriatique fut catastrophique et désastreuse, parce que dès le départ, le centenier n’écouta pas Paul. Il méprisa son avertissement. Car Paul était méprisable par son apparence et par sa condition. Il était un prisonnier. Aujourd’hui, les assemblées du Message sont en ruine parce que plusieurs avaient rejeté le Cri de Minuit. Ceux qui l’ont accepté et qui ont réellement compris la nécessité de se réveiller savent ce qu’ils ont expérimenté.

Ô hommes, il fallait m’écouter et ne pas partir de Crète, afin d’éviter ce péril et ce dommage…

Mes chers amis, le temps vient où nous allons entendre cette parole de Paul adressée à l’équipage incrédule : « Ô hommes, il fallait m’écouter… » Ce temps est arrivé. Nous y sommes. Nous sommes dans la fin de l’épreuve et dans les bilans. Et chacun rendra compte pour lui-même. Pour Paul, il a dit : « Ô hommes, il fallait m’écouter… » L’équipage du navire rendra compte. Il s’agit des pasteurs des assemblées et leurs collaborateurs. Ils rendront compte pour avoir détourné le peuple de Dieu du Cri qui a retenti au milieu de la nuit. Le centenier aussi rendra compte à ses supérieurs. Les propriétaires des cargaisons subiront aussi des pertes. Quant à Dieu, Il a préservé la vie de tous, mais chacun rendra des comptes pour ses œuvres. Il y en a qui ont dit que la vision du réveil avait échoué et que c’était une distraction du diable, tellement la tempête était forte. Mais ils seront surpris de voir que l’œuvre continue. Une foi éprouvée entre toujours dans un développement nouveau.

Mes bien-aimés, remarquez que tous ceux qui périssent dans la marche de la foi sont ceux des chrétiens qui n’écoutent jamais les prophètes de Dieu. Ce sont eux qui n’arrivent pas au bout de la marche. Si les dénominations sont dans les ténèbres, c’est parce qu’ils ont rejeté le frère Branham et le Message du temps de la fin. Celui qui rejette ce Message est hors course. C’est l’absolue vérité ! Aujourd’hui même, avec tous les problèmes que rencontre le Message, il y a des frères qui commencent à douter du Ministère du frère Branham. Ceux-là se disent que si le Message était vrai, pourquoi toutes ces divisions ? Pourquoi toutes ces querelles ? Mais les divisions, les querelles et les rivalités proviennent de ce que les frères n’écoutent pas les prophètes de Dieu. Personne ne veut écouter les avertissements prophétiques des sentinelles. Dieu est plus sage et plus intelligent que nous tous. On ne peut pas le contourner.

En effet, tous ceux qui ont rejeté le Cri de Minuit sont ceux qui ont fait du Message de l’enlèvement une nouvelle religion. Et ceux qui après avoir cru au Cri de Minuit sont partis du milieu de nous sont ceux qui ne veulent pas de la liberté du Saint-Esprit. Ceux-là ne veulent pas marcher dans l’Esprit et dans la révélation qu’ils ont reçue. Ils n’ont pas confiance en Dieu pour régler leurs problèmes. Or le Message nous ramène à la Parole de Dieu révélée et à la marche par l’Esprit. Pour y arriver, il faut écouter les prophètes de Dieu. Ô hommes, il fallait écouter le Message du réveil ! Ô hommes, il fallait écouter le Message de la sanctification ! Ô hommes, il fallait prendre au sérieux les prédications et les Paroles d’exhortation que nous avons reçues ! Ô hommes, il fallait écouter les conseils du prophète !

Beaucoup de pasteurs et de serviteurs de Dieu entendront cette Parole sonnée dans leur cœur, quand il serait peut-être trop tard. Car, au moment où Paul leur adressait cette Parole, ils étaient déjà en plein dommage. Le navire ne pouvait plus se sauver et les pertes étaient évidentes. C’est en ce moment que certains comprennent. Les hommes spirituels et les simples d’esprit comprennent vite, au moment où on se trouve encore au stade de la révélation par le discernement. Mais les charnels voient avant de croire. Pour eux, les dommages leur permettront de comprendre qu’il fallait écouter le prophète de Dieu. Il fallait croire au Cri de Minuit dès le départ. Il fallait s’embarquer pour Rome et ne pas descendre du navire.

21 On n’avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, se tenant au milieu d’eux, leur dit : Ô hommes, il fallait m’écouter et ne pas partir de Crète, afin d’éviter ce péril et ce dommage. 22 Maintenant je vous exhorte à prendre courage ; car aucun de vous ne périra, et il n’y aura de perte que celle du navire. 23 Un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit, 24 et m’a dit : Paul, ne crains point ; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t’a donné tous ceux qui naviguent avec toi. 25 C’est pourquoi, ô hommes, rassurez-vous, car j’ai cette confiance en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit. 26 Mais nous devons échouer sur une île.

L’île de Malte – la consolation

1 Après nous être sauvés, nous reconnûmes que l’île s’appelait Malte. 2 Les barbares nous témoignèrent une bienveillance peu commune ; ils nous recueillirent tous auprès d’un grand feu, qu’ils avaient allumé parce que la pluie tombait et qu’il faisait grand froid. 3 Paul ayant ramassé un tas de broussailles et l’ayant mis au feu, une vipère en sortit par l’effet de la chaleur et s’attacha à sa main.

Je voudrais vous dire que nous sommes arrivés à cette étape. Nous sommes en train de sortir de ce temps douloureux d’épreuve pour entrer dans la consolation de Dieu. L’île de Malte est une transition entre l’épreuve de la tempête et la reprise de la marche avec le dernier navire qui a conduit les frères à Rome, appelé « les Dioscures ». Après avoir échoué sur la terre ferme, l’équipage du navire Adriatique fut reçu par les habitants de l’île de Malte. Ce temps qu’ils passèrent sur l’île fut un temps de consolation pour eux. En effet, les naufragés avaient reçu de la chaleur de la part de leurs hôtes qui les reçurent auprès d’un grand feu pour les réchauffer. Ils en avaient besoin, vu l’épreuve qu’ils venaient de vivre. On voit là ce que Dieu va faire encore pour nous. Un réchauffement intérieur est actuellement nécessaire pour le peuple de Dieu. Tous ceux qui ont cru dans la vision du réveil et qui sont embarqués sur la mer vers Rome depuis l’heure de Minuit ont besoin d’un grand feu autour duquel ils s’assemblent pour se réchauffer, après toutes ces épreuves vécues dans la deuxième partie de notre marche. Si les barbares ont proposé cela aux naufragés de l’Adriatique, à plus forte raison Dieu. Dieu nous enverra de la consolation.

Le diable qui en voulait toujours à Paul essaya de le tuer en le faisant mordre par un serpent auprès du feu. Dans la tempête de l’épreuve, comme auprès du feu, l’ennemi se manifeste toujours. C’est pourquoi il faut faire attention et être prudent. Mais Dieu montra Sa puissance en honorant Sa Parole. Paul n’enfla pas et ne mourut point, comme s’y attendaient les barbares.

4 Quand les barbares virent l’animal suspendu à sa main, ils se dirent les uns aux autres : Assurément cet homme est un meurtrier, puisque la Justice n’a pas voulu le laisser vivre, après qu’il a été sauvé de la mer. 5 Paul secoua l’animal dans le feu, et ne ressentit aucun mal. 6 Ces gens s’attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement ; mais, après avoir longtemps attendu, voyant qu’il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent d’avis et dirent que c’était un dieu.

Remarquez qu’après s’être réchauffé, Paul reprit du service. Dieu se manifesta dans l’île en guérissant les malades. Le réchauffement du feu nous ravive l’onction dans notre cœur et renouvelle notre esprit fatigué et éprouvé par les oppositions de l’adversaire.

7 Il y avait, dans les environs, des terres appartenant au principal personnage de l’île, nommé Publius, qui nous reçut et nous logea pendant trois jours de la manière la plus amicale. 8 Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie ; Paul, s’étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit. 9 Là-dessus, vinrent les autres malades de l’île, et ils furent guéris. 10 On nous rendit de grands honneurs, et, à notre départ, on nous fournit les choses dont nous avions besoin.

Nous savons que le réveil de guérison se produira dans notre cheminement, comme nous en voyons ici l’image avec Paul sur l’île de la consolation. Ce qui est frappant ici est que la manifestation de l’onction divine donne des honneurs et du respect. Ce Paul qu’on n’avait pas écouté dans le navire reçut de grands honneurs sur l’île de Malte, de la part de ceux qui avaient été guéris. Même dans les endroits les plus perdus, l’onction divine fait du bien.

Le navire les Dioscures – arrivée à Rome

11 Après un séjour de trois mois, nous nous embarquâmes sur un navire d’Alexandrie, qui avait passé l’hiver dans l’île, et qui portait pour enseigne les Dioscures. 12 Ayant abordé à Syracuse, nous y restâmes trois jours. 13 De là, en suivant la côte, nous atteignîmes Reggio ; et, le vent du sud s’étant levé le lendemain, nous fîmes en deux jours le trajet jusqu’à Pouzzoles, 14 où nous trouvâmes des frères qui nous prièrent de passer sept jours avec eux. Et c’est ainsi que nous allâmes à Rome.

Paul et ses compagnons entamèrent sur les Dioscures, la dernière étape de leur marche vers Rome. Ce navire est le symbole de la foi parvenue à la maturité. La foi qui a grandi dans l’épreuve et qui est prête à affronter Rome dans la prédication. C’est la dernière étape de notre Ministère commun. Les Dioscures ont navigué sans difficulté apparente jusqu’en Italie, où Paul fut accueilli par les frères avec beaucoup de joie. Le vent du sud (vent du midi) souffla à nouveau sur les Dioscures, mais ce fut cette fois-ci, un vent favorable à la navigation. Ce n’était pas un vent d’épreuve. Par contre, dans les eaux de la Crète, ce vent suscita l’épreuve. C’est ainsi ! Lorsque notre foi mûrit dans l’épreuve, ce qui paraissait être un problème pour nous au début n’en est plus un. Désormais, toutes choses concourent à notre progrès spirituel. Il n’y a plus d’obstacles ! La foi aguerrie, la foi parvenue à maturité ne connaît plus d’obstacle à sa marche. Tous les vents et toutes les tempêtes lui sont favorables. Cette foi triomphe dans toutes les épreuves.

Pour l’heure, nous allons dans la transition sur l’île de Malte, l’île de la consolation. Quand nous embarquerons sur les Dioscures, tous les vents nous seront favorables et la navigation sera plus rapide et plus facile pour nous. Lorsque les frères virent Paul, ils étaient réconfortés, comme lui aussi était réconforté de les voir.

15 De Rome vinrent à notre rencontre, jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois Tavernes, les frères qui avaient entendu parler de nous. Paul, en les voyant, rendit grâces à Dieu, et prit courage.

Aussitôt arrivé, Paul commença à rendre témoignage aux Juifs. Certains se laissaient persuader par ce qu’il disait, mais d’autres ne croyaient pas en lui.

29 Lorsqu’il eut dit cela, les Juifs s’en allèrent, discutant vivement entre eux. 30 Paul demeura deux ans entiers dans une maison qu’il avait louée. Il recevait tous ceux qui venaient le voir, 31 prêchant le royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ, en toute liberté et sans obstacle.

Nous témoignerons à Rome, mais tout Rome ne croira pas à notre témoignage. Il y en a qui croiront, mais d’autres ne croiront pas. Ça sera un témoignage pour leur condamnation. Paul demeura deux ans à Rome, rendant témoignage, prêchant la Parole. Mais il était toujours prisonnier. Lorsqu’il fut jugé et exécuté, Luc n’était plus avec lui, c’est pourquoi à mon avis, il ne dit rien à ce sujet. Actes ne nous rapporte pas le procès de Paul devant César, comme il le fit pour Agrippa et Festus. Mais Paul témoigna en toute liberté et sans obstacle aux Juifs. Paul était prisonnier romain, mais il était libre dans son cœur, dans son âme et dans son esprit. Il avait bien rempli son Ministère et sa vie chrétienne. Il attendait de rentrer à la Maison. Rome est le terminal d’attente du grand navire qui vient nous prendre pour la gloire. C’est ce sentiment qui animera l’Épouse quand elle serait en train de rendre témoignage dans Rome.

Lisez ce que Paul écrivit à Philémon :

8 C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ beaucoup de liberté pour te prescrire ce qui convient, 9 j’aime mieux te prier au nom de l’amour ; tel que je suis, moi Paul, un vieillard, et de plus maintenant prisonnier pour le Christ-Jésus, 10 je te prie pour mon enfant que j’ai engendré dans les chaînes, Onésime : 11 autrefois il t’a été inutile, mais maintenant il te sera bien utile à toi comme à moi ; 12 je te le renvoie, lui qui est une partie de moi-même. (Philémon 1:8-12)

Ce Paul mit son temps d’incarcération à Rome à profit pour faire encore des enfants en Christ, tels qu’Onésime qui était un esclave et qui avait pour maître Philémon. Mes chers amis, nous aimons tellement cette vie éprouvante de Paul. Nous aimons son apostolat et les dures difficultés qu’il traversa. L’histoire de Paul est notre histoire, c’est l’histoire d’une vie chrétienne bien remplie, dans les joies et les peines. Dans la Puissance et dans la faiblesse. Dans les douleurs et les privations. L’histoire d’une vie pleine de combat spirituel, contre les puissances des ténèbres, contre les esprits religieux dans l’Église et contre les faux frères. Paul lutta jusqu’à Rome les chaînes aux pieds et les armes spirituelles à la main. Il combattit avec la Parole de Dieu jusqu’à ce qu’il soit guillotiné à Rome. Nous y sommes frères !

Cette exhortation nous annonce l’avenir mes bien-aimés frères et sœurs en Christ. Nous sommes à un autre tournant. Car nous sommes dans les temps d’accomplissement de ce que le Seigneur nous a fait connaître à l’avance sur cette œuvre. Nous sommes dans les temps d’accomplissement de la bonne Parole que Dieu nous a annoncée. Nous devons rendre témoignage à Rome. C’est l’ordre du Seigneur Jésus-Christ. C’est Sa volonté et nous la connaissons. Et Lui-même marche en direction de cette volonté. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous en défaire. Mais la poursuivre jusqu’à l’atteindre. Cette exhortation vous est adressée pour vous positionner dans l’évolution de la marche, afin que vous sachiez où nous en sommes.

Ce qui caractérise les fils des prophètes que nous sommes, c’est que nous soyons constamment informés de l’évolution des choses, d’autant plus que nous marchons dans une vision prophétique. Nous allons sur la rive, dans l’île de Malte où nous allons séjourner quelque temps avant de nous embarquer à nouveau sur les Dioscures. Dieu nous envoie des temps de consolation et de réchauffement spirituel pour nous permettre de reprendre la mer. Puisse Sa grâce et Sa paix soient avec vous tous. Quand vous lirez cette exhortation, je serais déjà retourné en Côte d’Ivoire, à Abidjan.

Nous remercions tous les frères et sœurs en Christ pour leur soutien pendant les temps d’épreuve que nous avons traversés. Nous voulons vraiment croire que la paix est définitivement revenue dans notre pays. Je demande pardon à tous les frères et sœurs et à tous les lecteurs que j’ai peut-être choqués ou attristés par mes commentaires sur la situation dans notre pays, la Côte d’Ivoire. Mon intention et mon engagement devant le Seigneur Jésus-Christ n’ont jamais été de politiser les Paroles d’exhortation que je vous adresse. Car ces Paroles contiennent la vision spirituelle dans laquelle nous marchons. Que Dieu vous bénisse tous ! Nous sommes pleins de foi et nous nous attendons à la manifestation de la promesse de Dieu. Maranatha ! Jésus-Christ revient bientôt !

En Christ notre Seigneur

Fr M’BRA Parfait

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