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Qu'êtes-vous allés voir ?

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William Branham 1 octobre 1959   ·   Utica, Indiana   ·   23 min de lecture   ·   9 références 1 oct. 1959   ·   Utica, Indiana   ·   23 min   ·   9 références

William Branham prêche sur Matthieu 11:1-15, comparant Jean-Baptiste aux prédicateurs modernes. Il souligne que les églises rejettent les messagers de repentance comme Jean, préférant le confort et la réputation. Il exhorte les croyants à être humbles, à chercher Christ sincèrement et à utiliser ce que Dieu leur a donné, même si c'est simple.

Résumé de la prédication « What Went Ye Out To See? » (texte original en anglais).

1. On se sent à l’aise dans cette jolie église. J’ai aimé le poème lu par le frère Graham. Ceux qui n’ont jamais été pris en faute n’ont jamais compris cela, et cherchent toujours à rabaisser les autres. Moi aussi je sais ce que signifie être fautif. Un homme est un jour allé chez “Ballard and Ballard” [NDR : célèbre joailler] pour être embauché. On lui a demandé pourquoi il n’y avait pas de gomme au bout de son crayon ? “Je ne me trompe jamais.” – “Dans ce cas, je ne peux vous prendre : vous ne feriez rien.” Celui qui ne fait pas d’erreur n’est bon à rien. Mais un vrai soldat se relève et essaie à nouveau. J’ai souvent dit à Dieu que j’avais honte de moi : “Permets que je me relève et que j’essaie à nouveau.” Il m’a toujours relevé.

2. Il ne se passe pas une heure sans que nous commettions une faute. Et devant Dieu toute faute est grande. Si Paul devait mourir chaque jour, à plus forte raison doit-il en être ainsi pour nous. Et un chrétien doit donc pardonner celui qui commet une faute en voulant bien faire. L’église est grandement fautive sur ce point. Au lieu de relever cette personne, on l’enfonce encore plus, alors que Christ s’est penché vers nous quand nous étions au plus bas, et nous a relevés. Cela montre quel Esprit nous devrions avoir.

3. Paul aimait tant Jésus-Christ qu’il a écrit au propriétaire d’un esclave qui s’était enfui : “Et s’il t’a fait quelque tort, ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte.” [Philémon 18]. Il était chrétien depuis si longtemps qu’il savait ce que pardonner signifie : lui-même avait été pardonné. Tout chrétien qui a été vraiment pardonné le sait aussi.

4. J’ai écouté ce que Graham a dit du frère Busty, de son vrai nom Everett, le père du frère et de la sœur Creech. Il a un cancer, et les médecins l’ont seulement recousu. Priez pour lui. Je suis allé le voir. Il m’a dit : “Je sais pourquoi je suis ici. Il est avec moi depuis lors. Quelque chose m’a imposé les mains il y a quelques jours.” Et il a vu un arc-en-ciel dans un coin de la pièce. On sait alors que quelque chose va se passer.

5. Je l’ai baptisé il y a des années. Mais il n’avait jamais été un chrétien ayant fait l’expérience de la nouvelle naissance. C’est ce qui a eu lieu à l’hôpital, et il est un homme transformé, et l’arc-en-ciel de l’Alliance lui a été donné. Ce vétéran de la 1ère guerre est prêt à s’en aller. Vous vous souvenez de Mrs. Morse. Quand je suis allé la voir, elle était inconsciente depuis plusieurs jours. Quand je suis entré dans la chambre, elle a prononcé mon nom. “Je voulais le voir avant de partir.” Quelques instants plus tard, elle s’est mise à parler à son mari décédé 40 ou 50 ans plus tôt, puis à ses bien-aimés. Elle était arrivée près de la Porte.

6. A près de 90 ans, et bien qu’aveugle, elle voyait déjà l’autre côté, et ne voyait plus ce qui était de ce côté-ci. Observez un bien-aimé qui arrive au bout de la route. Il y a 2 ans, j’étais allé voir précipitamment avec Meda le frère Bosworth en Floride, mourant à près de 84 ans. Il revenait du voyage en Afrique avec moi. Je l’ai pris dans mes bras : “Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie !” [2 R. 2:12]. Je me suis mis au bord du lit, avec sa tête sur mon épaule.

7. “Vous vous en allez ?” – “Oui. Je veux te dire frère Branham que c’est le moment le plus heureux de ma vie. Je vais bientôt voir à la Porte Celui que j’ai aimé durant toutes ces années !” Il s’est endormi, et, une ou deux heures avant de mourir, il s’est réveillé, s’est redressé et s’est mis à saluer son père et sa mère et des convertis décédés depuis des années !

8. Nous ne concevons pas tout ce que cela signifie. C’est bien de se réunir et de se réjouir ensemble. Mais je crois que nous ne réalisons pas que nous nous préparons à quelque chose. Avec l’âge, j’ai l’impression que la vie est comme un mauvais rêve durant lequel on sait que nous dormons.

9. Au moment où tout semble aller mieux, quelque chose, une épreuve, un combat vient tout renverser. Mais un jour je vais me réveiller dans sa Présence, et ce sera la fin des souffrances. J’espère me réveiller et être à sa ressemblance, le voir et lui parler. Je veux donc le connaître dans la puissance de Sa résurrection. Peu m’importe d’être enseveli comme indigent. La seule chose qui m’importe, c’est de le connaître, Lui, dans la puissance de Sa résurrection.

10. Je sais qu’une grande porte est devant moi et devant chacun : la mort. Chaque battement de cœur nous en rapproche. Chacun va rencontrer la mort un jour. Je ne veux pas y arriver en poltron, mais enveloppé de Ses tuniques, sachant qu’un jour il m’appellera. Je vis donc pour le connaître et le servir. J’exhorte donc les jeunes ministres à tenir bon, et à avancer.

11. En arrivant ce soir, et en entendant les chants et les battements de main, je me suis souvenu de la sœur Snelling et d’autres saints partis il y a longtemps. Je veux les revoir un jour, la sœur Poogh, tante Noane, le frère Gierge, la sœur Webber et d’autres. J’ai à nouveau prié avec Frankie hier soir, il m’a dit que c’était la première fois qu’il sentait le toucher de Dieu. Il a promis de venir au Tabernacle dès mon retour.

12. [Prière] … c’est ici que j’ai prêché la première fois …

13. J’aime lire les Ecritures car mes paroles failliront, mais sa Parole est véridique et éternelle et ne peut faillir. Lisons Matthieu 11:1-15

(1) Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays. (2) Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples : (3) Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? (4) Jésus leur répondit : Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : (5) les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. (6) Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! (7) Comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? (8) Mais, qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d’habits précieux ? Voici, ceux qui portent des habits précieux sont dans les maisons des rois. (9) Qu’êtes-vous donc allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. (10) Car c’est celui dont il est écrit : Voici, j’envoie mon messager devant ta face, pour préparer ton chemin devant toi. (11) Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. (12) Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en s’emparent. (13) Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean ; (14) et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir. (15) Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

14. Jean-Baptiste, à moitié nu et hirsute, était considéré comme fou par le monde. Pour l’église, il était un fanatique. Il serait traité pareillement de nos jours. L’esprit qui gouverne le monde n’a en effet pas changé depuis lors.

15. Ceux qui ont cru Jean sont allés voir quelque chose de réel, et 3 groupes se sont dessinés : le monde incrédule, l’église tiède, et les vrais croyants. Il en va de même aujourd’hui. Certains vont dans les églises pour y trouver des fautes, ou pour leur image sociale. D’autres y vont pour trouver la paix et le vrai Dieu : ceux-là tirent bénéfice des réunions. J’ai toujours dit que l’Évangile donne naissance à 3 groupes : les incrédules, les faux croyants et les croyants. Tout dépend de ce que vous cherchez, de votre attitude.

16. Le monde condamnera toujours un message tel que celui de Jean-Baptiste. Le message était cependant bon, car Jésus a dit que nul homme n’avait été aussi grand que Jean-Baptiste. “Vous êtes allés voir un prophète, et plus qu’un prophète, car c’est celui dont il est dit qu’il est envoyé pour préparer le chemin.”

17. Mais le monde ne voit pas cela. Jean n’avait rien d’attirant. Pour certains, c’était un rustre hirsute et à moitié nu. On venait par curiosité, ou pour le dénigrer, ou pour voir quel bénéfice en tirer. S’il venait aujourd’hui, son message serait le même, et il en irait de même.

18. Pourquoi son message a-t-il eu tant d’effet ? En premier lieu, il prêchait la repentance, et cela aveugle les religieux car ils pensent n’avoir rien à se reprocher. Dès lors, leur état devient pire que celui d’un pêcheur. “Tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu.” [Ap. 3:17]. Etre nu dans la rue et ne pas le savoir, c’est horrible. Certains de ceux qui se disent chrétiens ont besoin de repentance, mais se fâchent si on le leur dit.

19. Quand Jean-Baptiste s’est mis à leur prêcher la repentance, ils lui ont dit : “Nous avons Abraham pour père. Nous n’avons pas besoin d’un prédicateur venu du désert et d’un groupe non dénominationnel.” Le même message aveugle pareillement l’église de nos jours. Si vous leur demandez s’ils sont chrétiens, ils vous demandent quelle est votre dénomination, ce qui n’a rien à voir. La question n’est pas d’être méthodiste, ou baptiste. Ils pensent ne pas avoir besoin de repentance. “Je suis diacre !” Cela n’excuse rien, vous avez encore besoin de repentance.

20. Jean-Baptiste confirmait la promesse de Dieu, et prêchait contre la religion intellectuelle. Il rencontrerait la même opposition aujourd’hui. La seule différence c’est qu’ils se réclamaient d’Abraham, alors qu’aujourd’hui ils se réclament d’une congrégation. “Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. … Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.” [Mt. 3:10,12].

21. Jésus a pu dire que nul homme n’avait été comme Jean. C’était un individu spécial. C’est Dieu qui équipe un homme avec Ses propres outils. Les gens ne sont pas allés dans le désert écouter un message intellectuel ou politique. Après avoir écouté cet homme rempli de l’Esprit depuis le sein de sa mère, ils n’ont pas entendu un homme faisant des compromis avec l’Evangile ou discutant de doctrines. Ils ont entendu un Évangile transperçant le cœur.

22. Jean prêchait le baptême du Saint-Esprit. Il n’a pas prêché sur ce qu’il n’avait pas, mais sur ce qu’il avait reçu. Nul n’a le droit de prêcher l’Evangile s’il n’est pas baptisé de l’Esprit. Etre rempli de l’Esprit est la première condition pour être ministre. Il n’était pas vêtu d’habits précieux. Il était trop loin d’Hollywood pour avoir un costume de pasteur à la mode. Il était parti au désert à l’âge de 9 ans dit-on. Son instruction venait de Dieu. Il n’était pas un homme éloquent capable de faire coopérer toutes les églises. Mais il a traité de serpents les associations pastorales des pharisiens et des sadducéens : “Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? … et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Ne dites pas que vous appartenez à ceci ou à cela, car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.” [Mat. 3:7,9].

23. Nous avons besoin d’autres Jean-Baptiste, prêchant sous l’onction du Saint-Esprit. Il allait droit au but sur la question du mariage et du divorce. C’était ce qu’il était. On est ce qu’on est. Vous n’êtes pas responsable d’être pécheur, car vous êtes né ainsi, mais vous êtes responsable de le demeurer. Il y a une voie de secours préparée pour vous.

24. Dieu ne vous envoie pas en enfer parce que vous êtes pécheur, mais parce que vous ne vous repentez pas et n’acceptez pas Christ comme Sauveur. Vous refusez de prendre le bon chemin, vous vous envoyez vous-même dans les tourments par un choix moral délibéré. Dieu n’envoie jamais personne en enfer, ce sont les hommes qui rejettent le moyen de salut. Dieu ne veut pas que personne périsse, mais l’homme préfère marcher dans les ténèbres plutôt que dans la Lumière. Ils sont nés ainsi, et ne désirent pas la Lumière malgré les témoignages venus de partout. Ils rendent Dieu coupable, alors qu’il est miséricordieux. L’homme se perd car tel est son désir. Jean, sans instruction, n’avait pas une prédication académique.

25. Si j’organise une campagne avec les frères Granham, Beeler, Ruddell et d’autres, les églises ne coopéreront pas : “De quel séminaire viennent-ils ? Qui les soutient ?” Il nous faut compter sur le Saint-Esprit pour attirer les foules. Jean-Baptiste, à la différence des pharisiens, était l’un de ces hommes envoyés, non par l’église, mais par Dieu.

26. “Qu’êtes-vous allés voir ? Un pharisien ? Un méthodiste ? Un baptiste ? Un orateur éloquent bien habillé ?” Il ne faisait que condamner ce qui était faux. Il a même dénoncé le gouverneur Hérode qui vivait avec la femme de son frère. “Êtes-vous allés voir un prédicateur dénominationnel ?” De même, ce n’est pas un tel homme que le monde attend aujourd’hui. Ils veulent de l’éloquence, des drapeaux, un grand docteur en théologie, avec la coopération d’églises intellectuelles.

27. Quand on voit un homme de Dieu, c’est en général dans la rue ou dans un petit bâtiment, et il prêche le pur Évangile de Jésus-Christ quoi qu’en pensent les autres, et il place la cognée à la racine du tronc. “Êtes-vous allés voir un homme instruit ?” Non ! Il était parti dans le désert à 9 ans, et en est sorti à 30 ans pour prêcher la repentance, accusant les pharisiens, s’élevant contre les femmes qui s’égaraient, contre Hérodiade. Il ne pouvait faire autrement car l’Esprit d’Elie était sur lui, et il était vêtu comme lui. Il disait ce qu’il pensait. C’était son onction : il était Elie.

28. Tout humain est animé par un esprit. Si l’Esprit de Jésus-Christ est sur un chrétien, il n’est pas étonnant que ce dernier agisse de façon spéciale, car quelque chose agit en lui, l’Esprit de Christ est en lui et il agira donc comme l’Esprit le conduira. On ne peut imaginer Jean proclamant que tout va bien alors que l’Esprit d’Elie était en lui, et il agissait comme Elie. Voyez ces gens qui disent vouloir être chrétiens, mais qui, six mois plus tard, rebroussent chemin. On voit aussitôt que l’onction les a quittés, car si Christ est en vous, il vous fera ressembler à Christ.

29. Beaucoup de gens ont une fausse image de Christ. Ils le voient efféminé. Christ était le plus grand de tous les hommes, l’Homme modèle. Il était même Dieu-homme, Dieu en nous, Emmanuel. Il était le plus humble des hommes. On n’est jamais assez humble. On peut être humble au point de devenir le jouet de Satan. Jésus a été humble au point de laver les pieds des disciples, de prier pour ceux qui l’avaient cloué. Mais il était aussi un vrai homme quand il a fait un fouet pour chasser les vendeurs du temple.

30. Jean-Baptiste était un homme doux et humble. Il pouvait se tenir sur les rives du Jourdain sans avoir besoin d’une grande synagogue. Il ne demandait pas d’argent pour s’occuper des gens et se nourrissait de sauterelles et de miel. Il était revêtu d’une peau de mouton. “Êtes-vous allé voir un intellectuel bien habillé qui faisait des compromis avec les pharisiens et les sadducéens ? Allez lui dire qu’ici les aveugles voient, les morts ressuscitent, l’Évangile est prêché aux pauvres. Heureux ceux qui ne sont pas scandalisés en Moi.” Jésus lui montrait le signe du Messie.

31. C’est encore aujourd’hui le signe de la vraie Eglise de la sainteté, le signal de l’appel de Jésus-Christ, de ceux qui se tiennent sur l’Évangile pur du salut des âmes dans le besoin. C’est un groupe de personnes humbles et non d’aristocrates. C’est là où l’Évangile est prêché aux pauvres, où on prie pour les malades, où Dieu confirme les ministères par des signes. “Allez rapporter cela à Jean.” Dieu s’est servi de cet homme sans instruction, sans costume, sans endroit où poser sa tête, sans repas décent, pour ébranler les nations. Alléluia !

32. Que devons-nous donc faire ? J’ai 50 ans et il ne me reste plus beaucoup de temps. Je pensais à cela l’autre jour dans les bois. Quelque chose m’a alors dit : Dieu sait ce qu’il fait quand il forme un homme. Il peut vous former durant 50 ans pour un travail de 50 minutes. Il a formé Moïse durant 80 ans pour un travail de 40 ans. Dieu forme son peuple, son Eglise, si nous le laissons faire à sa façon, si nous acceptons de nous soumettre à lui. Dieu utilise ce qui est simple.

33. Vous pourriez penser que vous êtes une minorité ici. Dieu est souvent dans la minorité. Mais quand l’heure est venue, il ébranle la majorité avec la minorité. Il utilise les choses simples. Où a-t-il trouvé de quoi faire le monde ? Il a suffi qu’il parle : “Que cela soit !” Il a pris un prédicateur sans instruction, élevé dans le désert, à peine vêtu, pour ébranler toute la région. Et son nom est immortel. “Qu’est-vous allés voir ?”

34. Dieu s’est servi d’un homme sachant à peine lire pour abattre mille Philistins en armure avec une simple mâchoire d’âne. Un Philistin arrogant s’est un jour dressé de l’autre côté de la rivière pour défier les armées d’Israël. Dieu s’est servi d’un garçon maigrichon, et avec une simple fronde, une ficelle reliée à un bout de cuir, pour abattre ce géant et balayer l’ennemi.

35. Dieu n’utilise pas les choses grandes mais les choses simples et qui, en outre, sont bien utilisées. Tout homme vivant dans le désert n’est pas un Jean-Baptiste. Tous ceux qui ont une fronde ne sont pas David. Quiconque ramasse une mâchoire d’âne n’est pas Samson. Il faut la main ointe d’un serviteur de Dieu. Moïse, autrefois un couard, une fois oint devant le Buisson ardent, âgé de 80 ans, est parti affronter les armées d’Égypte avec un bâton sec, avec le jeune Guershom et Séphora sur une mule, et il a vaincu les armées du monde.

36. Tout dépend de ce que vous faites. A Utica, il nous faut l’humilité, il nous faut l’Évangile. Vous êtes peut-être une minorité, mais qu’êtes-vous allés voir ? Êtes-vous venu pour dire que vous êtes allé à l’église, ou pour écouter notre cher frère ? C’est bien, mais faisons plus : venons pour saisir Christ, pour repartir avec lui et affronter tout ce qui est mauvais, et combattre avec n’importe quelle mâchoire que vous avez en main ! Dieu utilise des choses simples dans des mains ointes, celles d’un petit peuple dans une petite église, dans une petite ville, et un Évangile simple. Le puissant Jéhovah a créé les étoiles et créé la terre avec ce qui ne se voit pas, en parlant.

37. Mais quand il est venu sur la terre, il n’est pas venu sur un char doré. Il est venu dans une simple mangeoire, et il en est sorti Emmanuel ! Qu’êtes-vous allés voir ? Quelle est la plus importante des nouvelles dans le monde et dans tous les temps ? C’est la Vie et l’Esprit d’un bébé né dans une étable, … les choses simples.

38. Eglise, c’est entre tes mains ! Recevez l’onction et utilisez-la comme il faut ! Beaucoup d’enfants sont nés dans des mangeoires, mais ensuite qu’en faites-vous ? Beaucoup ont entendu l’Évangile, mais qu’en font-ils ? Nous nous disputons sur le choix d’une dénomination. Ce n’est pas ce que Dieu veut que les hommes entendent. Dieu envoie ses élus entendre l’Évangile, et des pauvres leur prêchent l’Évangile.

39. Un jour dans le Kentucky, une mère de 10 enfants se mourait de la tuberculose, et la médecine ne pouvait plus rien pour elle. Une seule de ses filles s’occupait de la lessive, de la cuisine, de la vaisselle, car les autres enfants étaient trop jeunes.

40. Quand la mère est morte, cette fille s’est retrouvée seule pour la remplacer et elle a tant travaillé que la maladie l’a atteinte à son tour. Un enseignant d’école du dimanche est venu lui rendre visite. “Vous connaissez la gravité de votre état ?” – “Je sais que je suis mourante.” – “Êtes-vous prête ?” – “Je suis prête à rencontrer le Seigneur Jésus.” – “A quelle dénomination êtes-vous rattaché ?” – “Aucune, j’ai trop de travail et personne ne m’aide.” – “Il faut appartenir à une dénomination, sinon comment vous présenterez-vous devant Jésus ?” – “Je lui montrerai mes mains : il comprendra.” C’est vrai, il nous suffira de montrer ce que nous avons fait avec ce qu’il a placé dans nos mains. Faisons-le avec tout ce qui est en nous !

41. Qu’êtes-vous allés voir ? Que verra-t-il en vous quand vous le rencontrerez ? Pensez-y tandis que nous prions. Levez la main si vous désirez être au bénéfice de la prière, pour être plus consacré, pour gagner les âmes, pour le servir même si vous n’êtes pas un grand prédicateur … [Une quinzaine de mains se lèvent] … agissez avec ce que vous avez en main … Allez-vous à l’église pour être en société ou pour trouver le Sauveur ? … [Prière pour que l’onction accompagne les efforts de chacun] …

42. [Prière pour le pasteur Graham, pour l’église-sœur d’Utica, pour les diacres] …

43. Chantons “Il y a de la place pour tous à la Source” … [Cantique].

44. Jacob [NDR : il s’agit d’Isaac, Gen. 26:18 et s.] avait creusé des puits dont les Philistins l’ont chassé. Il a appelé le premier : “dispute” [Version Segond : “Esek”, Gen. 26:20], le suivant : “méchanceté” [Version Segond : “Sitma”, Gen. 26:21]. Il en a creusé un troisième [Version Segond : appelé “Rehoboth”, Gen. 26:22] en disant : “Il y a de la place pour nous tous.” Dieu a creusé un puits, la justification, au temps des luthériens mais ils l’ont gardé pour eux, puis un autre, la sanctification, pour les méthodistes, et ils l’ont gardé pour eux. Maintenant Dieu en creuse un autre, qui n’a pas d’appellation, sans dénomination. Il donne le pur Saint-Esprit et il y a de la place pour tous les chameaux, qu’ils aient une ou deux ou trois bosses. [Reprise du cantique] …

45. J’aime ces chants ! Cela fait du bien après une prédication sévère, quand les péchés ont été confessés et qu’on se sent libre. C’est l’adoration [Cantique] …

46. Vous souvenez-vous du temps où il y avait un vieil orgue ? … Nous allions chanter les uns chez les autres… j’aimerais les revoir … un jour nous allons rencontrer notre Sauveur ! [Cantique : “Garde-moi près de ta Croix”] … combien veulent aller au Ciel ? …

47. Quel moment ce sera ! … [Cantique] …

48. Il y avait une sorte de missionnaire en Arizona auprès des Indiens. Un jour, il s’est égaré dans le désert, sans eau, avec son cheval épuisé qui avait été si longtemps son compagnon. Après deux ou trois jours, il n’y avait plus d’espoir. Les narines se remplissent de sable à cause d’une tempête. Il titubait quand il a rencontré une piste de daim, et il a pensé avec joie qu’elle le conduirait à l’eau. Puis la piste s’est divisée en plusieurs branches. Il a choisi la trace la plus nette, mais le cheval refusait de la suivre malgré les coups d’éperons, et voulait aller dans une autre direction moins nette.

49. Certains choisissent ainsi la piste de la télé, de la popularité, et ne voient pas la petite piste … [Cantique] …

50. Finalement, il a décidé de faire confiance à son fidèle cheval et de le suivre. J’ai la même impression avec l’Evangile. Je fais confiance au Seigneur qui m’a conduit toute ma vie, et, au bout de la route, je veux encore plus lui faire confiance, alors qu’il y a davantage de brume. Cette religion de jadis m’a sauvé il y a 30 ans, et je veux conserver cette même expérience intérieure dans cette vallée de l’ombre de la mort.

51. Peu après, il s’ébrouait dans l’eau ! Il a alors entendu des rires. Sur la rive se tenaient des gars ivres de retour de la chasse. Ils semblaient le connaître. Ils l’ont invité à manger de leur gibier. “Tu es bien Jim Coy, le guide indien ? Après avoir mangé de notre gibier, boit de ce vin.” – “Non merci, je ne bois pas.” Il allait repartir, mais l’un d’eux a chargé son fusil : “Si notre gibier te convenait, ne pense pas être trop bien pour ne pas boire de notre whisky !”

52. “Je ne bois pas parce que je suis chrétien.” – “Bois, ou je tire.” – “Avant de tirer, écoute cette histoire. Mon père est mort ivrogne et joueur. Nous vivions dans une cabane sans plancher. Ma mère était mourante alors que j’avais 8 ans. Elle m’a fait approcher et promettre de ne ni boire, ni jouer aux cartes. Je n’ai plus jamais bu depuis. Tire si tu veux.”

53. Il y a eu un coup de feu, mais c’est la bouteille qui a explosé, et un homme est alors apparu, un bandit recherché : “J’avais promis à ma mère de ne pas boire. J’attendais que vous soyez tous ivres pour vous tuer et vous dépouiller. Ton témoignage m’a touché le cœur : je n’ai pas tenu ma promesse. Je ne boirai plus, et le bruit de mon coup de feu résonne en témoignage jusqu’aux oreilles de ma mère dans les Cieux !”

54. Il y a une Source pleine du Sang d’Emmanuel, où le pécheur qui y plonge ressort purifié de toute souillure. Plongez-vous dedans ! [Cantique] …

Les Écritures de ce texte

Index complet des 9 références

Philémon 1:18Matthieu 11:1-15Apocalypse 3:17Matthieu 3:10,12Matthieu 3:7,9Genèse 26:18Genèse 26:20Genèse 26:21Genèse 26:22

Philémon 1:18Matthieu 11:1-15Apocalypse 3:17Matthieu 3:10,12Matthieu 3:7,9 + 4 autres

Thèmes

Jean-BaptisterepentancehumilitéÉvangileonction

Personnes

Jean-BaptisteJésus-ChristMoïseSamsonDavidPaulÉlieHérodePhilémonBosworthGraham

Lieux

UticaIndianaJourdainÉgypteKentuckyArizona

Sujets

RepentanceHumilitéOnction du Saint-EspritRejet des messagers de DieuSimplicité de l'ÉvangileFidélité jusqu'à la mortPardon et grâce
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William Branham

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