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Débat sur le parler en langues
William Branham 7 août 1960 · Yakima, Washington · 18 min de lecture · 22 références 7 août 1960 · Yakima, Washington · 18 min · 22 références
William Branham raconte un débat sur le parler en langues comme signe initial de la réception du Saint-Esprit. Il soutient que le parler en langues est un don du Saint-Esprit, mais pas la preuve de sa réception, et que l'amour est la véritable preuve. Il utilise les Écritures pour montrer que le parler en langues à la Pentecôte était compris par tous dans leur propre langue, contrairement à certaines pratiques modernes.
Résumé de la prédication « Debate On Tongues » (texte original en anglais).
Débat sur le parler en langues 7 août 1960, dimanche matin, Yakima (Washington)
1. La question du parler en langues a suscité une controverse chez les pentecôtistes qui m’a interpelé. Je n’engagerai pas ici un débat sur l’estrade puisque je suis soutenu par différents groupes, et je ne veux blesser personne. Ils m’ont laissé leur place et confié leur peuple. Je prêche donc seulement le baptême du Saint-Esprit, et, pour le reste, je les laisse faire. Je crois que les gens remplis du Saint-Esprit, en sont parfois tellement remplis, qu’ils ne contrôlent plus leur langage. Cela m’est arrivé, et est arrivé à d’autres. L’important, c’est que le Saint-Esprit soit d’abord présent à l’intérieur ! Le parler en langues est un don de ce Saint-Esprit.
2. Si je vous offre un couteau, vous recevez un couteau, mais ce n’est pas moi que vous recevez. Le parler en langues est un don du Saint-Esprit, mais il n’est jamais écrit qu’elles sont le Saint-Esprit. Il est dit en Actes 2:38 : “Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au Nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit.” Les auditeurs avaient été étonnés en entendant ces gens parler dans la langue maternelle. Dans ce cas, recevoir le don du Saint-Esprit, c’était recevoir le Saint-Esprit, lequel est Dieu. Par contre, recevoir un cadeau de Branham, ce n’est pas recevoir Branham. Ce qu’on dit au sujet du parler en langues doit être selon les Ecritures, car Dieu nous enseigne par les Ecritures. Si Dieu ne l’a pas dit, je n’y crois pas. Nous sommes fondés sur les Ecritures. Notre salut ne repose ni sur des sensations, ni sur les expériences des autres, ni sur les nôtres, mais sur la Parole de Dieu. Tel est le vrai “signe” [NDT : celui du baptême de l’Esprit].
3. Je ne voudrais pas que cet enregistrement dont s’occupe le frère Leo, soit utilisé pour nuire. Je ne dirais pas que si un homme parle en langues, tout va bien, mais s’il ne parle pas en langues ce n’est pas le signe qu’il n’a pas reçu l’Esprit. J’ai rencontré des gens parlant en langues comme une grêle tout en vivant avec la femme d’autrui. J’ai vu des sorciers boire du sang dans des crânes humains, invoquer le diable et parler en langues. J’ai vu des sorciers indiens pratiquer leurs rites, et les gens dansaient, sautaient, criaient, jouaient du tambour et ensuite le sorcier parlait en langues et interprétait. Je suis allé moi-même dans un de ces rassemblements de sorciers où je ne vous conseille pas d’aller. J’y suis allé en tant que ministre, pour être certain de ce que je dis, plutôt que de rapporter ce qu’un autre a dit ou ce que j’ai lu. Je ne veux pas au dernier jour me présenter avec un groupe de perdus. C’est le devoir d’un ministre d’être certain de ce qu’il prêche.
4. Dans un rassemblement de spirites, un lourd piano s’est soulevé de terre et jouait tandis qu’une guitare se déplaçait dans la salle. Une veste accrochée au mur est venue se poser sur une chaise. Un sorcier a déposé un papier et un crayon. L’esprit jouait : “Rasage et coupe de cheveux, deux pièces” [NDT : courte mélodie rythmée populaire de 7 notes] et écrivait en une langue inconnue que le medium interprétait. Parler en langues ne signifie donc pas que vous avez reçu le Saint-Esprit !
5. Selon 1 Corinthiens 12, il y a 9 dons spirituels, dont le parler en langues, dans le Corps de Christ. Considérons que cette salle est le Corps de Christ, que nous sommes tous baptisés dans un seul Esprit pour former une seule salle. Dans cette salle il y a le don du siège pour le repos, le don de l’éclairage, le don du chauffage, un don de chaise à bascule, de coin-salon, des tapis, de la peinture.
6. Mais comment êtes-vous entrés dans ce Corps ? En étant baptisés dans un seul Esprit, et ensuite nous pouvons recevoir chacun de ces dons. Si le parler en langues était une preuve du Saint-Esprit, tous les autres dons le seraient aussi, et vous devriez les manifester tous : prophétiser, interpréter, avoir la sagesse, la connaissance. Mais Paul ajoute : “Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ?” [cf. 1 Cor. 12:29-30]. Dieu a instauré la diversité dans l’Église.
7. Lors du débat, j’ai exposé que la preuve initiale de la réception du Saint-Esprit était l’amour. L’autre personne pensait que c’était le parler en langues. Or, en 1 Cor. 13, Paul dit, en parlant des dons qui sont dans le Corps : “Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, quand j’aurais la sagesse, la connaissance, la compréhension de Dieu et des Ecritures, si je n’ai pas l’Amour, qui est le Saint-Esprit, je ne suis rien …” Ce serait avoir des dons, mais sans le Donateur. Le Saint-Esprit est Dieu, et Dieu est Amour. On peut donc avoir un des dons de Dieu sans avoir Dieu. Satan peut imiter chacun de ces dons, et pratiquement tout, car il pervertit tout. Le péché est la justice pervertie.
8. J’avais dit à mon interlocuteur, un cher frère, que j’acceptais le débat à condition qu’on ne s’écarte pas des Ecritures et que nous puissions nous serrer fraternellement la main à la fin. Il y avait là 5 ou 6 modérateurs, des hommes assermentés, sans parti pris, qui s’en tenaient aux faits. Ils désignaient qui était celui qui avait vraiment éclairé le passage des Ecritures.
9. Il a débuté avec Actes 2:4 où “ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.” [NDT : cf. aussi Act. 4:31 où tous furent remplis de l’Esprit, mais où il n’est pas fait mention du parler en langues]. Puis il est passé à Act. 10:49 où il est écrit : “Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.” [NDT : Act. 10:44], puis à Act. 19:5 : “Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient.” Puis ce fut mon tour. Cela a duré de 19 heures à 2 heures du matin. Il est revenu parler environ ½ heure. Après un temps de repos, ce fut à mon tour de parler, et je m’en suis toujours tenu aux versets qu’il avait cités. C’est la bonne façon de faire. Je suis toujours disposé à connaître la vérité.
10. Je ne veux pas être dans l’erreur, car, comme le disait un frère de couleur : “Je ne veux pas avoir des problèmes en arrivant à la Rivière.” Je veux avoir mon billet d’entrée bien en règle, car ce sera alors, par un matin de brouillard, trop tard pour s’en occuper. Je discute pour apprendre, et je veux être dans la vérité et non dans l’erreur. Un oiseau ne peut être noir et blanc à la fois. C’est vrai ou c’est faux, c’est la vérité ou l’erreur. Si l’Ecriture est la vérité, conformons-nous à elle. J’ai dit à des prêtres : “Si une église est dans le vrai, accrochez-vous à elle.” – “Notre église est dans le vrai.” – “La Bible relate l’histoire de la première église, et elle était alors infaillible. Pourquoi avez-vous tant changé ?”
11. Cela renversait leur argumentation. “Vous dites que Christ a organisé l’église catholique. Si c’est le cas, et si l’apôtre Pierre et les autres étaient les premiers catholiques, alors je le suis moi aussi car je dis la même chose qu’eux. Vous vous en êtes tellement écartés !” J’ai dit : “Pierre, le premier pape, a déclaré qu’il y avait un seul Médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus-Christ [cf. 1 Tim. 2:5], mais aujourd’hui vous en avez des milliers. Quel pape est dans le vrai : le premier ou le pape actuel ?” – “Cette autorité a été donnée à l’église catholique.” – “Mais la première église catholique a déclaré que soit anathème quiconque, ange du ciel ou pape, qui annoncerait un autre Évangile, et que soit retranché quiconque retrancherait ou ajouterait au Livre.” [cf. Gal. 1:8 et Ap. 22:19]. Est-ce la première église ou celle d’aujourd’hui qui a raison ? Si la première a raison, l’actuelle se trompe. Pour ma part, je reste avec les premiers catholiques.”
12. Pour engager un débat, il faut pouvoir s’appuyer sur un fondement solide. Chacun a certes droit à ses opinions, mais il faut un point de référence. Sinon le débat est impossible. Si je proclame que c’est le Branham Tabernacle, ou que l’église anglicane, etc., où cela nous mènera-t-il ? Vous pouvez citer vos catéchismes, mais revenons aux fondements. De même, dans un débat au Parlement, il faut partir des principes.
13. Je suis revenu sur Actes 2 : “Vous avez dit vouloir vous fonder sur ce passage. Frère, j’apprécie que vous vouliez vous appuyer sur les Ecritures. Ils ont été remplis du Saint-Esprit et se sont mis à parler en d’autres langues. Des Juifs pieux venus de toutes les nations à Jérusalem les ont alors entendu parler dans les langues de leur pays d’origine. Ce sont des gens à l’extérieur de la Chambre haute, des pécheurs, qui ont reconnu leurs propres langues. Votre interprétation de ce passage est bancale.”
14. “Frère, où avez-vous reçu le Saint-Esprit ?” Il m’a indiqué l’heure et la minute, avec peut-être un peu de défi. Si je vois un lapin égaré dans un pré pourvu d’une seule entrée, inutile de m’agiter, je me tiens à l’entrée car il reviendra par là. De même, restez avec les Ecritures. Inutile de courir après lui, l’interlocuteur repassera par là. Laissez-le revenir vers vous.
15. “Quand vous avez reçu le Saint-Esprit, comment avez-vous agi ?” – “J’ai parlé en langues comme l’Esprit me donnait de le faire.” – “Combien étiez-vous ?” – “Environ 150 personnes.” – “Était-ce dans une église ?” – “Oui.” – “Tous parlaient-ils anglais ?” – “Oui.” – “Comment vous êtes-vous exprimés ?” – “J’ai parlé en langues.” – “Vous avez témoigné avoir reçu le Saint-Esprit ?” – “Oui.” – “L’assemblée vous a-t-elle compris ?” – “Hé bien, non.” – “Dans ce cas, vous ne l’avez pas reçu conformément à Actes 2:4 où chacun entendait dans sa propre langue ce qui était dit sans bredouiller.” Il a été désarçonné, et le modérateur m’a accordé l’avantage.
16. J’ai dit que le jour de la Pentecôte chacun des auditeurs avait entendu parler dans sa propre langue, et que personne ne bredouillait. Il a répondu : “Vous mélangez tout, frère Branham. Vous parlez du baptême du Saint-Esprit au début. Mais la langue que nous parlons est celle des anges. Parfois une interprétation suit, comme Paul l’a dit.” [cf. 1 Cor. 14:13,27-28,39] – “Donc, selon vous, lorsque nous recevons le Saint-Esprit, nous parlons une langue que nul ne comprend. Ensuite, une fois ainsi baptisé dans le Corps, nous recevons une langue qui peut être interprétée.” – “C’est bien cela.” - “Vous mettez la charrue avant les bœufs. Le jour de la Pentecôte, ils ont reçu le Saint-Esprit différemment de vous : vous le recevez mais personne ne comprend ce que vous dites. Alors que, quand eux l’ont reçu, tout le monde a compris ce qu’ils disaient car ces gens avaient reçu en quelque sorte le don d’interpréter.”
17. J’ai ajouté : “Autrement dit, s’ils avaient le don d’interprétation, c’est qu’ils avaient le Saint-Esprit, or ils se moquaient des disciples. Cela ne tient pas debout. Mais Dieu a fait en sorte que chacun dans cette foule puisse entendre dans sa propre langue.” – “Mais ils parlaient en langues !” – “Mais la foule des incroyants a dit que les disciples étaient Galiléens et parlaient en galiléen, et qu’eux-mêmes les entendaient dans leurs langues.” Il était acculé. J’ai dit : “Je pense que les choses se sont ainsi passées. Je l’ai vu moi-même.”
18. Un jour, alors que je parlais normalement, une fillette espagnole a interrogé l’interprète : “Je croyais qu’il ne parlait pas espagnol ?” L’enregistrement a montré que je parlais en anglais. C’était pour elle, car je parlais de sa maladie : elle était devenue épileptique après avoir trop mangé. Et elle a été guérie alors.
19. J’ai demandé : “Vous avez commencé avec Act. 2:4. Pourquoi êtes-vous passé à Actes 10:49 en omettant Actes 8:17 qui parle de la réception du Saint-Esprit par les Samaritains ? Or il n’est dit nulle part qu’ils ont parlé en langues.” Je lui ai fait remarquer qu’à Jérusalem il y avait une foule venue de toutes les nations : des Mèdes, des Perses, des prosélytes, etc. [cf. Act. 2:9-10], et tous ont entendu dans leur langue d’origine ce qui était dit. “Il s’est passé la même chose en Samarie car Pierre a dit : Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint Esprit aussi bien que nous ?” [cf. Act. 10:47]. Dieu ne change pas sa façon de faire ! “Restez donc à ce qui s’est passé en Actes 2:4, quand l’Esprit est descendu pour la première fois.”
20. J’ai demandé : “Si c’était si important, pourquoi les Samaritains n’ont-ils pas parlé en langues en recevant le Saint-Esprit ? Parce que tous étaient Juifs et parlaient hébreu. Parler une autre langue était inutile, et il leur suffisait de parler en leur propre langue pour expliquer que le Saint-Esprit était venu.” J’ai déjà dit qu’il existait 3 groupes de gens : les Juifs, les Samaritains et les Nations. “Or, dans le cas de Corneille, un centurion romain, il y avait là des Romains et des circoncis, et ils ont parlé comme cela s’était produit la première fois, et chacun a entendu dans sa propre langue.”
21. J’ai ajouté : “Je reconnais que dans la Bible il est arrivé une fois que tous parlaient la même langue : c’était dans Babel. Et cependant ils ne se comprenaient pas entre eux ! Mais le jour de la Pentecôte, tous comprenaient dans leur propre langue !” – “Gloire à Dieu, je l’ai reçu, et cela fortifie l’Eglise.” – “Là n’est pas la question. Nous parlons de doctrine biblique. Restons avec les Ecritures.”
22. Nous avons poursuivi, et il a dit : “Je crois qu’ils étaient sous inspiration quand ils parlaient en langues. Et que les autres n’avaient pas besoin d’interprètes.” – “Je suis d’accord, et nous pouvons clore le débat.” Cela se passait à Jeffersonville. Et ici nous sommes réunis à Yakuma. Considérons que nous sommes le Jour de la Pentecôte, avec ici des Suisses, des Allemands, des Français, qui forment autant de groupes.
23. Moi-même et les frères Borders et Gene, nous formons le groupe américain. De même autrefois il y avait des Mèdes, des Perses, etc. J’ai continué : “Et soudain est venu du ciel comme le bruit d’un vent impétueux qui a rempli l’intérieur de toute la maison, mais non l’extérieur. Je suis donc sorti en parlant anglais, qui est ma langue. Mais vous, vous m’avez entendu parler suisse.” – “Non, vous avez parlé une langue européenne.” – “Si c’était le cas, comment vous parlerai-je de la résurrection de Jésus-Christ et de la venue de l’Esprit, tandis que Gene vous parlerait en allemand, et que Roy vous parlerait en français ?” – “Vous êtes tout près de saisir.” – “Tout près ? C’est ce que dit l’Ecriture : Comment les entendons-nous dans notre propre langue maternelle à chacun ? [cf. Act. 2:8]”. Tous comprenaient tout le monde, alors qu’à Babel ils ne se comprenaient pas.
24. L’Evangile devait aller dans le monde entier, en commençant par Jérusalem, puis par le monde connu d’alors. Toutes les nations religieuses d’alors étaient réunies là en ce jour de Pentecôte. Le témoignage de la résurrection se ferait en ces langues par ces gens une fois revenus chez eux. C’est ainsi qu’un peu plus tard, Philippe a été envoyé près d’un eunuque Ethiopien retournant en Afrique, il lui a expliqué un passage d’Esaïe, et l’a baptisé au Nom de Jésus [cf. Act. 8:26-39]. Il a continué tout joyeux sa route pour annoncer le Message en Ethiopie.
25. J’ai continué : “Tous les modérateurs ont tous reconnu que lorsque les disciples parlaient, chacun dans la foule entendait dans sa propre langue. Votre lecture du récit de la Pentecôte est déjà condamnée. Votre lecture s’applique à ce qui s’est passé à Babel, où personne ne comprenait l’autre, mais ne s’applique pas à Act. 2:4, où chacun comprenait dans sa propre langue.” Où que vous regardiez dans la Bible, tout se passe comme au commencement. Dieu étant illimité, Il ne peut changer.
26. “Cependant, vous conviendrez frère Branham, que ces gens ne ressemblaient pas à des méthodistes ou des baptistes. Ils parlaient sous l’inspiration.” Il s’en prenait maintenant à mes baptistes ! “Je suis d’accord.” On lui a attribué un point. J’ai continué : “Je prêche et je prophétise à chaque fois sous inspiration, mais je ne le fais pas en langues inconnues. Paul a dit que s’il n’y a pas d’interprète, le parler en langue n’est qu’une langue de barbare, or il faut que cela serve à l’édification” [cf. 1 Cor. 14:5,11,28]. Cela l’a désarçonné.
27. J’ai poursuivi : “Ils étaient tous Galiléens et parlaient sous inspiration en galiléen, de même qu’ici nous parlons tous en anglais.” – “Ils n’étaient pas tous Galiléens !” – “Si. Tous ceux qui parlaient étaient Galiléens et les auditeurs étaient Galiléens car cela se passait en Galilée. Un homme est sorti et a parlé en galiléen à la foule” [NDR : dans cet alinéa, il semble que W.M. Branham a voulu dire, non pas “galiléen”, mais “hébreu” ; cela vient peut-être d’une réminiscence d’Act. 2:7 “ne sont-ils pas tous Galiléens ?”]. Il a répondu : “L’Esprit est peut-être descendu sur l’un, puis sur l’autre, et ils sont sortis à tour de rôle pour leur parler un instant.” – “Dans ce cas, ces Galiléens ne devaient plus rien comprendre. Et cet homme n’était pas inspiré quand il leur parlait de la résurrection.” Nous avons ainsi examiné les Ecritures. Il faut ainsi revenir au point de départ. Il ne s’agissait pas de parler en langues, mais de parler sous inspiration. De même, si je reçois le Saint-Esprit, je vous parlerai sous l’inspiration du Saint-Esprit venu à moi.
28. Les langues ne sont pas le Saint-Esprit. “Vous ne croyez donc pas au parler en langues ?” – “Bien sûr que j’y crois. C’est le moindre des dons, car il est mentionné en dernier.” [cf. 1 Cor. 12:10]. Un homme peut certes parler en langues, mais il lui faut avant cela avoir le Saint-Esprit. Sinon c’est un imposteur. Il peut parler les langues des hommes et des anges sans avoir le Saint-Esprit, car Paul a dit que si un homme parle ces langues sans avoir l’Amour, il n’est rien. Je peux avoir la science des Ecritures, mais si je n’ai pas ce baptême, je ne suis rien. Sans cela, et même si je donne tous mes biens aux pauvres, ou si je livre mon corps pour être brûlé en sacrifice, ou si j’ai la foi pour déplacer les montagnes, je ne suis rien. Je n’ai même pas pris le départ ! Souvenez-vous, c’est ce que j’avais répondu au Dr. Eggery, un Doyen luthérien, lors d’un débat. Il m’avait parlé d’une sorcière qui priait avec succès pour les malades, et il disait que Dieu ne guérissait pas.
29. Il y a beaucoup de telles personnes qui disent : “J’ai la guérison dans ma main.” Ce n’est pas vrai, mais les gens sont cependant guéris, et cela sur la base de leur foi : ils pensent s’être approchés ainsi de Dieu. Beaucoup croient avoir reçu le Saint-Esprit quand ils ont parlé en langues. Je crois certes que c’est par le Saint-Esprit, mais ce n’est pas la preuve qu’ils L’ont reçu. C’est leur vie qui le prouvera. Je vous ai parlé de deux personnes rencontrées à Mishawaka, l’une qui parlait en langues et l’autre qui interprétait. [NDT : l’Esprit avait révélé à W.M. Branham que l’un d’eux était dépravé].
30. Il faut revenir au commencement. [Un frère dans l’auditoire déclare que beaucoup de ces gens parlent en langues et pensent à tort avoir été baptisés de l’Esprit] … Quand c’est le Saint-Esprit qui entre, il s’agit de la Vie de Christ vivant dans un humain mortel. Quand Jésus a reçu le Saint-Esprit il n’est jamais indiqué qu’Il a parlé en langues. Jean-Baptiste, baptisé dans le sein de sa mère 6 mois avant sa naissance, n’a jamais parlé en langues. Quand sa mère Elisabeth a été remplie de l’Esprit, elle n’a pas parlé en langues. Et comment un muet pourrait-il parler en langues ?
31. J’en ai déjà parlé à certains de leurs dirigeants. Mais c’est une doctrine d’église, et s’ils voulaient changer cela, ils seraient chassés de l’organisation. Quant à moi, je suis libre de dire ce que je veux, je n’ai pas besoin d’une organisation. J’ai été ordonné pasteur, et ils ne peuvent pas m’empêcher de marier, de célébrer des funérailles, de baptiser, de prêcher l’Evangile dans mon église. Etes-vous convaincus ? Beaucoup de choses semblent bonnes, mais …
Les Écritures de ce texte
Index complet des 22 références
Actes 2:381 Corinthiens 121 Corinthiens 12:29-301 Corinthiens 13Actes 2:4Actes 4:31Actes 10:49Actes 10:44Actes 19:51 Timothée 2:5Galates 1:8Apocalypse 22:19Actes 21 Corinthiens 14:13,27-28,39Actes 8:17Actes 2:9-10Actes 10:47Actes 2:8Actes 8:26-391 Corinthiens 14:5,11,28Actes 2:71 Corinthiens 12:10
Actes 2:381 Corinthiens 121 Corinthiens 12:29-301 Corinthiens 13Actes 2:4 + 17 autres
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