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Qu'entends-tu Elie ?

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William Branham 9 juin 1959   ·   Chicago, Illinois   ·   28 min de lecture   ·   10 références 9 juin 1959   ·   Chicago, Illinois   ·   28 min   ·   10 références

William Branham prêche sur l'importance d'attendre dans la pureté pour entendre la petite voix tranquille de Dieu, plutôt que d'être attiré par les grandes manifestations et le bruit. Il utilise l'histoire d'Élie dans la grotte pour illustrer la nécessité de se retirer, de se repentir et d'écouter Dieu personnellement.

Résumé de la prédication « What Hearest Thou, Elijah? » (texte original en anglais).

“Qu’entends-tu Elie ?” (9 juin 1959)

1. Merci frère Joseph. [Prière] … Je devrais être aux Iles Fidji, mais j’ai dû repousser le voyage, et j’ai aussitôt prévenu le frère Joseph. Chicago a besoin d’un réveil comme toutes les grandes villes qui sont dans le péché.

2. Je suis du Sud par naissance, et dans le Sud on a l’habitude de dire un mot aux gens même si on les connait pas. Mais dès qu’on traverse l’Ohio, c’est différent. Ma femme m’a demandé pourquoi je parlais ainsi à des gens alors qu’ils m’ignoraient. “Le peuple de Dieu est minoritaire, peut-être 10 % des gens. En parlant à tous, je contacterai ces 10%”.

3. J’aime la compagnie des gens. Parfois ils me regardent bizarrement. Mais je suis né de l’Esprit de Dieu, et cela nous rend bizarres. Je parlerai durant la semaine de ce que signifie être né de nouveau. C’est la 4e année de suite que je viens à cette convention, et je vous en suis reconnaissant.

4. Je pense qu’on peut avoir une meilleure réunion dans une église que dans une grande salle. Ces grands auditoriums, c’est bien car il y a beaucoup de places, mais il s’y passe tant de mauvaises choses : des combats, des jeux, de l’alcool, et j’ai toujours l’impression que des esprits mauvais y traînent. J’aime aller là où est le Saint-Esprit, en particulier autour des églises. Je m’y sens chez moi. Mais vous avez amené le Saint-Esprit avec vous !

5. Je ne voudrais pas vous retenir longtemps, mais je suis lent et il me faut du temps pour dire ce que je veux dire. J’aime dire la vérité et ne pas devoir y revenir. Mon père m’a appris à prendre mon temps et à dire la vérité pour ne pas avoir à me rétracter.

6. Il faudrait prévoir une soirée de prière pour les malades, vendredi par exemple. … vendredi matin et samedi matin je parlerai devant les Hommes d’Affaires Chrétiens.

7. Nous venons à la maison de Dieu pour y être corrigé, pour y être nourri par la Parole et repartir différent. Nous nous sommes arrêtés un jour en Finlande auprès de moissonneurs qui faisaient une pause sous un arbre, et nous avons prié et parlé du Seigneur. 17 personnes ont reçu le Saint-Esprit sous cet arbre. J’avais seulement apporté une petite vérité de l’Evangile à des cœurs affamés. Je crois qu’il en ira de même durant cette convention, et que les gens recevront le Saint-Esprit.

8. Lisons les derniers mots de 1 Rois 19:9

“Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Éternel lui fut adressée, en ces mots : Que fais-tu ici, Élie ?” ? Qu’entends-tu Elie ? [Prière] …

9. La journée avait été marquante, et le prophète était épuisé. Elie est devenu l’un des plus grands prophètes de son temps car il a accompli les miracles les plus étonnants de l’époque. Quand la fatigue frappe après de tels évènements, observez alors Satan. Elie était nerveusement à bout, et c’est alors que Jézabel est intervenue. Tous les chrétiens qui ont connu une grande expérience avec Christ savent que c’est là une tactique du diable.

10. Quand Jésus a été couronné lors de son baptême, et que le Saint-Esprit est descendu sous forme d’une colombe pour remplir ce Tabernacle, il a aussitôt été conduit au désert pour être tenté pendant 40 jours par le diable. Aussitôt après avoir parlé du 3e ciel, Paul a parlé de l’écharde dans la chair. La femme de notre pasteur sait le lundi si son mari a connu un grand dimanche. Il a alors besoin de dormir. Et Dieu a voulu qu’Elie aille dormir.

11. Cela montre que lorsque Dieu fait quelque chose, Satan est toujours là pour s’y opposer, ou pour détruire ce qu’il n’a pas pu empêcher. Comme Elie, nous avons besoin d’un genêt [1 R. 19:4]. J’ai prié pour des gens dépressif, et le monde est dépressif. Tous sont à bout et un rien les bouleverse. Le peuple de Dieu est dans cet état. Comme le monde, nous avons tous besoin d’un genêt, d’un lieu de repos. Je crois que ces réunions seront un tel genêt.

12. Les asiles psychiatriques et les hôpitaux sont remplis. La délinquance juvénile se répand. Les gens se tournent vers l’alcool, les jeux de hasard, mais ce qu’il faut, c’est un genêt où on peut trouver la paix avec Dieu. Nous examinerons trois étapes de la marche d’Elie : le Mont Carmel, le genêt, la grotte.

13. Elie était tout bouleversé au sortir de l’Onction. Il avait longtemps été là-haut. Dieu s’était occupé de son serviteur, il l’avait nourri par des corbeaux et l’avait abreuvé au torrent de Kérith. Mais maintenant, après avoir fait descendre le feu du ciel, ses nerfs étaient à bout. Combien je le comprends ! Mon cœur a saigné pour Elie. Ce qui l’avait le plus abattu, c’était que Jézabel et son groupe n’avaient pas tenu compte de ces miracles. Il en va de même aujourd’hui. Les miracles ne changent pas les incrédules, et ils les font seulement rire.

14. Elie avait agi au Nom de l’Eternel, et Jézabel l’avait menacé de mort [1 R. 19:2]. Cela avait seulement perturbé le diable. Elie croyait que Jézabel changerait d’avis. Mais Dieu n’appelle que certains : “Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire d’abord” [Jn. 6:44].

15. Nous nous interrogeons car parfois nous prions, nous jeûnons, nous crions, mais nous ne voyons aucun réveil, et les méchantes villes nous tournent le dos. Ce n’est pas étrange : cela s’est produit tout au long des siècles. Ils vous traitent de toutes sortes de noms. Et ceux qui ont cru et vu les œuvres de Dieu se demandent pourquoi il n’y a pas de réveil à Chicago. Mais Chicago n’aura jamais de réveil avant que Dieu n’en envoie un. Il a secoué cette nation avec des signes et des miracles, mais ils les rejettent toujours et parlent comme Jézabel. S’ils le pouvaient, ils couperaient les têtes, et fermeraient les églises. C’est la loi qui maintient ces portes ouvertes.

16. Elie était découragé. La menace de Jézabel l’avait déprimé. Certains croient qu’un prophète est toujours d’attaque. Mais Dieu veut les préserver. Certains hommes sont suralimentés et ne font rien, d’autres sont surchargés d’activités mais n’ont pas de quoi manger. Dans ces conventions, nous nous nourrissons de la Parole et en ressortons bien gras, mais nous ne disons rien. Nous devrions utiliser cette énergie pour aller témoigner à la gloire du Seigneur Jésus. Certains croient qu’un prophète est toujours une fusée. S’il se comportait ainsi, il tomberait vite comme un caillou.

17. En venant de Jeffersonville aujourd’hui, j’écoutais la radio : nous dépensons des millions de dollars pour envoyer un spoutnik pour battre les Russes et aller sur la lune. Pourquoi aller sur la lune alors qu’on n’arrive pas à gérer ce que nous avons en bas ? C’est certes la science, mais Dieu est laissé de côté. L’homme a essayé de bâtir une tour pour s’éloigner de la terre, mais Dieu ne les pas gardés dans l’unité. Aujourd’hui ils veulent une tour qui atteindra la lune. Il y a des tas de conférences mais pas d’unité. Ils ne se comprennent pas. Il y a une langue que tous devraient connaître : celle de Dieu, l’amour des autres. Quand nous aurons appris cette langue, une tour viendra du Ciel et nous emmènera dans la Gloire. Nous gravirons tous cette échelle de Jacob.

18. Elie était fatigué, mais Dieu veillait sur lui. Il lui a fait changer de région et s’est occupé de lui jusqu’au lieu de rendez-vous prévu. Je crois que le genêt avait été placé là dans ce but. Dieu l’a laissé dormir là pour qu’il se repose. Il savait qu’Elie avait faim et il l’a réveillé. Elie a mangé la galette préparée par un ange, puis s’est rendormi. Le réveil, les miracles, le surnaturel l’avaient épuisé. L’ange l’a à nouveau réveillé : “Mange encore, le voyage sera difficile.”

19. Durant notre voyage, nous avons besoin de trouver un lieu de repos, de nous nourrir jour après jour de la Parole de Dieu qui nous donnera des forces. Il nous faut dormir pour être dispos le matin, car un grand voyage et une grande bataille attendent l’Eglise. Nous avons été des enfants assez longtemps. Dieu va mener son Eglise à l’âge adulte. Nous avons gambadé, et maintenant l’enfance doit faire place à la maturité. Paul a dit : “Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant” [1 Cor. 13:11]. Maintenant nous commençons à penser comme des adultes, et nous devons nous mettre au travail.

20. Puis nous voyons le prophète est allé dans une grotte. Je me demande quelles vitamines il y avait dans ces galettes pour qu’Elie tienne pendant 40 jours de marche ! Dieu en a encore un plein laboratoire pour le voyage. Dieu voulait parler à Elie. Il y a d’abord eu un vent violent, puis un tremblement de terre [1R. 19:11]. Mais Elie n’a pas bougé. Ensuite il y a eu une petite Voix, et Elie a reconnu Dieu. Elie s’est enveloppé le visage de son manteau et est allé à sa rencontre. Je me demande si l’Eglise n’a pas trop écouté des vents violents, des tonnerres, du sang qui suinte, et n’est pas passé à côté de la petite Voix. Il est temps d’y revenir !

21. Elie n’a pas été frappé : il était l’un des aigles de Dieu. Il avait entendu toutes ces choses mais il était resté dans la caverne. Elles venaient certes de Dieu, mais Elie voulait mieux que cela. Elie était son aigle. J’aime le cantique : “Ceux qui s’attendent au Seigneur renouvellent leurs forces, ils prendront leur envol comme des aigles. Apprends-moi, Seigneur, à attendre. Aide-moi à m’humilier, à t’invoquer. Apprends-moi à ne pas m’appuyer sur ce que font les autres, mais à attendre en prière ta petite Voix.”

22. En Amérique nous aimons ce qui est grand et fait du bruit, les grandes églises, les grandes foules, ce qui attire le plus l’attention. C’est en nous, mais nous avons ainsi manqué Dieu. Je crois au bruit, et Elie savait que le bruit venait de Dieu, mais il attendait autre chose. “Apprends-moi à attendre.” Peu m’importe qui attire la plus grande foule, ou quelle est la plus grande dénomination. Je veux entendre la petite Voix ! Nous avons consacré beaucoup de temps à devenir méthodiste, ou baptiste, etc., et nous sommes passés à côté de cette petite Voix tranquille. Nous voyons les églises décliner, l’amour fraternel se briser, etc. Nous avons certes eu les vents, les pluies, etc., mais où est la petite Voix tranquille ?

23. Nous cherchons ce qui est grand, la plus grande tente, la plus grande église. Les pentecôtistes en sont arrivés là. Si toute l’assemblée ne parle pas en langues, et si les gens ne grimpent pas sur les chaises, la réunion ne vaut rien. Cela vaudrait la peine de rester tranquille jusqu’à ce que la petite Voix venue du Ciel se fasse entendre. Nous avons besoin de l’enseignement et de la puissance apostoliques. La puissance apostolique n’est pas que du bruit. C’est le Saint-Esprit et l’amour de Dieu qui nous fera désirer Christ Jésus. Les gens aiment créer des groupes, des dénominations. Ils y entrent pour cacher leurs péchés. “J’appartiens à l’église ma plus grande.” Mais seul le Sang de Jésus-Christ efface les péchés. On parle tant du Dieu bon ! Il est bon, mais il est aussi un Dieu de colère, de jugement. Sa sainteté nécessite sa justice. Il est Juste car il est Saint. Il juge, il condamne et il bénit.

24. Nous croyons qu’il faut faire quelque chose de grand et faire du bruit. Un tambour dans la rue entraînera une foule dans la rue ! Paul a parlé “d’un airain qui résonne, d’une cymbale qui retentit” [1 Cor. 13:1]. Si l’amour est absent, tout cela n’est rien. Que ces moments ne soient pas une simple réunion pentecôtiste ! Mais qu’il y ait tant d’amour divin et de puissance du Saint-Esprit en nos vies que nos motivations en seront transformées et que nos vies seront modelées à l’image de Jésus-Christ. J’aime tant l’Eglise que je suis jaloux pour elle. Je ne la combats pas, mais j’essaie de la conduire vers le secret qu’elle devrait connaître. Non pas les grandes choses, elles failliront, ni les grands Instituts : voyez comment la perversion les a conduit jusqu’à l’homosexualité. Dieu cherche, non pas un grand mouvement, mais des individus.

25. Les hommes ont peur de prendre position. Ils veulent être appuyés par une grande dénomination ou un groupe. Un homme appelé par Dieu n’a besoin que du soutien du Saint-Esprit, il est seul ! Mais aujourd’hui nous représentons tel ou tel groupe. Dieu cherche des individus tels qu’Elie. Il ne restait apparemment plus que lui, mais il s’est levé en faveur de principes justes. Le bruit et les secousses ne l’inquiétaient pas, il attendait la petite Voix, et il lui a répondu. Nous pouvons remplir des stades, mais cela ne servira à rien si Dieu ne parle pas individuellement aux cœurs. Seul cela changera l’homme. Seul cela a poussé Elie à s’envelopper le visage dans son manteau et à s’avancer dans la Présence de Dieu. L’Eglise a besoin de cela.

26. Quelqu’un m’a dit : “Nous vous croyons quand le Saint-Esprit vous oint et vous donne des visions. Mais votre prédication est si froide et empesée !” C’est le même Saint-Esprit qui donne des visions et qui prêche. Nous avons besoin d’être corrigés, de revenir en arrière et d’écouter tranquillement jusqu’à ce que quelque chose se passe en nous, qu’une Voix parle du Ciel. Mais nous voulons du soutien. Parce qu’il est devenu pasteur, l’homme pense qu’il a besoin de se joindre à une organisation qui le soutiendra dans sa prédication. Si Dieu vous appelle à prêcher, alors prêchez, même si vous êtes seul ! Dieu vous a parlé, il vous a donné le droit de prêcher. Je préfère écouter un tel homme plutôt que celui qui s’appuie sur ses diplômes. C’est ce qui a détruit l’église et a créé des divisions. L’Eglise a besoin d’hommes envoyés par Dieu, oints du Ciel, connaissant Dieu, remplis de son Esprit, et solides dans leur conviction.

27. Considérez Elie, Elisée, Jean-Baptiste, Paul. Tous avaient abandonné Paul, mais il a tenu bon : il avait rencontré Dieu, et sa Voix lui avait parlé. John Wesley, Martin Luther, Calvin, ont tous entendu Dieu, et ont tenu ferme. Peu importait ce que les autres disaient. Ils attendaient que Dieu parle. Les réveils se poursuivaient comme des vents violents et de grandes tours, mais eux attendaient. Les aigles de Dieu font toujours ainsi jusqu’à ce qu’ils entendent la Voix de Dieu leur parler.

28. Les grandes choses font peu de bruit. Le soleil pompe des millions de litres d’eau sans faire de bruit. On n’entend pas les planètes se déplacer. Le jour déchire les ténèbres sans bruit. L’église pentecôtiste a besoin d’un jour de pause, et de rester tranquille jusqu’à ce que Dieu entre dans les cœurs et repousse la nuit. Nous croyons que nous devons mettre la ville sens dessus dessous. Mais ce n’est pas à nous de faire cela. Il a dit à Moïse : “Restez en place et regardez !” [Ex. 14:13]. Nous avons mis la charrue avant les bœufs.

29. Aujourd’hui il y a beaucoup de messagers qui courent mais, une fois arrivés, ils n’ont pas de message ! Nous ne savons pas pourquoi nous courons. Attendons que Dieu parle au cœur, d’avoir un message dont la petite Voix aura imprégné tout notre être. Si les pasteurs et les laïcs attendaient dans une grotte jusqu’à ce que cela se produise, alors les barrières entre dénominations tomberaient, et nous serions frères. Comme Elie, nous sommes le peuple de Dieu. Elie a eu besoin de l’expérience de la grotte.

30. Ce n’est pas une vaguelette bruyante, mais la petite mare immobile, qui reflète les étoiles. Les vaguelettes viennent du manque de profondeur. J’allais avec mon père dans les champs avec une charrette. A chaque petite bosse, elle cahotait bruyamment. Mais au retour, quand elle était chargée, elle ne faisait pas le moindre bruit en passant sur les mêmes bosses.

31. Aujourd’hui, nous avons besoin nous aussi d’être chargés, remplis d’amour divin et de puissance, attendant que la petite Voix s’adresse à nous. Dans cette convention, attendons de l’avoir entendue. C’est un défi qui nous est adressé. Attendons de comprendre ce que nous faisons. Nous saurons alors quel chemin prendre. C’est ainsi que je reçois des convictions. On m’a demandé : “Si la foule court, ne faut-il pas aller courir avec elle ?” – “Attendez Dieu.” – “Dois-je me joindre à cette église ?” Attendez que Dieu parle, alors vous pourrez parler, vous aurez un message. Vous pouvez sauter et faire du bruit, mais attendez Dieu.

32. Qu’as-tu entendu dans tout ce qui s’est passé ? Nous avons entendu de la confusion, des hauts et des bas, et nous avons fait de grandes organisations. Mais où est Dieu dans tout cela ? Nous avons besoin d’hommes oints qui connaissent leur position, qui ont rencontré Dieu face à face, et qui lui ont parlé. “Vous serez mes témoins. Le Saint-Esprit viendra sur vous. Vous ferez alors les œuvres que j’ai faites. Des signes accompagneront ceux qui auront cru.” Nous avons besoin d’attendre. Après avoir chassé des démons, ils sont revenus joyeux, mais il leur a dit : “Vous n’êtes pas encore prêts. Allez à Jérusalem et attendez d’être remplis.” Vous faites trop de bruit : toute la vapeur passe dans le sifflet, et il ne reste rien pour faire tourner les roues !

33. On peut témoigner, sauter, chanter, etc., Mais tant que Dieu ne nous aura pas rendu capables de nous considérer comme frères, tant que toute méchanceté, jalousie et lutte n’auront disparu du milieu de nous, alors nos louanges, nos parlers en langues, nos guérisons, nos miracles ne vaudront rien. Revenons attendre dans la caverne jusqu’à ce que nous entendions la petite Voix nous appeler au service de Dieu. Combien nous en avons besoin ! Combien le monde en a besoin ! Dieu pourvoira.

34. Vous vous demandez : “Mais s’ils s’en vont tous ailleurs ?” Mais vous, envolez-vous vers Christ et attendez un peu. Il y a des oiseaux migrateurs qui, aux premiers froids, s’envolent vite vers le sud, et d’autres oiseaux restent, même si les premiers les invitent à les suivre car les vers sont meilleurs au sud. Mais Dieu nourrit aussi bien celui qui reste que les autres, et il s’occupe de lui. Celui qui reste sera en meilleure santé et plus solide que ceux qui seront partis au sud.

35. Nous ne devons pas nous inquiéter : ce serait oublier que Dieu existe. “Mais je ne pourrai plus faire ceci et cela.” Restez tranquilles et attendez que Dieu vous parle. Pouvez-vous imaginer un lièvre quittant le Nord l’hiver pour se rendre en Floride ? Il n’y arrivera pas avec ses petits bonds. On lui dira : “Sois rationnel. Si tu restes ici, tu vas être enseveli sous la neige et geler.” Mais il survivra. Dieu lui a donné de pouvoir marcher sur la neige où il peut se nourrir. Quelque chose lui a dit de rester sur place et d’attendre. S’il sait attendre, Dieu lui mettra des chaussons, et il pourra manger les bourgeons au sommet des arbres et rester au pays.

36. Si un jeune daim devait de même traverser Chicago et descendre le plus vite possible en Floride, il serait en danger. Dieu le sait, et il lui a donné deux sabots qui peuvent percer cette couche de neige. Il peut alors manger les mousses et passer l’hiver. Dieu s’occupe de lui. Quelque chose dit à l’ours d’attendre. Il ne s’inquiète pas même en voyant tous les oiseaux s’en aller. L’hiver venu, Dieu s’en occupe. S’en aller le tuerait.

37. C’est pourtant ce que les églises tentent de faire, en essayant de se rendre conformes à ceci ou cela. Attendez le Seigneur, il pourvoira. Avez-vous entendu la Voix ? L’ours l’a entendue. Il va se coucher et dort tout l’hiver, et il laisse les autres courir comme ils veulent. La nature a parlé, et il a écouté.

38. L’ours s’endort d’octobre à la mi-mai. Les oursons naissent minuscules en février, et la mère doit attendre 3 mois avant de les voir. Mais elle ne s’inquiète pas. Quelque chose lui dit intérieurement que Dieu va s’occuper de tout. La neige est au-dessus d’eux, mais les petits savent têter et ils sont nourris durant ces 3 mois. La mère ne s’est jamais inquiétée. Si seulement l’église avait ce même sens que cette ourse pour savoir attendre Dieu !

39. Lors d’une expédition en Antarctique, Richard Byrd [1888-1957] avait prévu d’emmener des vaches pour avoir du lait. Pour éviter qu’elles ne meurent de pneumonie, ils avaient prévu de les recouvrir de fourrure. Arrivés sur place, ils se sont rendu compte qu’elles n’avaient pas besoin de vêtements faits par l’homme : Dieu avait rallongé leurs poils. Il en va de même avec l’église : peu importe que vous mendiez dans la rue. Si vous êtes appelé à prêcher avec un tambourin, ne cherchez pas à être Billy Graham ou Oral Roberts. Dieu vous donnera ce dont vous avez besoin. Attendez jusqu’à ce que vous entendiez la petite Voix. Nous avons besoin d’attendre.

40. Qu’entendez-vous ? Que pouvez-vous entendre ? Qu’avez-vous entendu au cours des ans ? Nous avons eu des miracles, mais cela n’a pas changé le pays. Le péché progresse pire que jamais et jusque dans l’église. A quoi ont servi nos campagnes de guérisons ? Je crois en la guérison divine. Mais on ne peut jamais mettre en premier ce qui est secondaire. La guérison est secondaire. L’église devrait être à maturité. Il y a eu des vents violents, des sensations, et voyez où elle en est ! Les dénominations sont plus nombreuses, mais les hommes ne changent pas. Chacun devrait pour sa part attendre jusqu’à ce qu’il entende la petite Voix de Dieu, peu importe ce que font les autres. Retirez-vous dans une caverne, et attendez que Dieu vous parle. Ne bougez pas, c’est lui qui le fera.

41. A mon retour de Californie, j’ai parlé de la nouvelle naissance dans mon Tabernacle, et j’ai dû m’examiner et partir le lendemain vers ma caverne. J’étais à la pêche avec Mr. Mercier. J’avais rapporté une plaisanterie du frère Bosworth : un enfant regardait dans un berceau son nouveau petit frère en train de hurler. “Maman, vient-il du Ciel ?” – “Oui.” – “Ce n’est pas étonnant qu’ils l’aient mis à la porte !”

42. Cela était parvenu à l’oreille de l’épouse d’un frère. “Le frère Branham dirait-il des plaisanteries ?” Je n’aurais pas dû le faire. Nous ne faisons parfois pas assez attention. Je ne veux pour rien au monde être une pierre d’achoppement. Si manger de la viande est une cause de chute pour un frère, je n’en mangerais plus ! Le mari a essayé de me justifier : “Le frère Branham est tellement sous tension avec les onctions et les visions qu’il a besoin de se détendre.” – “Mais toi tu n’es pas Branham, et tu n’as pas les mêmes réunions !” Il y avait là une pierre d’achoppement. Nous devons faire attention à ce que nous faisons. Dieu nous jugera selon nos actes. Peu importent les vents violents et les guérisons. Plusieurs diront : “N’avons-nous pas chassé des démons en ton Nom ?” Il répondra : “Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.” [Mt. 7:22-23]. Je veux marcher droitement.

43. Je me suis senti coupable. Lorsqu’il y avait eu l’enquête fiscale sur mes campagnes, j’avais été sous pression, et j’avais dû rechercher l’acte de naissance de ma mère, alors que les trafiquants font ce qu’ils veulent. Ceux qui fument la cigarette devraient avoir honte alors que le tabac tue tant de gens, jusque dans les églises. Nous avons chuté quelque part.

44. J’ai vu l’autre dimanche un pasteur bénir un terrain de baseball pour des jeunes. A 17 ans, j’occupais la place de “bloqueur” dans l’équipe des méthodistes. On ne jouait pas le dimanche, mais aujourd’hui on bénit le terrain ce jour-là ! Que s’est-il passé ? Où les vents violents et les tonnerres nous ont-ils conduits ? Cela nous a-t-il rendus plus doux et plus humbles devant Dieu ? Revenons dans la Présence de Dieu. Nous nous sommes relâchés.

45. Je vais maintenant me confesser, car c’est déjà pardonné. Je prenais mon déjeuner quand le téléphone a sonné. Notre numéro est privé, et la personne devait le connaître. Ma femme a décroché : “C’est encore un agent.” J’étais dans tous mes états, et je devais chercher ceci et cela, puis m’occuper des affaires de l’église. “Dis-lui que je suis absent de la maison.” Et je suis sorti de la maison. Quand je suis revenu, ma femme m’a regardé : “Chéri, était-ce la chose à dire ?” – “Bien sûr, je n’étais pas à l’intérieur.” Dieu ne veut pas qu’on mente ou qu’on s’esquive. J’y ai pensé tout l’après-midi. J’ai voulu prier pour quelqu’un, mais je n’y arrivais pas.

46. “Si notre cœur ne nous condamne pas …” [1 Jn. 3:20]. Si quelque chose dans votre vie vous condamne, réglez cela. Sinon le Saint-Esprit ne peut s’occuper de vous. Vous n’aurez que quelques émotions et de l’artificiel. Si une épouse craint de ne pas avoir d’enfant, elle n’en aura pas. Mais si elle en adopte un, alors elle enfantera. Cela met le corps dans une bonne disposition, une bonne attitude.

47. Job a dit [Jb. 3:25] : “Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive.” Vous devez vivre en vrai chrétien, vivre tous les jours et à tout instant dans la Présence de Dieu. Que toutes vos actions soient à l’image de Christ. Dieu nous ordonne d’abandonner toutes les choses du monde, alors que le monde veut des hybrideurs. Mais les chrétiens vont ensemble à la plage, et jouent aux cartes dans l’église ! Dieu veut que les hommes et les femmes se séparent du péché.

48. Un homme peut mentir sciemment, jurer devant tous et devant un tribunal, pour défendre un ami, et dire que celui-ci se tenait à tel endroit à telle date. Son visage ne trahira rien. Mais le détecteur de mensonge le mettra à nu, parce que, alors que l’intellect peut mentir, le cœur dénoncera le mensonge. L’homme a été fait pour dire la vérité. Vous pouvez occulter une vieille faute, mais comment Dieu exaucerait-il votre prière, même si vous parlez en langues ?

49. J’ai dû partir prier pour un bébé malade et lui imposer les mains. Le Saint-Esprit a dit alors : “Qu’en est-il de ton absence de la maison ?” Si on n’est pas en règle avec Dieu, s’il y a une condamnation, on sait intérieurement que Dieu n’exaucera pas. Je me suis senti condamné. Je suis remonté dans mon coin de prière et j’ai pleuré. “Des malades vont venir. J’ai menti, et j’ai poussé ma femme à mentir.” J’étais désemparé, mais si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’y a rien à cacher. Relevez-vous et soyez vrai !

50. Si vous savez qu’il faut naître de nouveau et être rempli du Saint-Esprit en passant par une expérience comme à la Pentecôte, et si vous laissez un credo vous cacher ce que vous savez être vrai, alors ne vous attendez pas à ce que Dieu vous exauce. Peu importe que votre église croit ceci ou cela. Ce qui importe, c’est ce que Dieu a dit. Vous devez ressembler à Christ. Si vous n’avez pas fait cette expérience, si toute condamnation n’a pas disparu, revenez vite au genêt et à la caverne, et écoutez ce que vous pouvez entendre. Vous entendrez bien plus qu’un vent violent, ou qu’une sensation, ou qu’une guérison, ou qu’une affiliation à une grande église ou à une secte. Vous entendrez une Voix vous parler. Dieu entrera dans votre âme et vous fera tout confesser et tout mettre en règle.

51. Je ne raconterai pas tout ce qui s’est passé. Tant que cela reste dans mon cœur où Dieu habite, Satan ne peut s’en emparer. Mais si j’ouvre la bouche, il mettra partout des obstacles. Mon problème est que j’aime tant les gens que j’ai voulu tout leur raconter. Mais cette fois je ne dirai rien. Mais cela se produira et vous le verrez. J’étais là, en prière : “Seigneur, je ne suis pas digne de te servir. J’ai plaisanté et mis une pierre d’achoppement devant un homme que j’aime, alors que je suis contre les plaisanteries.” J’avais fait cela alors que je pêchais pour me détendre. Dieu me préparait pour ôter cela de moi. Si vous voulez prier pour un malade, il est nécessaire de passer par le détecteur de mensonge. Il faut être droit pour imposer les mains.

52. J’ai honte de raconter cela, mais c’est ce qui s’était passé. J’ai crié. Puis je me suis rendu dans la grotte que j’ai découverte et où nul policier ne pourrait me trouver [cf. sur le WEB l’article, avec photos : “A Prophet’s Cave. The Mystery At Fourteen Mile Creek” par Rebekah (Branham) Smith, et aussi YouTube]. Je remonte le ruisseau, traverse un bosquet. L’entrée est en-dessous des racines d’un arbre. A l’intérieur il y a une dalle de pierre, comme une sorte d’autel où je peux m’allonger. Je suis ressorti quand j’ai su que mes péchés étaient pardonnés. Je me suis mis sur un gros rocher près de l’entrée, j’ai regardé vers l’Est et j’ai adoré le Seigneur.

53. J’ai adoré et je me suis mis à pleurer. Il était 3 heures de l’après-midi. “Pardonne-moi. Peu m’importe que cela me coûte la vie. Pardonne-la, car c’est à cause de moi qu’elle a parlé ainsi. Je dois mieux me conduire si je veux prier pour tes enfants. Je sais que tu ne m’aurais pas écouté si je n’avais pas réglé cela.” J’ai téléphoné à l’agent : “Je vous ai menti, pardonnez-moi.” – “Pas de problème Révérend Branham, je suppose que vous êtes épuisé.” Ce n’est pas une raison pour mentir. Je dois dire la vérité, même si cela fait mal.

54. Je pleurais : “Seigneur, quand Moïse a voulu te voir, tu l’as caché dans le creux d’un rocher, tu es passé, et il t’a vu de dos” [Ex. 33:22]. Le soleil se couchait. J’ai levé les mains et je suis resté immobile. Un petit vent est descendu par les buissons, est passé près de moi, et a poursuivi son chemin. Je ne l’oublierai jamais. Mon Dieu, cache moi dans le creux du Rocher, je veux entendre ta petite Voix !

55. Quand j’ai su que j’étais pardonné, j’ai vu les feuilles s’agiter. Le vent ne soufflait pas n’importe comment. On aurait dit la voix d’un enfant dans les feuillages. Il est venu par le côté, et il est passé doucement où j’étais. C’était le même vent que lorsque j’avais 7 ans et que je portais de l’eau pour l’alambic. Il m’avait alors dit : “Ne bois pas, ne fume pas, ne souille en aucune façon ton corps. Il y aura un travail pour toi quand tu seras plus grand.”

56. Frères, qu’avez-vous entendu dans tout cela ? Du bruit pour faire une organisation ? Voulez-vous un vêtement clérical, ou bien la petite Voix qui fera de vous ce que vous devez être, un vrai chrétien ? Chicago, qu’entends-tu ? Peu importe l’église à laquelle vous appartenez : il y a de la corruption dans toutes, comme en ville. Voulez-vous que durant cette convention votre âme soit cachée dans le creux du Rocher, et attendre que cette petite Voix vous oigne et fasse de vous un témoin rempli d’amour ? Levez la main si c’est le cas … 90 % ont levé la main.

57. [Longue prière de repentance, de consécration, d’intercession] … nous avons vu des vents violents des miracles et des réveils, et nous en sommes reconnaissants. Mais nous voulons être nourris de la Vérité sous le genêt et entendre la petite Voix. Que Dieu nous ramène à la douce expérience du jour de notre salut. …

58. Chantons dans l’adoration : “Etre comme Jésus”. N’est-ce pas ce que vous voulez ? Un léopard ne peut faire disparaitre ses taches en les léchant. Que Dieu ôte de nous toute pensée de péché, toute incrédulité, toute condamnation, et nous fasse connaître notre position. Il nous entendra si notre cœur ne nous condamne pas.

59. Elisée a fait venir un musicien, et l’Esprit de Dieu est alors descendu sur le prophète [2 R. 3:15]. Connaissez-vous aussi : “Il y a une place pour moi à la Source” ? … et : “Plus près de toi, mon Dieu.” Vous pensez que c’est funèbre, mais nous en avons besoin. … [Cantique] …

60. [Prière] … quand Christ vient, cette douceur est pour moi la petite Voix qui fait plus de bruit qu’un vent violent.

61. Serrez la main de votre voisin, et chantons … [Cantique] …

Les Écritures de ce texte

Index complet des 10 références

1 Rois 19:9Jean 6:441 Corinthiens 13:111 Rois 19:111 Corinthiens 13:1Exode 14:13Matthieu 7:22-231 Jean 3:20Job 3:25Exode 33:22

1 Rois 19:9Jean 6:441 Corinthiens 13:111 Rois 19:111 Corinthiens 13:1 + 5 autres

Thèmes

attentepetite voixÉlierepentancehumilité

Personnes

ÉlieJézabelJésusPaulMoïseJean-BaptisteJohn WesleyMartin LutherRichard Byrd

Lieux

ChicagoMont CarmelKérithFinlandeAntarctique

Sujets

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William Branham

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Jean 13:1

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Des images de Christ

25 mai 1959   ·   24 min de lecture