Life Story

Histoire de ma vie

W

William Branham 22 juillet 1951   ·   Toledo (Ohio)   ·   20 min de lecture   ·   5 références 22 juil. 1951   ·   Toledo (Ohio)   ·   20 min   ·   5 références

Récit autobiographique des premières années de William Branham, de son enfance pauvre dans le Kentucky à la mort de sa femme Hope et de sa fille Sharon Rose, en passant par son appel au ministère et ses débuts dans la prédication.

Résumé de la prédication « Life Story » (texte original en anglais).

Histoire de ma vie Life Story 22 juillet 1951, dimanche après-midi, Toledo (Ohio)

Thème central : Récit des premières années de la vie de W.M. Branham jusqu’à la mort de sa femme et de sa petite fille.

1. Après la réunion de ce soir je dois partir pour Erie, Pennsylvanie, et je regrette de partir au moment même où quelque chose commence à se construire. Pendant les deux derniers soirs, j’ai ressenti l’une des plus fortes onctions que j’ai jamais rencontrées. Hier, je n’ai pas eu conscience de quitter l’estrade, je me suis retrouvé dans un garage ! Un jour, à Vandalia, Illinois, au début de mon ministère, il n’y avait plus de malades, mais un tas de béquilles, et j’aimerais revoir cela ce soir. C’est souvent aux gens apparemment en bonne santé que je révèle ce qui ne va pas, car si je le faisais pour les infirmes, ce serait trop évident pour l’auditoire. Je ne dis donc rien aux infirmes, sauf quand je les vois guéris. Dieu a déjà fait le travail pour eux, leur foi a atteint le niveau requis.

2. Je vais vous parler de ma vie, bien que je n’aie pas lieu d’en être fier. J’espère avoir un jour une grande salle où je pourrais parler nuit et jour aux gens, et je crois que Dieu s’en occupe. Je cherche la volonté parfaite de Dieu. Je crois agir selon sa volonté permissive, mais ce n’est pas encore sa volonté parfaite. Il peut me révéler où je dois aller, mais si j’ai déjà tout planifié, il n’intervient pas. Il en est ainsi quand c’est nous qui agissons. Dieu ne peut combattre nos batailles, et alors nous combattons seuls. Quand vous ne pouvez rien faire, l’arme la plus puissante que je connaisse, c’est de se livrer à Dieu, et alors il s’occupe de la chose.

3. Des milliers de Juifs n’ont rien su de Jésus quand il était parmi eux. Aujourd’hui, ils reçoivent des milliers de Bibles, mais ils veulent voir le signe du prophète. Il suffirait que la Présence du Christ ressuscité soit manifestée parmi eux. C’est merveilleux de voir tous ces Juifs revenir au Pays. Israël se réveille. La génération qui verra le figuier refleurir verra toutes choses s’accomplir selon Matthieu 24. La venue du Seigneur est proche. Je ne vais pas parler longtemps ce soir, car je suis en retard, je l’étais pour mon mariage et je le serai pour ma mort. Je prends toujours mon temps. On a voulu me vendre une assurance vie, mais j’ai répondu que j’avais déjà une assurance bénie. “Cela ne va pas t’éviter d’aller dans la tombe !” – “Mais cela m’en sortira !” Le Saint-Esprit est notre Agent d’assurance. Acceptez la grâce de Jésus-Christ ! “Celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie” [Jean 5:24].

4. Lisons Hébreux 13:10-14

“Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger. – Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. – C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. – Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre, - car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir”. [Prière].

5. Mon père était sans instruction. Mais ma mère avait eu un père instituteur. Nous vivions très pauvrement dans les montagnes du Kentucky, et l’école fermait quand les ruisseaux débordaient. Notre cabane en rondins avait deux pièces. A l’âge de 20 ans mon père a quitté le Kentucky pour l’Indiana. J’avais 3 ans. Nous vivions à Utika Pike au NE de Jeffersonville. Mon père est mort dans mes bras en souriant. Ma vieille mère est encore en vie, et elle pleure quand je pars. Je donnerais tout pour revoir un instant mon père. C’est quand les parents ont disparu que l’on se rend compte de ce qu’ils étaient. Ne faites rien que vous pourriez regretter dans le futur. Pensez à la fin des choses, et pas seulement à aujourd’hui.

6. Je croyais notre cabane indestructible. Mais même Toledo, une jolie ville pourtant, sera détruite un jour par une bombe atomique. En Russie, ils devaient labourer même la nuit pour pouvoir semer avant la venue de la neige. De même nous devons œuvrer jour et nuit pour que le Grain soit semé dans le cœur. La moisson est proche.

7. Il y avait des pommiers autour de la cabane. Mon père était bûcheron, et on voyait ses muscles quand il se lavait sous un pommier, devant un morceau de miroir. Nous dormions sur un matelas de paille ramassée après le battage, et parfois il y avait une sauterelle qui sautait sur moi. Nous mangions du pain de maïs, un morceau d’oignon et une bouillie faite avec des haricots et toutes sortes de choses, y compris avec les restes. Chacun notre tour, nous prenions un morceau du pain. J’étais assis près de mon père, je prenais le croûton, et nous buvions un verre de petit-lait. C’était merveilleux.

8. Nous allions en ville faire les courses le samedi soir avec une charrette tirée par une mule, à dix kilomètres de chez nous. Papa gagnait 75 cents par jour, et, après les achats pour la semaine, l’épicier nous donnait un petit sachet de sucre d’orge à la menthe. Nous étions six enfants, et nous étions très attentifs quand les bâtonnets étaient partagés. J’aimais faire semblant de manger le mien, et le lundi suivant, au moment de la corvée d’eau, je demandais à mon frère Edward d’y aller à ma place en échange du droit de lécher mon sucre d’orge tandis que je comptais jusqu’à dix. J’aimais le sucre brun, et c’est la seule chose que j’ai volée durant ma vie, dans une boîte de mon père. Mon père s’en est aperçu et je n’ai plus voulu de sucre pendant longtemps. Mon père avait un fouet avec dix lanières de cuir et les Dix commandements écrits dessus. Il faudrait plus de pères de ce genre aujourd’hui. Il ne m’a jamais fouetté sans raison et je l’aime. Mais un jour je lui parlerai à nouveau.

9. Pierre et Jean ont reconnu Elisée et Moïse. “Nous aurons un corps comme celui de Jésus car nous le verrons tel qu’il est” [cf. 1 Jn. 3:2]. Je crois que nous allons dans un endroit bien réel du ciel. Nous avions à peine de quoi nous vêtir pour aller à l’école. Papa payait l’épicerie et buvait le reste. Nous n’avions ni livre ni papier. Je suis allé à l’école sans chemise tout un hiver, avec seulement un manteau. Au printemps il a fait très chaud, mais, n’ayant pas de chemise, je n’ai pas voulu ôter le manteau, et j’ai expliqué à l’institutrice que j’avais la fièvre. Elle m’a fait asseoir près du poêle avant de me renvoyer à la maison parce que je transpirais. J’ai attendu deux jours avant de retourner à l’école. La fille de ma tante paternelle avait laissé sa robe chez nous, et j’en ai fait une chemise. J’ai prétendu que c’était un costume d’Indien, mais les autres se sont moqués de moi.

10. L’hiver 1917 a été très enneigé. Nous faisions de la luge avec mes frères sur une bassine trouvée à la décharge. Quand le fond est parti, nous avons taillé un morceau de tronc. Tous les soirs nous devions en effet aller à la rivière ramasser le bois échoué et le scier. Pendant la Guerre, un nouvel élève est arrivé, Lloyd Ford, et il portait un uniforme d’Eclaireur que j’enviais. Pour un Chrétien, l’uniforme est intérieur, c’est le Saint-Esprit, pour mener une guerre entre le vrai et le faux. Lloyd a promis de me le donner une fois qu’il serait usé, mais sa mère s’en est servi pour réparer un pantalon de son mari, et je n’ai récupéré que la jambière. J’ai prétexté m’être fait mal en faisant de la luge et je l’ai enfilée. Je suis allé au tableau avec cela en me mettant de profil, mais les autres se sont moqués de moi et j’ai été renvoyé à la maison. C’était un dur combat ! Les autres avaient des sandwiches, mais avec mon frère nous n’avions qu’une gamelle de haricots, du pain et de la mélasse. Nous avions honte et nous mangions à l’écart.

11. Un jour de Noël, maman a fait des pop-corn. Pendant la classe, j’ai demandé la permission de sortir et j’en ai profité pour en manger une poignée dans la gamelle. A midi, mon frère a pensé qu’il en restait bien peu, et que quelque chose s’était passé. Il y a peu de temps, au retour d’une réunion au Texas, je me suis arrêté à l’endroit où se dressait autrefois l’école. C’était devenu un projet de lotissement, et je me suis mis à pleurer. Nous n’avons pas de cité permanente ici-bas, “mais nous attendons celle dont Dieu est l’architecte” [Héb. 11:10]. J’ai repensé à ces pop-corn volés à mon frère. Il est mort à dix-neuf ans à l’hôpital en m’appelant pour me revoir, mais je gardais les troupeaux dans l’Ouest. Je n’étais pas Chrétien alors, et j’ai posé une couverture sur sa tombe. Je n’aimais pas les femmes, car j’avais vu comment elles buvaient avec mon père et comment elles se comportaient en l’absence de leurs maris.

12. J’ai eu mon premier rendez-vous à l’âge de 17 ou 18 ans. Je la trouvais très belle, mais un jour j’ai découvert qu’elle fumait. Une femme qui fume, c’est honteux. N’ayez pas peur de la Russie. C’est l’immoralité qui nous détruira. Ce n’est pas l’oiseau qui détruit le fruit, mais les vers. Si vous croyez que je suis prophète, éloignez-vous de ces choses. Quand j’étais enfant, l’Ange du Seigneur m’a dit : “Ne bois pas, ne fume pas, ne souille ton corps en aucune manière, car tu auras un travail à faire quand tu seras plus âgé”. Quand elle m’a offert une cigarette, j’ai refusé … [Enregistrement interrompu] … j’ai passé cette nuit-là dans un champ, et je ne voulais plus vivre car je ne pouvais pas avoir d’amis. Mais aujourd’hui j’en ai des milliers.

13. Puis j’ai rencontré ma future femme, une Chrétienne, qui ne fumait pas et n’allait pas au bal. Mais son père était planificateur aux Chemins de Fer de Pennsylvanie et gagnait plus de 500 dollars par mois durant la grande crise, alors que je gagnais 20 cents de l’heure en creusant des fossés. Elle est dans la gloire aujourd’hui avec mon bébé. Je ne me sentais pas digne d’elle. Je lui ai finalement écrit pour lui demander si elle voulait m’épouser. Le mercredi soir suivant je suis allé la chercher avec ma vieille Ford pour l’accompagner à l’église, et je craignais que sa mère n’ait lu ma lettre. J’ai frappé à la porte, et Hope m’a invité à entrer, et j’ai parlé du beau temps avec sa mère. Je n’ai pas écouté le prédicateur, le frère Davis, ce soir-là !

14. Au retour elle n’avait encore rien dit, et j’ai alors espéré qu’elle n’avait pas reçu ma lettre. Mais, peu avant d’arriver chez elle, elle m’a dit : “Billy, j’ai reçu ta lettre”. Elle n’a rien dit de plus ! “L’as-tu lue ?” – “Oui” – “Qu’en penses-tu ?” – “C’était bien”. Elle m’a demandé de prévenir son père. Je suis entré, nous avons parlé de choses et d’autres, et au moment où j’allais partir, elle m’a regardé. J’ai alors dit à Mr. Brumbach que je voulais lui parler. Il m’a accompagné sur le seuil en jetant un regard vers sa femme. Je lui ai dit : “Il fait très chaud”, et il m’a répondu : “Tu peux la prendre Billy”. Je lui ai fait remarquer que j’étais pauvre, mais j’ai promis de m’occuper d’elle de tout mon cœur. Il m’a dit : “Je préfère que ce soit toi, la vie c’est plus que les biens du monde”.

15. Nous avons vécu en location dans un deux pièces, c’était la grande crise… [Enregistrement interrompu] … J’ai acheté un poêle pour deux dollars. Nous étions heureux. Elle travaillait dans une usine de chemises. Puis Billy Paul est né, et Hope a failli y laisser sa vie. A cette époque j’ai connu le frère Ryan, ici présent, alors qu’il témoignait à Louisville. Un jour, chez moi, il s’est levé, il a levé les bras et s’est mis à parler en langues. Puis il a posé sa main sur mon épaule : “Frère Billy, tu es encore jeune et pour pas mal de temps encore. Mais un jour le Seigneur va t’utiliser pour remuer les nations”. Nous avions fait des économies, le voyage coûtait six ou sept dollars, et je suis allé le voir à Dowagiac pendant un congé, et nous avons pêché. Au retour, je suis passé par Mishawaka où j’ai rencontré pour la première fois des Pentecôtistes dénominationnels.

16. Ils criaient et sautaient, et c’était affreux pour un Baptiste ! Ce n’était pas une attitude religieuse ! Mais quelque chose m’attirait. Ils ont fait l’appel de tous les prédicateurs présents, et j’ai donné mon nom : “Billy Branham, évangéliste”. Je voyais un micro pour la première fois de ma vie. Beaucoup ont prêché dans la journée, et le soir un vieux pasteur Noir a pris la parole, et il sautait sur l’estrade. J’aurais voulu l’aider à cause de son âge. Puis je me suis dit : “Si le Saint-Esprit peut faire agir ainsi un vieillard, que ne fera-t-il pas avec moi ! C’est ce que je veux !” J’ai dormi dans un champ car j’avais juste assez d’argent pour le carburant de ma Ford. Au matin je n’ai pas voulu déjeuner avec eux car je n’avais rien à offrir. Puis, au début de la réunion, ils ont appelé le plus jeune pasteur “du nom de Billy Branham” pour qu’il prêche. Je me suis fait tout petit, car j’avais honte de mes vêtements. Mais mon voisin m’a montré du doigt, et je suis allé sur l’estrade.

17. Je ne savais pas quoi prêcher, et je tremblais. J’ai pris le texte sur le riche levant les yeux depuis l’enfer, et quelque chose s’est emparé de moi. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais à la fin tout l’auditoire pleurait. Un gars du Texas en tenue de cow-boy m’a proposé de tenir des réunions au Texas. Une femme enseignant parmi les Indiens, et d’autres pasteurs, m’ont invité. En rentrant à la maison j’étais heureux, et j’ai dit à ma femme : “J’ai rencontré la plus formidable des églises !” Elle m’a promis de m’accompagner où que j’aille. Sa mère se souvenait du temps où les Baptistes se convertissaient en courant vers l’autel et en criant, et ne se contentaient pas de serrer la main du pasteur. Mais elle nous a dit que cela lui briserait le cœur de voir sa fille m’accompagner en étant obligée de mendier en suivant “ces rebuts”. C’est alors que j’ai commis ma faute. Je n’ai pas voulu attrister sa mère. Ces “rebuts” étaient en fait la crème de la récolte.

18. Les problèmes ont alors commencé. Mon père est mort peu après. Mon frère est mort dans un accident de voiture à 15 ans tandis que je prêchais. Faites ce que Dieu vous dit de faire, et n’écoutez pas les hommes ! Un frère se disant prophète est venu il y a peu de temps me dire : “Ainsi dit le Seigneur, le Seigneur veut que tu cesses ce que tu fais”, et j’ai répondu que Dieu pouvait me le dire lui-même. Ma femme était prête à me suivre, mais j’ai prétexté que je devais d’abord finir de payer notre église. Puis est venue l’inondation de 1937. J’avais une barque que j’utilisais pour prêcher le long de la rivière devant des auditoires se tenant sur les digues. La petite Sharon Rose venait de naître.

19. Hope était partie faire des courses la veille de Noël, mais elle s’est évanouie dans la rue et je l’ai trouvée à la maison au retour de mon travail. J’ai appelé le docteur Sam Adair, un ami d’école et un voisin. Il a diagnostiqué une pneumonie. J’ai prié toute la nuit, et j’ai vu descendre une feuille noire. Six semaines auparavant, j’avais prophétisé l’inondation de l’Ohio s’élever de plus de 7 mètres sur Spring Street, mais on ne m’avait pas cru. J’ai essayé d’aider les gens avec ma voiture de patrouille. Au retour, le frère George DeArk m’a dit que ma femme avait été transférée vers un hôpital provisoire dans une église Baptiste. Ce frère est mort durant cette inondation en souhaitant me voir et en tendant les bras vers Dieu.

20. La digue de Chesnut Street était menacée. On m’a demandé de participer aux secours avec ma barque. J’ai entendu une femme crier avec un bébé dans les bras. Il était 11 heures du soir, la maison était secouée, mais j’ai pu sauver la femme avec deux ou trois fillettes. La femme a encore crié, et j’ai cru qu’il y avait un autre bébé. Mais je n’ai trouvé personne dans la maison. J’ai sauté dans la barque au moment où la maison s’écroulait, et le courant m’a entraîné. Le moteur ne démarrait plus, les vagues étaient hautes comme ce bâtiment, et la barque s’est dirigée vers les chutes. Il m’a semblé entendre une voix : “Où sont donc ces rebuts ?” La voie du transgresseur est difficile ! J’ai prié pour ne pas mourir, mais le moteur ne démarrait pas. J’ai demandé pardon pour mes péchés, et cette fois le moteur est reparti. Après un détour, je suis revenu à Jeffersonville, et on m’a appris que l’hôpital avait été balayé.

21. Le Major Weekly, un ami, m’a dit que tous les malades avaient pu être évacués, et une autre personne m’a informé que ma femme et ma fille avaient été conduits vers Charlestown. Je ne pouvais pas franchir le ruisseau Lancassange avec ma barque. On m’a dit que le train des évacués avait été balayé par les eaux avant d’atteindre la ville, mais j’ai dû attendre plusieurs jours la baisse des eaux. A Charlestown on m’a dirigé vers Colombus, Indiana, dans une église Baptiste pleine de lits pliants. J’ai crié le nom de Hope, et j’ai vu se lever un bras maigre. Elle m’a dit que les deux enfants étaient en vie. Un docteur m’a appris de la part de Sam Adair que ma femme avait une tuberculose foudroyante et qu’elle avait peu de temps à vivre. Je l’ai ramenée à maison, et nous avons essayé tous les traitements, et nous nous sommes même déplacés pour un pneumothorax. Elle souffrait. Un grand docteur de Louisville, Miller, m’a dit qu’il n’y avait plus d’espoir.

22. Je ne pouvais pas cesser mes patrouilles de garde-chasse, car j’étais endetté. Un jour, j’ai été appelé d’urgence à l’hôpital par radio. J’ai posé mon fusil et j’ai prié pour qu’elle reste en vie. Puis j’ai roulé jusqu’à l’hôpital avec la sirène. Sam Adair m’attendait en pleurant, et il ne voulait pas que je m’approche d’elle. J’ai refusé un calmant, et je suis entré seul dans la chambre. Elle était mourante. Son front était poisseux et je l’ai appelé. Elle a ouvert les yeux et m’a souri : “Pourquoi m’as-tu appelé ?” L’infirmière est entrée pour me faire sortir, mais Hope lui a dit qu’elle lui souhaitait un mari comme moi. “Bill, tu en as parlé, mais tu ne sais pas ce que c’est : j’étais conduit à la maison par un groupe d’Anges blancs. C’était comme un paysage oriental paisible avec de grands oiseaux volant d’arbre en arbre. C’était si beau !”. Elle avait eu la vision du Paradis. En quittant le monde physique, nos yeux s’ouvrent sur le monde spirituel. Elle m’a dit : “Je suppose que tu sais pourquoi je m’en vais ?” – “Je n’aurais jamais dû écouter ta mère” – “Si tu avais fait ce que Dieu te disait, les choses auraient été différentes”.

23. Elle m’a fait promettre de continuer à prêcher le même Evangile jusqu’à ma mort et de me remarier avec une jeune fille baptisée du Saint-Esprit. Elle m’a appris qu’elle avait mis de côté sous le canapé deux dollars et 80 cents pour m’offrir un fusil dont j’avais envie. Elle m’a raconté que je m’étais trompé un jour en lui achetant des bas, et je croyais avoir fait une bonne affaire, mais elle ne m’avait rien dit alors. Nous nous sommes donné rendez-vous aux portes de la Cité. Elle m’a embrassé et a fermé les yeux pour aller rencontrer Dieu.

24. Je suis rentré chez moi. Je n’avais pas voulu aller chez ma mère. J’ai pleuré. A ce moment-là Mr. Broy est arrivé pour m’annoncer que Sharon Rose était mourante à l’hôpital. J’étais épuisé. Broy m’a conduit dans sa voiture. Sam Adair m’attendait. Sharon avait attrapé une méningite tuberculeuse au contact de sa mère. Il ne voulait pas que je m’approche de Sharon car il y avait un risque pour Billy. Quand l’infirmière a tourné le dos, je suis entré, et j’ai trouvé Sharon dans le sous-sol. Il y avait un tissu sur son visage pour la protéger des mouches, mais il y en avait dans ses yeux. Je les ai chassées. Elle souffrait tant qu’elle louchait. Dieu doit parfois écraser certaines choses pour en tirer du bien. Je me suis agenouillé. J’ai alors vu venir comme une feuille noire. J’ai su que Sharon allait partir. J’ai pleuré, mais cela n’a pas changé ma foi en Dieu. Les Anges sont venus la prendre.

25. Elle a été ensevelie près de sa mère. Je tenais dans mes bras Billy Paul âgé de 18 mois. Je me déplaçais avec ses biberons dans mes poches, et j’avais le cœur déchiré quand il réclamait sa maman ou qu’il croyait la voir dans un nuage. Un matin que je travaillais sur les lignes électriques de la Compagnie Publique, l’ombre du poteau a dessiné une croix sur le sol. J’ai ôté mes gants et j’ai voulu toucher le fil. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais quand je suis revenu à moi, j’étais au pied du poteau, couvert de sueur. Sans la prédestination, je serais mort.

26. De retour à la maison, j’ai trouvé une lettre adressée à Sharon ! Je me suis mis à genoux, j’ai prié et je me suis endormi. J’ai rêvé que j’étais dans l’Ouest chantant “La roue du char est brisée”. J’ai remarqué une charrette dont la roue était cassée. A côté se tenait une belle jeune fille bonde aux yeux bleus : “Bonjour papa !” C’était Sharon. “Il n’y a pas de bébé ici, nous avons tous le même âge ; maman t’attend non loin d’ici dans notre nouvelle maison”. J’ai regardé et j’ai vu un palais entouré de la gloire de Dieu. Hope m’y attendait et a tendu les bras vers moi. Je me suis approché et je me suis mis à ses pieds. Elle m’a entouré de ses bras. Je lui ai dit que je n’en pouvais plus, et elle m’a répondu qu’elle le savait.

27. Elle m’a fait entrer. Il y avait là un fauteuil Morris. Nous en avions acheté un à crédit, mais, ne pouvant payer les mensualités, nous avions dû le rendre. Ils étaient venus le chercher en mon absence, et Hope n’avait pas osé me le dire. “Ils ne viendront pas prendre celui-ci, il est déjà payée”. Je la reverrai un jour. [Chant]. [Louange et prière] … [Enregistrement interrompu] …


Les Écritures de ce texte

Matthieu 24Jean 5:24Hébreux 13:10-141 Jean 3:2Hébreux 11:10

Matthieu 24Jean 5:24Hébreux 13:10-141 Jean 3:2Hébreux 11:10

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Le second miracle

22 juil. 1951   ·   4 min de lecture