Early Spiritual Experiences

Premières expériences spirituelles

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William Branham 13 juillet 1952   ·   Hammond (Indiana)   ·   56 min de lecture   ·   12 références 13 juil. 1952   ·   Hammond (Indiana)   ·   56 min   ·   12 références

William Branham raconte ses premières expériences spirituelles, depuis sa naissance marquée par une lumière surnaturelle jusqu'à sa rencontre avec l'Ange du Seigneur. Il insiste sur la souveraineté de Dieu dans les dons et les appels, et témoigne de la puissance de Dieu à travers des guérisons et des visions.

Résumé de la prédication « Early Spiritual Experiences » (texte original en anglais).

“Premières expériences spirituelles” (13 juillet 1952)

1. Je suis heureux de revoir le frère Upshaw qui revient de Scandinavie. Dieu l’a guéri après 66 ans d’invalidité. Dieu s’occupera aussi de son infection au pied. On m’a déconseillé de venir, mais l’Esprit m’a dit de venir. J’ai trouvé hier mon fils alité avec la fièvre. Il s’est passé quelque chose hier soir, et je vous en parlerai. J’ai dit à ma femme : “Il va se passer quelque chose, c’est bizarre.” Je suis allé voir le frère Baxter dans sa chambre, et je lui ai dit que quelque chose allait se passer. “Un problème ?” – “Non. Mais l’Ange du Seigneur va faire quelque chose.” Il l’a fait hier soir. Je sais maintenant pourquoi le Saint-Esprit m’a envoyé ici.

2. La sœur Baxter m’a dit qu’ils étaient là pour deux jours, et ils nous parleront de leur périple et de la guérison du frère. Le Saint-Esprit avait révélé qui il était, d’où il venait, et l’avait déclaré guéri, alors qu’il était invalide et en fauteuil roulant. Depuis, Dieu en a fait un missionnaire de 80 ans ! Je vais vous parler de ce que la grâce souveraine de Dieu fait par sa seule grâce, et nous n’y sommes pour rien. Après ce que j’ai vu hier soir, tout peut arriver. Satan a tout fait pour s’opposer à cela. Quand la sœur Baxter est venue ce matin, le Seigneur a révélé ce qui avait eu lieu la veille. J’ai alors su qu’il voulait que nous soyons là.

3. Je suis conduit à aller à Sion, Illinois, dans une semaine. Je leur avais promis de revenir. Je suis conduit à aller dans cette région. Un stade est disponible à Chicago, un autre à Battle Creek, un autre de 10 000 places aux Twin Cities avec 500 pasteurs de diverses dénominations. Mais l’Esprit peut aussi me conduire dans une église de 10 personnes. Priez pour moi, pour que j’aie la force de rester plus longtemps dans une réunion et mieux aider les âmes. Je ne peux pas aller contre ce qu’il a prévu avant la formation du monde. Dimanche prochain, je vous parlerai de ma vie, mais maintenant j’en aborderai l’aspect spirituel.

4 à 5. Tous ces micros me rappellent l’Afrique avec tous les interprètes pour traduire dans la langue de chacune des tribus, avec toute une foule attentive malgré la pluie et les éclairs. Il y avait des Noirs, des Jaunes, des Blancs. Certains se prosternaient dans la boue, d’autres m’appelaient Krishna après m’avoir entendu prononcer le nom de Christ. Il a fallu leur expliquer qu’il s’agissait de Christ, le Fils de Dieu, et que j’étais son serviteur. Et l’Esprit révélait aux gens leur problème et les guérissait. Ils tombaient et criaient. Ils étaient prêts.

6. Lisons Jérémie 1:4-5

(4) La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : (5) Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations. (6) Je répondis : Ah ! Seigneur Éternel ! Voici, je ne sais point parler, car je suis un enfant.

Je veux, non pas prêcher, mais expliquer certaines choses. Je peux me tromper, mais c’est par ignorance. Tout ce que je sais des Écritures c’est seulement par révélation. Si je me trompe, ne tombez pas avec moi, mais soutenez-moi dans ma faiblesse, et priez pour qu’il me conduise dans la Lumière. Je ne connais pas bien la Bible, mais je connais bien l’Auteur, le Saint-Esprit. Dieu avait connu Jérémie avant même qu’il ne soit conçu, et l’avait ordonné comme prophète pour les nations. Je vois donc ici que nous sommes sauvés par sa grâce et non par notre volonté. Par nature, l’homme est rebelle contre Dieu. Il s’est rebellé en Éden. Déchu de la grâce, il a fui Dieu et s’est caché. C’est dans la nature de l’homme. De même, les dons et les appels ne dépendent pas de votre repentance ou de votre justice, mais de la prescience de Dieu. Dès avant la chute, Dieu connaissait la fin de l’histoire. Rien ne peut arrêter l’horloge, et tout se passera comme Dieu l’a dit. Je pèse chacun de mes mots. Je sais que 6 à 8 millions de personnes nous écoutent. Beaucoup de religieux, de chefs d’État, ont entendu ce que j’ai dit, on vu ce qui se passe sur l’estrade et m’écrivent comme Nicodème venu de nuit. Mais aucun ne vient sur l’estrade pour déclarer qu’il prend parti pour moi.

7. Je n’ai jamais eu honte de mes convictions, sinon j’aurais trahi Christ. Je crois au baptême du Saint-Esprit à l’ancienne. Un homme est, soit né de nouveau, soit encore un pécheur. Il est appelé dans le Saint-Esprit uniquement par la grâce de Dieu. On ne le reçoit pas par la foi qui croit [angl. : “by faith believing”], mais c’est un don de la grâce de Dieu. Les baptistes, d’où je viens, croient qu’on reçoit le Saint-Esprit quand on a cru. Mais, en Actes 19, Paul a demandé aux baptistes qui suivaient Apollos : “Avez-vous reçu le Saint-Esprit depuis que vous avez cru ?”, et non pas : “quand vous avez cru”. On croit d’abord, puis le Saint-Esprit est un don. Ce n’est pas la même chose que d’être sauvé et appelé en Dieu. Le surnaturel a précédé le naturel. Tout le naturel devrait être en harmonie avec le spirituel. Trois éléments sont venus du corps de Christ pour former le Corps de Christ. L’Eau, le Sang, l’Esprit sont sortis de lui et c’est ce qui est nécessaire pour entrer en son Corps. Ce sont les éléments de la nouvelle naissance. Quand un bébé vient au monde, il y a de même l’eau, le sang et la vie. Je vous parlerai un jour sur la manière d’agir des démons. Les gens en parlent sans savoir de quoi il s’agit. Mais quand on leur fait face et qu’on s’adresse à eux, ils essaient de vous égarer. Je les ai affrontés et je leur ai parlé comme je vous parle. Je ne parle pas ici des gens possédés, mais de ces formes, de ces ombres noires. Je dis au démon qu’il est dans son tort et qu’il le sait. Il ne répondra pas si je lui ordonne de le faire au nom des Cieux très-hauts. Mais si je dis au Nom de Jésus-Christ, il répond. Soyez prudent. Mieux vaut savoir ce qu’on fait ! Restez là où Dieu vous a appelé, car il y a du danger. Je ne suis pas un mystique, mais il y a des choses du monde spirituel dont je ne peux parler, même à ma femme et à mon fils. C’est personnel.

8. Les dons et les appels sont sans repentance. Dieu sait où et quand, et cela se produit inévitablement. C’est à chacun de trouver sa place, ce à quoi Dieu l’appelle, et d’y demeurer, s’y tenir. Que se passerait-il si je voulais conduire mes réunions à la manière de mon ami Oral Roberts ? On m’a dit qu’il priait pour cinq cents personnes pendant que je ne priais que pour deux. Ce qu’il fait, c’est entre lui et Dieu. Avant de débuter son ministère, il se tenait au premier rang. Il est venu me parler de guérison derrière l’estrade, à Kansas City, un soir où le frère Bosworth était présent. Ses réunions sont organisées deux ans à l’avance avec les pasteurs qui le soutiennent. Je ne peux pas planifier mes réunions comme il le fait. C’est pourquoi je n’ai pas un journal. J’ai commencé avec “Voice of Healing”, et voyez ce qui est arrivé. Ce sont tous des hommes de Dieu. Je crois que celui qui se dit chrétien est chrétien s’il le vit. C’est vrai aussi de Tommy Osborn, un homme selon mon cœur, converti à la guérison divine lors d’une de mes réunions. A la réunion de Portland, un fou de 130 kg est monté sur l’estrade, menaçant, mais il s’est effondré. Il y avait là 500 pasteurs, dont le frère Baxter, et tous avaient reculé.

9. Deux jeunes policiers que je venais de convertir sont venus pour le saisir. Je leur ai dit : “Ceci n’est pas une question de chair et de sang.” Il y avait là des centaines de personnes, sans compter ceux qui étaient dehors, et tous retenaient leur souffle. Je ne pesais que 58 kg. Je n’ai rien dit. Il vaut mieux savoir de quoi on parle. Il disait : “Je vais démontrer ce soir que tu n’es qu’un hypocrite. Je vais briser chaque os de ton corps”. Il s’avançait, le bras levé, en roulant les yeux, et il est venu si près qu’il postillonnait sur mon visage. “Tu es un serpent dans l’herbe, un faux homme de Dieu.” J’ai attendu que l’Ange du Seigneur parle. “Je vais t’abattre au milieu de l’assemblée.” C’est alors que quelque chose est venu. [W.M. Branham imite un bruit de vent]. “Ce soir, parce que tu as lancé ce défi, tu vas tomber sur mes pieds, c’est Ainsi dit le Seigneur.” Je devais lever les yeux pour le regarder. “Serpent dans l’herbe, je vais te montrer sur les pieds de qui je vais tomber !” Il a mis son poing en arrière pour frapper. J’ai alors dit : “Satan, sors de cet homme !” Il est tombé, les yeux exorbités, en pivotant sur lui-même. La police a dû l’ôter de mes pieds, car il ne pouvait pas se relever. Deux prophéties s’étaient affrontées. Tommy Osborn a vu cela et s’est enfermé chez lui : “Mon Dieu, je ne sortirai pas avant que tu ne fasses quelque chose pour moi.” Il a prié plusieurs jours. Il est venu me voir alors que j’étais avec le frère Bosworth : “Frère Branham, crois-tu que Dieu répondra à ma prière ?” - “Tu peux faire beaucoup de bruit, et les gens te suivront, mais tu devras répondre de ton ministère devant Dieu. Sur la guérison divine, interroge le vieux chêne Bosworth. Si tu avais été appelé avec un don, tu le saurais depuis longtemps, car les dons et les appels sont sans repentance. Tu es au moins prédicateur, et tout prédicateur est appelé à prier pour les malades.” Et c’est vrai pour tout chrétien : “Priez les uns pour les autres”. Tout prédicateur ou moi-même, nous ne pouvons que prêcher la Parole le plus clairement possible, mais rien dans un homme ou dans sa prière ne peut guérir un malade. Si je prie durant des heures pour un incrédule, rien ne se passera tant qu’il n’aura pas la foi de Christ pour recevoir la guérison. Osborn a suivi Bosworth environ un an, jusqu’à ce qu’il connaisse tous les modes d’emploi des Écritures.

10. Je l’ai rencontré à New York, alors qu’il venait de Cuba. Il y avait 25 ou 30 mille personnes dans son assemblée. “Es-tu fatigué frère Osborn ?” – “Comment serais-je fatigué ? Je n’impose pas les mains, je prêche trente minutes et je rentre chez moi. Je prends seulement la Parole de Dieu. Mon don est d’expliquer la Parole, et c’est elle qui vainc Satan.” Elle le fera toujours et partout. Il expose la Parole, si bien que Satan est acculé, et l’auditoire le voit. Il dit : “Combien croient cela et veulent l’accepter ?” Ils lèvent la main. “Venez en témoigner.” Osborn s’assied, les écoute durant 2 ou 3 heures, et ils témoignent. Et il recommence ses explications le soir suivant. Il a tout à fait raison. Tommy Osborn est aujourd’hui l’un des plus puissants évangélistes dans le domaine de la guérison divine parce qu’il connaît la Parole biblique.

11. Dieu place ses dons dans l’Eglise comme il veut, et non comme nous le voulons. S’il veut que je sois un laïc, mieux vaut que je sois laïc plutôt que prédicateur, sinon cela me sera reproché. S’il m’appelle au ministère, mieux vaut être dans le ministère qu’être laïc. Je vais vous parler de mon expérience. Beaucoup ne m’ont pas compris, malgré tous mes efforts. Pour comprendre, il faut une révélation venant de Dieu. Le frère Upshaw était Sénateur de Géorgie. Il était infirme depuis l’enfance. N’y connaissant pas grand-chose en politique, je n’avais jamais entendu parler de lui. Je ne connaissais que mon fusil, les bois et mon chien. J’ai appris qu’il y avait un Créateur par des révélations, des visions et par sa puissance. Dieu a ôté de moi cette vie d’homme. Durant toutes mes réunions, la manifestation de la puissance de Dieu a toujours été sans aucune erreur.

12. Mon père était bucheron. Ma mère avait 14 ans, et mon père 18 ans quand ils se sont mariés. Elle avait 15 ans à ma naissance, le 6 avril 1909, et je pesais 2 kg. Nous vivions dans une cabane en rondins, dont un peintre de Californie a fait un tableau pour moi. Ce matin-là, quand la sage-femme a ouvert la fenêtre pour faire entrer la lumière et pour que mes parents me voient, une Lumière, de la taille d’un traversin, est entrée en tourbillonnant, a fait un cercle autour de moi et est descendue sur le lit. Tous pleuraient. Ils étaient catholiques irlandais, mais avaient quitté l’église. Les gens de la montagne étaient superstitieux et se demandaient ce que serait cet enfant. Il n’y a plus rien eu de surnaturel jusqu’à environ l’âge de 3 ans. Mon père, avec un autre homme, tirait les troncs avec un bœuf jusqu’à la rivière. Ils formaient des radeaux qui descendaient la Cumberland River. Un jour où l’étais avec mon jeune frère, aujourd’hui au Ciel, et pour lui montrer combien j’avais des muscles, je jetais des cailloux dans la boue derrière la cabane.

13. Alors que mon frère était reparti vers la maison, et était à 50 mètres de moi, je jouais encore, quand j’ai entendu un oiseau chanter. J’ai entendu une Voix. Je ne sais pas si elle venait de l’oiseau ou de l’arbre. Elle disait que j’habiterais près d’une ville appelée New Albany. Moins d’un an plus tard, mon père est venu habiter en Indiana, à 6 km de New Albany. J’avais environ 7 ans, l’âge où on commençait à aller à l’école, quand l’apparition suivante a eu lieu. J’aimais pêcher, et j’étais allé à l’étang. Mon père travaillait comme chauffeur d’un homme riche, et faisait ce qui était mal. C’était l’époque de la prohibition, et il buvait beaucoup, et faisait de l’alcool pour d’autres. Je ne pouvais plus pêcher et je devais transporter l’eau.

14. J’étais sur le chemin que j’ai montré à Ryan, à Bosworth, à Baxter. Des gens sont venus de partout pour voir l’endroit. Quelqu’un m’a dit du haut d’un peuplier : “Ne fume, ne bois ne souille jamais ton corps, car j’ai un travail pour toi quand tu seras plus âgé.” J’ai failli mourir de peur, j’ai couru à la maison, et maman a cru qu’un serpent m’avait mordu. Quelques jours plus tard, j’ai eu ma première vision, sous un grand peuplier dans la cour. Comme hier après-midi, je L’ai vu descendre sur moi. Je ne savais pas ce que c’était. Presque aussitôt j’étais ailleurs et j’ai vu monter au-dessus des buissons près de l’eau, un grand pont traversant le fleuve. J’ai vu des hommes qui en tombaient et perdaient la vie. Je l’ai raconté à ma mère : “Tu t’étais endormi.” – “Non. J’étais là, et c’était une curieuse sensation. J’ai peur. Qu’est-ce qui m’arrive ?” – “C’est un état nerveux.” Elle a mis cela par écrit. 22 ans plus tard, sur le Pont Municipal qui traverse l’Ohio en cet endroit, le même nombre de personnes sont tombées. Il me faudrait des heures pour parler de ces choses qui sont arrivées depuis lors. J’ai vu venir la crue de 1937, alors que j’étais près de la Fall’s City Transfer Company à Jeffersonville, et que j’allais débuter dans le ministère. Beaucoup d’autres choses du même genre se sont produites.

15. Un jour, mon père a voulu me faire boire du whisky. J’en avais assez qu’il me traite de fillette. L’homme qui l’accompagnait disait : “Tu es un Branham et un Irlandais, et tu ne bois pas ?” J’ai pris la bouteille. C’est la grâce de Dieu qui m’a arrêté à l’instant. J‘ai vu à la maison les ravages que causait le whisky. L’hiver, j’allais à l’école sans chaussure, sans chemise, avec une veste boutonnée jusqu’au cou. J’avais lu comment Abraham Lincoln avait promis de lutter contre l’esclavage, même au prix de sa vie, après avoir vu un Noir costaud être vendu et séparé de sa frêle femme et de ses enfants pour ensemencer d’autres femmes afin d’obtenir des esclaves plus forts. Cela lui a effectivement coûté la vie.

16. J’ai vu un vieil homme Noir pleurer et prier devant la chemise blanche tachée de sang de Lincoln. Je l’ai interrogé. Ce n’était qu’une chemise, mais il voyait le sang qui l’avait libéré. Si le sang de Lincoln a pu émouvoir cet homme, quel effet produira le Sang de Jésus-Christ sur un homme ou une femme né de nouveau ! J’ai promis moi aussi de lutter contre l’alcool. Je fais tout pour cela. Je sais ce que cela produit dans les foyers.

17. Cela a duré toute ma vie. Avant que je ne confesse Jésus-Christ comme Sauveur personnel, alors que j’étais encore pécheur, ce don était déjà là avec les visions. Je n’ai aucun mérite. C’est la façon de faire de Dieu : les dons et les appels sont sans repentance. Quand on m’a parlé de Jésus-Christ, de son amour, quand j’ai vu que j’étais un pécheur séparé de Dieu, je l’ai accepté comme mon Sauveur. Dieu m’a conduit vers des gens qui m’ont enseigné dans les Écritures, et j’ai été baptisé du Saint-Esprit. Ces choses se sont alors produites sans cesse. J’ai interrogé l’Eglise Missionnaire Baptiste où j’avais été ordonné pasteur : “Depuis que je lis la Bible, j’ai des visions qui annoncent des évènements futurs. Est-ce de Dieu ? J’ai vu que les eaux monteraient 7 mètres au-dessus de la rue en bas.” Certains ont pensé que j’avais perdu la tête et que je devenais trop religieux. J’ai interrogé des pasteurs : “Fais attention, le diable se sert de cela.” – “Oh !” - “Ta mère m’a dit qu’une Lumière était présente à ta naissance, tu es peut-être possédé par un démon près de toi.” – “Priez pour moi.” – “Nous prierons pour vous, pasteur Branham.” J’ai demandé à Dieu qu’il chasse ce démon. “Je ne veux plus de vision, je veux seulement étudier et prêcher la Parole.”

18. Et c’est revenu, je n’y pouvais rien. Vous savez ce qui s’est passé en 1937. Je pourrais raconter pendant des jours tout ce qui s’est passé durant ma vie. Il n’y a pas eu une seule erreur dans tout ce que j’ai annoncé au Nom du Seigneur. Je suis devenu garde-chasse en Indiana, et j’allais là où on m’envoyait. J’ai essayé de me débarrasser de ces visions. J’ai perdu ma première épouse [Hope Brumbach, juillet 1937] et j’ai vécu seul pendant 5 ans avec le jeune Billy [né le 13.9.1935]. J’avais promis à ma première femme mourante de me remarier. Ne voulant pas rester à la maison, je campais sur un bateau. Des gens gardaient Billy. Un jour je lui ai dit : “Veux-tu venir à la maison ?” – “Où est-ce ?” J’ai pensé que s’il tournait mal, ce serait parce que je n’avais pas tenu ma promesse. Je me suis remarié avec une chrétienne baptisée du Saint-Esprit [Meda Broy, octobre 1941].

19. Nous vivions dans une cabane. Je n’ai jamais prélevé la dîme, mais nous n’arrivions pas à joindre les deux bouts. Il nous manquait une dizaine de dollars. “Ce soir, je vais prélever une offrande.” Meda a dit : “Je vais venir voir cela !” Les gens de notre petite église m’aimaient et auraient tout fait pour moi, et moi-même je contribuais aux dépenses. J’aime Dieu.

20. Ce soir-là, pour la première fois, j’ai demandé au frère Wisehart de faire passer mon chapeau pour collecter quelques pièces. Mais quand j’ai vu une grand-mère prendre son porte-monnaie de son tablier et en tirer une piécette, j’ai dit : “C’était seulement pour vous tester.” Le frère ne savait que faire du chapeau, et j’ai vu que femme riait. Le frère Ryan m’a donné un vieux vélo. Je l’ai repeint et revendu 10 dollars, et je n’ai pas eu besoin d’une offrande. C’est merveilleux de voir Dieu agir ! Un jour, j’allais patrouiller dans la Forêt domaniale d’Henryville, et j’ai pris le bus. A chaque fois que j’ai rencontré une personne possédée, par exemple un diseur de bonne aventure, elle semblait me connaître, et cela m’effrayait.

21. Un soir, à l’âge de 18 ans, je suis allé à une foire avec une cousine et deux autres personnes. Une gitane m’a dit d’approcher : “Toi, avec le pull rayé. … Sais-tu que tu es né sous un signe ?” – “Taisez-vous.” Et je suis vite parti. J’ai toujours été sensible aux esprits. Et là, dans le bus, j’ai eu une sensation bizarre. Je me suis retourné. Une forte femme, bien habillée, me regardait : “Bonjour … vous êtes seul n’est-ce pas ?” – “Non.” – “Vous n’êtes pas d’ici.” – “Autant qu’ailleurs.” – “Vous êtes né dans l’Ouest. Je suis astrologue.” J’ai pensé que c’était encore une de ces personnes bizarres. Le bus était plein. Un marin était assis devant moi. “J’aimerais vous parler un instant.”

22. Ce n’était pas élégant, mais je ne voulais pas lui parler. “Que me voulez-vous ?” – “Vous n’êtes pas très aimable. Êtes-vous chrétien ?” – “Non, pourquoi ?” – “Je me posais la question. Savez-vous que vous êtes né sous un signe ?” - “Je ne veux rien savoir de cela.” – “Ne soyez pas aussi hargneux.” – “Sans vouloir vous blesser, je n’y connais rien en religion, et je ne veux pas en savoir plus.” – “Cela n’a rien à voir avec la religion. Je vais chez mon fils qui est pasteur baptiste. Vous y connaissez-vous en astronomie ?”- “Non.” – “Demandez au marin devant vous si la lune ne contrôle pas les marées.” – “Je sais cela.” – “Me croirez-vous si je vous dis quand vous êtes né ?” – “Vous ne le pouvez pas.” – “Vous êtes né le 6 avril à 5 heures du matin, en 1909.” – “Faites la même chose avec ce marin.” – “Je ne peux pas. Vous, vous êtes né sous un signe. Des pasteurs vous ont-ils parlé ?”

23. “Je n’ai rien à faire avec les pasteurs.” Je me souvenais que ma mère m’avait dit que ces choses venaient du diable. “Personne ne vous en a parlé ? C’est bizarre qu’aucun pasteur ne sache cela. Vous êtes né sous un signe. Si seulement vous pouviez l’admettre !” – “Je serai peut-être un grand explorateur, j’aime chasser dans le Kentucky, ou un homme d’affaires, j’ai le niveau du certificat d’études !” – “Je ne parle pas de cela. Je ne sais pas ce que vous serez. Mais je sais qu’à cette époque …” Elle s’est mise à me parler de cycles, d’une conjonction d’astres pour célébrer la naissance du Fils de Dieu, de 3 mages qui suivaient chacun une étoile différente, et elles se sont réunies à Bethlehem pour former l’Etoile du matin au-dessus du Christ. “L’une était pour Cham, l’autre pour Sem, l’autre pour Japhet. Après s’être réunies, elles n’ont jamais regagné leurs orbites. C’était un signe surnaturel.” Elle a continué sur ce sujet. Je n’y comprenais rien. “En souvenir du Don le plus grand jamais donné par Dieu à la terre, il a envoyé quelque chose de plus petit.” – “Madame, je ne sais rien de toutes ces choses je sais que je suis garde-chasse, et je fais de mon mieux.”

24. Plus tard, après ma conversion, cela a tant empiré que je demandais à Dieu de me délivrer de cela. “Laisse-moi seulement étudier ta Parole.” Mais cela continuait. Un jour le frère de la pianiste de l’église est venu m’attendre en voiture pour aller à Madison. “Non, je vais aller inspecter les lignes électriques.” J’allais m’en aller, quand il m’a semblé que le sommet des arbres descendait. J’ai failli m’évanouir, et je suis tombé assis sur les marches. Ma femme est sortie avec de l’eau. “Tu t’es évanoui ?” Mr. Gibbs est venu en courant. “Ce n’est rien, tu peux partir.” Ma femme m’a demandé si j’étais malade. “Non, mais c’est encore la même chose. J’ai laissé 17 dollars. Je vais mettre les choses au point avec Dieu.” Je connais un endroit à Green’s Mill, une grotte où le FBI ne pourrait me trouver. C’est là où je vais quand les choses vont mal. “Meda, je ne sais pas quand je vais revenir, dans 2 heures ou 2 mois. Je ne peux rester ainsi prisonnier. Tous me disent que je suis un démon alors que je veux être chrétien. J’aime Jésus et j’espère aller au Ciel. Je ne veux pas être ainsi tourmenté.”

25. J’y suis allé. J’ai lu la Bible, j’ai pleuré. Quand il n’y a plus eu de lumière, j’ai prié : “Mon Dieu, tu sais que je t’aime. Tu me connais mieux que je ne me connais. On me dit qu’un mauvais esprit m’accompagne, et je ne veux pas cela. Je crois en toi de tout mon cœur. Pourquoi me laisser dans ces tourments ? Pourquoi ne pas me délivrer pour que je puisse prêcher libéré de cela ?” J’ai continué à le supplier, jusqu’à 2 ou 3 heures du matin. J’allais vers la fenêtre. “Quand le jour va se lever, je vais quitter la cabane et aller dans ma grotte, même si on doit y retrouver mes os, comme le chantait Buddie Roberson.” Pour la première fois il m’a semblé entendre que ce n’était peut-être pas moi qui me trompais. Mais pourquoi des possédés reconnaissaient-ils cela, alors que de saints hommes de Dieu étaient ignorants ? Je me suis alors souvenu que ce sont des mages observateurs des étoiles qui avaient reconnu l’Etoile. Elle était déjà apparue à l’autre bout de l’Indiana, alors que je baptisais devant des milliers de personnes sur la berge [juin 1933]. J’avais dit : “Père, je baptise ce garçon pour la rémission de ses péchés, et que Jésus-Christ lui donne le Saint-Esprit.” C’était la 17ᵉ personne, par un bel après-midi. Une Voix a alors retenti au Ciel, et une Lumière est descendue en tourbillonnant, “whew”. Un journal a titré : “Une Lumière mystique apparaît au-dessus d’un pasteur baptiste alors qu’il baptisait.” Elle s’est arrêtée au-dessus de l’endroit où j’étais. Des gens se sont évanouis. Puis elle est repartie vers le ciel et tous les gens la regardaient.

26. J’ai baptisé 500 personnes pour mon premier réveil ! Des hommes d’affaires de la ville m’ont rencontré après ces baptêmes. “Que signifie cela ?” – “Je ne sais pas, je suis croyant. C’était peut-être pour vous les incroyants.” Les prêtres au temps de Jésus étaient des hommes droits et savants. Mais tandis qu’ils discutaient sur le choix de leurs boutons, les mages étaient venus adorer le Christ déjà né ! Quand il a débuté son ministère, ils l’ont traité de Belzébul, le chef des medium. Il révélait leurs fautes. Mais les démons disaient : “Il est le Fils de Dieu.” Dieu faisait témoigner le diable ! “Je sais qui tu es, le Roi d’Israël !”, tandis que les prédicateurs le traitaient de démon. Un prédicateur a accusé Paul et Barnabas d’être des démons qui égaraient le peuple, tandis qu’une devineresse les suivait en criant qu’ils étaient de Dieu et enseignaient le chemin de la Vie [Actes 16:17] !

27. Il y a un moment où il faut écouter Dieu et non les hommes. “Que tout homme soit reconnu pour menteur” [Rom. 3:4]. Ce que dit Dieu importe plus que ce que les hommes disent. Dieu témoigne de son Don. La doctrine de ces religieux était mélangée, mais les démons reconnaissaient qui étaient Christ et les apôtres. Paul a chassé l’esprit de la devineresse [Act. 16:18], et elle ne pouvait plus prédire. Paul n’avait pas besoin du démon pour témoigner qui il était, même s’il disait la vérité et criait. Il savait qu’il était un saint de Dieu. Un jour, je vous parlerai des démons. Ils peuvent venir devant Dieu et demander le droit d’agir sur terre. Si un cancer est guéri sur l’estrade, un démon de cancer dans une autre personne hurle pour que cette dernière ne croie pas ce que je dis et ne croie pas Jésus-Christ. Sinon elle serait guérie.

28. Nous sommes au temps de la puissance de résurrection de Christ et du Saint-Esprit. Il est temps de ne plus jouer à l’Eglise avec le ritualisme. L’heure vient où vous verrez que j’ai dit vrai. Je sais de quoi je parle, et Dieu témoigne que c’est la vérité. Je me suis agenouillé : “Si je me suis trompé, si j’ai méprisé ce que je ne comprenais pas en écoutant les prédicateurs, pardonne-moi.” Je me suis relevé en larmes. Je me suis assis, et j’ai vu un éclair de Lumière dans la pièce. J’ai cru que c’était un gamin, qui venait avec une lampe. Une grande Lumière s’approchait sur le sol. Au-dessus d’elle il y avait un Halo, la Colonne de Feu. Et un Ange de Dieu s’est avancé. Ce n’était pas de l’imagination : je l’ai vu et je lui ai parlé. Il s’est avancé, les bras croisés, un grand et bel homme. Il semblait que, s’il parlait, le monde exploserait. “Je suis envoyé d’auprès du Dieu Tout-Puissant pour te dire que tu es né afin de prier pour les malades partout dans le monde, tu prieras pour des monarques et des gens célèbres, et des guérisons et autres se produiront. Il en sera ainsi. Il y aura de grands rassemblements qui produiront un réveil qui balaiera le pays.” – “Je suis inculte, ils ne me croiront pas.” – “De même que deux signes ont été donnés à Moïse pour confirmer son ministère, rendre sa main lépreuse et la guérir, transformer un bâton en serpent, deux signes te seront donnés. Tu poseras ta main sur la personne, sans penser par toi-même, car cela te sera donné. Plus tard, si tu es respectueux, il te sera donné de connaître les secrets des cœurs et ce qui ne va pas chez les gens.”

29. Beaucoup parmi vous ont vu quand le premier signe agissait seul. Mais j’avais prophétisé que cela se produirait. “On m’avait dit que c’était du diable, mais maintenant j’ai compris.” C’est sa Présence qui avait tout changé. Il m’a cité des Écritures : Jésus sachant où avait été Nathanaël, la scène de la Samaritaine, Jésus annonçant que le monde ne le verrait plus, mais qu’il serait néanmoins avec nous jusqu’à la fin du monde. “Je vais y aller.” A mon départ il m’a béni et il est reparti. Il ne m’a jamais dit de guérir les malades, mais de prier pour eux. Discerner les secrets des cœurs aide les gens à croire. C’est un don divin. Vous savez comment s’est passée la suite.

30. Un religieux éminent avait écrit dans le journal que j’étais un imposteur et qu’on devait m’expulser de la ville. Il me défiait pour un débat public où il prouverait par les Écritures … [Enregistrement interrompu] … le frère Bosworth m’a montré l’article. “Peu importe, les pierres peuvent briser mes os, mais pas les mots.” Ce frère de 70 ans est combatif : “Il faut relever le défi.” – “On ne discute pas avec les gens. Il y a des milliers de malades pour qui je dois prier. Laisse-le dire tandis que d’autres sont guéris. Si un aveugle conduit des aveugles, ils tomberont dans la fosse.” Les baptistes connaissent bien les Écritures, mais ils ne savent rien du surnaturel, et ils perdent alors la bénédiction. Je crois ce qu’ils disent au sujet de la position de fils de Dieu d’un croyant en Christ, par grâce. Mais ils ont trop secoué de ce côté-là. Esaïe a dit qu’il y avait une route mais aussi un chemin, qu’on appellera la voie sainte qui passe au centre [cf. Es. 35:8 ; NDT : la cohabitation de deux mots de sens similaire était une figure courante de la poésie hébraïque].

31. Certains, quand ils naissent de nouveau, sont placés au centre de la route, les yeux fixés sur Christ. Mais finalement ils vont vers un côté avec tant de connaissance et de sagesse qu’ils savent tout. Nous ne savons rien ! Ou bien ils vont de l’autre côté, vers des feux incontrôlés et le fanatisme. Restez au milieu de la route, là où se trouvent le vrai Évangile et la Puissance de Dieu. Même les rois verront que c’est la Puissance de Dieu et non du formalisme. Bosworth, qui est ici présent, voulait répondre. Le second jour, l’homme a dit que c’était lui qui m’expulserait de la ville. Cela montrait qu’il n’était pas encore allé au Calvaire ! Un chrétien ne se comporte pas ainsi, mais il aime son frère. On reconnaît l’homme à ses fruits. Je ne voulais pas qu’il y ait une dispute. Bosworth ne voulait pas que les habitants de la ville pensent que nous étions des imbéciles ignorants. J’ai pensé à Caleb exhortant à s’emparer de la ville, et je l’ai admiré. “D’accord, si tu me promets de ne pas te disputer.” – “Je vais seulement lui présenter l’Évangile.” Le lendemain, les journalistes voulaient connaître ma réaction, mais on ne les a pas laissé entrer au Rice Hotel.

32. Le lendemain, le “Houston Chronicle” titrait : “Les plumes cléricales vont voltiger”. Le Docteur Best a loué les services de deux photographes de l’American Photographer Association, Mr. Kipperman un juif orthodoxe et Mr. Ayers, un catholique : “Prenez six photos de moi, quand je ferai la peau de ce vieil homme. Je la tannerai et l’exposerai sur ma porte en souvenir de la guérison divine.” Un chrétien peut-il parler ainsi ? Une femme avait été guérie d’un goître, mais la veille Mr. Ayers avait déclaré que je l’avais hypnotisée, et il avait dit du mal de moi. Cinq ou six cents frères sont venus de partout pour me soutenir. Peu importait la dénomination, c’était la vérité qui était en cause. Le jour où viendra la persécution avec le communisme, vous verrez unies toutes les pierres de l’Eglise des rachetés ! Chaque pierre du temple de Salomon avait été taillée différemment, mais quand il a fallu les assembler, toutes s’ajustaient. Les petites différences seront alors oubliées. Tout ce peuple du Plein Évangile croyait à la guérison divine. Unis, nous tenons bon, mais, divisés, nous tombons. Si les chrétiens doivent s’unir un jour, c’est maintenant.

33. Ma femme ne voulait pas que j’aille à la réunion pour ne pas polluer l’Onction qui était sur moi. D’autres frères m’en dissuadaient également : “Ils cherchent la dispute.” Mais j’ai senti que je devais y aller. “Je me tiendrai dans les balcons, enfoncé dans ma veste.” Et le patriarche Bosworth est monté sur l’estrade pour relever le défi. “Mr. Best, j’ai là des versets montrant comment Jésus agissait face aux malades. Si vous pouvez les contredire par la Bible, je m’en irai.” L’autre n’a pas voulu prendre la feuille. “Dans ce cas, je vous pose une seule question et vous répondrez par oui ou par non, et ce sera tout.” – “D’accord.” – “Les Noms de Rédemption de Jéhovah s’appliquent-ils à Jésus, oui ou non ?” C’était fini ! S’il est Jéhovah-Jireh [NDT : Jéhovah pourvoit], il est aussi Jéhovah-Rapha [NDT ! Jéhovah guérit], le Sauveur, le Sacrifice pourvu.

34. Best a crié, tempêté, a prêché un bon sermon conservateur et cité 1 Corinthiens 15. “Moi aussi je crois cela, mais la guérison fait-elle partie de l’expiation ?” Il a explosé : “Faites venir ce prédicateur !” – “Le frère Branham n’a jamais prétendu être Médecin divin, mais il aide seulement les gens en priant pour eux. Prêcher la guérison, ce n’est pas se proclamer Médecin divin, pas plus que prêcher le salut ne fait de vous un Sauveur divin !” Puis il a ajouté : “Je sais que le frère Branham est présent. S’il veut venir clore la réunion qu’il le fasse.” Les gens ont regardé autour d’eux. J’ai senti à l’instant l’Esprit descendre, le même Vent : “Whew”. Mon frère Howard m’a dit de ne pas bouger. C’est revenu : “Whew”. Et me suis levé. “Assieds-toi !” – “Howard, laisse-moi, Il est là.”

35. Des milliers de gens criaient. Je suis allé sur l’estrade. “Je ne prétends certainement pas être un Médecin divin. Ne condamnez pas Mr. Best. Nous sommes Américains et avons nos opinions. Mais je suis en désaccord avec lui sur les Écritures. Il dit admirer l’homme, mais il en est presque venu à le frapper. Mr. Best s’est dit désolé pour les cancéreux. Mais j’en doute car il y a dans l’auditoire des gens qui, il y a quelques soirs, étaient cancéreux ou aveugles, et qui sont maintenant guéris. Il essaie de priver les gens de leur seule espérance. Il dit que les baptistes ne croient pas en ces sottises et en la guérison divine.” Bosworth a alors demandé combien il y avait de baptistes dans l’auditoire. Ils étaient des milliers ! Il y avait là tout un lot de pasteurs baptistes que le frère Richey avait fait venir. Cet homme n’avait donc pas été envoyé par le synode baptiste, mais il agissait de lui-même !

36. Bosworth a demandé : “Combien de baptistes pratiquants ont été divinement guéris depuis la venue du frère Branham ?” Des centaines de mains se sont levées ! Best a répondu : ‘N’importe qui peut témoigner de n’importe quoi. De toute façon, je n’y croirai pas.” Et il est parti. J’ai continué : “Je ne prétends pas guérir. Un Ange de Dieu m’a envoyé prier pour les malades. Le roi George souffrait de sclérose en plaques. Un ami de son secrétaire avait été guéri à Fort Wayne. J’ai reçu deux télégrammes, j’en ai un ici, me demandant d’aller prier pour lui. L’Ange m’avait bien dit que je prierais pour des rois et des célébrités. Dans les réunions, je ne connais pas la maladie des gens, mais je dis ce que Dieu me montre par son Esprit. Si je ne disais pas la vérité, Dieu n’en témoignerait pas. Il ne soutient pas le mensonge. Si je dis vrai, le Père m’appuiera” Il est descendu à cet instant au-dessus de moi : “Whew !” Kipperman, qui avait pris 6 photos pour Mr. Best, a pris une photo. J’ai dit : “Il a parlé, c’est suffisant.” Et je suis parti. Même les catholiques présents ont vu et demandé : “Qu’est-ce c’était, au-dessus de cet homme ?” Ils sont venus donner leur cœur à Jésus pour le servir. Kipperman a demandé à Ayers : “Que penses-tu de cela ?”

37. Ayers a répondu : “Je ne sais pas, je me le demande bien.” Kipperman est allé se coucher chez son père, au-dessus du studio. Ayers est resté pour développer les photos. Celle prise quand Best agressait Bosworth était blanche. Les six étaient blanches. Il a retiré la suivante du bain : elle montrait l’Ange du Seigneur dans une Flamme au-dessus de moi. Il a lâché le négatif et appelé Ted : “La lentille l’a captée !” A 11 heures du soir, le négatif a été envoyé par avion à Washington D.C. pour les droits d’auteur, puis ramené. George J. Lacy est venu de Californie examiner le négatif. Il l’a analysé avec ses appareils durant plusieurs jours. Le jour du verdict est venu, il a demandé : “Qui est William Branham ?” – “C’est moi.” – “Levez-vous. … Ma mère était chrétienne et m’a enseigné ainsi. Votre vie s’achèvera un jour comme pour tout mortel.” – “Je le sais et je suis prêt.” – “J’ai critiqué vos réunions, et dit que c’était de l’action psychologique, mais l’œil de l’appareil photo ne connaît pas la psychologie. La lumière a frappé la pellicule. C’est la seule photo jamais prise d’un Être surnaturel.” Tous pleuraient. Nous avons été autorisés à mettre la photo dans le livre.

38. Le lendemain, Bosworth est venu avec la photo d’une descendante de Florence Nightingale demandant d’aller prier pour elle à Durban en Afrique du Sud. J’ai pensé qu’elle faisait partie des célébrités. “Il m’est impossible d’y aller dans ma situation actuelle. Prions.” Lui et moi, nous nous sommes agenouillés sur le sol avec ma fillette et ma femme : “Si tu la guéris, ce sera pour moi le signal pour aller en Afrique où j’ai toujours voulu aller leur apporter cela.” Puis je n’y ai plus pensé. Six ou huit semaines ont passé. Vous avez vu sa photo, un squelette, dans “The Voice of Healing”. Elle ne pouvait pas manger : une grosse tumeur maligne de l’intestin. On lui donnait du glucose, et les veines avaient lâché. Elle était mourante et me demandait de venir. Des semaines pus tard, je devais atterrir à Londres pour voir si le roi George était là. On m’a appelé : Florence Nightingale avait su, je ne sais comment, que je venais à Londres, et elle avait atterri peu de temps avant moi. Elle avait été conduite chez un pasteur. En sortant du Palais de Buckingham, je suis allé à l’Abbaye de Westminster. Le lendemain, je suis allé à Londres.

39. Je suis entré, et je n’oublierai jamais ce triste tableau. Du Piccadilly Hotel, on m’avait conduit chez le pasteur. Elle était allongée, et ne pouvait bouger les mains. Elle a essayé de bouger les lèvres. Deux infirmières sont venues. “Que le frère Branham demande à Dieu de me laisser mourir.” Comment aurais-je pu demander cela ? “Elle a tant prié ! Elle a toujours cru que si elle pouvait être là où vous seriez, Dieu la guérirait.” Etaient présents les frères Baxter, Lindsey, Moore, des pasteurs anglicans et les infirmières. Des larmes coulaient sur son visage, des os. Une infirmière a dit : “Elle veut vous tendre la main.” Ils ont mis sa main squelettique dans la mienne. Elle a remué les lèvres. “Elle veut que vous voyiez son corps.” La couverture a été ôtée. Sa poitrine n’était plus que des côtes. La peau des lèvres se collait. Elle ne pouvait pas bouger. Elle voulait mourir, mais elle voulait me voir. “Elle va mourir dans un instant frère Branham. Elle voulait vous voir d’abord.” Nous nous sommes tous agenouillés. C’était un jour brumeux d’avril. Il y avait une petite fenêtre, nous étions à l’étage.

40. J’étais tourné vers l’Est. Quand j’ai commencé à prier, une colombe est venue chanter au bord de la fenêtre en marchant sans arrêt de long en large en face de moi. [W.N. Branham rapporte la prière qu’il avait alors prononcée] … Quand j’ai dit : “Amen”, la colombe est partie. Tous les pasteurs l’avaient remarquée : “Avez-vous vu cette colombe ?” J’allais répondre mais quelque chose m’a saisi : “Ainsi dit le Seigneur, cette femme vivra, et ne mourra pas.” Elle est aujourd’hui en bonne santé et pèse 70 kg.

41. Elle était de Durban, et j’avais promis à Dieu d’aller en Afrique. Nous avons eu une réunion magnifique à Durban [automne 1951], avec de nombreux miracles pouvant bouleverser n’importe qui. Un Protestant hollandais a invité un autre Protestant : “Nous sommes visités, viens écouter.” – “Ce n’est qu’un spirite.” – “As-tu déjà vu un spirite guérir des malades ? Je vais aller prier pour ton âme.” Il est sorti prier sous un arbre. L’Ange du Seigneur est alors descendu devant lui dans un tourbillon. L’Ange lui a touché l’épaule et lui a dit d’aller

  1. Tous les grands journaux d’Afrique du Sud en ont parlé, le frère ici en est témoin. Les pasteurs éberlués sont allés me chercher, ont pris ma main gauche, l’ont posée sur l’empreinte, et elle coïncidait. L’homme a expliqué qu’après 3 minutes de prière, il avait ressenti un feu le toucher dans le dos. L’Ange avait ainsi témoigné qu’il avait dit vrai. (A Johannesburg) le frère Baxter m’a dit que nous partions vers Le Cap. J’ai répondu : “Ce sera formidable, des milliers de gens vont venir.” J’ai demandé où était Durban : je croyais que c’était en Rhodésie, parce que ma femme avait adressé sa lettre à “Durban, Rhodésie du Sud”. Baxter m’a répondu qu’il était prévu d’y aller.

  2. Cette nuit-là, alors que je priais, l’Ange du Seigneur s’est approché : “Ne va pas là-bas. Reste ici 2 semaines de plus à Johannesburg, puis tu iras à la chasse pour te reposer. Puis tu iras à Durban et tu y resteras un mois.” – “Oui.” – “Demain ils vont te mener chez un docteur. N’annonce pas sa guérison car elle n’aura pas lieu. Demain, ton organisateur va te montrer un curieux oiseau en train de voler. Puis vous rencontrerez un indigène vendant des colliers au bord de la route, avec un endroit dénudé sur le côté de la tête.” Le lendemain, tout s’est passé exactement ainsi. J’ai donc prévenu Baxter que je ne descendrais pas au Cap. “Mais c’est ce que leur Comité National a prévu.” – “Non, je n’irai pas. Je ne fais que ce qu’il me dit de faire et je ne vais que là où il me dit d’aller.” L’un des membres du Comité m’a répondu : “Crois-tu que le Seigneur ne parle pas à d’autres ?”

  3. Je ne tape pas sur les pasteurs. Vous faites beaucoup pour les réunions. Mais si vous voulez avoir des problèmes, joignez-vous à un groupe de prédicateurs. C’est pourquoi je garde mes distances. “Le Seigneur nous parle autant qu’à toi.” Koré avait dit la même chose [Nb. 16:3]. “Cet itinéraire nous a été donné par le Seigneur.” – “Peut-être, mais à moi il m’a dit de ne pas le prendre.” Les voitures arrivaient. Baxter m’a dit : “Tu devrais faire un geste.” – “Je n’irai pas.” – “Viens faire ces réunions en premier, et tu iras là-bas après, ils t’attendent déjà.” – “Frère Baxter, je te le dis au Nom du Seigneur, souvenez-vous que ce n’est pas sa volonté.” J’ai prévenu Mr. Schoeman, le président : “Dieu me dit de ne pas faire cela. Vous faites ce que vous ne devriez pas faire.” – “Je ne suis qu’un des membres du Comité, et ils ont dit que nous devons y aller. Nous l’avons promis aux frères Untel et Untel.” – “Dieu m’a dit de ne pas y aller. Je n’irai pas.”

  4. Nous avons ainsi roulé près de 100 km en direction de Klarksdorf. J’ai dit à Sothmann de s’arrêter. Les autres nous ont rejoints. Sothmann leur a dit que j’étais résolu à ne pas y aller. Baxter, un homme pieux rempli du Saint-Esprit, m’a dit : “Ils t’attendent, tu dois y aller.” Mais c’est Dieu mon guide, et Dieu voulait me le faire comprendre. “Tu as raconté que tu vas aller chasser à la Jackson’s Farm.” – “Je n’ai jamais parlé de chasse !” – “Mais les frères pensent que tu vas aller à la chasse pendant que des millions sont dans la souffrance.” – “Peu importe si je ne touche plus un fusil, je n’irai pas.”

  5. Tandis qu’ils continuaient de discuter, j’ai pris des branches d’une sorte de caroubier, et je suis revenu les jeter aux pieds de ces pasteurs. “Ainsi dit le Seigneur, si nous allons ne serait-ce qu’à Klarksdorf, vous en subirez les conséquences. Vous m’avez amené ici et je n’ai même pas de quoi payer mon retour. Il m’a dit de rester à Johannesburg et vous m’avez coincé. Vous verrez, comme Paul l’a dit, que vous auriez dû m’écouter [Act. 27:21]. Dieu a béni. La Medical Association m’a téléphoné le lendemain pour m’inviter à un repas, et a dit que j’avais fait plus pour le peuple d’Afrique du Sud que la moitié des missionnaires venus ici en 50 ans. Les hôpitaux avaient laissé les malades sortir. Ces médecins chrétiens croyaient à la guérison divine ainsi prêchée. Je ne suis pas un fanatique, mais j’ai toujours dit la vérité.” Vous avez vu les photos des ambulances et des infirmières alignées, et tous voulaient assister à la réunion.

  6. Nous sommes allés à Klarksdorf. Il y avait des gens partout sur les collines. Faute de place, j’ai dû loger chez un pasteur. Au moment d’aller à la réunion, un violent orage a éclaté de 7 H ½ à 10 H ½. La réunion a été annulée. Bosworth a réuni quelques personnes dans un petit bâtiment. “Me croyez-vous ?” – “Ce n’était qu’un orage. Cela peut arriver.” – “Bien.” Le soir suivant, une tempête glaciale a soufflé. “Me croyez-vous maintenant ? Demain ce sera un tremblement de terre. Nous sommes en dehors de la volonté de Dieu.” Ils ont encore discuté : “Mais nous avons fait une promesse au frère Untel.”

  7. F.F. Bosworth, ici présent, est un cher frère, il est comme un père pour moi. Mais Dieu était en train de m’apprendre qu’avec un tel don, on est tenu de suivre Dieu. Bosworth est venu me dire : “Je crois que tu as tort. Si tu vas au Cap, tu verras bien plus que tout ce que tu as vu jusqu’à présent.”

  8. J’ai répondu : “Frère, cela fait longtemps que tu as vu ces visions s’accomplir. Je te dis au Nom du Seigneur que ce n’est pas la volonté de Dieu. Nous devons aller à Durban et non au Cap.” – “Peut-être est-ce une fausse vision ?” J’étais à des milliers de kilomètres de chez moi, et tous étaient contre moi. “Mon Dieu, que puis-je faire ?” Je lui ai dit : “Frère, je suis piégé, mais non en Dieu. Je vous dis au Nom du Seigneur que je n’irai pas là-bas.” L’un d’eux a dit : “Ne serait-ce pas la volonté permissive de Dieu ?” – “Peut-être que Dieu permet, mais ce n’est pas sa volonté.” Vous savez tous ce qui arrive avec la volonté permissive. “Va lui poser la question.” Je suis rentré. Le jeune Billy qui dormait dans la même chambre, m’a dit : “N’écoute pas ces pasteurs. Écoute ce que Dieu t’a dit.” Nous nous sommes agenouillés. Il a dû aller se coucher à cause de la fatigue, et je suis resté à prier jusqu’à 2 heures du matin. Je l’ai alors senti venir de ce côté : “Seigneur, tu as entendu ce qu’ils me disent.”

  9. Il a dit : “Va avec eux, je t’en donne la permission, mais vous paierez pour cela. Réveille ton garçon, car il a dit vrai.” Il honorait ainsi Billy. “Dis-lui que la journée sera belle, qu’on te demandera de prier pour les malades à l’école du dimanche, et que je bénirai cela. Billy viendra te chercher dans une petite voiture. Le jeune conducteur aura pris un garçon en cours de route. Au retour, un indigène près d’un eucalyptus, à côté d’un pont, en vêtement de safari blanc, s’apprêtera à frapper quelqu’un avec une trique. Raconte cela aux autres pour qu’ils sachent que c’est Ainsi dit le Seigneur.” J’ai réveillé Billy : “Dieu veut t’honorer”, et je lui ai tout raconté. Puis je suis allé chez Bosworth. Lève la main frère Bosworth si c’est vrai … “Frères Bosworth, Baxter, Stadsklev et les autres, Ainsi dit le Seigneur, Dieu me dit d’aller avec vous par sa volonté permissive, mais ce ne sera pas une réussite. Il veut que je revienne à Johannesburg, puis que j’aille chasser chez le frère Jackson, puis que j’aille un mois à Durban.” Nous ne savions pas qu’il y avait la ségrégation dans le pays. Durban était le seul endroit du pays sans ségrégation, et les indigènes pouvaient donc venir. Nous venions pour eux ! Le lendemain matin, il faisait beau. On est venu me chercher pour l’école du dimanche. Je n’ai pas mangé dans l’attente de l’Esprit du Seigneur. Billy est venu, accompagné d’un jeune garçon, pris au coin d’une rue.

  10. Billy était sur le siège avant. Personne ne me parle quand je suis sous l’onction. Mais Billy m’a touché la main : “Regarde !” Un indigène en costume de safari blanc se tenait près d’un eucalyptus proche d’un pont, et il allait frapper quelqu’un avec une trique. Billy a pleuré. Je lui ai dit : “C’est le bon chemin, mais il y aura un prix.” Dès la réunion suivante, l’enfer s’est déchaîné, et il en a été ainsi jusqu’à Durban, où cent mille personnes étaient réunies. C’est là où trente mille personnes se sont converties en une journée. Baxter est tombé malade le premier, puis Billy, puis tous les autres et moi aussi. Je pouvais à peine aller au pupître tant j’étais faible. C’était une amibiase.

  11. De retour à la maison, j’ai beaucoup souffert. Le docteur Sam Adair m’a dit que cela peut tuer en dix heures, après une forte fièvre, si le cœur ou le cerveau ou le foie est atteint. Ce n’est pas une bactérie, mais un parasite qui suce le sang et s’incruste dans les muqueuses intestinales. C’est difficile à soigner. Je suis allé de mal en pis et cela a duré. Vous savez maintenant pourquoi je n’ai plus tenu de réunion pendant 8 mois. A Shreveport, Louisiane, j’avais prophétisé : “Satan m’a préparé un piège. Quelque chose va se passer en Afrique. Priez pour moi.” Je n’imaginais pas que ce serait au milieu des frères. J’avais annoncé que nous serions sans réunion pendant 6 à 12 mois. 7 mois sont passés. Nous sommes au 8e mois. Le frère Bosworth doit s’en souvenir.

  12. La dysenterie m’a abattu. J’ai beaucoup prié et pleuré, et je me traînais à terre. Mais les malades venaient. Plusieurs sont venus me dire qu’ils désapprouvaient leurs enseignants, et qu’ils voulaient connaître le surnaturel, alors que je pouvais à peine bouger ! Je suis allé voir le frère Bosworth, et nous avons prié ensemble. Dieu semblait avoir fermé les Cieux. C’était comme s’il disait : “La prochaine fois tu écouteras.” Après plusieurs mois, le docteur Sam Adair est venu me demander de prier pour un névrosé. Il m’a demandé comment j’allais. Je lui ai décrit mes symptômes. “Alors tu es sorti d’affaire !”

54 à 55. Au retour d’une mission, le frère Bosworth m’a dit qu’il était fier de moi. “J’ai bien combattu. J’ai 40 ans. J’arrive au bout je pense.” – “J’avais ton âge quand je me suis converti. Tu démarres à peine.” Un soir, j’étais dans ma chambre que je partage avec ma fillette de 5 ans [Rebekah, née le 21 mars 1946]. Ma femme était dans la pièce à côté. Il y avait eu des visiteurs toute la journée. Écoutez bien maintenant, comme lorsque j’avais prophétisé au sujet de ce qui allait se produire en Finlande [allusion à la résurrection d’un enfant accidenté et ressuscité en mai 1950].

  1. Il était 3 heures du matin, et je me demandais ce que serait mon futur. Je suis alors tombé en transe, et Il s’est avancé directement vers moi. Je l’ai regardé. “Tu te demandes quel sera ton futur.” – “Oui.” Il a pris une feuille de papier et en a fait un rouleau qu’il a tenu devant lui. Il se tenait à côté de moi. Il l’a fait tournoyer et monter jusqu’au Ciel. “Ton futur est clair.”

  2. Quand je suis revenu à moi, j’ai dit : “Je voulais tant te parler !” Quand il vient, c’est toujours une seule fois. “Si ton serviteur a trouvé grâce à tes yeux, pourrais-tu revenir, glorieux Esprit Saint ?” Je suis tombé. “Whew !” Je l’ai vu venir. “Tu as eu peur à cause de cette amibiase.” – “Oui. Cela ne va-t-il plus jamais m’importuner ?” – “Plus jamais.” Puis il est revenu. “Tu t’es interrogé sur ta façon de conduire tes réunions, et la façon de faire des autres. Fais seulement comme je te conduis à faire. Chaque réunion pourvoira à elle-même.”

  3. Et alors il m’a enlevé en Esprit. Écoute bien, frère Jackson. Je ne vous ai jamais parlé de cela. Il m’a ramené à Durban, Afrique du Sud, devant des dizaines de milliers de personnes. Cette foule s’étendait et disparaissait vers la droite et vers la gauche dans une teinte bleuâtre. Devant moi il y avait des rues bondées de gens debout, louant Dieu les mains levées. Puis l’Ange m’a fait regarder vers l’Est. Il y avait là des milliers de gens vêtus comme les Indiens, les mains levées, criant et louant Dieu. Je n’en voyais pas la fin. C’est alors qu’un Ange glorieux est descendu du Ciel pour venir juste au-dessus de moi, tenant une grande Lumière semblable à celles qui sont sur le devant des locomotives, et elle illuminait les collines couvertes d’une foule Noire sur 1 km ½.

  4. “Tous sont-ils Noirs ?” Il a dirigé mon visage à nouveau vers Durban, devant moi. Il y avait là des Blancs, beaux, des hommes et des femmes, les mains levées et louant Dieu. Il m’a encore fait me retourner, et la grande Lumière s’est à nouveau dirigée loin vers les collines. L’Ange s’est approché et a crié si fort que je suis sorti de la vision. Il m’a dit : “Ils seront trois cent mille dans cette réunion. C’est Ainsi dit le Seigneur. Note-le.” Revenu à moi, je lui ai rendu grâces. “Merci pour les coups que tu me donnes pour t’avoir désobéi. Désormais je ne me laisserai plus jamais lier par des prédicateurs ou des organisateurs. Je serai libre de faire le reste de ma vie tout ce que tu me diras de faire et où le faire.” Il est alors revenu. Ma Bible s’est élevée de la table et est venue vers moi, ouverte à la page où Paul a dit durant la tempête : “O hommes, il fallait m’écouter et ne pas partir de Crète, … mais l’Ange qui est près de moi … etc.” [Romains 27:21 et s.].

  5. Puis il est revenu au chapitre 1 de Josué, et son doigt a pointé sur : “Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse ; je ne te délaisserai point. … Fortifie-toi et prends courage” [Jos. 1:5-6]. Je suis revenu à moi. “Mon Dieu !” Mon corps était épuisé. Cela avait duré environ 3 heures. On a alors frappé à ma porte. C’était ma femme avec le bébé [Sarah, née le 19 mars 1951] dans les bras : “Il s’est passé quelque chose. A 3 heures ce matin le bébé s’est réveillé. J’allais venir, mais Quelque chose m’a arrêté avant que j’ouvre ma porte, et m’a dit : N’y va pas, une vision s’y déroule et ne doit pas être interrompue.” Je lui ai tout raconté, et je l’ai écrit sur la feuille insérée dans ma Bible.

  6. Après le petit-déjeuner, ma belle-mère, une solide chrétienne, est arrivée : “Qu’est-ce qui s’est passé ici ce matin ? A mon lever, j’allais laver la vaisselle quand une Voix m’a dit d’aller immédiatement chez Billy.” – “Sœur Broy, l’Ange du Seigneur m’est apparu et m’a dit de ne plus me préoccuper de l’amibiase, et que je vais tenir une réunion devant 300 000 personnes. Mon ministère ne fait que commencer. Je veux me débarrasser de toute influence et autre lien pour pouvoir aller dire la vérité aux gens. J’en ai assez de toutes ces choses fabriquées par l’homme. J’irai là où Dieu veut m’utiliser. J’agirai ainsi le restant de ma vie.”

  7. On m’a alors appelé au téléphone pour que j’aille chercher des chèques annulés au titre de l’impôt, et je devais payer 7 dollars et 50 cents. A la banque, tous les guichetiers m’ont salué. J’allais repartir, quand Quelque chose m’a dit : “Stop !” J’ai senti Quelque chose sur les épaules. Je me suis demandé si quelqu’un me regardait, mais je n’ai vu personne. “Seigneur, tu es près de moi. Qu’est-ce qui se passe ?” J’ai remarqué le jeune Bobby, la tête basse. “Va lui parler.” Je l’ai salué : “Tu sembles triste ce matin.” – “Dans ma famille, presque tous sont morts du cancer. Or j’ai des saignements intestinaux. C’est amusant que vous soyez là. Je me suis réveillé à 3 heures ce matin, une Voix m’a dit d’aller voir le frère Branham aujourd’hui.” J’ai pris ses mains, et je lui ai raconté l’histoire. C’était il y a 2 ou 3 mois. Je l’ai revu l’autre jour : “Frère Branham, je ne saigne plus, je suis guéri depuis l’autre jour.” Cela faisait 3 confirmations, et cela s’accomplira.

  8. L’aimez-vous ? J’essaie de vous dire qu’il est parmi nous. J’ai été plus long que prévu. Combien croient que la Colonne de Feu qui conduisait Israël dans le désert était l’Ange de l’Alliance, Christ, l’Oint. ? Il est apparu à Moïse, non parce qu’il était avec Moïse ; mais parce qu’il est avec toute l’église. La Colonne de Feu dont la photo a été prise ne serait-elle pas l’Ange de l’Alliance, notre Seigneur Jésus-Christ ? L’Ange du Seigneur apparu à Paul ? Celui qui a appelé Pierre sur la terrasse ? Ne s’agit-il pas des mêmes signes qu’il faisait alors ? La Colonne de Feu, le signe de Jéhovah de l’Ancien Testament, le même Jésus-Christ est avec nous ! Le Dieu de l’Ancien Testament est Jésus-Christ du Nouveau, le Saint-Esprit d’aujourd’hui. Blasphémer contre le Saint-Esprit aujourd’hui, c’est pire que d’avoir blasphémé contre Jésus-Christ ou contre le Père.

  9. Le monde pense que nous sommes fous. Ce n’est pas parce que l’Ange est apparu là où je me trouvais, que je suis seul concerné. Mais Dieu essaie de vous faire comprendre que je dis la vérité, et il le confirme. Quel peuple ne devrions-nous pas être ! Les patriarches, Wesley, Moody, Sankey, Finney, Knox, Calvin ont tous soupiré après ce jour, et nous avons peur d’agir parce qu’on se moque de nous ou qu’on nous critique ! Il en allait de même avec Israël. Le faux prophète Balaam a cru que Dieu maudirait Israël qui se comportait comme nos églises aujourd’hui. Balaam n’avait pas vu le sang expiatoire sur l’autel ! De même, vous êtes le peuple élu de Dieu. Je n’ai pas honte d’être compté parmi vous, “servant le Dieu de mes pères selon la voie qu’ils appellent une secte” [Actes 24:14].

  10. Il y a dans notre église des choses que je n’approuve pas, et vous avez besoin parfois de remontrances. Mais au bout du compte vous êtes mon frère et ma sœur et je vous aime. La bande des Branham se battaient entre eux, mais gare à celui qui aurait frappé l’un de nous ! Je suis de votre côté. Vous êtes venus sincèrement à Dieu. En retour, il vous a donné le Saint-Esprit en témoignage. Des chefs dénominationnels sont venus et vous ont divisés, vous faisant haïr vos frères. Peu importe que vous apparteniez aux Assemblées de Dieu, ou à ceci ou cela, si vous êtes nés de nouveau, nous sommes frères et sœurs en Christ. [Enregistrement interrompu].

  1. [Témoignage du vice-président des Assemblées de Dieu d’Afrique du Sud] … Il fut impossible de trouver des locaux assez grands pour contenir les foules… Au début, les frères Baxter et Bosworth furent seuls pendant deux jours. Le premier de ces frères, par un ministère puissant, exhorta les foules à renoncer à toute idée préconçue, à toute opinion erronée et à toute superstition. La foi véritable fondée sur la Parole de Dieu fut présentée… Le ministère du frère Branham était admirablement préparé par son collègue, aussi, dès le début, des guérisons instantanées ou graduelles se produisirent. Certains malades quittèrent les lieux sans amélioration, mais nous écrivirent par la suite qu’ils étaient guéris ou que leur condition physique s’était beaucoup améliorée. … A Johannesburg … il pria collectivement pour les malades, et des miracles se produisirent… En quelques semaines, douze villes sud-africaines reçurent la visite de William Branham et de ses collègues… Partout, j’ai été témoin de tant de bénédictions et de manifestations de la puissance du Seigneur, qu’il m’est impossible d’entrer dans beaucoup de détails… Dieu s’est servi de ces messages … pour convaincre des milliers d’âmes de la nécessité d’accepter le Christ comme leur Sauveur personnel… Dans plusieurs localités, frère Bosworth pria avec succès pour ceux qui avaient perdu l’ouïe par suite d’une opération ou d’autre maladie. Dans chaque cas, ce fut une démonstration de la fidélité et de la puissance du Seigneur. Pour plusieurs serviteurs de Dieu, ce fut un encouragement de voir des guérisons et des miracles accordés à la prière de la foi. On les entendait se dire : “Cela paraît si facile n’est-ce pas ?” Frère Branham ne nous déçut pas, il est humble et sincère dans la manifestation des dons qu’il a reçus de Dieu… Souvent, William Branham discerna la nature et la cause de la maladie chez ceux pour lesquels il allait prier. Son discernement s’étendait aussi aux malades en face de l’estrade. Très souvent frère Branham termina les réunions en priant pour tout l’auditoire. Lorsque ces diverses campagnes furent terminées, nous eûmes le temps de nous enquérir des résultats réels. Nous affirmons que par la prière collective de frère Branham, Dieu opéra beaucoup plus de guérisons que par les autres moyens employés. A Blœmfontein, … les réunions réservées aux indigènes furent excellentes… Au Cap, à la suite d’une réunion destinée aux Européens, 53 personnes ont témoigné avoir été guéries de cécité totale ou d’autres maladies des yeux… A Pretoria,… un jour, après une prière collective de frère Bosworth, un jeune homme, aveugle depuis dix-sept ans et pensionnaire d’un asile pour aveugles, se mit à louer Dieu et s’écria à haute voix : “Je vois, je vois !” Une fille sourde-muette fut délivrée et une femme paralysée depuis quarante ans d’un côté et ne pouvant mouvoir ses mains, s’éveilla guérie le lendemain matin. Un évangéliste indigène qui avait amené quatre malades, s’en alla témoigner avec joie à son missionnaire qu’ils étaient tous guéris. D’autres personnes témoignèrent encore avoir été guéries à Pretoria de cécité complète, de surdité, de paralysie, de grosseurs, etc… La série de Durban fut peut-être la plus remarquable… Le dimanche matin la foule fut estimée à quarante ou quarante cinq mille personnes. Frère Bosworth parla de la guérison

divine et pria pour les sourds selon sa coutume. Dieu opéra des miracles… L’après-midi, l’auditoire fut estimé à cinquante mille personnes et des milliers ne purent entrer… Des hommes apportèrent des seaux d’eau pour désaltérer la foule entre les réunions… Après avoir eu le privilège d’accompagner frère Branham et ses collaborateurs dans toutes les localités d’Afrique du Sud, je pense pouvoir résumer mes impressions ainsi : “Ceux qui avaient le plus de foi sont ceux qui ont le plus reçu. Notre profonde gratitude monte vers Dieu qui nous a envoyé ses serviteurs.” [Résumé d’une lettre de W. F. Mullan, citée dans “William Branham”, Editons Evangéliques, Peseux/Neuchâtel, Suisse, 1956.]

Les Écritures de ce texte

Index complet des 12 références

Jérémie 1:4-5Actes 19Actes 16:17Romains 3:4Actes 16:18Ésaïe 35:81 Corinthiens 15Nombres 16:3Actes 27:21Josué 1Josué 1:5-6Actes 24:14

Jérémie 1:4-5Actes 19Actes 16:17Romains 3:4Actes 16:18 + 7 autres

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Personnes

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