Prêché à Lausanne, le 14 juin 2010

Le sac et la cendre

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Parfait M'bra 14 juin 2010   ·   Lausanne   ·   42 min de lecture   ·   13 références 14 juin 2010   ·   Lausanne   ·   42 min   ·   13 références

Le prédicateur exhorte l'Église à retrouver l'attitude biblique du sac et de la cendre, symbole d'humiliation et de repentance face aux menaces spirituelles et au jugement imminent. Il s'appuie sur les exemples d'Ézéchias, Mardochée, Jonas et Daniel pour montrer que l'Église doit s'humilier pour retrouver la puissance de Dieu, l'amour fraternel et la foi apostolique.

Que le Seigneur soit béni ! Nous sommes reconnaissants au Seigneur pour ce rassemblement. Nous sommes à notre troisième prédication. Pour ceux qui n’étaient pas là, la première prédication, c’était le samedi soir. Nous avons parlé de l’aveugle Bartimée et nous avons montré que Bartimée avait une situation d’aveuglement qui ressemblait à la situation de Laodicée. Parce que, le Seigneur, parlant de Laodicée a montré qu’elle était une aveugle. Donc, la cécité spirituelle faisait partie des problèmes de l’église de Laodicée ; et comme c’est une église qui était aveugle, alors, elle était pauvre, elle était misérable et elle avait beaucoup de problèmes. Elle était séduite parce qu’effectivement quand tu es aveugle, tu ne peux pas travailler. Dans l’ancien temps, c’était difficile de travailler.

Donc, Bartimée mendiait. Tout le monde pouvait le conduire parce que celui qui est aveugle est fragile ; il ne sait pas ce qu’il fait, où il va. Donc tout le monde peut le conduire. Et il demandait l’aumône parce qu’il était pauvre, il n’avait pas les moyens. Et c’est comme ça aujourd’hui, l’Église ! L’Église est aveuglée par le monde, par la mondanité, par le péché, par l’environnement. Et comme l’Église est aveuglée par les faux enseignements, par les imaginations que les uns et les autres peuvent avoir… car il y en a beaucoup qui ont des imaginations dans l’Église… Ils n’aiment pas se référer à la Bible, ils ont beaucoup d’imaginations. Ils abordent Dieu selon leur mentalité, selon leur culture, selon leur manière de voir… Et c’est l’aveuglement pour tout le monde. Donc, comme l’Église est aveuglée, elle tend la main alors que Celui qui a créé l’Église est riche…

Jésus-Christ, c’est Lui qui est riche, qui a tout… mais l’Église tend la main comme Bartimée ! L’Église mendie son pain ! Et l’Église est conduite par n’importe qui : celui-là se lève « Je suis pasteur ! Je suis prophète » ; il prend l’Église, il l’amène où il veut… bon, c’est comme ça et c’est ce qu’on voit dans le monde de la chrétienté aujourd’hui. Il y a beaucoup de problèmes avec les croyants. Et nous sommes allés plus loin pour dire que le Seigneur nous a fait la grâce d’avoir les yeux ouverts aujourd’hui. Nous avons écouté le Message du Temps de la Fin. Il y a eu une progression, c’est vrai. L’Église a connu un temps de refroidissement spirituel, mais aussi, nous avons entendu un cri de réveil. On a entendu un Message clair qui nous appelle à la repentance, à la prière, au jeûne, à la sanctification, à la reprise de la préparation en vue de rencontrer le Seigneur. Et si nous avons entendu cela, on doit faire comme Bartimée, parce que Bartimée était dans le désespoir et puis, il avait entendu que le Christ passait et pouvait lui donner la vue…

Effectivement, le Seigneur lui a donné la vue après qu’il ait demandé à voir. Alors, quand le Seigneur lui a donné la vue, la Bible dit qu’il a suivi le Seigneur dans le chemin. Donc, le Message qu’on a entendu nous a montré un chemin spirituel qu’on doit tous emprunter. On doit l’emprunter, on est obligé de l’emprunter. Il n’y a pas un autre chemin. C’est le seul chemin. Si on refuse de l’emprunter, ce sera difficile pour nous demain. J’ai prêché l’année passée « les fils du désert » et on a vu que le Seigneur a dit, dans Ésaïe 40 : « Préparez le chemin ! Préparez au désert le chemin du Seigneur ! » Et le désert, c’est un contexte spirituel, c’est un environnement spirituel qui n’est pas gai ! C’est un environnement difficile, c’est un environnement rude, éprouvant. C’est dans le désert que Dieu forge les siens, c’est dans le désert qu’Il prépare les siens. On a vu que, avec Moïse, ce sont les enfants qui sont nés dans le désert qui sont entrés dans le pays pour la plupart. Un grand nombre est né dans le désert. C’est ceux qui ont mené la guerre contre les ennemis d’Israël et qui se sont emparés du pays. Mais ils ont été formés dans le désert. Ils n’ont pas connu de gîte.

Leurs ancêtres, leurs pères, sont morts dans le désert parce qu’ils ont quitté l’Égypte avec la désobéissance, avec l’incrédulité. Ils sont tous morts, ils sont tombés dans le désert. Mais ceux qui sont nés dans le désert ont survécu à la tentation. Vous savez que dans le désert, il y a eu beaucoup de tentations : il y a eu les serpents, les péchés, l’impudicité, la rébellion, beaucoup de choses… Il y a eu tous ces péchés mais eux, ont survécu à tout cela et c’est eux qui ont pris le pays avec Josué à leur tête comme chef de guerre. Vous voyez… C’est le désert aujourd’hui, et ceux qui refusent de prendre le désert… Quand vous lisez Apocalypse 12, vous allez voir qu’à l’enlèvement, le reste de l’Église qui est passée par la grande tribulation… la Bible dit que, cette femme-là, elle a été portée avec les ailes du grand aigle dans le désert. Donc, ceux qui sont passés par la grande tribulation ont dû faire après leur désert. Ils ont dû faire trois années de désert avant d’avoir trois ans et demi de tribulations.

Donc, dans tous les cas, on fera le désert, parce que c’est le seul chemin ! Dans tous les cas, frères, dans tous les cas ! Celui qui ne veut pas faire ce que Dieu lui demande maintenant devra le faire demain… il sera obligé de le faire ! Il n’y a pas un autre chemin ! On est obligé, on est contraint vu l’environnement spirituel dans lequel l’ennemi se trouve. Amen ! Que Dieu nous bénisse. Nous voulons que le Seigneur nous aide tous à avancer.

Donc, Bartimée, quand il a eu les yeux ouverts, il a suivi le Seigneur dans le chemin. Hier, nous étions en train de dire que l’Évangile Véritable, l’Évangile Ancien, que le Seigneur a apporté sur la terre, c’est un évangile d’Amour parce que ce qui a conduit le Christ à la croix, c’est l’amour. C’est l’amour du Père qui a conduit le Fils à la mort, à la croix et le Fils est mort pour que nous soyons délivrés de nos péchés. Il est mort pour que nous ne mourions plus. Et par là, nous avons vu que c’est nous qui avons tué le Seigneur Jésus. Les religions ont dit que ce sont les Juifs qui ont tué le Seigneur. Alors ils ont persécuté les Juifs dans les siècles passés. Mais ce ne sont pas les Juifs qui ont tué le Seigneur. C’est nous qui l’avons tué. C’est nous, les croyants. Celui qui est devenu croyant, c’est celui qui a reconnu qu’il a commis un crime. Il a reconnu qu’il a tué le Seigneur par ses péchés, par ses mauvaises œuvres, il a participé à la mort du Christ. Donc, j’ai dit que, quand tu as reconnu que tu as été un jour meurtrier, tu es diminué. Vis-à-vis de Dieu tu es diminué. Tu es frappé d’humilité et de ta vie ne peut que sortir la tolérance, le pardon, l’amour… et nous avons montré que l’Évangile nous conduit à vivre pour le Seigneur et pour les autres.

Ce que l’Évangile nous défend, c’est que nous vivions pour nous-mêmes. L’Évangile du Christ nous défend, à nous les chrétiens, de vivre pour nous-mêmes. C’est pour ça que le Christ a dit « celui qui veut me suivre, qu’il renonce à lui-même », à sa propre personne parce que suivre le Seigneur, c’est vivre pour le Seigneur et pour les autres. Donc, si nous apprenons à vivre pour le Seigneur et pour les autres, nous serons tolérants, nous allons toujours pardonner au prochain et, le Seigneur l’a dit dans une parabole concernant le pardon.

Il a pris l’exemple de quelqu’un qui devait beaucoup d’argent au roi. Le roi lui a remis sa dette. Et lui, il était sorti tout content parce que le roi lui avait remis sa dette, mais il rencontre quelqu’un dans le chemin qui lui doit de l’argent, il moleste ce dernier et le bat jusqu’à ce qu’il lui rembourse tout son argent. Il y a un serviteur du roi qui a découvert cela et l’a rapporté au roi. L’homme a été vendu avec ses enfants et tout ce qu’il avait pour payer au roi ce qu’il devait. Vous voyez ? Le Seigneur veut montrer par là qu’on doit pardonner ! Amen ? Un chrétien doit pardonner. Si quelqu’un te fait du mal, tu dois pardonner. Qu’il se repente ou pas, tu dois pardonner. Qu’il reconnaisse sa faute ou pas, tu dois pardonner. C’est ce qui est écrit. C’est pour ça que le Seigneur a dit, quand tu fais ton offrande et que tu te souviennes que quelqu’un a quelque chose contre toi, que tu ailles le réparer. Ça, c’est quand tu sais que la personne a dans son cœur quelque chose contre toi. Là, l’Esprit te rappelle que tu as fait du mal à quelqu’un. Et si tu fais ton offrande et que, dans ton cœur tu as quelque chose contre quelqu’un, que la personne l’ait reconnu ou pas, qu’elle t’ait demandé pardon ou pas, le Seigneur a dit que tu dois pardonner parce que maintenant, tu vas faire ton offrande. Et si on prend l’exemple du Christ, c’est ce qu’Il a fait à la croix : les gens l’ont injurié, les gens l’ont insulté et lui ont craché dessus alors qu’Il était à la croix et qu’Il allait faire Son offrande, Il a dû dire « Seigneur, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Il fallait qu’Il dise ça, afin que Son offrande soit agréée. Parce que sur tout le chemin qui a mené à la croix, Il n’a fait qu’être offensé, Il n’a fait qu’être humilié…

Et c’est le Seigneur, c’est le Seigneur après tout ! On l’a humilié, les plus méchants lui ont craché dessus, ils l’ont injurié, ils lui ont percé le côté, ils lui ont tout fait, ils l’ont défiguré. Mais comme Il était venu s’offrir, il devait pardonner. Alors, Il a dit « Seigneur, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Effectivement, celui qui ne connaît pas Dieu, il ne sait pas ce qu’il fait. Et même celui qui vient à l’église et qui prétend être un chrétien, souvent il ne sait pas ce qu’il fait. Souvent, les frères ne savent pas ce qu’ils font, souvent les sœurs ne savent pas ce qu’elles font. Parce que, l’Évangile, c’est profond !… Jean 3:16 c’est un passage très profond… Il faut qu’on mesure l’amour que le Seigneur a eu pour nous. Il faut qu’on comprenne cet amour, dans sa profondeur, pour vraiment vivre l’Évangile, c’est-à-dire vivre pour le Seigneur, vivre pour les autres. Et dans l’église, c’est la base. Si nous arrivons dans l’église à vivre pour le Seigneur Jésus et pour les autres, entre nous, nous serons toujours en paix. Si dans notre foyer, dans notre ménage, nous arrivons à vivre l’un pour l’autre… je vis pour madame, madame vit pour moi, et nous deux vivons pour le Seigneur, on serait en paix. Il n’y aura pas d’histoires…

Mais souvent, ce sont des choses qu’on ne comprend pas bien. Bon, ça montre qu’il y a beaucoup de problèmes et pour ça, on a besoin de prier, frères, pour que Dieu nous révèle les profondeurs de Sa pensée. Parce que Dieu n’est pas comme nous. Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées. Les voies du Seigneur ne sont pas nos voies. Souvent nous avons des pensées légères, mais ce n’est pas cela qui est la Parole de Dieu. Notre esprit, notre intelligence… si elle a été renouvelée par le Seigneur, elle doit saisir les profondeurs de la Parole de Dieu pour que nous puissions bien marcher avec le Seigneur, parce qu’avec le Seigneur, on marche par la révélation. Amen ?

Donc, nous avons parlé de l’Évangile de grâce, de cet Évangile-là qui nous ramène vraiment à une vie de communion avec le Seigneur, à une vie de tolérance, de consécration et de renoncement. Il faut qu’on comprenne ces choses. C’est très important. Aujourd’hui, les gens n’aiment plus Dieu. Quand nous lisons dans Matthieu 24 au verset 13, il est dit : qu’à cause des progrès de l’iniquité, l’amour du plus grand nombre se refroidira… C’est écrit comme ça : l’amour du plus grand nombre se refroidira. L’amour pour le Seigneur, l’amour pour les frères et sœurs, l’amour pour la communauté et l’œuvre de Dieu… Ça va se refroidir à cause des progrès de l’iniquité. Parce que nous sommes dans un monde inique, dans un monde où les gens font le mal et ils le font exprès. Les gens qui font le mal cherchent à faire le mal. Ils courent après le mal. C’est ça l’iniquité. Et cet esprit est entré dans l’Église. Ceux qui ont la Bible, qui confessent le Seigneur font aussi le mal. Pourquoi ? Parce que leur amour pour le Seigneur s’est refroidi. C’est un problème ! Nous avons beaucoup de dieux maintenant dans nos maisons qui font que notre amour pour le Seigneur s’est refroidi.

Alors nous avons besoin que le Seigneur nous aide. Et dans l’esprit du Message… dans les prédications du frère Branham, on a compris que le diable a détruit l’amour fraternel ! Ça fait partie des qualités que le Seigneur doit restituer à l’Église. Quand vous lisez, l’amour fraternel et l’amour divin sont les deux au sommet de la pyramide. C’est ce qui manque à l’Église.

Le Message, normalement, est venu pour nous restituer l’amour fraternel et l’amour pour le Seigneur, c’est-à-dire les deux plus grands commandements, comme on l’a lu : l’amour pour Dieu et l’amour pour les frères et sœurs. Le Message est venu nous restituer cela. Le frère Branham, dans ses prédications, a beaucoup insisté là-dessus. Et quand on voit la pyramide, l’avant-dernier, c’est l’amour fraternel, le dernier c’est l’amour de Dieu. Ces deux choses doivent être aussi restituées à l’Église. Alors, si nous voulons arriver à la perfection… je l’ai dit aussi hier ; le lien, c’est l’AMOUR. C’est l’amour qui est le lien de la perfection. On ne peut pas prétendre à la perfection si nous n’avons pas été liés ensemble par l’amour du Seigneur et par l’amour des frères et sœurs. Le Seigneur a dit « Aimez-vous les uns les autres, c’est à cela qu’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples ». Amen !

Frères, ce sont des choses qui sont vraies et pour arriver à faire ces choses-là, il y a un combat à mener parce que ce ne sont pas des vertus, des qualités qui descendent simplement du ciel. Les prophéties disent que ça a été dévoré. Le diable a dévoré ces choses-là dans le milieu des croyants. Ça a été dévoré ! Alors, comme ça a été dévoré, ça doit être restitué ! Amen ? Et Joël dit comment les choses vont se faire. Vous lisez tout le livre de Joël, ça parle un peu de ça. Le Seigneur a montré la voie. Que Dieu nous bénisse !

Donc, c’est dans cet esprit qu’on va encore se placer ce soir. Accordez-moi une heure de temps pour vous dire ce que j’ai à vous dire. Amen ! 2 Rois chapitre 19:1-4. Je voudrais parler ce soir du sac et de la cendre, ces deux expressions qui sont dans la Bible :

1. Lorsque le roi Ézéchias eut entendu ces choses, il déchira ses vêtements, il se couvrit d’un sac, et entra dans la maison de l’Éternel.

2. Puis il envoya Éliakim, le préfet du palais, et Shebna, le secrétaire, et les anciens d’entre les sacrificateurs, couverts de sacs, vers Ésaïe, le prophète, fils d’Amots.

3. Et ils lui dirent : Ainsi dit Ézéchias : Ce jour est un jour d’angoisse, de châtiment et d’opprobre ; car les enfants sont venus jusqu’au moment de naître ; mais il n’y a point de force pour enfanter.

4. Peut-être l’Éternel ton Dieu aura entendu toutes les paroles de ce Rabshaké, que le roi d’Assyrie, son maître, a envoyé pour insulter le Dieu vivant, et peut-être que l’Éternel, ton Dieu, châtiera les paroles qu’il a entendues. Fais donc monter une prière en faveur de ce qui reste encore.

Amen !

Esther chapitre 4:1-4 :

1. Or, quand Mardochée eut appris tout ce qui avait été fait, il déchira ses vêtements, se couvrit d’un sac et de cendre, et il sortit par la ville, criant d’un cri grand et amer.

2. Et il vint jusque devant la porte du roi ; car il n’était point permis d’entrer dans le palais du roi, étant vêtu d’un sac.

3. Et dans chaque province, dans les lieux où la parole du roi et son ordonnance parvinrent, les Juifs furent en grand deuil, jeûnant, pleurant et se lamentant ; et plusieurs se couchaient sur le sac et la cendre.

4. Les servantes d’Esther et ses eunuques vinrent et lui rapportèrent cela : et la reine fut fort effrayée, et elle envoya des vêtements pour en revêtir Mardochée, et pour qu’il ôtât son sac de dessus lui ; mais il ne les accepta point.

Amen !

Nous lisons Jonas chapitre 3:1-7 :

1. Puis la parole de l’Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots :

2. Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et publies-y le message que je t’ordonne.

3. Jonas se leva donc et alla à Ninive, suivant l’ordre de l’Éternel. Or Ninive était une grande ville devant Dieu, de trois journées de marche.

4. Et Jonas commença de pénétrer dans la ville le chemin d’une journée ; il criait et disait : Encore quarante jours, et Ninive sera détruite !

5. Et les gens de Ninive crurent à Dieu ; ils publièrent un jeûne et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands d’entre eux jusqu’aux plus petits.

6. La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta de dessus lui son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre.

7. Puis il fit proclamer et dire dans Ninive, par décret du roi et de ses grands : « Que les hommes et les bêtes, le gros et le menu bétail, ne goûtent de rien, qu’ils ne paissent point et ne boivent point d’eau. »

Amen ! On va s’arrêter là.

Daniel 9:1-4 :

1. La première année de Darius, fils d’Assuérus, de la race des Mèdes, qui avait été établi sur le royaume des Caldéens ;

2. la première année de son règne, moi, Daniel, je compris par les livres, que le nombre des années dont l’Éternel avait parlé au prophète Jérémie, pour finir les désolations de Jérusalem, étaient de soixante et dix ans.

3. Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, pour lui présenter des requêtes et des supplications, avec jeûne et en prenant le sac et la cendre.

4. Et je priai l’Éternel mon Dieu, je lui fis ma confession, et je dis :…

Par la suite, vous allez voir qu’il s’est repenti des péchés et des mauvaises œuvres de ses pères, de ses propres péchés et il a demandé à Dieu de faire une grâce à Israël. Amen.

Nous allons lire maintenant dans Matthieu, chapitre 11 versets 20 à 24 :

Alors il se mit à faire des reproches aux villes où il avait fait la plupart de ses miracles, de ce qu’elles ne s’étaient point repenties.

21. Malheur à toi, Corazin ! Malheur à toi, Bethsaïda ! Car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous eussent été faits à Tyr et à Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre.

22. C’est pourquoi je vous dis que le sort de Tyr et de Sidon sera plus supportable au jour du jugement que le vôtre.

23. Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusqu’en enfer ; Car si les miracles qui ont été faits au milieu de toi eussent été faits à Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.

24. C’est pourquoi je vous dis que le sort du pays de Sodome sera plus supportable au jour du jugement que le tien.

Amen ! On va s’arrêter là pour l’étude. Que le Seigneur nous bénisse.

Ce soir je voudrais parler du sac et de la cendre. C’est une expression qui est dans la Bible, que nous connaissons… disons que dans les lectures on a souvent vu cela. C’est un comportement dans la Bible. C’est une attitude, une manière d’être… qui n’est pas toujours vécue, mais qui souvent est vécue selon les circonstances, selon les événements. Nous avons lu beaucoup de textes. Nous avons commencé par le roi Ézéchias.

Le sac et la cendre, c’est un symbole. Dans l’ancien temps, parmi le peuple juif, parmi les hommes de foi, il y avait souvent ce comportement. Ils prenaient souvent le sac et la cendre. Le sac est un habit. Je ne sais pas comment on l’appelle en Europe. C’est un boubou : il n’y a rien d’esthétique. La cendre est le symbole de l’homme. Vous savez que l’homme est fait de poussière, de cendre. Dans l’ancien temps, c’était une manière de s’humilier. Quand il y avait des problèmes graves, des événements graves qui arrivaient parmi le peuple juif ou parmi les hommes de foi, ils prenaient le sac et la cendre. Ils déchiraient leurs vêtements à l’annonce de la nouvelle pour montrer qu’ils sont touchés et prenaient ce vêtement qui était là pour les jours d’humiliation et le mettaient, se mettaient de la cendre dessus et allaient s’asseoir quelque part, soit dans la maison de Dieu ou quelque part là où ils peuvent méditer, là où ils peuvent invoquer Dieu pour implorer sa grâce.

Donc, c’était une manière de s’humilier à l’époque pour les rois, pour les prophètes, pour les serviteurs de Dieu, pour les gens du peuple… On avait éduqué ainsi les enfants d’Israël. Donc, un événement grave était arrivé en Israël, particulièrement en Juda. Le roi Ézéchias avait été menacé par le roi assyrien parce qu’à l’époque, l’Assyrie était montée en puissance, donc c’était le royaume qui dominait la région. Ils ont assiégé Israël. Vous savez qu’il y avait deux royaumes : le royaume de Juda et le royaume d’Israël. Ils ont assiégé Israël et l’ont assujetti. Puis ils ont emmené les gens en déportation. Après, ce roi-là a attaqué Juda. Mais avant de l’attaquer, il a envoyé un messager qui a lu une lettre à Ézéchias. Il a effrayé les envoyés d’Ézéchias à Jérusalem.

Donc, quand il a reçu la nouvelle, il a su que ce roi était puissant, car il avait déjà assujetti Israël… Alors le roi a déchiré son vêtement et il a pris le sac et est allé directement dans la maison de l’Éternel. Là-bas, il a prié puis a envoyé ses messagers, ses conseillers chez le prophète Ésaïe pour lui demander la Parole de Dieu. Eux aussi se sont mis dans les mêmes conditions pour y aller. Et le Seigneur a prononcé une parole en faveur d’Ézéchias… Par la suite, l’ange du Seigneur est venu dans le camp des Assyriens et a tué beaucoup de soldats. Le reste a fui. C’est comme ça qu’Ézéchias a été délivré de la main de l’Assyrien. Amen !

Puis, on a vu dans Esther qu’à l’époque, les Juifs étaient en déportation dans ce royaume où Esther a été faite reine. Mais ils avaient un ennemi là, à côté du roi, qui a amené le roi à signer un décret pour qu’on massacre les Juifs dans le royaume. Donc, le roi a signé le décret mais, en ce temps-là, les rois ne pouvaient pas révoquer leurs décrets. Dès que c’était signé, ça devrait s’exécuter…

Donc, il fallait faire en sorte qu’il fasse un décret qui autorise les Juifs à se défendre. Alors, quand Mardochée a su que le roi avait signé un décret pour que les Juifs soient exterminés dans le royaume, dans tout l’empire, il prit le sac et la cendre et sortit dans la rue en criant parce qu’il était en détresse. Les gens ont porté la nouvelle à la reine Esther pour lui dire « que ton oncle est revêtu de sac et de cendre et qu’il se trouve dans les environs du palais ». Elle fut effrayée. Elle demanda à savoir. Elle a même envoyé des vêtements pour qu’il se change. Il a dit qu’il ne pouvait pas se changer parce qu’il y avait une situation telle qu’il fallait qu’il soit dans l’humiliation. Quand vous voyez un Juif avec le sac et la cendre, c’est un message ! Ça veut dire que la situation est grave ! Il y a un problème en Israël ! Il y a un problème dans la famille ! Il y a un problème ! Il y a quelque chose qui ne va pas ! Donc, pour le montrer, ils prennent le sac et la cendre et ils s’humilient, prient, jeûnent, crient au Seigneur pour avoir la solution au problème, pour remédier à la situation ! Amen ?!

Donc, c’est un comportement, une attitude, une manière d’être qui arrive en Israël lorsqu’il y a des problèmes. Et dans la progression, on s’est rendu compte qu’aujourd’hui, c’est un comportement qui n’habite plus les chrétiens parce que le sac et la cendre, c’est vraiment le symbole de l’humiliation devant Dieu, devant le Seigneur…

Vis-à-vis d’un problème, d’une situation difficile, de la misère, de l’épreuve, des menaces de l’adversaire ou de Dieu sur son peuple, il faut recourir au sac et à la cendre. Vous avez vu que Jonas a reçu un message à proclamer à Ninive parce que Ninive était dans le péché et Dieu avait pris la résolution que, passés quarante jours, ils seraient jugés. Donc il a envoyé Jonas pour les avertir… Mais quand il est parti et a commencé à faire le tour de la ville en criant que « quarante jours et Ninive sera détruite ; quarante jours et Ninive sera détruite », les gens ont entendu. Ils ont été alertés que Dieu a placé sur eux un jugement. Alors ils sont sortis, ils ont pris le sac et la cendre. Dans les rues ils se sont humiliés et le roi de Ninive, l’homme le plus important, est aussi descendu quand il a appris la nouvelle, parce qu’on lui a dit qu’il y a un prophète qui parcourt la ville et qui dit que d’ici quarante jours, la ville sera détruite. Il a cru à cela et il est descendu lui aussi dans le sac et la cendre. Ils ont commencé à prier.

Il a demandé que les animaux ne mangent pas, qu’on ne les fasse pas paître. Ils ont commencé à crier, à pleurer et Dieu a fait grâce à Ninive ; ils ont survécu. Pourtant, Ninive n’était pas une nation juive. C’était des païens qui étaient là-bas. Ils vivaient dans l’abomination, le dérèglement, la rébellion, dans beaucoup de choses. Mais quand Dieu leur a parlé et qu’ils ont prêté attention, ils se sont humiliés et le Seigneur les a délivrés. C’est un exemple dans la Bible. C’est pour notre instruction. Daniel aussi a pris le sac et la cendre. Quand ils sont allés en déportation, le Seigneur avait dit que soixante-dix ans après, ils retourneraient en Israël, en Juda. Dans ses méditations et lectures il a découvert qu’il est dans l’année où la sentence de Dieu arrive à son terme et qu’il faut qu’il retourne à Jérusalem. Donc, il a pris le sac et la cendre, il a commencé à prier, à jeûner à s’humilier devant le Seigneur. Il a demandé pardon pour ses péchés, pardon pour les péchés du peuple d’Israël, pardon à Dieu pour tout ce qui s’est passé et il a demandé que le Seigneur fasse grâce et que Jérusalem soit rebâtie et restaurée.

Il a été touché par la situation de son pays et quand vous lisez dans le livre de Néhémie et Esdras, quand ils sont revenus, ils sont allés encore s’humilier dans les prières et dans le jeûne pour demander à Dieu de les conduire. C’est comme ça qu’ils ont rebâti la ville. Amen ? Donc, ce sont des exemples qui sont dans la Bible pour nous instruire.

Maintenant, dans le Nouveau Testament, le Seigneur a fait un reproche aux villes de Corazin, de Bethsaïda dans Mathieu 11:21. Il leur a fait des reproches parce que dans ces milieux-là, le Seigneur leur a prêché la Parole, Il a opéré de grands miracles, de grands prodiges… Les gens ont vu ces choses. Ils ont vu la gloire de Dieu, les miracles, les prodiges, ils ont vu beaucoup de choses, mais leur cœur a été insensible aux choses qu’ils ont vues. Leur cœur a été insensible à la Parole qu’ils ont entendue, leur cœur a été insensible aux miracles, aux guérisons, aux délivrances qu’il y a eues. Ils n’ont pas considéré ces choses. Et le Seigneur leur fait des reproches pour dire que si les miracles qu’ils ont vus avaient été faits aux temps de Sodome et Gomorrhe, ils se seraient repentis. Si cela avait été fait dans Tyr et Sidon, ils auraient pris le sac et la cendre comme les habitants de Ninive l’ont fait afin d’avoir la délivrance, le pardon et la paix de Dieu. Ils ne seraient pas détruits. Mais ces villes avaient été détruites parce qu’elles n’avaient pas eu l’occasion d’entendre la voix de Dieu ou bien de voir les miracles et les prodiges du Seigneur. Amen !

Mes frères et sœurs, aujourd’hui, l’Église doit prendre le sac et la cendre. Le monde doit prendre le sac et la cendre parce qu’il y a un jugement qui est prêt sur le monde. Dieu a dit dans les prophéties que dans notre génération, le monde sera détruit. Le système mondial sera détruit. Tout ce que nous voyons là, l’Europe, l’Amérique, les royaumes, tout cela sera détruit. Le monde s’en va à sa fin. Le monde s’en va à la destruction. Le monde s’en va à la déchéance. Tout ce que nous voyons là va disparaître. Il n’y a rien qui va rester en place. Tout va disparaître. Et dans Malachie 4 – c’est le verset que nous connaissons très bien – verset 5 et 6, le Seigneur a dit que « avant le jour du Seigneur, le jour grand et redoutable, Il enverra le prophète Élie ». Donc, il y a d’abord un jugement qui est déjà sur le monde et qui va arriver mais avant cela, le Seigneur a envoyé le Message pour nous faire sortir de la condamnation de ce monde, pour nous faire sortir de Babylone.

Vous voyez ? Et le monde aujourd’hui doit prendre le sac et la cendre parce que le monde est séduit, l’Église est séduite. Ça ne va pas frères, et nous le savons tous. Si c’était une chose que nous ne savions pas, d’accord. Mais nous savons tous que ça ne va pas dans l’Église. NOUS LE SAVONS TOUS ! Chacun d’entre nous a cette connaissance à moins que nous ne soyons pas des chrétiens. Sinon celui qui lit la Bible sait ce qui se passe dans l’Église, et voit que ça ne va pas ! Ça ne va pas frères ! Mais le problème, la misère des chrétiens, c’est qu’ils n’agissent pas, ils ne se manifestent pas. Quand bien même ça ne va pas, ils ne se manifestent pas ! C’est ce qui est grave et c’est le problème aujourd’hui. Dans le milieu des croyants, les anciens avaient ce comportement-là. Ils aimaient s’humilier devant le Seigneur, ils aimaient prendre le sac et la cendre. Ils savaient parler au cœur de Dieu. Ils savaient toucher Dieu par leur attitude, leur comportement, leur manière de faire. Ils savaient attirer l’attention de Dieu sur leur foi et leur misère… Frères, ce n’est pas en priant deux-trois minutes qu’on va attirer la compassion de Dieu sur nous. Je suis désolé ! Dans la situation où nous sommes, ce n’est pas cela, frères, parce que pour chaque situation, il y a un comportement biblique à avoir, il y a une attitude, un caractère à avoir pour chaque situation dans la Bible.

Quand c’est grave, quand ça ne va pas, on prend le sac et la cendre, c’est-à-dire, on s’humilie à l’extrême pour toucher le cœur de Dieu, pour attirer son attention. Dieu était avec Ézéchias, c’était un bon roi. Mais la menace assyrienne était telle qu’il a dû prendre le sac et la cendre. Quand il a vu les enfants, les mamans, et tout son royaume menacé de destruction et de déportation, alors en tant que roi, il a pris ses responsabilités. Il fallait qu’il soit le premier à s’humilier pour toucher le cœur de Dieu. Et ses conseillers ont suivi ! Ils ont suivi ! Ils ont pris le sac et la cendre. Ils se sont déshabillés frères ! Ils ont revêtu de nouveaux habits ! Des habits de circonstance. Ils ont abandonné la veste et la cravate ! Amen ! Ça c’est la chair, moi je parle en esprit.

Aujourd’hui notre humiliation ce n’est pas l’habillement du sac et la cendre. Amen !… La cendre, ça veut dire qu’on doit être ramenés à notre humanité. Quand ça ne va pas, chacun doit revenir au Seigneur en disant : « Seigneur, je ne suis qu’un membre, je ne suis rien ! Aie pitié de moi ! Souviens-toi de moi ! Souviens-toi de ton peuple, de ton Église ! Nous sommes dans la misère, dans la consternation ! Ça ne va pas ! Nous avons des problèmes spirituels ! » Amen ! C’est ça, frères ! Prendre le sac et la cendre… S’humilier à l’extrême devant le Seigneur. Cette capacité à s’humilier devant le Seigneur, à faire fléchir son cœur, son orgueil devant le Seigneur pour attirer Son attention sur notre vie, sur notre misère, sur nos problèmes spirituels…

Aujourd’hui, les chrétiens ont perdu cela. Ils ont perdu cela. Chacun court à ses affaires, chacun vaque à ses occupations. Ils n’ont plus le temps. C’est ce que j’ai dit tout à l’heure : l’amour pour le Seigneur, l’amour pour les frères et sœurs, l’amour pour l’Église… Tout ça c’est foutu ! C’est foutu ! Quand Daniel a lu, il a vu qu’ils étaient arrivés à la fin des 70 ans de captivité et que Juda devrait retourner à Jérusalem…

Alors, il s’est senti concerné ! Il n’a pas dit : « En tous les cas, Dieu a dit qu’après 70 ans on doit repartir à Jérusalem, on va repartir à Jérusalem. Donc qu’on prie ou pas on va y arriver. » Non ! Il n’a pas dit ça ! Ce sont des raisonnements charnels ! C’est notre mentalité de parler comme ça. Dieu a dit que dans 70 ans on va retourner… D’accord ! Mais il a dit qu’il fallait prier, qu’il fallait s’humilier ! Demander pardon pour nous-mêmes, demander pardon pour le peuple d’Israël ! Pourquoi sont-ils allés en déportation ? C’est à cause de leurs mauvaises œuvres qu’ils sont allés en déportation. Il faut demander pardon à Dieu pour cela. Il s’est humilié. Il a pris le sac et la cendre dans le palais du roi. Daniel était bien dans le royaume. Mais son titre de Premier Ministre n’a pas empêché qu’il prenne le sac et la cendre. C’est ainsi que notre position sociale ne peut pas influencer notre foi, notre vie chrétienne.

Que l’on soit chef d’État ou Premier Ministre dans le gouvernement, quand vient le temps de prendre le sac et la cendre, tu dois prendre le sac et la cendre, parce que tu es un chrétien, tu es un croyant, tu n’es pas n’importe qui ! Et Daniel a su faire la part des choses. Il a servi de manière loyale le roi de Babylone, mais il ne s’est jamais mis avec lui dans ses affaires. Il fallait qu’ils aillent rebâtir le temple et la muraille pour reprendre l’adoration. C’était ça son problème et pas les mets du roi. Il a dit : « Moi je ne veux pas me souiller avec les mets du roi. » Donc, son problème n’était pas les mets du roi, ce n’était pas l’environnement royal – être bien, dans les festins… Son problème est qu’il était à Babylone ! Il n’était pas à Jérusalem, il était à Babylone ! Et Babylone n’était pas chez lui ! Il était étranger. Ce n’était pas chez lui ! Ici, frères, l’Europe, ce n’est pas chez vous. L’Europe, ce n’est pas chez nous. L’Afrique, ce n’est pas chez nous parce que ce monde-là a été perverti par le diable. Notre cité est céleste et le Seigneur a dit qu’il allait bâtir cette cité pour nous. Amen !

Abraham l’a vue. Il avait ses pieds à Jérusalem en Palestine, mais il a vu la cité céleste ! Son cœur est allé là-bas. Oui, c’est là-bas chez lui, ce n’était pas la Palestine ! Qu’est-ce qu’on a à faire avec la poussière ici ? Amen ! Donc, notre royaume, là où nous allons vivre, a des problèmes. C’est pour ça qu’on doit prendre le sac et la cendre. Nous-mêmes avons des problèmes, dans notre vie, dans notre foi, pour ça on doit prendre le sac et la cendre. L’Église a des problèmes, pour ça on doit prendre le sac et la cendre. Si tout va bien chez toi, mais tes frères et sœurs ont des problèmes, pour ça on doit prendre le sac et la cendre. Il y en a qui ne sont pas convertis, il faut prier pour eux jusqu’à ce qu’ils soient sauvés comme nous sommes sauvés parce que nous, nous voyons venir le danger, frères. On sait ce qui va arriver dans le monde, c’est la destruction, c’est la déchéance, c’est la misère ! C’est la misère qui vient sur le monde. Et nous le savons…

L’Église doit prendre le sac et la cendre pour retrouver la Puissance du Saint-Esprit. L’Église doit prendre le sac et la cendre pour retrouver la foi originelle, la foi apostolique à laquelle on doit être ramenés avec ce Message. L’Église doit prendre le sac et la cendre pour ramener la gloire de Dieu dans l’Église. On doit chercher, par le sac et la cendre à reprendre la vie de Christ, à reprendre la Puissance de Dieu, le bâton de Dieu qui étaient dans la vie des premiers, mais qu’on a perdus en chemin à cause de nos mauvaises œuvres. On doit reprendre le sac et la cendre. C’est notre chemin.

Et si ces villes dont le Seigneur parle ici ont vu les miracles de Dieu, mais sont restées incrédules… Aujourd’hui, nous les frères du Message du Temps de la Fin, qu’est-ce qu’on n’a pas vu ? On a vu ! On a vu ! On a reçu un prophète. On a vu le visage du Seigneur, on a la révélation des sceaux… La révélation des livres de l’Apocalypse, de Daniel, le péché originel, on sait ce que c’est. Nous avons la révélation de beaucoup de choses frères… On a vu beaucoup de choses. Nous avons entendu la voix de Dieu dans cette génération. Nous avons entendu la voix de Dieu… MAIS nous ne voulons pas prendre le sac et la cendre.

Dieu a ouvert nos yeux. Nous savons ce qui arrive dans le monde, frères. L’Union Européenne : les gens font des lois, des règlements… Ils sont en train de se mettre ensemble. Mais nous savons déjà où ça va aboutir. On voit déjà ! Nous savons à l’avance les choses… N’est-ce pas, frères ? On sait à l’avance les choses. On les voit venir. On voit le système lancer le filet pour envelopper le monde entier. On le voit. On voit le diable travailler. On sait ce qu’il est en train de faire. Mais quand on regarde là dans l’Église, c’est la misère, ce sont les problèmes, les difficultés. Cette vie de Christ, cette Puissance, cette gloire de Dieu… on l’a perdue. Mais Dieu nous a indiqué le chemin, car aujourd’hui, l’Église est menacée, comme les Juifs chez le roi Assuérus. Mais la reine Esther a vu Mardochée qui a pris le sac et la cendre…

Elle a dit : « Non, mon oncle ! Je t’envoie un veston. » Il a dit : « Non ! Je ne veux pas ! Je ne peux pas m’habiller comme tu veux. Ce n’est pas possible ! Tu ne vois pas qu’il y a une décision contre nous pour exterminer les Juifs ? Tu ne vois pas ça ? Tu veux que je m’habille normalement ? Non ! Je prends le sac et la cendre ! C’est ce qui doit être maintenant. » Mais Esther a fini par comprendre que c’est ce qu’il fallait faire. Elle a proclamé trois jours de jeûne, sans manger et sans boire… Et les frères ont fait ça tranquillement, sans peine, parce que si tu ne le fais pas cela, tu vas mourir ! Beaucoup feront ça dans la grande tribulation. Ceux qui ne veulent pas jeûner aujourd’hui, ils vont jeûner demain. Pour ça, on ne doit pas s’en faire. Chacun fera son désert. Que ce soit maintenant ou demain, chacun fera son désert. C’est ce qui est écrit dans la Bible. Le reste de l’Église, après l’enlèvement, est allé au désert… C’est un symbole, parce que, quand tu verras que les frères sont partis et que tu es resté, sachant ce que dit l’Écriture, tu sais que ce qui t’attend, c’est la pression de l’adversaire, la pression de Satan, la tribulation. Si tu ne t’es pas apprêté, tu ne pourras pas supporter la pression. Tu vas craquer. Chacun fera son désert. Il y en a qui vont se réveiller après l’enlèvement.

C’est écrit dans la Parole ! Les vierges folles sont venues frapper à la porte, alors que les sages étaient déjà entrées et que la porte avait été fermée. Le réveil se termine là. C’est là qu’ils vont commencer à bouger, mais il aurait fallu bouger avant. Souvent on veut voir avant de croire. Le Seigneur a dit « Heureux ceux qui n’ont pas vu mais qui ont cru ». Amen ! Ils ont vu avec les yeux du cœur, pas avec les yeux charnels. Il y en a qui croiront quand ils vont voir que les frères sont partis. Ils iront frapper à la porte.

Quand ils vont voir qu’il y a des gens qui ont disparu çà et là, dans tous les pays… ils comprendront alors que c’est l’enlèvement et qu’ils sont restés… Donc, c’est un comportement qui, aujourd’hui, est perdu dans l’Église. L’Église n’a plus ce genre de comportement. C’est un comportement pour les hommes de foi, pour ceux qui ont confiance en Dieu, ceux qui croient, ceux qui veulent attirer l’attention de Dieu sur leur sort, sur leur vie, sur leur comportement, sur leur manière de faire, ceux qui veulent que Dieu leur vienne au secours. C’est pour ça qu’ils prennent le sac et la cendre. Ceux qui veulent que Dieu intervienne pour Son peuple, pour Son Église, comme c’est écrit dans Ésaïe 62:6 « Sur tes murs, Jérusalem, j’ai placé des gardes. Ils ne se tairont ni jour ni nuit ». Ils vont prier jusqu’à ce que la gloire de Sion paraisse sur la terre, que la gloire de l’Église brille comme un flambeau. Vous voyez ? C’est pour ça qu’ils prennent le sac et la cendre.

Aujourd’hui, le réveil doit modifier le comportement de chacun d’entre nous, frères. On ne peut pas dire qu’on croit au réveil et vivre comme si de rien n’était. C’est un comportement qu’on doit avoir. C’est une manière d’être qu’on doit avoir. Quand on a entendu le cri de réveil, on doit vivre dans l’esprit du réveil, dans l’esprit de celui qui voit qu’il appartient à une patrie qui est menacée, qui a des problèmes et qui ne peut pas vivre comme tous les autres vivent. Si la Suisse est menacée par la guerre, elle ne peut pas vivre comme les Allemands ou comme les Français. Eux n’ont pas de problème, mais vous, vous êtes menacés dans le pays. Le discours des dirigeants va changer. En temps de guerre, les discours ne sont pas les mêmes, frères, ça change. Quand la situation est anormale, ça ne va pas. Ézéchias a dit « Allez dire au prophète Ésaïe que ça ne va pas ! Nous sommes menacés ! » Vous voyez, frères ?

Donc, aujourd’hui, cette attitude, ce comportement spirituel, on doit l’avoir ! On doit prendre le sac et la cendre pour retrouver la Puissance de Dieu, pour retrouver la gloire de Dieu, pour retrouver les vertus de l’Église, les qualités de l’Église. On doit prendre le sac et la cendre pour retrouver l’amour fraternel, pour retrouver l’amour divin véritable selon 1 Corinthiens 13 qui est écrit dans la Parole. Pour ça, on doit prendre le sac et la cendre ; pour retrouver la tolérance, le pardon, l’amour fraternel, l’amour des disciples de Christ. On doit prendre le sac et la cendre pour retrouver la Puissance de Dieu, pour retrouver la guérison divine, la foi véritable, la consécration originelle. Pour ça, on doit prendre le sac et la cendre, frères, pour que le Seigneur répare les brèches qui ont été créées au milieu de nous, les divisions, les séparations. Pour ça, on doit prendre le sac et la cendre.

On doit s’humilier devant Dieu pour nos parents, pour nos frères et sœurs qui ne sont pas convertis, on doit prendre le sac et la cendre, pour nos enfants qui ne sont pas convertis ; on doit prendre le sac et la cendre, pour la misère de l’Église on doit prendre le sac et la cendre. Vous voyez, frères, c’est ce que le Seigneur attend de nous aujourd’hui. C’est ce qu’on doit faire parce que les temps sont tels que nous n’avons pas le choix. On ne peut pas faire autre chose ! Qu’est-ce que l’on doit faire d’autre, selon vous ?

Je suis marié, j’ai un foyer, j’ai un travail… Qu’est-ce qui me reste à faire ? C’est adorer le Seigneur ! Mais oui ! Qu’est-ce que j’ai à faire d’autre ? J’ai une femme, j’ai des enfants, j’ai un emploi… Qu’est-ce que j’ai à faire d’autre dans ce monde-là ? C’est adorer le Seigneur. C’est m’occuper des affaires de Dieu ! Je ne sais pas s’il y a autre chose à faire ! Je ne sais pas ! Je ne peux pas me promener comme cela, comme si tout allait bien pour moi. Non ! Ça ne va pas dans l’Église ! La chose la plus sûre qui va nous arriver, c’est la fin du monde. C’est la fin du système.

L’Amérique va s’enfoncer dans la mer comme le frère Branham l’a prédit. C’est ce qui va arriver. Une fois que cet événement se sera produit, pour l’Amérique, c’est fichu. Une bonne partie de la Californie dans la mer et c’est fini pour l’Amérique. Tout le système de défense des Américains se trouve là-bas, il paraît. C’est fini ! Si ça s’enfonce dans la mer, c’est fini ! Le monde est dérangé pour toujours et il n’y aura plus la paix jusqu’à ce que le Seigneur revienne. Amen !

Dans ces temps difficiles, comment est-ce qu’on va tenir, si on ne prend pas le sac et la cendre vu la menace qui est dans le monde ?

Alors que Dieu nous aide. Que vraiment Sa grâce et Sa paix soient avec nous ! Qu’Il nous conduise par Son Esprit à comprendre ces choses de manière profonde et à nous y engager. Chacun doit avoir ce comportement, cette attitude dans sa vie personnelle d’abord. Ce n’est pas une affaire du grand groupe, mais que chacun prenne conscience que ça ne va pas dans la foi, dans l’Église, que nous avons des problèmes et que par rapport à cela, on doit avoir un comportement, une attitude.

Vous avez vu, quand les gens attendaient le Christ en Israël, il y avait Siméon qui, à son âge, attendait le Seigneur. Il priait, il priait, il priait et le Seigneur lui a dit en secret « tu ne mourras pas sans avoir vu mon oint ». Il attendait dans la foi, dans la ferveur et il croyait fermement que le Christ devait venir et Il est venu. Il l’a vu. C’est lui-même qui l’a présenté et il y avait une femme qui était là, la prophétesse Anne, qui attendait elle aussi dans les jeûnes et les prières.

Elle servait le Seigneur dans le temple, comme c’est écrit. Elle attendait. Elle s’attendait à ce que le Messie soit manifesté. Elle a attendu et elle l’a vu. Vous voyez ? Leur esprit n’était pas dans le même contexte que le reste des Juifs parce que leur esprit s’était accroché à une prophétie qui devait s’accomplir. Ils étaient accrochés là et ils ne faisaient pas trop attention à l’environnement, au monde, parce que le monde est un piège, même le travail est un piège parce que les gens créent tout un système social pour piéger les croyants. Tout ce que les gens font est dirigé contre nous…

C’est celui qui se débat qui a des problèmes. Nous, on se débat. On veut quitter le système, on veut sortir du système, donc ils font tout pour nous maintenir, pour qu’on ne bouge pas. Alors que Dieu nous bénisse et que vraiment Sa grâce et Sa paix soient sur nous… Que Dieu nous aide à prendre le sac et la cendre. C’est une attitude spirituelle, une disposition du cœur et de l’esprit qu’on doit avoir aujourd’hui pour marcher avec le Seigneur dans le temps du réveil. N’attendons pas que l’Assemblée nous convoque à prendre le sac et la cendre, mais c’est un comportement que chacun d’entre nous doit avoir pour lui-même. Que Dieu nous bénisse.

Les Écritures de ce texte

Index complet des 13 références

Ésaïe 40Apocalypse 12Jean 3:16Matthieu 242 Rois 19:1-4Esther 4:1-4Jonas 3:1-7Daniel 9:1-4Matthieu 11:20-24Matthieu 11:21Malachie 4Ésaïe 62:61 Corinthiens 13

Ésaïe 40Apocalypse 12Jean 3:16Matthieu 242 Rois 19:1-4 + 8 autres

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