Exhortation de juin 2015
Mettez-moi de la sorte à l’épreuve…
Parfait M'bra 1 juin 2015 · 34 min de lecture · 32 références 1 juin 2015 · 34 min · 32 références
Cette exhortation complète le sujet du mois précédent sur le droit des serviteurs de Dieu, en se basant sur Malachie 3:8-12. L'auteur insiste sur la fidélité dans les dîmes et offrandes, montrant que cela fait partie de l'adoration et ouvre les écluses des cieux. Il met en garde contre la malédiction liée à l'infidélité et encourage à mettre Dieu à l'épreuve dans ce domaine.
Je vous salue tous dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui a accepté de donner sa vie pour notre salut, par son sang. C’est en Lui que nous avons la paix qui surpasse toutes les intelligences. Mes chers amis, après la publication de la précédente exhortation, l’Esprit m’a encore ramené sur le même sujet pour ce mois. J’ai donc trouvé nécessaire de compléter ce qui a été dit le mois passé au sujet du droit des serviteurs de Dieu. Sur ce sujet, il n’existe pas de doctrine dans le Nouveau Testament, mais le peuple de Dieu est appelé à marcher dans la Foi, la Liberté et la Fidélité à l’égard de Dieu. Ce qui était prescrit dans la Loi de Moïse comme une ordonnance est prescrit dans le Nouveau Testament comme une Loi de l’Esprit dans notre cœur.
Pour ce mois, j’aimerais qu’on examine ensemble une déclaration du Seigneur dans le livre de Malachie, au chapitre 3 :
Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez, et vous dites : En quoi t’avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes. 9 Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière ! 10 Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. 11 Pour vous je menacerai celui qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l’Éternel des armées.
Il s’agit ici du Seigneur qui pose une question assez grave à son peuple. Un homme trompe-t-il Dieu ? Dans la version Martin, il est dit :
8 L’homme pillera-t-il Dieu, que vous me pilliez ? Et vous dites : En quoi t’avons-nous pillé ? Vous l’avez fait dans les dîmes et dans les offrandes. 9 Vous êtes certainement maudits, parce que vous me pillez, vous toute la nation.
Cette version de Martin est très révélatrice et demeure plus proche du sujet. Est-ce qu’un homme devrait tromper Dieu ? Ou est-ce qu’un homme devrait piller Dieu ? Je crois que chacun de nous peut examiner cette question. Lequel des hommes peut-il s’imaginer tromper Dieu en pillant ses biens ? Mes bien-aimés frères et sœurs, nous devons nous rendre compte que s’il y a une chose que Dieu a partagée avec nous de manière très claire dans les Écritures, ce sont nos biens. Dieu a partagé nos biens. Il nous a donné une part et Il s’est octroyé une autre part. Et si le Seigneur l’a fait, c’est à cause de sa maison.
En lisant ce verset de Malachie, je me suis souvenu d’une prophétie qui avait sonné dans notre Assemblée il y a quelques années. Ce jour-là, j’étais à la chaire et j’avais été inspiré à demander au peuple de Dieu de prier pour les frères et sœurs qui n’avaient pas de travail. Lorsque nous avons commencé à prier, une prophétie a sonné avec force et nous a repris. Elle nous reprochait en substance notre infidélité dans les dîmes et les offrandes et le fait que nous voulions que le Seigneur trouve du travail aux frères et sœurs sans emploi. Autrement dit, si ceux qui travaillent ne contribuent pas l’œuvre de Dieu, pourquoi sollicitez-vous du travail pour les chômeurs en votre milieu ? Qu’est-ce que Dieu gagne en ce moment, sachant que c’est pour Lui que nous travaillons ? Alors la prière a changé d’orientation parce que l’Église a dû se repentir sur ce sujet. En effet, le peuple de Dieu doit se rendre compte qu’il travaille pour la MAISON de Dieu. Dieu a une MAISON sur la terre et Il veut que cette MAISON prospère et brille dans les nations. Mais avant de briller, cette MAISON doit être bâtie. Et pour être bâtie, il faut des ouvriers, des serviteurs appelés à cet effet. Et c’est nous qui sommes la Maison de Dieu. (Hébr 3:6) Donc, en définitive, c’est à cause de nous-mêmes que Dieu a partagé nos biens avec Lui.
Nous sommes ouvriers avec Dieu dans la construction de Sa Maison que nous sommes.
Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. (1 Corinthiens 3:9)
Dans cet esprit, nous devons savoir que ce n’est pas seulement nos dons spirituels et nos Ministères qui participent à la construction de la Maison. Car nos biens temporels y participent aussi ; d’autant plus que les ouvriers ne sont pas seulement des Ministres de la parole. Nous devons nous rendre compte que dans tous les itinéraires missionnaires des hommes de Dieu qui sont allés prêcher la Parole se trouvent les prières de soutien et aussi chaque centime donné par ceux qui ont contribué à l’œuvre dans leur époque. Le ciel ne peut pas parler des voyages missionnaires de Jésus sans parler des apôtres et des femmes qui l’assistaient de leurs biens.
1 Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. 2 Les douze étaient avec lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, 3 Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens. (Luc 8:1-3)
Jésus était soutenu dans son Ministère par plusieurs personnes qui avaient la révélation de Sa Mission divine, mais Luc cite particulièrement des femmes parmi lesquelles se trouvait même une intendante d’Hérode. Toutes ces femmes assistaient le Seigneur de leurs biens matériels. Et tout ce qui était recueilli comme assistance allait dans une BOURSE que tenait Judas. C’était son rôle matériel parmi les douze. (Jean 13:29)
Car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, Jésus voulait lui dire : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou qu’il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres.
Jésus avait une bourse pour son Ministère. Et ce n’était pas les fruits de son travail, ni celui des disciples qui entraient dans cette bourse, mais l’assistance des autres. Dans ce rapport de Jean transparaît un peu ce à quoi peut servir la Bourse d’un Ministère. Avec Jésus, on se rend compte que les dons recueillis pour l’œuvre de Dieu ne servaient pas exclusivement aux prédicateurs, mais aussi aux nécessiteux. Si Jésus demandait à Judas d’acheter le nécessaire pour la fête, il s’agissait de leurs profits parce qu’ils devraient aussi prendre part à la fête selon la Loi. Mais le Seigneur avait certainement et plusieurs fois demandé à Judas de donner quelque chose aux pauvres. C’est JUSTE !
Le ciel ne peut pas parler des voyages missionnaires de Paul sans mentionner les prières et chaque centime donné par les frères et sœurs qui l’assistaient. Ce qui fait un Ministère, aussi puissant soit-il, ce n’est pas seulement l’onction ou l’ordre de Mission. Paul avait une bourse qui pourvoyait à ses besoins et aux besoins des frères qui étaient avec lui. (Actes 20:34 ; Phil 4:16)
Mes chers amis, tous les serviteurs de Dieu renommés que vous pouvez connaître dans la Bible comme dans l’histoire n’ont jamais réussi leurs Ministères sans le secours et l’assistance de ceux qui croient dans leur Mission divine ; ça n’existe pas. Moïse trouva refuge chez Jéthro qui devint son beau-père. (Exode 3) Le prophète Élie trouva refuge chez la veuve de Sarepta (1 Rois 17:9). Le prophète Élisée trouva refuge chez la femme de Sunem (2 Rois 4:8). La fidélité d’Éliézer fut d’un grand secours à Abraham. Daniel trouva refuge chez le roi de Babylone. Les noms d’Esther et de Mardochée sont dans la Bible à cause du roi Assuérus. David avait des hommes forts ; ce furent eux qui le portèrent au pouvoir. (2 Sam 23:8) Les exemples sont nombreux dans les Écritures. Tout près de nous, le Ministère de notre frère Branham fut porté par les collectes qu’organisaient régulièrement les hommes d’Affaires du plein Évangile dirigés par Démos Shakarian. La présence de l’Ange du Seigneur ne suffisait pas, mais il fallait organiser des réunions pour rassembler le maximum de croyants. Que pouvait faire l’Ange du Seigneur si les gens ne se rassemblaient pas ?
Il est vrai que l’esprit de Mamon est entré dans le milieu de l’Église et les faux prophètes et les faux christs ont bâti leur empire dans l’œuvre de Dieu. Mais cela ne devrait pas nous intéresser parce que nous ne sommes pas dans les mêmes royaumes. Ceux qui donnent aux faux prophètes et aux faux christs travaillent pour leur royaume. Mais dans le Royaume de Dieu, le ciel ne sera pas ingrat à notre égard si nous donnons nos biens matériels pour l’œuvre de Dieu. Regardez et vous verrez que Jésus a dit une parole sur la sœur qui a répandu sur lui un parfum de grand prix. Elle le fit par inspiration. Mais cette inspiration mal comprise suscita une mauvaise attitude des apôtres.
6 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, 7 une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix ; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête. 8 Les disciples, voyant cela, s’indignèrent, et dirent : À quoi bon cette perte ? 9 On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres.
10 Jésus, s’en étant aperçu, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne action à mon égard ; 11 car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours. 12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. 13 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait. (Matth 26:6-13)
Vous voyez, frères ! L’action de cette sœur était inspirée et d’une grande portée prophétique, mais la réaction des disciples n’était pas inspirée. En effet, les disciples auraient voulu vendre le parfum parce qu’ils percevaient la contribution à l’œuvre de Dieu, en termes d’argent ou de biens matériels qui devraient être en leur possession. Or Jésus avait tellement apprécié l’action de la sœur qu’Il avait même prophétisé que partout où l’Évangile serait prêché, on raconterait en mémoire ce qu’elle avait fait.
En effet, cette femme avait contribué à l’œuvre de Dieu, mais sa contribution ici ne fut pas l’argent, mais un parfum qui avait prophétiquement embaumé le corps vivant du Seigneur en vue de sa sépulture. Ce n’est pas dans toutes les circonstances que l’œuvre de Dieu a besoin d’argent, car les besoins sont multiples. Il faut seulement que nous soyons trouvés à la juste place, là où Dieu nous a positionnés. Et nous devons aussi savoir que notre position par rapport à notre contribution à l’œuvre de Dieu peut changer à tout moment. Aujourd’hui, Dieu peut nous employer pour une contribution financière. Mais demain, nous pouvons commencer à manifester un autre don spirituel qui n’a rien à voir avec les questions financières. Ça sera toujours l’œuvre de Dieu. Aujourd’hui, Dieu peut nous utiliser pour encourager les serviteurs de Dieu et même intercéder pour eux. Demain, on peut être employé sur le terrain de telle manière que nous ayons besoin du soutien des autres.
Notre participation à l’œuvre de Dieu marche ensemble avec la croissance de notre vie intérieure. Moi j’ai commencé l’œuvre de Dieu par la délivrance des personnes possédées par les démons. J’ai exercé ce Ministère pendant plus de trois ans avant de commencer à prêcher la Parole. Je soutenais les pasteurs des assemblées où j’ai été, en priant pour les cas de possession. Mais au fur et à mesure, le Seigneur m’a utilisé de plusieurs manières quant à ma participation à son œuvre. Et en réfléchissant, j’ai compris que nous évoluons dans le Ministère lorsque nous sommes fidèles dans la position où Dieu nous place. C’est cela le plus important. Et Jésus Lui-même l’a reconnu ! « Celui qui est fidèle dans les moindres choses, l’est aussi dans les grandes… » (Luc 16:10) Souvent, il y a des frères qui ne sont pas satisfaits de la position où ils se trouvent et ils auraient voulu être dans de grandes actions où tout le monde les voit.
Mais je dois vous dire que le plus discret parmi nous, c’est le Seigneur lui-même, le Saint-Esprit. Lui, on ne le voit jamais, et pourtant, c’est Lui qui fait toute l’œuvre de Dieu. Est-ce que vous avez une fois vu l’Esprit avoir une quelconque prétention ? Qu’on soit en train de prier dans un lieu secret pour l’œuvre de Dieu et les serviteurs ou sur une estrade en train d’opérer des miracles, c’est la même œuvre de Dieu. Ce sont les acteurs humains qui sont différents. Qu’on soit en train de consacrer une partie de son revenu à l’œuvre de Dieu ou en train de prophétiser ou prier pour les malades, c’est toujours la même œuvre de Dieu. Des âmes converties au cours d’une campagne d’évangélisation, c’est l’action conjuguée de l’évangéliste qui a prêché, de ceux qui ont donné les moyens financiers pour le voyage, les logements, les locations de matériels et ceux qui les ont installés. Car une salle mal sonorisée, ça fait des paroles perdues parce que mal entendues. Vous savez ce que Jésus a dit au sujet de la semence mangée par les oiseaux le long du chemin. (Matth 13) Il s’agit de ceux qui n’ont pas compris la Parole. Mais comment peut-on comprendre ce qu’on n’a même pas entendu ? Je me souviens qu’il y a quelques années, on avait reçu un serviteur de Dieu qui avait bien prêché pendant les réunions, mais nous n’avions pas tout entendu parce qu’il y avait des échos dans la salle.
Paul nous apprend par expérience que Dieu est fidèle.
Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. (1 Corinthiens 1:9)
Comme le Seigneur est fidèle à ses promesses, ce qu’Il attend de nous, c’est que nous soyons aussi fidèles dans la position où Il nous a placés pour la participation à son œuvre. Quand le moment viendra, Il nous fera évoluer s’Il nous juge fidèles d’assumer d’autres responsabilités. « Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. » (1 Corinthiens 4:2) Il ne nous appartient pas d’envier les positions des autres ou de minimiser notre présent poste.
« J’appris aussi que les portions des Lévites n’avaient point été livrées »
Pour revenir sur la question des dîmes et des offrandes, le Seigneur avait reproché à son peuple dans le livre de Malachie le fait qu’il pillait ses biens, en ne donnant pas les dîmes et les offrandes. Nous en voyons un exemple dans le livre de Néhémie.
Je n’étais point à Jérusalem quand tout cela eut lieu, car j’étais retourné auprès du roi la trente-deuxième année d’Artaxerxès, roi de Babylone. À la fin de l’année, j’obtins du roi la permission 7 de revenir à Jérusalem, et je m’aperçus du mal qu’avait fait Éliaschib, en disposant une chambre pour Tobija dans les parvis de la maison de Dieu. 8 J’en éprouvai un vif déplaisir, et je jetai hors de la chambre tous les objets qui appartenaient à Tobija ; 9 j’ordonnai qu’on purifiât les chambres, et j’y replaçai les ustensiles de la maison de Dieu, les offrandes et l’encens.
10 J’appris aussi que les portions des Lévites n’avaient point été livrées, et que les Lévites et les chantres chargés du service s’étaient enfuis chacun dans son territoire. 11 Je fis des réprimandes aux magistrats, et je dis : Pourquoi la maison de Dieu a-t-elle été abandonnée ? Et je rassemblai les Lévites et les chantres, et je les remis à leur poste. 12 Alors tout Juda apporta dans les magasins la dîme du blé, du moût et de l’huile. 13 Je confiai la surveillance des magasins à Schélémia, le sacrificateur, à Tsadok, le scribe, et à Pedaja, l’un des Lévites, et je leur adjoignis Hanan, fils de Zaccur, fils de Matthania, car ils avaient la réputation d’être fidèles. Ils furent chargés de faire les distributions à leurs frères. 14 Souviens-toi de moi, ô mon Dieu, à cause de cela, et n’oublie pas mes actes de piété à l’égard de la maison de mon Dieu et des choses qui doivent être observées ! (Néhémie 13:6-14)
L’œuvre de Dieu ressemble effectivement au fonctionnement normal d’un corps humain. Pendant le réveil du retour de la déportation des enfants de Juda, Néhémie, après avoir rebâti la muraille, avait quitté Jérusalem pour rejoindre son poste de travail en Babylone. Mais à son retour, il avait découvert qu’une injustice avait été commise vis-à-vis des lévites parce que ce qui leur revenait selon la Loi de Moïse n’avait pas été prélevé et reversé. Alors, les lévites pour leur survie étaient allés faire des champs dans leur territoire, ce qui leur était interdit par Dieu. De quoi vivraient-ils avec leurs familles puisqu’il n’y avait rien dans la Maison de Dieu ? C’est pourquoi Malachie dit : « 10 Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison… » C’est la seule manière de maintenir les Lévites sur place. À moins qu’on veuille volontairement sacrifier le sacrificateur lui-même, on ne devrait pas le priver de son droit le plus absolu.
Lorsque l’œuvre de Dieu n’est pas soutenue, les serviteurs de Dieu ont tendance à s’occuper d’autres choses, notamment de leurs affaires personnelles, et cela joue énormément sur leurs rendements spirituels. En effet, un serviteur de Dieu, avec toutes les capacités qu’il a ne peut pas entreprendre l’œuvre sans le soutien des autres. Dieu devra lui envoyer du soutien par le biais de croyants bien disposés. Souvent, vous trouvez des églises avec des membres délaissés ; soit parce qu’ils ne s’occupent pas de leurs pasteurs, soit parce qu’ils s’occupent tellement d’eux qu’ils n’ont plus le temps pour eux, mais plus pour leurs affaires.
Aujourd’hui, la plupart de ceux qu’on appelle pasteurs brillent dans ce monde parce que leurs membres s’occupent d’eux par beaucoup de dons. Par cela, des ministères imposants par la taille mondiale sont bâtis, mais à l’intérieur, on ne perçoit pas les fruits spirituels sur la vie intérieure des gens. Mais l’avancée de la Vérité et de la Foi véritable est très difficile parce que le challenge qui est derrière est très important. Non seulement cela, mais l’adversaire fait tout son possible pour distraire le peuple de Dieu dans des futilités, et le combat spirituel contre l’opposition n’est pas mené. Les moyens ne sont pas toujours à la hauteur des besoins, tant au niveau de la vie intérieure que de la vie matérielle de l’œuvre.
En effet, si nous nous sentons responsables, appelés de Dieu, nous devons parvenir, à cette heure de la nuit, à pourvoir aux besoins de l’œuvre tant au niveau spirituel que matériel. Comme je l’ai dit dans la dernière exhortation, nous devons semer des biens spirituels dans la vie de ceux qui nous écoutent. C’est en pourvoyant premièrement aux besoins spirituels de l’œuvre que nous pouvons donner les moyens aux autres membres du Corps de pourvoir aux besoins matériels. Si vous regardez parmi les femmes qui assistaient Jésus de leurs biens, vous verrez qu’elles avaient été délivrées, certaines de démons et d’autres de maladies. Dans le milieu religieux, les gens sont assis avec leurs démons et leurs problèmes spirituels et donnent quand même, parce qu’en donnant, ils n’espèrent pas les biens spirituels, mais la prospérité matérielle dans ce monde. Mais le vrai croyant qui se trouve dans la voie juste se dépouille en croyant que Dieu va davantage l’utiliser pour son œuvre.
Bénédiction et malédiction
Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez, et vous dites : En quoi t’avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes. 9 Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière !
Lorsque nous méditons ce que le Seigneur a dit à son peuple, nous voyons qu’il existe une malédiction qui est attachée au fait d’être infidèle dans les dîmes et les offrandes. Souvent, le peuple de Dieu ne fait pas attention à ces choses. Peut-être que ceux qui prétendent qu’on ne donne plus de dîme diront que cette malédiction n’existe plus. Mais frères et sœurs, je peux vous assurer qu’aujourd’hui, les malédictions existent dans la vie des frères et sœurs à cause de la désobéissance à la Parole de Dieu. Lorsque vous n’apportez pas à la Maison du trésor de la nourriture, vous vous placez sous la malédiction. Il n’y a pas de raisonnements à avoir. Il reste plutôt à savoir de quelle malédiction il s’agit. Qu’est-ce que c’est qu’une malédiction ? En effet, une malédiction est un châtiment lié à une désobéissance. Il suffit de lire attentivement dans Deutéronome 28 pour comprendre que la Bible n’a jamais aboli les malédictions dans le peuple de Dieu.
La malédiction qui accompagne l’infidélité dans les dîmes et les offrandes est perçue dans Deutéronome 28 et dans le texte de Malachie 3. Si la Maison de Dieu qui est la plus importante dans notre vie et dans laquelle nous sommes n’a pas de nourriture, comment pouvons-nous alors vivre ? Pour mieux comprendre ce dont nous parlons, nous devons savoir que pour nous les vrais croyants bibliques, notre bénédiction commence dans notre vie intérieure avant de rejaillir sur notre vie sociale. La malédiction est aussi ressentie dans notre vie intérieure. Ne pensons pas que les bénédictions et les malédictions sont seulement dans la vie sociale. Non ! Ce n’est pas ce que l’Écriture dit. Ne pensez pas aussi que celui qui est béni ne peut pas être maudit.
Si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de donner gloire à mon nom, dit l’Éternel des armées, j’enverrai parmi vous la malédiction, et je maudirai vos bénédictions ; oui, je les maudirai, parce que vous ne l’avez pas à cœur. (Malachie 2:2)
En effet, derrière toute grâce de Dieu se trouve un châtiment, une disgrâce, une malédiction, quand on ne sait pas en profiter. Celui qui est dans la grâce de Dieu doit y vivre en pensant à Celui qui l’a béni. Nous tombons dans la disgrâce lorsque notre situation sociale dans ce monde nous suffit et qu’on n’a plus de temps pour Dieu et son œuvre ; alors la grâce de Dieu ou la bénédiction devient une disgrâce et une malédiction, parce qu’elle nous éloigne de Dieu. Un véritable croyant se met en peine pour l’œuvre de Dieu. Il ne vit pas sa vie comme n’importe quel humain, parce que nous travaillons pour le Royaume de Dieu, notre maison commune. Si vous n’avez pas à cœur une bénédiction, alors elle devient pour vous un châtiment.
10 Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. 11 Pour vous je menacerai celui qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l’Éternel des armées. (Malachie 3:8-12)
Dieu nous appelle à le mettre à l’épreuve dans notre vie. Il veut qu’on le mette à l’épreuve en donnant le nécessaire pour sa Maison. Généralement, c’est Dieu qui nous met à l’épreuve, mais ici, c’est Lui qui nous demande de Le mettre à l’épreuve. Cela est très important. Quand Dieu nous met à l’épreuve, Il s’attend à une certaine réaction de notre part. Et celui qui est averti dans la foi sait prendre la bonne position lorsque Dieu le met à l’épreuve. Dieu mit Abraham à l’épreuve en lui demandant de sacrifier son fils. (Gen 22) Dieu mit le peuple d’Israël à l’épreuve dans le désert de plusieurs manières. (Exode 16) Dieu mit Job à l’épreuve dans la perte de ses biens, de ses enfants et à travers la maladie. Il mit aussi Daniel et ses compagnons à l’épreuve dans le royaume de Babylone. Pour Daniel, ce fut dans la gueule des lions et pour ses compagnons dans la fournaise ardente. Après avoir éprouvé Abraham, Dieu lui dit : « Je sais maintenant que tu me crains ».
Après avoir été éprouvé par Dieu, Nébucadnetsar dit :
J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération. 35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ? (Dan 4:34-35)
Mes frères et sœurs, j’ai remarqué que cette Parole du Seigneur nous invitant à Le mettre à l’épreuve n’existe pas dans beaucoup d’endroits dans les Saintes Écritures. Dans Malachie, l’invitation est donnée au peuple de Dieu, d’apporter dans Sa Maison, toutes les dîmes afin qu’il y ait de la nourriture. Une promesse accompagne cette invitation pour ceux qui obéissent et une malédiction pour ceux qui n’obéissent pas. Comme je l’ai déjà dit dans la précédente exhortation, ce domaine est gouverné par la liberté de l’Esprit dans le Nouveau Testament. Personne ne doit se sentir obligé de faire quoi que ce soit pour Dieu et son œuvre. Mais dans cette liberté, on doit savoir qu’on récoltera la bénédiction si on obéit et aussi la malédiction si on n’obéit pas. Malheureusement, beaucoup de frères et sœurs ne perçoivent pas bien l’engagement de Dieu dans cette affaire. En effet, si le Seigneur Lui-même nous demande de l’éprouver dans ce domaine, c’est à cause de notre indifférence sur le sujet. C’est une épreuve de la FOI.
Dieu veut qu’on éprouve son engagement pour cette promesse. Que pouvons-nous gagner en mettant Dieu à l’épreuve par nos dons ? Que pouvons-nous gagner en prenant des engagements avec Dieu sur nos biens matériels ? Si vous ne l’avez jamais fait, essayez de prendre un engagement avec Dieu sur vos biens matériels ou vos finances et vous verrez qu’il n’est pas facile de l’honorer. C’est à cause de cette difficulté que le Seigneur s’est engagé à éprouver sa promesse qu’Il nous a faite. Tant que nous ne sommes pas délivrés de l’incrédulité, nous ne pouvons pas être fidèles dans ce domaine. Et je dois vous dire que l’obéissance à cette parole de Malachie nous conduit à la délivrance de l’incrédulité. Celui qui réussit à obéir à ses engagements qu’il prend vis-à-vis de Dieu sur ses biens expérimente au fur et à mesure, la confiance en Dieu parce que le Seigneur lui démontre par plusieurs manières qu’Il prend soin de lui.
Souvent, on ne perçoit pas ce qu’on gagne en donnant nos biens pour l’œuvre de Dieu. C’est pour cette raison que ça ne nous tient pas à cœur. Jésus nous a appris à ne pas amasser des trésors sur la terre.
Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; 20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. (Matthieu 6:19-20)
C’est notre superflu que nous mettons de côté qui finit par devenir un trésor. S’il n’est pas dans les comptes du ciel, il sera un jour détruit ou dérobé, et on aura tout perdu. Mais s’il sert à l’œuvre de Dieu, il nous revient comme une bénédiction. Car nos trésors terrestres sont mis en sûreté une fois qu’ils passent dans les mains du Seigneur Jésus. J’ai compris par là qu’une fortune qui ne sert pas à Dieu ne vaut rien dans ce monde. Lorsqu’on cite les hommes les plus riches du monde, je me demande ce qu’ils font avec leurs fortunes. Je me demande aussi s’ils se rendent compte que leurs richesses ne servent à rien ! Toutes les richesses ne viennent pas de Dieu. En effet, les richesses qui viennent de Dieu sont au service de Dieu. Mais celles qui ne sont pas au service de Dieu sont inutiles. C’est Jacques qui a écrit aux riches de la terre !
À vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. 2 Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. 3 Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! 4 Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées. 5 Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasié vos cœurs au jour du carnage. (Jacques 5:1-5)
Jacques parle des mauvais riches et des mauvaises richesses, qui sont pourries et qui vont s’élever en témoignage contre leurs possesseurs. Dans les derniers jours, les gens amassent beaucoup d’argent parce que Mamon a pris toute la place, comme l’Écriture le dit : « Dans les derniers jours, les gens seront amis de l’argent, fanfarons, égoïstes », etc. Ce sont des gens qui acquièrent leurs fortunes dans l’injustice et la souffrance des autres. Et ces fortunes ne servent qu’à faire la promotion de Satan et du péché dans le monde. Même dans l’Église, il y a beaucoup de riches, mais leurs richesses ne servent qu’à faire la promotion de la religion et des fausses doctrines. Que peut produire une richesse pourrie ?
C’est en lisant les bénédictions qui sont attachées à la fidélité dans les dîmes et les offrandes que nous voyons la nature des malédictions auxquelles le Seigneur fait allusion pour ceux qui ne sont pas fidèles. Le Seigneur dit : « J’ouvrirai pour vous, les écluses des cieux. » Si les écluses des cieux doivent s’ouvrir pour celui qui a obéi, ça veut dire que c’est fermé pour celui qui n’obéit pas. À ce sujet, Deutéronome 28 dit :
23 Le ciel sur ta tête sera d’airain, et la terre sous toi sera de fer. 24 L’Éternel enverra pour pluie à ton pays de la poussière et de la poudre ; il en descendra du ciel sur toi jusqu’à ce que tu sois détruit.
Un ciel d’airain pour nous, c’est un exaucement difficile des prières que nous faisons monter vers Dieu et qui engendre évidemment des souffrances. Nous devons réaliser que toute la création vit par le bon vouloir de Dieu. Alors si Dieu décide de fermer les robinets, c’est fini pour tous ! Si le ciel ne fait pas attention à nous, alors notre souffrance sur la terre se multiplie. Les écluses des cieux représentent beaucoup de grâces qui nous viennent du ciel. C’est la faveur de Dieu qu’on vit tous les jours avec ceux qui sont à nous dans ce monde. Mais quand le ciel est fermé, c’est difficile et on le ressent de plusieurs manières.
Les écluses des cieux, c’est la bénédiction en abondance : « Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. » Il existe évidemment, une nuance entre celui qui est béni et celui qui l’est en abondance. Celui qui est abondamment béni peut partager. Et pour nous les fils du Royaume, l’abondance n’est pas un trésor, ni une fortune qu’on garde jalousement. Non ! L’abondance de bénédictions pour nous, ce sont des grâces qui nous viennent de Dieu tous les jours pour nous faire avancer dans la foi. C’est la contrepartie de notre obéissance et de notre fidélité à Dieu. Celui qui donne son argent ou ses biens matériels pour l’œuvre de Dieu récolte en retour des biens spirituels parce que Dieu lui ouvre les écluses des cieux. Dieu commence par là avant de lui accorder la sécurité sociale sur cette terre. Je vous donnerai un exemple. Examinez la contrepartie de la foi de Corneille.
Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille, centenier dans la cohorte dite italienne. 2 Cet homme était pieux et craignait Dieu, avec toute sa maison ; il faisait beaucoup d’aumônes au peuple, et priait Dieu continuellement. 3 Vers la neuvième heure du jour, il vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui entra chez lui, et qui lui dit : Corneille ! 4 Les regards fixés sur lui, et saisi d’effroi, il répondit : Qu’est-ce, Seigneur ? Et l’ange lui dit : Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu, et il s’en est souvenu. (Act 10:1-4)
Je vous conseille de lire tout le chapitre 10 des Actes des apôtres. Mais observez avec moi que l’ange du Seigneur avait clairement dit à Corneille ce qu’avaient produit ses prières et ses aumônes devant Dieu. Dieu s’en était souvenu. Amen ! Dans la réalité, ces aumônes étaient passées dans les mains des pauvres, car l’Écriture dit bien que Corneille faisait beaucoup d’aumônes. Mais Dieu s’en souvint et ouvrit les écluses des cieux pour lui et sa maison le moment venu. Qu’est-ce que Corneille reçut du ciel, en souvenir de ses prières et de ses aumônes ? Un ange le visita. Puis un apôtre de Jésus-Christ et à la fin, le Saint-Esprit.
42 Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. 43 Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui, reçoit par son nom le pardon des péchés. 44 Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. (Actes 10:42-44)
Mes chers amis, celui qui est fidèle dans les dîmes et les offrandes ne doit pas seulement s’attendre à recevoir de Dieu, des biens matériels en abondance, mais bien plus que cela. Un homme de Dieu qui t’apporte la lumière vaut mieux que de l’argent. Un ange qui t’envoie une vision vaut mieux que de l’or périssable. Et le Saint-Esprit alors ? Il vaut mieux que tout. Corneille avait tout gagné en souvenir de ses prières et de ses aumônes. C’était une bénédiction. C’étaient les écluses des cieux ouvertes.
Est-ce que nous comprenons ce que peut manquer celui qui n’est pas fidèle dans ce domaine ? Qu’en est-il de ceux qui prient et qui n’ajoutent pas à cela les aumônes et les autres dons ? Je pense que ce sont de bons religieux. Qu’en est-il aussi de ceux qui font des aumônes, qui donnent les dîmes et les offrandes comme ce pharisien de Luc 18 et qui ne craignent pas Dieu ? Ce sont de bons religieux aussi ! Mais le vrai adorateur craint Dieu, prie, fait des aumônes et reste fidèle dans les dîmes et les offrandes. Tout ce qui concerne la part de Dieu prélevée sur nos biens temporels fait partie de NOTRE ADORATION et se trouve sur le même autel que les prières, à moins que ça ne soit pas un acte de FOI sincère. C’est là une adoration qui nous ouvre les écluses des cieux.
Dans la bénédiction de Dieu se trouve une autre promesse.
11 Pour vous je menacerai celui qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l’Éternel des armées.
Cette parole veut dire que celui qui n’est pas fidèle dans ce domaine fera face à celui qui dévore. À ce sujet, Deutéronome 28 dit :
38 Tu transporteras sur ton champ beaucoup de semence ; et tu feras une faible récolte, car les sauterelles la dévoreront. 39 Tu planteras des vignes et tu les cultiveras ; et tu ne boiras pas de vin et tu ne feras pas de récolte, car les vers la mangeront.
On se souvient aussi de la Parole d’Aggée aux déportés de Juda, qui au lieu d’entreprendre l’ouvrage de Dieu se sont livrés à d’autres activités, qui à la fin ne leur rapportaient rien parce que celui qui dévore était au rendez-vous.
Vous semez beaucoup, et vous recueillez peu, vous mangez, et vous n’êtes pas rassasiés, vous buvez, et vous n’êtes pas désaltérés, vous êtes vêtus, et vous n’avez pas chaud ; le salaire de celui qui est à gages tombe dans un sac percé. 7 Ainsi parle l’Éternel des armées : Considérez attentivement vos voies ! (Aggée 1:6-7)
Celui qui dévore exécute la malédiction de Dieu pour nous faire réfléchir à notre infidélité. Quand ce démon est dans notre vie, nous sommes insatiables et misérables, incapables de nous contenter de ce que nous avons. Nous faisons beaucoup d’efforts pour posséder ce que d’autres gagnent facilement avec l’aide de Dieu. Celui qui dévore fait obstacle à nos bénédictions spirituelles et matérielles. Et il réussit dans son entreprise parce qu’il est présent dans notre vie de droit ; à cause de la malédiction qui nous accompagne et qui l’autorise à nous opprimer. Si Dieu doit le chasser, c’est que nous avons mis de l’ordre. Car c’est l’obéissance à la Parole de Dieu qui chasse les malédictions et non des prières de combat.
Mes chers amis, je ne sais pas pourquoi le Seigneur m’a conduit à parler de ces choses en deux exhortations successives, mais je m’en remets à Dieu, espérant que cela a aidé son peuple. Servons le Seigneur, corps, âme et esprit, avec tout ce que nous possédons et tout ce que nous sommes. Car c’est du ciel que nous vient tout ce que nous avons et aussi tout ce que nous sommes. Paul nous instruit sur ce sujet :
Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. (1 Timothée 6:17)
Si Dieu nous donne les moyens matériels et financiers avec abondance dans ce monde, ce n’est pas seulement pour son œuvre, mais c’est aussi pour notre jouissance personnelle et familiale. C’est donc juste qu’un frère, une sœur ou une famille qui a les moyens dans ce monde en profite, en se donnant par moment du plaisir. Ce n’est pas un péché. Ce qui est un péché, c’est de juger son frère en Christ qui a les moyens et qui se donne du plaisir.
Sur ce sujet, il y a une Parole du Seigneur à David qui m’a fait réfléchir. Il dit :
Je t’ai mis en possession de la maison de ton maître, j’ai placé dans ton sein les femmes de ton maître, et je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda. Et si cela eût été peu, j’y aurais encore ajouté. 9 Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l’Éternel, en faisant ce qui est mal à ses yeux ? Tu as frappé de l’épée Urie, le Héthien ; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon. (2 Samuel 12:8-9)
Je me demandais pourquoi le Seigneur avait-Il donné autant de femmes à David ; et pourquoi Il disait qu’Il en aurait ajouté si David le voulait ? Je crois qu’il n’y avait pas d’autres explications que de lui faire plaisir. Car, Dieu sait nous faire plaisir dans notre position vis-à-vis de Lui. En effet, au temps de ces rois, les femmes et les concubines faisaient partie de leur gloire. Donc, Dieu aurait donné autant de femmes que David voulait pour son plaisir et sa gloire parce qu’il avait trouvé grâce à ses yeux. C’est pour cette raison qu’il n’était pas autorisé à prendre la femme d’un autre. Mais c’est ce que fit David par la convoitise de son cœur. Alors Dieu le frappa. Mes bien-aimés, je n’encourage pas la polygamie, mais je voudrais juste montrer que Dieu sait aussi faire plaisir à ceux qui le craignent et qui vivent pour lui. Mais notre jouissance ne doit pas aller au-delà de la mesure de la Parole de Dieu. Mes chers amis, marchons, allons de l’avant en sachant que les meilleures choses sont devant nous. Que la grâce et la paix de notre Seigneur et sauveur Jésus-Christ soient avec vous tous dans son Amour.
En Christ, notre Seigneur
Fr M’BRA Parfait
Les Écritures de ce texte
Index complet des 32 références
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