Les Coeurs Durs

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  • mercredi, 25 octobre 2017
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Mes bien-aimés frères et sœurs, je voudrais vous saluer au nom du Seigneur Jésus-Christ qui a accepté de donner sa précieuse vie pour nous les pécheurs. Aucun de nous n’a mérité cela, mais c’est la grâce de Dieu qui a prévalu. En effet, le Seigneur a accepté de mourir pour nous délivrer de la mort et de la perdition. Grâce à Lui, nous ne connaitrons  jamais la perdition, ni la souffrance reliée à cela parce qu’Il a accepté de prendre cette condamnation à notre place.  C’est un grand sacrifice qui a été fait et c’est par la révélation qu’on peut en prendre conscience. Le chrétien qui a réellement compris l’importance de la grâce de Dieu à son égard fini par devenir Amour – comme l’Ecriture le dit : Dieu est Amour. (1 Jean 4 :8)

Nous ne pouvons pas avoir compris l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ et ne pas avoir la foi. En effet, Paul dit dans Romains 8 : 31-32 : « Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?32  Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » Le don de Christ est un autre mystère dans lequel nous devons entrer pour réaliser l’amour de Dieu manifesté à notre égard. A ce stade, nous devons comprendre que Dieu ne peut plus rien nous refuser, parce qu’Il nous a déjà donné ce qui était pour Lui, le plus important et qu’Il aurait pu nous refuser : Christ – Dieu manifesté dans un corps humain pour subir les maltraitances et la pire humiliation qui existent parmi les hommes. En nous donnant Christ, Dieu nous a restitué notre divinité avec tous ses attributs. C’est pour cette raison que tous les croyants en Christ sont appelés à cultiver l’amour de Dieu pour grandir dans la divinité, car Dieu est Amour.

Lorsque nous faisons notre prière, tout ce que nous demandons à Dieu se trouve déjà dans notre divinité. Nous avons donc droit à tout ce qui procède de la divinité de Jésus-Christ. C’est pour cela que le chrétien spirituel aspire à la révélation de sa divinité tandis que le charnel s’affectionne aux choses de la terre. Paul, exhortant les Colossiens à ces choses leur dit : Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. 2  Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. (Col 3 :1-2) Il est vrai que nous sommes ressuscités en Christ, moyen que Dieu a utilisé pour nous rendre notre divinité. Dès lors, celui qui a compris sa résurrection et la restitution de sa divinité en Lui ne veut qu’être dieu, il n’aspire qu’à cela. Nous devons nous affectionner aux choses d’en haut parce que notre divinité est céleste. Nous sommes du ciel, au point que les apôtres ayant compris cela ont dit que nous sommes étrangers et voyageurs sur la terre. (1 Pier 2 :11 ; Hébr 11 :13).

Paul dit encore aux Colossiens : Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Observez cette déclaration : En même temps que nous sommes informés que nous sommes morts, il nous est aussi dit que notre vie est cachée avec Christ en Dieu. Qui est mort et quelle est cette vie qui est cachée avec Christ en Dieu ? Mes bien-aimés, un chrétien est mort quant à la vie de ce monde. Mais cette mort est une révélation à avoir, de même que la restitution de notre divinité. Vous verrez que plusieurs deviennent chrétiens mais mettent du temps pour être transformés par la parole de Dieu, parce qu’ils ne comprennent pas l’Evangile. La mort en Christ est un mystère à découvrir – c’est la loi du renoncement à soi.

Quand bien-même, Paul dit aux Colossiens  qu’ils sont morts, il leur demande encore de faire mourir les membres du corps : 5 Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie.

Nous sommes morts lorsque nous avons accepté de mourir. Et celui qui accepte de mourir doit se tuer lui-même en aspirant à sa divinité. Les membres qui sont sur la terre meurent au fur et à mesure que nous entrons dans les attributs de notre divinité. Et c’est un combat – le combat de la foi. Beaucoup de chrétiens ne comprennent pas l’Evangile. Ils croient que les fruits de l’Esprit s’acquièrent dans les rêves. Non ! Pour nous, chaque rêve doit devenir une réalité vivante parce que Christ ne nous a pas donné un rêve, mais une vie réelle – celle que nous avions perdu. 4  Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Christ est notre vie – la nouvelle vie de la foi. C’est notre vie d’en haut, notre divinité. C’est à cette vie que nous devons nous affectionner jusqu’à ce qu’elle paraisse. Au nom de cette vie nouvelle, nous devons tout abandonner, parce que Dieu a dû renoncer à Lui-même pour nous la donner.  

Dieu ne peut plus rien nous refuser mes frères et sœurs parce qu’Il nous a déjà donné la chose la plus importante en sa possession. Alors Paul dit : 35  Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? (Rom 8 :35) Aujourd’hui, beaucoup de ceux qui fréquentent les églises n’aiment pas Dieu, parce qu’ils n’ont pas de connaissance pour comprendre l’Evangile. En effet, notre Evangile est basé sur l’Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, dans Sa mort et dans Sa résurrection. Celui qui comprend l’Evangile sera toujours reconnaissant à Dieu et n’aura aucun problème avec les infidèles et ceux qui persécutent la voie de la vérité.

Mes chers amis, le temps est venu pour nous de pratiquer le vrai Evangile, en aimant Dieu et les hommes d’un amour vraiment inconditionnel. Dieu, parce qu’Il nous a tout donné en Christ et les hommes parce qu’ils sont ignorants. C’est maintenant que je comprends mieux pourquoi le Seigneur a dit à la croix « Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ». (Luc 23 :34) Etienne dit la même chose au sujet de ceux qui le lapidaient. (Act 7:60) Ce que nous devons à ceux qui ne comprennent pas l’Evangile, c’est l’amour. Oui ! Nous ne devons pas être du nombre de ceux qui jugent et qui crucifient les autres. Non ! Dieu nous a tellement fait grâce que nous ne pouvons que lui être reconnaissant en l’aimant et en propageant l’amour qu’Il a témoigné pour nous.

Dans les évangiles, nous voyons dix lépreux qui avaient été guéri par le Seigneur Jésus, mais il n’eut qu’un seul qui revint vers le Seigneur pour lui rendre grâce pour ce qu’Il avait fait pour lui.

12  Et entrant dans un bourg, il rencontra dix hommes lépreux, qui se tenaient éloignés ;13 Et ils s’écrièrent : Jésus, Maître, aie pitié de nous ! 14  Les ayant vus, il leur dit : Allez, et montrez-vous aux sacrificateurs. Et il arriva qu’en s’en allant, ils furent nettoyés. 15  Et l’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint glorifiant Dieu à haute voix.

16  Et il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, lui rendant grâces. 17  Or, il était Samaritain. Jésus, prenant la parole, dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ? 18  Il ne s’est trouvé que cet étranger qui soit revenu donner gloire à Dieu. 19  Alors il lui dit : Lève-toi, va, ta foi t’a guéri. (Luc 17 :12-18)

Vous voyez mes frères ! Sur dix lépreux guéris, il n’y a eu qu’un seul qui soit revenu vers le Seigneur pour lui rendre grâce. Les neuf autres ne revinrent pas, au point que Jésus Lui-même fut étonné et dit : Il ne s’est trouvé que cet étranger qui soit revenu donner gloire à Dieu. C’est le comportement des hommes de maintenant – ils n’aiment pas Dieu. Ils veulent les grâces de Dieu, mais pas Dieu Lui-même. Certes ces lépreux avaient crié : Jésus, maître, aie pitié de nous ! Mais après leur guérison, ils ont continué leur chemin. Nous ne devons pas être du nombre de ceux qui ne sont pas reconnaissants. Jésus n’avait pas appelé la foudre sur les neufs lépreux qui sont partis sans rendre gloire à Dieu. En fait, Il n’attendait rien d’eux parce que les ignorants ne peuvent rien apporter de bon à Dieu. C’est le croyant – celui qui a bien compris l’Evangile de grâce qui peut  apporter un sacrifice de bonne odeur à Dieu. C’est celui-là qui peut répandre autour de lui, l’odeur de la connaissance de Christ par l’amour.

Mes chers frères et sœurs, les hommes sont dans l’ignorance, parce que tout le monde entier est sous la puissance du malin, comme Jean le disait dans sa première épitre. (1 Jean 5 :19) Et le malin, c’est Satan, l’adversaire de Dieu. C’est lui qui entraine les hommes dans la confusion et le péché. C’est lui qui a obscurci l’intelligence de l’homme et qui l’empêche de voir et de comprendre les voies de Dieu. Mais si nous avons de l’amour pour Dieu et les hommes dans ce monde de plus en plus violent, l’Evangile pourra prospérer.  

Divorce et séparation en Christ

Pour ce mois, j’ai souhaité aborder avec vous, un sujet que j’ai déjà traité dans plusieurs réunions. Il s’agit de la réponse que Jésus donna aux pharisiens  après qu’ils lui aient posé une question concernant les divorces. Matthieu 19.

Des pharisiens y vinrent aussi pour le tenter, et ils lui dirent : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque sujet que ce soit ? 4  Et il leur répondit : N’avez-vous pas lu que Celui qui créa, au commencement, fit un homme et une femme ; 5  Et qu’il dit : A cause de cela l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair ?

6  Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce que Dieu a joint, que l’homme ne le sépare donc pas. 7  Ils lui dirent : Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner une lettre de divorce à la femme et de la répudier ?

8  Il leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais il n’en était pas ainsi au commencement. 9  Mais je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère, et en épousera une autre, commet un adultère ; et celui qui épousera celle qui a été répudiée, commet aussi un adultère. 10  Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l’homme uni à la femme, il ne convient pas de se marier.

11  Mais il leur dit : Tous ne sont pas capables de cela, mais ceux-là seulement à qui il a été donné.

Les pharisiens étaient venus poser une question à Jésus au sujet du divorce, car ils voulaient savoir s’il était possible de répudier sa femme pour un motif quelconque. En réponse, Jésus leur rappela ce qui était à l’origine, à savoir un homme qui quitte son père et sa mère et qui s’attache à sa femme et les deux, une fois unis, deviennent une seule chair. Il n’est plus question de se séparer parce que dans la pensée de Dieu, le divorce n’existe pas. Cependant, lors de la marche des enfants d’Israël, il y eut un temps où Moïse les autorisa à répudier leur femme avec une lettre de divorce à l’appui. Cette situation fut rappelée au Seigneur par les pharisiens :

Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison. 2  Elle sortira de chez lui, s’en ira, et pourra devenir la femme d’un autre homme. (Deut 24 :1-2)

Effectivement, Moïse avait autorisé les enfants d’Israël à répudier leurs femmes pour des affaires « honteuses » ou malsaines. Au moment où j’y pense, ça me rappelle l’affaire de Marie et de Joseph, qui voulait rompre secrètement  avec elle parce qu’elle était enceinte du Saint-Esprit : C’était une affaire honteuse. (Matth 1 :19) Une jeune femme qu’on avait fiancé  vierge par exemple et qui au moment du mariage ne l’était plus, mettait son mari dans l’embarras parce que c’est une affaire honteuse pour laquelle il pouvait avoir divorce. Donc les affaires honteuses étaient des affaires qu’on ne pouvait pas juger en public.

Il fallait seulement que les maris soient miséricordieux pour pardonner à leurs femmes le mal qui a été fait. Mais dans la réponse de Jésus, Il montre que les hommes ne pouvaient pas pardonner à leurs femmes sur les affaires honteuses parce qu’ils avaient des cœurs durs. Qu’est-ce que c’est qu’un cœur dur ? Dans un premier temps, le cœur dur, c’est le cœur qui n’a pas expérimenté la nouvelle naissance.  Or dans l’Ancien Testament, nos pères n’avaient pas connu la nouvelle naissance – car c’est en Christ qu’on l’a obtenu. Donc la permission donnée par Moïse à nos pères était une tolérance  de la part de Dieu, compte tenue de cette situation.

C’est dans Ezéchiel chapitre 36 que le Seigneur avait fait la promesse de la nouvelle naissance qui a trouvé son accomplissement dans le nouveau testament. (Jean 3 :3-7)

Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays. 25 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. 26  Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. (Ez 36 :24-26)

Le cœur de pierre, c’est le cœur dur qui n’a pas expérimenté la repentance et le pardon des péchés – un tel cœur ne connait pas la miséricorde. C’est ce cœur que les enfants d’Israël avaient et c’est avec cela qu’ils servaient Dieu et vivaient le mariage. Et c’est compte-tenu des difficultés qu’ils avaient à pratiquer la loi qui était du reste «spirituelle» (Rom 7 :14) que Dieu avait prévu la nouvelle naissance pour son peuple. Avec un cœur de pierre, le divorce était toléré à certaines conditions parce que les enfants d’Israël ne connaissaient pas la nouvelle naissance. Même aujourd’hui, avec l’Evangile, sous l’alliance de la nouvelle naissance, le divorce est toléré parmi les non-croyants parce qu’il leur est difficile de se marier avec des cœurs de pierre. C’est aussi pour cette raison que Dieu tient compte des temps d’ignorance, (Actes 17:30) où les hommes ont l’intelligence obscurcie par le péché.

Paul dit que, ce n’est pas que la loi n’était pas bonne, au contraire, mais c’est ceux qui étaient appelés à la mettre en pratique qui étaient charnels. (Rom 7 :12-14)

Dans les évangiles, Jésus avait repris la foule qui voulait lapider une femme qui avait été prise en flagrant délit d’adultère. (Jean 8) Il a dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. 8  Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Cette question du Christ avait désarmé une foule enragée, prête à tuer une pauvre pécheresse qui pouvait certainement se racheter si l’occasion lui était donnée. Mais avec les cœurs durs, pas de miséricorde.

Ceux qui ont le cœur dur, ce sont aussi des frères en Christ, qui ont certes expérimenté la nouvelle naissance, mais qui n’ont pas compris le sens du pardon des péchés, par conséquent, ils n’arrivent pas à renoncer à eux-mêmes et à pratiquer la miséricorde dont Jésus à parler aux pharisiens. (Matthieu 9:13) Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Mes bien-aimés frères et sœurs, nous pouvons être chrétien et avoir le cœur dur. Mais chacun de nous doit se rendre compte que le cœur dur ne peut pas servir Dieu. Celui qui a le cœur dur ne peut pas accomplir la volonté de Dieu parce qu’il est incapable de renoncer à lui-même. Celui qui a le cœur dur a toujours raison parce qu’il ne peut s’humilier – il est orgueilleux. Il ne connait pas la voie de la conciliation et de la paix. Non ! Celui qui a le cœur dur ne peut supporter son prochain – que ce soit sa femme, son mari ou son frère en Christ. Il est toujours dans la posture du jugement et des plaintes. 

Les cœurs durs n’ont pas appris à se mettre à la place des autres, mais ils sont pleins de jugement et de condamnation du prochain. N’est-ce pas ce que voulaient faire les juifs à la femme adultère ? Ils avaient oublié leurs propres transgressions et étaient prêts à lapider la pauvre femme. Un chrétien doit apprendre la miséricorde comme Jésus l’a dit. (Matthieu 5:7)  Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! et Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux (Luc 6:36) Celui qui est miséricordieux est compatissant et plein d’amour – celui-là peut servir Dieu et l’Eglise. Une telle personne peut se marier et être heureuse dans son mariage.

Aujourd’hui, il existe beaucoup de scandales de mariage dans le milieu des frères en Christ. On assiste à des divorces et à des remariages. Mais il est bien que les frères et sœurs comprennent que le divorce n’existe pas dans le milieu de ceux qui ont expérimenté la nouvelle naissance et qui vivent en nouveauté de vie dans le Royaume de Dieu. Pour nous, nous sommes retournés au commencement, avant la chute dans le jardin d’Eden. Nous sommes supposés avoir désormais, des cœurs de chair – des cœurs mous, qui ne sont plus durs parce que n’étant pas de pierre. Mais si tel n’est pas le cas, c’est que nous n’avons pas réussi à faire pénétrer la parole de Dieu dans notre cœur pour renoncer à nous-mêmes. Par conséquent, il nous sera très difficile de nous marier et de servir Dieu.

Si dans l’Assemblée des saints, un frère prend l’initiative de se séparer de sa femme, croyante comme lui, il commet une faute très grave qui va lui couter très chère. Car ce que Dieu a toléré aux enfants d’Israël à cause de la dureté de leur cœur ne sera pas toléré dans le peuple de Dieu qui a connu la nouvelle naissance en Jésus-Christ. En Christ, personne n’a le droit de prendre l’initiative de se séparer. Celui qui le fait n’a pas connu la miséricorde de Dieu, mais il a le cœur dur parce qu’il ne peut pas supporter son partenaire. (Colossiens 3:13)  Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

En Christ, on ne peut pas se séparer d’une femme pour un motif quelconque. Même en cas d’adultère, il faut pardonner. En effet, si nous considérons l’adultère comme un péché, il faut pardonner. C’est d’ailleurs ce que fit Jésus à la femme adultère. Nous ne pouvons pas dire que nous sommes chrétiens et refuser d’accorder le pardon à une âme qui nous a offensés. A quelle parole avons-nous cru en ce moment-là ? Ce que Dieu nous demande, c’est de nous supporter les uns les autres.

Si nous avons le cœur dur, nous ne pouvons pas travailler en équipe parce qu’il faut supporter les frères avec lesquels nous faisons l’œuvre de Dieu. Il y a beaucoup de problèmes dans le milieu des serviteurs de Dieu parce que plusieurs ont le cœur dur – ils ne pardonnent pas. Ils n’oublient pas les affaires, ils reviennent là-dessus à chaque fois. Et dans le milieu des frères du Message, on peut aujourd’hui dire que plusieurs ont construit l’œuvre de Dieu avec des cœurs durs. Mais un ouvrage spirituel qui n’a pas été édifié sur les bases solides de la miséricorde, de l’amour et de la paix ne peut  subsister dans les temps difficiles. C’est ce qui explique les nombreuses divisions parmi les frères du Message. Ce sont les cœurs mous qui manquent – les cœurs de chair qui sont remplis de la parole et de la crainte de Dieu. Jésus a dit que celui qui n’a pas renoncé à lui-même ne peut être son disciple.

J’ai constaté avec l’expérience que nous pouvons tout faire dans la Maison de Dieu, mais si notre cœur est dur et que nous sommes violents, nous gâchons tout. Le cœur dur gâche tout. Il détruit toujours ce qui a été bâti avec beaucoup d’efforts. Jacques dit que la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. (Jacques 1:20) Et souvent, c’est avec beaucoup d’épreuves et de souffrances que Dieu corrige les cœurs  durs. Quand on doit briser des pierres, on prend des marteaux. C’est ce que Dieu fait. Paul avait le cœur dur, comme un bon pharisien. Mais Dieu l’a brisé de manière exceptionnelle. Il raconte lui-même ses souffrances dans les écritures. Ce Paul a reconnu être violent parce qu’il persécutait les frères.

12 Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, 13 en m’établissant dans le ministère,13 moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité ;14  et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et l’amour qui est en Jésus-Christ. (1 Tim 1 :12-14)

 Mes chers frères et sœurs, qu’en est-il de notre marche avec Dieu ? Quel est l’état de notre cœur spirituel?  Qu’en est-il de l’état de notre mariage et des relations avec les frères et sœurs en Christ. Est-ce que nous arrivons à supporter les autres avec ce qu’ils sont ? Si on n’y arrive pas, c’est que nous avons le cœur dur – ce qui veut dire que le problème ne se trouve pas chez les autres, mais bien chez nous. Car si notre cœur est dur, nous ne pourrons pas supporter les autres. Il nous faut en finir avec les cœurs durs, car nous n’avons pas le choix si nous voulons servir Dieu et l’Eglise.

Dans le cas des enfants d’Israël, Jésus n’avait pas condamné les femmes qui avaient commises la faute « honteuse », mais avait plutôt jugé les maris qui avaient écrit les lettres de divorce. C’était eux les fautifs, parce qu’ils n’avaient pas le cœur qu’il fallait pour pardonner et accepter leurs femmes. Ce n’est pas que les femmes n’étaient pas condamnables, mais dans le principe de Dieu, le péché ou la faute est déterminé par rapport à Dieu et non au prochain. Dieu nous juge individuellement, c’est pourquoi un péché n’excuse pas un autre. Ce que nous avons à faire, c’est de supporter les autres, en leur pardonnant à chaque fois leurs péchés. Si notre cœur est simple et doux, comme Jésus l’a dit : Je suis doux et humble de cœur, (Matth 11 :29) Il n’y a aura pas de « divorce » entre nous et les autres.  Dans 1 Corinthiens 7, Paul traite du même sujet avec les prescriptions du Seigneur.

10 Quant à ceux qui sont mariés, je leur prescris (non pas moi toutefois, mais le Seigneur) que la femme ne se sépare pas de son mari ; 11 (Et si elle se sépare, qu’elle demeure sans se remarier, ou qu’elle se réconcilie avec son mari) et que le mari ne quitte point sa femme.

Dans cette écriture, il est bien question des couples de l’église Corinthe. Ce que le Seigneur leur a prescrit par son apôtre est aussi valable pour nous. Le droit ne fut pas donné à ceux qui étaient mariés parmi eux de se séparer pour quelques raisons que ce soit. Et Paul a précisé que c’était un ordre du Seigneur aux couples croyants. N’est-ce pas ce que le Seigneur avait enseigné dans Matthieu  19 ?

Prescription de Paul aux autres

12  Mais je dis aux autres (moi et non le Seigneur): Si quelque frère a une femme incrédule, et qui consente à demeurer avec lui, qu’il ne la quitte point ;

13  Et si quelque femme a un mari incrédule, et qui consente à demeurer avec elle, qu’elle ne le quitte point. 14  Car le mari incrédule est sanctifié par la femme ; et la femme incrédule est sanctifiée par le mari ; autrement, vos enfants seraient impurs, au lieu qu’ils sont saints maintenant.

15 Que si l’incrédule se sépare, qu’il se sépare ; le frère et la sœur ne sont pas assujettis dans ce cas ; mais Dieu nous a appelés à la paix.

« Les autres » dont Paul parle ici, ce sont les couples mixtes, où un seul des partenaires est chrétien. Il faut dire que pour ce genre de situation, Moïse n’avait rien prescrit parce qu’il était formellement interdit aux enfants d’Israël de se marier en dehors de leur communauté. Quand cela arrivait, la loi exigeait la séparation. (Esdras 10) Mais dans le Nouveau Testament, le Seigneur par l’inspiration de Paul a assoupli la condition de ces couples, en permettant aux hommes devenus croyants de garder les femmes incrédules si elles les acceptaient avec leur foi. Dans le cas contraire, la femme pouvait se séparer.

C’est la même chose que Paul a prescrit pour  la femme croyante qui vit avec un incrédule. Elle peut rester avec lui à condition qu’il accepte sa foi. Dans les deux cas, il est question d’un couple qui à l’origine n’est pas chrétien et dont l’un des partenaires est devenu chrétien. Paul a prescrit les choses ainsi parce qu’à l’origine de toute union, il y a un compromis ou un accord mutuel. Quand la foi chrétienne vient après le mariage, elle annule généralement l’accord préalable qui existait dans le couple – accord généralement basé sur la mondanité et les principes du monde. Alors, le partenaire croyant n’arrive plus à honorer tous ses engagements. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Tout dépendra du partenaire qui demeure encore dans l’incrédulité parce que c’est lui qui se sentira « trahi ». C’est sa décision que Dieu approuvera. Si c’est un homme et qu’il veut se séparer, il est libre et la sœur en Christ aussi est libre. Elle pourra se remarier dans la maison de Dieu – sa nouvelle famille. Si c’est une femme et qu’elle veut partir, elle aussi est libre – le mari pourra se remarier dans sa nouvelle famille en Christ.

Il y a ici un point important que Paul a mentionné et qui mérite d’être relevé : la paix. 15 Que si l’incrédule se sépare, qu’il se sépare ; le frère et la sœur ne sont pas assujettis dans ce cas ; mais Dieu nous a appelés à la paix. La question de la paix est très importante. En effet, celui ou celle qui vient à Christ doit pouvoir adorer Dieu dans la paix et dans la lumière. La foi ne devrait pas être une source de discorde entre l’homme et sa femme, c’est pourquoi la question devrait être réglée dès le départ : Que l’incrédule se sépare et que le croyant adore son Dieu dans la paix. On a connu des frères et sœurs en Christ dont la marche fut arrêtée par ce problème pour des raisons diverses. Il y a des cas où à cause des enfants, le partenaire incrédule accepte de garder la femme croyante, sans toutefois approuver sa foi. Dans ce cas, la femme est souvent persécutée et vit dans une fournaise ardente continuelle d’épreuves.

Il y a aussi des femmes incrédules qui acceptent de rester avec leurs maris devenus chrétiens à cause des biens matériels ou de l’âge avancé, parce que ça deviendra difficile pour elles de se remarier en cas de séparation, mais elles n’acceptent pas leur foi. Tout dépend de la situation du couple. Mais on doit comprendre que Jésus avait pleinement raison : Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. 35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; 36  et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.  (Matth 10 :34-36)

Mes bien-aimés, là où la parole de Dieu entre, il y a toujours séparation ou division. Et la chose se produit dans la famille, parmi les gens proches. Là les alliances et les accords sont touchés et les liens se brisent. Dans ce cas, il n’y a plus de paix. Mais pourquoi est-ce qu’il n’y a plus de paix et d’accord ? Parce que la parole de Dieu apporte la lumière sur les ténèbres. Pour un couple, après la conversion d’un conjoint, la lumière se trouve confrontée aux ténèbres. Il arrive même que le partenaire incrédule pratique une religion complètement opposée à la foi chrétienne. Lorsque le partenaire incrédule n’accepte pas la foi de son conjoint  qui a cru en Jésus-Christ, il faut comprendre par-là que c’est le Seigneur qui est rejeté. Quand le Seigneur est rejeté, il ne peut plus avoir d’accord – c’est la séparation et c’est ce que Paul prescrit.

Nous sommes en ce moment dans 2 Corinthiens 6. Et là le mariage devient un joug étranger et pesant pour le fidèle et même l’infidèle parce qu’il n’y a plus d’accord. Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? 15  Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ? 16  Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.

Quand il n’y a plus d’accord, la séparation est meilleure, car le partenaire croyant n’est pas obligé de subir les persécutions de l’incrédule. 17  C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur...La bible autorise le croyant à se séparer pour adorer Dieu dans la paix. A cause de cette paix, le partenaire croyant ne devrait pas faire de difficulté au non-croyant qui veut se séparer. C’est le même Paul qui a donné ce conseil aux romains : S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. (Romains 12:18)

Il y a des églises où on demande de manière systématique aux partenaires croyants de se séparer de leurs partenaires incrédules. Ce n’est pas ce que les écritures disent.  

L’exemple de Ruth

Je crois qu’on peut trouver un exemple approprié dans le livre de Ruth concernant les couples mixtes, au sujet desquels Paul a fait sa prescription. C’est un livre qui nous raconte une histoire pénible – celle de Nahomi qui est allée dans un pays étranger avec son mari et ses deux fils et qui est revenu malheureuse en Israël, parce qu’elle avait tout perdu. Ses deux fils qui avaient pris des femmes moabites sont morts après leur père. Malheureuse, Nahomi décida de rentrer chez elle. En partant, ses deux belles-filles ont décidé de partir avec elles, mais elle n’accepta pas. Les deux insistèrent. Mais Orpa fini par quitter sa belle-mère, mais Ruth s’attacha à elle. 12  Retournez, mes filles, allez ! Je suis trop vieille pour me remarier. Et quand je dirais : J’ai de l’espérance ; quand cette nuit même je serais avec un mari, et que j’enfanterais des fils, 13  attendriez-vous pour cela qu’ils eussent grandi, refuseriez-vous pour cela de vous marier ? Non, mes filles ! car à cause de vous je suis dans une grande affliction de ce que la main de l’Eternel s’est étendue contre moi.

14  Et elles élevèrent la voix, et pleurèrent encore. Orpa baisa sa belle-mère, mais Ruth s’attacha à elle. 15  Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-sœur. 16  Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; 17  où tu mourras je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Eternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! 18  Naomi, la voyant décidée à aller avec elle, cessa ses instances.

Les deux fils de Nahomi avaient pris des femmes étrangères qui devraient se remarier dans la famille d’Elimélec selon la coutume. Mais Nahomi ne connaissant pas la situation à son arrivée en Israël, ne voulait pas prendre l’engagement de les amener avec elle. Mais la confession et l’engagement de Ruth fut déterminant pour convaincre sa belle-mère. La confession de Ruth devrait être la confession d’un incrédule qui consent à vivre avec un partenaire devenu croyant. C’est très important mes bien-aimés frères et sœurs. C’est pour cette raison que la question devrait être réglée dès le départ. Le mariage est un engagement sérieux qui devrait reposer sur des bases solides. En principe, lorsque la foi intervient dans le couple, les partenaires devraient en discuter et repartir sur une nouvelle base pour qu’il y ait la paix dans le couple.

« Où tu iras, j’irai ! » Le partenaire incrédule qui accepte de vivre avec le croyant doit accepter ses déplacements liés à sa foi, à moins que ça présente un danger particulier. « Ton peuple sera mon peuple, » se rapporte aux frères et sœurs en Christ qui sont devenus la nouvelle famille du partenaire croyant. Le partenaire incrédule devrait les accepter, les recevoir comme des parents à son mari ou à sa femme même s’il ne se réuni pas avec eux. « Et ton Dieu sera mon Dieu ». C’est par la foi que Ruth avait prononcé cette parole parce qu’elle ne connaissait pas le Dieu de Nahomi en ce moment-là, mais déjà, comme elle avait accepté de s’attacher à elle, elle était prête à tout accepter y compris son Dieu.

Mes chers amis, le consentement dont Paul parle dans 1 Corinthiens 7 implique toutes ces choses. Quand ce n’est pas ainsi, il n’y a vraiment pas de CONSENTEMENT. Ruth avait consenti vivre avec Nahomi dans sa patrie – alors, elle a accepté tout d’elle. Elle lui avait même juré fidélité. Dès lors, Dieu ne pouvait que lui donner un mari en Israël. C’est la même chose avec les couples mixtes aujourd’hui. Le CONSENTEMENT à continuer de vivre avec le partenaire croyant doit être CLAIREMENT EXPRIME par le partenaire incrédule, alors viendra la grâce de Dieu. C’est là que Paul ajoute : 16  Car que sais-tu, femme, si tu ne sauveras point ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu ne sauveras point ta femme ? Le principe, c’est la séparation après la conversion, mais Paul encourage les frères et sœurs en Christ à continuer de vivre avec leurs partenaires incrédules qui les acceptent avec leur foi, dans l’espérance de les sauver un jour. Mais la femme qui peut sauver son mari incroyant, c’est la femme croyante dont le mari incroyant consent à habiter avec elle, malgré sa foi en Christ. On a connu beaucoup de sœurs en Christ dans cette condition, dont les maris sont devenus chrétiens par la suite. Dieu ne pouvait que les bénir.

C’est la même chose pour la femme que le mari peut sauver. Il s’agit ici de la femme incrédule qui accepte de vivre avec son mari devenu chrétien – celle qui peut dire « ton peuple sera mon peuple, ton Dieu sera mon Dieu et où tu iras, j’irai ».  Tant que le partenaire incrédule n’accepte pas la foi de son conjoint croyant, il sera difficile à cette écriture de s’accomplir. Ruth avait d’abord accepté la condition de sa belle-mère et Dieu a opéré un miracle pour elle.

Mes bien-aimés frères et sœurs, que la grâce et la paix de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ soient avec chacun d’entre nous et que son amour déborde à l’égard de son peuple en souffrance. Paix et joie en Christ notre Seigneur !

Fr M’BRA Parfait 

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