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Ecoutez-le
William Branham 6 août 1960 · Yakima, Washington · 28 min de lecture · 23 références 6 août 1960 · Yakima, Washington · 28 min · 23 références
Le baptême de l'Esprit marque la naissance dans le Royaume, mais ensuite l'Esprit fait grandir l'enfant de Dieu pour qu'il puisse, le jour venu, être intronisé dans la Gloire de l'Héritage. Branham insiste sur l'importance d'écouter Jésus, le Fils bien-aimé, et de manifester une foi authentique, reflétant la vie de Dieu.
Résumé de la prédication « Hear Ye Him » (texte original en anglais).
1. [Prière et actions de grâces] … nous avons appris qu’il y a eu des guérisons au cours des jours précédents. Une tumeur a disparu, et des gens ont été guéris après application de mouchoirs. Deux ou trois personnes venues en fauteuils roulants se sont senties mieux une fois revenues chez elles, et marchaient un ou deux jours plus tard … [Prière sur des mouchoirs et pour la suite de la réunion] …
2. Demain après-midi marquera la fin de cette campagne : merci pour votre gentillesse durant tous ces moments. Pour les gens de passage, des églises du Plein Evangile seront heureuses d’accueillir vos enfants à l’école du dimanche. Ne les envoyez pas en restant vous-mêmes à la maison, - ce serait un péché -, mais accompagnez-les.
3. Notre réunion aura lieu dimanche après-midi. De nos jours, le péché est si épais que les pécheurs ne s’intéressent guère à Christ. Il a presque cessé de les appeler. Sachez qu’un jour, un dernier pécheur viendra. Le Corps de Christ sera alors complet. Dieu enverra alors Son Esprit vers les Juifs, et ce sera l’Enlèvement pour les Gentils. Comment organiser en Amérique une campagne de 10 jours pour quelques convertis seulement ! En Afrique ou ailleurs, cela donnerait cent mille convertis ou plus ! Mais il faut pêcher chaque âme qui est inestimable.
4. J’ai vu lors d’une exposition, une analyse indiquant que les composants chimiques d’un corps humain de 75 kg valaient 84 centimes. Un jeune homme a dit : “On ne vaut pas grand-chose !” C’est vrai, mais nous revêtons ce corps d’un manteau de fourrure de 50$, et nous pensons être des gens importants !
5. Si vous trouvez une araignée dans l’assiette, vous poursuivez le restaurant qui porte atteinte à ce corps de 84 centimes. Mais vous déversez le monde et les convoitises dans l’âme qui est à l’intérieur du corps, une âme qui vaut des milliers de mondes. J’ai dit à ce jeune homme que l’âme à l’intérieur de ce corps a coûté à Dieu Son Fils.
6. Récemment à Louisville, Kentucky, un clochard qui distribuait des tracts a été renversé par une automobile et transporté dans un état grave à l’hôpital. Le médecin a déclaré que, vu son état et son âge, il ne valait pas la peine qu’on s’occupe de lui. Mais le vieil homme avait tout entendu. Il a tourné la tête : “Mais je vaux beaucoup pour Dieu : Il a donné Son Fils unique pour que j’aie la Vie éternelle, et j’ai accepté cela il y a 50 ans. Depuis lors je distribue des tracts dans la rue ! Il est toujours plus cher à mon cœur !”
7. Nous ne donnons pas du prix à ce qui en a. Jean-Baptiste avait annoncé que “toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline seront abaissées” [cf. Lc. 3:5], et les prophètes avaient annoncé : “Qu’avez-vous, montagnes, pour sauter comme des béliers, et vous, collines, comme des agneaux ?” [cf. Ps. 114:4,6]. Les religieux d’alors avaient pensé que Christ descendrait du Ciel sur un char. Mais celui qui a prononcé le discours d’accueil était un barbu vêtu d’une peau de brebis. Jésus est venu à pied, et Jean-Baptiste l’a baptisé sur une rive boueuse du Jourdain. Dieu appelle folie ce que l’homme appelle grand, et inversement ! La pensée humaine est donc pervertie.
8. Les cartes de prière seront distribuées demain après-midi. Invitez des gens à venir. Nous ne pourrons pas employer le discernement pour chaque personne, mais nous pouvons imposer les mains et prier pour eux. Ce ministère va faire place à quelque chose de plus glorieux.
Lisons Matthieu 17:1-7
“(1) Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. (2) Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. (3) Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui. (4) Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. (5) Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! (6) Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. (7) Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur !”
9. Je prendrai pour thème les quelques mots suivants : “Ecoutez-le !” C’est peu, mais ce n’est pas la quantité qui importe, mais la qualité, or il s’agit ici de la Parole de Dieu.
10. Non loin de chez nous, un garçon a trouvé dans un grenier un vieux timbre qu’il a porté à un philatéliste. Moi-même je rapporte de l’étranger des timbres pour des philatélistes. Le garçon a vendu le timbre pour un dollar, de quoi s’acheter dix cornets de crème glacée, alors qu’il n’avait espéré qu’un cornet.
11. Deux semaines plus tard, le philatéliste a revendu ce timbre pour 500 $ ! Et il vaut bien plus aujourd’hui. Ce qui importait, ce n’était ni la taille, ni la valeur du papier, mais ce qui était écrit sur ce papier.
12. Il en va de même avec mon texte ce soir. La Parole de Dieu écrite sur le papier dit : “Ecoutez-Le !” Les petites choses que nous ne faisons pas ont parfois plus d’importance que les grandes choses que nous faisons !
13. Un frère comme Oral Roberts venant dans une ville peut, avec les moyens dont il dispose, attirer dix mille personnes dans une réunion. Mais, après son départ, certains mépriseront leur pasteur moins célèbre. Mais souvenez-vous que, dans le Royaume, chacun est autant considéré que le pasteur ou que l’évangéliste : ils font leur devoir.
14. J’étais avec le frère Baxter quand le roi George est venu à Vancouver au Canada [NDT : George VI, 1939]. Le roi n’avait pas encore été guéri de sa sclérose en plaques et souffrait de l’estomac. Mais il cachait ses terribles souffrances et saluait ses sujets.
15. Mr. Baxter pleurait à chaudes larmes : “Je pleure parce que c’est mon roi qui passe.” Si cela pouvait faire pleurer un Canadien, qu’en sera-t-il quand Jésus, le Roi des Cieux, passera ?
16. Tous les écoliers étaient sortis, et ont agité un drapeau anglais sur le passage du roi. Puis ils ont regagné leur école, à l’exception d’une fillette. Après des recherches, ils l’ont retrouvée en pleurs. “N’as-tu pas vu le roi ?” – “Si, je l’ai vu, j’ai agité le drapeau, mais je suis si petite qu’il ne m’a pas vue !” Son cœur en était brisé.
17. Il n’en va pas ainsi avec Jésus. Si peu que vous fassiez, il l’enregistre dans Ses livres. Il sait tout de vous. Parfois les petites choses fondent les grandes. Il faut que tout le Corps de Christ oeuvre ensemble.
18. “Ecoutez-le” est une parole de salut pour quiconque le croit, et fera passer le pécheur de la mort à la Vie, ou permettra à celui qui cherche le Saint-Esprit de le recevoir, ou fera d’un cancéreux abandonné par la médecine une personne en bonne santé. Cela ouvrira les yeux qui n’ont jamais vu, ouvrira les oreilles sourdes, ou fera sortir de l’hôpital psychiatrique. C’est une Puissance si vous la recevez comme étant la Parole de Dieu.
19. Durant la Révolution, un homme avait été condamné à être fusillé pour désertion. Un de ses amis est allé intercéder auprès du grand Président chrétien Abraham Lincoln, en invoquant une défaillance due au vacarme des armes. Le Président a écrit sur un papier : “Je gracie cet homme. Abraham Lincoln.”
20. Cet ami est allé présenter le document au prisonnier : “Tu es gracié ! C’est signé par Abraham Lincoln !” De même, ceci est la Parole de Dieu. Mais cet homme ne l’a pas cru : “Pourquoi te moquer de moi avec un morceau de papier ? Si c’était vrai, le sceau des Etats-Unis aurait été apposé lors d’une cérémonie.” – “Montre ce papier au peloton d’exécution.” – “Va’t’en d’ici !” Et il fut exécuté.
21. Le cas fut porté devant la Cour Fédérale. Sa décision fut : “Une grâce n’est une grâce que si elle est acceptée comme telle.” De même, le pardon des Ecritures est pour quiconque l’accepte comme tel. La guérison est pour quiconque l’accepte comme telle. C’est une grâce pour quiconque l’accepte comme telle. Toute promesse de Dieu est à vous si vous pouvez l’embrasser comme étant la Parole de Dieu.
22. J’ai rencontré de grands hommes, et d’autres qui n’étaient rien mais qui pensaient être grands. Un vrai grand homme essaiera de vous faire croire que c’est vous le grand homme, et que lui-même n’est rien. C’est pourquoi je sais que Jésus était le Fils de Dieu. Il est venu au monde sans lieu où naître, dans un sein d’emprunt, dans une mangeoire d’emprunt, “sans un endroit où reposer sa tête”, et a fini dans une tombe d’emprunt. Ce qui le faisait grand, c’était son humilité : le Roi de gloire, le Dieu du Ciel s’est fait chair, et a habité parmi nous.
23. Un croyant doit s’humilier devant Dieu, et il lui faut descendre pour monter. “Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé.” [Mt. 23:12]. Jésus a rencontré des rois de tous les milieux, parfois aussi des foules, parfois une seule personne. Il viendra pour une seule personne faisant appel à Lui. Son humilité fait qu’Il est Dieu.
24. Il n’y a ni “sainte montagne”, ni “sainte église”, ni “saint homme”, mais c’est la présence du Saint-Esprit qui rend l’Eglise sainte. Dieu est le Saint-Esprit, Dieu est Celui qui est Saint. Sa Présence parmi nous est sainte, elle change notre nature, et nous donne envie de vivre comme Lui.
25. Avant d’agir, Dieu l’annonce toujours d’abord dans les Cieux, et ensuite sur terre. Personne n’est jugé avant d’avoir été averti. Il envoie la miséricorde avant le jugement, et il se passera quelque chose après cette campagne. Il en sera toujours ainsi. L’Eglise a eu un réveil avec des miracles, des guérisons, des dons de l’Esprit. Quelque chose suivra cela. Dieu l’annonce d’abord dans les Cieux : quand les mages ont vu l’Etoile, ils sont venus adorer le Seigneur Jésus. Dieu suscite toujours un témoignage de ce qu’Il fait.
26. Dans notre texte, le message était si important que Dieu a choisi 3 hommes : Pierre, Jacques et Jean, c’est-à-dire l’espérance, la foi et l’amour. Selon l’Ancien Testament, ces trois constituaient un témoignage [cf. 2 Cor. 13:1]. Nous sommes reconnaissants à Dieu d’envoyer un Témoin ce soir. Dieu a témoigné de Son Don en Hébreux 11 [NDT : Il a par exemple témoigné en faveur d’Abel en Héb. 11:4]. Si Dieu n’appuie pas ce que dit un homme, par la Parole dans la Bible et par la Présence de l’Esprit, il n’y a pas les 3 témoins. Mais, s’il y a ces 3 témoins, alors c’est la Vérité, c’est confirmé.
27. L’occasion était si importante qu’il y avait sur la montagne 3 témoins terrestres : Pierre, Jacques et Jean, et 3 témoins célestes : Elie, Moïse et Jésus. Ce qui allait se passer devait être enregistré. Ils ont vu Jésus entièrement voilé. Leurs yeux ont vu en fait se dérouler ce qui représentait, au temps de l’Ancien Testament, le positionnement par Dieu d’un fils.
28. L’auditoire est, je pense, pentecôtiste à 90 %. Notre erreur fatale a été, quand nous sommes devenus des fils et des filles de Dieu remplis du Saint-Esprit, de nous installer, alors que nous étions tout juste prêts à nous mettre au travail. Le pays serait balayé par un réveil si tous les baptisés du Saint-Esprit étaient aussi enflammés que l’étaient Etienne en son temps ! Vous dites : “Je suis sauvé, sanctifié, rempli de l’Esprit, tout est fait.” Mais Dieu vous a élus pour vous mettre au travail à Son service, pour témoigner de Lui.
29. Récemment, à la Jamaïque, j’ai un peu secoué les Hommes d’Affaires Chrétiens. Beaucoup témoignaient de ce que Dieu leur avait donné dans les affaires. Nous sommes devenus trop gros ! Témoignez de ce que Christ a fait pour vous. Donnons de quoi permettre de louer Dieu. J’ai dit : “Quelle différence avec les premiers pentecôtistes : ils vendaient ce qu’ils avaient et en remettaient le prix aux apôtres.” [cf. Act. 2:45]. Un cher frère m’a dit que cela avait été une erreur de leur part d’agir ainsi. “Quand les malheurs sont arrivés, ils n’avaient plus de maison.” J’ai répondu que le Saint-Esprit ne faisait jamais d’erreur : n’ayant plus de maison, ils sont partis annoncer partout ce que Dieu avait fait ! Ils étaient vraiment “pèlerins et étrangers”, la Semence d’Abraham. Un cantique dit de ne pas convoiter les vaines richesses du monde. Seules les choses éternelles ne passeront jamais. Tenons la main indéfectible de Dieu !
30. Selon l’AT et selon des épîtres de Paul, dès sa naissance un enfant était fils dans sa famille. Le texte de Jean 14:2 signifie : “Il y a plusieurs demeures dans le Royaume de mon Père”, et non “dans la maison de mon Père”. Autrefois, le mot “maison” signifiait le “royaume” dont le roi était le père.
31. Un grand propriétaire avait plusieurs locataires sur sa propriété, et il était souvent en déplacement. Pour élever ses enfants, il engageait donc un tuteur. Bien que fils, l’enfant ne pouvait hériter avant d’avoir fait ses preuves. Alors seulement il était intronisé, adopté dans la famille, ce qui faisait de lui un possesseur à égalité avec son père.
32. C’est là où les pentecôtistes ont fait erreur : étant devenus fils, ils se sont installés : “Nous avons une église, une dénomination, nous allons augmenter le nombre de membres.” C’est bien, mais Dieu a fait de vous des fils pour vous mettre à l’épreuve et voir vos réactions. Ce père cherchait évidemment le meilleur tuteur possible, un homme droit, qui dirait la vérité quant au comportement du fils. C’était une image de l’action de Dieu.
33. Dieu ne demande jamais à un homme de faire ce que Lui-même ne ferait pas. C’est ainsi Dieu qui a été fait chair et qui est mort pour les pécheurs. Le tuteur faisait son rapport sur la façon de se conduire de l’enfant. Celui-ci grandissait, mais restait un enfant de la famille. S’il tournait mal, le tuteur devait le rapporter.
34. Dieu n’a pris ni un évêque ni un cardinal pour tuteur, pour précepteur de ses fils et de ses filles. Il a pris le meilleur Tuteur au Ciel pour Son Eglise : le Saint-Esprit ! Il rapportera tout au Père, sans rien cacher. Mais nous ne voulons pas être enseignés par le Saint-Esprit, et nous voulons que ce soit le cardinal ou un autre qui nous dise quoi faire. Ce qui compte, c’est ce que dit le Saint-Esprit : “Ecoutez-Le !” C’est Lui le Tuteur ! C’est un mensonge de dire que le temps des miracles est passé, car Dieu a dit “qu’Il est toujours le même.” [cf. Héb. 13:8]. Ils disent que le Saint-Esprit était réservé aux premiers disciples, mais Pierre a dit : “C’est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.” [cf. Actes 2:39]. Ne falsifiez pas cela !
35. J’ai prêché un jour sur Es. 1:18 [NDT : Jér. 8:22] : “N’y a-t-il point de baume en Galaad ? N’y a-t-il point de médecin ?” C’est comme un homme qui meurt sur le perron du médecin en ayant refusé de prendre son remède. Ni le médecin, ni le remède ne sont fautifs. Il en va de même avec l’église aujourd’hui. Nous avons le Baume et des médecins, mais les pécheurs meurent sur leur siège dans l’église, et vont vers les tourments pour avoir refusé le Remède.
36. Le Baume a été déversé le Jour de la Pentecôte. Il y avait là le Médecin Simon Pierre qui a donné l’ordonnance. Quand les gens lui ont demandé comment être vacciné contre le péché, il a répondu : “Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit.” Telle est l’ordonnance : le Saint-Esprit ! Elle était prescrite pour alors, elle l’est pour aujourd’hui et pour quiconque sera appelé par Dieu. C’est un Remède contre le péché et contre la maladie.
37. Il faut savoir confectionner un tel Remède. Un charlatan falsifiera l’Ordonnance et son remède tuera le malade. Tel est le problème aujourd’hui : on tue spirituellement les gens en remplaçant le baptême du Saint-Esprit par une poignée de main. Gardez l’Ordonnance de Pierre, elle a été donnée pour chaque génération ! Ne jouez pas avec Cela ! Ne dites pas : “Nous allons te baptiser d’eau et te tendre la main d’association, et tout ira bien.”
38. Lors de la recherche d’un remède, on l’inocule à un cobaye, et il peut y avoir des échecs. Mais Dieu n’a pas expérimenté Son Remède sur un cobaye, mais sur Son Fils, et ce fut un succès. On a craché sur Lui, mais il n’a rien dit. Quand on lui a demandé de faire un mile, il a en a fait deux [cf. Mt. 5:41]. Cela a tenu bon face à la mort puis face à la résurrection. Mais ces gens ont refusé le Remède.
39. Les effets d’un médicament peuvent être différents selon les personnes. Mais l’effet du Remède du Saint-Esprit est le même pour tous. Quand un Africain reçoit le Saint-Esprit, les effets sont les mêmes que pour vous. Quand ils acceptent l’ordonnance, un vent impétueux descend du Ciel et remplit leur cœur, et ils agissent comme vous, même s’ils ne parlent pas anglais.
40. Si le fils se conduisait mal, le tuteur devait être gêné de devoir le rapporter au père. Je me demande ce qu’il en est quand le Saint-Esprit doit rapporter au Père que ses filles s’habillent en hommes et se coupent les cheveux, qu’elles préfèrent rester à la maison écouter leur série préférée plutôt que d’aller à l’église écouter une prédication.
41. Il doit même rapporter qu’on danse le rock n’roll, une danse de l’enfer, dans l’église, que certains adoptent la coupe de cheveux des rebelles des années 50, et les soi-disant “médecins” acceptent cela. Quant à l’Ordonnance, ils disent qu’elle était pour autrefois. Il doit rapporter que des pasteurs fument, boivent des liqueurs et jouent au poker. Combien le Saint-Esprit doit être gêné de devoir faire un tel rapport au Père au sujet de l’église !
42. Dans l’AT, un tel enfant n’héritait jamais : il restait fils, mais le Père ne pouvait rien lui confier. L’église pentecôtiste risque de ne pas hériter. Mais le monde soupire après la manifestation des fils et des filles de Dieu.
43. Dieu a mis l’homme sur la terre pour la gérer : l’homme est un dieu. Jésus l’a dit : “N’est-il pas écrit dans votre Loi : … Vous êtes des dieux ? Si elle a appelé dieux les prophètes, ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, … pourquoi me condamner parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ?” [cf. Jn. 10:34-36]. Les hommes sont des dieux déchus. Ils sont censés s’occuper du monde, et les arbres et les animaux attendent la manifestation des fils de Dieu sur terre [cf. Rom. 8:19] pour le Millénium. Ma prière est : Viens Seigneur Jésus ! Nous nous préparons pour ce moment ! L’Eglise doit être prête.
44. Si le fils était un chenapan, il faisait honte au tuteur, et le père ne pouvait rien lui confier. Mais s’il était un bon fils, s’il progressait, s’il se préoccupait des affaires du père comme le père, tous dans le royaume pouvaient voir en lui une image du père. Nous voulons être des reflets de Jésus-Christ !
45. Autrefois on battait l’or pour en ôter les impuretés. Quand le batteur pouvait voir son reflet dans cet or, il savait que c’était fait. Dieu agit ainsi avec Son Eglise : il la bat d’un côté et de l’autre avec la puissance de l’Evangile, pour en ôter ce qui est du monde, les doutes, jusqu’à ce que l’Eglise reflète à nouveau Jésus-Christ, le même hier et à toujours, et qu’elle entre dans la Puissance de Dieu comme lorsque Jésus était sur terre.
46. Si le Saint-Esprit rapporte que l’Eglise manifeste les signes et la Vie de Dieu, qu’elle agit comme Il agissait et comme Il l’a demandé, alors c’est une Eglise qui a du caractère ! C’est ce que Dieu attend de nous.
47. A l’époque de l’esclavage, on vendait des esclaves comme on vend des voitures. Dieu a fait l’homme, mais l’homme a fait les esclaves. Dieu ne veut pas qu’un homme soit esclave d’un autre, ou qu’un homme domine sur les autres, mais que tous soient libres et serviteurs de Dieu. Seul Dieu peut dominer sur nous.
48. Ils séparaient un homme costaud de sa petite femme pour le croiser avec une forte femme afin d’obtenir de meilleurs esclaves. C’était les traiter comme des animaux. Or Jésus est mort pour ces gens qui sont des hommes comme les autres. Un jour, un marchand d’esclaves est venu dans une plantation. Tous ces esclaves qui ne verraient plus leurs parents ou leurs enfants, et qui étaient maltraités, étaient tous tristes, mais le marchand a remarque un esclave de fière allure, travaillant sans avoir à être fouetté. Le propriétaire lui a expliqué que cet esclave n’avait pourtant pas été établi chef, et était nourri comme les autres : “J’ai un jour découvert la raison de son attitude : dans son pays, son père était roi de la tribu, et, même loin de chez lui, il savait qu’il était fils de roi, et se comportait comme tel.”
49. C’est ainsi que l’église pentecôtiste devrait faire, et se conduire comme des fils et des filles de Dieu, notre Roi, même si on se moque de nous. Les femmes devraient se comporter en dames, et les hommes être des hommes, avec un fort témoignage en ville. Vous êtes le sel de la terre [cf. Mt. 5:13], un sel dont le contact conserve la viande et qui donne soif. Nous devons donner soif aux autres, soif d’être comme nous, si bien qu’ils reconnaîtront que vous êtes de vrais chrétiens. Dieu veut de tels caractères reflétant en eux la vie du Père.
50. Si nous sommes enfants de Dieu, la Vie de Dieu doit pouvoir se refléter en nous : “Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas, mais si je les fais, alors croyez ces œuvres !” [cf. Jn. 10:37-38]. Nous devons frapper et chasser tout doute jusqu’à ce que notre Vie reflète la Vie de Dieu, au point que Dieu dira : “Celui-là est bien un de mes enfants ! Il n’est pas tantôt sur un pied, tantôt sur l’autre : il croit Ma Parole et il s’y tient. Rien ne peut l’ébranler car il reflète Ma Vie !”
51. Pour un tel garçon, le jour venu, la cérémonie de l’adoption avait lieu dans un espace public, et le père le revêtait d’une tunique royale. Il “adoptait” son fils déjà né. Recevoir le Saint-Esprit, c’est naître, mais il faut ensuite la cérémonie d’adoption dans la famille. Dès lors, le nom du fils sur un chèque valait celui du père : il était devenu héritier.
52. Il faut que l’Eglise arrive au point où Dieu pourra vous mettre à l’écart, vous revêtir de Sa gloire et de Sa puissance, vous adopter et vous positionner dans le Corps : vous parlerez et quelque chose se produira. Voilà ce dont l’église a besoin ce soir. Mais comment Dieu pourrait-Il le faire si vous décroissez au lieu de croître ? Il nous faut croire chaque action de Dieu, chercher ce qui est juste devant Dieu, l’invoquer chaque jour, et s’occuper de son œuvre chaque jour, inviter avec douceur, sans rudesse, et avec des paroles assaisonnées de sel tous ceux avec qui vous entrez en contact, à venir servir le Seigneur. Que les gens puissent dire qu’ils n’ont jamais rencontré une femme ou un homme aussi gentil que vous, et qu’ils aient envie de votre religion. La religion est certes une couverture, mais notre couverture, notre religion est le Sang de Jésus-Christ et non une dénomination.
53. Après l’adoption, le garçon était héritier de tout ce que le père avait. Or Jésus a dit : “Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais.” [cf. Jn. 14:12]. Dieu montrait ainsi ce qu’il ferait par Son Fils en qui Il trouvait plaisir.
54. Et sur la montagne se tenaient 3 témoins célestes et 3 témoins terrestres d’un fait glorieux, de ce que l’Adoption par Dieu faisait pour Son Fils. Une grande Nuée blanche est soudain descendue envelopper Jésus. Ses vêtements brillaient comme le soleil. C’était la tunique spéciale de l’adoption dont Dieu recouvrait le Fils : “J’adopte Mon Fils bien-aimé : écoutez-Le !” Le surnaturel excite toujours les gens, et ce fut le cas avec le réveil pentecôtiste.
55. Lors de la sortie d’Egypte, le surnaturel a été manifesté, et des incirconcis ont suivi Moïse et ont souillé le camp peu après. De même nous avons de nombreux imitateurs du Saint-Esprit : “Les autres crient, je vais crier moi aussi.” C’est charnel, mais le vrai Saint-Esprit se passe à l’intérieur et porte des fruits. Une brebis donne de la laine car elle est une brebis, et celui qui est né de nouveau porte les fruits de l’Esprit parce que Dieu est en lui. Comme du temps de Moïse, nous avons une foule mélangée avec des imitateurs, et cela a dissuadé les gens.
56. Je comprends cette réaction, et il est vrai que beaucoup de ces sensations ne sont pas scripturaires. Mais s’il y a un faux dollar, c’est qu’il imite un vrai dollar qui existe quelque part. Pourquoi accepter un substitut, alors que les Cieux sont remplis de la vraie Puissance de Pentecôte !
57. Face au surnaturel, Pierre était tout excité en voyant Jésus ainsi glorifié : Dieu l’“adoptait” : “Celui-ci est Mon Fils bien-aimé en qui je trouve plaisir. Ecoutez-Le !” Pierre a proposé de dresser trois tentes, trois dénominations : pour ceux qui veulent adorer sous la Loi, pour ceux qui veulent adorer sous les Prophètes, et pour ceux qui veulent adorer Jésus. Nous avons de même ceux de la première Pluie, ceux de la dernière Pluie, ceux de la Pluie intérieure, etc. Mais Pierre n’avait pas fini de parler que Dieu a dit : “Celui-ci est Mon Fils !”
58. Il y avait là Moïse qui représentait la Loi, le policier qui vous met en prison sans pouvoir vous en sortir. Elle ne peut que nous juger coupables et nous condamner. Je suis heureux que Moïse et sa Loi soient du passé. Il n’y avait ni grâce ni délivrance en elle. Il y avait aussi Elie qui représentait les prophètes, la justice de Dieu. Le roi avait envoyé des hommes pour arrêter Elie sur sa montagne : “C’est Dieu qui m’a dit de venir ici. Si je suis serviteur de Dieu, que le Feu du Ciel vous consume.” Et le Feu est descendu [cf. 2 R. 1:10]. Telle est la Justice : ils n’avaient pas voulu écouter la Parole. Je veux donc, non Sa justice, mais Sa miséricorde.
59. Nous sommes tous condamnés par la Loi, et tous nous mourons par Sa justice. Je suis heureux que Dieu aie dit : “C’est passé. Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-Le !” Il détient la miséricorde, l’amour, la grâce, la guérison, la gloire, la puissance du Saint-Esprit. Ecoutez-Le ! “Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.” [Es. 53:5]. Ecoutez-Le ! “Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.” [Mt. 11:28]. “Je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père.” [Jn. 14:12]. “Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.” [Jn. 15:7]. “Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, … car je serai avec vous, et même en vous, jusqu’à la fin du monde.” Ecoutez-Le ! Si vous voulez la guérison, écoutez-Le ! Si vous voulez la miséricorde, écoutez-Le ! Si vous voulez le Saint-Esprit, écoutez-Le ! Ne serrez pas la main de l’évêque, mais touchez le vêtement de Jésus ! Si vous voulez entendre, écoutez-Le ! écoutez-Le ! écoutez-Le !
60. Pierre a vu le Réel, l’Authentique. Le monde a faim d’entendre et de toucher du Réel et non du faux-semblant. Je chassais autrefois dans les forêts du Nord avec Burt Caul, un excellent chasseur à moitié Indien lui aussi, mais un homme cruel, au regard reptilien, et qui possédait là une cabane. Il tuait les faons pour me chagriner et se moquait de mon activité de pasteur.
61. Chasser le faon n’est pas interdit, mais ne le faites pas méchamment. Abraham a tué un veau que Dieu a mangé. Le mal, c’est de tuer par méchanceté. Burt les tuait pour me peiner.
62. Cette année-là, la saison était avancée. Burt s’était fabriqué un sifflet imitant un faon pleurant après sa mère. J’ai cherché à le dissuader de l’utiliser. “Vous les pasteurs vous êtes des poules mouillées ! Je croyais que tu étais chasseur.” – “Je suis chasseur, mais pas un tueur. Agir ainsi, c’est être un Hitler.”
63. La saison de chasse était bien avancée, il y avait de la neige au sol, mais les chevreuils savent se cacher dans la journée. Nous étions bredouilles et nous avons fait une pause. C’est alors que Burt a sorti de son sac ce sifflet ! “Tu ne vas pas t’en servir ?” – “Garde ton calme, pasteur.” Il a soufflé, et aussitôt, au bout de la clairière, une biche est apparue. Je pouvais voir ses yeux. Elle était une vraie mère dont le petit avait des problèmes. Burt m’a regardé, a encore sifflé, et elle s’est avancée à découvert.
64. C’est inhabituel pour une biche de se montrer. Je voyais ses veines. Burt a mis une cartouche et a visé ce cœur loyal. Elle ne faisait pas semblant, elle était intérieurement une mère. Il a armé le fusil et elle a entendu le déclic. Elle s’est tournée vers Burt.
65. Elle l’a vue, mais ne s’est pas enfuie. Elle cherchait où était son petit, peu lui importait de mourir. Elle n’était pas hypocrite. Je savais que dans une seconde son cœur allait exploser.
66. Burt était allongé. J’ai tourné le dos pour ne pas voir. Même face à la mort elle ne pensait pas à elle. J’ai pensé : “Seigneur, ne le laisse pas tuer cette mère. C’est hypocrite et cruel de lui faire croire que son petit est là.”
67. J’ai attendu, mais le coup n’est pas parti. J’ai alors vu le canon du fusil qui tremblait. Burt pleurait. Il a jeté son fusil et a agrippé mes jambes : “Pasteur, j’en ai assez, parle-moi de ce Jésus que tu connais si bien !” C’est parce qu’il avait vu la manifestation d’une chose réelle et sans hypocrisie ! Il est aujourd’hui diacre d’une église baptiste.
68. Jésus a dit : “S’ils se taisent, les pierres crieront !” [cf. Lc. 19:40]. Les gens veulent voir de leurs yeux du vrai, de l’authentique. Pour vous, Dieu a pourvu ce soir Son Fils bien-aimé. Écoutez-Le ! Il peut vous donner ce Réel, non pour que vous disiez ce qu’un chrétien devrait faire, mais pour manifester vraiment le vrai christianisme !
69. Soyez tous en prière … Combien veulent être un vrai chrétien avec le même amour que celui de cette mère pour son petit, quoi qu’il arrive ? … [Prière pour ceux qui veulent cet Esprit, cette foi, cet amour] …
70. L’année dernière, j’ai revu Burt qui m’a dit : “En voyant cette chose vraie, j’ai su que Quelque chose avait créé cela : le Dieu dont tu me parlais.”
71. [Suite de la prière] … Que Dieu crée un amour qui croira chaque Parole, qui sera prêt à dire : “J’ai faim et soif de Toi”, même si le médecin dit qu’il n’y a pas d’espoir.
72. [Appel à devenir un vrai chrétien sans tarder et à s’avancer] … mieux vaut être pécheur tout en appartenant à une église, que ne pas aller du tout à l’église. Mais pourquoi ne pas recevoir ce vrai Amour, afin que le Tuteur puisse parler de vous au Père avec plaisir ? Un jour il vous fera sortir, un Ange vous apparaîtra, vous revêtira d’une tunique de puissance, vous adoptera pour que vous puissiez travailler pour Lui !
73. [Cantique “Il y a une Source pleine du Sang d’Emmanuel”, tandis que des gens s’avancent] …
Les Écritures de ce texte
Index complet des 23 références
Luc 3:5Psaumes 114:4,6Matthieu 17:1-7Matthieu 23:122 Corinthiens 13:1Hébreux 11Hébreux 11:4Actes 2:45Jean 14:2Hébreux 13:8Actes 2:39Ésaïe 1:18Jérémie 8:22Matthieu 5:41Jean 10:34-36Romains 8:19Matthieu 5:13Jean 10:37-38Jean 14:12Ésaïe 53:5Matthieu 11:28Jean 15:7Luc 19:40
Luc 3:5Psaumes 114:4,6Matthieu 17:1-7Matthieu 23:122 Corinthiens 13:1 + 18 autres
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