Life Story

Histoire de ma vie

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William Branham 1950-02-??   ·   Little Rock (Arkansas)   ·   22 min de lecture   ·   8 références Little Rock (Arkansas)   ·   22 min   ·   8 références

William Branham raconte son enfance pauvre, son mariage avec Hope, la perte de sa femme et de sa fille, et comment Dieu l'a conduit à travers les épreuves pour le préparer à son ministère de guérison.

Résumé de la prédication « Here We Have No Continuing City » (texte original en anglais).

1. Lisons Hébreux 13:10-14 “Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger. – Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. – C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. – Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre, - car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir”. Je veux parler sur le fait que nous n’avons pas ici-bas de cité permanente.

2 à 5- Abraham, conduit par l’Esprit, a quitté Ur pour chercher la cité dont Dieu est l’architecte [Héb. 11:10]. Il a reconnu qu’il était voyageur et étranger sur la terre [Héb. 11:13; 1 P. 2:11]. Rien ne remplace un foyer. Nous aimons être chez nous. Je me souviens d’une humble maison dans un terrain de bruyères entourée de quelques pommiers. Ma famille était très pauvre. Mon père [Charles Branham] travaillait comme bûcheron pour 75 cents par jour. Il revenait du travail la chemise collée à son dos brûlé par le soleil. Il buvait, mais je n’ai pas honte de lui. Si vos parents sont en vie, aimez-les et honorez-les. C’est le premier commandement avec une promesse [Éphésiens 6:2; Deutéronome 5:16]. Le jour où vous les mettrez en terre, vous pleurerez.

6 à 10- Dans notre cabane d’une pièce et demie, nous avions trois chaises en noyer, une lampe à huile, une chouette sur la cheminée, et une petite cuisinière posée sur une souche derrière laquelle le bois était rangé. Nous aidions papa à le scier. Il y avait une table et un banc. Cinq petits Branham entouraient la marmite. Maman faisait une soupe de légumes. Un couvercle en alu me servait d’assiette. Nous cuisions notre pain dans un moule, et chacun en brisait un morceau. Je prenais le bout, là où il y avait plus de croûte. Rien ne vaut un tel repas. Profitez de votre enfance. Plusieurs de ceux qui étaient autour de la table sont maintenant dans l’éternité. Mon père était petit mais solidement bâti. Il retroussait ses manches et se lavait les mains dans une cuvette sous un pommier où étaient accrochés un miroir et une serviette. Ses muscles saillaient, et ses cheveux étaient noirs. Je pensais qu’il vivrait mille ans, mais il est mort à 52 ans [30 novembre 1936]. La cabane était en rondins recouverts de planches. Tout a changé depuis, et un immeuble est projeté à cet endroit aujourd’hui. Mon père n’avait que 4 dollars et demi, mais, tous les samedis, nous allions payer Mr. Grover, l’épicier, une note de trois dollars en moyenne par semaine, et il nous offrait des bonbons.

11 à 15- Je faisais partie de la chorale, et l’un de mes plus mauvais souvenirs, c’est le jour où, sur l’estrade, alors que je transpirais, j’ai pris pour m’essuyer le grand mouchoir rouge que l’on porte à la chasse, et que j’avais gardé par inadvertance. Nous revenions le samedi soir en charrette, enveloppés parfois dans des couvertures tandis qu’il neigeait. Nous partagions les bonbons, et nous les sucions pour les faire durer. Je n’en suçais qu’une partie, et le lundi j’exhibais ce qui restait. Je n’en ai jamais mangés d’aussi bons ! Nous avions à peine de quoi nous habiller pour aller à l’école. Il m’est arrivé d’y aller tout un hiver avec une galoche de chacun de mes parents. Je n’avais pas de chemise pour l’hiver. J’allais à l’école avec une veste que Mrs. Wathan, une voisine riche, m’avait donnée. Je ne voulais pas l’enlever malgré la chaleur de la classe. Croyant que j’avais attrapé un rhume, l’institutrice m’a fait alors asseoir près du poêle, et j’étais en sueur !

16 à 19- Un jour de printemps, j’ai enfilé la chemise avec des lacets qu’une cousine avait laissée à la maison … [Enregistrement interrompu] … Nous descendions la colline sur un tronc auquel nous avions fixé un fil de fer, et qui nous servait de luge. Pendant la guerre, mon copain Lloyd Ford, aujourd’hui mon pasteur associé, avait un costume d’éclaireur. J’aurais voulu être habillé en soldat. Parfois des soldats venaient saluer le drapeau à l’école, et je voulais m’enrôler un jour pour avoir des vêtements. Je suis effectivement engagé dans une Armée aujourd’hui, et j’ai en moi un uniforme invisible ! Bien qu’étant inscrit comme aumônier, je n’ai jamais été appelé pendant la guerre, sans doute à cause de mon manque d’instruction. Mais Dieu m’a enrôlé malgré cela ! Et je fais de mon mieux dans la plus grande des batailles, la bataille contre le diable.

20 à 21- Lloyd avait promis de me donner son costume. Je n’ai jamais autant attendu un habit ! Mais sa mère s’en était servi pour réparer un vêtement de son père, et il n’en restait qu’une jambière que j’ai gardée sous ma veste. Un jour que je faisais de la luge sur ce tronc, j’ai troué mon pantalon, et j’ai donc enfilé ce morceau d’uniforme pour aller à l’école. Quand j’ai dû aller au tableau, je me suis mis de profil pour ne pas faire remarquer la partie manquante ! Mais tous se sont moqués, et je me suis mis à pleurer. Aujourd’hui je possède un vêtement dont je n’ai pas honte : l’Evangile de Jésus-Christ !

22 à 26- Récemment, après une réunion de réveil au Texas, j’étais épuisé. Sur la route du retour, avec ma femme et mon bébé, je me suis endormi au volant, et la voiture s’est arrêtée au milieu d’un champ ! En repartant, nous sommes passés dans tous ces endroits. J’ai revu la colline. L’école n’était plus là. Nous n’avons pas de cité permanente ici-bas. Mes amis, mes frères, mon père, tous sont partis. Je vais partir un jour, moi aussi. Ne faites rien que vous regretteriez éternellement. J’ai pensé à mon frère [Edward]. Nous nous isolions des autres qui pouvaient s’offrir des sandwichs, pour manger du pain et du maïs. Je mangeais une partie de ce qui lui revenait, à son insu. Il est mort à l’hôpital, pendant que j’étais au loin en Arizona, en m’appelant et en voulant que je sache que j’étais son frère préféré. J’ai pleuré en pensant à ces choses.

27 à 29- Quand j’étais jeune homme, j’avais trop de respect pour les vraies jeunes filles pour souhaiter la compagnie des filles. Je voulais être chasseur. J’ai appris Dieu par la nature. A 17 ou 18 ans, mon copain James Poole a voulu me présenter une fille qui voulait me rencontrer, et que j’ai trouvée très jolie. James nous a fait faire un tour dans la voiture de son père, et j’ai découvert avec surprise que cette fille fumait. J’ai toujours trouvé cela indigne d’une femme ; je préfèrerai qu’elle boive ! Ce que nous avons à craindre, ce n’est pas la Russie, mais notre décadence morale ! Les femmes enceintes fument et empoisonnent leur bébé ! Ce qui nous manque, ce n’est pas un nouveau Président, mais un réveil selon Saint Paul, et le retour du Saint-Esprit dans l’Eglise !

30 à 31- Voir cette fille fumer m’a brisé le cœur, et je me suis éloigné. C’était à l’époque où l’Ange m’était apparu. Elle s’est moquée de moi parce que je ne fumais pas et ne buvais pas. “Qu’est-ce que tu aimes alors ?” – “Pêcher et chasser”. Cela ne l’intéressait pas. Un fruit n’est pas abîmé par l’oiseau qui le picore, mais par le ver qui est en lui. C’est le péché qui nous tue. Quand j’ai rencontré ma femme [Hope Brumbach], c’était une jolie Chrétienne humble de 23 ans environ, de bonne famille. Son corps est dans la tombe aujourd’hui, mais son âme est avec Christ. Son père, un administrateur de syndicat, gagnait 600 dollars par moi pendant la crise, alors que je gagnais 20 cents de l’heure à creuser des fossés, et je ne pensais pas pouvoir l’épouser.

32 à 35- Puisque je la fréquentais, je me suis décidé, un lundi matin, à lui poster une lettre de demande en mariage. Je me suis attendu toute la journée à une réaction de sa mère, mais il n’y a rien eu. Je devais passer la prendre le mercredi soir pour la conduire à l’église. Entre temps, il n’y a eu aucune lettre, ni aucun appel téléphonique ! J’ai klaxonné. Ses parents m’ont salué tout simplement, et je suis allé avec elle à l’église à pied. Ce jour-là, je n’ai rien écouté du sermon du frère Davis ! Je m’attendais à être éconduit. Au retour, elle n’avait toujours rien déclaré. Je me suis décidé : “As-tu reçu ma lettre ?” – “Oui” – “L’as-tu lue ?” – “Oui”- “Comment l’as-tu trouvée ?” – “Très bien”.

36- Il a fallu ensuite demander l’accord des parents. Le père était un humble frère allemand, mais la mère était d’un autre rang et plus distante. Hope m’a poussé à faire la demande. “Je voudrais vous demander quelque chose”. Il m’a répondu aussitôt : “Tu peux l’avoir, Bill. Soit bon avec elle” ! J’ai répondu : “Je ne pourrais pas l’habiller aussi bien que vous le faites, mais je l’aime, je travaillerai pour elle, et je lui serai fidèle”. Il a posé sa main sur moi : “Je préfère que ce soit toi, et que tu sois bon avec elle, plutôt qu’un riche qui la traite mal”.

37 à 39- Nous nous sommes mariés [22 juin 1934]. Nous n’avions rien. Nous nous sommes installés à Jeffersonville. Le loyer nous coûtait 4 dollars par mois. On nous a donné un vieux lit pliant, avec un matelas de paille. Nous avons peint la table et les chaises. Nous avons acheté deux carpettes en lino, à un dollar et vingt-cinq cents chacune. Nous avons acheté une cuisinière d’occasion pour un peu plus d’un dollar, avec ses grilles pour 75 cents. Je me suis procuré auprès de ma société un frigo pour 50 cents. C’était le paradis sur terre. J’étais déjà pasteur et je prêchais. Nous nous aimions, et j’aimais le Seigneur de tout mon cœur. Billy Paul est né [13 septembre 1935], il y a 14 ans de cela. Je vais le retrouver lors des prochaines réunions à Carlsbad. Après sa naissance, je me suis rendu à une réunion à Dowagiac, Michigan, ou prêchait un vieil homme, John Ryan. Au retour, à Mishawaka, j’ai remarqué une foule venue pour une réunion pentecôtiste.

40 à 41- Je n’avais jamais entendu autant de bruit ! Les gens criaient, frappaient des mains, dansaient, et ce n’était pas un comportement habituel dans une église. C’était dans l’église du frère Rowe. J’étais scandalisé, mais quelque chose m’a retenu. Il me restait deux dollars et 15 cents, juste assez pour le carburant. J’ai dormi dans un champ avec mes vêtements très ordinaires. A la réunion du lendemain matin, il a été demandé aux pasteurs de monter sur l’estrade. Nous étions plus de 150. C’était une grande conférence. Et chacun a dû indiquer qui il était : “Evangéliste, William Branham, Jeffersonville”. J’étais le plus jeune de tous. Plusieurs ont prêché. Le soir, c’est un vieux Noir en redingote et presque chauve qui a prêché. J’ai eu envie d’aider ce pauvre homme.

42- Les autres avaient parlé de ce que Jésus avait fait, et de l’Eglise sur terre. Lui, il a commencé avec Job : “Où étais-tu quand je fondais la terre … alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse ?” [Job 38:4,7], remontant ainsi à des millions d’années avant la formation du monde, pour revenir par l’arc-en-ciel. Il bondissait : “Gloire à Dieu ! il n’y a pas assez de place pour moi ici pour prêcher !” Je me suis dit que si tel était l’effet produit sur un vieil homme, qu’est-ce que cela produirait sur moi ? Ce soir-là j’ai prié dans mon champ pour obtenir cela, et être accepté par ces gens. J’ai repassé mon pantalon de coton en le plaçant entre deux sièges sortis de ma voiture. La réunion du lendemain a commencé à 10 heures. N’ayant pas d’argent, je n’ai pas voulu manger avec eux malgré leur invitation.

44 à 45- J’étais assis près d’un Noir. On a alors invité à prêcher un certain Branham, le plus jeune prédicateur présent. Je n’avais jamais vu de micro, et j’étais mal fagoté. Mais quelque chose en moi me disait que j’avais prié pour cela. Mon voisin m’a demandé si je connaissais ce Branham. “C’est moi, mais ne dites rien, regardez mon pantalon !” – “On se moque de votre pantalon, ils veulent vous entendre ! … Il est ici ! Il est ici !” Je sentais mon cœur battre, et je suis monté sur l’estrade. J’ai dit que j’aimais Jésus, et je m’apprêtais à m’en aller, mais ils m’ont demandé de prêcher. “Je ne sais pas quoi prêcher”, mais j’ai pris le verset où l’homme riche lève les yeux en enfer, et crie [Luc 16:23-24]. Quelque chose m’a alors frappé, et j’ai oublié où j’étais, et tout le monde criait. A la fin de la réunion, un prédicateur du Texas en bottes de cow-boy est venu me saluer. J’ai trouvé que mon pantalon n’était pas si mal que cela ! Il m’a invité pour deux semaines de réunions au Texas, et j’ai noté son nom.

46 à 47- Un autre m’a invité pour deux semaines en Floride. Une femme venue d’une réserve indienne me réclamait aussi. Et j’avais des invitations pour un an. J’ai sauté dans ma Ford et je suis rentré à la maison. “Chérie, j’ai rencontré la crème de la moisson ! des gens qui crient et qui n’ont pas honte de leur religion !” Je voulais quitter mon travail et partir prêcher. Nous n’avions que 12 dollars, mais Jésus avait dit de ne rien prendre en partant. Elle m’a dit qu’elle partirait avec moi. Mais sa mère m’a dit : “Comme tu veux, mais je ne veux pas que ma fille mendie parmi ces rebuts. Pourquoi ne pas être pasteur ici ? On te construira un presbytère”. Ce qu’elle appelait des rebuts était le meilleur de la récolte ! Hope a commencé à pleurer : “Je te suivrai”. Mais j’ai abandonné. Et cette jeune fille, “trop bonne pour aller avec cette racaille” selon sa mère, j’ai dû l’ensevelir peu après.

48 à 49- Que ma faute vous soit profitable. On progresse par ce que l’on souffre. Vous ne savez pas ce qu’il y a derrière mes rires. J’ai dû payer un prix que seul Dieu connaît. J’ai d’abord perdu mon père [30 novembre 1936]. A la suite d’une overdose de strychnine donnée par le médecin, il est mort dans mes bras en me souriant. Je n’en veux pas aux docteurs de faire parfois des erreurs. Mais si un malade n’a pas assez de foi pour croire en la guérison divine, tout le monde crie au fanatisme. Tous les journaux ont parlé de la mort de ce bébé dont la mère disait croire en la guérison divine ! Dans le même temps, les médecins ont échoué dans des milliers de cas, et personne n’a rien dit. Les médecins et les pasteurs devraient coopérer pour le bien des gens et pour la gloire de Dieu.

50 à 52- Mon frère est mort peu après dans les bras d’un autre de mes frères, le cou brisé dans un accident. Ma belle-sœur est morte. Puis il y a eu l’inondation de l’Ohio en 1937, et ma femme est tombée malade. L’eau recouvrait et détruisait tout. Ma femme avait été conduite dans un hôpital public provisoire. J’étais en patrouille pour sauver les gens. Une digue allait céder, et une femme a crié à l’aide. Je savais manœuvrer mon canot, et j’ai démarré. Il était 23 heures, et j’ai pu atteindre le porche. J’ai sauvé la mère, qui s’était évanouie, et 4 ou 5 enfants. Quand j’ai atteint la rive, quelqu’un a crié : “Mon bébé !” J’ai cru en avoir laissé un, et je suis reparti. Tandis que je fouillais la maison, la digue a cédé. J’ai juste eu le temps de détacher le canot avant d’être emporté par le courant et secoué par les vagues. Je me suis agenouillé : “Mon Dieu, je t’ai désobéi”. Si j’avais suivi ceux qui m’avaient invité, le Don de guérison aurait été manifesté dès cette époque-là ! Mais j’avais écouté les hommes au lieu d’écouter Dieu. Ne faites jamais cela !

53 à 54- J’ai demandé à Dieu de faire repartir le moteur. L’eau était glacée, et la barque bondissait. Mais le moteur refusait de démarrer. J’ai continué à prier. Le moteur a soudainement fonctionné et j’ai pu rejoindre la terre ferme. Je suis revenu, mais l’hôpital avait été évacué lorsque la digue avait cédé. Ils avaient été transférés à Charlestown, et personne ne s’était noyé. J’ai pris ma voiture, mais la route était coupée par des eaux. Il était impossible des les franchir en barque à cause de la violence du courant. On m’a dit qu’un train avait sombré avec ses passagers, et j’étais inquiet. J’étais coincé sur une sorte d’île où j’ai dû attendre des jours.

55- Dès que cela a été possible, j’ai traversé et j’ai atteint Charlestown. J’ai appris qu’aucun train n’avait sombré, et que ma femme et mes deux enfants malades avaient été transférés à Colombus, Indiana. Mais l’eau empêchait d’y accéder. Je suis reparti à pied sur la route en pleurant, et en demandant à Dieu de me prendre. Une voiture dont le conducteur me connaissait s’est arrêtée : “Votre femme est mourante de tuberculose à côté de ma fiancée, à l’Eglise Baptiste, transformée en hôpital, de Colombus, Indiana. Je peux vous y conduire”. Il y avait des brancards partout. J’ai couru en criant son nom. Elle m’a dit que les enfants étaient vivants. Le docteur m’a frappé sur l’épaule : “Elle va mourir. Tuberculose foudroyante. Vos deux enfants aussi sont malades, et je vais les faire transférer”.

56 à 61- Les enfants ont été ramenés à la maison, surveillés par mon ami le Docteur Sam Adair. Hope a pu aller à l’hôpital, mais c’était sans espoir, malgré un pneumothorax. Il y avait un trou sur son côté. Elle a pris mes mains en pleurant. Elle souffrait. Et le jour est venu où on m’a téléphoné sur mon lieu de travail : “Si vous voulez la voir encore vivante, venez immédiatement”. Je me suis précipité. Sam Adair m’attendait en pleurs mais n’a pas voulu entrer dans la chambre. J’ai refusé un calmant, et je suis entré avec l’infirmière. J’ai ôté le drap qui était sur le visage de Hope. Une sueur épaisse recouvrait son front. Je l’ai appelée en la secouant. Elle m’a fixé de ses yeux bruns et m’a souri : “Pourquoi m’as-tu appelée ? J’étais dans un autre pays de paix, sans souffrance, avec de grands oiseaux. J’étais accompagné par deux hommes en blanc”. Elle a fait venir l’infirmière : “Je vous souhaite d’avoir un mari comme le mien”. Puis elle m’a dit : “Te souviens-tu du jour où je t’ai envoyé m’acheter une paire de bas, et tu as pris de la rayonne au lieu de la soie ?” Je les avais trouvés bon marché, et j’en avais acheté deux paires !

62 à 63- Elle m’a confessé qu’elle avait fait des économies pour m’acheter un fusil qui m’avait plu deux ans auparavant. “Tu trouveras l’argent près du vieux lit. Promets- moi de l’acheter … Je te demande aussi de ne pas rester célibataire, promets-le moi. … Je ne veux pas vous quitter, mais c’est merveilleux d’aller là-bas”. Elle a ajouté : “Comprends-tu pourquoi je m’en vais ? Je n’aurais pas dû écouter maman.” – “C’est vrai.” – N’ai pas honte de la religion du Saint-Esprit. Promets-moi d’aller dans les champs de mission, et de faire tout ton possible. Dis aux gens que c’est glorieux d’être prêt à s’en aller”. Je lui ai demandé où elle voulait être enterrée : “Sur la colline … Au revoir …” – “ Un jour nous serons à nouveau réunis. Attends-nous à l’orient de la porte, et, quand tu verras venir Abraham, Isaac et Jacob, crie mon nom, je te répondrai”. Elle a soulevé ses bras maigres, et je l’ai embrassée une dernière fois [22 juillet 1937].

64 à 67- Après les funérailles, maman voulais me prendre chez elle, mais je suis rentré chez moi. Le frère Frank Broy est alors venu : “Ton bébé est mourant”. Je suis reparti à l’hôpital. Le docteur ne voulait pas que j’entre dans la chambre, mais quand l’infirmière a tourné le dos, je suis entré. Je l’avais appelée Sharon Rose en pensant à la Rose de Saron. Elle avait juste 8 mois [Sharon Rose est née le 27 octobre 1936], et elle souffrait tant qu’elle louchait. Je pense à elle à chaque fois qu’une personne qui louche se présente dans la ligne de prière. Je me suis agenouillé, j’ai demandé pardon à Dieu et je l’ai supplié de la garder en vie. Il y a eu comme un rideau noir qui tombait, et j’ai su qu’elle était morte [26 juillet 1937]. J’ai levé la tête : “Mon Dieu, tu as donné, et tu as repris. Je ne sais pas pourquoi tu me frappes, mais, même si tu me frappes, je te fais confiance comme l’a fait Job”. Je l’ai enterrée près de sa mère. Je suis rentré chez moi le cœur brisé.

68 à 69- Je travaillais pour une entreprise publique, et un matin j’ai grimpé à un poteau pour enlever un compteur. Je chantais un cantique, et la vue de ce poteau en forme de croix m’a fait penser à Christ cloué par mes péchés. J’étais près de cette ligne de 2300 volts, je voulais rejoindre Sharon, et j’ai enlevé mon gant. Je ne sais pas comment, mais je me suis retrouvé à terre. Si ce Don n’était pas prédestiné, je ne serais pas parmi vous. Mais Dieu avait dû briser mon cœur pour me faire comprendre qu’il règne. Je suis allé voir ma mère avant de rentrer chez moi. Il faisait froid. Tout me rappelait ma femme. J’ai pris le courrier, et la première lettre était pour Sharon ! C’était le banquier qui envoyait les économies de Sharon. Je suis tombé à genoux en pleurant et en priant.

70- Je me suis endormi, et j’ai rêvé que je marchais dans une prairie de l’Ouest, en sifflotant : “La roue du chariot est brisée, écrivez que la ferme est à vendre”. J’ai alors vu une charrette de pionnier dont la roue était brisée. Une belle fille blonde aux yeux bleus et habillée de blanc se tenait à côté. Je l’ai saluée et elle m’a répondu : “Hello, papa”. Je ne reconnaissais pas cette personne. Elle m’a dit : “Tu ne sais pas où tu es. Où est Billy Paul ? Je suis ta petite Sharon ! … Nous sommes immortels ici, et il n’y a plus de bébés ici. Nous avons tous le même âge”. – “Où est maman ?” – “Elle est dans la nouvelle maison”. – “Mais les Branham n’ont jamais eu de maison !” – “Mais tu en as une là-haut maintenant”. J’ai alors vu une belle maison entourée de lumières. “Maman t’attend, moi je reste ici pour attendre Billy”. J’ai couru aussi vite que possible. Elle est apparue en haut des marches, vêtue de blanc, les cheveux noirs dénoués. Elle a couru vers moi les bras tendus, et je me suis agenouillé près d’elle. Elle a posé sa main sur ma tête : “Pourquoi t’inquiètes-tu pour moi et pour Sharon ? … Notre situation est meilleure que la tienne. Es-tu fatigué ?” – “Je pêche et je prie pour les malades depuis si longtemps que je n’en peux plus” – “Assieds-toi”. Il y avait là le fauteuil inclinable, que nous avions acheté autrefois … [Enregistrement interrompu] …

71 à 73- … “Je ne peux plus supporter cela, et je ne comprends pas”. En un an et demi j’avais perdu tous ces êtres chers ! Je n’avais voulu aller ni chez ma mère ni chez ma belle-mère. Chez moi, c’était froid, la neige était entrée. Il y avait un lit de camp dans un coin. Ce que nous avions, nous l’avions obtenu ensemble. Et cette lettre adressée à Sharon ! Je préférais me suicider plutôt que de devenir fou. J’ai mis six cartouches dans mon revolver, et je me suis agenouillé en récitant le “Notre Père”. J’ai appuyé sur la détente, mais le coup n’est pas parti. J’ai jeté le revolver contre le mur, et le coup est alors parti. C’est alors que je me suis allongé, et que j’ai fait ce rêve, avec ce chariot dans la prairie, etc. Quand dans ce songe Sharon m’a dit que je ne savais pas où j’étais, j’ai regardé sur ma droite, et j’ai vu une belle lumière venant d’un palais magnifique. “C’est le ciel papa”. Quand Hope est sortie de ce palais à ma rencontre, je ne comprenais pas : tout semblait si réel !

74 à 77- Et j’étais fatigué d’avoir tant prié pour les malades. Or, à cette époque, je ne priais pas pour les malades ! L’autre jour, je suis resté 24 heures d’affilée sur l’estrade. Je suis passé de 72 à 55 kilos. Hope m’a dit de ne pas pleurer, et elle m’a fait asseoir sur ce fauteuil. Je l’avais acheté 15 dollars 95, pour pouvoir me reposer, payable par mensualités de 1 dollar 25. C’était le seul beau meuble de la maison. Mais je n’avais pas pu payer deux mensualités, et ils ont repris le fauteuil. Le jour où ils sont venus le chercher, elle m’avait fait une tarte aux cerises. Elle ne voulait pas que je voie le fauteuil manquant, et elle a pleuré. “Te souviens-tu de ce fauteuil ? Ils ne viendront jamais prendre celui-là. Il est payé”. Vous me jugerez infantile, mais un jour j’irai vers l’autre rive, et un fauteuil m’y attend.

78- [Prière, chant]. [Appel à la conversion] …[Enregistrement interrompu] …

Les Écritures de ce texte

Index complet des 8 références

Hébreux 13:10-14Hébreux 11:10Hébreux 11:131 Pierre 2:11Éphésiens 6:2Deutéronome 5:16Job 38:4,7Luc 16:23-24

Hébreux 13:10-14Hébreux 11:10Hébreux 11:131 Pierre 2:11Éphésiens 6:2 + 3 autres

Thèmes

témoignageenfanceépreuvesfoiguérison divine

Personnes

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Lieux

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15 janv. 1950   ·   12 min de lecture