The Impersonation of Christianity

L’imitation du christianisme

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William Branham 27 janvier 1957   ·   Lima (Ohio)   ·   29 min de lecture   ·   6 références 27 janv. 1957   ·   Lima (Ohio)   ·   29 min   ·   6 références

William Branham prêche sur la nécessité de recevoir non seulement un cœur nouveau et un esprit nouveau, mais aussi le Saint-Esprit lui-même, qui seul donne la vie véritable. Il critique les dénominations qui ont perdu la vie spirituelle en s'organisant et en remplaçant la direction du Saint-Esprit par des credos humains. Il appelle à un réveil authentique où le Saint-Esprit dirige l'Église, produisant des fruits d'amour et de puissance.

Résumé de la prédication « The Impersonation of Christianity » (texte original en anglais).

Résumé de : “L’imitation du christianisme” (27 janvier 1957)

1. Nous avons eu de très bons moments de communion ce matin. J’ai encore l’honneur de parler cet après-midi. Je suis un peu enroué, avec tous ces déplacements. Dans une dizaine de jours je serai à Phoenix en Arizona, puis en Californie où il fera froid à nouveau. C’est le lot des évangélistes. On m’a dit que ma vie devait être une vie de victoires. Vous ne savez pas tout. Mais c’est vrai en Christ. C’est un privilège de pouvoir parler à ses enfants, d’être ensemble et d’adorer. Mais ce qui va avec cela est dur, comme par exemple devoir quitter sa famille.

2. Ma première femme [Hope Brumbach] est morte à 22 ans [juillet 1937], et elle est partie là-haut avec ma fille de 8 mois [Sharon Rose]. Billy [né le 13.9.1935] avait 18 mois, et j’avais environ 26 ans. Le Seigneur m’a donné une gentille femme [Meda Broy, octobre 1941] et 4 ans plus tard Rebekah est née [mars 1946]. Durant ces 4 ans, je suis allé à Evansville, puis à Minneapolis, puis à Phoenix après un court passage en Louisiane. J’étudiais la vie de Joseph. Abraham représente l’élection. Il a donné Isaac, la justification. Isaac a donné Jacob, la grâce. Jacob a donné Joseph, la perfection.

3. Je n’ai pas l’esprit compliqué. Dieu entend la prière d’où qu’elle vienne, mais je priais dans un réduit parce que Jésus a dit de prier dans un lieu secret. Je n’ai pas beaucoup grandi depuis 47 ans ! J’étais donc en prière et je pleurais de joie à la pensée de rencontrer Joseph et d’interroger Daniel sur la Lumière qui avait retenu les lions, ou d’interroger ses amis sur le tourbillon de Pentecôte qui écartait les flammes de la fournaise. Je ne peux expliquer cela, car on ne peut pas expliquer Dieu, mais j’ai dit : “Mon Dieu, si tu me donnes un fils, je l’appellerai Joseph.”

4. C’est comme être dans une autre dimension, mais aussi réelle qu’ici, et on est conscient d’y être. Votre voix est ici, mais vous êtes ailleurs. Et quelque chose a dit : “Tu auras un fils, tu l’appelleras Joseph.” Le médecin avait dit que Meda ne pouvait plus avoir d’enfant après la naissance de Rebekah.

5. Quand elle a été enceinte, on m’a demandé si c’était Joseph. “Je ne sais pas.” C’est une fille qui est née [Sarah en mars 1951]. J’ai reçu un tas de lettres m’accusant de fausse prophétie. J’avais seulement annoncé que Joseph viendrait, sans plus. Le médecin a déclaré qu’il ne fallait pas d’autre enfant. J’ai maintenu ma position. Quatre autres années sont passées.

6. Puis à nouveau un enfant a été annoncé. “Est-ce Joseph ?” – “Je ne sais pas, mais Joseph viendra.” Une pauvre femme qui se croyait envoyée pour diriger ma vie a fait des déclarations, disant que Dieu allait reprendre Meda, et celle-ci en a été troublée, mais je n’ai pas écouté cette femme. Je suis allé prier dans mon lieu secret, une caverne, près d’une cabane, dans un coin de montagne où je chassais autrefois. Le Seigneur m’a dit de ne pas m’inquiéter. A mon retour j’ai trouvé Meda en pleurs : la sœur Margie, une infirmière guérie d’un cancer lors d’une réunion, ne pourrait pas s’occuper d’elle car elle était prise par une urgence. J’ai répondu : “Je viens de recevoir un Ainsi dit le Seigneur !” C’était réglé.

7. Il est né le lendemain [le 19 mai 1955], et pesait 7 livres et 3 onces [NDT : 3,26 kg] : “Il y a longtemps qu’on t’attend. Je suis heureux que tu sois là !” – “Pourquoi l’avoir appelé Joseph ?” – “Il est celui qu’il est.” Il m’est difficile de le quitter, mais c’est un privilège de le faire pour le Seigneur Jésus qui me guide par sa main.

8. A la fin de la réunion, les cartes de prière seront distribuées pour ce soir. Je suis heureux d’avoir prié comme je l’ai fait hier soir pour la première fois depuis des années. Imposer les mains, sentir ces bosses sous la main et les voir disparaître, cela me rend heureux et me rappelle les réunions d’autrefois. Lisons Ezéchiel 36:27

“Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.”

9. Ezéchiel était prophète, c’est-à-dire, selon la Bible, un aigle. L’aigle est un oiseau puissant qui vole plus haut et voit plus loin que les autres, car il est fait différemment. Il s’élève dans l’Esprit, et au retour il peut dire ce qu’il a vu et ce qui se prépare. Il voit plus loin que le faucon. Un jour, au zoo de Cincinnati, j’ai vu un aigle en cage qui se cognait contre les barreaux en essayant de voler. Il était fait pour voler, mais il était prisonnier à vie. Il voyait le ciel, mais ne pouvait sortir de sa cage. Quel triste spectacle !

10. Il y a plus triste encore : des fils d’Adam destinés à être des fils de Dieu, mais courant ici et là après les plaisirs, se faisant du mal les uns aux autres, prisonniers du péché. Mais je suis heureux d’annoncer que le cœur aimant de Jésus est venu vers les fils d’Adam et libère quiconque veut être libéré.

11. Il y a tant d’imitateurs du christianisme ! Etre chrétien, ce n’est pas une affiliation à une église, mais une expérience. A Little Rock, Arkansas, nous avions une grande campagne de réveil. Un mendiant vendeur de stylos sur les trottoirs, marchant depuis des années avec des béquilles, et qui était nazaréen, est venu sur l’estrade. Par une vision, le Seigneur a dit ce qui s’était passé, et il a été guéri instantanément. Le lendemain, il a parcouru la ville avec une pancarte et en portant ses béquilles : “Je m’appuyais sur elles, maintenant je m’appuie sur le bras éternel de Jésus-Christ.” Il est revenu à la réunion, et depuis le balcon ce pauvre homme m’a interpelé : “En vous écoutant j’ai pensé que vous étiez nazaréen, mais on m’a dit que vous étiez baptiste, or vous êtes entouré de pentecôtistes. Qu’êtes-vous donc ?” – “Je suis pentecôtiste-nazaréen-baptiste !”

12. Le christianisme est une Vie, mais ils ont organisé la Pentecôte et ont capitalisé sur ce nom. La Pentecôte est une expérience, non une dénomination, et elle appartient aux baptistes, aux luthériens, aux nazaréens, etc. Mais beaucoup semblent avoir du mal à vivre une vie chrétienne. Quand j’ai perdu ma femme et ma petite, on m’a demandé si j’avais gardé ma religion durant cette épreuve. J’ai répondu : “C’est elle qui m’a gardé.” La question n’est pas que je m’y accroche, mais que Lui me tienne. C’est un don qui est fait. Si ces gens ont tant de difficultés à tenir, c’est qu’il y a un problème. S’il suffit de déclarer un credo, alors il suffit d’appartenir à un bon groupe. On peut recevoir la Parole dans l’intellect, mais elle doit descendre jusqu’au cœur, et c’est alors qu’elle donne des résultats.

13. Si Dieu dirige son Eglise par une dénomination ou un credo, alors il nous faut l’intelligence, et plus on sera intelligent, meilleure sera l’Eglise ! Mais le programme de Dieu, c’est que le Saint-Esprit dirige l’Eglise. Il a été donné pour l’Eglise. Si l’homme dirige, l’Esprit s’en va. Si l’Esprit dirige, l’homme s’en va. Dieu veut que l’Esprit dirige l’Eglise. Et je ne parle pas uniquement de la prédication.

14. Ezéchiel a dit que Dieu ôterait le cœur de pierre, puis mettrait un nouveau cœur, un nouvel esprit, puis son Esprit en vous. Un nouveau cœur ne signifie pas un remodelage de l’ancien. L’église n’a pas besoin d’un ravalement de façade, mais d’une naissance, non pas d’un polissage ou d’un changement de pasteurs, mais d’une conversion, du baptême du Saint-Esprit, de la puissance du Dieu vivant. Un réveil, ce n’est pas aller chercher de nouveaux membres, mais faire revivre ce qui est déjà acquis.

15. Il n’y a pas longtemps, je regardais les vagues du lac Michigan et l’écume qui s’envolait. Je me suis demandé si elles étaient heureuses à cause d’un réveil. Mais on peut faire des bonds sans avoir une goutte d’eau en plus ! C’est encore la même eau. Pour qu’il y ait un réveil, il faut que le vent souffle comme au Jour de la Pentecôte, et c’est ce dont l’église a besoin, et non pas de nouveaux baptistes et de nouveaux méthodistes. Ces vagues ont une fonction. Elles poussent les détritus vers la berge. Un vrai réveil efface les divergences, nettoie les eaux, si vous laissez faire le Saint-Esprit. Un polissage de l’église n’est pas un réveil. J’espère qu’après cette réunion il y aura des réveils partout en ville et dans le pays ! Le vrai réveil doit venir du Ciel, naître de Dieu. Il ne peut venir par l’homme. On ne peut mélanger un tel réveil avec l’ancienne théologie. On ne peut mettre le vin nouveau dans de vieilles outres [Lc. 5:37].

16. Pourquoi ne pouvait-on mettre du vin nouveau dans de vieilles outres ? C’est parce qu’elles étaient faites en peau. Avec le temps, la graisse disparaissait et la peau se racornissait. Si on y met du vin nouveau, il fermente et fait éclater la peau. On ne peut recevoir le baptême du Saint-Esprit avec une vieille expérience d’église bien incrustée. Mais une outre neuve a encore de la graisse animale, et elle est souple. Pour avoir un réveil, il faut que l’Eglise soit souple.

17. Si vous mettez dans une vieille outre le vin nouveau, qui est la Parole, et quand celle-ci dit que Jésus-Christ est toujours le même, la vieille outre explose : “Je n‘y crois pas !” Le baptême du Saint-Esprit est aussi vrai aujourd’hui qu’autrefois. “Je n’y crois pas !” L’outre et le vin sont alors perdus. C’est donner des perles à des pourceaux, et le message est déchiré. Mais si on met du Saint-Esprit nouveau dans une outre neuve, si le vin dit que Jésus est toujours le même, l’outre dit : “Amen !” Quand il dit qu’il a été blessé pour nos iniquités, et que par ses meurtrissures nous sommes guéris, l’outre neuve dit : “Amen !”, et le vin et l’outre sont gardés. Le Jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit est tombé du Ciel sur 120 outres neuves dont les embouchures étaient tournées vers le haut. Elles se sont mises à danser et à prêcher l’Evangile au monde, et à proclamer que Jésus-Christ est toujours le même !

18. Un jour, après des réunions parmi des Indiens en Colombie Britannique, un ami m’a invité à la chasse au bouquetin loin dans la montagne. Il y avait 21 chevaux. J’aime la nature, car on y trouve Dieu. Je pistai un grizzly, non pas pour le tuer, car le permis était trop cher, mais pour le voir. Mon cheval de trois ans me causait des problèmes car il voulait me jeter à terre.

19. Pour retrouver mon chemin dans ce coin reculé où il valait mieux ne pas se perdre, j’ai dû gravir une colline. Il y avait du brouillard dans la vallée, et il se faisait tard. Je louais Dieu pour toute cette beauté. La lune brillait au travers des nuages. Il m’a semblé que quelque chose me demandait de m’arrêter. J’ai attaché le cheval et je me suis assis sur un tronc, et j’ai loué Dieu. J’ai alors entendu un son triste. J’étais près d’une zone qui avait brûlé. Les troncs nus ressemblaient à des pierres tombales sous la lune. Je me suis demandé pourquoi Dieu m’avait fait arrêter dans cet endroit lugubre.

20. Un verset de Joël m’est venu à l’esprit : “Ce qu’a laissé le gazam, la sauterelle l’a dévoré ; ce qu’a laissé la sauterelle, le jélek l’a dévoré ; ce qu’a laissé le jélek, le hasil l’a dévoré.” [Joël 1:4]. Le vent agitait autrefois les frondaisons royales de ces arbres. Ils étaient encore des arbres, mais quelque chose s’était passé. Le courant de sève avait été consumé. J’ai alors pensé à tous ces gens qui s’opposent à la guérison divine en disant que les miracles étaient pour autrefois. Il ne leur reste que leur grand nom du passé, mais le courant de vie a été rompu.

21. Les enseignants venus après les fondateurs de la dénomination ont retranché la vie du Saint-Esprit. Ces arbres avaient été faits pour se balancer sous le vent de la Pentecôte, et maintenant, alors que le vent soufflait encore, ils ne savaient que gémir : “Le temps des miracles est fini, le baptême du Saint-Esprit n’existe pas.” Ils avaient été des arbres, mais la vie les avait quittés. Tel est le problème des pentecôtistes, des méthodistes, des baptistes, etc. Les insectes dénominationnels ont dévoré toute vie. Nous avons besoin d’un vent puissant et d’un nouveau canal de vie pour le recevoir !

22. Je ne condamne pas les organisations, mais l’absence de Christ en elles. Elles gémissent quand Dieu envoie le réveil du Saint-Esprit parce que leur vie n’est pas assez souple pour le recevoir. Pierre a dit en Actes 2:38 : “Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit. - Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.” Si Dieu appelle encore, c’est que le Saint-Esprit descend encore !

23. Je me suis demandé ce qui avait ôté la vie à ces arbres. Ce que les luthériens avaient laissé, les méthodistes l’ont dévoré, ce que les méthodistes ont laissé, les baptistes l’ont dévoré, etc. Il ne reste plus qu’un nom d’église. Ce n’est pas étonnant qu’il y ait autant d’imitations ! Il n’y a pas un manque d’églises, mais un manque de vie ! Pourquoi alors envoie-t-il encore le Vent ? Ma pensée est revenue aux Ecritures : “Je restaurerai, je remplacerai ce que les insectes ont dévoré !”

24. J’ai alors remarqué que de jeunes arbres étaient sortis des graines tombées au sol. Ceux-là dansaient sous le vent, dans un réveil à l’ancienne mode, des enfants de Dieu se réjouissant dans les bénédictions de Dieu. Ils étaient jeunes, verts et souples. C’est mieux que d’être vieux, raide et mort. Mieux vaut un feu incontrôlé que pas de feu du tout.

25. Ces arbustes vivaient un vrai réveil pentecôtiste ! J’ai demandé : “Ne pousseraient-ils pas sans ces baptêmes se déversant sur eux et qui les secouent ?” – “A chaque fois que je les secoue, cela libère les racines, et ils vont plus profond.” C’est cela un réveil dans une ville. Ces réveils pentecôtistes viennent certes des vieux arbres morts, mais Dieu sait ramener la Vie. Au moment où l’arbre meurt, Dieu suscite une semence identique. Nous avons la même Bible qu’ils avaient.

26. Je viens de lire des notes de Wesley. Un jour, son cheval s’est brisé une patte. Wesley lui a fait l’onction d’huile, et il est remonté en selle. Pourquoi les méthodistes ne veulent-ils donc pas coopérer dans des réunions de guérison ? Si Dieu peut guérir un cheval, il peut guérir un homme ! Vos prédicateurs insensés vous ont injecté un baume qui vous prive de vie. Le baptiste John Smith priait tant pour un réveil que ses yeux se fermaient, et que sa femme devait le guider jusqu’à sa table. A plus de 80 ans il a prêché plus de 4 heures durant, alors que vous ne tenez pas plus de 20 minutes ! Il n’y a plus de vie pour accueillir le vent. Il se lamentait sur les femmes portant des anneaux d’or aux doigts. Que dirait-il des shorts indécents !

27. Ma mère achetait de la couenne pour en tirer la graisse et ainsi faire le pain de maïs. Chaque samedi, nous prenions un bain à tour de rôle dans un baquet. Puis nous prenions une cuillère d’huile de castor. Je ne pouvais en supporter l’odeur. Mais elle disait : “Si cela te plaisait, cela ne te ferait pas du bien.” De même, ce message vous remuera peut-être et vous conduira à prier pour être là où vous devriez être.

28. Notez l’ordre dans les Ecritures : “Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.” [Ez. 36:26]. Certains s’arrêtent sur le premier point, avoir un cœur nouveau, à la place du cœur de pierre, mais ce n’est qu’un point de départ. C’est là où beaucoup de pentecôtistes échouent. Vous vous êtes sentis bien, mais vous étiez seulement dans la bonne file. Comment pourriez-vous suivre l’Esprit de Dieu avec le vieil esprit ! Dieu doit donc vous donner un nouvel esprit.

29. Après avoir enlevé le cœur de pierre, puis vous avoir donné un cœur tendre et un esprit nouveau, il doit mettre son Esprit en vous. Son Esprit n’est pas notre esprit nouveau. Beaucoup reçoivent un esprit nouveau et pensent avoir reçu l’Esprit de Dieu. Ils se sentent heureux, sautent de joie et sont très religieux. Mais ce n’est pas çà. Le Saint-Esprit fait agir et penser différemment. Le Saint-Esprit est mis au centre de votre nouvel esprit, et votre nouvel esprit a été mis au centre de votre cœur nouveau. Ainsi l’Esprit de Dieu est au centre de votre nouvel esprit. Vous n’avez alors plus à imiter les autres. Vous avez reçu l’amour de Dieu si profondément en vous que vous le vivez. Ce n’est plus vous, mais quelque chose en vous.

30. Beaucoup prennent un visage de chrétien le dimanche. Mais regardez-les le lundi. Ce n’est que de l’imitation, de l’hypocrisie. Le sénateur Upshaw, qui a été guéri après 66 ans de paralysie, disait : “On ne peut être ce qu’on n’est pas.” Que l’Eglise soit un jour ce qu’elle doit être. Si vous êtes pour Christ, donnez-lui tout. Ouvrez votre cœur sans penser à ce qui vous entoure. Pensez à ce que Christ est pour vous et en vous.

31. Le Saint-Esprit au centre de l’esprit nouveau, c’est comme le ressort central d’une montre. Dès le premier mouvement chaque pièce entre en action parfaitement. Le ressort central du christianisme c’est, non pas une théologie humaine ou une dénomination, mais le baptême du Saint-Esprit qui met en action en bon ordre chaque organe de l’Eglise. Sinon quelque chose ne va pas. De même, quand l’Esprit dirige son Eglise, chaque mouvement de celle-ci bat au bon moment et en accord avec la Bible, quoi qu’en disent les théologiens, car le Saint-Esprit, qui a écrit la Bible, la met en branle dans l’Eglise et l’expose telle qu’elle est écrite.

32. Ce n’est pas parce que vous la comprenez mieux avec un nouvel esprit, ni parce que vous cessez de boire, ou que vous parlez en langues, ou que vous rejoignez une église. Cela n’a rien à voir. “Vous les reconnaîtrez à leur fruit” a dit Jésus, et le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la bonté, la douceur, etc., ces vertus que le monde attend de voir dans l’Eglise. Ils examinent les baptistes, les méthodistes, et les autres, à la recherche de Dieu.

33. Paul a dit : “Si je parle en langues, ou guéris les malades, ou déplace des montagnes, si cela n’est pas soutenu par l’amour, je ne suis rien.” Avec le Saint Esprit dans votre vie, le joug est facile. Plusieurs disent : “Si seulement je pouvais vivre cette vie !” Ne vous inquiétez pas, ce ne sera pas vous, ce sera le Saint-Esprit en vous. Paul, autrefois religieux et érudit, a dit : “La vie que je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi.” Il avait étudié auprès de Gamaliel et dans les meilleurs séminaires, mais il a dû tout oublier pour trouver Christ, le Saint-Esprit.

34. Satan nous traite de gesticulateurs, mais j’ai déjà parcouru le monde et conduit plus d’un million d’âmes à Christ par la grâce de Dieu, or je n’ai jamais rencontré de gesticulateurs ! Des signes accompagnent ceux qui croient ! Mais vous ne pouvez pas supporter la persécution. Je ne suis pas ici pour vous fustiger, mais parce que je vous aime et pour vous dire la vérité. C’est pourquoi le Saint-Esprit laisse ces choses se produire dans les réunions. Ce don divin n’est qu’une confirmation. Je suis ici pour vous aider. Il vous faut cette vie nouvelle. Même chez les baptistes, les gens font une confession de foi et sont baptisés, mais peu après ils sont dans les mêmes ornières.

35. Je rencontre souvent Billy Graham, un vrai chrétien, droit sur la Parole et sans théologie prétentieuse. J’ai prêché en Suisse le lendemain de son départ en Suisse. Je l’ai entendu il y a quelques mois à Louisville déclarer : “La Bible est la norme de Dieu. Je ne suis pas un grand prédicateur, mais j’ai été envoyé pour ce travail, et je le fais de mon mieux. En 6 semaines de réunions, il y a dix mille conversions, mais un ou deux ans plus tard, il n’en reste pas un dixième !”

36. Je vois la même chose, et Oral Roberts aussi. Le problème, c’est que les gens ne sont touchés qu’émotionnellement, mais n’ont jamais été convertis selon la Parole. A la première difficulté ils cèdent. Lui accepte un cigare, et elle retourne à ses maquillages. Une femme a fait cela dans la Bible, et Dieu l’a livrée comme nourriture aux chiens.

37. Ils ne sont pas allés assez loin. Ils ont seulement reçu une conception nouvelle de Christ. Mais si vous recevez un cœur nouveau, un esprit nouveau, et que Dieu mette son Esprit dans cet esprit nouveau, alors la Croix s’aligne avec le plumage, plus rien ne grince. Peu importe alors ce qu’on dit de vous. Les fardeaux que le monde jette sur vous, l’Esprit en vous les tourne vers le Ciel et la Parole. Comme Samson, vous prenez les portes de Gaza et vous les portez sur la colline du Calvaire [cf. Jg. 16:3], et vous priez pour la personne. La Croix a des ailes et elle suit facilement.

38. Voilà pourquoi ils tombent au moindre vent, et pourquoi des milliers sont emportés. Ils ne peuvent endurer la moindre persécution. Ils ne sont pas encore alignés sur la Croix. “Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions. Mon joug est doux et mon fardeau léger.” [Mt. 11:29-30]. Le mécanisme de Dieu ne dépend pas d’une théologie ou d’un exploit intellectuel, mais du baptême de l’Esprit. Alors c’est le mécanisme qui commence à vous faire avancer, et non pas l’inverse. C’est Dieu qui connaît le chemin à suivre selon la Parole. Vous suivez, et c’est si facile alors.

39. Dieu a voulu montrer sa puissance aux disciples et au monde. Nous voyons en Christ la puissance qui devrait être dans l’Eglise, où par l’Esprit nous sommes baptisés en un seul Corps, celui de Christ, indépendamment de votre dénomination. Dieu veut montrer au monde la résurrection de Christ. Son corps était dans la tombe. Mais au matin nous l’avons entendu proclamer : “Tout pouvoir m’a été donné !” La gravité a perdu son pouvoir tandis que la Lumière se plaçait entre ses pieds et la terre, et il s’est élevé. C’est parce qu’il est au centre de la gravité. La puissance de Dieu nous montrait où il allait … [Enregistrement interrompu].

40. Il n’y a pas longtemps, j’étais au musée de Nashville, Tennessee. Dieu est dans l’art, dans la musique. Deux hommes évaluaient la valeur d’un homme de 70 kg : 84 centimes ! Et on achète un chapeau de 25 $ pour le couvrir. Un cheveu trouvé dans l’assiette au restaurant cause un scandale, mais vous laissez le diable détruire ce qu’il veut dans vos âmes. Il y a en vous à peine assez de chaux pour blanchir un nid de poule, un peu de calcium, etc. L’un a dit : “On ne vaut pas grand-chose !” – J’ai failli lui dire que notre âme valait des milliers de mondes, et que Jésus-Christ était mort pour la racheter.

41. Un jour, dans un musée en Illinois, j’ai vu un Noir très âgé s’arrêter devant un tableau et pleurer, puis il a prié. Je l’ai interrogé. Il m’a montré ce qu’il regardait : une chemise avec un tache de sang, celle d’Abraham Lincoln : “Je porte encore à la taille la trace de ma ceinture d’esclave. Ce sang m’a ôté cette ceinture.” Si cela a ému ce Noir, quel effet le Sang de Jésus-Christ fera-t-il sur le croyant qui sort libre du tribunal, avec un cœur battant au rythme de la Parole, et sachant qu’un jour il va revenir chez lui !

42. On m’a raconté que dans le Sud un marchand d’esclaves a remarqué dans une plantation un de ces hommes arrachés à leur pays et sans espoir de retour, mais différent des autres. Il avait fière allure, et il n’y avait pas besoin de le fouetter pour qu’il travaille. Il avait la même nourriture que les autres. Mais le propriétaire n’a pas voulu le vendre. Lui aussi s’était demandé pourquoi il était différent, jusqu’au jour où il a appris que dans son pays il était fils de roi. Bien qu’étranger dans un autre pays, il savait que son père était roi, et il se tenait comme un fils de roi.

43. Nous aussi sommes pèlerins et étrangers, mais notre Père est Roi. Nous devrions vivre, non comme le monde, mais comme des fils et des filles de Roi. Ne prenons pas le parti du diable quand il se moque de la Parole de notre Père. Soyons-lui fidèle jusqu’à notre mort. Peu importe combien le pays étranger où nous sommes en est loin, peu importent les problèmes, car Dieu est encore notre Père. Alléluia ! D’où venez-vous ?

44. Au commencement, quand Dieu a envoyé le Logos, qui était le Fils de Dieu venu du sein du Père, il a couvé la terre, il a materné sa progéniture. Le Saint-Esprit a étendu ses ailes sur une terre n’ayant jamais connu la vie. La terre a commencé à se séparer des eaux. Les 70 composants de votre corps étaient là. Sinon d’où venez-vous ? Vous vivez par une substance morte. Vous mangez un bœuf mort et du blé mort. J’ai interrogé un médecin : pourquoi, alors que je mange comme du temps de ma jeunesse, mes forces diminuent-elles ? C’est parce que Dieu a engagé la Mort. A 25 ans, les rides apparaissent. Vous mangez de la vie, mais vous êtes en train de mourir.

45. Ce médecin était incroyant et se moquait de la guérison divine. J’ai continué : “Si quelque chose doit mourir pour que mon corps mortel vive, il y a en outre une âme à l’intérieur pour faire connaître ce qui est bien ou mal. Et donc quelque chose doit aussi mourir pour que mon âme vive.” Ce médecin m’a regardé, et s’en est allé. Au commencement la terre était nue. Puis une moisissure est apparue, puis sont venus autour des vitamines et des éléments pour former une fleur, et elle est apparue. Ce n’était pas par la connaissance, mais par le Saint-Esprit qui couvait. Puis est venue la végétation, puis les arbres fruitiers, puis les oiseaux. L’Esprit a continué à couver, à roucouler par amour. La vie animale en est sortie, puis un homme est venu. De lui il a tiré un produit dérivé, une femme.

46. Ils marchaient ensemble dans le Jardin d’Eden. D’une parole Adam calmait le vent. Il n’y avait pas de maladie et Eve n’avait pas besoin de se maquiller. Le lion s’approchait, mais il n’y avait pas de peur. Le soir, ils se sont agenouillés sous les arbres, leur église. Dieu est descendu leur parler, les a embrassés et ils se sont endormis près du lion et du tigre.

47. Cela peut se reproduire. Si l’Esprit a pu vous tirer de la terre qu’il couvait, alors que vous n’aviez aucune idée de ce qui allait se produire, et sans que vous ayez eu le choix, à plus forte raison vous retirera-t-il de la terre, même si votre corps est dispersé aux quatre coins du monde. Vous êtes poussière et le péché s’est infiltré. Mais Dieu n’est jamais vaincu. Pour peupler la terre, il a donné aux femmes d’avoir des enfants, et il déverse encore du calcium et de la potasse, puis il vous conduit là où il vous laisse choisir. C’est ainsi que par son Esprit, et non par la théologie, je suis devenu un jeune homme, l’Esprit m’a couvert de son amour, je l’ai accepté, et il est descendu prendre sa place dans mon cœur.

48. Quelle assurance ai-je qu’il me ressuscitera au dernier jour ? Il l’a promis, et nous en avons l’assurance dans nos cœurs. Peu importe la vieillesse. Le Saint-Esprit vous a conduits ici. Tout est enveloppé dans le Saint-Esprit. Quand il roucoule et demande aux pécheurs de venir pour qu’il vous aime, viendrez-vous ? Ouvrez votre cœur : “Je viens ! Esprit Saint, c’est toi que je veux ! Tu es Celui que je cherche !”

49. Quand le diable qui a été chassé reviendra pour vous faire reprendre les chemins impurs, il découvrira que le bulldozer céleste a tout nettoyé, et que des fleurs poussent partout, que la pelouse a été tondue par une nouvelle personne qui a remplacé l’ancienne personne étroite d’esprit, querelleuse, à la religiosité répugnante. En couvant, le Saint-Esprit vous apportera l’amour, la paix, la joie, la patience, etc. Il va tout nettoyer et vous ouvrir une belle route. Nous n’avons besoin, ni d’un nouveau maire, ni d’une nouvelle dénomination, ni d’un ravalement de l’église, mais d’un réveil à la manière de Paul et d’un retour du Saint-Esprit. Nous avons besoin qu’un homme ayant fait cette expérience se lève !

50. Alors que la Suisse était envahie, des paysans se sont rassemblés avec leurs fourches pour défendre leurs femmes et leurs enfants, et ont fait face avec leurs poitrines nues à une troupe de soldats en armure, bien entraînés et avec des lances. Quelque chose devait être fait. C’est alors qu’Arnold Von Winkelried s’est levé, pour donner sa vie et sauver ces familles : “Suivez-moi, et combattez avec ce que vous avez du mieux que vous pourrez !” Il s’est précipité vers les lances ennemies, les a empoignées et dirigées vers sa poitrine, en criant : “Un chemin pour la liberté !” et il est tombé mort. Devant ce courage, l’ennemi s’est enfui. Il n’y a plus eu de guerre en Suisse.

51. De même, les enfants d’Adam étaient acculés. La mort, la maladie, l’ignorance et le péché occupaient tout le pays. La Loi et les prophètes avaient échoué. Il n’y avait plus d’espoir. L’enfer allait tout engloutir. Le Fils de Dieu s’est alors avancé et a annoncé aux anges qu’il allait descendre et devenir un homme. Il a étendu ses bras au Calvaire et a plongé dans l’horreur de la mort, et l’a vaincue. Quand il est remonté, il n’a pas envoyé une confession de foi théologique, mais il a envoyé le Saint-Esprit. “Prenez ceci, combattez avec tout ce que vous avez en vous, et suivez-moi ! Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie.” De même que le Père qui l’avait envoyé était avec lui et en lui, celui qui nous envoie est avec nous et en nous.

52. Nous avons besoin, non d’avoir nos noms sur le registre de l’église, mais de saisir l’arme puissante du Saint-Esprit dans nos cœurs, qui changera notre être intérieur, fera de nous de nouvelles créatures en Christ Jésus, et fraiera un chemin dans le monde pécheur par la justice et la puissance de la résurrection de Jésus-Christ. Nous avons besoin non de réparer, mais de réveiller ce que nous avons, d’être remplis du Saint-Esprit, d’affronter l’ennemi, de prier pour les malades, de donner gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Dieu a mis dans les mains de l’homme la plus puissante des armes : le baptême du Saint-Esprit, son Esprit dans un cœur nouveau et un esprit nouveau. Combattez jusqu’à ce que la mort vous libère.

53. Seul le Saint-Esprit peut vous donner la vie. Il vous couve. C’est lui qui, dans sa patience, et au moment de votre prière du soir, vous faisait prendre conscience que vous aviez commis une faute. Avez-vous déjà dit qu’à la prochaine occasion vous viendriez à l’autel ou que vous prieriez ? C’est lui qui vous couve. Levez les mains vers lui en disant que vous savez que son Saint-Esprit vous couve et vous appelle à son service. Vous n’êtes peut-être qu’un chrétien ordinaire, mais il vous appelle à être un témoignage pour votre église. [Plusieurs mains se lèvent].

54. [Prière]. Au temps de Noé, un prophète est venu, un ange est apparu, il y a eu des signes puis le monde a été détruit. Des siècles plus tard, un prophète est né en Egypte, un ange est apparu, un message a été annoncé, il y a eu des signes à la fin. Plus tard encore, avant la venue de Jésus, un ange est apparu, un prophète est né, le surnaturel était là, et le Fils de Dieu est venu dans le monde. Nous sommes à nouveau à un carrefour, avec une église refroidie. Tous voient le surnaturel, les anges, le message, les œuvres de Dieu manifestées. Et ici des dizaines de mains se sont levées.

55. [Suite de la prière]. … Que le Saint-Esprit les change en agneaux, avec un nouvel esprit et un cœur nouveau, et que la Colombe vienne y nicher, leur donne la Vie éternelle et les guide.

56. L’aimez-vous ? Ne changez pas d’église, mais allez vers Christ et vivez pour lui de tout votre cœur. Une fois rempli du Saint-Esprit, dites à votre pasteur que vous allez être différent. Il en sera heureux, et peut-être le conduirez-vous à faire la même expérience. Que le frère Vayle vienne clore la réunion. Vous pouvez photographier jusqu’au moment où l’inspiration frappe, car c’est une Lumière que je regarde alors. Combien savent que Christ est une Lumière ? Que le Seigneur vous bénisse.

Les Écritures de ce texte

Index complet des 6 références

Luc 5:37Joël 1:4Actes 2:38Ézéchiel 36:26Juges 16:3Matthieu 11:29-30

Luc 5:37Joël 1:4Actes 2:38Ézéchiel 36:26Juges 16:3 + 1 autres

Thèmes

Saint-Espritréveildénominationscœur nouveauimitation

Personnes

William BranhamJosephEzéchielPaulWesleyBilly GrahamArnold Von Winkelried

Lieux

Lima (Ohio)Phoenix (Arizona)CalifornieLittle Rock (Arkansas)Suisse

Sujets

Nouveau cœur et nouvel espritBaptême du Saint-EspritCritique des dénominationsRéveil spirituelVie chrétienne authentiquePuissance de la résurrectionAmour de Dieu
W

William Branham

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