20 février 1955, dimanche après-midi, Phoenix (Arizona)

La seconde venue

W

William Branham 20 février 1955   ·   Phoenix, Arizona   ·   13 min de lecture   ·   6 références 20 févr. 1955   ·   Phoenix, Arizona   ·   13 min   ·   6 références

William Branham prêche sur la seconde venue de Christ et l'importance de prêcher l'Évangile avec la puissance du Saint-Esprit, illustré par le récit de la guérison d'un aveugle à Bombay en septembre 1954. Il critique les divisions religieuses et appelle à une foi vivante qui se manifeste par des signes et des miracles.

Résumé de la prédication « The Second Coming » (texte original en anglais).

1. Je suis venu cinq ou six fois à Phoenix. Nous irons ensuite sur la côte Ouest. Nous envisageons d’aller à Honolulu. Notre cher frère Roberts a tenu une belle réunion ici il y a quelques semaines. Nous nous rassemblons autour de la Parole pour sauver des âmes, ramener les égarés, guérir les malades et voir Jésus-Christ glorifié dans son peuple. C’est la première fois que je débute une campagne un après-midi. Ces réunions sont interdénominationnelles, et nous souhaitons que les membres et les pasteurs de chaque église soient bénis.

2. Je n’ai jamais prélevé d’offrande. Pendant 12 ans comme pasteur Baptiste, je n’ai reçu aucun salaire, mais je travaillais. Mais ce n’est pas une norme, et il faut du temps pour prier, prêcher, visiter les gens. Dès que la location de la salle est payée, je demande aux pasteurs que la quête d’argent cesse. Je refuse ce qui m’est offert à la fin des réunions si les dépenses n’ont pas été couvertes. Je n’ai ni station radio, ni chaîne télé, ni journal. J’ai ainsi du temps pour aider les gens.

3. Nous avons eu une très bonne réunion à Lubock, Texas, il y a quelques jours. Je ne suis pas un Médecin divin, car Dieu seul guérit. Je n’ai jamais reçu le pouvoir de guérir. Je ne crois pas que Jésus ait jamais donné un tel pouvoir, et lui-même n’a jamais dit l’avoir : “Ce n’est pas moi qui fais les œuvres, mais le Père. Je ne fais rien de moi-même, et le Fils ne fait que ce qu’il voit faire au Père” [Jean 14:10, 5:19]. Il faisait ce que le Père lui montrait. Quand il me montre quelque chose, je ne dis que ce qu’il m’a dit. Dans l’Ancien Testament, ils avaient un moyen de savoir si un prophète ou un voyant disait vrai : l’Urim et Thummim, et il y avait alors une lumière sur le pectoral d’Aaron. Je crois qu’aujourd’hui la Parole est l’Urim et Tummim. Je crois que tout le plan de Dieu, et ce qu’il me demande, se trouve dans les Ecritures.

4. Le ministère de Jésus n’était pas conforme à la théologie de l’époque, mais était conforme à la Parole. Il lisait dans leurs pensées, et ils l’ont traité de Belzébul. Les Ecritures ont des significations multiples, comme par exemple lorsqu’il est écrit qu’“il appelle son Fils hors d’Egypte” : cela s’appliquait à Israël, mais aussi à Jésus. Et la promesse se répète aujourd’hui. Ce sont des doctrines d’homme qui ont tracé des frontières entre dénominations. Mais toute personne née de nouveau de l’Esprit de Dieu est enfant de Dieu, peu importe à quelle église elle va. Tenons-nous sur la brèche, et déclarons : “Nous sommes frères”. Parlons à nos voisins par-dessus la barrière, et serrons-leur la main.

5. Je suis ici à la disposition de mes frères, dès lors que cela ne contredit pas ce que Dieu me demande de faire. Je vais vous parler de mon voyage en Inde que vous avez soutenu avec vos dons. [Remerciements aux propriétaires de la salle]. [Longue prière]. Lisons Marc 16:14-15

“Enfin, il apparut aux onze, pendant qu’ils étaient à table ; et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscités. – Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création”

Je n’ai pas préparé par écrit ce que je vais dire, car je compte toujours sur Lui.

6. J’ai voulu ces dernières semaines parler de la seconde Venue de Christ, à Chatauqua et à Shreveport. J’écris aussi un livre sur la guérison divine et sur le Saint-Esprit à partir des Ecritures. Nous vivons à l’époque la plus formidable, celle qui verra la fin de la mortalité ! Mais tous les péchés et les maladies du passé s’amassent sur cette génération. En ces derniers jours, Satan fait tout pour détruire toute vie spirituelle, mais le Père bénit encore plus l’Eglise. J’espère voir Jésus venir, voir les gens de l’Arizona se rassembler dans les airs, alors que le monde peut être détruit en quelques heures par les bombes nucléaires en des mains impies. C’est l’époque où Dieu prépare son Eglise, comme lors de la première Venue, mais à un degré plus haut.

7. C’est le message le plus important aujourd’hui, mais je ne vais pas en parler. Jésus ne nous a pas demandé de bâtir des églises, des hôpitaux, des séminaires, ni de nous organiser, même si c’est bien. Ces choses se sont substituées à ce que Dieu nous a demandé de faire : prêcher l’Evangile au monde. Jésus ne peut revenir avant que cela ne soit fait, et il dépend pour cela de l’Eglise. Les 2/3 du monde n’ont pas encore entendu parler de Jésus-Christ, tandis que les dénominations se battent entre elles. Mais l’heure vient où il faudra éplucher le maïs avant de le manger. Distribuer des tracts, c’est bien, mais prêcher l’Evangile, ce n’est pas seulement cela.

8. Prêcher l’Evangile, ce n’est pas enseigner la Bible. Il ne consiste pas en paroles, mais en une démonstration de la puissance du Saint-Esprit : la lettre tue, l’Esprit vivifie. La Parole est l’expression de la pensée de Dieu, et elle doit être manifestée. Nous la recevons, puis elle produit ce que Dieu a voulu. La Parole est l’Evangile sous forme d’une graine. Un gland n’est un chêne que potentiellement. Avoir le gland, ce n’est pas avoir le chêne. Recevoir le Saint-Esprit, faire vivre la promesse de la Parole, c’est cela prêcher l’Evangile.

9. “Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.” (Marc 16:17-18). La théologie s’est substituée à cela. Je crois qu’en ce jour le Saint-Esprit est à l’œuvre sans s’occuper des critiques. Mais je crois que le grand appel pour un réveil en Amérique a été rejeté, malgré le travail dans tout le pays de Billy Graham, de Jack Schuller, d’Oral Roberts. Il ne reste qu’une foi intellectuelle, or Dieu dit que l’homme doit croire avec son cœur. D’ailleurs, les savants ont trouvé dans le cœur de l’homme, pas des animaux, un petit endroit sans cellule de sang, et qui serait la place de l’âme.

10. L’écoute de la Parole peut donner une foi intellectuelle, mais Jésus parlait d’une autre foi, celle qui vient par la nouvelle naissance : “Celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.” (Jean 5:24). Alors quelque chose dans le cœur, dans l’âme, lui dit que c’est juste, il le sait. Lors de ma première réunion en Afrique, il y a eu trente mille convertis [Octobre 1951]. Pour aller en Inde, je suis passé par Lisbonne, où il y a eu un petit repas. Ils croyaient que nous étions Chrétiens car Américains, mais cela ne veut rien dire. Il faut être né de nouveau de l’Esprit de Dieu. Dans ce pays catholique, nous avons pu trouver une petite église pentecôtiste, et ce fut une merveilleuse réunion.

11. Puis nous sommes allés à Rome. Je n’ai rien contre les Catholiques ou les Protestants, mais je me qualifie seulement de croyant dans la Bible, et d’adorateur de Jésus-Christ. Les Catholiques disent que la Bible est inspirée, mais placent l’église plus haut que la Parole. Les Protestants disent que les passages auxquels ils croient sont inspirés. Pour moi, chaque mot est inspiré. C’est Dieu vivant sous la forme de la Parole. Je préfère cela à tous les conciles. Au commencement était la Parole, et elle est encore la Parole.

12. Nous avons visité le Vatican. Je ne crois pas que Pierre y a été enseveli. Puis nous sommes allés là où Paul a été décapité, et je me suis allongé sur son bat-flanc dans sa cellule. Puis ils nous ont montré une grande église où ils font de grandes messes, et des ossements de moines entassés au sous-sol. Des pèlerins venus du monde entier frottent ces crânes morts pour être bénis. Quelle superstition ! Le lendemain, un entretien était prévu pour moi avec le Pape. Ils m’ont dit que je devrais embrasser son anneau, et me courber. Je donnerai à un homme ce qui lui est dû, mais adorer un homme, c’est autre chose. C’est la pire ignorance. Le Saint-Esprit m’interdisait de faire une telle chose, et je suis donc allé chez des Pentecôtistes à l’ombre du Vatican, et le Saint-Esprit est descendu.

13. Nous sommes ensuite passés par le Caire et l’Arabie pour arriver à Bombay. Une femme avait tenu quelques mois auparavant une campagne de guérison, il y avait eu des problèmes, et nous n’avons pas été autorisés à utiliser l’auditorium. J’attendais aussi d’avoir un entretien avec le Président Nehru. Il m’a été déconseillé d’aller dans la rue à cause des troubles causés par des missionnaires. Je suis allé tenir la réunion de guérison dans la grande église des Episcopaliens. Selon le Maire, cinq cent mille personnes sont venues. Les rues étaient noires de monde, et la police devait frayer le chemin à ma voiture.

14. Par comparaison avec l’Inde, il n’y a pas de pauvres en Amérique où nous avons de nombreuses institutions caritatives. J’ai vu les pauvres cabanes où vivent les Noirs pauvres dans le Sud, mais ce n’est rien en comparaison de ce que j’ai vu là-bas, avec les enfants affamés cherchant la nourriture au milieu des ordures. Mais la Bible dit que, dans les derniers jours, les païens se réveilleraient.

15. Ils sont sans chaussure et sans vêtement, et la rue est leur seule maison. Les cadavres sont ramassés la nuit. Ils boivent de l’eau boueuse car ils n’ont rien d’autre. Et c’est ainsi de génération en génération, tandis que d’autres roulent en Cadillac. C’est pourquoi il y a le communisme avec ses fausses promesses. Mon cœur était brisé en voyant cela. Ce sont pourtant des enfants de Dieu. Mais nos églises ont échoué auprès de ces gens. Par la fenêtre, je voyais tous ces pauvres gens alignés dans la rue. Je n’ai pas pu manger mon repas. Je suis sorti, et je ne pouvais pas supporter ce spectacle.

16. J’ai vu tous ces lépreux presque privés de mains et de pieds. Le jour suivant, j’ai été reçu par 17 religions de l’Inde dans un temple Jaïn. Il y avait des Musulmans, des Hindous, des Sikhs, des Bouddhistes, des adorateurs du soleil ou des vaches. Les Jaïns ne se coupent ni les cheveux ni la barbe, mais les arrachent. Ils mettent un papier sur la bouche de peur d’avaler un moucheron qui est peut-être leur grand-mère. Nous sommes pourtant tous issus d’un même sang. Un des prêtres m’a dit : “Vous prétendez être une nation chrétienne, mais vous avez la bombe atomique.” Un Musulman m’a reproché notre moralité et nos stripteases. “Vous dites que Jésus est ressuscité, mais pour croire j’attends de voir vos pasteurs faire ce que Jésus a dit que vous feriez. Vous dites que Marc 16 n’est pas inspiré, mais le Coran est inspiré en totalité !” J’ai répondu en les invitant à ma réunion, et ils ont accepté.

17. Le second soir après cela, il nous a fallu près de deux heures avant de pouvoir entrer dans la salle. Le Saint-Esprit est descendu. Il n’avait pas été possible de distribuer des cartes de prière. Billy et deux frères faisaient monter les gens un par un sur l’estrade. Trois sont venus, et le Seigneur m’a montré quel était leur problème, mais cela ne suffisait pas. Un enfant est alors venu. J’ai dit son nom, d’où il venait et ce qu’il avait fait. Cela ne prouvait pas qu’il serait guéri, et j’ai continué. Un aveugle est alors venu. L’Esprit a dit qui il était, qu’il était marié et avait des enfants, et qu’il était adorateur du soleil. Il était donc aveugle depuis 20 ans. J’ai alors reçu une vision.

18. Quelle sensation ! “Vous dites que vous croirez si vous voyez Jésus faire ici ce qu’il faisait autrefois !” Il n’a jamais prétendu guérir, mais, après avoir guéri un seul malade à Béthesda, il a déclaré qu’il ne faisait que ce qu’il voyait le Père faire, Jean 5:19. Je leur ai dit que je ne pouvais guérir personne, mais que Dieu pouvait, comme avec Jésus, me dire ce que je devais faire. J’ai dit : “Le Saint-Esprit m’a dit ce que cet homme qui m’est totalement étranger a fait. Cela devrait vous convaincre. Votre religion peut-elle quelque chose pour cet aveugle, si ce n’est changer sa façon de penser et de lui faire adorer le Créateur plutôt que la création, pour faire de lui un Jaïn ou un Musulman ? Nous savons faire de la psychologie en Amérique aussi, et faire d’un Baptiste un Méthodiste. Mais où est le Dieu vivant ?”

19. En Amérique nous n’avons qu’un seul Dieu, mais plusieurs dénominations, le même démon. “Si votre Dieu est le Créateur, vous pourrez faire quelque chose pour cet homme !” Je ne les ai défiés que parce que Dieu me l’avait dit. “Je vous ai dit que Dieu a ressuscité Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Il a dit qu’il serait avec nous jusqu’à la fin du monde, et que nous ferions les mêmes choses.” J’ai invité un médecin à venir examiner l’aveugle. Il y avait cinq cent mille personnes ! “Si votre dieu est tout-puissant, venez faire un miracle.” Ils sont tous restés silencieux. Ils ne croyaient pas au surnaturel. “Dieu m’a dit en vision que cet homme allait recouvrer la vue.”

20. Nous n’avons pas remercié Dieu, nous ne l’avons pas présenté comme le Créateur. J’ai posé ma main sur l’homme et j’ai prié pour que Dieu fasse savoir à ces opposants que Jésus était ressuscité. Quand j’ai retiré ma main de ses yeux, il s’est mis à crier et à bénir tout le monde, même le Maire, et il a embrassé ses enfants. Il a témoigné au Président de l’Inde. Quand j’ai demandé qui voulait accepter Jésus comme Sauveur, des mains se sont levées partout, et les gens criaient. Quand je suis parti, ils ont arraché mes chaussures et déchiré mes poches !

21. Des milliers sont venus au Seigneur Jésus. Distribuer des tracts, c’est bien, mais il faut prêcher l’Evangile à toutes les nations, et alors il viendra. Je crois en la prière et en la prédication de la Parole ! Je crois en Lui de tout mon cœur ! La première chose, c’est la foi, quand Dieu vous sauve, mais il faut que cela descende dans le cœur. Peu importe les cris, le parler en langues, les sauts : je ne parle pas de cela. Je parle d’être en paix avec Dieu et avec tous. A quoi bon pouvoir déplacer des montagnes, ou nourrir les pauvres, s’il n’y a pas l’amour ?

22. [Longue prière]. Tandis que les têtes sont baissées, levez la main si vous voulez devenir Chrétien en ces temps de trouble. [Appel à la conversion dirigé successivement vers les différentes parties de l’auditoire] …

23. [Suite de l’appel à la conversion, et appel à la consécration des rétrogrades, et de ceux qui ont cru, mais qui ne sont pas nés de nouveau et qui veulent recevoir le Saint-Esprit]. Il est possible d’être croyant et de ne pas avoir expérimenté la nouvelle naissance. Le monde arrive à sa fin. Demandez à Dieu qu’il vous remplisse de sa bonté, tandis que les têtes sont baissées.

24. [Prière pour tous ceux qui ont levé la main ; cantique].

Les Écritures de ce texte

Index complet des 6 références

Jean 14:10Jean 5:19Marc 16:14-15Marc 16:17-18Jean 5:24Marc 16

Jean 14:10Jean 5:19Marc 16:14-15Marc 16:17-18Jean 5:24 + 1 autres

Thèmes

seconde venueguérison divineSaint-EspritévangélisationInde

Personnes

JésusAaronBilly GrahamJack SchullerOral RobertsNehru

Lieux

PhoenixBombayIndeRomeVaticanLubockTexasAfriqueLisbonneLe CaireArabie

Sujets

Seconde venue de ChristPuissance du Saint-EspritGuérison divineUnité des croyantsFoi vivanteCritique du formalisme religieuxMission mondiale
W

William Branham

2 202 textes publiés sur le site.

Tous ses textes

Suite

À lire ensuite

Prédications