Exhortation
L’homme sage se prépare
Richard Schwéry 26 min de lecture · 14 références 26 min · 14 références
Ce message exhorte les croyants à se préparer spirituellement pour le retour du Christ en s'appuyant sur Ésaïe 40:3-5. Il identifie quatre domaines de préparation : le désert (péchés et attitudes négatives), les vallées et défilés (souffrances cachées et péchés secrets), les montagnes et collines (orgueil, incrédulité, doutes), et les chemins raboteux (mauvaises habitudes et mondanité). L'accent est mis sur l'amour, la sanctification et la foi pour que la gloire de Dieu soit révélée dans la vie du croyant.
Bien-aimé frère, sœur en Christ, ami lecteur, que le Seigneur Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Rédempteur vous bénisse et que la méditation de la Parole vous enrichisse. L’objet de notre méditation est l’homme qui se prépare. L’homme sage se prépare car nous vivons dans des temps de troubles et la nuit est plus avancée qu’avant. Le retour du Seigneur est aussi plus proche. Mais avant de pouvoir se préparer, il faut avoir conscience du besoin de se préparer. Aussi, comme brève introduction, nous examinerons ce que nous dit Paul.
En effet, des commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir se résument dans cette parole : tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de loi. (Romains 13:9-10).
Par ces quelques mots d’exhortation, Paul met l’importance sur l’amour. Nous le savons, l’amour est ce qui subsiste. Il le répète dans 1 Corinthiens 13:13 :
Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour : mais la plus grande des choses, c’est l’amour.
Il y a certes plusieurs sortes d’amour, nous le savons. L’amour de Dieu, l’amour du prochain et aussi l’amour de la Parole. Si nous ne pouvons pas aimer notre prochain, comment pourrons-nous aimer Dieu ? Et si nous n’avons pas l’amour pour la Parole de Dieu, comment pourrons-nous aimer notre prochain ? Ce n’est pas possible ou alors, il s’agit d’un amour charnel, égoïste et calculateur : j’aime mon prochain car il va à son tour m’aimer. Je suis sélectif dans mon amour. L’amour dont nous parlons, c’est le même type d’amour que Jésus avait sur la terre pour les pécheurs. Il aimait sans distinction et sans rien attendre en retour. Donc, l’amour est une chose de la plus haute importance.
Et ce n’est pas sans arrière-pensée que Paul met l’accent sur cet amour-là. Nous voyons clairement le motif de Paul dans Romains, chapitre 13, au verset 11-12 :
Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres et revêtons les armes de lumière.
Paul parle ici du réveil. En fait, si nous observons bien, il nous donne un ordre. Celui de se réveiller. Mais nous voyons que cet ordre est donné après son exhortation sur l’amour dans les versets 9 et 10. Il est donc juste de penser que le manque d’amour est en lien direct avec l’exhortation au réveil. L’apôtre Paul parle du réveil et aussi de la nuit et du jour. Ceci a son importance. Chaque mot est pesé dans la Bible. Chaque mot a une juste place, avec une signification particulière.
Frères et sœurs, nous devons considérer avec attention les temps dans lesquels nous vivons. Les temps sont mauvais et l’obscurité grande. Le prophète Ésaïe a parlé de ces temps-là. Ésaïe 21:11-12 :
Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? La sentinelle répond : Le matin vient, et la nuit aussi. Si vous voulez interroger, interrogez ; convertissez-vous et revenez.
Ce sont des paroles qui peuvent paraître mystérieuses. Le matin vient et la nuit aussi. Est-ce contradictoire ? Non, la Bible ne se contredit jamais. C’est spirituellement que nous devons comprendre la chose. Spirituellement et non selon les lois physiques qui nous entourent. Le matin qui vient fait référence à Jésus qui revient. Il est l’Étoile du Matin. Oui, Il est l’Étoile du matin. La nuit qui vient introduit les temps de ténèbres profondes dont la grande tribulation fait partie. Avec le matin, ce sont les œuvres de la lumière qui se manifesteront, le Ministère de Christ au travers de Son Épouse, sans taches, ni rides. Ce sera le dernier témoignage de Jésus sur la terre avant l’enlèvement de l’Épouse.
Nous savons que l’Épouse de Christ devra rendre son Ministère. Mais pour que l’Épouse, l’Église constituée des croyants, baptisés du Saint-Esprit, puisse rendre son Ministère, il faut qu’elle soit réveillée. Et c’est à ce réveil qu’appelle l’apôtre Paul. S’il parle du réveil, c’est parce qu’il y a de l’assoupissement et du sommeil. Oui, le Corps de Christ est assoupi et endormi. Manque de vision, tolérance du péché, compromission avec la Parole, auto-satisfaction de ses propres œuvres, orgueil religieux, guerre de doctrines. Nous pourrions encore en rajouter, mais le fait est que l’Esprit est très peu présent, les miracles sont rares. Certains objecteront à cela, mais il suffit de regarder à ce qui se passe dans tous les véritables réveils, comment l’onction est déversée et comment l’Esprit conduit toutes choses, pour mesurer notre état d’endormissement et d’assoupissement et de langueur.
Oui, l’ennemi a fait des ravages au fil des siècles, il s’est aussi introduit dans les églises. Aussi, Paul nous exhorte. Et Matthieu nous met en garde : Matthieu 24:12 :
Et parce l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira.
Bien-aimés frères et sœurs, amis et lecteurs, Matthieu parle ici de l’Église et non du monde. Ce verset s’adresse à nous, les croyants ; pas au monde. L’amour du plus grand nombre parmi nous se refroidira. Cela doit nous faire réfléchir. Ne rejetons pas d’un revers de la main ce verset, mais acceptons-le dans toute sa signification. Matthieu nous met en garde. C’est une mise en garde qui doit inciter à l’action. L’eau, lorsqu’elle refroidit, devient d’abord tiède. Ni bouillante, ni froide. Et là, si Matthieu nous met en garde, Jean dresse un constat et brosse un tableau sans complaisance, celui de notre situation. D’accord ou pas, la Parole déclare sans ambiguïté, non pas au monde, mais à l’Église. Apocalypse 3:16 :
Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.
Plus loin, au verset 20, la Parole nous montre que Jésus est à l’extérieur :
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. Je souperai avec lui et lui avec moi.
Cela, ce sont les fruits de l’assoupissement et de l’endormissement. Peut-être direz-vous : « Frères, tu as parlé de l’amour au début, mais où est l’amour dans ce que tu dis ? Je ne sens pas l’amour de Dieu dans ces critiques. » Eh bien, Dieu utilise aussi les mises en garde. Et si Il a pris la peine de parler à Matthieu, à Jean, à Ésaïe, c’est par amour, car Il voudrait que tous soient sauvés. Si vous avez un enfant de trois ou quatre ans et que vous vous trouvez au milieu d’une pièce où il y a un fourneau qui chauffe dur, car il fait froid dehors, n’allez-vous pas lui dire : « Fais attention, ne pose pas tes mains sur la plaque, car tu vas te brûler ? » Cela, c’est aussi l’amour d’un père. Que diriez-vous d’un père qui ne dit rien et qui laisse son enfant se brûler les doigts ?
Non, Dieu est Amour, et Il nous a donné Sa Parole, Il a parlé à ses prophètes, à ses serviteurs afin que nous puissions être gardés. Alors, si le Seigneur nous reprend à titre personnel, ou reprend l’Église, ne méprisons pas ses réprimandes, mais acceptons-les, car elles sont sources de vie et de progrès. Donc, quelque chose doit se passer. Si nous croyons que le Seigneur revient bientôt, alors, nous sommes concernés. Si nous croyons que le Seigneur n’est pas près de revenir, alors, continuons à vivre comme nous le faisons. Sans rien changer. Chacun est libre d’adopter la position qu’il désire. Si nous croyons que Jésus revient bientôt, alors, considérons les paroles du prophète Ésaïe. Ésaïe 40:3-5 :
Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l’Éternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! Alors, la gloire de l’Éternel sera révélée.
C’est là le cœur de ce message : la préparation. Nous avons vu précédemment que nous étions endormis, assoupis, que l’amour du plus grand nombre se refroidirait. Alors, il est temps de prendre conscience de cela et de se réveiller. Tout homme ou femme, après son réveil, se prépare pour la journée. Il fait sa toilette, s’habille, déjeune et part à son travail. L’Église doit faire de même. Les versets cités concernent le Ministère de Jean-Baptiste, qui était la voix dans le désert. Son Ministère devait précéder la venue de Jésus-Christ. Mais avant de rendre son Ministère, il s’était préparé. Au désert. Il a dû passer par une préparation avant d’exercer son Ministère. Maintenant, si Christ revient bientôt, est-ce que cette préparation est toujours d’actualité ?
Moi, je crois que rien n’a changé. Il y a une préparation, un préalable au retour de Christ. Ici, on parle de montagnes, de déserts, de défilés étroits, mais c’est à nouveau spirituellement que nous devons comprendre la chose. Il s’agit bel et bien d’une préparation spirituelle. Cher frère et sœur, ami lecteur, prenons la peine d’aller au fond de ces choses, pour notre plus grand bénéfice. C’est comme une très bonne thérapie. Elle se déroule en quatre actes. Quatre domaines à traiter.
Le désert
Le Seigneur nous demande de préparer au désert un chemin et d’aplanir dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Bien, le désert est un endroit chaud, une fournaise où presque rien ne pousse. Dans les lieux arides, la vie est peu abondante. Ce sont plutôt des lieux dangereux. Dans un désert, on se perd facilement. Les dunes se déplacent. Il fait très chaud la journée et, sans eau, on y meurt. La nuit, il fait très froid et on grelotte si nous n’avons pas les habits adéquats. Dans ce contexte, que signifie le désert ? Il s’agit du désert ou des lieux arides que nous avons dans nos vies. Il peut être petit, grand ou très grand. Qu’importe ! Le désert présente un énorme potentiel de vie. Dès qu’il y a une pluie, il reverdit instantanément. Avez-vous déjà vu cela ? Je l’ai vu à la télévision et c’était merveilleux, en quelques heures, la verdure est là. Mais il faut l’eau. Sans eau, le désert reste le désert.
Alors, qu’est-ce qui provoque le désert dans nos vies ? Ce sont les choses qui provoquent l’acidité : la jalousie, l’amertume, la colère, le manque de pardon, l’irritation, le manque d’amour, la dureté de cœur, l’indifférence à autrui. Ce sont les mauvaises choses qui sont dans nos cœurs. Cela produit de l’acidité, de l’aridité et rend un mauvais témoignage. Et le Seigneur nous demande de frayer un chemin, de préparer un chemin. Clairement, il faut nous débarrasser de ces choses qui produisent la stérilité dans nos vies et qui font du mal à autrui. L’amour ne peut pas éclore au milieu de ces choses. Non, il ne le peut pas ! Par contre, si nous lui faisons une place, alors, il sera comme la pluie du désert, notre cœur va pouvoir reverdir.
N’oublions pas que l’eau symbolise la Parole et que la Parole, c’est Christ et CHRIST EST L’AMOUR. Faire la place à Christ, voilà ce que nous devons faire. Le Seigneur nous demande, à chacun, individuellement : quel est l’état de ton cœur aujourd’hui ? Tu as de la peine à pardonner ? Pardonne ! Tu as de la jalousie ? Aime ! Tu as de l’amertume ? Donne ton amitié sans condition ! Tu as de la colère ? Sois patient ! Tu es irrité ? Respire et détends-toi ! La première condition, c’est de reconnaître notre état. En prendre conscience, c’est la base du changement. Et notre Dieu veut nous aider. Si Il voit notre cœur sincère, c’est par Son Esprit qu’il va introduire le changement. Mais, si notre cœur reste dur, alors, Il ne peut pas agir. Non, il ne le peut pas. Car notre Dieu est un Dieu qui ne force pas, qui ne va pas contre notre volonté. Alors, il est bon de faire notre examen de conscience et de ne rien cacher. Il est bon de confesser à notre Dieu, il est bon de manifester notre désir de changer, il est bon de Lui faire confiance.
Au besoin, nous pouvons trouver un appui, un secours chez le pasteur, un frère ou une sœur ou même demander à plusieurs de prier pour une délivrance de ces sources toxiques. Si nous le faisons, alors Christ a le champ libre, chaque désert que nous avons encore sera transformé en jardin et notre amour grandira. C’est l’antidote du refroidissement. Notre cœur, c’est là que sont nos trésors et Dieu veut commencer à œuvrer dans nos cœurs. Alors, il est temps de faire une pause et de s’examiner, pour notre plus grand bénéfice. Nos déserts sont appelés à verdir ! Nos déserts sont appelés à verdir ! C’est glorieux. Ce sont des promesses à s’approprier. L’homme sage se les approprie.
Les vallées et les défilés étroits
Ensuite, il parle d’exhausser les vallées et de transformer les défilés étroits en vallons ! Exhausser une vallée, veut dire la combler. Transformer les défilés en vallons, veut dire les ouvrir. Il faut se représenter ces deux choses. Dans les vallées, le soleil reste moins longtemps que dans la plaine. Dans les vallées, il fait nuit plus vite et le soleil vient plus tard. Les défilés étroits sont des endroits dangereux. Il peut y avoir des avalanches de pierres ou des embuscades. On peut se faire surprendre par une crue des eaux aussi. Dans les défilés étroits, la lumière peine à percer. Ces endroits-là ont aussi une signification spirituelle. Ce sont des endroits qui représentent les ténèbres de nos âmes, nos zones sombres. Ce sont les choses qui ne sont pas exposées, mais enfouies, cachées. Ces choses-là, ce sont nos désespoirs, nos craintes irraisonnées, nos angoisses, nos souffrances morales, les abus dont nous avons pu souffrir. Toutes les détresses humaines sont cachées là : le rejet, l’abandon, la honte, le mépris, la maltraitance, les viols. Ce sont toutes les choses que nous essayons de cacher consciemment ou inconsciemment, toutes nos brisures internes ; toutes les chaînes qui nous maintiennent en captivité.
Je vais vous donner un exemple. Ici, en Suisse, nous avons une très forte industrie chimique. L’industrie chimique produit des déchets. Parfois, ces déchets sont très toxiques et très dangereux. Alors, il faut trouver des solutions pour les déposer, les stocker. On utilise alors une décharge. Les entreprises viennent entreposer leurs déchets dans ces décharges. Quand la décharge est pleine, on la remblaye, c’est-à-dire qu’on la couvre de terre. Et après cela, on sème et on plante des choses. Et voilà, on ne voit plus rien. C’est très pratique, sauf que le problème n’est pas réglé et c’est trente ans plus tard que l’on réalise les dégâts : pollutions de l’eau, maladies bizarres dans les villages voisins, bétail affecté. Cela s’est produit, ici en Suisse. Oui, en Suisse.
Vous voyez, il y a un type spirituel derrière cela. C’est ce que l’homme fait : il enfouit, il cache, il a peur de ce qu’il y a dans ces endroits-là, car cela fait mal. Cela réveille des mauvais souvenirs en lui. Mais en faisant cela, il ne règle pas son problème. Tous ces problèmes que j’ai évoqués plus haut ont des conséquences mauvaises et ont des influences néfastes dans la vie des gens. Ils souffrent : la dépression, l’insomnie, la culpabilité, la frustration et bien d’autres maux encore. Le Seigneur nous invite, non pas à cacher ou à enfouir, Il nous invite à régler ces problèmes. À être délivrés.
Ces vallées et ces défilés étroits symbolisent aussi le péché caché. Satan se cache dans l’obscurité. Dans ces endroits-là, Satan se cache et nos péchés cachés y habitent. Pour en citer quelques-uns : l’adultère, la pornographie, les déviances sexuelles, l’alcoolisme, la drogue, l’avortement, l’amour de l’argent, la convoitise, le mensonge. C’est toute la pourriture propre à notre être. Oui, la pourriture. C’est comme l’image des sépulcres blanchis : à l’extérieur, ils sont propres, beaux, bien peints ; mais à l’intérieur, ils puent, cela sent la putréfaction, la mort. Ce sont toutes nos saletés intérieures.
Prenez une grande table, en bois massif de quinze centimètres d’épaisseur. Parfois, dans ce genre de table, il y a de longues fentes. Avec le temps, la saleté vient se déposer dans ces fentes. Et elle y reste. C’est la même chose pour nous. C’est pourquoi, le Seigneur nous donne l’ordre d’exposer toutes ces choses à la lumière. C’est là le sens d’exhausser les vallées. Tout doit être amené à la lumière pour la purification, la sanctification, la guérison et la destruction. Si on ne le fait pas, on reste bloqué. Si je reste avec un problème, cela va me bloquer. Cela va produire encore et encore des souffrances et cela ne s’arrêtera jamais. Le sacrifice de Christ a été fait pour régler ces problèmes. Christ a tout porté : nos infirmités, nos souffrances, nos abus, nos rejets, nos maltraitances, nos viols, notre pornographie, nos adultères. TOUT. Il n’y a rien qu’Il n’ait pas porté. Il s’est sacrifié pour cela. Nos choses-là ont été réglées il y a deux mille ans. Et le Seigneur nous demande de les amener à la lumière pour les régler, aujourd’hui. C’est notre part, les amener à la lumière.
Cela fait partie de la préparation. Comment va-t-il être enlevé celui qui garde ces choses ? Comment va-t-il pouvoir entrer ? Comment va-t-il pouvoir combattre au moment du combat ? Il ne le pourra pas. Le Seigneur nous exhorte à régler nos affaires, spécialement celles qui sont de l’ordre des souffrances intérieures et des péchés cachés, car il veut notre bonheur. Pas notre malheur, pas la souffrance qui n’en finit jamais. Il a tout accompli et la délivrance individuelle est à portée. Il a fait Sa part, nous devons faire la nôtre.
N’ayons pas peur. Comment puis-je juger mon frère ou ma sœur alors que je vis aussi des souffrances intérieures ou que j’ai aussi des péchés cachés ? Osons, allons chercher les délivrances de nos souffrances intérieures ou de nos vices cachés. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Il s’agit d’un appel du Dieu vivant. Exhaussons nos vallées et transformons nos défilés étroits en vallons. Marchons à la lumière, en pleine transparence. Le Seigneur veut nous élever, veut nous transformer. Entendons Son appel. Entendons l’appel de Son Amour. N’endurcissons pas notre cœur et ne soyons pas incrédules en pensant que rien ne peut être fait en ce qui concerne nos problèmes intérieurs ou les vices qui polluent nos vies et nous conduisent à la mort ! L’homme sage est aussi courageux, il n’a plus peur des ténèbres et choisit la lumière. Il a passé par-dessus la peur du qu’en-dira-t-on ?
Les montagnes et les collines
Ensuite, le prophète Ésaïe parle des montagnes et des collines qui doivent être abaissées. Mais pourquoi ? Qu’est-ce que cela veut dire spirituellement ? Les montagnes et les collines signifient en premier lieu tout ce qui est visible. Oui, mais tout ce qui est mauvais, c’est pourquoi il demande à ce que les montagnes et les collines soient abaissées. Spirituellement, il s’agit de notre ego, de notre moi, de notre orgueil, de notre suffisance, de notre ambition. Il signifie également la maîtrise de notre vie par nous-mêmes, nos propres œuvres, l’élévation personnelle grâce à son talent. Il s’agit aussi de l’esprit religieux, des œuvres religieuses, de la confiance dans son organisation, son nombre d’adhérents, de ses recettes, de ses plans marketing. L’esprit religieux est des plus subtils car il se sert de la Parole de Dieu, de la louange et de tout le reste. Toutefois, ses œuvres restent stériles et ne correspondent pas à ce que la Bible dit.
Dans ce cadre-là, la montagne, c’est l’orgueil de Satan dans le croyant, dans l’église. N’a-t-il pas transporté Jésus au sommet de la montagne pour lui présenter tous les royaumes du monde ? La chute de Satan n’a-t-elle pas été causée par son orgueil ? Le Seigneur nous invite à nous laisser dépouiller de cela et à revêtir le manteau de l’humilité et le service pour les autres. C’est dur, car l’orgueil est profondément ancré dans notre nature. C’est aussi subtil car elle peut se transformer en fausse humilité. L’orgueil est bien en place lorsque c’est l’homme qui décide. Que cela soit dans le croyant ou dans l’église. C’est d’ailleurs l’orgueil des religieux de l’époque qui a condamné Jésus. Cet esprit est encore vivace aujourd’hui. Il n’a point disparu, ni de l’individu, ni des églises. C’est pourquoi le Seigneur nous invite à nous examiner avec soin et à aplanir cette montagne d’orgueil, à asservir ce moi contraire à l’Esprit. C’est cela, la marche selon l’Esprit et non la chair. Et la marche selon l’Esprit produit un fruit visible, un fruit biblique. Des fruits selon l’église de Pentecôte, le modèle original de l’Église.
La montagne a également une signification plus profonde que ce que nous avons vu précédemment. Et c’est là que nous avons beaucoup de peine, que beaucoup de chrétiens trébuchent et s’arrêtent en chemin, cessent leur course. La montagne signifie aussi l’incrédulité et le doute. Lisons et entrons dans la profondeur des trois versets suivants : Matthieu 17:20 :
« C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible ».
« Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne : Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait ».
« Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir ».
Très souvent, ne dit-on pas : « Je suis face à une grande montagne ! » Et notre incrédulité dans la Parole de Dieu fait que nous doutons et que nous restons en échec. Lorsque le Seigneur dit : abaissez les montagnes, il veut aussi dire, nivelez votre incrédulité, rabotez-la et élevez votre foi. Oui, c’est cela. Frère, sœur, ami lecteur, nous devons examiner notre foi ; pas celle de croire en Dieu, mais celle qui consiste à croire ce que dit la Parole de Dieu, de croire aux promesses que Dieu a faites et à nous les approprier. Il est temps d’aiguiser notre foi et de niveler notre incrédulité, notre doute. Le doute et la crainte sont des pilleurs de la foi. Le doute détruit la foi et finalement il n’en reste plus rien.
La montagne a donc plusieurs significations. Nous pourrions rajouter en complément au doute, que la montagne est aussi le symbole du mensonge. Le mensonge de Satan. Satan est un expert et ses mensonges nous empêchent parfois d’avancer. Le mensonge signifie aussi l’opposition de l’ennemi. Et parfois, elle est forte. Mais Dieu nous montre comment combattre cela. Zacharie 4:7 :
Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ? Tu seras aplanie. Il posera la pierre principale au milieu des acclamations : Grâce, grâce pour elle !
Tous les mensonges de Satan, tous ses obstacles n’empêcheront pas à la pierre angulaire d’être posée. La montagne est vaincue. Zacharie 4:6 :
C’est ici la parole que l’Éternel adresse à Zorobabel : ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel des armées.
L’incrédulité et le doute proviennent de la chair, mais la foi vient de l’Esprit. Si nous cessons de nous confier dans notre chair, l’Esprit peut agir et toutes les montagnes auxquelles nous pouvons faire face ne peuvent pas tenir. Non, elles ne peuvent pas tenir. Alors, abaissons nos montagnes et nos collines. Ne soyons pas comme Satan, au sommet de la montagne, pour contempler avec orgueil ses possessions, ses œuvres et ses royaumes. Nous n’avons rien à nous ici-bas et nous ne possédons rien. Tout don parfait vient d’en haut, du Père des lumières chez qui il n’y a ni ombre ni variation. Revêtons le manteau de l’humilité, du bouclier de la foi et du caractère de Jésus. L’homme sage se prépare et revêt le manteau de l’humilité et l’esprit du service. L’homme sage se prépare aussi à renoncer à lui-même, suivant ainsi le modèle de Christ.
Les chemins raboteux ou caillouteux
Nous avons donc vu des choses importantes dans Ésaïe 40. Pour compléter cela, nous pouvons aller dans Luc 3:5 :
« Ce qui est tortueux sera redressé, Et les chemins raboteux seront aplanis ».
Dans certaines versions, il est dit : et les chemins rocailleux. En substance, Luc dit la même chose qu’Ésaïe, mais il rajoute, ce qui est tortueux sera redressé et les chemins raboteux seront aplanis. Il s’agit ici de notre marche de tous les jours. Le cœur est tortueux, il doit être redressé, nous en avons abondamment parlé plus haut. Ce qui est intéressant ici, ce sont les chemins raboteux ou rocailleux. Cela concerne notre marche de tous les jours. Spirituellement, les chemins raboteux ou caillouteux signifient tout ce qui rend la marche difficile sur le chemin : les racines, les cailloux sur le chemin, les cailloux à moitié enfouis, les creux. On se tord les pieds, on peut s’encoubler. Cela rend difficile notre marche.
Ce sont nos mauvaises habitudes, les habitudes du monde que nous avons encore avec nous. Le temps perdu devant la télévision, les mondanités, tout ce qui génère des excuses pour ne pas aller au culte, prendre le temps de la méditation, entrer dans les jeûnes. Frère, sœur, ami lecteur, ces chemins sont dangereux car ils ralentissent notre marche, ils rendent notre marche difficile et beaucoup finissent par s’arrêter en chemin. La mondanité les a fatigués, tués. Ils sont morts. Quoique chrétien, c’est le monde qui vit en eux. Quoique même allant à l’église, ils sont morts. Je vais à l’église, mais je vais à la disco. Je vais encore à l’église, mais je suis la mode du monde. Je prie même, mais j’aime les soirées alcoolisées où l’on danse et où l’on s’éclate. Je vais à l’église, mais j’aime flirter au bureau. Je suis chrétien, mais je vis ma vie. Je suis chrétien, mais je triche et profite de mon frère. Je suis chrétien, mais vis selon les règles du monde.
Oui, le Seigneur est exigeant. Oui, la mondanité c’est la mort. Ce n’est pas en vain que la Parole dit que celui qui aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Oui, nous devons accepter de nous séparer de cette vie mondaine pour entrer dans la vie de l’Esprit. Pour cela, nous devons prendre garde à nos chemins. Nous avons les chaussures du zèle, nous pouvons nous entretenir par des psaumes et des cantiques, nous pouvons rechercher la communion fraternelle, aussi et surtout pour nous exhorter, nous soutenir, nous supporter les uns les autres. Si l’amour du plus grand nombre se refroidira, c’est parce que l’amour du monde pour le plus grand nombre est plus grand que l’amour pour Dieu et Sa Parole.
Le Seigneur veut nous préparer pour Son retour, car nous devrons rendre Ministère, le Ministère de l’Épouse de Christ. Elle accomplira les mêmes œuvres que Christ et en fera même de plus grandes. La puissance de Christ sera manifestée, car Sa vie s’écoulera pleinement au travers de Son Épouse. Mais avant de recevoir Sa puissance, il faut accepter de nous dépouiller, de mettre en lumière nos zones d’ombre, d’accepter d’être délivrés, de pratiquer l’amour inconditionnel envers nos proches, nos frères, nos sœurs et ceux que nous côtoyons. Il y a un prix à être un disciple. Le Seigneur a fait Sa part, à nous de faire la nôtre. L’homme sage se prépare et veille sur sa marche, tous les jours. Tous les jours, sans concessions.
La révélation de Dieu
Nous terminerons ce message par la perle, le diamant d’Ésaïe 40. Il s’agit de la fin du verset 5 « Alors, la gloire de l’Éternel sera révélée ». Nous remarquons que la gloire de l’Éternel ne peut pas être révélée avant que la route ne soit tracée dans le désert, avant que les vallées ne soient exhaussées et que les montagnes et les collines ne soient abaissées. Que cela veut-il bien dire ? Et qu’est-ce que la gloire de l’Éternel dans ce cas-là ? Cela veut dire que nous devons passer par un processus. La Puissance de Dieu ne peut pas se libérer dans des vases sales. Nos déserts doivent être changés premièrement. Ensuite, nos zones d’ombre et nos péchés cachés mis en lumière : sanctification, guérison, destruction. Et pour terminer, le manteau de l’orgueil doit être déposé, l’incrédulité bannie de notre vie. C’est uniquement à ce moment-là que la gloire de l’Éternel sera révélée dans le croyant.
La gloire de l’Éternel, dans ce cas précis, c’est la vie de Jésus-Christ qui s’écoule pleinement dans la vie du croyant. C’est le Ministère de l’Épouse. Les mêmes œuvres que Christ et même de plus grandes. Voilà ce qui attend sa glorieuse Église, les glorieux combattants de son armée. La vie en abondance. Christ pleinement vivant au milieu des siens pour rendre un dernier témoignage au monde. La victoire sous toutes ses formes. Sans aucune restriction. Pleine, totale, entière. Que le Seigneur nous révèle ce qui doit être révélé nous concernant. Que nous puissions être sensibles à la voix de Son Esprit et que nous puissions entrer dans une profonde méditation nous conduisant à suivre Son enseignement.
Que le Seigneur nous fortifie et nous bénisse tous. Que nous puissions aller au fond des choses, sans complaisance et que nous puissions écouter Ses exhortations, Ses mises en garde et que nous puissions accepter Son amour.
Dans la paix. Fr. Richard SCHWERY
Les Écritures de ce texte
Index complet des 14 références
Romains 13:9-101 Corinthiens 13:13Romains 13:11-12Ésaïe 21:11-12Matthieu 24:12Apocalypse 3:16Ésaïe 40:3-5Matthieu 17:20Matthieu 21:21Marc 11:23Zacharie 4:7Zacharie 4:6Ésaïe 40Luc 3:5
Romains 13:9-101 Corinthiens 13:13Romains 13:11-12Ésaïe 21:11-12Matthieu 24:12 + 9 autres
Thèmes
Exhortations2014PréparationAmourSanctificationPersonnes
PaulJésus-ChristÉsaïeMatthieuJeanZorobabelSatanLieux
SuisseSujets
Préparation spirituelleAmour de Dieu et du prochainRéveil et vigilanceSanctification et confessionFoi et incrédulitéHumilité et renoncement à soiGloire de DieuRichard Schwéry
3 textes publiés sur le site.