Exposé d’un frère en Christ Jésus, présenté par le frère M’bra

L’infaillibilité du serviteur fidèle et prudent

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L'auteur, un frère resté anonyme, met en garde contre l'idolâtrie et le fanatisme envers les serviteurs de Dieu, en particulier envers frère Frank, considéré par certains comme infaillible. Il démontre que la fidélité et la prudence ne sont pas synonymes d'infaillibilité, en s'appuyant sur des exemples bibliques (Nathan, Pierre, Paul) et historiques (Branham, le réveil d'Azusa Street). Il exhorte à ne pas faire d'un homme un absolu, mais à se référer à la Bible seule.

Publié avec « L’infaillibilité du serviteur fidèle et prudent – introduction », dans le même document.

Je vous salue par cette parole de Romains 3:4 : « Nullement ! Mais que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu gagnes ta cause lorsqu’on te juge. »

Je vous demanderais de me supporter à cause du titre de mon exposé. Mais c’est malheureusement le constat que j’ai pu faire au milieu de nous qui avons cru au Ministère de notre bien-aimé frère Frank. Je le dis en conséquence des choses et je suis capable de prouver. Aujourd’hui, nous avons des raisonnements selon lesquels le frère Frank ne peut se tromper parce qu’il est le serviteur fidèle et prudent. Je voyais les choses moi-même de cette manière, mais Dieu m’a fait grâce de comprendre autrement. Sur ce, j’aimerais partager avec vous cette réflexion sur le Ministère de Matthieu 24:45-47, ce qui m’a conduit à faire un exposé sur les âges de l’Église, mais principalement sur le dernier. Ma prière est que le Seigneur nous aide tous de telle manière que si l’un de nous est dans l’erreur qu’Il le ramène à Lui par Sa grâce. Amen !

Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi sur ses domestiques, pour leur donner la nourriture au temps marqué ? Heureux ce serviteur que son maître trouvera faisant ainsi, quand il arrivera. Je vous dis en vérité, qu’il l’établira sur tous ses biens.

La première question que l’on doit se poser est de savoir si la fidélité et la prudence sont synonymes d’infaillibilité ?

Par infaillibilité, je ne vois pas la faiblesse de la chair, mais bien l’infaillibilité à l’égard de la Parole de Dieu comme Paul le dit dans l’épître aux Corinthiens :

Du reste, il est demandé aux intendants d’être ainsi trouvés fidèles. (1 Cor 4:2) version Chouraqui.

La fidélité est une qualité qui est demandée à tout dispensateur de la Parole de Dieu et Paul ajoute qu’il en a fait une application à sa propre vie et à celui d’Apollos : « Cela, frères, je me suis adapté moi-même comme Apollos à cause de vous, pour que, par nous, vous appreniez le : « Rien au-dessus de ce qui est écrit », de peur que vous ne vous glorifiiez contre l’autre. »

À propos de la prudence, le Seigneur nous renseigne en disant :

C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. (Matth 7:24)

Ainsi, les qualités du serviteur de Matthieu 24:45 telles que définies ; nous pouvons alors voir clair que ces adjectifs ne lui donnent pas l’infaillibilité mais une louange de la part de son maître, car tout enfant de Dieu et surtout les prédicateurs sont priés de manifester ces deux vertus dans leurs prédications, vie et ministères. Dieu nous appelle à la prudence comme il en est dans plusieurs Paroles de la Bible : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes. » (Matth 10:16)

L’apôtre Paul fut un prédicateur fidèle et prudent, mais il pouvait dire :

Oui, nous connaissons partiellement, et partiellement nous sommes inspirés. Mais quand ce qui est parfait viendra, ce qui est partiel disparaîtra. (1 Cor 13:9-10)

Tous les apôtres du Seigneur furent des serviteurs fidèles et prudents, mais ont manifesté une complémentarité exemplaire dans leur communion. Personne ne pouvait dire qu’il avait une connaissance plus que l’autre, mais ils avaient à reconnaître la grâce de Dieu qui était sur chacun d’une manière particulière. C’est pour cela qu’Apollos malgré qu’il fût un prédicateur fidèle et versé dans les Écritures comme le témoigne Paul, s’est laissé instruire par un simple croyant et sa femme. Pierre malgré qu’il ait reçu la clé du royaume pour ouvrir la porte du royaume à tous les humains y compris Paul, s’est laissé instruire par ce dernier en rapport avec la circoncision. Et cela n’a pas poussé Dieu à arracher à Pierre la clé du royaume pour le donner à Paul. Et nous savons avec quelle admiration Pierre parle des écrits de Paul dans son épître. Et Pierre est demeuré un serviteur fidèle jusqu’à sa mort et Jésus pourra lui dire en ce jour-là en rapport avec la parabole des talents, le jour de la remise des couronnes : « Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. » (Matth 25:21)

Je n’ignore pas la Mission de frère Frank et je ne le ferai jamais mais seulement, nous devrions apprendre à la placer à sa place et dans son contexte. De ce qui précède, nous avons bien vu que la fidélité et la prudence ne font pas d’un serviteur de Dieu infaillible dans la Parole, si cela était le cas le frère Frank serait vraiment parfait comme le Seigneur et il dirait « en vérité en vérité, je vous le dis » et dans ce contexte, nous pouvons aussi bien lui appliquer cette Parole de Jacques : « car nous faillissons tous à plusieurs égards. Si quelqu’un ne faillit pas en paroles, celui-là est un homme parfait. » (Jacq 3:2)

Si nous devrions réfléchir à la manière des hommes entre frère Branham et frère Frank, qui est le plus grand ou quel est le Ministère le plus important ? Je pense qu’on répondra avec moi que c’est celui de Branham, car sans son Ministère, on n’aurait pas parlé de celui de frère Frank. Mais aujourd’hui, nous réfutons avec beaucoup d’aisance certaines choses prêchées par le frère Branham, soi-disant que sur ces points le prophète n’avait pas encore la révélation ou soit qu’il avait commis une erreur. Mais il est difficile pour nous de le dire à l’égard de frère Frank, voire même impossible. Mais pourquoi ? Il y a même un prédicateur qui a déclaré que sur un sujet donné, il préfère prendre sans réfléchir l’avis de frère Frank et non celui de Branham s’il arrivait que les deux avis soient contraires. Ce genre de déclaration me donne de la tristesse. Au lieu de ramener les choses dans l’Écriture nous préférons prendre l’avis d’un homme sous prétexte qu’il est Mathieu 24:45 et pourtant, nous savons bien que la révélation vient aux prophètes et non aux docteurs.

Nous acceptons facilement presque tout ce que Frank dit, l’avis de Frank sur un sujet est le meilleur qui puisse exister sur la terre parce qu’il est le serviteur fidèle et prudent. En voyant les choses de cette manière, nous sommes en train de nous faire une dénomination sans le savoir. Comme les tonnerristes ont fait de Branham leur Absolu, nous avons fait de frère Frank notre absolu et pourtant chacun d’eux nous exhorte à faire de la Bible notre absolue. Nous savons bien que le Ministère de prophète a toujours été au-dessus de celui de docteur, pasteur, évangéliste, mais nous voyons qu’il arrive que les prophètes puissent parler sans que Dieu ne puisse leur révéler Sa volonté sur un sujet.

Nous citerons l’exemple de Nathan lorsque David voulait construire le temple : « Nathan répondit au roi : Va, fais tout ce que tu as dans le cœur, car l’Éternel est avec toi. La nuit suivante, la parole de l’Éternel fut adressée à Nathan : Va, et dis à mon serviteur, à David : Ainsi dit l’Éternel : … Quand tes jours seront accomplis et que tu dormiras avec tes pères, je susciterai après toi ta semence qui sortira de tes entrailles, et j’affermirai son royaume. Lui, bâtira une maison à mon nom ; et j’affermirai le trône de son royaume pour toujours. » (2 Sam 7:3-15)

Imaginons un peu si Dieu n’était pas venu au secours de son prophète, David aurait subi un échec dans son plan de construction. La même chose aussi s’était produite avec Branham lors de la prédication sur les 7 Sceaux. Pendant qu’il lisait les commentaires des éminents docteurs et ses anciennes prédications sur le même sujet, l’Ange du Seigneur lui était apparu pour lui donner la révélation correcte. Et nous savons aussi que durant la semaine où frère Branham recevait la visitation de l’Ange, dans les questions et réponses sur les sceaux, il avait déclaré qu’il ne restait que 3 ans et demi en rapport avec les soixante-dix semaines de Daniel. Nous savons que c’est l’une des pommes de discorde entre nous et les tonnerristes. Mais Dieu nous a aidés à prendre une position biblique. Mais est-ce que cette erreur enlève à Branham son titre de Messager de l’âge selon Malachie 4:5-6 ? La réponse est non. C’est là où les Branhamistes sont tombés, ils ont cru que le fait d’être Malachie 4 veut dire qu’on ne peut pas se tromper sur la Parole, car c’est Malachie 4 qui a reçu le mandat pour l’ouverture des mystères. C’est pour cela qu’ils croient tout ce que Branham dit, même si certaines citations se contredisent, ils croient en tout au lieu de le ramener dans l’Absolue qui est la Bible.

Salomon bien que la Bible déclare qu’il fut un homme prudent, avait fini sa vie comme un idolâtre avec des femmes étrangères : « Huram dit encore : Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui a fait les cieux et la terre, de ce qu’il a donné au roi David un fils sage, prudent et intelligent, qui va bâtir une maison à l’Éternel et une maison royale pour lui ! » Donc la première leçon à tirer dans notre étude est que la fidélité et la prudence dont il est question dans Mathieu 24:45-47 ne font pas de frère Frank un Absolu. Il peut arriver qu’il ne reçoive pas la révélation correcte sur un sujet en donnant son propre avis, comme cela était le cas avec Nathan, Isaac et Branham. Si cela est arrivé à des prophètes de se tromper, à combien plus forte raison cela n’arriverait pas à des docteurs ?

La deuxième question serait de savoir si nous avons bien compris cette partie de la prophétie qui dit : que son maître a établi sur ses domestiques, pour leur donner la nourriture au temps marqué ?

Ici, nous avons aussi besoin d’être éclairés. Le serviteur a été établi pour donner aux domestiques la nourriture au temps marqué. Cela met en évidence le Ministère particulier de notre frère Frank qui est la distribution de la nourriture. Est-ce que la distribution de la nourriture veut dire qu’il ne peut avoir un autre Ministère avec une grâce particulière pour notre âge ? Tout s’arrête-t-il avec le Ministère de frère Frank ? Nous ne devrons pas oublier que la distribution concerne la nourriture emmagasinée dans les bandes par frère Branham. C’est cela la Mission principale de frère Frank qu’il a remplie fidèlement depuis la mort de Branham jusqu’aujourd’hui. C’est en rapport avec la distribution que frère Frank a été établi sur les domestiques de la Maison.

Est-ce que le plan de Dieu prévoit seulement la distribution de la nourriture après la mort de frère Branham ?

Je pense que ceci est une des questions importantes auxquelles nous devrions répondre. Pour cela, quelques citations de la Bible, de frère Branham et de Frank nous seront très utiles. Que cela ne puisse jamais nous échapper en esprit qu’il n’y a qu’un seul Messager pour l’âge de Laodicée et un seul prophète majeur répondant au nom de Branham. Tout vrai Ministère a pour fondement le Message du temps de la fin. De son vivant, le frère Branham pensait qu’il allait présenter l’Épouse à Christ mais après, il a compris qu’il pouvait mourir et il avait dit que ça sera le Message qui présentera l’Épouse à l’Époux. Et comme nous le savons, le prophète fut rappelé à la maison et Dieu suscita un docteur pour nous enseigner et du vivant du frère Branham, il était humble pour dire qu’il avait tous les Ministères sauf celui de docteur de la Parole. Dieu avait prévu une autre étape de l’édification de l’Épouse, qui est l’étape de l’enseignement et la distribution.

Et c’est là où les Branhamistes et les tonnerristes se sont perdus, ils n’arrivent pas à comprendre comment Dieu peut envoyer un prophète messager de l’âge pour révéler les mystères cachés et qu’Il puisse encore envoyer un serviteur fidèle et prudent. Ils n’ont pas pu comprendre que le plan de Dieu ne se limite pas seulement dans la révélation des mystères, mais qu’il y avait aussi une étape de la distribution. Que grâce soit rendue à Dieu d’avoir permis que nous puissions le comprendre. Les tonnerristes n’ont pas compris que Dieu ne s’est pas arrêté avec Malachie 4:5-6 et qu’il y a aussi Matthieu 24:45-47, car nous sommes dans une marche comme à la sortie des enfants d’Israël de l’Égypte. L’Église est en marche. Nous devrons éviter de tomber dans l’erreur que nos prédécesseurs et nos frères tonnerristes ont commise car l’histoire ne cesse toujours de se répéter.

Dans chaque âge de l’Église, il y a toujours eu des Ministères puissants que Dieu a suscités pour compléter son œuvre commencée avec le Messager de l’âge. Nous pouvons remarquer qu’il a été difficile pour Branham de désigner chaque Messager de l’âge, si ce n’était avec l’aide du Saint-Esprit, il n’aurait pas pu s’en sortir. Dans l’âge de Philadelphie par exemple, nous savons bien que c’est Wesley qui fut le Messager, mais combien de grands hommes de réveils Dieu n’a-t-il pas suscités pour bouger le monde du vivant de Wesley et même après sa mort ? Nous citerons à titre d’exemple : William Boots. Les gens mal affermis ont créé tout autour de lui le mouvement Armée du Salut. Georges Whitefield, cet homme était doué d’une éloquence extraordinaire et mobilisait des auditoires de plus de 20’000 personnes. Sa voix avait une portée extraordinaire, 1 à 2 kilomètres selon l’histoire. Plus de 30’000 personnes pouvaient entendre sa voix sans peine. En 1741, il se sépare de John Wesley à propos de la doctrine de la prédestination, mais les deux hommes continueront à entretenir des relations fraternelles. Par ailleurs, les églises fondées par Whitefield et Wesley poursuivront le même travail sous le même nom : « Église méthodiste ».

Dwight L. Moody fait partie de l’âge de Wesley. Il avait un Ministère de Réveil et son Ministère est décrit avec les termes suivants : « des campagnes d’évangélisation hautement couronnées de succès alternant avec des réveils périodiques. » Moody commença son Ministère à Chicago et rentra à plein temps dans l’œuvre chrétienne en 1860, en se concentrant sur un travail dans son école du dimanche et au sein de l’organisation YMCA (« Young Men’s Christian Association », soit Association Chrétienne des Jeunes Hommes). Il fut un vase choisi par Dieu pour couvrir les étincelles du réveil de 1857-60 qui ralluma une toute nouvelle passion pour Dieu et pour les âmes dans le monde entier. Si nous continuons à décrire tout ce que Dieu a fait au travers de cet âge, nous n’aurons pas assez de place pour parler de Spurgeon, Darby, Finney, David Brainerd etc.

Et pour l’âge de Sarde, à part Luther le Messager, nous citerons Jean Calvin, John Wiclif etc. Encore un exemple plus frappant dans l’âge d’Éphèse, le premier des âges. Nous voyons à côté des 12 apôtres du Seigneur apparaître Paul comme Messager de l’âge. Il était difficile pour les apôtres de comprendre ce que Dieu était en train de faire avec ce nouveau Ministère. Paul faisait partie des 7 étoiles qui se trouvent dans la main du Seigneur : « Apocalypse 1:16 Il avait dans sa main droite sept étoiles… » Mais il ne se trouve pas parmi les 24 vieillards qui sont devant le trône : « Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. », ni son nom écrit sur les colonnes qui soutiennent la nouvelle Jérusalem. Et pourtant il est Messager de l’âge. Mais nous savons que les apôtres font partie des 24 vieillards et leurs noms sont inscrits sur les colonnes de la Jérusalem céleste. Nous comprenons que Dieu a Sa manière d’agir dans Sa diversité. Cela démontre que dans un même âge, il peut avoir plusieurs Ministères particuliers œuvrant soit au même moment soit l’un chevauchant l’autre, mais qui ont des tâches bien spécifiques. L’exemple de Paul et de Pierre et aussi de Paul en rapport avec les apôtres est très éloquent.

Voyons un peu comment Paul parle de son expérience avec les apôtres :

« Quant à ceux qui sont comptés pour quelque chose, il ne m’importe point quels ils ont été autrefois, (là il parle des apôtres de Christ) car Dieu ne fait point acception de personne, les plus considérés, ils ne m’ont rien ajouté de plus. Au contraire, quand ils virent que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, Car celui qui a agi efficacement dans Pierre, pour le rendre apôtre des Juifs, a aussi agi efficacement en moi, pour les Gentils, ayant reconnu la grâce qui m’avait été donnée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les Gentils, et eux vers les circoncis. Seulement nous devions nous souvenir des pauvres ; et je me suis appliqué à le faire. Or, quand Pierre vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il méritait d’être repris. Car, avant que quelques personnes fussent venues de la part de Jacques, il mangeait avec les Gentils ; mais dès qu’elles furent arrivées, il s’en retira et s’en sépara, craignant ceux de la circoncision. Et avec lui les autres Juifs se séparèrent aussi, de sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Mais, quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’Évangile, je dis à Pierre, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis comme les Gentils, et non comme les Juifs, pourquoi obliges-tu les Gentils à vivre comme les Juifs ? » (Gal 2)

En ce qui me concerne, c’est parmi les épisodes les plus frappants du Nouveau Testament. Dans un même âge et au même moment, deux Ministères particuliers, l’un étant le leader des circoncis entraînant avec lui tous les apôtres et l’autre leader des incirconcis entraînant avec lui Barnabas, Tite, Apollos, Timothée etc., derrière lui. Pierre qui avait la clé du royaume se fait reprendre par un nouveau venu. De cet épisode, nous comprenons qu’il peut avoir discordance de point de vue entre serviteurs de Dieu dans un temps, mais ils finissent toujours par se mettre d’accord pour l’avancement de l’œuvre (Acte15). Mais pour nous, nous ne devrons pas nous ranger derrière l’avis d’un homme, mais de Dieu. Et nous savons qu’après la mort de Paul, c’est Jean qui lui succéda comme pasteur de l’Église d’Éphèse.

Paul fut Messager de l’âge, mais ne reçut pas la révélation de l’Apocalypse, mais c’est plutôt Jean qui la reçut. Comment expliquer que l’Apocalypse qui est le livre qui contenait les mystères des âges de l’Église ne fut pas révélée au Messager de l’âge de cette époque-là, mais à un apôtre ? Voilà que toute cette diversité s’est produite dans un même âge, celui d’Éphèse. Venons-en maintenant à l’âge de Laodicée qui est le dernier et le nôtre.

Le début de l’âge de Laodicée

Citation :

« Le premier, celui d’Éphèse, s’étendit de 55 à 170. Smyrne, de 170 à 312. Pergame, de 312 à 606. Thyatire, de 606 à 1520. Sardes, de 1520 à 1750. Philadelphie, de 1750 à 1906 ; alors commence l’âge de Laodicée qui le chevauche, et hier soir, nous avons étudié ce chevauchement. Ce soir, nous allons voir la fin de l’âge de Laodicée. Nous croyons que l’Église de Laodicée a commencé en 1906. » Église de Laodicée, soir 11 décembre 1960, Branham Tabernacle, Jeffersonville — Indiana, U.S.A.

Laodicée, c’est l’âge de tous les mélanges et le plus dangereux, car il correspond selon frère Branham au quatrième sceau : « Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. » (Apoc 6:8)

C’est pour cela que dans la lettre du Seigneur adressée à l’Église de Laodicée, il n’y a que des reproches, il n’y a pas eu un groupe de vainqueurs qui se soit démarqué comme dans les autres âges. Et Dieu pour combattre cet esprit anti-christ a envoyé un esprit d’aigle (prophète), c’est pour cela que notre âge est l’âge de l’aigle, de la révélation au travers de l’esprit d’Élie. Dans la prédication la restitution de l’arbre de l’Épouse, le frère Branham nous enseigne que Dieu avait commencé l’œuvre de la restitution avec Luther (Justification) puis avec Wesley (Sanctification) puis le dernier avec le Baptême du Saint-Esprit en 1906 qui marque le début de l’âge de Laodicée, avec le réveil d’Asuza Street à Los Angeles comme nous l’avons vu avec la citation de Branham.

Les acteurs du réveil en 1906

Beaucoup de chrétiens ignorent la percée que l’Évangile a connue au début du siècle passé et ceux qui en étaient les principaux acteurs et aussi comment cela s’est produit. Les noms qui reviennent le plus souvent sont celui de William J. Seymour et Frank Bartlemen. Les deux hommes ne se connaissaient pas mais Dieu les a utilisés tous les deux en même temps de manière différente pour susciter le réveil. Ce réveil a apporté en peu de temps la Pentecôte d’Azuza Street qui fut le déclencheur de l’action de l’Esprit Saint à travers le monde dans le siècle passé. Cinq principaux enseignements d’Azuza Street servaient de référence à cette première vague de pentecôtistes :

  • La justification par la foi
  • La sanctification comme action précise de la grâce
  • Le baptême du Saint-Esprit prouvé par le parler en langues
  • La guérison divine « comme réparation »
  • L’enlèvement individuel (pré millénarisme) des saints à la seconde venue de Christ.

À bien des égards, William J. Seymour et Frank Bartlemen étaient différents l’un de l’autre mais tous les deux étaient des jeunes hommes qui avaient un désir peu commun de connaître le Seigneur et de voir Sa puissance restaurée dans l’Église. Seymour était incontestablement le conducteur du réveil, et c’est lui qui détenait l’autorité sur terre, mais Bartlemen était l’intercesseur qui détenait l’autorité avec Dieu. En 1904-1905, Bartlemen commença à désirer ardemment plus de puissance. Il reçut le lourd fardeau de voir le même genre de réveil que celui dont il avait entendu parler au Pays de Galles, qui changea non seulement des individus, mais aussi des villes entières. Plus il travaillait, plus il combattait dans la prière dans le but de voir une telle visitation de Dieu.

À Los Angeles, ainsi que dans de nombreux endroits à travers le monde entier, les cœurs étaient préparés tout comme l’était Bartlemen. Au temps voulu de Dieu, ils allaient plus tard venir ensemble dans la petite mission fermée d’Azuza Street. Là, ils allaient former ensemble une étincelle qui allait un jour enflammer les nations. C’est pour cela Guido Kwiyas disait :

« Ceci était un des éléments uniques du réveil d’Azuza Street : il n’était pas uniquement centré sur un seul homme. De même que Paul n’aurait pas pu être libéré dans son appel d’apôtre si Barnabas n’était pas venu le rejoindre, nos propres destinées dépendent souvent de notre humilité à chercher ceux auxquels nous avons besoin d’être joints en vue d’accomplir Ses desseins. Même Jésus se soumit au ministère de Jean-Baptiste avant de rentrer dans Son propre appel. Le Seigneur a conçu ainsi Ses plans afin que nous ayons tous besoin les uns des autres. Plus nous sommes capables de nous humilier pour nous associer à d’autres, plus nous porterons du fruit en définitive. »

C’est vraiment très édifiant cette déclaration de Guido Kwiyas que cela ne puisse pas quitter notre Esprit. Le 1er mai 1904, un semblant de réveil éclata dans l’église épiscopale méthodiste de Lake Avenue à Pasadena. Des intercesseurs avaient prié pour qu’un réveil survînt à Pasadena et le Seigneur exauça leurs prières. Bartlemen visita l’église et fut profondément touché. Le fait que l’autel se remplissait d’âmes en recherche l’encourageait à se déterminer à voir le Seigneur agir de la même manière à Los Angeles.

Cette même nuit, il rédigea des remarques prophétiques dans son journal. Il commença à énumérer les futurs dangers qui certainement allaient talonner de près le grand réveil à venir dont il pensait qu’il était proche. Il écrivit que : « Beaucoup d’églises passeraient à côté du réveil parce qu’elles seraient restées dans l’autosatisfaction. » Bartlemen écrivit que :

« Dieu a toujours recherché un peuple humble. Il ne peut pas utiliser autre chose… La préparation du cœur dans l’humilité et la séparation sont toujours grandement nécessaires avant que Dieu ne puisse venir par la suite. La profondeur de n’importe quel réveil sera déterminée exactement par l’esprit de repentance qui est atteint. En fait, il s’agit là de la clé de tout réveil véritable né de Dieu. »

Bartlemen lut ensuite le livre de S.B. Shaw, « The Great Revival in Wales » (Le Grand Réveil au Pays de Galles), et le feu allumé dans son cœur ne pouvait plus se contenir. Délaissant sa profession séculière afin de se consacrer à plein temps au ministère, il en était arrivé à un stade où il devrait soit périr, soit voir le réveil. Il en était si affamé qu’il perdait même son appétit. « L’homme ne vivra pas de pain seulement », déclarait-il à ceux qui se faisaient du souci pour lui. Son attention se fixait si intensément sur la chose qu’il commençait à se réveiller au milieu de la nuit en élevant des louanges à Dieu.

« J’y allais maintenant jour et nuit, m’exhortant moi-même à avoir foi en Dieu pour voir des choses puissantes », écrivait Bartlemen dans son journal. « L’esprit du réveil me consumait. L’esprit de prophétie venait sur moi avec force aussi. Il me semblait avoir reçu un don bien spécifique de foi pour le réveil. Nous étions à l’évidence au commencement de jours merveilleux à venir, et je prophétisais continuellement qu’une puissante effusion allait survenir. » Un autre pasteur de Los Angeles (Joseph Smale) commençait aussi à prophétiser des choses merveilleuses à venir, dont « le retour rapide des dons apostoliques dans l’Église. » Les gens commençaient à avoir le sentiment que Los Angeles serait comme un type de Jérusalem, où l’Esprit était venu pour la première fois habiter dans les hommes. « Peu avant juin 1905, les prières étaient passées de la prière en faveur d’un autre réveil tel que celui du Pays de Galles à la prière en faveur d’une autre Pentecôte. »

Le 3 juillet 1905, Bartlemen et son partenaire de prière Boehmer priaient dans une salle à Pasadena lorsque le fardeau devint presque insupportable. Ils crièrent comme des femmes sur le point d’accoucher. Lorsque le fardeau se fut apaisé, ils s’assirent juste un moment, appréciant le calme qui les enveloppait. Soudain, le Seigneur Jésus Se révéla à eux, Se tenant debout entre eux deux. Ils n’osèrent pas bouger. L’amour les transperça et ils sentirent comme un feu brûlant les pénétrer. Bartlemen écrirait plus tard :

« … Mon être entier semblait s’écouler devant Lui, comme de la cire en présence du feu. Je perdis toute conscience du temps et de l’espace, n’étant conscient que de Sa merveilleuse présence. Je L’adorais à Ses pieds. Cela me semblait être une véritable Montagne de la Transfiguration. Je me perdis dans l’Esprit pur. Le Seigneur ne nous avait rien dit, mais Il avait seulement envahi nos esprits de Sa présence. Il était venu nous fortifier et nous assurer de Son soutien. Nous savions maintenant que nous étions ouvriers avec Lui, des canaux intimes de Ses souffrances, dans le ministère d’enfantement des âmes. Un réel enfantement de l’âme est tout aussi réel dans l’esprit que les douleurs humaines de l’enfantement naturel. La similitude est presque parfaite dans sa similarité. Aucune âme n’a jamais été enfantée sans cela. Tous les véritables réveils du salut viennent de cette manière. »

Amen !! Retenons bien cette phrase.

À partir de ce moment-là, le fardeau d’intercession possédait à tel point Bartlemen qu’il jeûnait et priait si fréquemment que sa femme commença à nourrir des craintes au sujet de sa vie. En dépit de cela, il ne pouvait pas se laisser persuader de s’arrêter. Il avait l’impression d’être à Gethsémané avec le Seigneur. L’enfantement de son âme était si intense qu’il pensait qu’il risquait de mourir avant de voir l’exaucement de ses prières. Certains commençaient à croire que Bartlemen était en train de perdre la tête. Peu pouvaient comprendre ce qu’il traversait. Toutefois, ceci était l’intercession apostolique qui avait contraint Paul à risquer sa vie ; à jeûner, prier et se consacrer à des « veilles » (des nuits entières de prière) ; à être exposé aux coups, aux lapidations ou toutes les autres choses requises pour l’avancement de l’Évangile. Paul expliquait à tous ceux qui se préoccupaient de toutes les épreuves qu’il endurait : « Et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair pour Son corps, qui est l’Église » (Colossiens 1:24). Ces paroles revenaient à l’esprit de Bartlemen, ravivées de façon croissante.

Après un culte à l’église New Testament Church (avec le pasteur Smale) en février 1906, Bartlemen et quelques autres furent conduits à prier pour que le Seigneur répande Son Esprit rapidement, avec des signes qui accompagnent l’effusion. Ils n’avaient pas à l’esprit les langues, et plus tard déclareraient qu’à ce moment-là ils n’avaient même pas entendu parler d’une telle chose ni encore moins pensé à elle. Le dimanche matin du 15 avril 1906, une sœur noire fréquentant les réunions de Seymour sur le porche frontal, assista à un culte à l’église New Testament Church du pasteur Smale et parla en langues. Ceci produisit un grand émoi. Presque comme pour la première effusion de l’Esprit à la Pentecôte, les gens se rassemblèrent en petits groupes sur les allées après le culte, cherchant à savoir ce que cela pouvait bien signifier. Le petit groupe du porche frontal avait réclamé avec ferveur une effusion du Saint-Esprit. Le 9 avril, l’Esprit était venu aux réunions du porche frontal d’une façon très similaire au jour originel de la Pentecôte. Quand Bartlemen en entendit parler ce dimanche matin-là, il se rendit immédiatement à ces réunions, où il trouva le Dieu Tout-Puissant à l’œuvre. Plus tard, il écrirait à propos de ce jour-là : « Nous avions prié pendant de nombreux mois afin d’obtenir la victoire. Jésus maintenant « montrait de nouveau qu’Il est vivant » à un grand nombre. Les pionniers avaient effectué une percée permettant à la multitude de suivre. »

Après avoir lu ces quelques lignes historiques du réveil de 1906, nous comprendrons que Dieu a utilisé Bartlemen pour prier en faveur du réveil mais Dieu a donné l’exaucement au travers du ministère de Seymour car c’est ce dernier qui conduisait la réunion du petit groupe du porche frontal. Donc il ressort clairement qu’un réveil s’engendre toujours par la prière et la repentance. Dieu ne change jamais sa manière faire. Parlons un peu aussi de Seymour qui est considéré comme le leader et le dirigeant de ce réveil en 1906.

À titre de rappel William J. Seymour était un noir, il était borgne.

William J. Seymour,

Frank Bartlemen

En 1905, Parham prêcha un message de réveil à Houston dans le Texas. En décembre 1905, Parham ouvrit une École de Formation Biblique au 503, rue Rusk Street à Houston. Elle fut si populaire qu’avant la fin de l’année 1907, quelque 13000 personnes avaient suivi une formation à l’école.

Un homme de 31 ans du nom de William Joseph Seymour assista aux cours de l’École Biblique de Houston pendant une courte période, peut-être entre janvier et février 1906. Puisqu’il était noir, on ne lui permit pas de s’asseoir dans la salle de cours principale où seuls les blancs étaient autorisés à s’asseoir. Seymour écoutait les cours à travers la porte ouverte tandis qu’il s’asseyait dans une autre pièce. À cette époque de l’histoire, la ségrégation et le racisme étaient flagrants dans l’Église. Même si Seymour n’aimait pas cette situation, il ne voulait pas que cela l’empêchât de poursuivre Dieu. Aucun des plus grands hommes de Dieu n’a jamais permis à l’hypocrisie religieuse de les empêcher d’entrer dans leur noble appel. Ils possédaient une volonté indomptable de poursuivre Dieu et avaient une faim insatiable de Lui.

Après cette courte période passée à l’École de Formation Biblique de Parham, le frère Seymour reçut une lettre de Madame Neely Terry qui habitait à Los Angeles, en Californie, et qui lui demandait de considérer sa proposition de prendre en charge en tant que pasteur un groupe nazaréen dirigé par Madame Julia W. Hutchins. C’était un petit groupe noir d’environ 22 personnes qui se réunissaient dans l’adoration. Le frère Seymour donna son accord et arriva quelque temps plus tard, fin février ou début mars 1906. À son arrivée, Seymour trouva des familles qui se réunissaient au 9, rue Santa Fe Street. Le groupe se réunissait auparavant dans la maison faite de charpentes de bois de Richard et Ruth Asbery au 216, rue North Bonnie Brae Street. Très peu de temps après, le groupe grandissant s’était retrouvé sans local et avait recherché un emplacement plus grand dont Madame Hutchins prit joyeusement la suite de la location au 9, rue Santa Fe Street.

Le frère Seymour fut bien reçu et prêcha souvent la sainteté et la guérison divine. À un moment donné, en mars, peu de temps après son arrivée, Seymour commença à prêcher sur le baptême du Saint-Esprit avec comme signe le parler en langues. À ce moment-là, il n’avait pas lui-même expérimenté ce baptême, néanmoins il prêcha avec ferveur s’attendant pleinement à ce que ce don fût libéré dans son église qu’il venait de trouver. Ce nouvel enseignement choqua complètement l’assemblée et Seymour se retrouva, comme l’apôtre Paul, au milieu d’un tumulte. Un dimanche soir, en avril, le frère Seymour trouva la porte menant à l’église étroitement verrouillée avec un cadenas.

Seymour était maintenant mis à la porte sans pouvoir entrer et était bloqué. (Comme toujours les personnes qui apportent un renouveau sont toujours rejetées par les chrétiens de leur époque). Une Julia Hutchins épouvantable et enragée avait mis à la porte le nouveau pasteur. 216, rue Bonnie Brae. Dorénavant, Seymour se retrouvait à la rue et sans issue possible, sans savoir où aller. Toutefois, par la grâce de Dieu, la famille Lee, qui autrefois assistait aux réunions de Santa Fe, le prit en charge et mit à sa disposition une place dans leur maison où il put demeurer.

Quelque temps plus tard, les Asbery invitèrent le pasteur Seymour à venir chez eux au 216, rue Bonnie Brae Street, pour diriger quelques réunions évangéliques dans leur maison. Aujourd’hui cette maison est connue sous le nom de la Maison 216 Bonnie Brae et demeure toujours debout. Les théologiens, chercheurs et historiens religieux du monde entier reconnaissent cette maison comme étant le lieu à partir duquel les pentecôtistes de l’époque moderne peuvent faire remonter leurs racines spirituelles.

Des signes de guérison conduisant à la Pentecôte

Certainement que Seymour continua à parler du baptême du Saint-Esprit parce que, le 9 avril 1906, quelque chose d’historique eut lieu. L’hôte de Seymour, Monsieur Edward Lee, avait été malade et avait demandé au pasteur Seymour de prier pour lui – non seulement pour sa guérison, mais pour qu’il reçoive aussi le baptême du Saint-Esprit. Alors que Seymour commença à prier, Lee fut glorieusement rempli du Saint-Esprit et commença à parler en d’autres langues selon que l’Esprit lui donna de s’exprimer. Le soir même, les deux hommes se rendirent à la maison des Asbery où il avait été prévu que se tînt la réunion du soir.

Ce soir-là, avec une foi forte, sept personnes supplémentaires furent glorieusement remplies du Saint-Esprit et parlèrent aussi en d’autres langues. Quelque chose de puissant était en train d’être enfanté dans cette petite maison au 216, rue Bonnie Brae Street. Il est intéressant de remarquer qu’à l’époque où le pasteur Seymour prêchait sur le baptême du Saint-Esprit, lui-même n’avait pas été rempli. Mais le 12 avril 1906, tard dans la nuit, le pasteur Seymour reçut le baptême du Saint-Esprit et fut rempli lui-même.

Le feu embrase Azusa et se répand dans le monde

Après que cette petite communauté de croyants commença à aller parler de leur expérience, les résidents du voisinage commencèrent à venir à la maison des Asbery jusqu’à ce qu’il n’y eût littéralement plus de place à l’intérieur de toute la maison. Durant une brève période, ils utilisèrent le porche devant la maison comme plate-forme pour prêcher aux gens réunis sur la pelouse. Ce fut à cette époque-là que le ministère déménagea au 312, rue Azuza Street. Après quelques jours de nettoyage, le bâtiment fut ouvert pour les cultes et des planches de bois posées au-dessus de barils de bois servirent de sièges pour asseoir 750 personnes. Il n’y avait pas de fenêtres de verre teintées, pas de tapis sur le sol, pas de panneaux d’affichage sur la porte, et pas de climatiseur, mais l’Esprit de Dieu était là. Peu après, le Saint-Esprit remplit le bâtiment de la gloire de Dieu et les feux du réveil se répandirent dans tout Los Angeles en Californie. Des hommes et des femmes furent attirés de tous les coins du monde vers ce simple gestionnaire du lieu que Dieu avait choisi en vue d’accomplir une œuvre puissante.

Les accusations abondent

Les reporters des journaux des médias d’information de Los Angeles écrivirent :

« De bizarres baragouinages de langues, Nouvelle secte de fanatiques qui émerge, Scène délirante la nuit dernière à Azuza Street. Gazouillement de discours inintelligibles par une sœur. Une nouvelle secte de fanatiques est en train d’émerger, ils émettent d’étranges balbutiements… ils ne quittent jamais l’église. Un mélange disgracieux de races, ils crient et font d’étranges bruits en hurlant à longueur de journée et tard dans la nuit. Ils courent, sautent, se secouent de tout le long, crient à plein gosier, tournoient en cercles, tombent sur le sol recouvert de sciures en se secouant, tapant des pieds et en se roulant par terre. Certains d’entre eux perdent connaissance et ne bougent pas pendant des heures comme s’ils étaient morts. Ces gens semblent être fous, mentalement dérangés ou sous l’effet d’un envoûtement. Ils prétendent être remplis de l’Esprit. Ils ont un Nègre borgne, illettré comme prédicateur, (Seymour) qui reste sur ses genoux la plupart du temps avec la tête cachée entre deux caissons en bois de lait. Il ne parle pas beaucoup mais de temps en temps, on peut l’entendre hurler : « Repentez-vous », et il est supposé prendre en main la chose… Ils chantent indéfiniment le même chant : « Le Consolateur est Venu. » »

(Oh ! Hommes incrédules que sont ces journalistes, certainement le dernier réveil que nous attendons sera traité de cette manière. Faisons attention de tomber dans ce piège.)

Le véritable compte-rendu du réveil fut diffusé à l’étranger à travers la Foi Apostolique, un journal que Seymour envoyait gratuitement à quelque 50 000 abonnés. Le premier supplément du journal La Foi Apostolique imprimé en septembre 1906 décrivit de la façon suivante la première réunion :

« Les réunions commencent à environ 10 heures du matin et ont du mal à finir avant 10 heures du soir ou minuit, et quelquefois deux ou trois heures du matin, parce que tant de gens sont en recherche, et certains sont allongés par terre comme morts sous la puissance de Dieu. Les gens cherchent trois fois à l’autel… nous sommes incapables de dire combien de personnes ont été sauvées et baptisées du Saint-Esprit, et guéries de toutes sortes de maladie. Beaucoup parlent dans de nouvelles langues et certains continuent leur chemin dans des champs de mission à l’étranger, avec le don des langues.

Un ivrogne fut pris de conviction dans une réunion de rue, et leva la main pour recevoir la prière. Ils ont prié pour que le démon de l’alcoolisme soit chassé et le lien parti. Il vint à la réunion et fut sauvé, sanctifié et baptisé du Saint-Esprit, et trois jours plus tard il parlait en langues et louait Dieu pour la Pentecôte. Il se reconnaît à peine. »

« Nous ne combattons ni les hommes ni les églises, mais cherchons à remplacer les formes et les credos morts et le fanatisme sauvage par un christianisme vivant et pratique, « Amour, Foi, Unité » sont nos mots d’ordre, et « Victoire Par le Sang de l’expiation » notre cri de bataille. »

À partir d’Azuza Street, le pentecôtisme se répandit rapidement dans le monde entier et commença sa progression jusqu’à devenir une force majeure dans la chrétienté. Avec Charles Parham, William Joseph Seymour pourrait être appelé le fondateur du pentecôtisme mondial et son nom traversera certainement l’histoire comme celui de l’un des plus grands leaders religieux noirs américains de l’Amérique. (Fin de citation historique)

Nous venons là d’exposer d’après l’histoire, comment Dieu a commencé l’âge de Laodicée appelé aussi l’âge pentecôtiste par Branham. Nous avons vu comment Dieu a utilisé deux hommes qui ne se connaissaient pas mais qui par la suite finit par se réunir ensemble pour faire éclater ce feu du réveil. Nous avons aussi vu qu’un réveil s’enfante par la prière, la repentance et une grande soif de Dieu. La dernière parade (le dernier réveil), comme le frère Branham avait l’habitude de l’appeler, bien qu’elle sera mondiale, elle doit d’abord commencer dans un lieu précis pour embraser toute la terre comme cela a toujours été le cas avec les autres réveils.

Mais que voyons-nous aujourd’hui au milieu du Message des temps de la fin, des raisonnements tels que « le réveil ne viendra pas par la prière, ou encore il n’y a pas des ministères de réveil » ? Mes frères, sachez que de tels raisonnements ne viennent pas de Dieu, ni de la Bible. Si vous lisez l’histoire de l’Église depuis la Pentecôte jusqu’à maintenant, la prière a été la source des grands réveils. Dieu ne change jamais sa manière de faire. Et Il utilise toujours des hommes. Où étaient les apôtres de Jésus et ses disciples avant le grand réveil de la Pentecôte ? La réponse est dans la chambre haute et qu’est-ce qu’ils faisaient là-bas ? Ils étaient dans l’attente de la promesse du Père. Et comment attendaient-ils cette promesse ? La réponse est qu’ils étaient en prière :

« Alors ils retournèrent à Jérusalem, de la montagne appelée des oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d’un chemin de sabbat. Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d’ordinaire ; c’étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères, le nombre des personnes réunies étant d’environ cent vingt… » Actes 1:12-15

Actuellement, l’Église est en train de vivre presque la même chose comme ce qui s’est passé à Jérusalem. Nous sommes en train d’attendre la pluie de l’arrière-saison qui est la promesse du Père. Mais il y a des raisonnements qui circulent en disant que cette action se fera de manière spontanée. Ça aussi c’est un raisonnement qui n’est pas biblique. La pluie vient par la prière car il est écrit : « Samuel invoqua l’Éternel, et l’Éternel envoya ce même jour du tonnerre et de la pluie. Tout le peuple eut une grande crainte de l’Éternel et de Samuel. » (1 Sam 12:7) Et les paroles du roi Salomon lors de la consécration du temple sont très éloquentes, il fait ressortir clairement que la pluie viendra à manquer à cause du péché du peuple et que si cette dernière se repentait et priait, Dieu allait faire revenir la pluie.

Quand le ciel sera fermé et qu’il n’y aura point de pluie, à cause de leurs péchés contre toi, s’ils prient dans ce lieu et rendent gloire à ton nom, et s’ils se détournent de leurs péchés, parce que tu les auras châtiés. Exauce-les des cieux, pardonne le péché de tes serviteurs et de ton peuple d’Israël, à qui tu enseigneras la bonne voie dans laquelle ils doivent marcher, et fais venir la pluie sur la terre que tu as donnée en héritage à ton peuple ! (1 Rois 8:35-36)

C’est très très profond cette prière de Salomon. Nous savons bien qu’Israël est le type de l’Église. Ces choses sont écrites pour notre instruction. Nous pouvons compléter cette pensée par ces autres écritures :

« Et il arrivera que si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, pour prendre garde à pratiquer tous ses commandements que je te commande aujourd’hui, l’Éternel, ton Dieu, te mettra très haut au-dessus de toutes les nations de la terre ; et toutes ces bénédictions viendront sur toi et t’atteindront, si tu écoutes la voix de l’Éternel, ton Dieu. Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs. Le fruit de ton ventre sera béni, et le fruit de ta terre, et le fruit de tes bêtes, les portées de ton gros bétail, et l’accroissement de ton menu bétail ; … L’Éternel t’ouvrira son bon trésor, les cieux, pour donner à ton pays la pluie en sa saison et pour bénir tout l’ouvrage de ta main ; et tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n’emprunteras pas. Et l’Éternel te mettra à la tête, et non à la queue ; et tu ne seras qu’en haut, et tu ne seras pas en bas, si tu écoutes les commandements de l’Éternel, ton Dieu, que je te commande aujourd’hui, pour les garder et les pratiquer… » (Deut 28:1-12)

Mais si on désobéit, c’est le manque de la pluie qui s’installe :

« Et si tu n’écoutes pas la voix de l’Éternel, ton Dieu, pour prendre garde à pratiquer tous ses commandements et ses statuts que je te commande aujourd’hui, il arrivera que toutes ces malédictions viendront sur toi et t’atteindront : tu seras maudit dans la ville, et tu seras maudit dans les champs… L’Éternel enverra pour pluie à ton pays de la poussière et de la poudre ; il en descendra du ciel sur toi jusqu’à ce que tu sois détruit… » (Deut 28:15-14)

Nous parlerons aussi de l’épisode du prophète Élie en Israël avec le roi Achab qui est très édifiant sur ce thème, car Élie pria pour que la pluie vienne. C’est pour cela que Jacques dit : « Élie était un homme de la même nature que nous : il pria avec instance pour qu’il ne plût point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit. » (Jacq 5:18) Pour clore cette pensée, nous citerons ce verset que nous aimons tous : « Demandez à l’Éternel la pluie, au temps des pluies de l’arrière-saison. L’Éternel produira des éclairs ; il vous donnera une pluie abondante et à chacun de l’herbe dans son champ. » (Zach 10:1)

N’est-ce pas que tout le monde sent que l’heure est réellement avancée dans le royaume ? Il ressort clairement dans ce passage que Dieu attend que nous puissions demander la pluie. Et comment demande-t-on au Seigneur ? C’est en priant que les chrétiens demandent à Dieu par le nom de Jésus-Christ. C’est pour cela que le Seigneur pouvait dire :

Et moi, je vous dis : Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. (Luc 11:9)

Et il ajoute dans Jean :

Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Jean 14:14

Et dans Luc 11 :

Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11:13).

Jésus a raison lorsqu’il dit : « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. » (Jean 16:24) C’est pour cela, il nous est demandé actuellement de vivre la pratique de la vie de Dieu pour recevoir ce que nous demandons à Dieu car il est écrit : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. » (Jean 15:7) L’apôtre Jacques aborde dans le même sens dans son épître :

Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. (Jacq 4:3)

Nous voyons clairement qu’on est exhorté à pratiquer une vie de sainteté pour que Dieu soit favorable à nos prières. Donc nous voyons à la lumière des Écritures que ce n’est pas un sacrilège de prier pour que Dieu nous donne la pluie de l’arrière-saison.

L’après réveil d’Azusa Street

Comme cela a toujours été le cas dans les réveils précédents, le Diable est venu séduire les croyants pour éteindre la flamme qui brûlait. Comme nous le savons, les pentecôtistes se sont organisés comme ce fut le cas avec les méthodistes, les protestants, les luthériens, etc. Mais les pentecôtistes étaient le dernier groupe en qui Dieu s’était révélé. C’est pour cela vous vous souvenez que frère Branham a payé très cher son refus de se diriger vers les pentecôtistes. Il avait perdu sa femme Hope et son enfant lors de l’inondation. En juin 1933, Dieu appela frère Branham. Une voix se fit entendre disant qu’un Message lui était confié et que ce Message sera précurseur de sa seconde venue. Ainsi Dieu accomplissait aux yeux du monde, l’une de ses promesses pour l’Église. Il s’agit de la promesse de nous envoyer Élie le prophète avant le Jour du Seigneur. Bien que Dieu ait restauré les dons en 1906 dans l’Église, cela ne constituait pas l’achèvement de l’œuvre, car on avait besoin de la révélation de tous les mystères afin que nous puissions adorer Dieu en Esprit et en vérité. Lorsque frère Branham s’est dirigé vers les pentecôtistes, il fut étonné de voir les manifestations de l’Esprit, mais il fut plus frappé par l’hypocrisie qu’il trouva au milieu d’eux. Lorsque le feu du réveil partit, le groupe de pentecôtistes avait gardé la forme extérieure, mais reniait ce qui en faisait la force.

Ailleurs dans le monde, il y a eu quelques personnes chez qui le Seigneur se manifesta aussi de manière remarquable. Nous citerons par exemple : LE SADHOU SUNDAR SINGH né le 3/09/1889 et disparu en 1929. À 15 ans, le Christ lui apparut comme à St Paul. Devenu son fidèle témoin et malgré diverses persécutions, Sundar le prêchera toute sa vie aux Indes, au Tibet, dans l’Himalaya et en Europe. Sa consécration au Christ, sa vie de prière, ses souffrances et son obéissance jusqu’à la mort, tout cela garde pour nous une valeur permanente qui glorifie le Dieu que Sundar a servi.

Il faut lire la biographie et les paroles de cet homme qui semblent tout droit sorties des Actes des Apôtres. Celui lit l’histoire de cet homme sera vraiment étonné de découvrir de voir ce que Dieu a accompli dans sa vie. Pour finir, il a disparu. Il a peut-être fini comme Élie qui fut enlevé au ciel. Malgré qu’il ait vécu dans notre âge, il n’est pas le Messager promis. Il y a bien d’autres cas qu’on peut citer, mais cela nous prendra encore beaucoup de temps.

Le réveil de 1946

Avant d’aborder ce grand réveil dont Branham fut l’instigateur, il faudrait rappeler le pourquoi du réveil de 1906 à Azusa Street. Ce réveil est important, parce qu’il devrait préparer l’Église à recevoir la semence qui est la Parole de Dieu. Si nous voulons le comprendre, c’est la rosée de la pluie de la première saison qui prépare la terre à recevoir la semence. La nature nous enseigne bien sur cette notion des pluies. La pluie de la première saison qui est appelée la pluie de l’automne lorsqu’elle tombe, vient pour que les agriculteurs aillent semer. À ce sujet, le frère Branham avait dit que par son ministère, la semence de l’Épouse était semée, mais la semence pentecôtiste et dénominationnelle fut semée par les ministères d’Oral Roberts et Billy Graham.

Ainsi en 1946, Dieu entreprit un nouveau commencement avec ses Ministères de guérison divine dont Branham fut le plus en vue. L’Ange du Seigneur le visita et lui donnant deux signes. Mais le monde religieux n’avait pas compris l’importance de ce Ministère. Les deux premiers Pull du Ministère de frère Branham devraient servir d’appât pour attirer les gens à écouter la voix du signe qui était le Message de l’heure. Et le point culminant du Ministère de Malachie 4:5-6 était évidemment la révélation des 7 Sceaux en 1963. Ainsi la Bible fut ouverte pour que le peuple de Dieu puisse se préparer pour l’enlèvement. À la fin de son Ministère le frère Branham avait compris qu’il pouvait mourir avant l’enlèvement, c’est pour cela qu’il disait que s’il ne présentait pas Christ, le Message le ferait.

Le 02 avril 1962, bien avant la révélation de 7 Sceaux et 3 ans avant la mort de Branham, Frank reçoit son appel en ces termes : « Mon serviteur, ton temps dans cette ville sera bientôt terminé. Je t’enverrai dans d’autres villes pour prêcher ma Parole » et le Seigneur ajouta encore : « Mon serviteur, le temps viendra où ils t’écouteront. Emmagasine la nourriture car une grande famine arrive. Alors tu te tiendras au milieu du peuple pour distribuer la nourriture. » « Je suis un vrai témoin », Ewald Frank

Et nous savons tous comment frère Branham interpréta cet appel que frère Frank ne semblait pas comprendre : « il me dit : « Frère Frank, tu as mal compris ce que le Seigneur a dit. Tu avais l’impression qu’il y aurait une tragédie naturelle et une famine naturelle et ainsi tu as emmagasiné de la nourriture naturelle ». Il continua et dit : « Dieu enverra une famine d’entendre sa Parole. Et la nourriture qui doit être emmagasinée est la Parole promise de Dieu pour ce temps, révélée par le Saint-Esprit, et qui est gardée dans des prédications qui sont sur des bandes ». »

Après la mort de Branham, frère Frank fut de nouveau instruit par le Seigneur avant de commencer sa mission :

« Ce n’est que le 5 janvier 1966 que je fus informé par frère HAMBRUSTHURY de la mort de frère Branham. C’était la lettre la plus terrible que j’aie jamais reçue dans ma vie. Vous ne pouvez pas imaginer ce que cela signifiait pour moi. Mais le pire fut encore le jour de l’enterrement. J’étais présent et je vis frère Branham dans le cercueil. Il n’avait pas été enterré aussitôt après son décès, mais quelque temps après seulement. Et j’étais présent et le vis étendu dans le cercueil. Je le vis là, et je vis lorsque le cercueil fut placé en terre. Mes bien-aimés amis, ce fut un jour terrible pour moi ; le monde entier s’était disloqué. Et je me dis simplement : « Seigneur ! Comment l’Épouse de Jésus-Christ pourrait-elle être préparée pour ta venue sans ce ministère ». Tous les autres chantaient « Crois seulement. Crois seulement », pendant à peu près deux heures et je pleurais tout le temps. Je ne m’étais pas du tout joint aux chants ; mon cœur était brisé.

Mes amis, le soir du même jour, alors que j’étais retourné dans ma chambre d’hôtel, une paix céleste vint sur moi, et cette fois-ci ce ne fut pas une voix, mais quelque chose parla dans mon cœur : « Mon serviteur, maintenant ton temps est venu pour distribuer la nourriture qui a été emmagasinée ». »

« C’était comme un disque qui tournait, et je me penchais même chaque fois pour écouter. » « Je suis un vrai témoin. » Ewald Frank

Nous voyons ainsi s’accomplir sous nos yeux cette Écriture de Mathieu 24:45-47 bien qu’à cette époque, Frank ne savait pas encore que son ministère était en rapport avec cette Écriture. C’est seulement 10 ans après, en 1975 lorsqu’il était au Canada que le Seigneur lui parla en disant que son ministère était en rapport avec Mathieu 24:45-47.

La sortie des enfants d’Israël comme type de notre sortie des dénominations

Nous savons par la grâce de Dieu que la sortie des enfants d’Israël dans le désert a toujours été comparée à notre sortie des dénominations. Il y a plusieurs leçons à tirer et plusieurs types à prendre lorsque nous étudions la marche d’Israël dans le désert. Il y a eu un prophète puissant par qui Dieu libéra le peuple en Égypte et, dans notre âge, il y a eu un prophète puissant par qui Dieu nous libéra des organisations. Une marche qui devrait durer 3 jours pour atteindre la terre promise cela a pris 40 ans. Après la mort de frère Branham, les gens s’attendaient à l’enlèvement juste après, mais en 2005 l’Église avait totalisé 40 ans de marche. C’est pour cela frère Frank pouvait dire dans sa lettre circulaire 59, intitulée « 40 ans espace des temps biblique » :

« Celui qui écrit au sujet du plan de salut de Dieu pour l’humanité doit inclure le passé, le présent et l’avenir. Ce qui dans le Royaume de Dieu est arrivé dans le passé a précédé ce qui arrive maintenant, et à nouveau ceci précède ce qui est encore à venir. Les véritables enfants de Dieu qui sont conduits par le Saint-Esprit, ont toujours eu part à ce que Dieu faisait en leur temps. Ils pouvaient ordonner ce qui était du passé, se laisser inclure dans les événements présents du salut et avaient une compréhension claire, fondée sur les promesses, concernant ce qui devait arriver dans le futur.

Par exemple, ceux qui ont reçu Jean-Baptiste comme un homme envoyé de Dieu (Jean 1.6-7) n’ont eu aucune peine à reconnaître le ministère de Jésus-Christ. Celui qui préparait le chemin du Seigneur avait la tâche de tourner le cœur des croyants de l’Ancienne Alliance à la foi des enfants de la Nouvelle Alliance (Luc 1.16-17). Les pharisiens et les scribes ne se laissèrent pas baptiser par Jean-Baptiste et ne se soumirent pas à la volonté de Dieu, rejetant de cette manière le conseil du salut de Dieu (Luc 7.27-30). C’est pourquoi, ils ne participèrent point à ce que Dieu fit depuis la fondation de l’Église du Nouveau Testament. Ils restèrent dans leurs traditions religieuses, avec une grande sincérité ils étaient ancrés en elles, n’entrant pas eux-mêmes dans le Royaume de Dieu et empêchant aussi le peuple d’y entrer. Dans tous les temps passés, cela est ainsi arrivé quand Dieu faisait quelque chose sur la terre. C’est ainsi qu’il en sera jusqu’à la fin. Parce qu’en leur temps ils n’avaient pas reconnu la visitation en grâce de Dieu, le jugement est venu sur eux comme le Seigneur Lui-même l’avait dit dans Luc 19.41-44. »

Ewald Frank, « lettre circulaire 59 »

Ainsi, nous voyons que Dieu ne change jamais Sa manière de faire les choses, j’ajoute encore cette déclaration de la même lettre circulaire :

« Aussi bien pour Moïse, le plus grand prophète de l’Ancien Testament, que pour David, le roi d’Israël tout particulièrement oint et béni — il y eut dans leur vie un espace de temps particulier de quarante années, qui était une période correspondant à la volonté de Dieu pour Ses serviteurs et Son peuple. Ce qui arrive conformément au plan de salut de Dieu avec Israël, comme aussi avec l’Église, est déterminé à l’avance. Il en va de même avec tous ceux qui ont une part à cela. C’est ainsi que s’accomplit toujours cette parole de Romains 11.7 : « …Déjà, avant la fondation du monde, avant le commencement, avant qu’il y ait un début de temps, Dieu avait établi le plan du salut dans son entier… Il est généralement connu que l’Évangile a été à nouveau prêché au cours des cinq cents ans qui viennent de s’écouler depuis la percée de la Réformation. Les divers réveils qui eurent lieu depuis étaient chaque fois un nouveau commencement, et chacun servait déjà de préparation au réveil suivant. Il y a bientôt cent ans, une fois encore il y eut un nouveau commencement : le grand réveil de Pentecôte dans lequel l’Esprit de Dieu agissait d’une manière puissante. Il y a environ soixante ans, Dieu, au travers de l’appel surnaturel de William Branham, le 7 mai 1946, fit un nouveau commencement. Après cela, eut lieu la percée du plus grand réveil de salut et de guérison de tous les temps, qui se prolongea dans divers mouvements après le retour à la maison de l’homme de Dieu, le 24 décembre 1965.

Parce que par la grâce de Dieu j’ai une part personnelle à ce que Dieu avait promis pour ce temps, et qu’Il est en train de réaliser, je voudrais donc éclairer les quarante années passées qui se rattachent à l’histoire du salut divin. »

Ewald Frank, lettre circulaire 59

Nous voyons que frère Frank présente les 40 ans que nous venons de passer comme étant un espace de temps biblique rattaché à l’histoire du salut. Or frère Branham a dit dans la brochure intitulée « Épître aux Éphésiens est comparable au livre de Josué » :

« Alors, j’ai typifié ce Livre avec celui de Josué. Si vous remarquez, Israël est sorti de l’Égypte, et il y a eu trois étapes à leur voyage. Une étape, c’était de quitter l’Égypte. L’étape suivante, c’était le désert. Et l’étape finale, c’était Canaan. »

Épître aux éphésiens est comparable au livre de Josué, l’ - e15.05.1960 jeffersonville, in, usa bb070694

Si nous devrons placer cette citation dans le contexte de l’âge de Laodicée en typifiant la marche des enfants d’Israël dans le désert comme l’a fait Frank, nous dirons qu’il y a aussi trois étapes après que l’on soit sorti des dénominations grâce au puissant Message qui fut apporté par William Branham et ces étapes sont :

  • L’emmagasinage de la nourriture avec l’accomplissement de Malachie 4:5-6 et Zacharie14:7
  • La distribution de la nourriture pendant 40 ans avec l’accomplissement de Mathieu 24:45 comme dans le désert pendant 40 ans les enfants d’Israël ont mangé la manne.
  • Mais quelle est la troisième étape pour l’Église de Laodicée ?

Nous y répondrons par la suite. Ainsi pendant ces 40 ans l’Église a connu deux grandes étapes dans sa marche comme nous venons de le voir, il s’agit de l’emmagasinage de la nourriture avec le Ministère de Branham, la distribution de la nourriture.

La parabole prophétique des dix vierges

Cette parabole est celle qui illustre de manière claire la marche des croyants de l’âge de Laodicée.

« Alors le royaume du ciel sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent au-devant de l’époux. Et cinq d’entre elles étaient sages, et cinq étaient insensées. Celles qui étaient insensées prirent leurs lampes, et ne prirent pas d’huile avec elles. Mais les sages prirent de l’huile dans leurs vases avec leurs lampes. Et comme l’époux tardait à venir, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Et à minuit il y eut un cri : Voici l’époux vient ; sortez à sa rencontre. Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. Et les insensées dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile ; car nos lampes s’éteignent. Mais les sages répondirent, disant : Nullement, de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Et pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au mariage ; et la porte fut fermée. Après cela les autres vierges vinrent aussi disant : Seigneur, Seigneur, Ouvre-nous. Mais il répondit et dit : En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure où le Fils de l’homme vient.huile, car nos lampes s’éteignent. Mais les prudentes répondirent, disant : Non, de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous-mêmes. Or, comme elles s’en allaient pour en acheter, l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces ; et la porte fut fermée. Ensuite viennent aussi les autres vierges, disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais lui, répondant, dit : En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas. Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure. (Matth25:1-13) Version King James

Or nous savons bien que le Message est venu au temps du Soir comme le frère Branham avait l’habitude de citer cette écriture de Zacharie 14:7 :

« Ce sera un jour unique, connu de l’Éternel, Et qui ne sera ni jour ni nuit ; Mais vers le soir la lumière paraîtra. »

Et voilà que nous avons fait 40 ans depuis que cette Écriture s’est accomplie – cela veut dire dans l’horloge de Dieu que l’aiguille ne s’est pas arrêtée au soir, elle a bien avancé. Et frère Frank le confirme dans plusieurs de ses lettres circulaires. Précisément à partir de 2005, 40 ans après, frère Frank publie une lettre circulaire intitulée « Le cri de réveil de minuit ». Voici quelques extraits de cette lettre circulaire qui traitent ce sujet :

« Les véritables serviteurs de Dieu sont établis comme sentinelles sur le peuple de Dieu (Ez. 3.17). Conformément à Matthieu, chapitre 25, le cri de réveil de minuit est particulièrement déterminant. Tout d’abord, toutes les vierges s’étaient endormies, cependant : « … au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre ». La nuit est fort avancée, et le grand jour s’est approché (Rom. 13.12). Le temps du soir, dans lequel la Lumière est apparue, se trouve derrière nous, l’heure de minuit, elle, est là. Chaque prédication, chaque lettre circulaire, doit être comprise, acceptée et vécue comme étant un cri de réveil. Le dernier Message doit être entendu comme une puissante sonnerie de trompettes, et son son doit être clair et compréhensible (1 Cor. 14.8). Après avoir entendu le cri appelant au réveil, il ne doit être permis à personne de se tourner de l’autre côté pour continuer à dormir. Tous doivent nettoyer leur lampe, afin que la clarté reçue puisse briller comme lumière. Les vierges sages remplissent leur vase d’huile, afin de suffire à faire brûler la flamme jusqu’au retour de l’Époux. »

Mes frères laissez-moi vous dire qu’une telle déclaration me fait frémir. Ici, le frère Frank confirme que le sommeil et l’assoupissement ont pris toutes les vierges avant Minuit. Et il confirme que le temps du soir est derrière nous. Donc c’est vraiment une nouvelle étape de la marche de l’Église qui a commencé depuis 2005. Et en novembre de la même année, il intitule la lettre circulaire 58 « Appel au réveil ». Et dans la lettre circulaire 55, frère Frank montre que la distribution de la nourriture s’accomplit avant le cri de Minuit de Mathieu 25:6. Extrait :

« Après le ministère prophétique, devait suivre le ministère de l’enseignement. Nous devons maintenant nous demander si la nourriture a été distribuée au temps convenable, comme le Seigneur Lui-même l’avait dit dans Sa Parole ; « Qui donc est l’esclave fidèle et prudent, que son maître a établi sur les domestiques de sa maison pour leur donner leur nourriture au temps convenable ? » (Mat. 24.45-47 ; Luc 12.42-44). L’Église-Épouse vit maintenant dans cet ordre de salut divin de la dernière partie du temps de la grâce. Nous reconnaissons que la Parole révélée de Dieu doit être partagée avec tous les serviteurs, afin qu’eux à leur tour puissent distribuer la nourriture spirituelle. Cet ordre de Dieu s’accomplit directement avant Matthieu, chapitre 25, afin que les vierges sages soient véritablement préparées : qu’elles prennent la Parole de Vérité, qu’elles soient remplies du Saint-Esprit et scellées, pour finalement entrer pour le Repas des Noces. Celui qui ne reconnaît pas cela vit selon son bon plaisir, en dehors de ce que Dieu fait en ce jour. »

Et pour finir ces extraits de lettres circulaires, car il y en a plusieurs, nous citerons encore une autre parole de la circulaire 59 :

« Ce n’est point du hasard que le ministère du serviteur fidèle et prudent soit directement suivi du cri de réveil à minuit dans Matthieu 25.6 : « Voici l’époux ; sortez à sa rencontre ! » Ce dernier Message est bien directement adressé aux vierges sages. Seul celui qui appartient à l’Église-Épouse acceptera ce que l’Époux lui dit par la Parole, car c’est de cela que nous vivons. Le fait d’être prêtes pour les vierges sages ne peut être relié qu’avec le ministère que Dieu a établi. Aujourd’hui, je dois dire ce qui se trouve dans 2 Corinthiens 11.2 : « Car je suis jaloux à votre égard d’une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un seul mari, pour vous présenter au Christ comme une vierge chaste ». »

Quoi dire de plus, il ressort clairement que le cri de Minuit retentit après le Ministère du serviteur fidèle et prudent. Frank l’appelle même « Le dernier Message ». Si nous voulons le comprendre, c’est ça la troisième étape de la marche de l’Église dans cet âge de Laodicée après notre sortie des dénominations. L’étape de Minuit est comparable à la conquête de la terre promise par les enfants d’Israël lorsqu’ils étaient arrivés au Jourdain. C’est un changement de mentalité qui s’impose pour les enfants de Dieu. Ils étaient habitués que la manne leur tombe du ciel mais arrivés à l’entrée de la terre promise, ils devraient combattre pour hériter leur promesse. Ils avaient redoublé leur sanctification, car Dieu donne la victoire qu’à Son peuple qui marche dans la sanctification :

« Josué dit au peuple : Sanctifiez-vous, car demain l’Éternel fera des prodiges au milieu de vous. Et Josué dit aux sacrificateurs : Portez l’arche de l’alliance, et passez devant le peuple. Ils portèrent l’arche de l’alliance, et ils marchèrent devant le peuple. »

Nous aussi, nous sommes arrivés à l’heure où nous devrons voir toutes les promesses de Dieu s’accomplir. Et c’est un temps de combat. Mais pour nous, c’est un combat spirituel, car nous n’avons pas à combattre contre la chair, mais contre les esprits mauvais et méchants. À Minuit, nous devrons changer notre comportement. Aujourd’hui dans le Message, nous trouvons beaucoup de comportements charnels, des fois pires que chez les charismatiques. Il y a une froideur terrible qui s’est emparée des croyants du Message. On retrouve le monde au milieu de nous, tel que la débauche, la calomnie, l’impudicité, le mensonge. Et l’on se défend que ce sont des faiblesses de la chair et que cela partira à la pluie de l’arrière-saison. Ceci est un faux raisonnement ! Car la pluie de l’arrière-saison ne viendra pas changer les gens, car la pluie n’apporte que la croissance à la semence plantée. Toute cette vie que j’ai énumérée représente nos ennemis que nous devrons chasser comme les Israéliens l’avaient fait avec les nations païennes pour conquérir la terre promise. Notre combat consiste à anéantir par la grâce de Dieu, les œuvres de Babylone qui ont triomphé sur nous. Et c’est dans la prière que nous remportons la victoire. Car Jésus disait : « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » Matthieu 26:41

C’est cela notre combat et la prière est notre plus puissante arme dans ce combat. Que le Seigneur ajoute Ses bénédictions à la lecture de cet exposé.

Un frère en Christ Jésus

Les Écritures de ce texte

Index complet des 46 références

Romains 3:4Matthieu 24:45-471 Corinthiens 4:2Matthieu 7:24Matthieu 24:45Matthieu 10:161 Corinthiens 13:9-10Matthieu 25:21Jacques 3:22 Samuel 7:3-15Malachie 4:5-6Malachie 4Apocalypse 1:16Galates 2Actes 15Apocalypse 6:8Colossiens 1:24Actes 1:12-151 Samuel 12:71 Rois 8:35-36Deutéronome 28:1-12Deutéronome 28:15-14Jacques 5:18Zacharie 10:1Luc 11:9Jean 14:14Luc 11Luc 11:13Jean 16:24Jean 15:7Jacques 4:3Jean 1:6-7Luc 1:16-17Luc 7:27-30Luc 19:41-44Romains 11:7Zacharie 14:7Matthieu 25:1-13Ézéchiel 3:17Matthieu 25Romains 13:121 Corinthiens 14:8Matthieu 25:6Luc 12:42-442 Corinthiens 11:2Matthieu 26:41

Romains 3:4Matthieu 24:45-471 Corinthiens 4:2Matthieu 7:24Matthieu 24:45 + 41 autres

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