Le devoir du fils - la fidélité dans la maison de Dieu

  • Parfait M'bra
  • vendredi, 21 avril 2017
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Mes bien-aimés frères et sœurs, je voudrais vous saluer  par cette parole du Seigneur Jésus à ses disciples dans le livre de Jean : En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. 35  Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. 36  Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. (Jean 8 :34-36) Notre Seigneur s’adresse à nous pour notre instruction, ce qui est pour nous source de salut et de délivrance. L’esclave ne demeure pas toujours dans la maison, car il est appelé un jour à partir, mais le fils de la maison demeure là à cause de l’héritage. En effet, le fils est celui qui hérite des biens du père. Aucun esclave n’hérite des biens de son maître, à moins que son maître n’ait pas d’héritier. Ce fut la préoccupation qu’Abraham exprima à Dieu au sujet de son héritage qu’il était prêt à confier à son serviteur. Mais Dieu lui donna un héritier en la personne d’Isaac.

Le Seigneur demande ici à ses disciples de comprendre que ce sont les hommes libres – les fils de Dieu qui demeurent dans Sa Maison et qui héritent de Ses biens. Ceux qui sont dans l’esclavage du péché, alors que la délivrance du péché a été proclamée en Jésus-Christ, le fils bien-aimé de Dieu, ne peuvent pas hériter des biens de la Maison de Dieu. En plus, ils courent le risque de ne pas demeurer dans la Maison de Dieu parce que les esclaves finissent toujours par partir. Nous avons tous intérêt à nous séparer des vieux démons et des péchés qui jusque-là ont triomphé de nous. Le fils de Dieu nous a affranchis du péché et de la mort ; il appartient alors à chacun d’entrer dans cette libération des chaines de l’esclavage  et de la servitude sous toutes ses formes. Il existe à vrai dire une grande différence entre le fils de la Maison et un esclave, un serviteur du Maître. Les rapports ne sont pas les mêmes.

C’est dans le chapitre 4 de l’épitre aux Galates que Paul explique plus clairement la pensée du Seigneur au sujet de l’esclave et du fils. Au premier verset, il montre que la position du fils de Dieu dans son enfance ne diffère pas de la position de celui qui est encore dominé par le péché et qui par cela est considéré comme un esclave puisqu’il n’est pas encore pleinement entré dans l’œuvre de délivrance accomplie pour lui à la croix. 1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout ; (Galates 4 :1) Je peux dire que dans la pensée de Dieu, on naît fils de Dieu, mais on devient héritier, car Dieu notre père dispose de l’héritage pour nous tous. Le fils de Dieu qui veut entrer dans son héritage doit quitter la position d’esclave, qui est semblable à la position d’un enfant, en se débarrassant de la domination des démons qui ont trouvé leur refuge dans la chair de l’homme. 

Celui qui demeure dans la position d’esclave ou d’enfant n’entrera jamais dans les biens précieux de son père céleste. Il ne sera pas héritier, bien que l’héritage soit à sa portée, comme il était à la portée d’Esaü qui le manqua à cause de son esprit profane, qui ne faisait pas attention aux choses de Dieu.   

En effet, l’esclavage et la servitude des démons se trouvent dans la chair. C’est là dans les choses charnelles que les démons du siècle présent veulent nous conduire, pour nous faire perdre de vue les biens célestes, mais les fils de Dieu qui aspirent à entrer dans toute la plénitude de l’héritage que Dieu a destiné à ses fils dans notre génération ne se laisseront pas faire. Ils se battront en toute conscience pour avoir part à la liberté des fils de Dieu. Ils se battront pour entrer dans leur héritage. Ils se battront pour l’honneur de la Maison de Dieu. Ils se battront jusqu’au bout parce qu’ils ont compris qu’ils ne sont plus dans la servitude des démons depuis que Jésus est mort pour les sauver de la mort et de la domination des démons.

Ce sont eux qui ont compris qu’ils n’ont pas reçu un esprit de servitude, comme c’est écrit dans Romains 8 : Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba ! Père ! (Romains 8:15) Tous ceux qui aspirent à entrer dans toutes les promesses de Dieu se battront comme Josué et les fils du désert se bâtirent pour entrer dans la terre promise. Ils ne succomberont pas aux épreuves et aux souffrances du temps présent, mais ils tiendront fermes dans leur position parce qu’ils sont conscients que Dieu compte sur eux pour faire éclater sa gloire dans notre génération. Tous ceux qui veulent entrer dans toutes les promesses de Dieu dans notre génération ne se contentent pas de rêves, mais savent ce qu’ils doivent faire, car ils sont conscients que Jésus, pour entrer dans toute la volonté de Dieu a accompli le sacrifice suprême.

Mes bien-aimés frères et sœurs, la particularité de mon Ministère est qu’il s’adresse à une catégorie de croyants du Message du temps de la fin, qui a bien compris l’appel de 1933 et qui marche dans l’accomplissement de toute la volonté de Dieu dans notre génération. En effet, la pleine volonté de Dieu doit à nouveau s’accomplir dans l’Eglise de la fin des temps, comme elle fut accomplie dans le Christ, en tant que fils de Dieu. Elle s’accomplira certainement dans un petit troupeau, parce que tout le monde ne peut payer le prix de l’accomplissement de la pleine volonté de Dieu.  Jésus l’avait payé avec beaucoup de souffrance. A ce sujet Hébreux dit : Alors j’ai dit : Voici, je viens Dans le rouleau du livre il est question de moi Pour faire, ô Dieu, ta volonté  (Hébreux 10 :7)

Les apôtres que Jésus avait choisis pour l’accompagner dans son Ministère  payèrent aussi le prix. A la fin des temps, Il a envoyé un Message dans le monde pour rassembler un peuple qui accepte d’accomplir toute sa volonté ; un peuple dans lequel seront accomplies toutes les prophéties de la fin des temps ; un peuple qui accepte de s’identifier entièrement à Christ. C’est ce peuple qui doit dire comme Christ : Je viens ô Dieu, pour faire toute ta volonté !

Frères, Tous les chrétiens ne peuvent accomplir toute la volonté de Dieu dans notre génération. Tous ceux qui ont cru au Message du temps de la fin ne peuvent hériter toutes les promesses de Dieu, mais le destin des héritiers qui sortiront d’eux  est d’accomplir toute la volonté de Dieu. 

Ce n’est pas en vain que Jésus avait comparé notre temps au temps de Noé et de Lot. C’est un temps où la chair prend le dessus sur les choses spirituelles. C’est un temps où le diable et son monde prennent la place du Seigneur dans le cœur des chrétiens. C’est un temps particulièrement difficile pour le peuple de Dieu, mais il y aura quand même des vainqueurs dans notre génération, des hommes forts qui acceptent d’accomplir toute la volonté de Dieu. Avec l’expérience de la foi dans le Message du temps de la fin, nous avons compris qu’il ne sera pas facile d’accomplir toute la volonté de Dieu dans notre génération, à moins qu’on ait reçu de Dieu une formation spirituelle. Dieu attend de nous que nous soyons fidèles à sa Parole et à la Mission qu’Il nous a confiée. 

En effet, le Seigneur nous veut là où Il veut que nous soyons, pas là où nous avons été conduits par nos peurs et nos tremblements. Nous pouvons remarquer que la fidélité d’Elie fut mise à l’épreuve par les menaces de Jézabel, après qu’il égorgea ses 950 prophètes. Achab rapporta les faits à sa femme et elle dit à Elie : Que les dieux me traitent dans toute leur rigueur, si demain, à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d’eux ! Devant la menace de Jézabel, Elie s’enfuit pour sauver sa vie. Pour lui, son Ministère devrait s’arrêter là et il réclama la mort. (1Rois 19) 4  Pour lui, il alla dans le désert où, après une journée de marche, il s’assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant : C’est assez ! Maintenant, Eternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. 5  Il se coucha et s’endormit sous un genêt. Et voici, un ange le toucha, et lui dit : Lève-toi, mange.

Elie était fatigué de fuir devant Jézabel. Il était fatigué de la confrontation avec l’ennemi ; il n’en pouvait plus, lui qui croyait qu’il allait avoir du repos après son éclatante victoire sur les 950 prophètes de Baal et d’Astarté. Au lieu du repos, il reçut des menaces de mort auxquelles il devrait encore faire face. Alors, Elie se réfugia dans une caverne.  9 Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Eternel lui fut adressée, en ces mots : Que fais-tu ici, Elie ?

10  Il répondit : J’ai déployé mon zèle pour l’Eternel, le Dieu des armées ; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes ; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie. Comment est-ce qu’Elie s’est-il retrouvé dans cette caverne ? Souvent, nos peurs et nos tremblements nous amènent là où on ne devrait pas être ! En effet, c’est en fuyant Jézabel qu’Elie s’est retrouvé dans cette caverne. Dieu ne l’avait pas envoyé là-bas ! C’est pourquoi Il lui demanda : Que fais-tu ici Elie ? Elie n’était pas à son poste. Il n’était pas au bon endroit. C’est deux fois que le Seigneur lui posa la même question : Que fais-tu ici Elie ?

En effet, les peurs, les craintes, les tremblements et les menaces de l’ennemi travaillent à nous troubler et à nous faire changer de position. Elie réclama la mort parce qu’il ne voulait plus continuer le Ministère ; il se plaignait de sa condition 10  Il répondit : J’ai déployé mon zèle pour l’Eternel, le Dieu des armées ; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes ; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie. Après avoir déployé son zèle pour le Seigneur, Elie n’avait récolté que l’insécurité, les fuites et les hostilités avec Achab et sa femme. Jamais il n’avait connu de vie paisible et tranquille. La menace de la mort était permanente. Avec l’assassinat de tous les prophètes qu’Elie avait connu, il savait que Jézabel ne plaisantait pas avec sa menace de mort. C’est pourquoi il prit peur.  

Aujourd’hui, beaucoup de croyants se trouvent dans des cavernes, des refuges de la peur, des craintes et des tremblements. Celui ou celle qui a peur se retrouve dans la caverne de l’incrédulité et des raisonnements. Elie se croyait seul ; mais le Seigneur lui apprit qu’Il avait réservé 7000 personnes qui n’avaient pas fléchis les genoux devant Baal et Astarté ; donc ses craintes ne se justifiaient pas ! Ce qu’Elie croyait n’était rien d’autre que le résultat de ses propres raisonnements. Ça ne reflétait aucune réalité. Souvent nous sommes rendus prisonniers de nos propres raisonnements. De quoi avons-nous peurs mes frères et sœurs ?  Ce que Dieu nous demande, c’est la fidélité dans l’engagement. Soyons fidèles au Seigneur, car en tant que fils, héritier de Dieu et cohéritier de Christ, nous avons une responsabilité devant Lui.  

Déjà à 12 ans, Jésus  faisait savoir à ses parents qu’il fallait qu’il s’occupe des affaires de son père. 42  Lorsqu’il fut âgé de douze ans, ils y montèrent, selon la coutume de la fête. 43  Puis, quand les jours furent écoulés, et qu’ils s’en retournèrent, l’enfant Jésus resta à Jérusalem. Son père et sa mère ne s’en aperçurent pas. 44  Croyant qu’il était avec leurs compagnons de voyage, ils firent une journée de chemin, et le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances. 45  Mais, ne l’ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem pour le chercher.

46  Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. 47  Tous ceux qui l’entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses. 48  Quand ses parents le virent, ils furent saisis d’étonnement, et sa mère lui dit : Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse. 49  Il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? 50  Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. (Luc 2 :42-50)

Cette étape de la vie de Jésus est un enseignement qu’Il voulait nous laisser, afin que nous l’imitions. Il est important que le zèle soit une préoccupation pour nous. Il est important que nous nous occupions des affaires de notre père si nous sommes sûrs que nous faisons partie de ses héritiers. Un héritier ne doit pas être supplié pour aller travailler dans le champ de son père parce que ce qui appartient au père est à lui.

Il est encore dit de Jésus dans Hébreu 3 qu’Il fut fidèle à Celui qui l’avait envoyé comme Moïse fut fidèle dans la Maison de Dieu. Moïse fut fidèle comme un serviteur et Jésus le fut comme un fils.  1 C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, 2  Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison. 3  Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même. 4  Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu. 5  Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé ; 6  mais Christ l’est comme Fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous, (l’Eglise) pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions. 7 C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, (Hébreux 3 :1-6)

Aujourd’hui, les écritures disent que nous sommes cohéritiers avec Christ, et nous le sommes. C’est pour cela que notre fidélité doit être manifestée dans la Maison de Dieu. Nous devons être fidèles dans le service de Dieu et ne pas être négligeant. Ce qui est à Christ est à nous. Ce qui concerne Christ doit nous concerner parce qu’il s’agit de notre royaume. Nos intérêts ne peuvent pas être différents des intérêts du Seigneur. Moi je ne perçois plus les choses de cette manière.  Pourquoi le Seigneur nous révèle-t-Il Son plan ? Pourquoi le Seigneur nous a –t-Il ouvert l’esprit pour comprendre ce qui se passe dans Son royaume et dans le monde ? Pourquoi nous-a-t-il associé à Son œuvre ? Mais c’est parce que nous sommes cohéritier avec lui, alors il faut qu’on soit informé des affaires qui concernent le Royaume. Dieu n’a pas besoin de nous cacher ce qu’on doit savoir pour accomplir sa volonté.

Mes bien-aimés frères et sœurs, soyons fidèle comme Jésus et Moïse dans la Maison de Dieu.  Ne nous comportons pas comme des ignorants dans la Maison de Dieu, mais accomplissons ce que nous savons être la volonté de Dieu à notre égard. Occupons notre position de service avec zèle et amour. Faisons comme Jésus qui déjà à l’âge de 12 ans s’occupait des affaires de son père. Le fils savait que ce qui concernait le père le concernait parce qu’il se savait en Mission sur la terre. Jésus n’était pas venu pour s’établir en Israël, mais Il savait qu’il était en Mission. Il avait une œuvre à accomplir. Souvent nous oublions que nous sommes de passage sur la terre, comme l’écriture le dit : nous sommes voyageurs et étrangers sur la terre. Nous ne sommes pas là pour nous établir dans ce monde parce que ce monde appartient à l’adversaire de Dieu qui est aussi le nôtre. Si nous sommes conscients que ce monde va passer, occupons-nous alors  des affaires de notre père qui ne passent pas.

Jésus nous a enseignés dans deux paraboles, les différents comportements des héritiers dans la Maison de Dieu : La Parabole du fils prodigue (Luc 15 :11-32) et celle des deux fils (Matth 21 : 28-32). Dans la première, nous avons affaire à deux fils : un qui est conscient de sa responsabilité vis-à-vis de son père et qui travaille pour lui faire plaisir sans rien attendre de lui et un autre qui est totalement inconscient de sa position et qui ne  cherchait qu’à se réjouir des plaisirs de la vie.  A la fin, il demanda sa part d’héritage qu’il alla gaspiller avec les prostituées. C’est seulement après sa ruine dans le monde qu’il aimait tant et face aux souffrances de la vie que ce fils indigne comprit qu’il devrait servir son père. C’est d’ailleurs la place qu’il sollicita humblement dans la Maison de son père. 19  je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. 20  Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

En tant que fils, le jeune homme ne pouvait pas être traité comme un mercenaire dans la maison de son père. Le fils demeure dans la Maison parce que c’est un héritier, mais le serviteur peut partir à tout moment. C’est lui qui n’avait pas compris et qui est allé gaspiller son bien dans le monde. Le père ne pouvait que le recevoir et lui donner sa place dans sa maison. Ce fils avait failli à son devoir de fidélité dans la maison de son père. Il s’est pris pour un serviteur, un mercenaire qui voulait aller faire fortune ailleurs, alors que toute la richesse se trouve dans la maison de son père.

Lorsque son frère ainé qui était le plus fidèle et le plus conscient apprit la nouvelle du retour de son jeune frère avec toute la fête qu’il y avait autour, il fut irrité contre son père et lui dit : Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. 30  Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras !

Pour ce fils fidèle et courageux, son père ne faisait pas attention à lui, comme s’il ne voyait pas son travail et ses labeurs. Souvent cela nous arrive ; on a l’impression que Dieu ne voit pas nos souffrances à son service ou qu’Il n’est pas satisfait du travail que nous faisons, mais c’est comme des héritiers que Dieu nous traite. Tout le trésor de Dieu est déjà à nous. Tout son champ nous appartient. Ses affaires sont nos affaires et ses intérêts sont aussi les nôtres.  C’est ce que le père répondit à son fils :   31  Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. Tout ce que j’ai est à toi, y compris les veaux gras ! Ce fils pensait que son père lui aurait refusé un veau gras. Si tout l’héritage était à lui, alors il avait plus qu’un veau gras. Il ne devrait pas en vouloir à son frère pour cela. Au contraire, il devrait avoir de la compassion pour son frère égaré.

Mes chers amis, être conscients de l’existence d’un héritage spirituel pour nous est très important. Notre héritage est d’abord et avant tout, les vertus et les qualités de Dieu en Christ. Ce que nous avons reçu de Dieu en Christ, c’est UNE VIE qui comporte en Elle-même, beaucoup de vertus. Et c’est à force de servir Dieu que nous entrons pleinement dans la plénitude de cette VIE. C’est là qu’il y a la PUISSANCE de l’ESPRIT, l’AMOUR et la pleine FOI qui demeure un grand mystère pour le monde présent.

Le père du jeune homme se réjouissait parce que pour lui, son fils égaré était revenu à la vie.  32  mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Voilà ce qui arrive à celui qui n’envie pas l’héritage de la Maison de Dieu et qui veut faire fortune dans le monde. Il risque la mort, la séparation d’avec le père. N’est-ce pas que l’héritage de la Maison de Dieu est meilleur ? Malheureusement, le fils prodigue est allé faire fortune dans le monde, en gaspillant ses biens avec les prostituées. Les prostituées aujourd’hui, ça peut représenter toutes ces églises que nous voyons sur la place publique qui n’ont rien à voir avec le royaume de Dieu. Travailler dans ce milieu, c’est vraiment perdre son temps et gaspiller ses biens spirituels. C’est la pauvreté spirituelle qui va finir par nous atteindre. On ne fera pas fortune, mais on va finir comme un employé des nombreux gourous qu’on rencontre çà et là dans les Missions et les Ministères, des gens qui ne savent rien du programme de Dieu et qui travaillent pour eux-mêmes. Ceux qui les écoutent sont comme des porcs, des gens que leurs prédications ne peuvent transformer parce que l’onction ne vient pas de Dieu. Jésus nous a conseillé : Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. (Matthieu 7:6)

Ce que nous avons reçu comme héritage est pour la Maison de Dieu et ceux qui veulent y demeurer et non pour les porcs qui une fois lavés retournent dans la boue. Le jeune homme n’avait rien compris, mais la souffrance l’a enseigné et il est retourné dans la Maison de son père pour se mettre au travail.

Mes chers amis, que vous en semble ?

Un autre père avait deux fils : et, s’adressant au premier, il dit : Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne. 29  Il répondit : Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla. 30  S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit : Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas. 31  Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent : Le premier. Et Jésus leur dit : Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. 32  Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui ; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui. (Matth 21 :28-32)

Dans cette autre parabole, le Seigneur parle encore de deux autres fils.  Le père avait besoin des deux pour aller travailler dans sa vigne.  Quand il aborda le premier, il refusa d’aller, mais après, il changea d’avis et alla travailler dans le champ. Mais quand il s’adressa au second, celui-ci marqua son accord pour aller travailler, mais à la fin, il n’alla pas. C’est encore deux héritiers qui manifestent des comportements différents. Le premier est capricieux, c’est pourquoi il refuse de faire la volonté de son père. Toutefois, il est conscient que son devoir est de servir son père. Alors il peut entrer en lui-même et accomplir la volonté de Dieu. Quant au second, il est bien disposé, mais manque de courage et de zèle. Alors son oui n’est pas toujours effectif. Pour le premier, son NON peut devenir OUI, mais pour le second, son OUI peut devenir NON dans les FAITS.

Dans son enseignement, Jésus nous apprend que c’est celui qui est effectivement allé dans le champ qui a accompli la volonté de Dieu. Par-là, nous pouvons comprendre que l’accomplissement de la volonté de Dieu se trouve dans les ACTES et non dans les intentions. Ce n’est pas en disant OUI qu’on a accompli la volonté de Dieu. Mais l’Acte doit être joint à la Parole. Notre Oui à l’appel de Dieu doit se traduire dans les actes. Si nous avons été négligeant hier, nous avons encore du temps pour nous rattraper aujourd’hui, car l’héritier accorde de l’intérêt aux affaires de son père.

Mes chers amis, notre devoir vis-à-vis de Celui qui nous a aimés et qui nous a choisis, c’est la fidélité. Soyons fidèle au Seigneur et occupons-nous des affaires de notre père, car il a besoin de nous. Que Sa grâce et sa paix soient avec vous tous dans son amour.

En Christ notre Seigneur

Fr M’BRA Parfait

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