11 septembre 1955, matin
Christ, le mal accueilli
William Branham 11 septembre 1955 · Jeffersonville, Indiana · 26 min de lecture · 3 références 11 sept. 1955 · Jeffersonville, Indiana · 26 min · 3 références
William Branham raconte son voyage en Allemagne et en Suisse, où il a été persécuté par les églises d'État, mais où des milliers de personnes ont été guéries. Il témoigne de la photo de l'Ange prise lors d'une réunion avec des pasteurs. Il prêche ensuite sur le pharisien Simon qui invita Jésus sans l'accueillir vraiment, contrastant avec la femme pécheresse qui lava ses pieds avec ses larmes. Il exhorte les croyants à ne pas être des hypocrites et à donner à Jésus la meilleure place dans leur vie.
Résumé de la prédication « The Unwelcomed Christ » (texte original en anglais).
1. Je vous dis quelques mots sur mes voyages à l’étranger. Beaucoup d’âmes ont été sauvées. Le plus important, ce sont des âmes sauvées et nées dans le Royaume. L’Evangile perturbe, et nous avons eu quelques problèmes en quittant Zurich. Le premier Réformateur a été Luther. Le second, Zwingli, est allé en Suisse, mais il niait la naissance virginale. La première traduction de la Bible a été faite à son initiative à Zurich. Billy Graham était venu là, un jour avant moi, et ils se sont moqués de lui, de sa mise en plis de vendeur de savonnettes américain, de son parfum. Il ne méritait pas cela.
2. Je l’ai entendu prêcher la divinité de Jésus-Christ, Dieu manifesté dans la chair. J’ai crié : “Amen !” Moi aussi, j’ai commencé avec le même sujet : il est Jéhovah manifesté dans la chair. Dieu nous a donné cinquante mille âmes en cinq soirs. Ils ont appris que nous allions en Allemagne. Ils ont une église d’Etat. Nous savons que l’église papale unie à l’Etat a été persécutrice, mais l’église Protestante est aussi mauvaise. Ils m’ont traité plus mal que les Catholiques ne l’avaient fait. Ils ont demandé aux autorités allemandes de ne pas me recevoir, disant que je n’étais qu’un imposteur.
3. Le stade pouvait recevoir trente mille personnes, mais il m’a été refusé. Ils ont dressé une tente de trente mille places, ouverte sur les côtés. Le gouvernement allemand s’est opposé à ma venue. Mon ami Guggenbuhl est alors allé à Karlsruhe, en zone occupée américaine. Quand le colonel a su que c’était pour moi, il nous a ouvert les portes : j’avais prié pour sa mère en Amérique, et elle avait été guérie !
4. Le premier soir, nous n’avons pas prêché sur la guérison divine. Pour qu’on ne me tire pas dessus, des patrouilles veillaient. Nous avons été agressés par des fanatiques au moment de monter en voiture le premier soir. Nous avons prié pour les malades le second soir. Les Allemands sont cependant un peuple aimable et humble, meilleur que les Suisses. Ceux-ci sont des gens bien, mais, comme nous, ils n’ont jamais été bombardés. Les Allemands savent ce qu’est une réunion de prière.
5. Aucune église n’a voulu coopérer, et toutes nous critiquaient. Mais des milliers sont venus sous la tente. L’onction est venue, et j’ai dit à une femme attachée sur une planche que sa colonne était rongée par la tuberculose. “Détachez-la !” Le médecin ne voulait pas. “C’est Ainsi dit le Seigneur !” Elle s’est mise à courir pieds nus ! Près d’une heure plus tard, la ligne de prière a débuté, une fillette de l’âge de Rebecca est montée sur l’estrade. Elle était aveugle de naissance. Elle a placé sa tête contre ma poitrine. J’ai prié. Quand je lui ai relevé la tête, elle voyait : “Qu’est-ce que c’est ?” L’interprète lui a expliqué que c’était des projecteurs. La mère s’est mise à crier, et elle est montée sur l’estrade : “Es-tu ma maman ?”
6. Un homme, d’environ 55 ans, sourd et muet de naissance, a suivi. Par l’interprète, il a pu répéter en allemand ce que je lui disais : “J’aime Jésus”. La presse s’est enflammée. Un groupe de plus de 200 pasteurs d’Etat ont alors voulu déjeuner avec moi. “Si ce n’était pas de la sorcellerie”, ils étaient prêts à protester contre leur église. Je leur ai dit ce matin-là qu’un démon n’a rien à voir avec la guérison divine. Rien dans un démon ne peut guérir, sinon le royaume de Satan serait divisé (Mat. 12:26). Satan ne peut chasser Satan.
7. Ils ont voulu des explications au sujet des visions. Ils pensaient que je parlais avec les malades dans la journée, quand les cartes de prière étaient distribuées avant la réunion du soir, et que je connaissais ainsi leur vie quand ils venaient sur l’estrade. J’ai fait remarquer que je ne connaissant pas l’allemand, et je devais même épeler les noms reçus en vision. Et comment expliquer ce qui se passait avec ceux qui n’avaient pas de carte de prière ? “Le démon ne peut-il faire cela ?” J’ai répondu : “Le démon peut-il guérir ?” – “Cela pourrait-il être de la télépathie ?” J’ai répondu : “La télépathie peut-elle guérir un aveugle ?” On avait dit les mêmes choses du Seigneur. Un photographe était présent.
8. Ils ont demandé : “Ceux qui lisent les cartes de prière ne peuvent-ils pas vous transmettre l’information ?” – “Mais comment expliquer la guérison ?” – “N’est-ce pas aussi de la télépathie.” J’ai alors demandé : “Ne croyez-vous pas en Dieu ?” – “Si, mais …” Je leu ai dit qu’ils étaient aveugles. La cécité physique est préférable à la cécité spirituelle. “Vous voyez de vos yeux ce que les prophètes attendaient, mais vous ne croyez pas ! Vous avez des yeux, mais vous ne voyez pas.”
9. Ils m’ont questionné sur la photo de l’Ange. J’ai expliqué que c’était la Colonne de Feu qui conduisait Israël vers la Terre promise, l’Ange de l’Alliance qui était Jésus-Christ. Il était avec le Père avant la fondation du monde, il a toujours été, et il est le même aujourd’hui. “Nous avons entendu parler des réunions de guérison à l’américaine !” – “Je vous parle de mon ministère.”
10. J’ai dit :“Ou vous êtes croyant ou vous ne l’êtes pas, c’est tout. Je ne peux pas expliquer Dieu, et nul ne le peut. Nous croyons par la foi, et non par la connaissance, sinon la foi est inutile.” La foi accepte ce qui est inexplicable. C’est alors que le photographe a pris une série de photos d’affilée. A cet instant j’ai dit : “Celui dont je parle est ici, je le vois se déplacer.” Le photographe s’est tourné dans la direction : “Je vais essayer.” Il a pris des photos et cinq ou six autres après. J’ai poursuivi : “Cet homme assis là a été le chef de trente deux mille communistes. Il n’est pas Allemand, mais Italien. Il est nouveau converti. Vous étiez Catholique. Vous avez pris une Bible, et vous avez été convaincu que Jésus était le Fils de Dieu. Vous tenez un orphelinat dans la montagne.” Il a reconnu que c’était vrai. “Vous êtes ici à cause d’un mal d’estomac.” Il s’est mis à pleurer. “Ainsi dit le Seigneur, vous êtes guéri.”
11. Le photographe a pris trois photos de l’Ange : quand il commençait à descendre, quand il allait vers moi, et quand il s’en allait. Les journaux allemands en ont parlé. Sa Parole ne passera pas ! Il sème et il arrose. Voici la photo de la salle avec les pasteurs. Je suis là avec l’interprète. Voici les frères Guggenbuhl et Bosworth. Il n’y a pas de Lumière. Quand je me suis levé en disant que l’Ange était présent, elle s’est mise à descendre du plafond. Je suis debout là. La photo est prise de côté. Et voici l’homme à qui je réponds, avec son col. Et là, elle est déjà descendue, vous ne voyez que mes épaules, je suis en vision, avec la gloire du Seigneur qui s’en va. Et voici quand tout est fini : il n’y a plus rien.
12. Jésus-Christ est vivant ! Dans la difficulté, ne vous inquiétez donc pas. C’est dans mon pays que je suis le plus incompris. Jésus a dit qu’il en serait ainsi, et cela doit donc s’accomplir. Mes amis, nous l’aimons, et nous voulons nous rassembler dans la communion. Priez pour moi, car je suis à un tournant de ma vie, et je dois prendre une décision.
13. Je me suis tenu entre les frères. J’aurais aimé réunir les Baptistes qui connaissent la Parole mais n’ont pas la foi correspondante, avec les Pentecôtistes qui ont la foi, mais qui piétinent les dons et en font n’importe quoi. L’autre jour, quelqu’un a dit à propos d’une grande réunion qu’elle manquait d’Esprit et de bruit. Un vieux frère a répondu qu’une charrette vide faisait plus de bruit sur les bosses qu’une charrette bien chargée. Nous avons besoin d’une charrette chargée du Saint-Esprit.
14. Peu importe que nous ayons ceci et cela. Sans amour les uns pour les autres, nous sommes perdus. Il y a quelques années, j’ai rencontré un grand pasteur des Assemblées de Dieu. Il voulait que je me joigne à eux parce qu’ils étaient la plus grande organisation pentecôtiste du monde. J’ai répondu que je voulais rester entre les frères. Il m’a demandé si j’avais reçu le baptême de l’Esprit, si je parlais en langues. “J’ai parlé en langues.” – “Alors vous avez reçu l’Esprit ! Vous avez quitté ces Baptistes amidonnés.” – “Je l’ai reçu et j’ai été baptisé au Nom de Jésus-Christ.” – “On ne le reçoit pas ainsi. Vous croyez cette hérésie ?” – “C’est biblique.” – “Sortez de chez moi.”
15. J’ai demandé à un pasteur baptiste s’il était baptisé du Saint-Esprit. “Seriez-vous Pentecôtiste ?” – “Oui. Avez-vous le signe, parlez-vous en langues ?” Il m’a regardé en face, et m’a pris par l’épaule : “Non, mais nous sommes frères, et nous allons au ciel.” Il venait de prouver, contrairement à l’autre, qu’il avait le Saint-Esprit. Le premier explosait face à une théologie contraire à la sienne. Il n’avait rien d’autre que sa théologie. Soyons une charrette chargée et aimons-nous.
16. [Longue prière].
17. On m’a demandé de prêcher sur le même thème qu’à Campbellsville l’autre jour [7 août 1955]. Lisons Luc 7:36 à 50
(36) Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table. (37) Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum, (38) et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.(39) Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète [ils l’avaient fait venir pour cela], il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse. (40) Jésus prit la parole, et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il. - (41) Un créancier avait deux débiteurs : l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. (42) Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ? (43) Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé. (44) Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. (45) Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds. (46) Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. (47) C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. (48) Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. (49) Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ? (50) Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.
18. Il y avait quelque chose de louche. Pourquoi avoir invité Jésus alors qu’ils le haïssaient ? On invite en général ceux qu’on aime, ceux avec qui on a des choses en commun. Vous n’allez pas chez ceux qui ne croient pas en la guérison divine. Et nous croyons dans l’adoration dans l’Esprit. Si une fillette est toujours avec sa grand-mère, c’est qu’il y a un paquet de bonbons, car les enfants jouent normalement ensemble. Ils ont des choses en commun. Et les adultes vont avec les adultes.
19. Les membres d’une association ont des choses en commun, et ils se réunissent. Les oiseaux de même plumage se rassemblent. Un vautour ne communie pas avec une colombe, mais il parlera de charogne avec un autre vautour. La colombe n’en supporte pas l’odeur. Les pécheurs se rassemblent et parlent de saletés. Le jour et la nuit ne vont pas ensemble. La veuve noire vit la nuit, et sa morsure tue. Beaucoup de gens sont de la nuit. Mais Jésus a dit que les “enfants de la lumière” marchent dans la Lumière. Celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.
20. Un pharisien est un comédien. Il y en a beaucoup en Amérique, et pas seulement à Hollywood, mais aussi en chaire, qui prétendent être ce qu’ils ne sont pas. Restez ce que vous êtes. N’imitez personne. On ne sait pas où on en est avec ces pharisiens, et ils ne le savent pas non plus. Et nos filles imitent ces actrices. De même, si un ministère apparaît, les imitateurs suivent.
21. Que cherchait ce pharisien en invitant Jésus ? Avec ses mains boudinées couverts de bagues, il s’était demandé quel distraction organiser pour la réussite du repas devant la crème de la société. Moi, je veux être ce que Jésus veut que je sois. Ces pharisiens sont des aveugles conduisant des aveugles. Un homme m’a écrit, me disant de mettre un capuchon sur la tête des personnes avant de dire quel était leur problème, et alors il me parlerait !
22. Ce pharisien était fier d’être le plus diplômé de la ville, d’être le plus regardé au temple. Et soudain il a pensé à faire venir Jésus pour attirer tout le monde. “Tout le monde parlera de moi.” Ces gens ne pensent qu’à eux-mêmes. Un messager épuisé a marché deux ou trois jours avant de trouver Jésus entouré d’une foule qui buvait ses paroles. Puis Jésus s’est mis à prier pour les malades. Le messager a joué des coudes. Philippe n’a d’abord pas fait attention à lui, car beaucoup voulaient Jésus. Finalement, il a pu l’inviter au grand banquet de son maître Simon.
23. Les gens présents ont voulu dissuader Jésus d’y aller, car des milliers de malades avaient besoin de lui, alors que le pharisien était riche et n’avait besoin de lui que pour se faire valoir. Mais Jésus a accepté. Le messager est reparti, au lieu de rester devant le Roi des rois. Quelle occasion perdue pour lui ! Il était trop occupé des choses de son maître. Pourquoi n’est-il pas tombé à genoux pour le pardon de ses péchés ? C’est ce que j’aurais fait à sa place.
24. Mais les gens n’ont pas le temps d’aller à l’église : ils doivent laver leur voiture, s’occuper des enfants, etc. Ne laissez pas passer votre chance ! Elle se présente chaque jour à chacun, mais ils ne le voient pas. Ce messager ne l’a pas saisie. Ne soyez pas prisonnier des choses du monde. Frayez-vous un chemin vers lui. Vous dites que vous le servirez s’il vous donne une Cadillac. Venez à lui en disant qu’il n’y a rien de bon en vous ! Ne jouez pas un rôle. Ne courez pas après les vanités. Votre auto périra. Prenez soin de votre âme. Que cela s’enfonce en votre cœur, et établisse la paix qui surpasse toute compréhension. Si vous le touchez une fois, personne n’aura alors besoin de vous dire ce qu’il faut faire. Nul ne peut venir en sa Présence et lui parler sans devenir une personne nouvelle. Quand on lui parle, cela laisse une impression indélébile sur l’âme.
25. J’avais 22 ans quand je lui ai parlé la première fois. Je lui ai écrit une lettre que j’ai accrochée à un arbre. J’ai craint qu’il ne passe pas par là, et je me suis agenouillé, et je lui ai dit que j’étais la pire personne du monde. Je suis reparti changé. C’est la façon de s’approcher de lui. Mais nous croyons être bien, et ne pas avoir besoin de lui. Vous devez ressentir votre besoin de Jésus, qu’il est votre seule espérance. Ne venez pas avec vos problèmes profanes, mais avec le besoin de votre âme, et dites-lui tout.
26. Le messager était content d’avoir fait le travail demandé. Vous pouvez bien faire votre tâche, mais que faites-vous des demandes de Jésus ? Venez à lui. En Palestine, on mange étendu sur un divan. Ce pharisien avait prévu de bons plats, avec la part des sacrifices qui lui revenait, et il faisait partie des riches. Mais il avait invité des pauvres. Il espérait s’amuser avec la venue de ce Jésus qui se prétendait prophète.
27. Peu de riches ont du temps pour Jésus, et ils côtoient des gens qui n’acceptent pas Jésus. Comment un homme de haut rang social pourrait-il s’agenouiller et pleurer devant Dieu, puis témoigner dans la rue ! Moi, je veux avoir un rang dans la gloire, avoir mon nom sur le Livre de Vie ! Et peu importe le rang social ! Le pharisien se disait que les journaux parleraient de lui. Il mettrait sa belle robe. Cet esprit existe encore. L’orgueil est une malédiction. Tous les serviteurs étaient bien habillés et stylés, et les plats sentaient bon.
28. Beaucoup vont à l’église pour montrer leur piété. Ce sont des pharisiens, des acteurs. Jésus le sait. En Orient, dès que quelque chose se passe, la foule se rassemble. Toute la ville parlerait de Simon. Cela le mettrait en avant. Pensez à Jésus et à ce que vous allez faire pour lui, plutôt qu’à votre prestige dans l’église. Ne venez-vous à Christ que pour être bien considéré ? Je veux voir ce que je peux faire pour lui, pour que les gens voient Jésus. Lors d’une campagne, il y avait partout des affiches : “L’homme de Dieu pour notre temps”, mais le Nom de Jésus n’était pas mentionné. Une bande d’acteurs !
29. “Ce sera beau quand on va allumer les torches.” Au jour dit, ils sont venus, les Docteurs untel et untel, dans leurs chars. Les serviteurs s’occupaient des chevaux, et les invités entraient. La plupart venaient à pied. La poussière et les déjections animales des routes non goudronnées collaient jusqu’aux genoux. Il fallait donc laver les pieds malodorants. Le serviteur préposé au lavage des pieds était le plus vil. Jésus, le Roi de gloire, a pris cette place un jour, pour donner un exemple de ce qu’il faut faire. Cela prouve qu’il était Dieu, tandis que nous ne faisons rien pour lui.
30. Et vous, vous ne savez pas serrez la main d’un mendiant et lui parler du Seigneur. Vous êtes si bien ! Mais il n’y a pas grande chose de bon en nous. Quand on pense à Jésus qui était le cœur de Dieu, et qui est devenu le serviteur le plus bas ! Il était si grand qu’il est venu vous racheter pour vous rendre grand. J’ai remarqué que les grands hommes vous font penser que c’est vous qui êtes grand. Ils ne se vantent pas. Le Créateur a lavé la bouse des pieds humains.
31. Nous croyons être quelque chose et marchons le menton haut, alors que nous sommes des épaves. Vous ne faites que jouer un rôle, vous n’êtes pas sauvé, sinon vous le montreriez. Peu importe votre chèque à une œuvre de charité. Dieu ne regarde pas à cela, mais à votre cœur. Pourquoi ne pas vous mettre en action ? L’hôte honorait l’invité en allant à sa rencontre. Le serviteur lui lavait et lui essuyait les pieds, puis lui tendait des sandales de soie.
32. Dans une autre pièce un autre serviteur oignait d’huile au parfum de nard le visage et le cou brûlés par le soleil. Le nard vient du petit bouton qui apparaît après la floraison d’un rosier de montagne. La reine de Saba en avait apporté à Salomon. Puis l’hôte embrassait l’invité sur les deux côtés du cou. C’était un signe de bienvenue fraternel. L’invité était comme chez lui, et pouvait se servir dans le frigo.
33. Comment ce serviteur a-t-il pu ignorer Jésus ? Il se tient là, dans un coin de la table. J’aurais voulu être à la place du serviteur pour lui laver les pieds. Nous nous préoccupons de savoir si nous sommes Méthodistes ou Baptistes, et nous ne voyons pas Jésus. Il avait parcouru des dizaines de kilomètres. Il tient toujours ses promesses, et il avait promis de venir. Il a promis qu’il serait là quand il faudra que je traverse la rivière. [Chant]. Des proches se sont moqués de moi, mais il sera là. Il tient toujours ses promesses, et il est là à l’heure voulue, tandis que nous n’avons pas de temps pour lui.
34. Considérez comment notre Président a été accueilli ici avec des fleurs et des drapeaux. Mais quand Jésus vient, vous ne l’accueillez pas. Vous ne lui donnez qu’une petite place de temps en temps. Vous vous cachez au grenier pour prier. Il accepte la place que vous lui laissez. Avant de connaître Christ, vous alliez une fois par an à l’église, avec votre plus belle robe, et vous trouviez qu’une prédication de vingt minutes était trop longue. Il n’a pas protesté. Il ne pouvait pas obtenir plus de vous.
35. Quelle place a-t-il dans votre vie ? A-t-il la meilleure, ou ne reçoit-il qu’une prière de temps en temps ? Les disciples n’avaient pas été invités, et Jésus était seul dans son coin, avec l’odeur de la route sur lui et les pieds sales. De même, les églises prient pour un réveil, mais quand le Saint-Esprit vient, vous le rejetez. Il n’est jamais bien accueilli. Vous ne voulez plus de prédication sur le Saint-Esprit et la sanctification. Vous voulez de la théologie bien présentée avec une bonne grammaire. Donnez-moi un prédicateur prêchant le Saint-Esprit à l’ancienne et où Jésus est le bienvenu !
36. Il veut être loué, mais vous ne le voulez pas. Quand Jésus vient, vous le repoussez dans un coin. Il est le malvenu. Vous priez pour un réveil, mais, quand il débute, vous n’en voulez pas dans votre église. Honte aux hypocrites orgueilleux ! Il est souvent venu dans cette ville, il a frappé à la porte, mais vous avez dit que c’était du diable, tout en priant pour un réveil. Honte à vous ! Vous paierez pour cela. Christ vient à sa façon, et il gêne votre théologie. Mais, quand il est invité, il vient. Ils ont prié dans tout le pays avec Billy Graham et Jack Schuller. Le Saint-Esprit est venu avec les mêmes signes confirmant sa Présence, et vous le traitez de démon ! Hypocrites !
37. Ils jouent un rôle avec une théologie de séminaire. Jésus, l’Invité, le Prince de Gloire, la Source de Vie est le mal venu, et il se tient là avec les pieds salis par la route, le visage fatigué, alors que les autres sentent bon.. Personne ne l’a embrassé. Il voudrait être embrassé : “Embrassez le Fils de peur qu’il ne s’irrite” (Ps. 2:12). L’avez-vous embrassé ? Considérez ce que vous faites avec lui : vous le rejetez de votre belle église pour le repousser vers une mission dans un sous-sol, tout en priant pour qu’il vienne.
38. Mais il vient malgré tout. Faites-lui bon accueil. Il essaie de toucher votre grande église, mais vous savez tant de choses, et vous êtes si occupés avec les choses de l’église ! A la Pentecôte, il a confirmé ce qu’il ferait lors de sa venue, mais les pharisiens jouent ce qu’ils ont appris au séminaire, et ils le mettent dehors. N’accueillerez-vous pas Jésus aux pieds sales et écorchés ? Personne ne veut avoir à faire avec lui. Si je pouvais seulement entrer et les lui laver ! Il respecte toujours ses rendez-vous. Il est là, mal à l’aise, malvenu. A l’extérieur, tous regardaient, et aucun ne savait qui il était.
39. Une autre scène se passe dans la rue où marche une prostituée. Peut-être avait-elle été abandonnée par un homme qui lui avait fait plein de promesses. Elle regarde les beaux plats. Puis elle reconnaît Jésus, le malvenu chez les riches, dans un coin, les pieds sales. Elle repart dans sa mansarde. Elle hésite, elle ne peut donner de l’argent, car ce Prophète saura d’où il vient. Mais il faut que quelqu’un prenne soin de Jésus. Les gens sont trop occupés devant la télévision pour aller à l’église.
40. Elle se demande si elle n’est pas folle, elle pleure en pensant à Jésus dont nul ne s’occupe. Une femme ne voit pas les choses comme les hommes. Elle prend toutes ses économies et va chez le parfumeur et achète ce qu’il y a de meilleur. Il mérite le meilleur, et non pas trois minutes le soir. Il prend ce qu’on lui donne. Elle a tout donné. Donnez-lui le meilleur de votre vie, de vos chants, tous votre talent, vos yeux, votre bouche, vos oreilles, votre cœur.
41. Il se faisait tard, mais mieux vaut tard que jamais. Vous avez attendu trop longtemps vous aussi pour être un vrai chrétien. Que ce soit ce matin l’heure pour vous d’aller à lui. Les Américains sont toujours mieux que les autres, alors que vous êtes de pauvres hypocrites, nus et ne le sachant pas. Il vous a envoyé des prédicateurs vivant de pain et d’eau, mais vous les avez raillés, traités de fanatiques et mis en prison.
42. Vous allez bien habillés dans les meilleures églises. Vous croyez tout avoir parce que vous avez une voiture et un travail. Vous êtes de misérables aveugles. Vous auriez honte d’aller là où il y a un autel pour pleurer. Ne savez-vous pas que vous êtes perdus ? Vous n’avez aucune place pour lui. [Chant : “Tous voient ma marque, je suis scellé”]. Moi, je poursuis ma route. Cette femme s’est voilée le visage, et les passants ricanaient. En le voyant, elle a hésité. “Que va-t-il dire en sachant qui je suis ?” Il sait ce que vous êtes : venez.
43. “Que va-t-il dire d’une femme comme moi ? Mais c’est ma chance.” Vous ne mesurez pas quelle est votre chance aujourd’hui. Vous avez l’occasion d’être rempli de l’Esprit et d’être un saint non hypocrite. Vous n’avez pas à faire semblant d’être chrétien et d’aller à l’église pour cacher votre insignifiance. Vous avez une chance. Elle l’avait entendu prêcher à la foule. Celui qui écoute en est changé. “Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés.” C’était ce dont elle avait besoin. Mais il y avait du monde entre elle et lui. Entre vous et Jésus, il y a les imposteurs. Mais Jésus vous dit de venir.
44. Elle s’est frayée un chemin. Pouvez-vous jouer des coudes au milieu de l’incrédulité qui dit que le temps des miracles est passé ? Elle est allée jusqu’à Jésus, le seul endroit où elle pouvait trouver du repos. Elle est tombée à terre en pleurant. Elle était si coupable et si triste ! Elle était hors d’elle-même. Que Dieu nous aide à être hors de nous-même une fois pour atteindre Jésus et être sauvé. Quand cela m’est arrivé, peu importait ce qui se passait autour. J’ai pleuré, crié et loué le Seigneur. Que Dieu nous aide à repousser les vieux credo pour atteindre Jésus.
45. Elle était près de la Source de l’Amour. Et elle a lavé ses pieds sales avec les belles eaux de ses larmes. Elle ne savait pas quoi faire tant elle était heureuse d’être en sa Présence. Ses cheveux s’étaient dénoués : quelle belle serviette ! Aujourd’hui, pour en faire autant, les femmes devraient marcher sur la tête. Je ne plaisante pas. La chevelure est la gloire de la femme. Elle a essuyé les pieds de Jésus avec sa gloire, la seule chose décente qui lui restait. Que Dieu nous aide à faire de même.
46. Elle ne pouvait s’arrêter de pleurer. Elle a alors pris le vase, en a brisé le col, et elle a tout versé aux pieds de Jésus, tout ce qu’elle avait, tout son cœur. Pauvre église hypocrite, empesée et indifférente, ne voyez-vous pas ce qu’elle a fait ? Elle l’accueille ! Peu importe la fête, l’important, c’est un pécheur qui vient à Christ. Mais les gens sont trop occupés par la fête et les jeux. Et tous ces pharisiens se regardaient : “Il n’est pas prophète !”
47. Elle était si heureuse qu’elle n’entendait pas. S’il avait remué un pied, elle serait partie. Mais il était heureux de ce qu’elle faisait pour lui : un pied, puis l’autre. Quelqu’un l’aimait à ce point ! Il n’a pas bougé. Hors d’elle-même, elle a embrassé ses pieds. Ces orgueilleux aveugles pensaient que sa réputation était brisée. Mais sa réputation était faite aux yeux des pécheurs qui se repentent devant lui.
48. Ces pieds qu’elle embrassait seraient bientôt percés pour ses péchés par un gros clou. Simon, lui, était scandalisé. Jésus l’a regardé. “Tu m’as invité, et tu ne m’as même pas embrassé !” Branham Tabernacle, réveille-toi ! “Tu m’as laissé là, sale. Cette femme m’a embrasé les pieds” – “Moi, je ne l’aurais pas fait.” Puis il a dit à la femme que ses péchés étaient pardonnés.
49. A quoi bon votre église amidonnée, et le registre où votre nom est inscrit ? Jésus doit être le bienvenu. “Tous tes péchés sont pardonnés.” Elle était là, le visage couvert d’huile, les yeux gonflés, les cheveux pendants couverts des saletés de la route. Elle avait pris la honte sur elle. “Va en paix.” Je veux me tenir là, moi aussi. J’ai déjà 46 ans. Je dois faire quelque chose pour Dieu alors que les années fuient. Au ciel, je veux rien de grand, je veux être à ses pieds et les caresser [NDT : W. Branham pleure]. Tu m’as aimé alors que j’étais indifférent. Je t’aime ! Je t’aime ! …
50. Je ne peux prêcher plus longtemps. Inclinons les têtes. [Prière].
51. Que ceux qui ont eu honte de lui, qui ne l’ont pas bien accueilli, qui veulent accepter Jésus, lèvent la main … Il est présent comme il l’était à ce banquet … levez la main vers lui. [Enregistrement interrompu. Chant] … approchez-vous, venez vous agenouiller … [Chant]. C’est votre occasion …
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