Church Dedication

Consécration d'une église

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William Branham 8 juillet 1959   ·   Cleveland (Tennessee)   ·   29 min de lecture   ·   31 références 8 juil. 1959   ·   Cleveland (Tennessee)   ·   29 min   ·   31 références

Prédication sur la consécration d'une église, utilisant le modèle du tabernacle de Moïse et du temple de Salomon pour illustrer le cheminement spirituel du croyant : justification, sanctification et baptême du Saint-Esprit. Branham insiste sur la nécessité de passer par le Sang de Christ, de mourir à soi-même et de rejeter les barrières dénominationnelles pour entrer dans la communion avec Dieu.

Résumé de la prédication « Dedication Of Building, To The Lord » (texte original en anglais).

“Consécration d’une église” (8 juillet 1959)


CONSECRATION D’UNE EGLISE CHURCH DEDICATION 8 juillet 1959, mercredi matin, Cleveland (Tennessee). 58 minutes.

Thème central : Pour naître de l’Esprit dans le Lieu très saint, l’homme doit d’abord accepter la Parole, puis se livrer totalement à Dieu.

[Titre identique ou similaire : le 8.07.1959, le 11.11.1962]

1. [Le frère Littlefield introduit le frère W.M. Branham qui le remercie] … Nous sommes ici pour consacrer ce bâtiment à Dieu qui a permis tout cela. Une église n’est qu’un bâtiment, et Etienne a dit : “Ce fut Salomon qui bâtit une maison à Dieu. Mais le Très Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme” [Actes 7:47-48].

2 à 3. C’est l’Esprit dans les gens qui forme l’Eglise. Mais nous avons des lieux où le corps de l’Eglise se réunit pour adorer Dieu. Il a donné ce bel édifice au frère et à son groupe. Avant le service de consécration, j’invite le pasteur Littlelfield à lire 2 Chroniques 5:1 à 14.

“’(1) Ainsi fut achevé tout l’ouvrage que Salomon fit pour la maison de l’Éternel. Puis il apporta l’argent, l’or et tous les ustensiles que David, son père, avait consacrés, et il les mit dans les trésors de la maison de Dieu. (2) Alors Salomon assembla à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des enfants d’Israël, pour transporter de la cité de David, qui est Sion, l’arche de l’alliance de l’Éternel. (3) Tous les hommes d’Israël se réunirent auprès du roi pour la fête, qui se célébra le septième mois. (4) Lorsque tous les anciens d’Israël furent arrivés, les Lévites portèrent l’arche. (5) Ils transportèrent l’arche, la tente d’assignation, et tous les ustensiles sacrés qui étaient dans la tente : ce furent les sacrificateurs et les Lévites qui les transportèrent. (6) Le roi Salomon et toute l’assemblée d’Israël convoquée auprès de lui se tinrent devant l’arche. Ils sacrifièrent des brebis et des bœufs, qui ne purent être ni comptés, ni nombrés, à cause de leur multitude. (7) Les sacrificateurs portèrent l’arche de l’alliance de l’Éternel à sa place, dans le sanctuaire de la maison, dans le lieu très saint, sous les ailes des chérubins. (8) Les chérubins avaient les ailes étendues sur la place de l’arche, et ils couvraient l’arche et ses barres par-dessus. (9) On avait donné aux barres une longueur telle que leurs extrémités se voyaient à distance de l’arche devant le sanctuaire, mais ne se voyaient point du dehors. L’arche a été là jusqu’à ce jour. (10) Il n’y avait dans l’arche que les deux tables que Moïse y plaça en Horeb, lorsque l’Éternel fit alliance avec les enfants d’Israël, à leur sortie d’Égypte. (11) Au moment où les sacrificateurs sortirent du lieu saint, -car tous les sacrificateurs présents s’étaient sanctifiés sans observer l’ordre des classes, (12) et tous les Lévites qui étaient chantres, Asaph, Héman, Jeduthun, leurs fils et leurs frères, revêtus de byssus, se tenaient à l’orient de l’autel avec des cymbales, des luths et des harpes, et avaient auprès d’eux cent vingt sacrificateurs sonnant des trompettes, (13) et lorsque ceux qui sonnaient des trompettes et ceux qui chantaient, s’unissant d’un même accord pour célébrer et pour louer l’Éternel, firent retentir les trompettes, les cymbales et les autres instruments, et célébrèrent l’Éternel par ces paroles : Car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! En ce moment, la maison, la maison de l’Éternel fut remplie d’une Nuée. (14) Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la Nuée ; car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de Dieu.”

4. “Alors Salomon dit : L’Éternel veut habiter dans l’obscurité ! Et moi, je lui ai bâti une maison …” [cf. 2 Chr. 6:1]. Nous savons que Dieu étant omniscient, est omniprésent. Mais s’il n’est omniprésent qu’à la manière de l’atmosphère, alors il n’est qu’un mythe. Etant une Personne, il doit y avoir un lieu où il demeure. Il est omniprésent par son omniscience. Il sait tout ce qui se passe à tout instant en tout lieu, mais il demeure en un certain lieu.

5. Le mot “infini” ne peut se réduire à un mot d’une quelconque langue. Le mot “Infini”, comme le mot “éternité”, désigne ce qui n’a pas de limites. Pour donner une idée de ce qu’est ce mot, je dirai que cent millions d’années avant la formation du monde, Dieu connaissait chaque mouche qui serait un jour sur terre, et chacun de ses battements de cils. Et cela ne serait que le début de ce que signifie l’infini. Dieu étant infini, il sait ce qui passe partout et à tout moment. Il est donc omniscient.

6. Dieu demeure parmi son peuple. Il les a fait sortir d’Egypte, et ils sont le peuple de Dieu. Il les a choisis en tant que nation, que peuple spécial, et que sacrificature royale. Quand ils étaient en Egypte ou dispersés, ils étaient le peuple de Dieu. Mais quand ils en sont sortis, ils étaient l’Eglise de Dieu, car le mot “église” signifie : “mis à part hors de”.

7. Dieu a prévu un lieu de rassemblement pour que ce peuple puisse communier, car Dieu désire communier avec et parmi son peuple. Dieu a demandé à Moïse de conduire son peuple sur la Montagne enflammée. Il lui a montré en quel lieu il voulait demeurer sur terre, et Moïse a dressé un tabernacle selon ce qu’il avait vu au Ciel, un sanctuaire pour le Seigneur. La première église a ainsi dû être conforme au modèle céleste. Moïse a tout fait selon le modèle.

8. Regardons ce que Moïse a vu. Moïse a pris des peaux pour faire un tabernacle, une tente, avec trois compartiments, ce qui montre quel est le chemin vers la Gloire : il y avait d’abord le parvis, un lieu de rassemblement, puis le lieu saint, et enfin le saint des saints. Tout cela, et même le mobilier à l’intérieur, parlait de Christ. La plénitude de Dieu demeurait en Christ car tout dirigeait vers lui. Il a été Dieu fait chair et “tabernaclant” sur terre. Etienne l’a dit : “Salomon lui bâtit une maison. - Mais le Très Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme.” [Act. 7:47-48]. Et Christ a dit : “Tu m’as formé un corps.” [Héb. 10:5].

9. Tout le mobilier figurait Christ : la cuve, l’autel d’airain, etc. L’airain parle de jugement : ainsi le serpent d’airain dans le désert parlait du jugement divin du serpent. Elie avait annoncé que le ciel serait d’airain [cf. 1 R. 17:1, Deut. 28:23], un jugement divin sur une nation pécheresse. Le serpent d’airain parle de la venue de Christ qui serait fait péché, et du jugement qui serait déversé sur lui. Dieu est descendu plus bas que les anges afin de pouvoir mourir pour nos péchés. Son âme ne pouvait mourir car il était Dieu, mais il a été fait chair afin de pouvoir mourir. Un corps né virginalement est mort pour qu’un peuple pécheur puisse s’approcher de lui en croyant en lui.

10. Dieu demeure dans une maison de trois pièces, et c’est pareil pour vous. L’homme ne peut vivre dans plus de 3 pièces. J’ai vu des maisons avec 20 pièces, mais on ne vit que dans trois, même si vous avez plusieurs chambres : la cuisine pour le repas, le salon pour la communion, la chambre à coucher pour le repos. Il en va de même pour l’Eglise. On écoute la Parole à la cuisine : c’est la justification par la foi. Puis on communie les uns avec les autres alors que le Sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché : on entre dans la sanctification par le Sang. Puis il y a le repos et la sécurité quand nous sommes baptisés du Saint-Esprit.

11. En 1 Jean 5:7, il est écrit : “Il y en a trois qui rendent témoignage : le Père, la Parole qui est le Fils et le Saint-Esprit, et les trois sont d’accord en Un.” Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont Un. On ne peut avoir le Père sans le Fils. On ne peut avoir le Saint-Esprit sans le Père et le Fils. Mais on peut être justifié sans être sanctifié, et être sanctifié sans avoir le Saint-Esprit. Vous pouvez être purifié dans un parvis en croyant, sanctifié et lavé de tout péché ailleurs.

12. Il en va dans le naturel comme dans le spirituel. Lors d’une naissance, viennent d’abord les eaux, puis vient le sang, puis vient la vie. Quand Jésus sur la croix a été percé par la lance, ces éléments sont sortis pour purifier son Eglise et la ramener en lui. De l’Eau et du Sang ont coulé et il a remis son Esprit au Père. C’est ainsi que par un seul Esprit nous sommes baptisés en un seul Corps et dans le Repos. Je suis heureux que Dieu se soit emparé de moi avant que l’église ne le fasse avec sa doctrine. J’ai trouvé un Lieu de Repos éternel, là où “il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ” [Romains 8:1].

13. Paul a exposé que “Dieu s’est reposé de toutes ses œuvres le jour du sabbat” [Héb. 4:4] et “fixe de nouveau un jour -aujourd’hui- en disant dans David … : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs.” [Hébreux 4:7]. Ésaïe 28:10-12 dit : “Car c’est précepte sur précepte, règle sur règle, un peu ici, un peu là. - Eh bien ! c’est par des hommes aux lèvres balbutiantes et au langage barbare que l’Éternel parlera à ce peuple. - Il lui disait : voici le lieu du repos ! …” Il y a un Repos parfait à l’autel, dans le sein de Christ, le lieu secret. Martin Luther a parlé de la justification, Wesley de la sanctification. Aujourd’hui la Pentecôte parle du baptême du Saint-Esprit. On entre dans le Repos éternel par le Saint-Esprit. Tant que vous êtes dans la chambre du Lieu très saint, vous êtes caché en Dieu dans l’Eglise des premiers-nés ! Vous êtes baptisé dans le Corps de Jésus-Christ, libéré de toute condamnation, car vous êtes passé au travers du Sang ! “Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous” [Ex. 12:13]. Christ a pris sur lui le jugement, vous n’aurez jamais à passer en jugement, vous êtes passé de la mort à la Vie. On entre dans la véritable Demeure de Dieu par un baptême spirituel !

14. D’abord le pécheur entre et entend. C’est l’endroit où il mange, où il apprend que Christ est mort à sa place, lui un pécheur coupable soumis à la mort et méritant la mort. La foi vient de ce qu’on entend, et il se relève, il témoigne qu’il n’y a rien de bon en lui, mais qu’il accepte la mort que Jésus a soufferte à sa place pour le pardon de ses péchés. Il l’accepte par la foi au travers de la Parole. Dès lors sa vie va changer et se redresser. Mais il y a encore en lui des désirs, des racines qui incitent à faire le mal. Seul le tronc a été abattu : le pécheur est pardonné pour ce qu’il a fait, mais non pour ce qu’Adam a fait. Il peut demander pardon pour ce qu’il a fait, mais non pour ce qu’Adam a fait. Alors, par la sanctification, le Sang de Jésus purifie son cœur et déracine tout péché. Les gens trébuchent sur le mot “sanctifier”, qui signifie “être purifié et mis à part pour servir”. L’autel purifie et sanctifie le vase, et il est mis à part pour servir, mais il ne sert pas encore. Mais quand le Saint-Esprit entre dans ce vase sanctifié et le remplit, il le fait entrer au service du Seigneur.

15. Vous aussi, vous habitez dans une maison à trois compartiments : l’âme, le corps et l’esprit. Les mathématiques de la Bible ne se trompent pas : 7 pour l’adoration, 40 pour les tentations, 50 pour les jubilés. Dieu est accompli en trois : Père, Fils et Saint-Esprit, 3 fonctions du même Dieu unique. L’Eglise est accomplie au travers de la justification, de la sanctification et du baptême du Saint-Esprit. Vous êtes alors scellé jusqu’au jour de la Rédemption. Celui qui a été purgé une fois par le Sang de Jésus-Christ ne désire plus le péché : il est passé de la mort à la Vie.

16. S’il n’y avait pas autant d’imitations, nous aurions une Eglise sanctifiée par la puissance du Saint-Esprit et une communion dépassant les conceptions humaines. Mais des imitateurs disent y parvenir, crient, chantent et parlent en langues et extériorisent des émotions. Mais “vous les reconnaîtrez à leurs fruits” [Mt. 7:16]. “Ne les arrachez pas, laissez-les pousser ensemble. Les anges de la moisson sépareront l’ivraie du blé.”

17. Il y a trois pièces qui servent : le corps, ce que vous faites pour Christ, puis l’esprit, ce que vous pensez de Christ, puis l’âme, la foi que vous avez en Christ. Une telle maison est entièrement au service du Dieu vivant, avec la justification par la foi, la sanctification par le Sang, l’entrée dans le repos avec Dieu par le remplissage du Saint-Esprit. Ce n’est pas étonnant s’il y a tant de régressions, tant de problèmes dans les églises. C’est parce qu’ils ne sont pas allés jusqu’au bout avec Dieu, là où il y a la mort à leur propre intellect. Une graine ne peut porter du fruit si elle ne pourrit pas. Le grain est dur et bien doré quand il est semé, mais il doit mourir à son propre corps, sinon il n’y aura pas de pousse. Et la vie nouvelle qui se montre, ne ressemble pas à la première vie : elle est douce et souple.

18. Telle est une personne née de l’Esprit de Dieu. Vous pouvez être intellectuellement brillant, mais vous devez naître de nouveau, votre intellect doit mourir à ses pensées et ne s’en tenir qu’à Christ pour qu’il vous remplisse de son Esprit. C’est alors que les choses du monde vous semblent une folie, que l’amour de Dieu occupe la première place dans votre vie. Nul n’a le droit de prêcher l’Évangile s’il n’est pas entré dans ce Lieu saint. C’est là où ont lieu les miracles.

19. Ce n’est pas étonnant que l’église ne croit pas aux miracles. Ils n’ont jamais pénétré là où se font les miracles, là où est le repos avec Dieu, là où le bâton d’Aaron, venu du désert, sec et mort, a donné des feuilles et a fleuri. Il avait reposé dans le Saint des saints. Si on introduit un pécheur mort, pourri, avec sa pensée charnelle, dans la présence du Saint-Esprit, il lui arrivera quelque chose. “L’Éternel veut habiter dans l’obscurité” [2 Chr. 6:1]. La Vie se tient là, au milieu de la pourriture, dans la graine une fois qu’elle est pourrie, morte à elle-même. Dieu sera avec vous si vous si vous êtes prêt à mourir à vous-même, à lui donner les trois pièces de votre demeure : votre corps pour le service, l’intellect de votre esprit, et la foi de votre âme.

20. Dieu avait prévu pour le peuple une manière de s’avancer. Avant de venir adorer, il fallait se préparer. Il fallait prendre une vache rousse [cf. Nb. 19] n’ayant jamais porté le joug. La couleur “rousse” ou “rouge” représentait le sang, la rédemption. Nos péchés sont rouges et le Sang de Christ est rouge. Un verre rouge vu au travers d’un verre rouge apparaît blanc. “Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige” [Es. 1:18] quand Dieu les voit au travers du Sang rouge de son Fils, et si vous avez confessé ce dernier comme étant votre Sauveur. Dieu ne voit alors plus vos péchés : ils sont blancs comme neige.

21. La vache rousse, une figure de Christ, servait à faire “l’eau de purification” [Nb. 19:21, 31:23 ; appelée dans la King James : “eaux de séparation”]. Cette vache ne devait avoir porté aucun joug [Nb. 19:2]. Le problème aujourd’hui est que nous nous mettons sous n’importe quel joug. Les dénominations essayent de se mettre sous le joug du monde. Mais la puissance de Dieu est sous le seul joug de Dieu. Aucune église, aucun homme, aucun credo ne peuvent prétendre la posséder. Ne vous mettez pas sous le joug des incrédules, et sortez du milieu d’eux. Prenez le joug de Dieu : “Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes” [Mt. 11:29].

22. Cette vache devait être tuée par le souverain sacrificateur et devant toute l’assemblée. Le grand prêtre Caïphe et Israël ont été témoins de la mort de Jésus. Mais ils étaient sous le joug de l’incrédulité du monde. La vache devait être consumée totalement, y compris les cornes et les excréments. Aux cendres étaient ajouté du cramoisi, du bois de cèdre, de l’hysope.

23. Le cramoisi [NDT : colorant extrait d’un insecte séché] servait à teindre de la laine en rouge et signifiait la rédemption. Cette laine rouge était jetée sur la vache. Le cèdre, un bois blanc veiné de rouge, annonçant la croix, avec le blanc indiquant l’état de justice, et le rouge indiquant le sang qui rendait juste. La croix était une malédiction jusqu’à ce que le Sang de Jésus coule sur elle : “Celui qui est pendu au bois est maudit” [Deutéronome 21:23, Galates 3:13]. Désormais, nous l’étreignons : le rouge du cèdre nous rend blancs. Le bois de cèdre était brûlé avec la vache.

24. L’hysope est une herbe ordinaire. Elle indique que l’Evangile ne doit jamais être annoncé par des super diplômés, mais dans l’humilité des herbes. L’Evangile ne doit pas être rendu compliqué, mais doit rester humble. C’est l’hysope tirée du sang de l’agneau qui était appliqué sur les linteaux des portes d’Israël. C’est l’hysope qui donnait l’humilité de l’Evangile à l’eau de purification, car cette eau est la Parole du Dieu vivant. La vache, le cramoisi, le bois de cèdre et l’hysope devaient être consumés ensemble, et les cendres conservées dans un lieu saint du parvis.

25. L’Evangile ne doit pas être prêché par des lèvres impures, par un homme qui dit que Jésus n’est plus le même qu’autrefois. Il doit être prêché par une puissance du Dieu vivant au travers de lèvres consacrées au Seigneur. Les cendres devaient être conservées en un lieu saint et les paroles de l’eau de purification doivent être portées par des mains pures. Quiconque confesse le Nom du Seigneur Jésus comme Sauveur n’a plus rien à faire avec le monde, et s’il le fait, il doit vite se repentir.

26. A quoi servait cette eau ? Quand un incrédule avait régressé en Israël, ou quand un étranger entrait dans l’église, il se passait quelque chose dans le parvis extérieur, là où le repas était servi, où la Parole était prêchée. Un homme au cœur pur et aux mains pures et non souillées par les choses du monde, aspergeait cet homme avec l’eau de purification. La parole prêchée était gardée dans un lieu saint et distribuée par des mains saintes. Selon l’épître aux Ephésiens, nous sommes lavés par l’eau de la Parole, l’eau de purification [cf. Eph. 5:26]. “La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole …” [Rom. 10:17]. Cet homme était éloigné de Dieu, il avait régressé et était reparti dans le monde, ou bien il était né en dehors d’Israël : avant de pouvoir entrer, il fallait d’abord qu’il soit aspergé avec l’eau de purification, séparé des choses du monde, que ses désirs soient tournés vers la Parole, et qu’il apprécie celle-ci plus que toute autre chose.

27. Quant au sang de la vache, il était recueilli dans un vase, et le sacrificateur en faisait sept zébrures sur la porte de la tente [Nb. 19:4]. Ainsi quand, lavé et séparé des choses du monde, le croyant entrait, il devait regarder le sang d’un sacrifice, et non un credo ou une dénomination. L’aspersion était faite sept fois, indiquant les 7 000 ans de l’existence de l’humanité sur terre, et que le sang serait le seul fondement de la communion de Dieu avec l’homme, une communion par le sang.

28. Après le parvis, on entre dans la communion. Peu importe votre connaissance de la Bible, avant de pouvoir entrer dans la communion des croyants, vous devez accepter le Sang et être purifié par le Sang de Jésus-Christ, sanctifié de vos habitudes du monde : la cigarette, le jeu, la boisson, les vêtements immoraux, etc. Vous devez être séparés de tout cela, et une seule chose peut le faire et changer votre nature : le Sang de Jésus-Christ.

29. Depuis le jour même de la chute en Eden, quand le péché a été commis, Dieu a préparé un moyen pour communier à nouveau avec l’homme : le Sang. Peu importe la qualité de votre église, ou la taille de votre dénomination, ou combien vous parlez en langues. Seul le Sang de Jésus-Christ vous séparera des choses du monde. Quand nous commençons à entrer dans le premier temple consacré, vient d’abord l’écoute de la Parole, puis vient l’acceptation du Sang. Etre sanctifié, c’est être pur. Celui qui n’accepte pas le Sang de Jésus-Christ qui le purifie de tous ses péchés ne sera jamais capable de communier avec l’Eglise du Dieu vivant.

30. Je ne parle pas d’une église dénominationnelle : nous en avons ici quatre ou cinq qui se valent, mais tout cela est condamné si le Sang n’est pas appliqué. [Paroles d’un cantique]. … Ni église, ni bâtiment, ni barrière, mais rien que le Sang de Jésus ! C’est la seule Source qui purifie. Quiconque veut venir adorer Dieu doit d’abord reconnaître et accepter qu’il y a eu un Sacrifice et que son Sang a été répandu pour permettre d’entrer dans cette communion.

31. Les personnes nées de l’Esprit de Dieu ne voient pas les choses du monde, car elles sont d’un autre monde. Leur esprit vient de plus haut, de là où demeurent la sainteté et la justice, là où le vêtement taché du Sang de Jésus est exposé chaque jour devant Dieu, et devant lequel les anges et tout le Ciel se prosternent. Tout ce qui sur terre ira au Ciel se prosternera devant lui.

32. En arrivant devant les sept traces ensanglantés, l’adorateur est maintenant en communion. Certains entendent la Parole, vont au séminaire recevoir l’enseignement de l’église, et pensent avoir le droit de prêcher. Mais ils n’en ont pas le droit avant d’avoir accepté le Sang de Jésus-Christ qui les purifie.

33. Ils se disent pasteurs mais fument dans la rue, vont à la piscine avec leur assemblée, acceptent le jeu de loto dans leur église. Ils sont pasteurs par décision humaine. Mais les pasteurs appelés par Dieu passent par le Sang. Peu importe l’ancienneté de votre dénomination, Dieu a d’abord reconnu le Sang comme seul remède pour purifier l’âme. Il n’accepte que le Sang et il ne communiera qu’avec ceux qui sont sous le Sang : “Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous” [Ex. 12:13].

34. Nous entrons dans ces trois pièces pour adorer. Il y a trois étapes depuis l’extérieur pour y parvenir. On passe d’abord par l’eau de purification, par le lavage de la Parole. En second lieu, on accepte le sang sous lequel on passe, et on entre dans la communion avec tous les saints. Puis on est rempli du Saint-Esprit, baptisé dans le Corps des croyants par l’Esprit de Celui qui est mort et a apposé la marque du Sang sur la porte. C’est là où Dieu nous rencontre : sous le Sang.

35. C’est là où Dieu recevait dans le premier tabernacle, comme dans le second tabernacle. Ce tabernacle-ci a lui aussi été construit dans ce but. L’assemblée est le parvis. Et voici le lieu saint, l’autel. Et le prédicateur se tient là, dans le Saint des saints où la Parole est pourvue pour le peuple. Nul n’a le droit de prêcher s’il n’a pas été là. Ainsi, l’homme entre en ce lieu, accepte la Parole et est lavé par l’eau de la Parole. Puis il accepte le Sang et est sanctifié. Puis il est introduit dans la communion avec les croyants et avec Dieu.

36. Aaron, oint comme souverain sacrificateur, se tenait dans ce tabernacle. David a dit : “Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements” [Ps. 133:1-2]. Cette huile représente le Saint-Esprit, et Aaron était une figure de Christ. Cette huile contenait de la Rose de Saron, une belle fleur rouge qui exhale son parfum si elle est écrasée, un doux parfum pour le Seigneur.

37. La vie magnifique de notre Seigneur était un instrument entre les mains de Dieu. Mais elle a dû être écrasée au Calvaire pour donner son parfum qui nous donne l’Onction. Il était le Lys de la vallée d’où on tire l’opium du Saint-Esprit qui soulage la douleur, qui sèche les larmes, qui vous conduit dans le pays du rêve.

38. Ce Souverain sacrificateur est oint de Salut et de Guérison. Il est l’Etoile du matin qui illumine la nuit. Le serment fait à Abraham a été confirmé par la petite Lumière qui est passée dans les ténèbres entre les animaux sacrifiés [Gen. 15:17]. Il est le plus beau de tous pour mon âme ! Le pasteur qui occupe la place d’Aaron comme souverain sacrificateur doit être oint par la Communion. Il ne peut dresser une barrière dénominationnelle dans la maison de Dieu, ni dire que l’église appartient aux presbytériens, ou aux méthodistes, ou aux pentecôtistes, etc. Ce doit être une maison ouverte à tout homme séparé de ses péchés et rempli de l’Esprit. Il peut avoir la joie de communier avec l’Huile du Seigneur. Quel lieu d’adoration !

39. Cela rassemble tous les frères nés de l’Esprit. Et Jésus-Christ, l’Oint, est ici ce matin pour communier avec l’Eglise de Dieu, vous les presbytériens, vous les baptistes, etc., tous ceux qui sont venus par les eaux de purification, qui ont accepté le Sang, ont été sanctifiés et baptisés dans le Corps. Peu importe l’étiquette, vous êtes fils et filles de Dieu, vous avez droit à cette Communion parce que vous avez fait tout ce chemin. Les barrières dénominationnelles vous arrêtent, mais le Saint-Esprit vous conduit à cette Communion avec Dieu.

40. Telle était l’ordonnance pour le premier tabernacle. Si ce n’est pas celle de ce tabernacle, il périra, et aura été bâti en vain par ceux qui auront fait des sacrifices pour avoir ce beau bâtiment. Nous envisageons d’en construire un à Jeffersonville, et j’aime celui-ci. Mais le temple devait aussi être consacré. Moïse ne l’avait vu qu’en image. Puis un jour David a dit au prophète Nathan : “Est-ce normal que j’habite dans une maison de cèdre, alors que l’arche de l’alliance de l’Éternel est sous une tente ?” [1 Chr.17:1]. Nathan savait que David était droit avec Dieu : “Fais tout ce que tu as dans le cœur, car Dieu est avec toi.”

41. Mais la nuit suivante Dieu lui a envoyé Nathan : “Qui es-tu ? Je t’ai pris au pâturage, derrière les brebis. … J’ai rendu ton nom semblable au nom des grands.” [1 Chr. 17:7-8]. D’où avez-vous été tirés ? Je n’étais qu’un petit pasteur dans un coin. Un jour le Seigneur m’a montré ce verset : “Où étais-tu avant que je rende ton nom célèbre ?”

42. “Ce n’est pas toi, mais ton fils qui bâtira le temple.” [1 Chr.17:4,11-12 ; 22:10]. C’était une préfiguration. Salomon a certes bâti le temple, mais le vrai Fils de David est Jésus-Christ, et c’est lui qui a bâti le vrai Temple né virginalement. En son Corps se trouve le Temple éternel de Dieu. Salomon en a bâti l’image, avec des pierres diversement taillées. Elles étaient si bien taillées que pendant 40 ans on n’a pas entendu le bruit d’une scie ou d’un marteau.

43. Les pierres étaient de formes variées. Il y a de même ici deux ou trois dénominations, et aussi des “trinitaires”, des “binitaires”, etc. Dieu agit ainsi dans un but. Les pierres venaient de différents lieux du monde, mais elles ont été réunies sans aucun bruit. Un jour, l’Architecte en chef va venir. Et tous ces groupes dénominationnels seront rassemblés sans murmures, ajustés les uns aux autres, oints par le Souverain sacrificateur. Qu’il demeure toujours dans ce bâtiment oint, où la main sera tendue à tout né de l’Esprit de Dieu. Peu importe de quelle église il vient, il est votre frère ou votre sœur. Dieu quittera ce lieu si vous ne reconnaissez pas tout le Corps du Seigneur Jésus qui est mort pour le salut de tous. Dieu agit ainsi dans un but.

44. Les cèdres étaient coupés au Liban, transportés depuis Joppé par des bœufs et recouverts d’or à Jérusalem, où ne s’entendait aucun bruit de scie [1 R. 6:7]. Un jour ils ont trouvé une vieille pierre curieusement taillée, ne ressemblant pas aux autres. Ils l’ont jetée parmi les détritus. Mais finalement, il y a eu un trou dans le bâtiment, et rien ne pouvait s’y insérer.

45. Nos dénominations en sont là aujourd’hui : elles ont bâti et plâtré, mais il y a un trou. La pierre qui avait été rejetée était la Pierre angulaire. Chaque dénomination affirme être la seule dans le vrai : elle rejette la pierre angulaire de l’amour de Dieu. Peu importe combien vous avez de miracles, de prophètes et d’œuvres de grâce. Vous n’arriverez à rien car l’Eglise du Dieu vivant est soudée par l’amour, mais cette pierre a été rejetée.

46. Quand Elie est allé dans la caverne, il a entendu un vent violent, puis un tremblement de terre, mais Dieu ne s’y trouvait pas [1 R. 19:11]. Nous aussi, nous avons eu du feu, du sang, mais nous avons tellement écouté les vents impétueux que je me demande si nous n’avons pas refusé d’entendre “la petite Voix”. Qu’il n’en soit pas ainsi dans cette église, et qu’elle écoute Dieu : “Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point.” [Es. 40:31].

47. La pierre rejetée est devenue la principale de l’angle. On en est là. Quand ils ont pris cette pierre rejetée, elle s’ajustait parfaitement : tout l’édifice était enfin assemblé. Quand tout a été achevé, Salomon a annoncé un jour de consécration. Cette église a été bâtie de la même façon, avec l’assemblée, le parvis, l’autel, le saint des saints. Examinez les principes mis en œuvre, pour obtenir un tel endroit de communion pour tous.

48. Que cette église suive toujours ces principes ainsi préfigurés. L’aspersion du sang animal sur le propitiatoire a fait place au Sang de Jésus-Christ. En venant ici, nous devons accepter le Sang, la puissance de guérison de Dieu. Nous devons communier avec ceux qui le veulent selon ces mêmes fondements. Qu’une dénomination ne s’interpose jamais, et cette église durera alors jusqu’à la venue proche du Seigneur.

49. L’arche était entrée, l’eau de purification avait été déposée dans le parvis, le sang de la vache rousse zébrait la porte. Salomon a convoqué le peuple comme votre pasteur l’a fait ce matin. C’était un vrai moment de consécration et de communion ! Dieu avait un lieu où il rencontrerait son peuple. Tout était prêt pour pouvoir s’approcher. On a fait venir les musiciens. Le peuple a chanté et loué Dieu d’une même voix : une vraie réunion de Pentecôte ! [Enregistrement interrompu] …

50. Israël était prêt pour la consécration du temple, mais aussi pour se consacrer lui-même à nouveau. Êtes-vous prêts ? Votre pasteur est un homme de Dieu, et il défend les principes que Dieu nous a montrés. Consacrer l’église, ce n’est pas seulement dire : “Seigneur, je te le donne.”, mais c’est aussi dire : “Seigneur, nous nous donnons à toi en sacrifice.” Dieu ne demande pas une fleur de lys sur l’autel, mais il demande le pécheur. Peu importe la beauté de l’édifice. Il faut venir selon les décrets divins, en sacrifice pour servir Dieu.

51. Ayant enfin un lieu pour une communion de sang avec Dieu, Israël s’est mis à chanter de joie, à louer d’une seule voix. Salomon a alors prié pour la consécration. L’arche était déjà sous les ailes des chérubins. Mais quand le peuple, non pas l’édifice, a chanté et prié d’un seul cœur, alors le Saint-Esprit, sous la forme d’une Colonne de Feu, est venu prendre possession du lieu. La gloire était telle que les prêtres n’ont pas pu rester pour leur service [2 Chr. 5:13-14].

52. Que Dieu le fasse encore pour cette petite église ! Avançons sous le Sang du Seigneur Jésus, confessons nos péchés, soyons remplis du Saint-Esprit ! Soyons aussi joyeux qu’Israël ! Gardez dans votre cœur de ne jamais condamner un homme né de l’Esprit, d’avoir communion avec tous Ses serviteurs, avec Son peuple. Que ce soit un lieu interdénominationnel. Que ce soit un lieu de repos pour les pèlerins de passage. Que le pasteur puisse vivre pour voir la venue du Seigneur, que l’assemblée prospère en tout. Je prononce cette bénédiction pour qu’elle dure aussi longtemps que l’église suivra les instructions de Dieu. Mais si elle s’en écarte, tout pourrait arriver.

53. Assurez-vous que le Sang est sur chaque porte de votre cœur, qu’il n’y a aucune barrière dénominationnelle : nous sommes “un” en Jésus-Christ. Prêchez le Plein Evangile venu du Sanctuaire. Qu’il y ait toujours les signes et les miracles de Jésus ressuscité. Que le sacrificateur oint oigne de douceur le cœur brisé, que le parfum de la douceur de l’Esprit soit prêché et manifesté, si bien que les hommes diront : “Dieu est vraiment avec vous !”

54. Que des signes accompagnent la prédication du frère, et que son éventuel successeur suive le même chemin. Que l’Evangile soit toujours prêché, et sans compromis. Que ce lieu soit ouvert à quiconque viendra boire à la Source du Seigneur.

55. Que chacun se lève et prie à sa façon en remerciant Dieu pour cette église, pour ce lieu de communion, et que Dieu puisse y placer son Nom, sous le Sang, et dans la communion de l’Esprit. Consacrez-vous avec ce temple à la gloire de Dieu.

56 à 58. [Prière de consécration pour l’église, ses œuvres, ses membres] …

59. Cette église appartient désormais à Dieu, et vous appartenez à Dieu. Gardez-vous toujours purs. Que tous aiment venir communier avec vous. Ayez un Esprit de douceur qui vous permettra d’aider les autres, même s’ils sont tombés très bas. Soyez un temple de la grâce de Dieu. …

Les Écritures de ce texte

Index complet des 31 références

Actes 7:47-482 Chroniques 5:12 Chroniques 6:1Hébreux 10:5Deutéronome 28:231 Jean 5:7Romains 8:1Hébreux 4:4Hébreux 4:7Ésaïe 28:10-12Exode 12:13Matthieu 7:16Nombres 19Ésaïe 1:18Nombres 19:21Nombres 31:23Nombres 19:2Matthieu 11:29Deutéronome 21:23Galates 3:13Éphésiens 5:26Romains 10:17Nombres 19:4Psaumes 133:1-2Genèse 15:171 Chroniques 17:11 Chroniques 17:7-81 Chroniques 17:4,11-121 Chroniques 22:10Ésaïe 40:312 Chroniques 5:13-14

Actes 7:47-482 Chroniques 5:12 Chroniques 6:1Hébreux 10:5Deutéronome 28:23 + 26 autres

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consécrationtabernaclesanctificationbaptême du Saint-Espritunité de l'Église

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Un Baume en Galaad

7 juil. 1959   ·   29 min de lecture