Life Story

Histoire de ma vie

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William Branham 15 avril 1951   ·   Phoenix (Arizona)   ·   21 min de lecture   ·   5 références 15 avr. 1951   ·   Phoenix (Arizona)   ·   21 min   ·   5 références

William Branham raconte son enfance pauvre, sa conversion, son mariage, la perte de sa femme et de sa fille, et comment Dieu l'a appelé au ministère de guérison. Il témoigne de la fidélité de Dieu malgré les épreuves et exhorte à obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes.

Résumé de la prédication « Life Story » (texte original en anglais).

Histoire de ma vie Life Story 15 avril 1951, dimanche après-midi, Phœnix (Arizona)

Thème central : La vie de Branham témoigne que si nous n’avons pas de cité permanente ici-bas, une autre Vie attend les croyants de l’autre côté.

1. J’ai fait de mon mieux durant les deux semaines passées. J’ai espéré et prié pour que tous soient guéris en une seule fois, et ce sera peut-être ce soir. J’ai vu des gens être guéris dans l’auditoire, mais je ne l’ai pas toujours signalé. L’autre soir, une fillette de huit ou dix ans a été guérie d’une appendicite ulcérée. Un garçonnet a été guéri d’un problème grave au bras. L’important, c’est de toucher Dieu par la foi. Mes frères sont des témoins, mais le Père est le Témoin que je dis la vérité, car ce n’est pas moi qui guéris les malades. J’attends beaucoup de la réunion de ce soir.

5. Rien ne remplace la maison natale. Un mourant pense toujours à sa maison d’autrefois. Etant enfant, j’ai vu un mon père pleurer sur sa charrue en pensant à sa maison qu’il avait quitté 25 ans auparavant. Il est mort peu après l’avoir revue. Mon beau-père Frank est revenu lui aussi un jour en pleurant après avoir revu le lieu de sa naissance près d’Utica, et je l’ai enterré quelques jours après.

10. Il y a cinq ou six ans, j’étais auprès de Mr. Bledsow, un homme sauvé depuis peu et mourant. Il était tout enflé sur sa chaise à cause d’un problème cardiaque, il était prêt à partir. Nous avons prié et le Saint Esprit est entré dans sa chambre. Il s’est soudain relevé : “Ne voyez-vous pas ma mère ? Elle est là !”, et peu après il était parti. Je me demande si Dieu n’envoie pas des proches accueillir le nouveau venu. A cet instant, les yeux passent du naturel au surnaturel. J’ai souvent observé cela.

12. Nous n’avons pas de cité permanente ici-bas, et nous attendons celle dont Dieu est l’architecte [Héb. 13:14; 11:10]. Nous habitions dans une cabane entourée de pommiers grands et petits. Mon père était un Irlandais aux cheveux noirs et aux yeux bleus. Il était bûcheron et musclé. Je voulais être comme lui, et je croyais qu’il vivrait cent ans. Mais il est mort dans mes bras à 52 ans. Il y a aujourd’hui un projet immobilier à l’emplacement de la cabane. Nous étions neuf garçons et une fille et nous nous ébattions devant la porte. Maman faisait le repas dans un chaudron à trois pieds, une potée de bœuf, d’orge, de patates et de carottes, et nous en avions pour deux ou trois jours. Il y avait une source en contrebas où j’allais puiser avec une gourde pour remplir un bidon. Papa gagnait 75 cents par jour et une jarre de lait chaque soir. Maman l’écrémait pour le beurre. Il surissait parfois avant d’être baratté. Nous avions un moulin à café. Il y avait plus d’amour fraternel qu’aujourd’hui.

17. Je dois dire qu’après avoir payé les factures, mon père buvait, et en outre il fabriquait du whisky. Mais c’était quand même mon papa. Respectez toujours vos parents, et ne dites pas “mon vieux” ou “ma vieille”. A leur mort vous comprendrez qu’ils étaient vos meilleurs amis. Le soleil avait collé un jour la chemise sur son dos et maman avait pris des ciseaux pour l’ôter. Je l’ai conduit à Christ avant qu’il nous quitte. J’ai baptisé ma mère peu après ma conversion, et, à Pâque dernier, j’ai baptisé mon fils [Billy Paul, né le13.9.1935]. Et ma fille de cinq ans a été consacrée [Rebekah, née le 21.3.1946]. Je vais envoyer Billy finir ses études à Dallas parmi des Chrétiens. S’il s’égare, il devra passer par-dessus la Bible, le Saint-Esprit et mes prières. Mon père est mort d’une crise cardiaque en ayant faim, sans travail à cause de la crise, et malade. Je l’ai pris dans mes bras, il m’a regardé, et il est parti.

22. A ma naissance, papa avait 18 ans et maman 15 ans. Le samedi soir, nous allions en carriole tirée par une mule, pour payer l’épicier en ville, à dix kilomètres de là, et Mr. Grower nous donnait un sachet de 4 ou 5 sucres d’orge collants à la menthe. Nous utilisions deux gallons d’huile pour la lampe, et nous ajoutions de l’eau quand la mèche n’atteignait plus l’huile. Le lundi, je permettais à mes frères de sucer le sucre d’orge que j’avais conservé s’ils allaient chercher l’eau à ma place.

25. Mon père se rasait en utilisant un blaireau en barbe de maïs. Maman posait la soupière au milieu de la table, et apportait le pain qu’elle avait fait cuire. J’étais assis à côté de papa, et je prenais la croûte du bout. On ne coupait pas le pain, on le brisait. Le dimanche il y avait un pudding, et nous nous disputions pour savoir qui gratterait le plat.

28. Nous étions vêtus en haillons. Je suis allé tout un hiver à l’école avec une veste offerte par une dame riche, mais je n’avais pas de chemise. Un jour de printemps, alors qu’il faisait chaud, l’institutrice m’a demandé pourquoi je n’ôtais pas ma veste. “J’ai froid”. Elle m’a fait asseoir près du poêle, mais j’étais en nage, et je suis rentré à la maison. Une cousine avait laissé une robe, et je m’en suis fait une chemise. Il y avait des rubans. J’ai raconté que c’était mon costume d’Indien, mais tous se sont moqués de moi. Durant l’hiver 1917, il avait beaucoup neigé et les autres faisaient de la luge sur la colline. Avec mon frère, nous utilisions une bassine trouvée à la décharge. Quand le fond est parti, nous avons pris un petit tronc dont nous avons taillé un bout avec la hache de papa.

31. C’était la guerre, et j’étais impressionné par les soldats en uniforme. Je voulais devenir soldat. Lors de la seconde guerre, je me suis enrôlé, mais je n’ai pas été pris. Je suis aujourd’hui dans l’armée du Christ, et mon uniforme est celui du Saint-Esprit. Mon ami Loyd Ford avait un costume d’éclaireur. Il m’avait promis de me le donner après l’avoir usé. J’ai attendu longtemps, mais sa mère s’en est servi pour réparer d’autres vêtements, et il ne restait qu’une jambière que j’emmenais avec moi. Un jour, en faisant de la luge, j’ai prétendu m’être fait mal à la jambe. C’était un prétexte pour enfiler la jambière. Je suis allé au tableau en marchant de profil, et tous se sont moqués. J’ai pleuré, et j’ai dû rentrer à la maison. Aujourd’hui Dieu m’a habillé intérieurement.

36. J’aime mon pays, la plus grande Nation du monde, et plusieurs Branham sont morts en Allemagne. Mais je préfère être dans l’armée du Seigneur. Chaque soir je combats contre les démons, et je ne suis pas immunisé, et je dois faire attention. Des exorcistes ont été attaqués par un démon en voulant délivrer un épileptique : “Je connais Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ?” [Act. 19:13-16].

39. L’Ange m’est apparu quand j’avais 8 ou 9 ans, alors que j’allais chercher de l’eau pour la fabrication du whisky. Il y a eu comme un grondement, et c’était de la taille d’un tonneau, qui allait et venait dans le feuillage. J’ai entendu une voix humaine : “Ne boit jamais, ni ne fume, ni ne souille ton corps en aucune manière, car tu auras un travail à faire quand tu seras plus grand”. J’étais terrorisé ! Mon frère et moi gagnions dix cents pour douze bouteilles apportées aux trafiquants de whisky, et nous les cherchions le long des berges avec une vieille barque sans gouvernail. Un jour, j’étais avec mon père et un homme dans la barque de ce dernier. Je voulais plaire à cet homme pour pouvoir utiliser sa barque. J’avais huit ou neuf ans. Mon père a tiré de sa poche une fiole de whisky et l’a passée à cet homme qui ensuite me l’a tendue. J’ai refusé de boire, et mon père m’a traité de fillette. J’ai alors pris la bouteille, décidé à boire, mais j’ai entendu les feuilles bouger dans l’arbre sous lequel nous avions accosté. Je ne prêche pas contre ceci ou cela, mais, quant à moi, il m’a interdit de boire ou de fumer. Si vous progressez, vous comprendrez mieux, et vous ne désirerez plus ces choses. J’ai lâché la bouteille, je me suis enfui dans les champs, tandis qu’ils se moquaient de moi.

43. Vers 18 ans, j’avais une amie très jolie. Un garçon nous avait emmenés, moi et les deux filles, dans la voiture de son père. Nous avons mangé des sandwiches. Je suis allé rapporter les bouteilles de coca-cola, et à mon retour mon amie était en train de fumer. Une femme qui fume c’est pire qu’une femme ivre dans la rue. La cigarette est le pire ennemi intérieur du pays. Ce qui abîme la pomme, ce n’est pas l’oiseau qui la picore, c’est le ver qui est à l’intérieur. Je n’aime pas parler aussi crûment, mais je crois en un Evangile qui redresse l’homme et la femme. Un homme agité de tremblements m’a raconté que ses parents fumaient, et, étant bébé, il était déjà tombé en état de dépendance. Dieu pense la même chose que l’Ange sur la cigarette. Elle m’a offert une cigarette, mais j’ai refusé. “Tu ne bois pas, tu ne danses pas, tu ne fumes pas, qu’est-ce que tu aimes ?” – “J’aime chasser et pêcher”. Elle m’a traité de fillette. J’ai pris le paquet, décidé à fumer, mais j’ai entendu le même bruit, et je suis parti. Ils se sont moqués et ont allumé les phares de la voiture sur moi tandis que je m’éloignais. C’est Dieu qui avait protégé son Don pour ce jour.

52. … Merci ma chérie … cette fillette espagnole était incapable de parler il y a quatre ans et elle a été guérie … son papa a été guéri d’un cancer récemment … Gloire à Dieu ! … Je me suis éloigné de la voiture et je suis parti pleurer dans un champ. J’ai toujours été incompris, jusqu’au jour où j’ai rencontré ceux qui m’aimaient. Après cet incident, j’en ai voulu aux femmes, et je changeais de trottoir quand j’en voyais une qui allait me parler. Mais, un jour que je plongeais, une voiture est arrivée et une jeune Chrétienne en est sortie [Hope Brumbach]. Je suis allé avec elle à l’église pendant six ou huit mois. Son père gagnait plus de $ 500 par mois aux chemins de fer de Pennsylvanie, alors que je gagnais vingt cents par heure. Il possédait une Buick et mois une vieille Ford T. Je ne voulais pas qu’elle perde son temps et gâche sa vie avec moi. Je n’osais pas lui en parler, alors je me suis décidé à lui écrire une demande en mariage, et j’ai posté la lettre le lundi matin. Je devais la retrouver le mercredi pour aller à l’église. Je m’entendais bien avec son père, un Hollandais, mais je craignais sa mère, une brave femme qui n’avait pas une haute opinion de moi.

59. Le mercredi soir, je suis allé chez eux avec ma voiture, le cœur battant. C’est Hope qui m’a ouvert la porte sans faire allusion à la lettre. Sa mère m’a parlé gentiment, et j’ai pensé avec soulagement que la lettre n’était pas arrivée. Nous sommes allés à l’église à pied. Je n’ai pas écouté la prédication du Dr. Davis ce soir-là ! Au retour elle ne disait toujours rien, puis elle m’a dit : “J’ai reçu ta lettre”. Et à nouveau elle s’est tue. Je lui ai finalement demandé ce qu’elle en pensait : “C’était très bien”. Elle m’a dit de faire la demande de mariage à ses parents. J’ai négocié pour qu’elle demande à sa mère tandis que je demanderais à son père Charlie. Il était neuf heures et demi, et il tapait à la machine à écrire. “Charlie, je voudrais vous dire un mot”. Il a regardé la mère, elle m’a regardé, et nous sommes sortis. Je lui ai parlé de la belle nuit, et il m’a répondu : “Billy, tu peux l’avoir”. Il est parti dans la gloire il y a quelques semaines. Je lui ai fait remarquer combien j’étais pauvre, et il m’a répondu : “Je préfère que ce soit toi plutôt qu’un autre. Le bonheur ne vient pas des richesses, mais du plaisir qu’on trouve dans ce qu’on possède”.

66. Nous nous sommes mariés [22 juin 1934] et nous étions très pauvres mais très heureux. Je suis devenu pasteur, mais je n’avais pas d’église, et je prêchais ici et là tout en travaillant. Nous avons loué un deux-pièces pour $4 par mois. Une dame nous a donné un lit pliant. J’ai acheté des dessous d’assiette sur lesquels j’ai peint moi-même un trèfle irlandais, et j’ai fait pareil sur la table et les chaises. J’ai acheté un four d’occasion pour $ 1,75, et j’ai payé $1 pour les grilles de cuisson.

67. Un jour je suis allé chez le frère Ryan pour pêcher, et au retour je suis tombé sur une réunion pentecôtiste à Mishawaka, Indiana, dans l’église du Révérend Rowe. Ces gens criaient et sautaient, et je me suis arrêté, intrigué. Il me restait $1,25 en poche, et j’avais assez d’essence pour rentrer chez moi. Je suis entré par curiosité et j’ai vu ces gens danser et frapper des mains avec une grande liberté. J’ai vu qu’ils s’aimaient. Je n’avais jamais vu des gens s’embrasser comme cela auparavant. Je me suis acheté des sandwiches, et je me suis garé dans un champ réservé où je pourrais dormir. Ce soir-là, ils ont demandé à tous les prédicateurs présents de donner leur nom. C’était une convention organisée dans le Nord pour éviter les problèmes raciaux du Sud. Le prédicateur principal était un Noir en redingote, avec une couronne de cheveux blancs. Les autres avaient parlé de Christ sur la terre, mais lui a parlé de Christ à partir du commencement jusqu’à l’arc-en-ciel, d’après Job 38:4 “Où étais-tu quand je fondais la terre ?”, et il sautait sur l’estrade : “Il n’y a pas assez de place ici sur l’estrade pour moi !” Je me suis dit que si tel était l’effet produit sur ce vieil homme, alors c’est ce que je voulais.

73. Je suis retourné dans le champ et j’ai prié presque toute la nuit dans l’herbe. J’ai mis mon pantalon, pour le repasser durant la nuit, entre les sièges avant et arrière que j’avais sortis de ma Ford. Le lendemain matin, il y avait un petit déjeuner offert à 10 heures, mais, n’ayant rien à offrir, je n’y suis pas allé. J’avais mes sandwiches, et il y avait un robinet. Ils ont chanté, puis le Révérend Kurt de Cincinnati a invité un dénommé Billy Branham à prêcher. Je n’avais encore jamais vu de micro, et je portais un pantalon de coton et un T-shirt. Mon voisin, un Noir, m’a demandé si je connaissais ce Branham. Je lui ai dit que c’était moi, mais que je n’étais pas habillé convenablement. Il m’a répondu que les gens présents se moquaient de cela, et il m’a désigné. J’ai prêché sur l’homme riche en enfer, sur trois mots : “Il s’écria” [Luc 16:24]. Et je ne sais pas ce qui s’est passé pendant deux heures. Un Texan avec des bottes et un grand chapeau m’a invité, et j’ai pensé que je n’étais pas si mal habillé après tout. Un autre pasteur de Floride en pantalon de golf m’a aussi invité, ainsi qu’une femme missionnaire auprès des Indiens. Je suis retourné à la voiture en louant le Seigneur. J’ai raconté à Hope que j’avais rencontré les meilleurs gens du monde, et que j’étais invité à tenir des missions de réveil. Elle était d’accord pour aller avec moi.

78. J’en ai parlé à ma mère qui s’est souvenu avoir assisté autrefois à des réunions démonstratives de ce genre. Mais ma belle-mère s’est élevée contre ces fanatiques, ces “rebuts”, et a déclaré que voir sa fille affamée la ferait mourir de chagrin. Je l’ai écoutée, je n’ai voulu blesser personne, et les problèmes ont commencé. Sinon, ce Don aurait pu être manifesté bien plus tôt. En six mois, j’ai perdu mon père, mon frère, ma femme, mon bébé, ma belle-sœur, et mon église s’est effondrée. Puis il y a eu la crue de 1937. Hope était tombée malade, je l’avais trouvée évanouie. Le docteur Adair avait diagnostiqué une pneumonie, et avait conseillé d’éviter tout contact avec Sharon Rose [27 octobre 1936], mais Hope a voulu la garder à la maison, et lui a transmis la tuberculose. Je travaillais alors à la Réserve. L’inondation est venue, c’était la nuit, il pleuvait et le vent soufflait. Hope a été évacuée vers un hôpital public.

83. J’étais en voiture de patrouille, mais j’avais pu passer voir Hope. Les deux enfants avaient attrapé la pneumonie. Une digue s’est rompue, et j’ai dû repartir. Il y a eu beaucoup de morts. Dans la Chesnut Street, un immeuble de deux étages était secoué, et une mère avec son bébé appelait à l’aide. J’ai pris le canot à l’arrière de la voiture, et j’ai ramené la mère et deux ou trois filles. Elle s’est évanouie en criant après son bébé, et j’ai pensé qu’il en restait un autre. Je suis reparti malgré les tourbillons, mais en fait elle avait parlé du bébé déjà dans ses bras. L’immeuble a commencé à s’effondrer, et j’ai juste eu le temps de détacher le canot. Le moteur n’a pas pu démarrer malgré mes efforts, et le courant m’a emporté au milieu d’énormes vagues. Les Chutes de l’Ohio étaient à moins de trois kilomètres, et, même en temps normal, c’était la mort assurée. Je me suis agenouillé dans le canot. J’ai demandé pardon. Le moteur est reparti et j’ai pu accoster. J’ai retrouvé ma voiture, mais l’hôpital était recouvert par les eaux, et j’ai crié.

88. Le Major Weekly m’a rassuré et m’a informé que l’hôpital avait été évacué vers Charlestown, à 20 kilomètres de là. La voiture ne pouvait pas passer, et le canot n’a pas pu affronter les vagues malgré mes essais. J’ai attendu pendant huit jours, et j’ai eu le temps de réfléchir sur la nécessité d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes … [Enregistrement interrompu] … J’ai craint que le train qui avait évacué l’hôpital n’ait été balayé, et j’ai imaginé Hope et les enfants noyés, et leurs corps accrochés dans des branches. Finalement, j’ai rencontré le conducteur du train qui avait réussi à passer et qui était revenu, et il m’a appris que Hope et les deux enfants étaient sans doute à Kokomo, Indiana. Un ami m’a alors dit que Hope était dans une église Baptiste à Seymour, Indiana, et qu’elle se mourait de tuberculose, près de sa femme. Mais il ne savait rien de mes deux enfants. Il savait comment s’y rendre, et, quand j’y suis arrivé, j’ai crié : “Hope, où es-tu ?”

94. J’ai vu son bras maigre se lever. J’ai couru vers elle. Elle m’a appris que les deux enfants étaient malades et chez sa mère. Un médecin, ami du docteur Sam Adair, m’a alors informé qu’il n’y avait plus d’espoir pour Hope. Nous l’avons gardée quelques jours à la maison, et son état empirait. Des spécialistes de Louisville sont venus, et elle a été conduite à l’hôpital. C’était une tuberculose foudroyante. Je lui ai tenu la main quand on lui a percé le côté pour un pneumothorax. Je continuais à travailler, et un jour j’ai été appelé d’urgence au Clark County Memorial Hospital. J’étais à trente kilomètres de là, et j’ai roulé à toute vitesse. Le docteur Adair était là, mais il n’a pas voulu m’accompagner. J’ai refusé de prendre les calmants qu’on m’a offerts, et j’ai fermé la porte derrière moi. J’ai retiré le drap qui était sur son visage, sa respiration était difficile. Je l’ai secouée tout en priant et en demandant pardon pour ceux que nous avions traités de “rebuts”. Elle a ouvert les yeux. : “Pourquoi m’as-tu appelée ?” L’infirmière, Miss Cook, une amie de Hope, est entrée. Hope lui a dit : “Je te souhaite de trouver un mari comme le mien”.

100. “Billy, tu en as parlé, mais tu ne sais pas combien c’est glorieux ! Avant que tu m’appelles, un être en blanc me conduisait à la maison, et il y avait des arbres et des oiseaux. Tu ne sais pas combien c’est merveilleux … Tu sais pourquoi je pars, n’est-ce pas ? … Promets-moi de prêcher toute ta vie”. J’ai promis. Elle m’a dit avoir épargné pendant huit mois presque deux dollars pour que je puisse acheter un fusil dont j’avais eu envie. Il fallait verser trois dollars d’acompte. Elle m’a rappelé que je m’étais trompé un jour en lui achetant des bas, et m’a fait promettre de me remarier à cause des enfants. Je lui ai donné rendez-vous à l’est de la Porte au jour de la résurrection. Je l’ai embrassée et elle est partie. Le soir, Frank Broy a frappé à ma porte : “Sharon est mourante, et vient d’être transportée à l’hôpital”.

105. Nous y sommes allés en camionnette. L’infirmière ne voulait pas me laisser entrer, parce que c’était une méningite tuberculeuse contractée auprès de Hope, et à cause de mon petit garçon. Je suis entré quand elle a eu le dos tourné. J’ai chassé les mouches qui étaient dans ses yeux, et elle agitait ses jambes. Je me suis agenouillé. Elle souffrait tant que ses yeux bleus louchaient. C’est pourquoi je ne peux pas supporter cela, et plus de 400 cas de strabisme ont été guéris en trois mois. Ses lèvres tremblaient, puis sa bouche s’est ouverte. J’ai remis son âme à Dieu. Je l’ai conduite au cimetière [Chant]. Je suis reparti au travail. J’étais surveillant des lignes électriques, et, un matin, alors que j’étais sur un poteau, mon ombre au sol ressemblait à un corps crucifié. J’ai pensé que c’était mon péché qui l’avait crucifié. J’ai ôté mon gant. C’était du 2300 volts. J’allais poser ma main sur le fil, mais je me suis retrouvé assis à terre.

109. J’étais en sueur. J’ai ramassé mes outils et je suis rentré. En retournant chez moi, j’ai reconnu nos meubles. J’ai relevé le courrier, et il y avait une lettre pour Sharon Rose. Je me suis agenouillé. J’ai chargé mon fusil, je l’ai mis contre ma tête, mais le coup n’est pas parti. J’ai jeté le fusil, et alors le coup est parti. Je me suis endormi, et j’ai rêvé que je marchais en chantant dans des prairies de l’Ouest, et je portais un chapeau de cow-boy. J’ai salué une jolie jeune fille blonde vêtue de blanc. “Bonjour papa !” Elle s’est présentée : “C’est le ciel ici, je suis Sharon Rose”. Nous aurons tous le même âge là-haut, la jeunesse éternelle. “Maman t’attend à la maison.” – “Les Branham sont des vagabonds, et je n’ai pas de maison.” – “Tu en as une, là-bas”. J’y suis monté, et Hope est sortie à ma rencontre, vêtue de blanc, et j’ai pris ses mains . “Tu te fais trop de souci pour nous” – “Mais tout va de travers .” - “Je sais tout cela”.

114. Elle m’a montré un grand fauteuil Morris. J’en avais voulu un, j’avais versé trois dollars d’acompte, et il fallait payer un dollar par semaine. Mais je n’avais pas pu payer plus de huit ou dix dollars, et ils étaient venus le reprendre. Ce jour-là, quand je suis revenu à la maison, Hope m’avait fait une tarte et elle avait voulu m’accompagner à la pêche. J’ai alors su qu’il y avait un problème, et j’ai découvert que le fauteuil manquait. “Personne ne nous reprendra ce fauteuil, celui-ci est à nous”. Je lui ai promis de ne plus jamais m’inquiéter.

117. Chacun de nous devra partir un jour. Ma route a été semée de larmes, et j’essaie de servir de mon mieux ce peuple que j’avais considéré comme un “rebut”, mes frères et mes sœurs. Je me reposerai quand je serai de l’autre côté de la rivière. [Chant ; appel à la conversion ; prière]. Un jeune homme est venu aujourd’hui m’écouter, il a donné sa vie à Christ, et il a été tué par un tracteur en s’en allant. Si vous ne connaissez pas Dieu, venez maintenant, … approchez-vous … que Dieu vous bénisse … [Chant, pendant que les gens s’approchent de l’estrade] … nous croyons que le Saint-Esprit va descendre dans un instant … Ressentez-vous cette atmosphère ? Les Anges de Dieu sont au milieu de nous … Que les pécheurs et les rétrogrades s’approchent, … que les Chrétiens prient.

125. Il est ici maintenant, croyez-moi … que ceux qui veulent recevoir le Baptême du Saint-Esprit s’approchent eux aussi … le Saint-Esprit va descendre dans quelques minutes, les pécheurs seront sauvés, les rétrogrades reviendront …

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Hébreux 13:14Hébreux 11:10Actes 19:13-16Job 38:4Luc 16:24

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