Shepherd of the Sheepfold

Le Berger de la bergerie

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William Branham 3 avril 1956   ·   Chicago (Illinois)   ·   21 min de lecture   ·   10 références 3 avr. 1956   ·   Chicago (Illinois)   ·   21 min   ·   10 références

William Branham prêche sur la relation entre le Berger (Jésus-Christ) et ses brebis (l'Église), soulignant que les brebis et le Berger portent la même marque du même Esprit. Il partage des expériences personnelles, notamment une vision de la Tente et des miracles lors d'une campagne à Mexico, et exhorte les croyants à suivre fidèlement le Berger, à reconnaître sa voix et à accepter sa guérison.

Résumé de la prédication « Shepherd of the Sheepfold » (texte original en anglais).

LE BERGER DE LA BERGERIE SHEPHERD OF THE SHEEPFOLD 3 avril 1956, mardi soir, Chicago (Illinois)

Thème central : Les brebis et le Berger portent la même marque du même Esprit.

1. [Prière]. Cette église est une seconde maison pour moi, à cause de votre foi, du pasteur Boze. Je suis toujours fatigué à cause de toutes ces réunions. Après la mort de ma femme et de ma fillette, j’étais abattu, mais j’ai vu cette dernière devenue jeune fille dans la gloire. J’ai revu la chaise où je me reposais. J’attends de pouvoir m’asseoir un jour avec vous, sans plus jamais nous quitter. Nous quitterons le temps pour entrer dans l’éternité. En attendant, nous avons la seule occasion qui nous sera donnée de travailler pour Jésus-Christ. Nous ne savons pas où nous serons demain. Agissons donc de notre mieux.

2. Le docteur m’a mis en garde contre le surmenage. Tommy Hicks, Gayle Jackson, Paul Cain ont été victimes de surmenage. Après Chicago, nous irons à Columbia, puis à Spindale, puis à Charlotte, puis à Anchorage, puis à Minneapolis. J’aime faire cela. Priez donc pour moi. Mieux vaut s’user que rouiller.

3. Vous connaissez la vision de la Tente [décembre 1955] après laquelle mon cœur soupire. Ainsi dit le Seigneur, les plus grandes de toutes nos réunions auront alors lieu. J’attends cela comme un enfant à Noël. J’avais espéré tenir une telle réunion à mon Tabernacle, mais j’ai été trop occupé, et nous n’avons tenu qu’une ligne de prière ordinaire. Nous vivons dans une maison de pestiférés, mais pour peu de temps, car nous ne sommes pas faits pour cela, ni pour être des anges. Le corps céleste n’est pas notre état final. En Egypte, les Hébreux avaient un mémorial, les os de Joseph, rappelant qu’ils reviendraient dans leur pays. Ce prophète avait annoncé que ses os y reviendraient.

4. De l’autre côté, je ne pourrais pas vous serrer la main, car vous n’aurez pas de mains. Tout va par trois. Il y a trois venues du Seigneur : la seconde sera l’enlèvement quand nous le rencontrerons, la troisième quand il viendra régner mille ans. Il y a aussi la Trinité en Dieu et dans les œuvres de la grâce. Il y a aussi tous les autres nombres : 7, 12, 24, 40, 50. Il ne nous est pas révélé ce que sera notre corps après la mort. Nous avons été faits pour manger sur cette terre. La maladie aura disparu. Il n’y aura que la perfection. Ce n’est pas un rêve. De l’autre côté, il n’y aura pas besoin de dormir, ni de manger, car il n’y aura pas de cellules à former. Les âmes sont sous l’autel et attendent de redevenir chair.

5. Comme Israël, nous aurons le mémorial de notre retour : la splendeur de Jésus-Christ dans un corps physique sur le trône de son Père. Un jour, il va se lever de ce trône, et revenir prendre le trône de David sur terre. Ce sera un temps merveilleux ! Huit siècles avant Christ, Dieu a parlé dans la chair à Abraham. Il a eu faim, et il a mangé du veau et bu du lait. Deux anges avec lui ont mangé un repas terrestre. Ces corps étaient faits d’éléments chimiques et de lumière cosmique. C’était venu de rien, et c’est parti vers rien quand ils sont retournés dans la gloire. Il était descendu à cause de Sodome, pour montrer ce qu’il ferait à la fin des temps. Il a appelé Gabriel et Michel, et les a fait entrer dans ces corps. Ils ont mangé devant Abraham, puis se sont évanouis dans les airs.

6. Si tel est le Dieu que nous servons, pourquoi s’inquiéter de la maladie, de la mort, du chagrin ? Les atomes de notre corps retourneront à la poussière. Mais il nous fera entrer dans un nouveau corps à la résurrection. Ce même Dieu se montre dans ces réunions et nous donne sa Parole. Il nous transforme de pécheurs en enfants de Dieu, il nous lave dans son Sang, nous guérit. Nous n’avons rien à craindre. Comment ne l’aimerions-nous pas ? Quitter ce monde, c’est aller dans sa présence. Nous ne savons pas nous réjouir comme les anges. Dieu a voulu que nous soyons terrestres. C’est le péché qui a introduit la mort et la maladie. Quand ce sera fini, nous serons ses représentants sans péché, dans son domaine, comme ils l’étaient en Eden.

7. Je vais dresser un jour hors de Chicago la tente qu’il va me donner, pour une réunion de 6 à 8 semaines. Nous creuserons la Bible. Je suis inculte, mais, sous son onction et s’il m’emporte, j’ai l’assurance parfaite que c’est correct. Il n’ira jamais au-delà des Ecritures. Il n’a jamais rien dit durant ces années qui ne soit fondé sur la Bible, sur le “Ainsi dit le Seigneur”. Au début de mon ministère, je savais qu’un pasteur doit se méfier de l’argent qui a fait tomber Balaam, de la célébrité qui a fait tomber Saul, et des femmes qui ont fait tomber Samson. Je ne voulais pas avoir à mendier ou à exercer des pressions pour recevoir des offrandes. J’avais promis, en cas de dettes, de quitter le ministère. Or, il y a quelques mois, je me suis retrouvé découragé en Californie avec six mille dollars de dettes.

8. Le matin suivant, il m’est apparu en vision chez moi [vision dite “de la Tente”, décembre 1955]. Je ne savais pas que les enfants au teint sombre qui s’avançaient dans cette vision étaient Mexicains [allusion à l’un des tableaux de la vision ; la mission à Mexico aura lieu en mars 1956]. Selon la vision, il y aurait un petit endroit sur le côté [allusion à un autre tableau de la vision : sous une immense tente, il y avait un petit local clos où entraient les malades], et je ne serais pas devant un public avec un micro : “Ce ne sera pas un spectacle. Il n’y aura pas d’imitation”. La mise en œuvre du don dépend des gens. Je n’y suis pour rien, je ne fais que m’abandonner. C’est votre foi qui agit. C’est alors que la foi commence à venir. Je ne peux tenir que peu de temps. Mais quand cela se passe de l’autre façon, je peux m’occuper de centaines de gens chaque soir. J’ai pensé que cela débuterait à Phoenix où je devais aller à l’époque.

9. Quand j’ai voulu aller à Phoenix, le frère Allen y tenait déjà sa campagne. Peu après, Arganbright et Joseph m’ont proposé d’aller au Mexique, mais je ne voulais pas. Quelque chose m’a dit d’y aller. Une salle était prévue, et j’ai alors pensé aux enfants en haillons de la vision. Mais l’idée d’une salle me perturbait, car la vision était panoramique. De plus, selon la vision, la réunion prévue devait être annulée sans qu’on sache comment. Arganbright nous a annoncé qu’il avait obtenu les arènes. Mais sur place, nos chambres n’étaient pas réservées à l’hôtel.

10. Dans la vision, il y avait une petite pluie. Il ne pleut pas à Mexico à cette époque de l’année, mais il s’est mis à pleuvoir. En route vers les arènes ; j’ai dit : “Nous allons avoir des problèmes avec ces arènes.” Effectivement, il n’y avait personne : la réunion avait été annulée, et nous avons cherché en vain à savoir qui avait fait cela. Le frère Moore a persisté, mais je l’ai prévenu qu’il ne trouverait rien. Nous ne savons toujours pas d’où cela est venu. La vision l’avait annoncé.

11. De retour chez moi, j’ai prié. Arganbright m’a informé que le général Valdena et des officiels du gouvernement invitaient pour la première fois un Protestant au Mexique. Je suis reparti prier dans les bois. Le matin avant l’aube, le Seigneur m’a dit en vision : “Retourne à Mexico, je serai avec toi.” Je suis parti le lendemain. Leur pauvreté est poignante. On ne nous a pas laissé faire des annonces dans la presse. Nous n’avons pas pu avoir de sièges. J’avais obtenu trois soirs. Mais ils étaient des multitudes, attendant debout depuis le matin jusqu’à 10 ou 11 heures du soir.

12. J’ai pu voir là-bas une pauvre femme ramper pour faire pénitence sur des kilomètres, blessée par les cailloux, suivie par deux enfants. A quoi sert donc le Sang de Jésus-Christ ? Ils avaient demandé au gouvernement de ne pas me laisser venir : “C’est un fanatique.” Valdena leur a répondu : “Mais il a bonne réputation, et a prêché dans le monde entier” - “Il perturbe les gens, et va perturber la sainte église” - “Elle en a peut-être besoin” “Il n’y a que les illettrés qui l’écoutent” - “Pourquoi sont-ils ignorants, alors que vous vous occupez d’eux depuis des siècles ?”

13. Jésus a donné avec abondance. Le premier soir a été merveilleux. C’était si facile de s’humilier dans l’Esprit de Dieu malgré la poussière soulevée par le vent. Quatre infirmes … Un homme aveugle depuis des années a été guéri. Le second soir, le point culminant a été atteint quand une femme a traversé la foule avec son bébé mort et raidi dans ses bras, en criant. Elle est parvenue à l’estrade. Il y avait là Billy Paul, et les frères Moore, Brown, Alment, Leo et Gene. Elle criait : “Padre !” Billy et Moore m’ont informé et m’ont dit que je ne pouvais pas m’occuper d’elle. J’ai dit à Moore : “Va prier pour elle. et console-la, elle ne fera pas la différence”. J’ai alors eu une vision : un docteur secouait la tête : “Le bébé est en train de mourir”. Il était mort la veille, mais la mère n’avait pas pu venir. Je suis allé vers elle. Sans l’interprète, je ne pouvais pas lui parler. J’ai tendu les mains vers l’enfant : “Seigneur Jésus, regarde au cœur de cette mère”. Le bébé s’est mis à gigoter et à crier. Cela a bouleversé Mexico.

14. J’ai fait un appel pour ceux qui n’allaient jamais à l’église. Des tas de béquilles ont été abandonnées là. Il leur avait suffi de savoir que Jésus était vivant. Jésus avait ainsi fait dire à Jean que les paralysés marchaient. Ces gens avaient été enfermés sous la superstition, et ils voyaient le vrai Seigneur dans sa puissance, allant dans l’auditoire. Ils ont dit : “L’homme sur l’estrade épelait leurs noms qu’il ne pouvait pas prononcer, il disait d’où ils venaient. Il disait qu’ils étaient guéris, et ils se levaient guéris. Il disait ce qu’ils avaient fait et n’auraient pas dû faire.” Les gens se mettaient à courir en louant le Seigneur !

15. Je leur ai dit : “Si vous levez la main, soyez bien sûrs de comprendre que vous acceptez Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel, et qu’il agit aujourd’hui comme autrefois. Il est encore ici après deux mille ans, faisant les mêmes choses. Les aveugles voient, les morts ressuscitent, l’Evangile est prêché aux pauvres. Combien de non chrétiens acceptent Jésus maintenant comme Sauveur ?” On estime que vingt mille l’ont accepté en une seule fois. Ce n’est pas moi qui avais annulé la réunion, car j’honore mes rendez-vous. Le soir suivant, la foule avait triplé. Si le monde dure quatre siècles, on en parlera encore. Je retournerai à Mexico un jour. Ce sont vos prières qui ont fait cela.

16. J’ai le témoignage de quatre résurrections de personnes encore vivantes, dont trois déclarées mortes par les médecins. Le frère Alment a voulu que nous obtenions une preuve médicale. Aux temps bibliques, on louait seulement l’Eternel, mais, de nos jours, il faut tout prouver. On demanderait à Moise de ramener une feuille du Buisson aux laboratoires pour analyse ! C’est pourquoi nous n’allons pas loin.

17. L’ostéopathie, la chiropractie, la médecine, la guérison divine se combattent, alors que toutes aident les gens. Elles devraient œuvrer ensemble. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a des motivations égoïstes. Je remercie Dieu pour tout ce qui peut aider. Tenons-nous par la main pour rendre plus aisée cette vie qui ne dure pas longtemps. Et louons Dieu pour cela. Si quelqu’un a un don de guérison ou de foi, ne donnons pas gloire à l’homme, mais à Dieu. Si le médecin répare votre bras, louez Dieu. Tout don parfait vient de Dieu et de lui seul [cf. Jc. 1:17]. Priez pour que je retourne à Mexico pour les aider. Lisons 1 Chroniques 17:7, un verset qui m’a frappé il y a longtemps :

“Maintenant tu diras à mon serviteur David : Ainsi parle l’Éternel des armées : Je t’ai pris au pâturage, derrière les brebis, (pour que tu fusses chef de mon peuple d’Israël)” [le frère Branham ne cite pas la partie mise ici entre parenthèses]

18. Mon cœur a explosé quand j’ai lu qu’il avait pris David derrière les brebis. Il y a des années, je surveillais des lignes pour 40 cents de l’heure, car je n’étais pas assez instruit pour un travail mieux payé. Aujourd’hui, toujours sans instruction, je connais plus de dix millions de gens dans le monde ! Qui a fait cela ? Ma femme m’a rappelé l’époque où je revenais de patrouille, les vêtements déchirés. Mon père était un buveur, et nous étions mal vus à Jeffersonville. Aujourd’hui je dois me cacher au désert, pour avoir un peu de repos. Et pourtant j’aime les gens et j’aime m’entretenir avec eux. Je ne peux rien apporter d’autre au monde que l’amour de Dieu.

19. David avait été un jeune berger, et Dieu qui l’avait rendu célèbre lui disait : “Qui étais-tu ?” Pourquoi l’a-t-il choisi ? David parlait d’eaux calmes, de verts pâturages. Il a joué avec sa harpe pour la gloire de Dieu. Il devait être un vrai berger. Il a affronté l’ours et le lion, se sacrifiant pour ses brebis, préfigurant le Bon Berger, le Fils de David. Alors que les prophètes disaient : “Ainsi dit l’Eternel”, Jésus disait : “Je vous le dis en vérité”. Il était Emmanuel.

20. Dieu vous compare aux brebis du Berger, d’un seul troupeau. C’est parce qu’une brebis, quand elle est perdue, elle est sans espoir. Loin du troupeau elle ne peut retrouver seule son chemin. Elle peut seulement bêler en attendant le loup. Il lui faut un Berger. Nous sommes impuissants sans le Berger. Nous avons essayé l’instruction, et tenté de réformer notre vie. Cela ne mène à rien. Nous ne sommes pas des réformateurs. Les policiers sont des réformateurs. Nous ne condamnons pas les gens et ne les faisons pas se traîner sur les genoux. Mais nous prêchons l’Evangile de Jésus-Christ, la délivrance. Un vrai berger nourrit son troupeau. Jésus n’a pas demandé à Pierre de diriger les brebis, mais de les nourrir avec de la nourriture pour brebis. La meilleure est le pain de Dieu. L’homme a besoin de toute parole venue de la bouche de Dieu [Mt. 4:4]. L’Esprit de Dieu en vous s’en nourrit.

21. Il a dit qu’il était “la Porte des brebis” [Jn. 10:7]. J’ai vu au Moyen Orient, une fois les brebis entrées dans la bergerie, le berger les compte. S’il en manque une, il va à sa recherche. Elles sont comptées à chaque heure de la journée. Il sait où vous en êtes. Il sait tout de vous. C’est pourquoi il peut faire ce qu’il fait sur l’estrade. Puis le berger se couche en travers de l’entrée étroite. Aucun loup, aucun voleur ne peut entrer, à moins de passer sur lui. Christ s’est couché pour nous, pour que rien ne puisse nous nuire. Rien ne peut nous nuire. Si la maladie a pu passer, c’est pour la gloire de Dieu, peut-être pour un témoignage. Un berger avait une brebis dont une patte était bandée. Ce n’était pas à cause d’un accident ; le berger avait dû lui casser la patte pour qu’elle ne l’oublie pas, et pour la soigner et la nourrir de façon spéciale, afin qu’elle l’aime et le suive. Dieu doit parfois agir ainsi. Alors il vous prend dans ses bras et vous caresse. “Ne sais-tu pas que je t’aime, que je suis celui qui guérit toute maladie ? J’ai permis cela pour te faire une faveur. M’aimeras-tu davantage si je te guéris ?” Cela m’est souvent arrivé. C’est pour me tester et lui permettre d’exprimer son amour.

22. C’est une honte pour un berger de perdre une brebis. Jésus n’a perdu aucun de ceux que le Père lui a donnés. Le berger ne peut se permettre de perdre une brebis. C’est pourquoi il essaie de ramener les cœurs rétrogrades, car un jour il vous a embrassés et vous l’avez embrassé. Vous avez dit que vous l’aimiez, mais vous avez rétrogradé, et vous êtes en miettes dans votre esprit. Mais il est toujours là. “Reviens, brebis errante ! Je ne peux me permettre de te perdre.” Vous êtes peut-être cette brebis perdue et blessée. Mais il ne peut se permettre d’en perdre une.

23. Le berger distingue ses brebis des autres par une marque. Le marquage n’est pas toujours plaisant. Quand j’étais jeune, mon travail était de garder et d’apporter le fer chaud. Ils l’appliquaient sur le dos de la vache ou du mouton. Ils étaient marqués pour toute leur vie. L’Evangile peut brûler, et piquer. Vous perdrez des choses auxquelles vous teniez, mais vous serez marqués. Vous avez une marque d’épiscopalien ou d’autre chose. Mais le Berger a la marque unique dans sa Main. Il a dit : “Si une mère pouvait oublier son enfant, moi je ne t’oublierai jamais, car ton nom est gravé dans mes mains.” [cf. Es. 49:15-16]. Il porte la marque de ses brebis. “Je connais mes brebis et elles me connaissent.” Elles ont toutes la même marque.

24. Son Eglise a la même marque. Sur terre, il a été un Homme de souffrance et méprisé. Mais Dieu était avec lui, et des signes l’accompagnaient. Il discernait les pensées des cœurs et faisait ce que le Père lui montrait. Ce soir, l’Eglise du Dieu vivant porte la marque du Dieu vivant. “Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père.” [Jn. 14:12].

25. Vous serez peut-être traités de fanatiques et ridiculisés. Mais le Berger qui portait la même marque a été lui aussi rejeté, haï parce qu’il faisait ce qui était juste. Etienne a été tué pour avoir dit qu’ils étaient incirconcis de cœur. Ils résistaient à la marque du Saint-Esprit. Les apôtres étaient joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages à cause de son Nom [Act. 5:41]. Nous devrions être joyeux, 19 siècles plus tard, de voir le même Esprit agir pareillement. Jésus tend la main pour faire les mêmes miracles. Les mêmes marques sont dans son Corps.

26. J’ai vu qu’en Orient, les bergers sont respectés. Mais aujourd’hui les frères bergers sont méprisés. Au jour du Seigneur, ce sera différent. Un jour, le Président Roosevelt est venu à New Albany, mais les pasteurs ont été relégués à l’écart. J’ai pensé : “C’est le jour de l’homme”. Un missionnaire revenu tout délabré à New York après 20 ans de mission et des centaines d’âmes gagnées, a cru au port que les guirlandes étaient pour l’accueillir, mais c’était pour une star de cinéma. En fait, personne ne le connaissait et n’était venu. Il s’est dit que ce n’était pas son pays. Mais, au jour du Seigneur, les saints franchiront les portes de la Gloire, chantant la Rédemption de Sion devant les anges qui ne comprendront pas. Je peux être ami du maire, mais je préfère le baiser de Dieu sur mon cœur pour savoir que je suis marqué comme Jésus l’était.

27. Comme disait un chant, où que j’aille, je suis marqué, scellé par l’Esprit de Dieu, et tous le voient. Je suis à lui et il est à moi. Peu importe le reste. L’Esprit était sans limite en lui, faisant l’œuvre du Père. Il ne cherchait pas à plaire aux hommes, ni à se complaire lui-même. Pierre a dit : “Vous avez crucifié cet homme confirmé par Dieu au milieu de vous par des miracles”. Nicodème en a témoigné à l’église : “Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.” [Jn. 3:2].

28. J’ai vu en Orient un troupeau prendre la rue, derrière le berger, sans s’arrêter aux feux rouges, sans jamais se détourner. Elles allaient là où allait le berger. Ne s’écarte que celle qui est malade. Vous, les brebis malades, pourquoi vous éloigner ? Son Baume est ici. Le berger les ramène. Elles n’étaient pas attirées par les fruits exposés sur les côtés de la rue. Elles n’avaient de regard que pour le berger. Son Eglise devrait lui être ainsi consacrée, sans être tentée par le monde, et suivre les pas du Berger. Ne soyez ni ballottés ici et là, ni inquiets avec des hauts et des bas. Suivez le Berger. “Mes brebis connaissent ma voix”. Si un autre berger vient avec une berceuse, elles ne le suivront pas. Elles ne suivront pas un imitateur et continueront à manger. Mais si elles entendaient la petite voix, elles se mettraient en marche. Un jour, le Roi-Berger va crier des cieux, et nous marcherons triomphalement vers Sion.

29. Aimez-vous notre Berger ? En Afrique du Sud, j’ai observé un agneau inquiet qui bêlait et regardait autour de lui. Aux jumelles, j’ai vu un lion s’approcher. Les animaux nous repèrent par l’odeur des aisselles. Mais un mouton ne sent pas le danger. C’est l’instinct qui prévenait cet agneau. Beaucoup dans le monde sont nerveux, et ne savent pas pourquoi. Ils pensent aux bombes qui pourraient tout détruire. Soyez prêts, connaissez la Voix du Berger.

30. Le berger a aussi des boucs, des chameaux, des mules. Il peut les faire tous paître dans le même pâturage, la même herbe. Mais, le soir venu, seules les brebis entrent dans la grange. Je veux être une brebis, et je ne veux pas être seulement béni ! Je veux le connaître dans la puissance de sa résurrection. Le connaître c’est avoir la vie. Ce n’est pas connaître le catéchisme, le credo et la Bible, aussi bonne soit-elle. Au soir, quand le soleil de notre vie descendra, je veux entendre, au-delà des montagnes qui nous séparent de la gloire, sa voix me dire : “C’est bien, bon et fidèle serviteur.”

31. Connaissez-le ce soir. C’est l’heure de le connaître. Ceux qui ne communient pas avec lui et ne l’aiment pas, voulez-vous lever la main ? [20 à 30 mains se lèvent. Suite de l’appel]. Vous avez levé la main parce que Dieu est ici et vous attire par le Saint-Esprit. Vous ne pouvez faire autrement. Il ne veut perdre aucune brebis. Dieu n’en a perdu aucune au Jourdain. Il n’en perd aucune quand elles traversent la mort. Il étend sa main blessée. Voulez-vous prendre la marque du Sang ?

32. [Prière]. Le soir vient où il va écarter les boucs qui mangent la même herbe, la même Bible, dans la même église. Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus [Mt. 22:14]. “Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.” [Mt. 7:21] … Approchez-vous de l’autel. Je vois aussi des malades dans l’auditoire. Il les voit mieux que moi. Croyez en lui.

33. Au Mexique, il a pu guérir un paralytique inculte, et un enfant infirme dont le père en haillons ne pouvait se nourrir parce qu’il achetait des cierges pour orner un autel valant des millions de dollars. Tous devaient rester debout, et il fallait un interprète, mais ils ont accepté Jésus. Ne pouvez-vous pas l’accepter et croire qu’il vous guérit ? Abandonnez vos béquilles et vos chaises roulantes à l’autel, et repartez guéris pour servir le Seigneur !

34. Imposez vous mutuellement les mains. Appuyez-vous sur Dieu. Il voit tous ces infirmes, ces enfants, ces pères, ces mères, ces couples. Le Berger est ici. Ne soyez pas excités. Dites : “J’ai entendu ta Parole, vu tes œuvres, je viens avec ma maladie et pour t’accepter.” Ce sont vos prières et vos dons qui me permettent de partir en mission, de nourrir les miens, d’avoir ce costume. Vous êtes les rachetés par le Sang. Je vous aime. Je vous ai dit la vérité. Il est ici et veut tous vous guérir. La prière de la foi sauvera le malade.

35. [Longue prière].

Les Écritures de ce texte

Index complet des 10 références

Jacques 1:171 Chroniques 17:7Matthieu 4:4Jean 10:7Ésaïe 49:15-16Jean 14:12Actes 5:41Jean 3:2Matthieu 22:14Matthieu 7:21

Jacques 1:171 Chroniques 17:7Matthieu 4:4Jean 10:7Ésaïe 49:15-16 + 5 autres

Thèmes

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Sujets

Le Berger et les brebisLa marque du Saint-EspritLa guérison divineLa foi et l'obéissanceLa persévérance dans l'épreuveL'unité de l'ÉgliseLa seconde venue du Christ
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William Branham

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