Exhortation spéciale de juillet 2010

Jésus-Christ est ma guérison

1 juillet 2010   ·   58 min de lecture   ·   79 références 1 juil. 2010   ·   58 min   ·   79 références

Ce document est une exhortation sur la guérison divine, expliquant que la guérison est un droit pour les croyants par la foi en Jésus-Christ. Il traite de l'origine des maladies (physiques, de l'âme et de l'esprit), de la nécessité de la repentance et de la foi, et de l'importance de vivre par la foi. L'auteur insiste sur le fait que Christ a porté nos maladies à la croix et que le chrétien doit s'approprier cette guérison.

Par la seule grâce de Dieu, je suis conduit à écrire brièvement sur ce sujet de la guérison divine qui revêt un caractère important dans l’œuvre de Dieu et dans le Ministère de l’Église, dont le Seigneur Jésus Lui-même est le chef. Plusieurs serviteurs de Dieu ont écrit sur le sujet et ont expérimenté la guérison divine. C’est l’un des sujets sur lequel la théorie n’a pas trop de place. Là précisément, il s’agit de vivre pleinement ce qu’on prêche, parce que la guérison divine s’opère et s’acquiert seulement par la foi dans les promesses de la croix. Toute la Bible nous entretient sur la guérison divine, mais malheureusement, plusieurs chrétiens, même dans le Corps de Christ, n’arrivent pas à s’approprier cette guérison miraculeuse qui est un vrai test de foi pour eux.

L’objectif dans cet exposé est de faire comprendre aux chrétiens qu’ils ont le plein droit de s’approprier la guérison divine, parce qu’elle a été accomplie pour eux. Dieu n’a pas accompli la guérison divine miraculeuse pour les animaux, mais bien pour les croyants. La guérison divine est réelle. Elle est disponible et est pour tous ceux qui croient dans la mort et la résurrection du Christ — lequel a existé sur cette terre et a achevé Sa vie terrestre par la souffrance et la mort ignominieuse sur la croix du supplice. Là, Il a été exposé entre le ciel et la terre en présence de plusieurs témoins. Ce jour-là, ce Christ que nous prêchons comme étant le Dieu tout-puissant a été couronné Roi dans la souffrance, avec une couronne d’épines : « Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite. » (Matth 27:29). Cette scène est prophétique, parce qu’elle témoigne du réel couronnement de Christ, Roi dans l’Église et en Israël, successeur de David sur son trône. C’est donc à juste titre que Pilate a fait écrire ceci : « Jésus de Nazareth, roi des Juifs ». Les principaux sacrificateurs voulaient contester l’écriture de Pilate, mais il a maintenu l’inscription que Jésus est effectivement le roi des Juifs. (Jean 19:19).

Si Jésus-Christ n’a jamais existé, Ponce Pilate non plus n’a jamais existé. Or Ponce Pilate a bel et bien existé, et Jésus-Christ aussi. Il est donc impossible de douter de l’existence de Jésus, car Il a existé effectivement et a marqué Sa vie par des miracles et des prodiges. Aujourd’hui, Dieu cherche des hommes qui croient fermement dans les miracles et les prodiges, des gens qui croient fermement dans la guérison divine pour manifester Sa Puissance. Malheureusement, ils sont de plus en plus rares, ceux qui cherchent à comprendre ou à connaître la Puissance de Dieu. Cet exposé est un appel du Saint-Esprit, une exhortation du Seigneur à l’endroit des chrétiens afin de les amener à croire fermement dans la guérison divine, parce que la guérison divine s’obtient uniquement par une foi inébranlable dans la Puissance de Dieu.

Qu’est-ce que c’est que la maladie ?

Avant de parler de la guérison divine, il est important pour le croyant de savoir ce que c’est que la maladie. De manière générale, une maladie est définie comme un mal qui s’attache à l’homme dans son corps. Lorsque le corps est malade, le sujet se sent mal et éprouve des douleurs. Il existe certaines maladies qui apparaissent sur le corps par des tumeurs, des taches ou des plaies. Par contre, d’autres n’apparaissent pas physiquement. Les maladies ont des conséquences graves sur les hommes et les amènent jusqu’à la mort, c’est-à-dire dans une dissolution complète du corps. Selon la médecine, à l’origine des maladies, il y a des microbes, des virus, des bactéries, etc. C’est pourquoi lorsque l’homme est malade, il prend des médicaments qui sont censés détruire les microbes qui sont à l’origine du mal. Mais selon ce qui est écrit, les maladies ne sont pas seulement physiques mais spirituelles.

En effet, l’homme est constitué d’un corps, d’une âme et d’un esprit, selon que l’apôtre Paul en parle dans le livre de Thessaloniciens :

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entier ; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ. (1 thes 5:23).

Paul écrit encore :

Car la Parole de Dieu est vivante et efficace et pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles. (Hébr 4:12).

Tel que l’homme est composé, tel il éprouve la maladie, car il existe deux sortes de maladie : Les maladies physiques et les maladies spirituelles qui sont logées à la fois dans le corps, dans l’âme et dans l’esprit de l’homme.

L’origine des maladies

L’homme est atteint par la maladie parce que son corps est vulnérable. Jésus l’a dit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Matth 10:28). Le corps de l’homme est mortel, comme Paul le dit aussi : « Qui me délivrera de ce corps de mort ? » Puis il dit encore : « Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. » (Rom 8/10). Le corps de l’homme est sujet à la mort à cause du péché. Et celui qui peut tuer le corps de l’homme, c’est le diable qui peut utiliser un autre homme, un démon ou la maladie pour tuer l’homme.

Le corps de l’homme a été rendu vulnérable par le péché. En effet, à l’origine, ni Adam, ni Ève ne se plaignaient d’une quelconque maladie. Ni dans leur corps, ni dans leur esprit, ni dans leur âme. Ils étaient créés pour vivre éternellement sur la terre. Mais le Seigneur Dieu avait averti l’homme ainsi : « Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras tu mourras. » (Gen 2:16-17). Plus tard, l’homme a désobéi à cet ordre en mangeant du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’est alors que Dieu l’a jugé en ces termes : « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes dans le sol d’où tu as été tiré, car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. » (Gen 3:19). Ainsi, l’homme devrait mourir. Mais comment ? Dieu l’a alors rendu vulnérable, c’est pourquoi il existe désormais des démons et des microbes pour accomplir ce que Dieu a décidé.

Quand Dieu a décidé que l’homme devrait désormais mourir, Il a commis un démon à la tâche qui s’appelle la mort. Cet esprit décide de la mort de ceux qui ont renié Dieu. Il apparaît dans Apocalypse 6:8, dans le quatrième sceau. Puis après le dernier jugement, il est pris et jeté dans l’étang de feu après avoir rendu tous ceux qu’il a emportés dans son règne. La mort est un ange déchu, un démon. Cet esprit est à l’origine des guerres, des famines, des calamités, des épidémies et de toutes les catastrophes qui peuvent décimer les hommes en grand nombre. Il est aussi à l’origine des maladies. Étant un ange considéré, il travaille avec plusieurs esprits sous sa domination. Car c’est parce que la mort a été décrétée que les maladies existent. Sans la mort, il n’y aurait pas de maladies. À l’origine donc de la maladie demeure le péché de la désobéissance, comme il est dit : « Le salaire du péché c’est la mort. » (Rom 6:23). Le péché consommé engendre la maladie, puis la mort. Dans la vie du Seigneur Jésus, Il a fait face à plusieurs cas de maladies pour lesquelles Il a prié ou a donné des ordres aux mauvais esprits.

Les maladies du corps

Les maladies du corps sont les plus visibles et les plus connues. Ce sont des maladies qui sont connues de la médecine et qui présentent des symptômes bien connus. Ces maladies sont pour la plupart guérissables. De ce nombre peuvent être cités entre autres : le paludisme, la tuberculose, la fièvre jaune, la dysenterie, le cancer, la lèpre, la grippe, les maladies cardiaques, les maladies des reins, les MST, la méningite, les hépatites, etc. Il existe beaucoup de maladies dans le monde. Dans la Bible, plusieurs ont été guéris de toutes ces maladies. Dans Luc 5:12-16 est relatée la guérison d’un lépreux qui fut purifié instantanément d’une lèpre. Dans le même livre, au chapitre 6 :6, Jésus guérit un homme qui avait une main sèche. Ailleurs, dans le livre de Matthieu, il est aussi relaté le récit de la guérison du serviteur du centenier. Ce dernier était atteint de paralysie et était mourant. Il fut guéri. (Matth 8:5). Dans Jean 5, il est question de la guérison d’un homme qui souffrait depuis trente-huit ans, près de la piscine de Bethesda. Là, dans ce lieu se trouvaient des aveugles, des boiteux, des paralytiques et toutes sortes de malades qui furent guéris.

Ailleurs, dans Jean 8:40-56, Jésus a guéri une femme qui perdait du sang depuis douze ans. Pour tous ces cas, il y avait des maladies qui détruisaient physiquement la vie des victimes. La belle-mère de Pierre avait la fièvre. Lazare est mort à la suite de la maladie. Plusieurs sont morts à la suite de maladies graves.

Les maladies de l’âme

De la même manière que le corps de l’homme est sujet à la maladie, l’âme aussi est sujette à la maladie. Contrairement aux maladies du corps, les maladies de l’âme ne sont pas visibles. Les Saintes Écritures rendent aussi le témoignage de ces choses. C’est pourquoi un homme peut avoir un corps sain, c’est-à-dire sans maladie apparente et être malade dans son âme. Les maladies de l’âme concernent uniquement le péché. Lorsqu’un homme vit dans le péché, son âme est rendue malade et subit l’oppression spirituelle. Un homme qui est dominé par des vices est malade dans son âme et a besoin de la délivrance. Dans les Écritures, il est parlé à ce sujet de la femme pécheresse qui est venue à Jésus avec des pleurs dans la maison d’un pharisien. (Luc 7:36). Il est dit :

« Voici qu’une femme pécheresse, qui était dans la ville, sut qu’il était à la table dans la maison du pharisien ; elle apporta un vase d’albâtre plein de parfum et se tint derrière à ses pieds. Elle pleurait et se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus, puis elle les essuyait avec ses cheveux, les embrassait et répandait sur eux du parfum. »

Certainement que cette femme n’était pas la seule pécheresse de la ville, mais elle était malade du péché et son cœur avait besoin de guérison, c’est-à-dire de pardon. C’est ce que fit le Seigneur Jésus. Une autre, la femme samaritaine avait l’âme malade et avait besoin de guérison. Heureusement que le Seigneur passait par là. Elle fut totalement délivrée. (Jn 4.) David confessant ses péchés dit : « Éternel, fais-moi grâce ! Guéris mon âme, car j’ai péché contre toi. » Il est évident que le péché nous rend malades. Une âme qui vit dans le péché est malade. Et une telle âme a besoin de guérison. C’est pourquoi en dehors de la foi dans la Parole de Dieu, aucune âme ne peut recevoir de guérison divine.

L’homme Zachée était malade et avait aussi besoin de guérison dans son âme. Généralement, ceux qui sont conscients de leurs maladies dans l’âme sont ceux qui cherchent toujours à voir Jésus pour être guéris. Lorsque Zachée fut délivré de son péché, il se rendit compte qu’il devrait partager ses biens à ceux à qui il avait fait du tort. (Luc 19:1-10). Tous ceux qui ne peuvent se défaire d’un péché sont des malades dans l’âme et ont besoin de guérison comme les malades ordinaires. Sur ce point, il est clair que tout le monde entier est malade. Il y en a qui sont esclaves de l’alcool, ils sont malades. Il y en a qui sont des obsédés sexuels, ils sont malades. Il y en a qui sont liés par beaucoup de vices impurs, des plaisirs qu’ils ne peuvent pas contrôler, pour lesquels ils sont dépendants. C’est là une maladie de l’âme. Les maladies du corps tuent le corps et les maladies de l’âme tuent l’âme et conduisent dans la seconde mort, en enfer. C’est pourquoi il est dit que « l’âme qui pèche est celle qui mourra » (Ézé 18:4).

Les maladies de l’esprit

Quant aux maladies de l’esprit, elles concernent les possessions diaboliques, les folies et les influences sataniques. Là aussi, les Écritures en parlent largement. Dans le livre de Luc 4:31-37, il est question d’un homme lié par un démon qui fut guéri. Cet homme était dans la synagogue, c’est-à-dire qu’il prenait part au rassemblement des enfants de Dieu. Mais il était malade dans son esprit. L’homme possédé qui vivait dans le cimetière était aussi malade dans son esprit parce qu’il était lié, il n’avait plus le contrôle de sa personne. Il était malade de la folie (Matth 8:28-34). Une femme aussi fut délivrée de sept démons, Marie-Madeleine, qui suivait le Seigneur. Il y a des malades de l’oppression, de l’anxiété, du stress. Dans le livre de Luc 9:37-42, il est parlé d’un enfant possédé par des mauvais esprits qui fut délivré par le Seigneur. Tous ces sujets étaient liés dans leur esprit et n’avaient pas de paix. Pour ce type de maladies, il n’y a pas de douleurs physiques, mais de l’esclavage spirituel. Car celui qui est lié est esclave du démon qui l’a lié. Les maladies de l’esprit influencent tous les autres cas de maladies, qu’ils soient dans l’âme ou dans l’esprit.

Comment être guéri des maladies physiques et spirituelles ?

Les maladies physiques et les maladies spirituelles peuvent se guérir par la repentance, le pardon et au moyen du nom Puissant du Seigneur Jésus-Christ. Dans les Saintes Écritures, les exemples de guérison des maladies physiques concernent des prières opérées par le Seigneur, puis par les disciples et les apôtres. Pendant Son Ministère en Israël, le Seigneur guérissait les malades, chassait les démons, selon qu’il est écrit : « Le soir venu, on lui amenait plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole et guérit tous les malades. » (Matth 8:16). « Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. » (Luc 6:9). Au début de Son Ministère, le Seigneur Lui-même avait clairement dit ce qui le concernait : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur. » (Luc 4:18). Déjà, dans la mission du Seigneur, il était établi qu’il devrait s’occuper des malades physiques et spirituels (cœurs brisés). Mais pour toutes ces maladies, le Seigneur réclamait la foi.

Pourquoi la confession et la repentance ?

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église et que ceux-ci prient pour lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi guérira le malade, et le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. (Jacq 5:14-16).

Dans le processus de la guérison divine, la confession des péchés et la repentance occupent une place importante. Comme il est écrit : « Veillez à ce qu’aucune personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu’aucune racine d’amertume ne produise des rejetons et ne cause du trouble et que plusieurs n’en soient infectés. » (Hébr 12:15). Il est évident qu’un cœur dans lequel se trouvent des rancœurs et de l’amertume se prive de la grâce de Dieu. Un cœur envahi par de tels péchés ou de tels sentiments est dans les ténèbres et ne peut recevoir de visitation, à moins d’être humilié dans la repentance.

Par ailleurs, le Seigneur dit : « Mais, moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sera passible du jugement… Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là, tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel et va d’abord te réconcilier avec ton frère puis, viens présenter ton offrande. » (Matth 5:22-24). Si quelqu’un est malade, il est bon que les serviteurs de Dieu prient pour lui. Il est aussi bon qu’il s’attende lui-même à la grâce de Dieu. Mais avant d’escompter la grâce de Dieu, le concerné doit s’assurer qu’il n’a pas posé d’actes qui le privent de la grâce de Dieu. Car celui qui s’est privé de la grâce de Dieu par son péché, l’attendra indéfiniment. Ce n’est pas pour tous les cas de maladie que la Bible exige la repentance ou la confession, car certains malades se trouvent dans l’incapacité de parler ou même d’entendre, notamment les démoniaques, les muets et les sourds. De tels malades ne peuvent se confesser ou se repentir. Mais pour les cas possibles, il est bon que les malades mettent de l’ordre dans leur cœur et croient pleinement dans les promesses bibliques pour obtenir la pleine guérison.

Celui qui veut être guéri de son mal doit se repentir de tous les péchés et espérer pleinement dans la grâce de Dieu, comme la femme cananéenne qui est venue demander une prière pour sa fille. Cette femme a démontré une grande foi dans la capacité du Seigneur et dans Son amour, car la confession ici n’est pas seulement celle des péchés, mais celle de la foi dans la guérison divine. Il répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours. » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » « Oui, Seigneur, dit-elle, pourtant les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui dit : « Ô femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu le veux. » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie. (Matth 15:24-28).

Une autre femme a eu pleinement confiance dans la Puissance du Seigneur, au point qu’elle n’a voulu que toucher le bord de Son vêtement. Il s’agit de la femme qui perdait du sang. Elle disait : « Si je puis seulement toucher le bord de son vêtement, je serai guérie. » (Matth 9:18). Étant disposée de cette manière, elle a reçu la guérison aussitôt, car une puissance est sortie du Seigneur pour la délivrer.

Les fondements de la guérison divine sont des promesses bibliques claires. Ces promesses sont liées à l’avènement du Messie qui devrait apporter la guérison à toute la terre et à ses habitants. Selon ce qui est écrit dans Malachie 4:20 : « Mais pour ceux qui craignent mon nom se lèvera le soleil de justice, et la guérison sera sous ses ailes. » Ici, le soleil de justice qui vient avec la guérison sous ses ailes est bel et bien le Christ, dont il est encore parlé dans Ésaïe 53. Ce Christ devait venir et porter notre châtiment afin que par Ses meurtrissures, nous soyons guéris. « Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Jésus en tant que Messie a porté nos douleurs. Il s’est chargé de nos fautes avec nos maladies physiques et spirituelles et les a clouées à la croix dans Son corps de Rédemption. S’il n’y avait pas eu l’œuvre de la croix, nous serions encore redevables aux maladies.

Mais parce que le Seigneur a crucifié les infirmités et les maladies dans Son corps, il est évident pour nous que nous sommes guéris définitivement de la maladie. Ainsi, la base de la guérison divine réside dans l’œuvre de délivrance de la croix. La guérison nous a donc été promise par Dieu à l’avènement du Messie, qui a accompli pleinement cette promesse en guérissant les malades et en ressuscitant les morts.

À sa résurrection des morts, le Seigneur a fait « la Promesse Mission » aux disciples qu’ils feront de grandes œuvres : « Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. » (Marc 16:17-18). Cette fois-ci, le Seigneur a placé la guérison dans Son propre nom, car c’est dans ce nom que se trouvent désormais la Puissance de Dieu et le salut. « Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom, le pardon des péchés. » (Act 10:43). Dans Actes 4:10, Pierre expliquait devant le sanhédrin que c’est par le nom du Seigneur Jésus-Christ que lui et Jean ont guéri le paralytique.

Sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en bonne santé devant vous.

C’est encore dans le nom de Jésus que Pierre a guéri Énée à Lydda. Il est dit à ce sujet : « Il y trouva un homme du nom d’Énée couché sur un lit depuis huit ans et qui était paralysé. Pierre lui dit : Énée, Jésus-Christ te guérit, lève-toi et toi-même arrange ton lit. Et aussitôt, il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la plaine de Saron le virent et se convertirent au Seigneur » (Act 9:31-35). Tout près de Lydda, à Jaffa, le même apôtre Pierre ressuscita Tabitha. Le témoignage est rendu pour tous les apôtres que « beaucoup de signes et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous d’un commun accord au portique de Salomon… On apportait les malades dans les rues et on les plaçait sur des litières et des grabats, afin que, lors du passage de Pierre, son ombre au moins puisse couvrir l’un d’eux » (Act 5:12).

Tout près de nous, au 20e siècle, Dieu a envoyé un prophète du nom de William Branham qui avait un don de guérison qui sort de l’ordinaire. Dans son Ministère a été pleinement manifestée la puissance de guérison du Seigneur Jésus. Il y a eu des résurrections, des paralytiques ont marché, des sourds ont entendu, des aveugles ont vu, des malades du cancer ont été délivrés, etc. Aucune maladie n’a résisté au ministère de William Branham. C’est de son Ministère que plusieurs évangélistes tels que Tomy Osborn ont tiré l’onction de la guérison divine.

Au total, il faut dire que la guérison divine a des origines bibliques fondamentales. Premièrement, le Seigneur a promis dans les prophéties qu’Il viendrait avec la guérison divine. Puis, pendant Son Ministère dans la chair, Il a pleinement accompli cette promesse. À sa résurrection, Il a laissé ce Ministère à Ses disciples et à l’Église. Pour ce faire, Il a donné le pouvoir dans le nom de Jésus à tous ceux qui croient en Lui de chasser les démons et de guérir les malades. De même qu’Il a donné des Ministères de la Parole à l’Église, Il a aussi fait des dons au nombre desquels on compte les dons des guérisons :

En effet, à l’un est donné par l’Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre la foi, par le même Esprit, à un autre, des dons de guérison, par le même Esprit. (1 Cor 12:8-9)

Tout ceci est dans l’Église afin que tous les saints trouvent en Christ, le réconfort, la délivrance physique et spirituelle.

Le juste vivra par la foi

Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement puis du Grec, parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi selon qu’il est écrit : le juste vivra par la foi. (Rom 1:17)

Ce principe divin est tellement important pour les chrétiens qu’il doit être bien compris par les uns et les autres. Car celui qui se réclame du Christ doit vivre par la foi. La foi n’est pas seulement réclamée pour parvenir à Jésus-Christ, mais est aussi réclamée pour vivre en Lui. Celui qui a été rendu juste par la foi en Christ doit vivre par cette même foi en Lui. C’est pourquoi dans tous les domaines de sa vie, le chrétien doit pleinement manifester sa foi. Il doit vivre la foi, y compris dans le domaine de la guérison des maladies. Le juste vivra par la foi veut aussi dire que le juste guérira par la foi. Le croyant malade guérira par la foi en Jésus-Christ. C’est dans la manifestation d’une telle foi que le nom du Seigneur est pleinement glorifié. Ici, il ne doit pas avoir de doute dans l’œuvre de délivrance de la croix. Mais une pleine assurance doit être manifestée en Christ.

Exemples bibliques de guérison

Le muet de Matthieu 9:32-34

« Comme ils s’en allaient, on lui amena un démoniaque muet. Le démon chassé, le muet parla. » Dans cette expérience, il est clairement établi que l’homme muet l’était à cause d’un démon qui lui a privé de ses facultés d’expression. C’est donc les mauvais esprits qui sont à l’origine du mutisme.

L’homme aveugle et muet de Matthieu 12:22-24

« Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit de sorte que le muet parlait et voyait. » Il fut accusé par les foules de chasser ces démons par Belzébul. Plusieurs autres aveugles furent guéris par le Seigneur. (Jn 9/1-41)

L’homme guéri de la lèpre dans Luc 5:12-14

La guérison de cet homme fut instantanée comme celle de Naaman. Il est dit que « Jésus étendit la main, le toucha et dit : Je le veux, sois purifié. Aussitôt, la lèpre le quitta ». La maladie de la lèpre laissait toujours des traces sur les corps des malades, même après leur guérison, mais dans les cas de délivrance opérée par le Seigneur, les malades étaient entièrement purifiés.

La femme bossue de Luc 13/10-17

« Or, il y avait là, une femme rendue infirme par un esprit depuis dix-huit ans, elle était courbée et ne pouvait absolument pas se redresser. Jésus la vit, lui adressa la parole et dit : “Femme, tu es délivrée de ton infirmité”, et il lui imposa les mains. À l’instant, elle se redressa et glorifia Dieu. » Dans ce récit, la femme était liée par un esprit depuis dix-huit ans. Mais à la prière du Seigneur, le démon a fui et aussitôt, la femme fut guérie.

La belle-mère de Pierre guérie de la fièvre Matthieu 8:14-16

« Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée avec la fièvre. Il toucha sa main et la fièvre la quitta, puis, elle se leva et se mit à le servir. Le soir venu, on lui amena plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole et guérit tous les malades. » Dans le récit de Luc, au sujet de la belle-mère de Pierre, il est dit « Il se pencha sur elle, menaça la fièvre et la fièvre la quitta ». (Luc 4:39). La fièvre a quitté la belle-mère de Pierre par la prière du Maître, lequel menaça le démon qui était à l’origine du mal. Dès qu’il partit, la femme se porta automatiquement bien. Après avoir évoqué tous ces cas, on se rend bien compte qu’à l’origine des maladies, il y a des mauvais esprits. C’est pourquoi Jésus n’utilisait pas de médicaments pour guérir ses patients. Il utilisait toujours la Puissance de Dieu parce qu’Il savait que les esprits des ténèbres et de la mort étaient derrière les maladies. Telle que la maladie et la mort sont expliquées dans la Bible, l’on devrait comprendre que seule la Puissance du Saint-Esprit peut délivrer les hommes.

Ainsi donc, à l’origine des maladies physiques, telles que les paralysies, la cécité, la main sèche, la lèpre, etc., il y a des démons. Ces esprits détruisent le corps et le sang par les déformations physiques, par les microbes, les virus ou les bactéries. Ces esprits entretiennent les plaies, les infections, et les déformations. C’est pourquoi la femme qui perdait du sang fut guérie, suite au départ du démon qui entretenait son infection depuis de longues années. Celle qui était bossue recouvra également la liberté lorsque le démon qui la maintenait courbée la quitta.

La guérison divine et les médicaments pharmaceutiques

Aujourd’hui, plusieurs chrétiens sont confrontés à des maladies inguérissables ou incurables. Ils souffrent dans leur corps à cause de leur propre incrédulité. La médecine et la pharmacie les ont rendus incrédules, au point qu’ils privilégient la prise des médicaments par rapport à la foi dans l’œuvre parfaite de la croix. Ceux-là sont appelés par le Christ « hommes ou femmes de peu de foi ». Et de tels chrétiens sont nombreux parmi nous. Ils refusent de souffrir les douleurs de la maladie qui sont aussi les douleurs de Christ et veulent toujours une guérison rapide. En eux, ne se trouve aucune patience dans l’épreuve et dans la douleur, c’est pourquoi ils courent après des solutions sans foi.

Certes, Dieu ne défend à personne de se soigner dans les hôpitaux et dans les pharmacies, mais, les chrétiens doivent comprendre que le juste doit vivre par la foi, autant que cela dépend de lui. Le chrétien doit aussi comprendre que le Seigneur a souffert les douleurs de la maladie à la croix afin qu’il soit guéri par la foi. Il est très significatif de comprendre que le Seigneur Jésus, bien qu’étant à l’origine de la création des plantes qui servent aujourd’hui à la guérison des hommes en pharmacie, n’ait pas enseigné la médecine pendant Son Ministère. Au contraire, Il chassait les démons et priait pour les malades. Nulle part dans les Écritures, le Seigneur n’a enseigné la médecine. Malgré cela, certains prédicateurs prennent prétexte de la boue faite par le Seigneur avec sa salive pour enseigner que le chrétien peut avoir recours à des médicaments pharmaceutiques pour se soigner. Il est clair qu’on ne peut défendre à un enfant de Dieu de consulter un médecin ou de se soigner avec des médicaments, mais il est erroné de croire que le Seigneur a enseigné le recours à la médecine. La réalité est que la guérison s’acquiert par la foi. Et l’exemple de cet aveugle témoigne du fait que le Seigneur Jésus voulait l’amener à prendre appui sur ses propres efforts, en plus de la parole, pour recouvrer la vue, parce que cet homme manquait de foi, comme plusieurs parmi nous.

Un prédicateur doit enseigner la guérison par la foi. Jésus au lieu d’enseigner la médecine a plutôt dit : Je vous donne le pouvoir de chasser les démons et de guérir les malades… en mon nom, vous imposerez les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. Et dans l’Église, Il a placé les dons pour guérir les malades. Mais pourquoi ? Parce que le juste vivra par la foi. Le juste doit seulement vivre de la foi dans la Parole de Dieu. Le souffle de vie du juste est sa foi en Jésus-Christ. Dans tous les cas, un frère qui prend des médicaments n’a commis aucun péché.

Un jour dans une assemblée, j’ai entendu une sœur rendre un témoignage, publiquement, sur l’estrade. En effet, elle était malade, elle se mourait et elle n’avait pas d’argent pour se rendre à l’hôpital. Mais elle a crié au Seigneur et Il a touché le cœur de quelqu’un qui lui a donné les moyens financiers pour se rendre à l’hôpital pour se soigner. Elle était visiblement heureuse de rendre ce témoignage. Cette sœur a reçu ce qu’elle a demandé à Dieu. Mais il est sûr que si elle avait demandé la guérison divine avec autant de foi, elle l’aurait obtenue. Mais elle ne l’a pas demandée parce qu’en réalité, elle n’y croyait pas. Il est vrai qu’elle est une chrétienne comme plusieurs, mais elle ne croyait pas dans la guérison divine. Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens ne croient plus dans l’action surnaturelle de Dieu. Ce sont « des gens de peu de foi ».

Ce fut exactement le cas de l’aveugle pour la guérison duquel le Seigneur utilisa la boue et la salive. Cet homme avait besoin de reposer sa foi sur un élément extérieur à la Parole du Seigneur, tel un comprimé ou un médicament quelconque. C’est à ce stade de foi que se trouvent plusieurs parmi le peuple de Dieu. Il leur est difficile de s’appuyer sur la seule Parole de Dieu, c’est pourquoi, ils ont toujours besoin par manque de foi, de s’appuyer sur un support médicinal pour guérir, tel que la boue et la salive. Même si on leur applique l’onction d’huile à l’église, ils prendront quand même un médicament.

Il faut admettre qu’il est à la limite ridicule pour un chrétien de se rendre dans un centre hospitalier parce que la guérison se trouve en Jésus-Christ et non dans un médicament et non dans un centre hospitalier. La guérison se trouve dans les meurtrissures de Jésus et non dans un traitement spécial. Étant guéri par les meurtrissures de Christ, Son existence en moi est la pleine assurance de ma guérison vis-à-vis de toutes les maladies. Tant que le Seigneur Jésus est vivant en moi et dans Son Corps, je suis guéri de toutes les maladies, c’est pourquoi la Bible dit que la contagion qui frappe en plein midi ne peut m’atteindre. Jésus est la guérison pour toutes les nations et pour tous les hommes sans exception.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui frappe en plein midi. Que mille tombent à ton côté, Et dix mille à ta droite, Tu ne seras pas atteint. (Psaumes 91:5-7)

Il y a des chrétiens qui ont peur des épidémies et des contagions. Mais la Parole de Dieu est très claire. Le démon qui donne les contagions ne peut pas se tromper pour contaminer un bon croyant. Si Celui qui guérit vit dans le chrétien et qu’Il lui a même donné le pouvoir de guérir les autres malades, d’où vient alors que des chrétiens pleurnichent face à la maladie ? Hommes de peu de foi ! Ne savez-vous pas que la guérison se trouve en vous-mêmes ? Cette guérison étant la vie et la Puissance du Christ en vous ! Christ est la guérison des nations – s’Il est en vous, vous ne pouvez plus être malade, parce que vous portez désormais la guérison et non la maladie.

Autrefois, vous portiez en vous la maladie, parce qu’en vous se trouvait ce qui entraîne la maladie, le péché. Mais depuis l’apparition de Christ, la guérison est venue à nous et nous la portons comme une vertu à communiquer au monde. C’est pourquoi je vous exhorte à dire non à la maladie pour vivre pleinement dans la délivrance de la croix. Si vous péchez, repentez-vous au plus vite pour ne pas tomber malade. Car en Christ, la maladie vient à nous, non comme un mal, mais comme une épreuve pour notre foi, mais passez-la avec succès et non avec des murmures et des grincements de dents, car ceux qui grincent les dents ne peuvent être des vainqueurs.

Christ est ma vie – la mort m’est un gain (Phil 1:21)

Quelle est la finalité de la maladie ? De quoi avons-nous peur quand nous sommes malades ? De la mort ? Mais Christ a vaincu la mort. De quoi avez-vous peur ? Des douleurs ? Mais Christ a porté nos douleurs, sinon vous auriez souffert plus que vous ne souffriez aujourd’hui. Alors Christ a souffert, et vous ne souffririez pas ? Celui qui refuse de souffrir dans la maladie est un homme ingrat qui met en oubli les souffrances du Christ. Il est indigne du Christ et de sa vocation céleste. Un tel homme ne peut être un vainqueur. Quant à Paul, il a dit « La mort m’est un gain ». Au moment où plusieurs parmi les chrétiens fuient la mort, il y en a un qui proclame haut et fort que la mort est pour lui un « gain ». Si Christ est notre vie – la mort est effectivement un gain pour nous. Un gain est un bien, un bénéfice. C’est pourquoi, sachez-le bien ! Pour vous les incrédules, les hommes de peu de foi, qui passent beaucoup plus de temps à discuter qu’à obéir à ce qui est écrit, sachez que si la mort est un gain pour celui qui est en Christ, la maladie qui engendre la mort est aussi un gain, c’est-à-dire un bénéfice pour celui qui est en Christ. Nul n’a donc besoin d’avoir peur de la maladie et de la mort.

Au moment où les disciples parlaient de la maladie de Lazare, Jésus dit : Cette maladie n’est point à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. (Jean 11:4) Pour se glorifier, le Christ Jésus avait besoin d’un corps malade, qui touche même la mort. S’il n’y a pas de malades, comment pouvons-nous expérimenter la guérison divine ? Dans les églises du Message, il y a plein de malades, mais la guérison divine n’est pas manifestée, à cause de l’incrédulité. Beaucoup sont sous les régimes médicaux, mais pas du tout sous le régime de la foi. Lorsque les disciples rencontrèrent l’aveugle-né, Jésus leur dit la même chose :

Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui demandèrent : Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. (Jean 9:1-3)

Mes bien-aimés, notre corps, qu’il soit sain ou malade, doit servir à la gloire de Dieu. Un chrétien n’est pas malade parce qu’en Christ, nous ne sommes plus sous la malédiction de la maladie. En effet, dans la loi, la maladie était une malédiction, comme cela est écrit dans Deutéronome :

Si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique toutes les paroles de cette loi, écrites dans ce livre, si tu ne crains pas ce nom glorieux et redoutable de l’Éternel, ton Dieu, l’Éternel te frappera miraculeusement, toi et ta postérité, par des plaies grandes et de longue durée, par des maladies graves et opiniâtres. Il amènera sur toi toutes les maladies d’Égypte, devant lesquelles tu tremblais ; et elles s’attacheront à toi. Et même, l’Éternel fera venir sur toi, jusqu’à ce que tu sois détruit, toutes sortes de maladies et de plaies qui ne sont point mentionnées dans le livre de cette loi. (Deut 28:58-61)

Mais Christ nous a délivrés de la malédiction de la loi.

Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. (Galates 3:13)

Pour le chrétien, la maladie l’atteint quand il ne s’est pas bien comporté avec le Seigneur. C’est Dieu Lui-même qui attaque le chrétien dans la maladie quand il pèche, pour le châtier, comme un père châtie son enfant. Un chrétien ne tombe pas malade comme un incroyant, qui ne connaît pas Christ.

Je parle de ces choses par expérience, parce que dans ce domaine, il est question de l’expérience. Dans ma vie, par la grâce de Dieu, je ne connais pas beaucoup de maladies. Je me souviens avoir été hospitalisé une seule fois, quand j’étais enfant. Je devrais avoir 7 ans. Je fus très malade, j’ai failli mourir. Plus tard, je fis une crise de paludisme quand j’eus douze ans. Je suis resté couché pendant une semaine. Depuis lors, je n’ai plus été malade. Cependant, à la fin de l’année 99, début 2000, j’ai reçu deux attaques de maladie, caractérisées par des douleurs abdominales terribles. La première en novembre 99 et la deuxième en février 2000. Je n’avais jamais été autant malade. J’ai pensé à la mort, parce que lorsque j’avais ces crises, je passais une semaine sans manger. Et j’étouffais par moment. J’ai consulté un médecin et on m’a dit qu’on devrait m’opérer parce que mon côlon était un peu long. Je ne sais pas pourquoi, mais moi je n’aime pas les hôpitaux, ni les médicaments. J’y vais pour visiter les malades, mais je n’aime pas y aller pour moi-même.

En vue de l’opération, on m’a demandé un examen à faire. Mais, dans mon cœur, je n’étais pas intéressé. En plus, j’avais un projet de mariage pour le mois d’avril. Dès que je me suis marié en avril, j’ai été encore attaqué par cette douleur abdominale. Mais c’était moins violent que les autres fois. Cette fois-ci, l’attaque a coïncidé avec les visitations particulières que j’avais commencé à recevoir du Seigneur. C’est là que j’ai reçu ce que je suis en train de vous écrire.

Quand j’ai reçu cette révélation sur la guérison divine, ces douleurs ont disparu d’elles-mêmes et cela fait maintenant dix ans que je suis bien portant. Le Seigneur m’a révélé qu’un chrétien n’est pas malade, parce qu’il est définitivement guéri. Si le chrétien porte en lui Jésus-Christ qui est la guérison, comment peut-il être malade ? C’est ridicule ! Si le chrétien doit imposer les mains aux malades pour qu’ils soient guéris, comment lui-même devrait être malade ? Cela suffisait pour moi. Cette révélation est entrée au fond de mon âme, dans tout mon être spirituel. Alors j’ai réalisé que le diable se jouait de moi. J’étais délivré.

Jésus-Christ n’est pas seulement la guérison, mais IL EST MA GUÉRISON PERSONNELLE.

La guérison est une vertu du chrétien

Il me ramena vers l’entrée de la Maison. Et voici que de l’eau sortait sous le seuil de la Maison à l’est, car la façade de la Maison était à l’est ; l’eau descendait sous le côté droit de la Maison au sud de l’autel. Il me fit sortir par le chemin du porche nord et il me fit faire le tour par dehors jusqu’à l’extérieur du porche faisant face à l’est. Voici que l’eau coulait du côté droit. Lorsque l’homme sortit vers l’est, il avait dans la main un cordeau et il mesura mille coudées ; il me fit traverser l’eau, et j’avais de l’eau jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau, et j’avais de l’eau jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser, et j’avais de l’eau jusqu’aux reins. Il mesura encore mille coudées ; c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau était si profonde qu’il fallait y nager ; c’était un torrent qu’on ne pouvait traverser.

Il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Il me conduisit et me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait sur le bord du torrent beaucoup d’arbres de chaque côté. (Ézéchiel 47:1-7/ lire le reste du chapitre)

Le chrétien est un arbre comme le disent les Écritures. Il est parlé de cet arbre dans Ézéchiel 47, avec le torrent qui sort du temple. Ce torrent est le fleuve d’eau vive de l’Esprit qui sort du sein du Seigneur Jésus pour inonder tous les chrétiens dans le monde entier : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en lui. » (Jn 7:38-39). C’était la prophétie du déversement de l’Esprit et de la Parole sur tous les peuples, puis au verset 12, il est dit : « Sur le torrent, sur ses bords, de chaque côté, poussent toutes sortes d’arbres fruitiers. Leurs feuillages ne se flétriront pas, et leurs fruits ne s’épuiseront pas, ils mûriront chaque mois parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture et leurs feuilles de remède. »

Lorsque le Seigneur est présenté comme étant le torrent d’eau vive, les fils de Dieu sont présentés comme étant des arbres plantés aux abords de ce courant d’eau. (Ps 1:3). Lorsque le Seigneur est présenté comme un arbre, les chrétiens sont présentés comme Ses branches. Souvenez-vous du Cep et des sarments, c’est-à-dire des branches. (Jn 15).

Dans le premier cas, étant des arbres plantés auprès du torrent, du grand fleuve qui est le Seigneur, les chrétiens reçoivent de Lui la vie qui est l’eau de la Parole et de l’Esprit. Cette vie circule dans l’âme du croyant et l’amène à produire des feuilles et des fruits qui servent à la guérison des hommes. C’est-à-dire que le chrétien porte en lui la vie et l’Esprit de Christ qu’il doit communiquer aux hommes, en vue de leur guérison des maladies physiques et spirituelles. Les fruits que le chrétien produit en tant qu’arbre sont les fruits du Saint-Esprit, lesquels sont les œuvres de la foi. « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. » (Gal 5:22). Avec de tels fruits, un chrétien est en mesure de soulager celui qui cherche la consolation.

En tant qu’arbres, les chrétiens produisent des feuilles qui symbolisent la Puissance du Saint-Esprit. En rapport avec ces feuilles qui servent à la guérison des hommes, le Seigneur dit : « En mon nom vous imposerez les mains aux malades, et ils seront guéris. » Les fruits de l’arbre symbolisent les œuvres de la foi en Christ et les feuilles symbolisent la Puissance de l’Esprit — c’est pourquoi un arbre aux feuillages flétris ne peut faire du bien. Nul ne peut s’asseoir à son ombre, et un tel arbre ne peut donner de fruits. Ainsi donc, en tant qu’arbre, nos feuilles servent à la guérison des nations, c’est-à-dire à la guérison de tous ceux qui cherchent la paix auprès du Seigneur. Mais cependant, n’oubliez pas que l’arbre est planté auprès d’un courant d’eau vive.

Dans Apocalypse 22, il est parlé du cas où le Seigneur est l’arbre de vie et les chrétiens, Ses branches. « Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, se trouve l’arbre de vie, qui produit douze récoltes et donne son fruit chaque mois. Les feuilles de l’arbre servent à la guérison des nations. » (Apoc 22/1-2).

La guérison vient de Christ et de Ses frères, les croyants. Il n’appartient pas aux chrétiens de rechercher la guérison, mais c’est plutôt au monde de venir trouver la guérison auprès des croyants. Un vrai croyant biblique possède en lui-même la guérison divine parce qu’il est un arbre planté près de l’eau de la vie, le grand Jourdain, et est aussi greffé sur le vrai Cep qui est Christ. Et comme nous l’avons déjà dit, le feuillage de l’arbre qui produit la guérison est la Puissance de Dieu, Son onction qui était sur Pierre et qui faisait que son ombre guérissait les malades. Pierre était un gros arbre dont les feuillages avaient offert de l’ombre aux malades dans les rues de Jérusalem.

Les multitudes d’hommes et de femmes qui croyaient au Seigneur augmentaient toujours plus. On apportait les malades dans les rues et on les plaçait sur des litières et des grabats, afin que, lors du passage de Pierre, son ombre au moins puisse couvrir l’un d’eux. La multitude accourait aussi des villes voisines de Jérusalem et apportait des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs ; et tous étaient guéris. (Act 5:15-16)

Vous vous imaginez, mes frères, l’ombre de Pierre guérissait les malades. Il était un gros arbre. Voilà ce que Dieu a fait pour nous en Christ ; Il ne nous a pas rendus esclaves des médicaments et des médecins. Toutefois, chacun a son niveau de foi.

Paul était rempli de la Puissance du Saint-Esprit, au point que les mouchoirs qui le touchaient guérissaient les malades. Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des étoffes qui avaient touché son corps ; alors les maladies les quittaient, et les esprits mauvais sortaient. (Actes 19:11-12). Un chrétien est un vrai dieu comme la Bible le dit. Psaumes 82:1-6. « J’avais dit, vous êtes des dieux. » En tant que dieu, le chrétien doit posséder toutes les vertus du Saint-Esprit et les manifester pleinement pour glorifier le Seigneur Jésus dans le monde, notamment, la capacité de chasser les démons, de guérir les malades, de ressusciter les morts, de consoler les affligés. Tout ceci par la Parole et par la prière.

L’exemple de Job, d’Ézéchias et d’Ahazia

La maladie de Job

L’histoire de Job est bien connue dans les Saintes Écritures parce qu’elle enseigne beaucoup de leçons aux enfants de Dieu. Job fut livré à Satan pour être tourmenté par la maladie. À l’origine de ces tourments se trouvait un défi lancé par Satan à Dieu au sujet de l’intégrité de Job : « Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudira en face. » (Job 2:5). Plusieurs préfèrent leur chair à l’amour de Dieu, au point qu’ils sont prêts à renier le Seigneur dans la maladie. Ils ne le font pas en face, mais n’ont aucune confiance dans le Seigneur. Ils remettent entièrement leur sort aux médecins et aux remèdes pharmaceutiques. Quant à Job, il a préféré son âme par rapport à sa chair.

En plus, à l’origine de son mal, il n’y avait pas de péchés, ni de désobéissance, mais un défi. Cependant, Job ne savait pas qu’il existait un défi. Il ne savait pas non plus que Dieu avait permis qu’il souffre pour la gloire de l’armée céleste. Job ne savait pas que sa foi était éprouvée de cette manière dans le ciel, en présence de Dieu, des fils de Dieu et de Satan. Et ce spectacle a toujours cours parmi nous, comme le dit Paul : « Nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins. » (Hébr 12:1). Cette grande nuée de témoins qui a vaincu les épreuves de tout genre, y compris la maladie, observe les chrétiens de cet âge depuis le ciel, lorsqu’ils sont aux prises avec les épreuves et la maladie. Que chaque malade se comporte comme Job, en sachant que son mal peut être provoqué par l’accusateur. Car Job n’avait pas été victime de son péché mais plutôt de son intégrité.

La maladie d’Ézéchias

Dans Ésaïe 38 est relaté le cas d’Ézéchias qui est tombé malade à mort : « Ézéchias fut malade à mort. Le prophète Ésaïe, fils d’Amots vint auprès de lui et lui dit : Ainsi parle l’Éternel : donne des ordres à ta maison, car tu vas mourir, tu ne vivras plus. Ézéchias tourna son visage contre le mur et pria l’Éternel. » (V1-2). L’exemple du roi Ézéchias est très édifiant dans la mesure où il eut l’attitude la plus juste lorsqu’il tomba malade : il consulta l’Éternel et lui remit son sort. Les causes de la maladie d’Ézéchias ne sont pas mentionnées, mais il est dit « qu’il tourna son visage contre le mur et pria l’Éternel ». Il dit au Seigneur : « J’ai marché devant ta face avec fidélité et intégrité de cœur et j’ai fait ce qui est bien à tes yeux. » (V 3).

Comme Job, cet homme n’avait rien à se reprocher, parce qu’il avait la crainte de Dieu dans son cœur. Dieu fit grâce à Ézéchias et ajouta quinze années de plus à sa vie. Il lui dit : « J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes, voici, je te guérirai ; le troisième jour, tu monteras à la maison de l’Éternel. » Lorsque la Parole de guérison fut proclamée en faveur d’Ézéchias, alors Ésaïe dit : « Prenez une masse de figues. On la prit et on l’appliqua sur l’ulcère. » Et Ézéchias guérit. (2 Rois 20:5-7). Que celui qui est malade s’humilie devant Dieu et prie, en commençant par se repentir — s’il croit, il obtiendra miséricorde, car Dieu ne fait acception de personne. Au lieu de cela, beaucoup préfèrent commencer par les traitements médicaux, au lieu de chercher la face de Dieu comme Ézéchias.

La maladie d’Ahazia (2 Rois1:14)

Le roi Ahazia tomba malade et se tourna vers Baal-Zéboub, dieu d’Ékron. L’Éternel envoya alors le prophète Élie lui dire : « Est-ce qu’il n’y a pas de Dieu en Israël que vous allez consulter Baal-Zéboub, dieu d’Ékron ? C’est pourquoi, ainsi parle l’Éternel : le lit sur lequel tu es monté, tu n’en descendras pas, car tu mourras certainement. » Ahazia mourut comme Dieu l’avait annoncé. Un tel exemple ne doit pas se trouver parmi les enfants de Dieu. Ceux-ci doivent plutôt se tourner vers le Seigneur Jésus-Christ qui leur a promis la guérison divine. Naaman est venu en Israël dans le Jourdain pour se purifier de sa lèpre, mais Ahazia qui est Juif a trouvé bon d’aller consulter un dieu étranger. Comment alors, Dieu ne se fâcherait-il pas ? Que Dieu aide Son peuple qui manque cruellement de foi en ce moment dans l’Église.

Job était en communion avec Dieu — Ézéchias aussi était en communion avec Lui, c’est pourquoi les deux ne se reprochaient rien. Quand ils sont malades, ceux qui n’ont pas de foi dans la guérison divine commencent par absorber des médicaments, sans toutefois chercher à savoir l’origine du mal qu’ils ont. Seulement, ils reviennent au Seigneur quand le mal s’empire.

Le ministère de la guérison

Le Ministère de la guérison est exercé par le serviteur de l’Éternel. À ce sujet, il est dit : « Et je te prends par la main, je te protège et je t’établis pour faire alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir de prison le captif, et de leur cachot, les habitants des ténèbres. » (Ésaïe 42:6-7). Puis le Seigneur venu en Israël dit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a oint pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés. » (Luc 4:18).

Pendant Son Ministère terrestre, le Seigneur manifesta pleinement cette œuvre de guérison. Il exerça le Ministère de la guérison qui est un Ministère d’amour, parce qu’Il ne voulait pas voir les hommes souffrir de la maladie, ni dans leur corps, ni dans leur âme, ni dans leur esprit. C’est pourquoi, Il est venu avec l’onction, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé et renvoyer libres ceux qui sont opprimés par le diable, les démoniaques et les pécheurs. Ce Ministère de la guérison s’exerce dans l’âme et dans l’esprit. Ce qui est exercé dans l’âme est le Ministère de la prédication qui consiste à apporter la Parole pour délivrer l’âme du péché : car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. (Hébr 4:12).

Le Seigneur a entrepris une œuvre de délivrance des esprits liés par les démons. Concernant les deux Ministères, il est dit dans l’évangile de Luc : « Ils étaient venus l’entendre (prédication) et pour être guéris de leurs maladies (prières pour les malades). Ceux qui étaient tourmentés par les mauvais esprits étaient guéris. » Il n’y a pas de véritable guérison physique tant qu’il ne s’opère pas de guérison spirituelle. Il est important pour les malades qu’ils entendent la Parole du Seigneur, afin d’être guéris dans leur cœur par l’acquisition d’une nouvelle vie, avant d’aspirer à la guérison de la maladie physique. Sinon que sert-il à un homme de recouvrer la santé physique s’il perdait son âme ? À tous ceux qui faisaient l’expérience de cette manière, le Seigneur disait : « Tes péchés te sont pardonnés et ta foi t’a sauvé. » Au paralytique descendu par le toit de la maison, Il dit : « Tes péchés te sont pardonnés. » (Luc 5:20). Puis, Il dit encore : « Lève-toi et marche. » Cet homme fut guéri deux fois : premièrement dans son âme et deuxièmement dans son corps.

À la femme qui perdait du sang, Il dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. » (Marc 5:34). Puis, Il dit encore : « Va en paix et sois guérie de ton mal. » Jésus guérit dix lépreux. Il les purifia tous, mais parmi eux, un seul revint vers Lui, pour tomber face contre terre et s’humilier devant Lui en rendant grâce. À celui-là, le Seigneur dit en plus du fait qu’il avait été déjà purifié par la lèpre : « Lève-toi, va, ta foi t’a sauvé. » Cet homme fut guéri deux fois, dans son âme et dans son corps. Par contre, les neuf autres expérimentèrent une délivrance physique, mais demeurèrent lépreux dans leur âme. C’est pourquoi, le malade doit premièrement écouter le Seigneur avant d’être guéri physiquement, car l’écoute de la Parole par le moyen de la foi produit une délivrance intérieure.

Le Ministère de la guérison s’exerce donc dans la prédication et dans la prière pour les malades. Après avoir exercé ce Ministère, comme il vient d’être relaté, le Seigneur le laissa à l’Église, à Ses serviteurs qui agissent uniquement par le Saint-Esprit.

L’ordre de Marc 16

Dans Marc 16:17, il est dit : « Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons, ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. » Ce passage biblique est diversement interprété par plusieurs prédicateurs. Mais les uns et les autres doivent savoir que son accomplissement n’est pas simple. Dans un cadre général, il arrive que le Seigneur accomplisse quelques guérisons et quelques prodiges. Mais la réalité est que ces signes qui accompagnent ceux qui croient se réalisent par la Puissance de Dieu qui vient sur les disciples. Que ce soit la guérison intérieure comme la guérison physique, leur accomplissement requiert premièrement la Puissance de Dieu.

Être revêtu de la plénitude et de la puissance du Saint-Esprit

Il faut être revêtu de la Puissance de l’Esprit pour être accompagné par les signes et les prodiges de Marc 16. À ce sujet, il ne s’agit pas de prier dans le doute ou de s’attendre plus ou moins au Seigneur. Il ne s’agit pas non plus d’intimer l’ordre aujourd’hui et demain à un mauvais esprit. Mais il s’agit d’exercer promptement l’autorité du Seigneur Jésus-Christ par la Puissance de Son nom. Dans le cas du Seigneur, les deux choses sont mentionnées dans Sa vie. En effet, lors de Son baptême, tandis qu’Il priait, l’Esprit descendit sur Lui sous une forme corporelle, comme une colombe. En ce moment, Il fut rempli corporellement de la plénitude du Saint-Esprit. C’est pourquoi il est dit dans Luc 4:1 : « Jésus rempli d’Esprit saint, revint du Jourdain et fut conduit par l’Esprit dans le désert. » Cependant, lorsqu’Il partit jeûner et prier dans le désert pendant quarante jours, Il y est revenu étant revêtu de la Puissance de l’Esprit, c’est pourquoi il est dit au verset 14 : « Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l’Esprit et sa renommée se répandait dans toute la région. »

C’est après avoir réuni ces deux choses : la Plénitude et la Puissance de l’Esprit que commença le Ministère de guérison de Jésus. Il faut que cela soit su. La plénitude de l’Esprit n’est pas la Puissance de l’Esprit. Celui qui est en communion avec Dieu peut être rempli de la Plénitude de l’Esprit sans être revêtu de la Puissance de l’Esprit. Avec la Plénitude de l’Esprit, la révélation de la Parole est évidente et la prédication est apportée avec autorité. Ceci est mentionné au verset 32 de Luc 4 en ces termes : « On était frappé de son enseignement, car il parlait avec autorité. » Mais Jésus ne parlait pas seulement avec autorité ! Il est aussi dit au verset 36 du même chapitre : « Qu’il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs et ils sortent. » Par la Plénitude de l’Esprit, les serviteurs de Dieu prêchent avec autorité et prient avec grâce, mais par la Puissance de l’Esprit, les dons de l’Esprit sont pleinement manifestés, entre autres, le don d’opérer des miracles et de guérir les malades. Les miracles n’accompagnent pas seulement ceux qui croient, mais que celui qui veut réellement pratiquer le Ministère de la guérison soit prêt à rechercher la Puissance de l’Esprit, dans la sanctification, le jeûne et la prière.

N’est-ce pas que les disciples avaient pratiqué le Ministère de la guérison après la Pentecôte ? Il a fallu qu’ils soient d’abord revêtus de la Puissance du Saint-Esprit, car les disciples à la Pentecôte n’avaient pas seulement fait l’expérience du baptême du Saint-Esprit, mais avaient aussi été revêtus de la Puissance de Dieu, laquelle était symbolisée par les langues de feu qui se posaient sur eux. Et Jésus Lui-même parla de ce feu qu’Il devait jeter sur la terre dans Luc 12:49-50. « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli ! »

Prier pour les malades dans l’assemblée locale

Dans les rassemblements de l’Église, on prie pour les malades parmi les frères. Mais Jésus a dit : « En mon nom, ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. » Puis il est encore dit dans Jacques :

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que ceux-ci prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière agissante du juste a une grande efficacité. (Jacq 5:14-16)

Il est bon de prier pour les malades dans l’assemblée locale parce que c’est l’ordre du Seigneur, mais il est nécessaire que celui qui prie sache qu’il s’agit de faire une prière avec la foi et non avec le doute. Il faut que celui qui demande la prière et celui qui prie aient ensemble l’assurance que le Seigneur Jésus guérit effectivement les malades. Il faut que ceux qui prient fassent partie de ceux qui ont pleinement expérimenté la guérison divine, lesquels ne se confient plus dans les médecins et les médicaments, mais plutôt dans les meurtrissures de Jésus. Très souvent, les prières en faveur des malades ne sont pas exaucées à cause de l’incrédulité des malades et des intercesseurs eux-mêmes. En effet, lorsqu’un frère demande aux serviteurs de Dieu de prier pour sa guérison, il doit comprendre que Dieu se trouve avec Ses serviteurs et qu’il reçoit la guérison effectivement quand les serviteurs de Dieu prient pour lui. Beaucoup vont vers les autorités de l’Assemblée dans le doute ; cela n’est pas juste et Dieu connaît les cœurs.

Il y a une grande différence entre le Ministère de la guérison dans Marc 16, qui concerne l’évangélisation et le Ministère de la guérison exercé par les autorités spirituelles de l’Église locale, notamment les pasteurs et les anciens. Pour les chrétiens malades, la Bible demande que soit appliquée l’onction d’huile, après la confession des péchés, car il peut se faire que les liens de la maladie pour les chrétiens soient entretenus par un péché non confessé. Si dans une Église locale, un membre est malade, qu’il confesse ses péchés, sans rien cacher, qu’on lui applique l’onction d’huile, avec la prière de la foi, ce membre doit guérir. Souvent, beaucoup de frères vont vers les anciens pour la prière, sans foi, sans confession. Dans le cas que Jacques évoque, il s’agit bien d’une personne que la maladie a clouée à la maison, qui ne peut pas se déplacer sur le lieu de culte, cela veut implicitement dire que le cas est grave. Alors, il faut examiner et trouver l’origine du mal. C’est pourquoi il faut passer à un entretien, à une confession quand notre cœur nous condamne. Si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance, alors on peut prier.

CELUI QUI MANGE ET QUI BOIT SANS DISCERNER LE CORPS DE CHRIST MANGE ET BOIT UN JUGEMENT CONTRE LUI-MÊME, C’EST POURQUOI IL Y A PARMI VOUS BEAUCOUP DE MALADES ET D’INFIRMES, ET QU’UN ASSEZ GRAND NOMBRE SONT MORTS. (1 Cor 11:29-30)

Le repas du Seigneur qui a été institué pour rapprocher les saints du Seigneur peut être source de maladie et de mort pour ceux qui mangent et boivent dans le péché et dans l’incrédulité. C’est pourquoi le croyant doit être dans de bonnes dispositions spirituelles avant de s’approcher de la table du Seigneur. Il s’agit ici d’avoir de la foi comme il est écrit : « Or sans la foi, il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent ». (Hébr 11:6) C’est pourquoi les maladies nées des suites de la sainte cène doivent être traitées dans la repentance. Les malades peuvent être physiques ou spirituels, car celui qui a l’habitude de prendre la sainte cène sans discerner le corps finit par devenir un incroyant et un insensé dans la maison de Dieu. Quand la sainte cène est prise sans discernement dans le désordre, la Puissance de Dieu disparaît et il ne peut plus s’opérer de prodiges et de miracles pour chasser les démons et guérir les malades dans l’Assemblée. Au contraire, les frères meurent, comme il est écrit et cette mort est à la fois physique et spirituelle.

C’est pourquoi, que ceux qui travaillent dans la Maison de Dieu prennent garde à la manière dont ils prient pour les malades et que ceux qui prient aussi pour être guéris eux-mêmes de leurs maladies physiques et spirituelles prennent aussi garde à la manière dont ils prient. Que l’incrédulité n’ait point de place dans les cœurs quand il s’agit de prendre à témoin les meurtrissures du Seigneur Jésus, lesquelles attestent de Sa mort, car telle il est écrit : « car toutes les fois que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Cor 11:26). Ainsi, que la mort du Seigneur ne soit point un sujet de moquerie ou de mépris par notre incrédulité. Car celui qui ne peut avoir suffisamment de foi dans les meurtrissures de Jésus pour se relever promptement de la maladie méprise la mort du Seigneur qui est au fondement même de la foi chrétienne. Car Christ est mort pour que nous soyons guéris de la maladie.

Nous attendons la révélation de Jésus-Christ en notre milieu, alors, que nos cœurs aspirent à la Puissance de Dieu dans notre propre vie et dans la vie de l’Église et de notre Assemblée locale. Ne nous plaçons pas sous le joug des médicaments et des médecins, sachant quand même qu’il n’est pas interdit d’aller chez le médecin. Le signe que le Christ marche avec nous est aussi la révélation de Sa Puissance de guérison. Lorsqu’Il est apparu sur la scène, Jean-Baptiste envahi par le doute en prison envoya ses disciples lui demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? Alors Jésus leur répondit : Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. (Matth 11:3-5)

Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour toujours ! Que Son nom soit béni parce qu’Il veut ramener Sa Puissance de guérison dans notre vie et dans notre Ministère commun. Soyez bénis et que la grâce et la bénédiction de Dieu soient avec vous tous ! Maranatha ! Jésus revient bientôt !

Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes fautes, Qui guérit toutes tes maladies, Qui rachète ta vie du gouffre, Qui te couronne de bienveillance et de compassion, Qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle. (Ps 103:2-5)

En Christ notre Seigneur !

Votre frère M’BRA Parfait

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14 juin 2010   ·   42 min de lecture