Exhortation fin novembre 2009

Tabitha, servante du Seigneur Jésus-Christ

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Parfait M'bra 1 novembre 2009   ·   27 min de lecture   ·   25 références 1 nov. 2009   ·   27 min   ·   25 références

Cette exhortation médite sur la vie de Tabitha (Dorcas) dans Actes 9, soulignant son don de soi et ses bonnes œuvres au sein de l'Église de Joppé. L'auteur appelle les croyants à vivre pour les autres, à pratiquer des œuvres de foi, et à s'engager dans le réveil spirituel en vue de l'enlèvement. Il insiste sur l'importance d'un livre de souvenir devant Dieu et de la persévérance dans la voie du Seigneur.

Mes chers frères et sœurs et membres de notre chaîne de prière, je voudrais vous saluer au nom de notre Seigneur par cette histoire connue dans le livre des Actes des Apôtres. L’histoire raconte la mort d’une sainte de Joppé nommée Tabitha qui veut dire Dorcas. N’est-ce pas qu’il est bon et honorable de raconter le témoignage des saints qui ont bien rempli leur Mission dans l’Église sur terre ? Méditons ensemble ce texte.

Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas : elle faisait beaucoup de bonnes œuvres et d’aumônes. Elle tomba malade en ce temps-là, et mourut. Après l’avoir lavée, on la déposa dans une chambre haute. Comme Lydde est près de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, envoyèrent deux hommes vers lui, pour le prier de venir chez eux sans tarder. Pierre se leva, et partit avec ces hommes. Lorsqu’il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute. Toutes les veuves l’entourèrent en pleurant, et lui montrèrent les tuniques et les vêtements que faisait Dorcas pendant qu’elle était avec elles. Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux, et pria ; puis, se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, lève-toi ! Elle ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s’assit. Il lui donna la main, et la fit lever. Il appela ensuite les saints et les veuves, et la leur présenta vivante. Cela fut connu de tout Joppé, et beaucoup crurent au Seigneur. (Actes 9:36 :42)

Le livre des Actes nous raconte ici, l’histoire d’un deuil. Les frères de Joppée avaient perdu une sœur de leur Assemblée, et ils étaient très attristés, au point que toute la communauté était désespérée. Alors ils la lavèrent et la déposèrent dans la chambre haute, puis allèrent chercher Pierre qui se trouvait non loin de là à Lydde. Lorsque Pierre fut arrivé sur les lieux, il trouva une communauté en détresse, qui lui rendait témoignage de la défunte. Toutes les veuves l’entourèrent en pleurant, elles montraient à Pierre les œuvres de Tabitha, en exprimant par les pleurs et les larmes leur désespoir de la voir s’en aller. Même si elle allait dans la Paix du Seigneur, les frères et sœurs de l’Assemblée auraient voulu qu’elle vive encore parmi eux.

L’Assemblée entière a refusé la mort de Tabitha et s’attendait à ce que le Seigneur fasse un miracle. C’est cette onction de non-acceptation de la mort de Dorcas qui a conduit Pierre à chercher la face de Dieu pour sa résurrection. Les peines que les frères et sœurs enduraient dans le cœur face à la mort de la sœur ont produit une onction de résurrection dans la ville pour le témoignage de Jésus-Christ.

Mes chers amis, la question fondamentale pour nous dans cette courte exhortation est celle-ci : Qui était Dorcas dans la communauté de Joppée ? Pourquoi sa disparition a-t-elle suscité autant d’émois et de désespoir dans l’Assemblée ? Pourquoi les veuves se lamentaient-elles autant sur la mort de Dorcas ? En effet, cette sœur était un autre modèle du don de soi dans la communauté. Dorcas avait donné sa vie au Seigneur et à l’Église de Joppée.

Elle n’avait plus rien à elle. Mais elle avait vécu pour le Seigneur et pour l’Église, au point que même quand le Seigneur qui l’aimait l’a prise, son Église l’a encore réclamée par les larmes et les prières. Cette sœur n’était pas une femme riche dans la société, mais elle avait une grande richesse spirituelle. La Bible dit : « qu’elle faisait beaucoup de bonnes œuvres et d’aumônes »…

À sa mort, les veuves montrèrent à Pierre les vêtements qu’elle confectionnait pour elles dans l’Assemblée. Que deviendraient-elles si Dorcas n’était plus là ? Pourquoi c’est Dorcas qui était si bonne qui devait mourir ? Vous voyez mes chers amis, la foi n’est pas sans les œuvres. Cette Dorcas était une servante du Seigneur Jésus-Christ, qui avait vécu sa foi de la bonne manière dans la communauté. En effet, notre foi doit s’exprimer toujours dans la communauté dans laquelle nous vivons. Notre foi doit produire des bonnes œuvres envers le Seigneur et aussi envers les frères et sœurs.

Pour celui qui a bien compris la vie chrétienne, il devrait savoir que lorsqu’on devient chrétien, on ne vit plus pour soi-même, mais pour les autres. Le grand principe de vie en Christ, c’est LE DON DE SOI. C’est ce principe qui a fondé l’Église des rachetés. Christ s’est donné VOLONTAIREMENT pour nous. Tout le reste doit suivre. Ce principe a été affirmé et réaffirmé dans les Écritures pour notre conduite spirituelle. Dans Jean 15 le verset 13, Jésus a dit : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Jean 3:16 aussi avait déjà dit : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » Mes bien-aimés, nous devons tous ne jamais oublier que nous sommes là parce que quelqu’un a accepté de se donner. Car même le Fils n’était pas obligé d’accepter la proposition de Son Père. Mais c’est VOLONTAIREMENT qu’Il s’est offert pour nous. C’est le fondement du vrai Christianisme. C’est le fondement de la vraie FOI.

Nous retrouvons le même principe dans les enseignements de Jésus, notamment dans Luc, au chapitre 6 : « CE QUE VOUS VOULEZ QUE LES HOMMES FASSENT POUR VOUS, FAITES-LE DE MÊME POUR EUX. » Il y a des frères qui passent leur temps à faire des reproches aux autres dans l’Église, parce qu’à leurs yeux, ce sont les autres qui ont un problème, eux n’en ont pas. Mais Jésus nous demande de faire premièrement aux autres ce que nous voulons qu’ils fassent pour nous, que nous soyons les premiers à leur faire cela. Nous ne devons pas être des chrétiens « profiteurs », qui veulent seulement recevoir des autres et ne rien donner en retour. Tant que les frères lui rendent services, les frères sont bons, mais s’ils manquent de le faire, les frères sont méchants, ils ne sont plus gentils. Méfiez-vous de tels gens parmi vous, ils ne sont pas des nôtres, mais ils iront en leur lieu.

Jésus continue en disant : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi agissent de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. »

Quel enseignement ? Les voies de Dieu ne sont pas les voies des hommes. Dans le convoi de l’Épouse, il n’y a pas de places pour les hypocrites, car ils partiront du milieu de nous. Dieu fera en sorte que nous soyons entre nous frères et sœurs prêts pour l’enlèvement. C’est ce que nous voulons et c’est là que nous allons arriver. Les dons seront pleinement manifestés au milieu de nous pour l’édification du peuple de Dieu. Nos œuvres doivent être au-dessus des œuvres des non-croyants. Car si nous sommes au même niveau qu’eux, à quoi nous aurait alors servi la Parole de Dieu ? À quoi nous aurait servi la vie de Christ ?

Frères, je veux vous dire que nous sommes parvenus à un stade où chacun doit se donner pour le Seigneur et pour la communauté de l’Épouse qui va dans l’enlèvement. Chacun doit se mettre au service de cette œuvre de manière sérieuse comme cette Dorcas qui a vécu pour le Seigneur et pour la communauté de Joppée. Nous ne devons plus calculer ce que ça doit nous coûter, mais nous devons AGIR. Car c’est maintenant le temps d’AGIR. Notre sœur Dorcas fut un don pour l’Assemblée de Joppée. Elle a vécu en mettant son don à la disposition de l’Assemblée par des aumônes et des bonnes œuvres. C’est ce qu’elle pouvait faire, avec la capacité qu’elle avait. Je ne parle pas seulement des œuvres matérielles ; car si Dorcas a pu réaliser de bonnes œuvres dans l’Assemblée, c’est parce qu’elle avait communion avec Dieu et avait donné tout son cœur à l’Évangile.

En effet, avant de livrer son cœur à la communauté des frères et sœurs, il faut que notre cœur soit tout entier au Seigneur premièrement. Je voudrais vous rappeler ce que Nombres dit sur ce sujet :

Voici, j’ai pris vos frères les Lévites du milieu des enfants d’Israël : donnés à l’Éternel, ils vous sont remis en don pour faire le service de la tente d’assignation. (Nombres 18:6)

Dans le livre que j’avais écrit sur les Ministères de la Parole, j’ai montré que les Lévites avaient été faits DON à leurs frères pour l’œuvre de Dieu. C’est pourquoi ils ne travaillaient pas et étaient nourris par les onze autres tribus.

Aujourd’hui, il est vrai que tous les Ministres de la Parole sont concernés par cette Parole, mais dans le contexte où nous sommes, c’est toute la communauté des croyants qui est concernée. Puisque nous sommes un Royaume de sacrificateurs, nous avons été faits don les uns aux autres dans l’Assemblée. C’est pourquoi nous devons nous mettre au service les uns des autres. Et chacun doit faire cela avec le don qu’il a reçu du Seigneur. Quel est le don que tu as reçu du Seigneur ? C’est ce don que tu dois mettre au service de la communauté. Donne ton cœur entièrement au Seigneur et mets ton don à la disposition de la communauté, en vue de vivre pour la communauté.

Jésus notre Souverain Sacrificateur s’est donné à nous. C’est pourquoi nous devons nous donner aussi pour Lui et pour les frères et sœurs. En le faisant, nous serons bénis. Car Jésus a encore dit :

Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. (Luc 6:31-36)

Mes chers frères et sœurs, notre sœur Dorcas, à cause de ses bonnes œuvres fut regrettée par toute la communauté. Les frères et sœurs l’ont pleurée amèrement parce qu’elle avait laissé un grand vide dans l’Assemblée par son départ. Personne ne pouvait la remplacer, et les frères avaient du mal à accepter la décision du Seigneur de la reprendre. Mais pourquoi ? À cause de son témoignage, à cause de ses bonnes œuvres, à cause de sa piété et de sa consécration. Cette sœur ne fatiguait pas l’Assemblée avec ses caprices et ses problèmes de péchés, mais elle l’aidait à avancer avec ses vertus spirituelles. Aujourd’hui, plusieurs fatiguent les Assemblées avec leur orgueil et leurs problèmes de péché ; ils font souffrir les frères et sœurs et les pasteurs, à cause de leur mauvaise vie. Mais ce n’est pas de cela que l’Église a besoin aujourd’hui !

Aujourd’hui, le Seigneur veut une Armée de vrais croyants, des hommes et des femmes qui ont renoncé à eux-mêmes et qui vivent pour l’œuvre de Dieu et pour la communauté, des hommes et des femmes qui recherchent la sainteté dans une foi pure. Notre frère Paul qui a bien connu ce principe de vie nous enseigne encore sur le sujet :

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. (Philippiens 2:3-8)

Nous avons lu la prédication « le Manteau de l’humilité » dans ce mois même. C’est Christ qui est le manteau de l’humilité. Celui qui l’a revêtu sera brisé dans l’humilité et la simplicité. Celui qui l’a revêtu ne vivra plus pour lui-même, mais pour les autres. Et Dorcas avait revêtu le Christ, c’est pourquoi elle a vécu sa foi dans la bonne position à Joppé, au milieu d’une communauté qui l’a aimée et chérie. Les frères ont disputé son départ avec le Seigneur et ont triomphé à cause du grand vide qu’elle avait laissé derrière elle. Sûrement qu’elle n’était pas contente de revenir au milieu des frères par la résurrection parce qu’il était bon d’être avec le Seigneur. Mais comme Paul l’a dit, souvent nous devons être là à cause du service.

Mes bien-aimés, qu’en est-il de nous ? Si nous quittons les frères, est-ce qu’ils peuvent nous regretter ? Est-ce que les frères peuvent regretter notre départ à la maison et aspirer que nous revenions à la vie ? Les frères de Jeffersonville avaient fait de William Branham leur dieu, c’est pourquoi ils chantaient dans l’espoir de le voir ressusciter le jour de l’enterrement. Et jusqu’aujourd’hui, ils ont gardé sa Bible ouverte dans son Bureau, ayant la foi qu’il va ressusciter pour prêcher encore des sermons. Ils sont dans une grande folie spirituelle. Cela n’a rien à voir avec ce que nous disons maintenant. Nous ne vouons pas de culte aux morts, mais comprenez mon discours – il est spirituel.

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.

Frères, si nous nous sommes véritablement mis au service les uns des autres, comment pourrions-nous rechercher une gloire quelconque au service des frères ? Comment pourrions-nous travailler dans la rivalité dans l’Assemblée ? Pourquoi un frère ou une sœur serait mon rival dans l’œuvre ? La sœur Dorcas n’avait pas de rival dans l’Assemblée de Joppée. Et personne ne convoitait son poste parce qu’elle s’était mise au service des autres dans l’humilité. C’est comme ce que Jésus a dit dans Matthieu 20 : « Que celui qui veut être le plus grand parmi vous soit votre serviteur. »

Il y en a qui quittent la communauté et c’est un bon débarras, parce que leurs œuvres ne sont pas bonnes. Toute l’Église pousse un « ouf ! » de soulagement parce que le fauteur de trouble est parti, la carie a quitté la dent malade. Il y en a qui meurent et l’Assemblée se dit qu’il était mieux pour tous qu’ils s’en aillent parce que leur présence ne faisait pas avancer l’œuvre de Dieu. Mais au contraire la faisait souffrir. Le sage a dit dans Proverbes :

Une femme vertueuse est la couronne de son mari, mais celle qui fait honte est comme la carie dans ses os. (Proverbes 12:4)

C’est pareil pour les frères et sœurs dans l’Assemblée. Ils sont une couronne pour l’Assemblée entière comme Tabitha, quand ils font de bonnes œuvres, mais une carie pour toute la communauté quand ils font souffrir l’Église par leur mauvais comportement.

Tabitha vivante, était un instrument dans les mains du Seigneur. Tabitha morte fut encore un instrument entre les mains du Seigneur parce qu’à sa résurrection, plusieurs se donnèrent au Seigneur : « Cela fut connu de tout Joppé, et beaucoup crurent au Seigneur. » Voyez que si elle n’avait pas été une bonne sœur, la communauté ne l’aurait pas pleurée comme elle l’a fait et cette onction de détresse n’aurait pas poussé le Seigneur à opérer le miracle qu’Il a opéré pour la conversion de plusieurs.

Mes chers amis, ce que Dieu attend de nous, c’est le don de soi, c’est que nous nous livrons entièrement à Lui et à Son Église pour accomplir Sa volonté à cette heure.

Vous savez vous-mêmes que l’Église de Laodicée n’a pas d’œuvres. C’est une Église qui est malheureuse, misérable, pauvre, aveugle et nue, une Église qui vit dans les illusions. (Apocalypse 3:14) Dans cette œuvre de réveil, nous avons été appelés à sortir des illusions pour vivre dans la réalité de la foi. Nous connaissons l’exhortation finale adressée à Laodicée : « Aie donc du zèle et repens-toi ! » Nous devons prier le Seigneur pour être vraiment à notre place dans notre communauté pour le servir.

Quelle est notre communauté aujourd’hui ? Notre communauté, c’est la communauté que va former l’Épouse de Christ. C’est dans cette pensée que le Seigneur se trouve maintenant. Nous parlons de réveil, mais le réveil produit la manifestation de l’Épouse dans chaque nation pour le témoignage et l’enlèvement. Nous qui comprenons et qui croyons à ce que Dieu est en train de faire dans chaque nation, nous devons nous retrouver et être ensemble dans le même Esprit pour faire avancer l’œuvre de Dieu. Nous devons former une seule et même équipe comme les ouvriers sur la Muraille de Jérusalem dans le livre de Néhémie.

UN LIVRE DE SOUVENIR EST OUVERT POUR NOUS

Mes chers amis, il n’y a pas d’autres alternatives ! Que notre Seigneur vous bénisse tous et vous garde dans cette pensée ! Tabitha, servante du Seigneur Jésus-Christ, sainte femme dans l’Assemblée de Joppée. C’est le Seigneur qui a jugé bon de conserver son témoignage dans le livre des Actes des Apôtres pour nous. Par là, nous devons comprendre que le livre qu’on appelle « ACTES DES APÔTRES » n’est pas seulement pour les apôtres, mais pour tous les disciples de Christ qui ont marqué l’Église par leur témoignage. Actes des Apôtres est un livre de Souvenir devant le Seigneur. Et dans chaque génération de croyants, il existe un livre appelé « ACTES DES DISCIPLES DE JÉSUS-CHRIST ». C’est un livre de Souvenir qui est ouvert dans la génération pour recueillir les œuvres des saints et des saintes. Qu’est-ce que le Seigneur va écrire dans ce livre pour nous aujourd’hui ? Qu’est-ce que Dieu fait au travers de nous, qu’Il peut Lui-même consigner dans ce livre en souvenir ?

Considérez ce qui était arrivé à Mardochée dans le livre d’Esther, au chapitre 6. Haman, l’ennemi des Juifs avait fait un complot contre Mardochée et on devait le pendre à la potence. Mais heureusement que son nom se trouvait dans le livre des souvenirs des rois de Perse. En effet, Mardochée avait dévoilé une conspiration des eunuques contre le roi Assuérus, et cela fut écrit dans le livre de souvenir. La mémoire du roi avait oublié l’événement, mais l’ange du Seigneur voulant sauver Mardochée rappela ce bienfait :

Cette nuit-là, le roi ne put pas dormir, et il se fit apporter le livre des mémoires, les Chroniques. On les lut devant le roi, et l’on trouva écrit ce que Mardochée avait révélé au sujet de Bigthan et de Théresch, les deux eunuques du roi, gardes du seuil, qui avaient voulu porter la main sur le roi Assuérus. Le roi dit : Quelle marque de distinction et d’honneur Mardochée a-t-il reçue pour cela ? Il n’a rien reçu, répondirent ceux qui servaient le roi. (Esther 6:1-3)

N’est-ce pas ainsi que Dieu se comporte avec nous ? Nos œuvres sont écrites dans les livres de souvenirs de Dieu. C’est là qu’Il va juger les Siens pour les récompenser selon leurs œuvres. Les rois des temps anciens avaient des livres de mémoire dans lesquels on écrivait au sujet de ceux qui les honoraient d’une manière ou d’une autre. Dans le livre de Malachie, en relation avec la fin des temps, la prophétie dit :

Alors ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre ; L’Éternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui honorent son nom. (Malachie 3:16)

Cette Parole est prophétique et nous concerne aujourd’hui. Nous sommes dans le temps où ceux qui craignent Dieu doivent se mettre ensemble pour lui parler dans les prières et les intercessions, car notre Seigneur est attentif, Il nous écoute. Il a ouvert Son livre de souvenir pour recueillir nos bonnes œuvres en faveur de Son Royaume aujourd’hui. Alors empressons-nous de remplir les pages de ce livre pour notre compte et notre récompense sera grande dans le ciel.

Dans le livre de Tite, au chapitre 1, Paul parle de ceux qui sont incapables d’aucune bonne œuvre :

Tout est pur pour ceux qui sont purs, mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules ; leur intelligence aussi bien que leur conscience est souillée. Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre. (Tite 1:16)

Il existe ainsi des gens qu’on appelle « frère » dans les communautés, mais qui sont incapables d’aucune bonne œuvre. Ils vivent constamment dans la rébellion et l’entêtement. Ils croient connaître Dieu, mais vivent dans la désobéissance et l’insoumission à Dieu et leurs œuvres fatiguent le peuple de Dieu.

Mais Paul exhorte Tite à être un exemple de bonnes œuvres dans la foi et le Ministère :

Exhorte de même les jeunes gens à être sensés à tous égards, te montrant toi-même à tous égards un modèle de bonnes œuvres, et donnant un enseignement pur, digne, une Parole saine, inattaquable, afin que l’adversaire soit confus et n’ait aucun mot à dire de nous. (Tite 2:6-8)

Il existe une grande confusion dans l’esprit des frères au sujet des œuvres dans la chrétienté. Beaucoup disent que nous ne sommes pas sauvés par les œuvres. Ils le disent parce qu’ils n’ont pas bien compris les propos de Paul sur le sujet :

Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi. (Galates 2:16)

La question qu’on devrait se poser ici est de savoir : quelles sont les œuvres qui ne justifient pas ? En effet, ce sont les œuvres de la loi et de la chair qui ne justifient pas. Car ce sont des œuvres religieuses, qui ne proviennent pas de la nouvelle naissance – des œuvres qui ne proviennent pas de l’inspiration divine, mais seulement des règles et de la loi. Ces œuvres-là ne peuvent pas justifier celui qui les pratique, parce que Dieu ne les agrée pas dans son Royaume. Par contre, les œuvres de la foi, qui proviennent de l’inspiration divine sont prises en compte dans le processus du salut et de la vie éternelle. À ce sujet, Jacques dit :

Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? Cette foi peut-elle le sauver ? (Jacques 2:14)

Est-ce qu’une foi sans les œuvres peut sauver ? C’est la question. Et cette question est adressée à ceux qui disent qu’on n’est pas sauvé par les œuvres. Ceux-là doivent réviser leur copie sur la question, car la foi qui sauve est celle qui produit des œuvres manifestes.

Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. (Jacques 2:17-18)

Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les œuvres, lorsqu’elle reçut les messagers et qu’elle les fit partir par un autre chemin ? Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. (Jacques 2:20-26)

La foi a toujours marché avec les œuvres spirituelles. La foi a toujours été démontrée. Celui qui est incapable de produire les œuvres de la foi donne la preuve certaine qu’il ne cultive pas encore sa foi – il ne l’entretient pas. Et cela peut le conduire loin du Seigneur. Quelles sont les œuvres qui nous justifient ? Paul le dit bien dans ce verset :

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. (Éphésiens 2:9-10)

En effet, ce ne sont point nos propres œuvres, c’est-à-dire les œuvres voulues ou inspirées de nous-mêmes que nous pratiquons en Christ. Non ! Mais, il existe déjà des œuvres que Dieu Lui-même a déjà préparées en Christ ; ce sont elles que nous devons pratiquer par inspiration du Saint-Esprit. Ce sont ces œuvres qui nous justifient devant Dieu et qui démontrent notre foi. Ce sont elles qui nous sauvent ! Et nous arrivons à pratiquer ces œuvres spirituelles-là par les dons et les vertus que Dieu nous a donnés par l’Esprit.

C’est pourquoi chacun doit chercher à marcher selon la part qu’il a reçue du Seigneur pour pratiquer les bonnes œuvres de la foi qui se trouvent sur son chemin, déjà préparées par l’Esprit. Cela veut dire que nous n’avons pas à inventer nos œuvres – elles sont déjà là, près de nous. Il nous suffit seulement d’être attentifs et attentionnés de l’Esprit pour agir selon l’inspiration divine. C’est pourquoi nos cœurs doivent être toujours bien disposés au Seigneur, car c’est de là que nous recevrons les instructions de l’Esprit pour entreprendre les bonnes œuvres.

L’œuvre du ministère

Or, que signifie : Il est monté, sinon qu’il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre ? Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du Ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ… (Éphésiens 4:9-13)

Il est important d’insister dans le cadre de cette exhortation, sur le fait que les Ministères doivent être effectivement à l’œuvre dans le Corps de Christ pour édifier le Corps et l’amener à la perfection. Aujourd’hui, tous les Ministères à jour de la prédication doivent comprendre qu’il y a un thème central qui a été déjà donné dans lequel les uns et les autres doivent évoluer – il s’agit du RÉVEIL. C’est le réveil qui est le sujet central donné par prophétie à MINUIT. (Matthieu 25:6) C’est dans cet esprit que la prédication doit être abordée pour l’édification. Ce thème central comporte plusieurs sous-thèmes, notamment :

  • l’Appel au réveil, qui implique l’explication du sommeil et de l’assoupissement. En effet, avant d’appeler un croyant au réveil, il faut premièrement lui montrer par les Écritures et par ses œuvres qu’il est assoupi et endormi.

  • l’Appel à la repentance et à la sanctification par des jeûnes et des prières. Celui qui a compris qu’il est assoupi et endormi doit se réveiller. Il faut lui indiquer le chemin : C’est par la repentance des mauvaises œuvres cultivées dans les temps de sommeil et d’assoupissement. C’est aussi par les jeûnes et les prières qui nous réintroduisent dans la vie de sanctification et de piété.

  • l’Appel au combat contre Babylone. Celui qui est réveillé, qui s’est repenti et qui est engagé à nouveau dans la sanctification est appelé au combat contre les œuvres de Babylone dans l’Église.

  • l’Appel au Ministère de l’Épouse. En effet, celui qui se sanctifie maintenant doit comprendre que c’est pour un but. C’est pour être sélectionné à la fin de l’exercice comme Épouse de Christ, par une mutation spirituelle, en vue du témoignage final, selon Matthieu 24:14 :

Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matthieu 24:14)

Voici résumée la prédication du réveil en quelques mots. Nous connaissons ainsi notre avenir et aussi notre Ministère commun. Nous connaissons l’œuvre à laquelle le Seigneur nous a déjà destinés. C’est pourquoi TOUT ce que nous faisons maintenant doit se diriger vers cet objectif clair. Tout don ou tout Ministère doit se diriger vers cet objectif. Toute prédication doit se diriger vers cet objectif. Nous ne devons pas nous en détourner, sinon, nous faisons fausse route. Car comprenons aussi que Satan cherche par tous les moyens à nous détourner de cet objectif. Il cherche à nous séduire pour nous faire perdre de vue la chose réelle, mais nous ne serons pas séduits parce que nous l’avons suffisamment connu. Il nous a suffisamment été dévoilé pour que nous ignorions ses desseins. Ce que le Seigneur nous demande aujourd’hui, c’est la persévérance dans la voie que Dieu a ouverte pour nous.

Mes chers amis, que notre Seigneur vous bénisse et vous garde dans Son amour et Sa Paix. Je vous laisse avec l’exhortation de Paul aux frères de Rome, le chapitre 12. Nous sommes arrivés à la fin de l’année. Déjà chacun peut commencer à faire le bilan de sa marche et envisager les corrections pour l’année prochaine. Soyez en paix les uns avec les autres. Que Dieu vous bénisse ! N’oublions pas notre dernière semaine de jeûne qui commence le 7 décembre. Prions ensemble pour l’unité de l’Esprit dans nos assemblées, en vue d’accomplir l’œuvre de Dieu d’un commun accord. Nous vous enverrons des prédications et l’exhortation bilan dans les semaines à venir. Bénis soient votre foi et votre engagement en Christ notre Seigneur ! Amen !

Ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres.

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi ; que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère ; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques.

Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière.

Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. (Romains 12:5-15)

En Christ notre Seigneur

Fr M’BRA Parfait

Les Écritures de ce texte

Index complet des 25 références

Actes 9:36Jean 15Jean 3:16Luc 6Nombres 18:6Luc 6:31-36Philippiens 2:3-8Matthieu 20Proverbes 12:4Apocalypse 3:14Esther 6Esther 6:1-3Malachie 3:16Tite 1Tite 1:16Tite 2:6-8Galates 2:16Jacques 2:14Jacques 2:17-18Jacques 2:20-26Éphésiens 2:9-10Éphésiens 4:9-13Matthieu 25:6Matthieu 24:14Romains 12:5-15

Actes 9:36Jean 15Jean 3:16Luc 6Nombres 18:6 + 20 autres

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Le pasteur invisible

1 août 2009   ·   33 min de lecture