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L'Aiglonne dans son nid

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William Branham 5 juillet 1957   ·   Chicago (Illinois)   ·   21 min de lecture   ·   7 références 5 juil. 1957   ·   Chicago (Illinois)   ·   21 min   ·   7 références

Les enfants de Dieu nés de nouveau reconnaissent la Voix de l'Aigle qui les a enfantés, même s'ils ont été couvés et élevés parmi les poulets religieux attachés à la terre, et ils savent placer les ailes de la foi et laisser le vent de l'Esprit les faire s'élever toujours plus haut.

Résumé de la prédication « The Eagle In Her Nest » (texte original en anglais).

Résumé de : “L’Aiglonne dans son nid” (5.07.1957)

L’AIGLONNE DANS SON NID THE EAGLE IN HER NEST 5 juillet 1957, vendredi soir, Chicago (Illinois), 63 minutes.

Thème central : Les enfants de Dieu nés de nouveau reconnaissent la Voix de l’Aigle qui les a enfantés, même s’ils ont été couvés et élevés parmi les poulets religieux attachés à la terre, et ils savent placer les ailes de la foi et laisser le vent de l’Esprit les faire s’élever toujours plus haut.

1. Je me suis enrhumé au contact de mon petit Joseph. Je poserai cette couverture multicolore offerte par le frère Thoms sur mon fils. Nous avons eu des fardeaux ces derniers temps au sujet des déplacements à l’étranger. Mais c’est un privilège de constater le fruit du Sang de Christ. Une dame, ici présente, est venue me serrer la main avant le repas : il y a 12 ans à Vandalia, j’avais prié sur un tissu qu’elle avait posé sur son fils atteint au cerveau, et qui avait jusqu’à 25 crises d’épilepsie par jour, mais, depuis lors, il n’en a plus eu une seule. Levez-vous, sœur, pour que tous vous voient …

2. Une autre femme est venue à ma rencontre dans le hall. Il y a environ 5 ans, elle était alcoolique. Elle avait essayé plusieurs traitements. Mais un soir, le Seigneur a révélé et pardonné ses péchés, et depuis elle n’a plus bu. Rosella … c’est elle. Juste avant elle, une danseuse adonnée à la drogue et à l’alcool, du nom d’Helen Romig je crois [cf. “From that time”, prêché le 15.04.1961, §31 à 40], était venue … elle est là-bas au fond … Aujourd’hui toutes les deux travaillent pour le Seigneur.

3. Je suis heureux que cette Convention chrétienne se soit tenue : “En quelque lieu que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles” [Mt. 24:28]. Je vais essayer de parler assez fort malgré ma laryngite. Je veux exprimer tout le bien que je pense des Hommes d’Affaires du Plein Evangile, où existe une communion sans barrières dénominationnelles, avec l’amour pour seule loi, Christ pour seul credo, et la Bible pour seul Livre. C’est ouvert à tous. Quand j’étais jeune garçon, c’était à qui arriverait le premier dans la rivière. C’était souvent moi, car j’étais le moins vêtu. On couvrait de boue le dernier arrivé. Le premier arrivé indiquait par un signe, un doigt ou deux doigts levés, si l’eau était froide ou chaude. Que Dieu vous bénisse d’ici la prochaine Convention !

4. Lisons Deutéronome 32:10-11

(10) Il l’a trouvé dans une contrée déserte, dans une solitude aux effroyables hurlements ; il l’a entouré, il en a pris soin, il l’a gardé comme la prunelle de son œil, - (11) pareil à l’aigle qui éveille sa couvée, voltige sur ses petits, déploie ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes.

Dieu est le Créateur de la nature, et la nature a été ma première Bible. Je me suis demandé pourquoi Dieu rattache l’aigle, ce grand oiseau qui vit dans les hauteurs, à son héritage. J’ai gardé le bétail et j’ai toujours aimé la nature et observé comment Dieu y agissait.

5. J’ai lu qu’en Palestine il y a 40 sortes d’aigles. Le mot signifie : “qui nourrit avec le bec”, une belle image de Dieu qui nourrit ses enfants avec les paroles de sa bouche. “L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.” [Mt. 4:4]. Il est l’Aigle qui nourrit ses aiglons avec la Parole. La Bible dit que l’aigle retrouve souvent sa jeunesse et vit donc longtemps. En fait c’est une apparence, mais on peut comparer cela à un réveil. Quand il y a un réveil, les aiglons se sentent jeunes ! Je ne me sens jamais aussi bien que lorsque la Présence de Dieu est proche.

6. L’aigle a deux grandes ailes pour la délivrance, les deux Testaments. L’aigle peut aussi voler plus haut que n’importe quel autre oiseau, plus haut que le faucon, lequel voit moitié moins bien que l’aigle. Il est spécialement conçu et nul ne peut le suivre au risque de mourir. Il est conçu pour aller haut. Cela ne servirait à rien si en outre il n’avait pas une vue excellente. Dieu compare ses prophètes à des aigles : Dieu a ainsi des yeux qui nous font voir plus loin. Plus on va haut, plus on voit loin.

7. Les gens montrent du doigt celui qui veut aller plus haut. Il est vrai que certains font des bonds mais ne s’envolent pas et retombent. L’aigle a des poussins, mais ceux-ci ne savent presque rien des hauteurs célestes. Je les ai observés dans les montagnes de l’Ouest et du Nord.

8. J’ai vu un jour un aigle, un oiseau du ciel, encagé au Zoo de Cincinnati. Quel triste spectacle ! Il se jetait contre les barreaux et retombait, blessé, avant de recommencer. Son regard allait vers le ciel. Il n’était pas conçu pour être sur terre, mais pour filer dans l’azur, loin des soucis du monde.

9. Par leurs ruses, les hommes l’avaient mis en cage pour toute sa vie. Quel triste spectacle ! Mais c’est encore plus triste de voir dans les rues des villes, des hommes faits à l’image de Dieu mais mis en cage par le péché, les soucis de ce monde. L’homme n’a pas été fait pour être lié, mais pour être libre : “Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.” [Jn. 8:36]. Il me faudrait des heures pour exprimer ce que je ressens à la vue des hommes mis en cage et privés de leurs privilèges ! L’homme n’a pas été fait pour être l’esclave de Satan, mais pour être fils à l’image de Dieu. Dieu a placé en lui une âme immortelle et une soif sainte de Dieu. Mais il essaie de l’étancher avec l’alcool, le tabac, et les choses de ce monde. C’est une honte. Hommes et femmes sont ainsi encagés loin des vrais privilèges que Dieu leur avait donnés, et cela parce qu’ils l’ont voulu, et non parce que Dieu l’a permis.

10. Cela nous ferait du bien d’examiner le mode de vie de l’aigle pour lui ressembler. J’espère que le Saint-Esprit va nous y aider. Premièrement, l’aigle ne fait pas son nid sur terre, mais dans les rochers, aussi haut qu’il peut les atteindre. Ses petits sont ainsi à l’abri. De même la Cité des fils du Dieu vivant n’est pas dans la plaine, mais sur la montagne. Quel privilège de savoir que Dieu nous a cachés dans le Sang de Jésus, dans le Rocher du Calvaire, loin au-dessus des hurlements de l’ennemi. Les coyotes ne peuvent atteindre ce Nid. De plus, combien la mère prend soin et nourrit ses petits qui viennent d’éclore !

11. Je suis heureux d’avoir un Père qui, si nous le laissons faire, nous place en un lieu inaccessible, là où le whisky ne peut nous atteindre, loin au-delà des cris, des séductions et des folies de ce monde. Quand l’homme a goûté un tel don de Dieu, ces choses deviennent mortes. Puis vient le jour où l’aiglonne décide que ses petits ne doivent pas rester des poulets qui ressemblent à l’aigle, mais qui ne sont que des créatures attachées à la terre. Ils peuvent certes battre des ailes, mais peuvent à peine décoller. Ils me font penser aux pseudo-chrétiens d’aujourd’hui, juste assez religieux pour être pitoyables. Vous dites être affilié à une église, mais avez-vous volé dans les cieux ?

12. Un poulet ne sait pas de quoi parle l’aigle. Mais l’aiglonne, étant une vraie mère, est résolue à ce que ses petits ne marchent pas comme des poulets. Elle les surveille jusqu’à ce qu’ils soient couverts de plumes. Et un jour elle décide de changer leur situation. Je suis heureux que Dieu ne nous laisse pas moisir ! Il a toujours pour nous quelque chose, une bénédiction après une autre. Un poète du Kentucky chantait ainsi la joie qui passait sur lui, onde après onde, comme les grandes vagues du lac Shore Drive allant et revenant sans cesse.

13. L’aiglonne allait transformer l’Eglise, ses petits. Certes, le prophète parlait d’abord de Jacob. Mais il y a un temps où l’aigle, quand il pense que ses petits ont assez grandi, remue le nid. Dieu agit de même dans son Eglise. Quand nous avons tout bien mis en place, Dieu secoue à nouveau le nid. Luther est sorti du catholicisme, mais ils sont devenus si guindés, que Dieu a secoué le nid et envoyé Wesley. A leur tour ils sont devenus guindés, et Dieu a envoyé la Pentecôte. Et c’est maintenant à nouveau un temps où le nid est remué, parce que nous nous sommes installés.

14. Un jour, l’aiglonne vient à l’improviste dans le nid. Elle bat des ailes, et le souffle qui tombe sur les petits secoue toute plume mal fixée. Elle va leur apprendre à voler en solo. On ne peut voler pour le Seigneur avec des plumes mal fixées. Ils n’avaient jamais senti un tel vent car, jusqu’alors, ils étaient à l’abri dans une fente du rocher. Mais Dieu leur montre du nouveau. L’Eglise ne peut se satisfaire d’un creux du rocher. Alors Dieu vient avec un vent puissant comme au jour de la Pentecôte, et toutes les plumes mondaines sont chassées. Un réveil de Pentecôte secoue le nid. Puis elle pousse un certain cri. Les aiglons savent qu’il va se passer quelque chose, car ce sont des aigles. Quand vient l’heure de ce remue-ménage, ils sont prêts pour la bénédiction. Quand vient cette heure-là, la vraie Eglise est prête.

15. L’aiglonne étale ses ailes, et, du fait de leur nature, ils savent quoi faire, comme un veau sait trouver sa mère à sa naissance. C’est Dieu qui lui dit quoi faire. Les aiglons savent accrocher les pattes dans les deux ailes, et s’agripper aux solides plumes de la mère avec le bec. De même, l’Eglise du Dieu vivant sait saisir la Parole, les ailes de sa délivrance, et s’agripper à chaque promesse de Dieu alors qu’un vent puissant secoue l’endroit. Quelque chose leur fait savoir comment s’accrocher, car telle est leur nature, et peu importe si on les traite de fanatiques.

16. L’aiglonne observe ses petits prendre place. De même Dieu voit l’Eglise qu’il aime tant, chaque membre du Corps, prendre sa position sur la Parole et se réclamer de chaque promesse de Dieu, les Hommes d’Affaires à leur place, le pasteur à sa place, le prophète à sa place. Alors la mère pousse un cri saisissant venu du cœur, un cri de joie à la vue des petits qui ont su trouver leur place, et elle s’envole vers le ciel ! Quel jour que celui où Dieu a son Eglise ancrée dans la Parole, et que vient l’heure de s’envoler sur les ailes du grand Aigle, les ailes du Saint-Esprit !

17. L’Aiglonne s’envole alors aussi haut que possible. Les aiglons n’émettent aucun murmure : leur bec est occupé à s’accrocher. De même dans l’Eglise ceux qui sont accrochés aux Ecritures ne murmurent pas, mais tiennent bon. Dieu tient ses promesses. L’aiglonne les conduit dans le ciel, là où ils n’avaient jamais imaginé aller, et c’est alors qu’elle les secoue et les jette dans les airs.

18. Dieu secoue ainsi son Eglise pour que vous voliez par vous-mêmes. Mais si l’aiglonne les chasse ainsi, elle ne les quitte cependant pas et les surveille. Pour la première fois de leur vie, les petits savent quoi faire et s’efforcent de battre des ailes, malgré quelques culbutes. C’est maintenant l’heure pour l’Eglise de se mettre à battre des ailes ! Les petits ne s’épuisent pas car ils sont bien surveillés. Si nécessaire, la mère passe sous eux, les reprend et les ramène dans la grâce. Ne craignez rien, le Saint-Esprit est notre Mère et veille sur nous.

19. Si les petits sont fatigués, elle est capable d’en rattraper un avec le bec, un autre avec sa patte. Les petits sont en sécurité car ils ne comptent pas sur leurs propres capacités, mais sur la présence et les capacités de la mère qui veille sur eux. Tant qu’il veille, que c’est sa Parole et qu’il vous a transporté jusque là, que craindriez-vous ? Là-haut, les petits vivent un jubilé de Pentecôte, battant des ailes pour essayer d’imiter leur mère, tandis qu’elle veille sur eux car ils sont à elle !

20. Quand ils ont fini de jouer, et que la convention est terminée, elle étend ses ailes et ils viennent s’y accrocher. Puis elle les transporte vers une autre nouveauté, une verte prairie où ils n’ont encore jamais mis les pieds, et connaissent un nouveau jubilé, tandis qu’elle s’envole vers un pic élevé d’où elle veille sur les aiglons. Malheur au coyote ou au faucon qui voudrait s’approcher.

21. Tel est notre Christ ce soir. Quand il est mort au Calvaire, il est monté dans la gloire et s’est assis à la droite de Dieu d’où il veille sur nous. Pourquoi s’inquiéter de ce que pense le monde ? Passez un bon moment et réjouissez-vous ! Le monde est rempli de névrosés. Elvis Presley, Arthur Godfrey et d’autres doivent consulter des psychiatres. Mais s’ils remplaçaient leurs grivoiseries par les louanges de Dieu, je les présenterais à Celui qui les protégerait et les perfectionnerait, et ils n’auraient plus besoin de psychiatres. Voyez ces petits passer un bon moment dans cette herbe qu’ils n’avaient jamais imaginée ! Si vous ne croyez pas que Dieu a pour vous des choses dans ce monde que vous n’imaginez pas, venez faire un vol !

22. Ces petits sont ses héritiers, ses bien-aimés. Elle donnerait sa vie pour eux. Un jour au Colorado, j’ai vu cette aigle faire prendre leur premier envol d’essai à ses petits. Le ciel s’est assombri, annonçant un orage proche dans cette montagne. Elle a poussé un cri et est descendue de son pic vers le vallon. Les petits se sont précipités vers les ailes étendues. Elle a traversé les rafales pour aller les mettre à l’abri dans le rocher.

23. J’ai pleuré là comme un enfant : “Jésus, tu as racheté ton Eglise, tu l’as déposée près des verts pâturages où ils se sont réjouis et t’ont loué.” Il est monté dans les Cieux d’où il veille sur eux. Mais un jour il va revenir étendre ses ailes pour les ramener dans les Cieux, hors des tribulations qui vont frapper la terre !

24. Un fermier avait attrapé un œuf d’aigle. Il l’a placé sous une poule. A l’éclosion, c’était le poussin le plus bizarre de la couvée. Il ne comprenait pas de quoi les autres discutaient. Il ne parlait pas leur langue. Ils le frappaient du bec à cause de cela. Il était en fait un aigle. Tous comprenaient chaque gloussement de la poule, sauf lui. Je pense que vous comprenez ce que je veux dire.

25. Je pense à ces poules qui vous mènent à la piscine où vous vous dénudez. Ils disent appartenir à une église, mais un vrai né de nouveau ne fréquente pas ces choses et ne comprend pas ces gloussements. Dieu connaît les siens, et cela dès avant la fondation du monde, quand il vous a prédestinés à être des enfants de Dieu.

26. Quand elle a attrapé une bestiole, la poule appelle ses petits, et cet aiglon à l’allure bizarre vient lui aussi. Mais un jour la mère aigle est passée par là, et l’ombre de ses ailes à couvert le poulailler, et elle a vu son petit. Dieu connaît les siens. Elle a crié, et le petit a tourné la tête vers le haut. Il aurait dû faire cela sans cesse. Elle a crié : “Tu n’es pas un poulet, tu es à moi !” Dieu a partout des enfants, et ils reconnaissent la Voix de l’Evangile de la puissance de Christ. “Mes brebis entendent ma voix.” [Jn. 10:27].

27. J’étais courbé dans mon grand enclos dénominationnel, mais j’ai entendu une Voix d’en-haut, venue du Quartier général céleste, et non du presbytère, ni du comité des diacres. Cette Mère disait : “Tu n’es pas un poulet, tu n’es pas de là, tu es à Moi.” Il y a parmi vous des aiglons qui marchent depuis longtemps dans les poulaillers dénominationnels. J’espère qu’il vous appelle : “Tu es à Moi.” - “Que dois-je faire Seigneur ?” – “Fais un premier saut et bats des ailes !” Il l’a fait et il a alors découvert qu’il n’était plus lié à la terre, mais qu’il était au sommet d’un poteau, au cœur d’une organisation pentecôtiste. “Mon enfant, tu dois aller plus haut, fais encore un saut pour que je puisse te prendre sur mes ailes !”

28. Ce dont l’Eglise de Dieu a besoin ce soir, c’est de faire un autre saut hors des barrières dénominationnelles et des “ismes”, de briser tous ces liens, et il vous emportera sur les ailes du grand “Speckled Bird” [NDR : “L’Oiseau moucheté”, allégorie du Christ méprisé, d’après un cantique du Sud]. C’est dans des réunions comme celles-ci que l’on peut sauter et ressentir la puissance de sa Parole et partir loin de ces soucis du monde. Il est votre Père et il vous aime. Le temps d’agiter le nid est déjà venu, mais il nous faut un autre saut pour être libre, pour étendre les ailes et prendre notre envol en solo. Quelle joie ce sera en ce dernier jour pour ceux qui sauront sauter et battre des ailes ! Le grand Aigle viendra en gloire déployer la puissance de son Esprit, et ceux qui seront attirés s’envoleront vers l’éternité !

29. J’ai vu il n’y a pas longtemps dans une usine à Gary, Indiana, un électro-aimant attirer à lui des copeaux métalliques destinés à la fonderie. J’ai loué le Seigneur en pensant au grand Aimant qui nous attend. On m’a expliqué que ni les morceaux d’aluminium, ni le fer boulonné au sol n’étaient attirés. Le grand Aigle va venir un jour, et seuls ceux qui auront été magnétisés par la puissance du Saint-Esprit, et qui ne seront boulonnés ni à des credo, ni à des pensées d’aluminium inconsistantes et sans ambition, prendront leur envol. Il devrait y avoir dans l’Eglise les pensées les plus élevées et les ambitions les plus hautes au monde, en signe de sa vocation céleste en Christ !

30. Un jour je chassais le chevreuil en montagne, dans le Colorado, en octobre avant la venue de la neige. J’étais seul et je devais retrouver Mr. Jefferies 4 jours plus tard. Un matin, j’ai attaché mon cheval et je suis monté là où je guidais le bétail des années auparavant. La pluie est venue soudain, et je me suis abrité.

31. Ce qui s’est passé alors n’a jamais quitté mon cœur. Alors qu’après la pluie je m’essuyais le visage, j’ai entendu un loup hurler au loin, puis sa compagne lui a répondu dans la vallée. Ma mère est à moitié indienne, et David a parlé des flots qui appellent les flots [cf. Ps. 42:7], et j’aime la nature sauvage, et quelque chose en moi a appelé. Le soleil se couchait au-dessus des arbres encore givrés par la pluie, tandis que je descendais. Un arc-en-ciel s’est formé, et un cerf a bramé au même moment. Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. “Un flot appelle un autre flot au bruit de tes ondées … et tous tes flots passent sur moi.”

32. Si une profondeur appelle, c’est qu’une autre existe pour y répondre. Il faut que l’eau existe avant qu’il y ait un poisson, et qu’il y ait de la terre avant qu’il n’y ait un arbre. Il y a quelques années, un garçon mangeait la gomme de ses crayons et le caoutchouc de son vélo. Une analyse a montré qu’il manquait de soufre. Il y avait du soufre pour répondre à cette faim.

33. Pour qu’il y ait une création et un homme ou une femme ici, il a fallu un Créateur. S’il y a en vous un désir de plus de Dieu, c’est qu’il y a quelque part plus de Dieu à recevoir. Il vous suffit de sauter de votre poteau. En voyant l’arc-en-ciel, j’ai pensé à la tunique multicolore de Joseph, à l’Arc-en-Ciel d’Apocalypse 1, à l’Alliance de Dieu faite avec les hommes dans la Genèse et confirmée par Christ. Je me suis mis à courir et à crier comme un fou. Je pouvais voir Dieu dans l’arc-en-ciel et dans le soleil couchant, je l’entendais appeler au travers de ce loup. Si Dieu est en vous, vous le verrez partout. Mais il doit d’abord venir en vous, vous changer de poulet en aigle, et vous donner un désir d’agir.

34. J’ai soudain entendu piailler un écureuil, la sentinelle des bois. Il n’en avait pas après moi, mais après un aigle que l’orage avait obligé à s’abriter à couvert. J’ai observé ce dernier, me demandant pourquoi Dieu avait interrompu mes pensées. Il a remué les ailes. J’aurais pu facilement le tuer, mais quand j’ai touché mon fusil, il n’a pas bougé. Il n’avait pas peur, car Dieu lui avait donné deux ailes puissantes et il avait confiance en elles.

35. Si seulement nous avions confiance aux deux ailes de la Bible, la Parole donnée à l’Eglise pour que celle-ci s’envole au loin sous le souffle du Saint-Esprit ! Cet aigle avait confiance et savait que ses ailes pouvaient l’élever d’un bond loin au-dessus des arbres, loin de la portée de mon fusil. Au bout d’un moment, il en a eu assez des cris de l’écureuil. Il lui a suffi d’un grand bond et de deux battements, puis il n’a plus fait de mouvement : il savait comment placer ses ailes, et chaque bouffée de vent le faisait s’élever, jusqu’à ce qu’il devienne un point. J’ai pleuré comme un enfant : “Mon Dieu, c’est cela !”

36. Si seulement l’Eglise savait placer ses ailes de la foi dans les promesses de Dieu, au lieu d’aller d’un côté et d’autre, de se joindre à une dénomination ou à une autre. La clef est de placer vos ailes dans la Promesse et de laisser le Saint-Esprit vous élever toujours plus haut ! Cet aigle a laissé là l’écureuil attaché à la terre et piaillant que ni la guérison des malades, ni le baptême du Saint-Esprit n’existent. Mais lui, il continuait de s’élever, laissant l’autre derrière.

37. Que Dieu nous aide à prendre les ailes de l’aigle et à nous envoler vers toutes les promesses bibliques de Dieu. Ce soir, ce jeune épileptique est guéri parce que sa foi a été placée dans les ailes, et Dieu l’a transporté de la maladie à la santé. C’est aussi pourquoi cette femme-ci et celle-là, qui étaient alcooliques et droguées, qui n’avaient pas été délivrées chez les Anonymes, ont placé leurs ailes de la foi dans la Promesse : “Ta promesse est à moi !”, et elles sont ici en parfaite santé.

38. Si vous n’êtes ni une prostituée ni un ivrogne, c’est parce que vous avez placé vos ailes dans la promesse, et que, par la foi, Dieu vous a élevés au-dessus des barrières dénominationnelles. C’est parce que des hommes ont osé étendre leurs ailes qu’il y a cette communion dans ces réunions. L’Aiglonne est en train de secouer le nid, et si vous osez étendre les ailes dans la promesse de la Parole, Dieu vous éloignera de cette pauvre vie impie et égoïste. Il vous rendra libre, heureux dans une atmosphère bénie dont le monde et les poulets ne savent rien.

39. Inclinons la tête. [Appel des inconvertis à se convertir et à lever la main vers Christ, l’Aigle de l’Eglise] … [Plusieurs mains se lèvent] …

40. [Enregistrement interrompu] … [Appel aux pasteurs non consacrés à se repentir de ne pas avoir sacrifié tout leur être pour Christ, et à lever la main] … [Suite de l’appel] …

41. Et vous, les hommes d’affaires, un jour vous devrez abandonner votre entreprise prospère, et vos héritiers se partageront vos biens en se disputant. Mais combien avez-vous amassé au Ciel ? Que savez-vous de Christ ? Ne le connaissez-vous que comme Celui qui bénit l’âme ? Souvenez-vous qu’il bénit le juste et l’injuste. Vous dites connaître la Bible, mais cela n’est pas la Vie. La Vie, c’est connaître Christ dans son amour, le vrai pardon des péchés, le baptême du Saint-Esprit : il n’y a pas d’autre chemin. Alors les choses anciennes sont passées, toutes choses sont nouvelles. Si vous l’aimez, vous n’agiriez pas selon le monde.

42. De même, si un homme et une femme s’aiment, ils n’ont pas peur que l’autre trahisse. Les actes parlent plus que les mots. Si vous ne connaissez pas Christ, levez la main avant la prière …

43. Durant ces réunions, beaucoup sont venus à lui et ont été baptisés du Saint-Esprit. [Prière].

44. Le frère Demas m’avait proposé de terminer sur une prière collective. Je préfère, tandis que nous sommes assis dans les lieux célestes, que chacun baisse la tête et prie et loue le Seigneur en silence, à sa façon. Auparavant, chantons doucement le cantique : “Ma foi regarde à Toi” …

Les Écritures de ce texte

Index complet des 7 références

Matthieu 24:28Deutéronome 32:10-11Matthieu 4:4Jean 8:36Jean 10:27Psaumes 42:7Apocalypse 1

Matthieu 24:28Deutéronome 32:10-11Matthieu 4:4Jean 8:36Jean 10:27 + 2 autres

Thèmes

aiglenouvelle naissancefoiSaint-Espritdélivrance

Personnes

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Lieux

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30 juin 1957   ·   19 min de lecture