ou : Quand l'Amour est déployé
L'Amour
William Branham 26 juillet 1956 · Shreveport (Louisiane) · 28 min de lecture · 6 références 26 juil. 1956 · Shreveport (Louisiane) · 28 min · 6 références
William Branham prêche sur l'amour divin (agapao) comme la plus grande force, capable de créer une atmosphère de foi et de miracles. Il illustre par des récits personnels comment l'amour déployé jusqu'au bout attire la grâce souveraine de Dieu, et appelle à un amour sincère pour Christ qui transforme la vie.
Résumé de la prédication « Love » (texte original en anglais).
1. Nous avons été grandement bénis l’autre soir. J’ai été sous onction pendant une demi-heure, et, juste avant l’appel à l’autel, je suis revenu à moi-même. C’est la seconde fois que cela m’arrive, la première fois ayant eu lieu à Indianapolis. C’est un autre monde. Dans une vision, on voit ce qui s’est passé des années auparavant, ou ce qui se passera des années plus tard. C’est aussi réel qu’en cet instant. On commence alors à se demander où on est ! Ce n’est ni moi, ni Dieu, mais c’est votre foi qui fait cela.
2. La plénitude de Dieu était en Christ. La Colombe demeurait dans l’Agneau. Il était Emmanuel. Dieu était dans son tabernacle. Jésus était le tabernacle de chair en qui Dieu demeurait sur terre. L’union de Christ avec Dieu permettait de voir Dieu. Nul homme ne pouvait voir le Père, mais le Fils unique l’a fait connaître. Dieu était en Christ pour montrer son sentiment envers les hommes. Dieu se déployait au travers de son Fils. Jésus était le Tabernacle : “Tu m’as fait un corps.” Ainsi le Père et le Fils étaient un. La plénitude de l’Esprit était en Christ, la plénitude de Dieu, l’Esprit sans mesure. Mais nous ne sommes qu’une goutte de cette Semence. Cet Esprit, bien qu’en petite quantité, est cependant de même Nature, car il est une partie de cet Esprit.
3. Une cuillerée d’eau de mer a la même composition chimique que tout l’océan. De même, un chrétien a les mêmes attributs que Christ. Cela fait de vous un fils et une fille de Dieu. Christ ne faisait que ce qu’il voyait faire au Père. Le Père utilisait sa bouche et ses yeux, et il utilise votre bouche et vos yeux. “Vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens. - Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même.” [Mt. 10:18-19]. C’est Dieu qui parlera au travers de vous, sinon ce seront vos pensées. Si vous voulez bien être l’Agneau, la Colombe parlera.
4. Voyez comment l’Esprit de Dieu agit dans l’Eglise, et cela expliquera mes accès de fatigue. Jésus ne fait que ce qu’il voit faire au Père [Jn. 5:19]. Voyez par exemple comment Jésus n’est pas allé vers Lazare malade malgré les appels de la famille. Il a dit : “A cause de vous, je suis heureux de ne pas avoir été là”, sinon ils auraient essayé de le faire agir contre ce que le Père lui avait montré. Le Père lui avait déjà montré ce qui allait se passer. Face au tombeau il a dit : “Tu m’as déjà exaucé”, et Lazare est revenu à la vie.
5. Un corps rongé par les vers et revenant à la vie, c’était un plus grand miracle que la guérison de la femme atteinte d’une perte de sang. Mais cela n’a pas été un problème pour Jésus. Par contre, il y en a eu quand la femme a touché son vêtement. Christ était le plus grand don de l’amour de Dieu au monde. Son don était dans son Fils, et il pouvait l’utiliser à volonté. Quand Dieu lui montrait une chose à faire, c’est Dieu qui la faisait. Mais Dieu ne lui avait pas montré ce que la femme allait faire. La foi de cette femme a conduit Dieu à agir par le Fils qui était le point de contact pour cette femme. Elle a tiré de Dieu par sa foi ce qu’elle désirait. Hier soir, je suis allé manger, ce que je fais une fois la réunion terminée, puis j’ai parlé un peu avec Billy avant d’aller dans ma chambre prier et dormir.
6. J’ai alors eu une vision d’un grave accident, et je me suis aussitôt mis à prier pour ces gens. Le journal a rapporté ce matin cet accident où deux avions de ligne se sont heurtés. Un jour, le frère Einar Ekberg, notre chanteur en Suède, était dans un avion qui a dû procéder à un atterrissage sur le ventre. Il a prié pour que je prie pour lui. J’étais alors en voiture. Quelque chose m’a dit : “Prie !” J’ai vu le frère les bras levés, et j’ai prié sur le bord de la route. Au même moment, le pilote a pu dégager les roues ! Nous avons vérifié l’heure deux mois plus tard. C’était le Saint-Esprit qui intercédait. J’ai vu cela des centaines de fois. C’est la grâce souveraine de Dieu. C’est vous qui exercez la traction, c’est vous qui le faites, et je n’ai rien à voir là. Je me soumets au don de Dieu, et vous puisez dans ce don durant les réunions. Alors je le vois s’approcher de vous et je vous dis l’objet de votre prière. C’est vous qui faites cela.
7. C’est ce que la femme a fait avec Christ. Les pharisiens avaient leur conception sur la façon de venir du Christ, mais Dieu l’a envoyé d’une autre façon, et ils ne l’ont pas vu. C’est pareil aujourd’hui. Vous croyez que Dieu va faire autrement, mais il ne change pas, il est toujours le même. Ce sont toutes ces visions qui m’affaiblissent. Il y a six ou sept ans, le Saint-Esprit est venu sur une femme paralysée, devant des milliers de personnes. Le Seigneur l’a déclarée guérie et elle s’est levée. Le lendemain, son médecin est venu à mon hôtel pour savoir ce qui s’était passé.
8. Une sourde et muette n’avait pu venir dans la ligne de prière de 25 personnes, mais j’avais l’impression d’avoir une force extraordinaire. Elle est montée sur l’estrade et a été guérie devant tous. La fatigue venant, j’allais m’en aller quand j’ai eu la vision de gens en larmes dans la salle. J’ai fait un appel, et 500 personnes sont venues à Christ. L’autre soir, alors que Billy me disait d’arrêter, je me suis soudain senti en forme, et j’ai fait un appel. C’est Dieu qui est sans doute intervenu, car c’est à cela que sert une réunion.
9. Samedi, nous aurons une réunion de guérison. Aujourd’hui, je suis fatigué, j’ai été debout toute la nuit, et les visions m’ont épuisé. C’est pourquoi j’essaie d’alterner les réunions de prédication et celles de guérison. Je me prépare pour des réunions sous une grande tente où je resterai trois ou quatre semaines en un même endroit. Nous prions pour cela. Je ne peux en effet tenir longtemps comme cela. Ce n’est pas Dieu qui m’a dit d’agir comme je le fais. Mieux vaut donc écouter Dieu plutôt que les gens.
10. Nous prierons aussi pour les malades demain. J’aurai 6 000 kilomètres en voiture pour aller à Prince Albert au Saskatchewan, là où la route ne va pas plus loin. La dernière fois, il y avait là-bas dix mille Indiens et Esquimaux. Il y avait des disputes de pasteurs, et ce sont les fermiers qui ont loué la salle et tout payé pour me faire venir. Ils ont fait la leçon aux pasteurs. Je l’aime ! Votre cœur n’est-il pas plus léger quand vous pensez à lui ? Pour vous, tout est réglé pour l’éternité. Combien parmi vous ont cette espérance en eux ? Seules les âmes perdues ont de la valeur. Je préfère avoir au Ciel mon nom attaché au salut d’une âme que tout l’argent du monde, car cela est éternel. Je suis ici pour amener les perdus à aimer le Seigneur Jésus.
11. Tandis que nous prions la tête baissée, que ceux qui en éprouvent le besoin lèvent la main. [Prière]. Lisons Jean 3:16
“Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.” Je parlerai ce soir sur l’amour.
12. L’amour est la plus grande force dans le monde. Si Dieu me donnait à choisir entre, d’une part, les dons de prophétie, de prédication, de sagesse, de guérison et de foi pour les malades, et, d’autre part, l’amour seul sans ces dons, je choisirais l’amour. Les langues et la prophétie cesseront, mais l’amour demeurera, et c’est l’amour qui a conduit Dieu a envoyer Christ sur terre. Un jour, une jeune fille, accompagnée d’une amie délurée du monde, revenait chez sa mère. Celle-ci l’attendait sur le quai, et l’amie a demandé qui était ce laideron sur le quai. La fille n’a pas osé dire que c’était sa mère, et a fait comme si elle ne la connaissait pas. Le conducteur témoin de la scène lui a dit : “A ton âge, ta mère était deux fois plus belle que toi, mais un jour, quand tu étais bébé, elle t’a sauvée des flammes d’un incendie, et les flammes ont dévoré son visage. Elle a fait cela afin que tu restes belle.”
13. De même, Jésus est devenu péché pour nous. Avez-vous honte de votre Seigneur, ou êtes-vous fier d’avoir été sauvé par lui et de témoigner de lui ? Quand l’amour divin est déployé dans le monde et va jusqu’au bout, alors la grâce intervient. Savez-vous qu’un enfant de Dieu est un petit créateur qui crée l’atmosphère dans laquelle il vit, et qu’il exerce ainsi une influence ? Les gens de même plumage vont ensemble car ils ont des choses en commun. Le corbeau se nourrit de cadavres et de blé, c’est un hypocrite, mais la colombe ne se nourrit que de blé. L’Esprit dans un vrai chrétien ne le laisse pas pécher. Manger de la viande tuerait la colombe, car elle n’a pas de bile. Le frère Kraune, un ami d’Oral Roberts, a témoigné à Minneapolis avoir cru que s’il avait un problème, il irait voir Oral Roberts et que tout serait réglé.
14. Penser ainsi est une erreur. C’est bien de respecter un frère : c’est l’amour “phileo”, l’amour humain. Mais seul Dieu peut agir. On ne doit pas aimer un homme plus que Dieu. Aimer Dieu est “agapao”, l’amour divin. Un jour, le frère a eu un calcul rénal. Il est allé voir Oral Roberts en qui il avait foi, il s’est senti mieux, mais c’est revenu deux jours plus tard. Il est à nouveau allé voir Oral Roberts et s’est senti mieux quelques jours seulement. Il s’est dit : “Je vais aller voir Branham.” J’étais à Shreveport. Il est venu me voir avec sa femme à l’hôtel. Il n’avait jamais pu avoir une carte de prière.
15. Il allait repartir en pleurant. Je l’ai alors invité à monter dans ma chambre. J’ai prié selon mon habitude. Le Saint-Esprit m’a frappé, mais a refusé de parler, ce qui est rare. Nous avons recommencé. “Pardonne-nous si nous avons mal agi. Je n’ai rien à apporter que le nom du Seigneur Jésus.” L’Esprit a refusé de parler. Cela ne m’est arrivé qu’une ou deux fois. Je ne savais que dire : “J’ai peur de demander encore.” Je lui ai imposé les mains en priant, et il est parti. Il est allé mieux pendant quelques semaines. Mais, une nuit, c’est revenu. Il ne voulait pas aller voir un médecin et ne savait plus que faire. Finalement, il a été conduit à la clinique, où il a appris qu’il avait à peine un mois à vivre, et qu’ôter le calcul était très dangereux. Il a demandé à réfléchir.
16. Ce frère aime le Seigneur : “Mon Dieu, si je dois mourir, tu sais que je t’aime.” Il a été opéré. Quand il s’est réveillé, la pièce était remplie de la gloire de Dieu. Quand l’amour a été déployé et ce jusqu’à l’extrême, la grâce souveraine est entrée en jeu et a pris le relais. Elle le fera à chaque fois : c’est la nature de Dieu. Il ne peut faire autrement si vous l’aimez vraiment. L’aimer, ce n’est pas une simple pensée, mais c’est quand il devient cher à votre cœur.
17. Vous avez confiance en lui comme en votre femme. Quand je m’absente, ma femme et moi n’avons pas à demander à l’autre de rester fidèle, et nous nous promettons seulement de prier l’un pour l’autre, car nous nous aimons. Elle sait que je l’aime. Si je m’égarais, je le lui dirais, et elle me pardonnerait. Mais je l’aime trop pour cela, avec ses cheveux déjà gris à 35 ans, se tenant entre moi et les foules. Je vois de même le Seigneur pur, qui m’aimait sur la Croix, moi qui ne suis ni aimable ni pur, pour me sauver du péché et de l’éternité de l’enfer [NDT : WM Branham prêche souvent que l’enfer n’est pas éternel]. Je ne veux pas l’attrister, même si je sais qu’il me pardonnerait. Je l’aime trop pour cela. Il nous faut cela dans le cœur. Si vous dites que fumer ou boire n’est pas grave, c’est que vous ne l’aimez pas.
18. Au début de mon ministère, on m’a demandé si c’était mal de fumer. J’ai répondu que celui qui aime le Seigneur ne fume pas, ne chique pas, ne boit pas. C’est ce que fait le vrai amour “agapao”. Un chrétien aime tant le Seigneur que rien ne peut le séparer de l’amour de Dieu qui est en Christ-Jésus. Il n’y a rien de plus puissant. Peu importe que vous parliez en langues, ou de quelle manière vous avez été baptisé, tant que le vrai amour du Saint-Esprit ne s’est pas enraciné dans votre cœur, et tant que vous ne l’aimez pas par-dessus tout.
19. Nous mettons l’accent sur la preuve du Saint-Esprit : les cris pour les Méthodistes, le parler en langues pour les Pentecôtistes, mais beaucoup parlent en langues et ne l’ont pas. Mais quand vous avez l’amour, il ne faillit jamais. Donner à ma femme dix dollars à chaque fois que je la quitte ne serait pas la preuve que je l’aime. Mais si nous savons que nous nous aimons, il y a alors une parfaite confiance entre nous. Si vous avez l’amour de Dieu en vous, vous ne remettez plus Dieu en question. Vous dites “Amen, c’est pour moi !” quand il dit que “par ses meurtrissures nous sommes guéris” ou “d’attendre à Jérusalem d’être revêtu de la puissance d’En-haut”.
20. Vous dites “Amen” quand Pierre dit : “Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit. - Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.” (Actes 2:38-39). Vous l’aimez tellement que vous le croyez. L’amour parfait bannit toute crainte (1 Jn. 4:18). Vous n’avez plus peur, mais vous êtes en repos. Vous n’avez pas peur de chuter demain. Vous n’essayez pas de tenir bon. C’est lui qui vous tient avec l’amour qu’il a mis en nous. Il ne m’abandonnera jamais. “Celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.” (Jn. 5:28).
21. Je fais reposer mon âme sur cette parole de Dieu. Tant que quelque chose en moi me fait aimer Jésus, je ne veux pas agir mal. Je suis ancré. Si je dis vouloir abandonner ceci ou cela, je peux douter. Mais quand quelque chose se passe dans le cœur, alors la chose se fait. Ma femme venait de mourir [juillet 1937] quand on est venu m’annoncer que ma petite Sharon de 8 mois était mourante. Je me suis précipité à l’hôpital. On ne voulait pas me laisser approcher, car elle avait une méningite tuberculeuse. Je suis entré dans la pièce, j’ai chassé les mouches et mis la moustiquaire sur elle. “Ton papa est là.” Elle a agité le bras. Elle avait tant souffert que ses yeux bleus louchaient. Je me suis agenouillé et j’ai prié. J’ai alors vu un drap noir descendre. J’ai su qu’Il venait la prendre. J’ai dit : “Tu as donné, tu as repris, que ton Nom soit loué. Sherry, un jour papa te rencontrera dans la gloire.”
22. Sur la colline, l’enfant a été placée dans les bras de sa mère de 22 ans, et le pasteur a dit : “La poussière retourne à la poussière”. Je portais le petit Billy. Nous étions pauvres et ils ont été enterrés dans un champ du potier. Un vent venu du bois a semblé dire : “Il y a un pays de l’autre côté de la rivière”. On n’atteint ses rives que par les marches de la foi. Deux semaines plus tard, je suis reparti au travail. Deux mois plus tard, j’allais le cœur brisé sur la route. Le sénateur de l’Illinois, Mr. Isler qui venait me voir à l’église, a arrêté sa voiture près de moi. Il m’a entouré de ses bras, tandis que je pleurais : “Que penses-tu du Seigneur qui t’a pris ton bébé et ta femme ?” Je l’ai regardé : “Il est plus que la vie pour moi.” - “Tu l’aimes ?” - “De tout mon être. Même s’il m’envoyait en enfer, je l’aimerais quand même. Il a toujours raison et je l’aime.”
23. Je suis heureux qu’il ait mis cet amour, cette puissance, dans mon cœur. Vous pouvez conquérir votre mari incroyant en priant pour lui. Mais ne faites pas semblant. Il faut que ce soit vrai ; C’est pareil avec la foi : il faut vraiment l’avoir. Beaucoup s’imagine l’avoir. J’aime la nature sauvage. Ma mère était à demi Indienne. Mon grand-père était un chasseur connu, et j’ai chassé presque partout dans le monde. Mais il y a une force dans l’authentique. Si vous aimez vraiment le Seigneur, les gens le sauront. Vous serez une épître vivante, vous serez scellé recto et verso. Les gens sauront que vous êtes chrétien. Vous êtes différent, et vous vivez alors différemment. Avez-vous lu mon livre “Un homme envoyé de Dieu”, rédigé par le frère Lindsay ?
24. Souvenez-vous du fou tombé à mes pieds [NDT : à Portland]. J’aimerais expliquer cela. Cela m’est souvent arrivé quand il y a eu un miracle. C’est une chose dans laquelle il faut entrer. Il y a quelques semaines, j’étais avec le frère Jack à Mexico devant des milliers de gens. Un pauvre Mexicain aveugle est monté sur l’estrade. Il tenait une croix et disait : “Je vous salue Marie”. Je lui ai dit que ce n’était pas nécessaire. Le frère Espinosa traduisait. Cet homme de 70 ans, l’âge qu’aurait eu mon père, a posé ses mains sur mes épaules.
25. Il était pieds nus. Quelque chose a soudainement agi en moi. J’ai posé mon pied à côté du sien pour voir si mes souliers seraient à sa taille. Je l’ai tiré vers mes épaules, mais il était plus large que moi, et ma veste ne pouvait pas lui aller. Je l’aimais. Il avait autant droit que moi à une veste et à un repas. En outre le diable l’avait rendu aveugle. C’est le Saint-Esprit qui m’a conduit dans ces sentiments d’amour. A ce moment-là, il s’est mis à pleurer sur mon épaule. Quelque chose s’est passé. “C’est le diable qui l’a rendu aveugle. Esprit de cécité, sort de lui !” Il a aussitôt ouvert les yeux et s’est mis à crier : “Je vois !” C’est arrivé parce que l’amour du Saint-Esprit avait été déployé [anglais : “projected”]. Quand le fou de 140 kg et de plus de 2 mètres, évadé d’un asile, était venu sur l’estrade pour m’ôter la vie devant 6 500 personnes en me traitant d’hypocrite, je n’ai rien dit.
26. J’avais peur, mais quand je l’ai regardé, quelque chose a commencé à se produire. Au lieu de regretter de ne pas être assez fort, j’ai pensé : “Ce pauvre frère a été lié par le diable. Il voudrait m’aimer comme je l’aime. Il n’est pour rien dans cet état.” Ce n’est pas l’homme qui vous insulte, mais c’est le diable qui veut vous mettre en colère. Avant que j’ouvre la bouche, le Saint-Esprit a parlé. Au lieu de haïr cet homme, je l’ai aimé, et l’amour de Dieu s’est déployé vers lui. Il a roulé les yeux et est tombé à mes pieds. L’amour avait vaincu.
27. Je n’ai pas peur des animaux sauvages car je les aime. Un chien sait si vous avez peur ou non de lui. Vous pouvez tromper votre prochain, mais pas un chien. On ne peut tromper ni Dieu, ni le diable. Les disciples ont crié en vain pour guérir l’épileptique, mais Jésus a seulement dit : “Sors de lui !” Le diable savait d’où venait cette Voix. Quand il lui a demandé de transformer les pierres en pain, il a su qu’il n’avait pas affaire à Moïse, mais au Fils de Dieu.
28. Quand j’étais garde-chasse en Indiana, il y avait près de la ferme Burke, un taureau qui avait déjà tué un homme. Il avait été vendu à un certain Guernsey. J’avais lâché des poissons dans l’un de ses étangs. Selon la loi, je devais avoir un pistolet, mais je l’ai laissé dans ma voiture pour aller prier pour un frère malade. J’ai traversé le champ, oubliant que c’était celui où était le taureau. J’étais à plus de 200 mètres des barrières quand le taureau s’est dressé à 10 mètres de moi. Il n’y avait pas d’arbre. Il ne me restait qu’à mourir avec courage. Il a gratté le sol avec ses cornes, et a frappé le sol avec ses sabots. J’ai décidé de montrer mon amour de Dieu, j’ai regardé le taureau, et aussitôt quelque chose s’est passé. Cela peut paraître insensé, mais nous devrions être comme des enfants au lieu de vouloir être des adultes. N’oubliez jamais que Dieu se tient dans l’humilité et la simplicité. “Pauvre bête, je suis dans mon tort.”
29. Si j’avais eu mon pistolet, j’aurais tué l’animal et je l’aurais payé. Mais j’ai pensé : “Je suis chez toi et tu n’est qu’une bête. Tu ne veux pas me tuer, mais je t’ai dérangé. Je ne le voulais pas.” Quelque chose parlait ainsi en moi, et je ne pouvais penser autrement. C’est dur de quitter cet état. C’est Dieu qui prend le contrôle. “Créature de Dieu, je suis serviteur de Dieu, et je vais prier pour un mourant. Je suis désolé d’avoir pénétré chez toi. Pardonne-moi. Au Nom de Jésus-Christ notre Créateur, va te recoucher là-bas.” Je n’avais pas peur, et il s’est arrêté à deux mètres de moi. “L’amour parfait bannit toute crainte.” Même face à la mort, vous pouvez chanter.
30. C’est pourquoi Paul a pu dire : “O mort, où est ton aiguillon ?” Au travers des tribulations, il avait appris l’amour de Dieu. La souffrance apporte la patience, et la patience produit l’amour, la confiance. Le taureau s’est arrêté à deux mètres, m’a regardé et est reparti tranquillement sans se retourner. C’était l’amour de Dieu, la puissance de Dieu. Le même Dieu qui a fermé la gueule des lions devant Daniel peut dompter un taureau quand l’amour de Dieu est déployé. Quand j’aime Dieu, et que cet amour est renvoyé vers le taureau, quand l’amour va jusqu’au bout, alors la grâce divine souveraine intervient et prend le relais. Alléluia ! Je veux l’aimer, et quand tout sera fini pour moi, sa grâce me fera traverser la Rivière. Vous l’aimez, et aucune maladie, rien ne peut vous séparer de cet amour. Vous continuez de l’aimer, et quand votre amour va jusqu’au bout, la grâce prend le relais.
31. Un jour que je tondais ma pelouse, à la hâte et sans chemise, entre deux prières pour des malades, j’ai heurté la clôture où était un nid de frelons dont j’avais oublié la présence. En un instant ils m’ont recouvert. Ils peuvent tuer. Quelque chose s’est alors passé, et, au lieu de la peur, l’amour a pris sa place. Pas un frelon ne m’a piqué. “Pauvres petites créatures, c’est votre seule défense. Vous ne saviez pas que c’était ma clôture, et elle est autant à vous qu’à moi. J’aurais dû faire attention. Je suis serviteur de Dieu et je vous aime. Excusez-moi” Il ne faut pas tricher dans ces cas-là ! “Au Nom de Jésus-Christ, regagnez votre nid.” Ils ont fait quelques cercles autour de moi, puis sont tous partis d’un trait vers leur nid. Le déploiement de l’amour de Dieu a fait descendre la grâce souveraine de Dieu. Ils n’ont pas eu besoin d’un interprète, et ils ont obéi au Nom de Christ. L’amour est vainqueur des animaux et des hommes.
32. Les frères Gene et Leo ici présents peuvent témoigner de l’histoire de l’opossum en juillet dernier. Mr. Wood avait tondu ma pelouse, et le râteau était resté là. Je parlais sur mon perron d’une jeune mère qui avait noyé son bébé. Je disais qu’elle n’avait pas l’amour d’une vraie mère. Il était 10 heures du matin, quand, venant des bois proches, et passant sans s’arrêter devant des maisons sans clôture, un opossum a franchi mon portail. Il saignait. J’en ai mangé beaucoup et je sais que l’opossum est un animal nocturne. J’étudie la nature, car Dieu est en elle.
33. Mon voisin ne peut tondre sa pelouse sans faire marcher sa radio et écouter des musiques qui me rendent malade. Il m’a répondu : “Cela m’aide de les écouter.” - “J’ai toujours une radio en marche moi aussi.” - “Je ne l’ai jamais entendue.” - “C’est celle des oiseaux. Dieu chante pour moi par eux.” J’aimerais pouvoir vous dire ce qu’est l’amour de Dieu. J’ai cru que l’opossum, qui se dirigeait vers moi, avait la rage. En fait, sa patte droite avait été broyée par des chiens, et des asticots l’envahissaient. Mr. Wood et Mr. Gilmore, le laitier, sont arrivés. Quand j’ai posé le râteau sur l’animal, il est tombé, et la poche ventrale a laissé échapper des petits. J’ai montré à Leo et Gene combien elle était une vraie mère. Elle utilisait ses dernières minutes de vie pour ses petits. L’amour d’une mère était en elle.
34. Mrs. Wood, une vétérinaire, m’a conseillé de la tuer avec ses petits pour leur éviter de souffrir. “Je ne peux pas faire cela.” - “Pourquoi ?” - “Je ne sais pas.” - “Mais vous êtes chasseur.” - “Je ne suis pas un tueur. Humainement, c’est ce qu’il faudrait faire, mais quelque chose en moi m’en empêche.” Elle s’est relevée et est allée s’effondrer près de mon escalier, tandis que les petits essayaient de téter. Elle est restée là toute la journée. Le soir, nous sommes allés faire un tour. J’ai ramassé en route un chiot puant abandonné parce qu’il avait la gale. Ma femme m’a dit : “Tu vas faire entrer çà chez nous ?” - “Oui, je vais prier pour lui, et Dieu va le rétablir.” C’est un beau chien aujourd’hui. La prière lui a sauvé la vie. Dieu guérit les animaux.
35. Le lendemain matin à 6 heures, l’opossum était là, couverte de rosée, encore en vie. Ma petite Rebekah m’a demandé ce que j’allais en faire. “Je ne sais pas, je n’ai pas pu dormir moi non plus.” - “Vas-tu la tuer ?” - “Non. Va te recoucher” Je me suis isolé dans une pièce où beaucoup de gens ont été guéris. “Je ne sais que faire.” Une voix m’a dit : “Tu as prêché hier sur ce qu’était une vraie mère, et tu t’es servi de l’opossum.” - “Oui, c’est ce que j’ai dit à Geo et Gene.” - “Elle attend que tu pries pour elle depuis 24 heures. Et tu ne m’as rien dit à son sujet.” J’ai regardé autour de moi, et mon cœur s’est mis à battre. “Mon Dieu, tu es ici !” Je me suis agenouillé.
36. Je n’ai rien entendu. J’ai couru vers l’opossum. “Mon Dieu, ce n’est qu’une bête sans âme. L’as-tu envoyée ici pour que je prie pour elle ? Pardonne ma stupidité. Je te prie de la guérir.” L’amour était allé jusqu’au bout, et la grâce est entrée en scène. Elle s’est levée sur ses quatre pattes, m’a regardé, a rassemblé ses petits dans sa poche, a franchi le portail, s’est retournée comme pour remercier, puis est partie dans les bois.
37. Je vous ai parlé de ce chasseur cruel qui imitait le cri d’un faon pour attirer la mère. Elle est venue et a fait face au fusil, à cause de son amour pour son petit. Il a jeté son fusil et m’a étreint : “Prie pour moi. Conduis-moi à Dieu.” Quand on voit un tel amour se déployer, on voit toujours la grâce souveraine de Dieu entrer en scène et prendre le relais. Un jour que je revenais de Dallas, l’avion a dû s’arrêter à Memphis à cause d’une tempête. On m’a averti que je devais être à l’aéroport le lendemain à 7 heures, et qu’une voiture viendrait me prendre à l’hôtel.
38. Je me suis levé tôt pour aller à pied poster des lettres, tout en chantant dans mon cœur [Chant]. Soudain, quelque chose m’a dit : “Stop”. Je me suis mis à l’abri des regards devant des articles de pêche. “Père céleste, veux-tu me parler ? ” - “Retourne sur tes pas et marche.” Je suis repassé devant l’hôtel et j’ai continué longtemps. Il était déjà 7 heures. Je suis arrivé au quartier des Noirs. Une Mamie était appuyée sur son portail, en pleurs. “Bonjour pasteur.” - “Comment savez-vous que je suis pasteur ?” - “Je savais que vous alliez venir. Je vous attends depuis 4 heures” Elle avait le dos humide de rosée. “Je suis comme la femme de Sunem. J’avais fait une promesse au Seigneur, et il m’a donné un fils.”
39. Devenu grand, il avait eu de mauvaises fréquentations, et était atteint d’une maladie vénérienne, et était mourant. “Il est inconscient depuis deux jours, et le médecin n’a laissé aucun espoir. Je ne veux pas qu’il meure sans connaître le Seigneur Jésus.” L’amour d’une mère ! “J’ai prié deux jours, et ce matin à 3 heures j’ai rêvé que je parlais au Seigneur, et j’ai dit : Où est ton Elie ?” Et elle a vu arriver un homme habillé comme moi. Le Seigneur lui a dit de m’attendre. C’était lui aussi qui m’avait arrêté. “Je m’appelle Branham, et je prie pour les malades.” Elle n’avait jamais entendu parler de moi. A l’intérieur, il n’y avait pas de tapis, mais un vieux lit métallique, et un écriteau : “Dieu bénit notre foyer.” Cela montrait que c’était une maison chrétienne.
40. Un gaillard de 18 ans grommelait : “C’est sombre ici.” - “Il croit qu’il est perdu en mer et dans le noir. Je ne pourrais pas supporter que mon petit meure perdu.” Il pesait 90 kg, mais il était son “petit”. Les pieds étaient moites et froids, et il tirait sans cesse sur sa couverture. “Sœur, conduisez-nous dans la prière.” J’ai pleuré comme un enfant en l’écoutant prier avec calme, les larmes coulant sur ses joues. Puis elle m’a demandé de prier.
41. J’ai posé les mains sur le garçon. “Mon Dieu, mon avion est parti, tu m’as dit de marcher, tu m’as conduit ici, Fais miséricorde.” Le garçon a soupiré : “Oh, maman.” - “Oui, mon chéri.” - “Il y a de la lumière maintenant. Je suis près d’accoster.” Bientôt il était assis. Six mois plus tard, sur le quai d’une gare du Sud, quelqu’un m’a appelé. C’était ce garçon. Il était devenu chrétien. Le matin de la guérison, je suis arrivé à temps au moment du dernier appel pour l’avion ! L’amour de cette mère pour Dieu et son fils avait maintenu l’avion au sol ! Quand l’amour est déployé, la grâce souveraine intervient. Dieu connaît son Don et savait ce qui va se passer. L’hôtesse m’a dit qu’il s’était passé quelque chose. Oui, dans la gloire !
42. L’aimez-vous ? Est-il votre Sauveur ? Avez-vous reçu l’amour qui se déploiera vers lui sur votre lit de mort ? Ce jour-là, regardant en arrière, et alors que le médecin s’en ira et que mes proches baisseront la tête, je voudrais que mes empreintes sur terre aient été pour Jésus. Laissant le casque et l’épée, je veux pouvoir dire en levant les mains : “Faites venir la barque !” Il sera là si vous croyez en lui.
43. [Prière]. Si Dieu a pu me délivrer d’un taureau, ou d’un ours qui avait posé sa patte sur moi, s’il a pu guider un opossum pour qu’il bénéficie de la prière de la foi, que ne fera-t-il pour un homme pour lequel Christ est mort ! Que les indifférents à l’égard de Christ puissent comprendre. Que Dieu déploie ce soir son amour vers les perdus. [Suite de la longue prière].
44. [Appel à la conversion]. Il est ici, et son amour se déploie vers vous. Levez la main si vous voulez recevoir cet amour en votre cœur. [Suite de l’appel]. Approchez-vous de l’autel, tandis que son amour se déplace dans toute la salle. Les anges se meuvent partout, dedans et dehors. Vous n’aviez pas ressenti cela en entrant. Nous ne voyons rien, mais nous le ressentons. Approchez-vous. [Suite de l’appel avec chant].
45. Approchez-vous humblement de l’autel. Il répondra à ma prière pour vous parce que je vous aime et que j’ai confiance en lui. [Suite de l’appel avec chant. Un grand nombre de personnes se sont avancées. Plusieurs sont en larmes]. C’est bien d’appartenir à une église, mais je désire que vous aimiez Jésus quoi qu’il vous arrive de douloureux.
46. [Suite de l’appel]. Il vous invite à venir lui parler car il vous aime. Soyez tous en prière … Le Saint-Esprit est heureux, car vous avez fait ce qu’il attendait. Celui qui connaît votre cœur est ici. [Suite de l’appel].
47. [Prière].
48. Je n’ai jamais ressenti aussi intensément depuis des années la présence du Saint-Esprit. Que ceux qui n’ont pas reçu le Saint-Esprit s’approchent. Il est ici … Adorez-le. [Chant].
Les Écritures de ce texte
Index complet des 6 références
Matthieu 10:18-19Jean 5:19Jean 3:16Actes 2:38-391 Jean 4:18Jean 5:28
Matthieu 10:18-19Jean 5:19Jean 3:16Actes 2:38-391 Jean 4:18 + 1 autres
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