La voix de l'offrande

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  • jeudi, 08 septembre 2016
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Mes bien-aimés frères et sœurs, je vous salue tous dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ par cette Parole du Seigneur que j’ai reçue il y a quelque temps dans une vision et au sujet de laquelle j’ai exhorté les frères de notre Assemblée « Au stade où vous êtes parvenus, vous devez m’adresser des prières de supplications ». J’ai reçu cette Parole au moment où nous étions dans un moment de prière et de jeûne. Une fois sorti de la vision, mes regards sont allés dans le livre d’Osée, où le prophète nous rapporte ce qui se passa avec Jacob et l’ange du Seigneur.  Dans le sein maternel Jacob saisit son frère par le talon, Et dans sa vigueur, il lutta avec Dieu.  4  Il lutta avec l’ange, et il fut vainqueur, Il pleura, et lui adressa des supplications. Jacob l’avait trouvé à Béthel, Et c’est là que Dieu nous a parlé. (Osée 12 :4-5) Recevoir des Paroles directes du Seigneur comme celle-ci est une grâce particulière de Dieu parce que ces Paroles traduisent très clairement les pensées de Dieu à notre égard. Et c’est de cette manière que l’Epouse doit se préparer pour être un instrument dans la Main de Dieu. Nous ne pouvons pas prétendre être au service de Dieu et ne pas recevoir de Lui des Paroles d’exhortation qui nous encouragent sur la voie du Seigneur. Ce que nous avons à faire après avoir reçu de telles Paroles, c’est d’obéir. 

Le Seigneur veut qu’on Lui adresse des prières de supplications, et cela obéit à la logique spirituelle dans laquelle on se trouve en ce moment. En effet, Jacob depuis le sein maternel avait supplanté son frère et dans la réalité lui ravit effectivement le droit d’aînesse. Mais une chose est d’avoir le droit d’aînesse et une autre est de l’exercer.  Certes Jacob avait ravi le droit d’aînesse, mais il devrait à un moment donné entrer dans cet héritage. C’est là qu’il  dû mener ce combat avec l’ange du Seigneur. Mes bien-aimés, je l’ai déjà dit et je le dis encore maintenant : cette expérience de Jacob est pour tous ceux qui ont en partage l’héritage des premiers-nés. Nous avons chacun un rendez-vous avec l’ange du Seigneur dans un combat ultime de prières et de supplications. Certes, nous pouvons nous targuer d’avoir le droit d’aînesse comme Jacob, mais n’oublions pas que pour exercer ce droit il faut être délivré de soi-même.

Jacob lutta avec l’ange du Seigneur, pleura et lui adressa des prières et des supplications. C’est là qu’il obtint la délivrance parce que l’ange eut pitié de lui ; Il eut pitié de ses larmes et de ses pleurs. C’est ce que Dieu attend de tous ceux qui se réclament être des élus dans notre génération ; ceux qui croient être dans le lot qui sera sélectionné comme Epouse de Christ. Ce combat est le combat de la délivrance de sa vieille nature, la nature religieuse qui se manifeste aujourd’hui dans le milieu des croyants. Dieu ne peut pas habiter ou utiliser une demeure faite de mains d’hommes, une tente religieuse comme Pierre voulait en construire à la montagne de la transfiguration pour que Moïse, Elie et Jésus y habitent.    C’est pourquoi Dieu doit nous démolir pour nous rebâtir à nouveau afin que nous entrions pleinement dans Sa volonté, non avec notre nature religieuse, mais avec un nouvel homme parvenu à la maturité spirituelle. En relation avec cette parole, mes  pensées sont également allées sur Hébreux 5 parlant du sacrifice de Jésus. 

" Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron. 5  Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ! 6  Comme il dit encore ailleurs: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek. 7  C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, 8  a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, 9  et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, 10  Dieu l’ayant déclaré souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek." (hébr 5 :4-10)

Jésus dans les jours de Sa chair offrit un sacrifice à Dieu avec de grands cris et des larmes et des supplications. Dans ce combat, Jésus ne s’adressa pas à n’importe qui, mais à Celui qui pouvait Le délivrer de la mort – Son père. Et pour nous aujourd’hui, c’est la même chose, parce que nous ne pouvons pas échapper à ce sacrifice ultime. On peut avoir chassé les démons, on peut avoir donné ses biens pour l’œuvre de Dieu. On peut avoir prêché la Parole de Dieu partout comme Jésus qui parcourra les villes, les villages et les bourgades d’Israël pour l’œuvre de Dieu. Il fit cela, mais Il mit le SCEAU à Son Ministère dans un sacrifice ultime qui lui coûta des prières, des larmes, des cris et des supplications à Celui qui pouvait Le sauver de la mort. Abraham mis le Sceau à sa marche avec Dieu dans un ultime sacrifice, celui de son fils au mont Morija. Nous connaissons ces choses mes frères et sœurs ; seulement nous devons savoir que chacun de tous ceux qui doivent être sélectionnés comme Epouse de Christ est appelé à prendre ce chemin. C’est le chemin de la mort, la grande traversée du grand fleuve de la mort – seul, à la rencontre du Seigneur. 

L’écriture dit que Jacob resta seul en arrière pour régler ce problème. Abraham se retrouva seul avec son fils sur cette montagne. Le Seigneur s’avança seul dans le jardin de Gethsémané. Les disciples qui l’avaient accompagné dormaient parce qu’ils n’étaient pas concerné par ce combat. Il fallait qu’Il mette le Sceau à Son Ministère pour libérer le reste de l’humanité. Mes chers amis, ce n’est pas en discutant, en se séparant ou en marchant dans les inimitiés et les querelles de personnes que l’Epouse va être manifestée. Non ! Ce n’est pas dans la prédication des grandes doctrines que nous ferons le sacrifice ultime pour la gloire de Dieu. Non ! L’Eglise doit s’offrir avec des cris, les larmes et des supplications au Seigneur Jésus, le grand Pasteur des brebis pour le salut du monde dans notre génération.  Tous ceux qui n’ont pas vécu cette expérience auront du mal à avancer dans l’avenir. Je vous le déclare en tant que Parole du Seigneur. 

Je voudrais qu’on regarde ensemble ce qui s’est passé dans la famille d’Adam et Eve au sujet de leurs enfants. Après leur naissance, un temps vint pour Caïn et Abel de faire des offrandes à Dieu. Les deux frères offrir à Dieu ce qu’ils pouvaient lui apporter. Mais Dieu agréa l’offrande d’Abel et ne porta pas égard à l’offrande de Caïn. 

Et l’homme connut Eve sa femme ; et elle conçut, et enfanta Caïn ; et elle dit, J’ai acquis un homme avec l’Eternel. 2  Et elle enfanta encore son frère, Abel. Et Abel paissait le menu bétail, et Caïn labourait la terre.  3  Et il arriva, au bout de quelque temps, que Caïn apporta, du fruit du sol, une offrande à l’Eternel. 4  Et Abel apporta, lui aussi, des premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse. Et l’Eternel eut égard à Abel et à son offrande ; 5  mais à Caïn et à son offrande, il n’eut pas égard. Et Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. 6 Et l’Eternel dit à Caïn, Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? 7  Si tu fais bien, ne seras-tu pas agréé ? Et si tu ne fais pas bien, le péché est couché à la porte. Et son désir sera tourné vers toi, et toi tu domineras sur lui. 8 Et Caïn parla à Abel son frère ; et il arriva, comme ils étaient aux champs, que Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua.

9 Et l’Eternel dit à Caïn, Où est Abel, ton frère ? Et il dit, Je ne sais. Suis-je, moi, le gardien de mon frère ? Et il dit, Qu’as-tu fait ? 10  La voix du sang de ton frère crie de la terre à moi. 11  Et maintenant, tu es maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. 12  Quand tu laboureras le sol, il ne te donnera plus sa force ; tu seras errant et vagabond sur la terre. 13 Et Caïn dit à l’Eternel, Mon châtiment est trop grand pour que j’en porte le poids. 14  Voici, tu m’as chassé aujourd’hui de dessus la face de la terre, et je serai caché de devant ta face, et je serai errant et vagabond sur la terre ; et il arrivera que quiconque me trouvera me tuera. 15  Et l’Eternel lui dit, C’est pourquoi quiconque tuera Caïn sera puni sept fois. Et l’Eternel mit un signe sur Caïn, afin que quiconque le trouverait ne le tuât point. 16  Et Caïn sortit de devant l’Eternel ; et il habita dans le pays de Nod, à l’orient d’Eden. (Gen 4 :1-16) 

Lorsque nous regardons ce texte, nous voyons déjà ce qui se passe dans l’Assemblée des saints aujourd’hui. Eve qui est la mère de tous les vivants et qui peut être comparée ici à l’Eglise aujourd’hui a mis au monde deux frères jumeaux, deux sortes d’adorateurs qui s’approchent de Dieu selon l’inspiration de leur cœur. Certains comme Caïn apportent les fruits de leur champ et d’autres comme Abel apportent des premiers-nés de leurs troupeaux. La question qu’on doit se poser ici est de savoir pourquoi Dieu n’avait pas agréé l’offrande de Caïn, comme Il n’agrée pas beaucoup d’offrandes aujourd’hui dans l’Eglise ?

Au départ, il faut savoir qu’il était monté dans le cœur de ces deux frères d’aller offrir à Dieu quelque chose de leur main – quelque chose qui leur appartient. Alors ce qu’ils pouvaient offrir, c’est effectivement ce dont ils disposaient, à savoir pour Abel un animal de son troupeau et pour Caïn les fruits de son champ. Le problème qui s’est posé n’est certainement pas dans la nature de l’offrande parce que ces deux sortes d’offrande furent prescrites plus tard dans la loi de Moïse. Les Israélites offraient à Dieu les premiers-nés du troupeau et aussi les prémices de leurs récoltes. Et quand nous lisons bien le texte, Dieu n’avait pas dit à Caïn pourquoi Il n’avait pas apprécié son offrande. Aussi me suis-je demandé comment les deux adorateurs avaient-ils su que Dieu avait agréé ou pas leurs offrandes ? Par-là, nous comprenons que le récit ne dit pas tout ce qui s’est passé dans les détails. En effet, Dieu avait certainement une manière d’approuver ou de désapprouver une offrande en leur temps. 

(Exode 23:19)  Tu apporteras à la maison de l’Eternel, ton Dieu, les prémices des premiers fruits de la terre. Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère.

(Exode 34:22)  Tu célébreras la fête des semaines, des prémices de la moisson du froment, et la fête de la récolte, à la fin de l’année.

(Nombres 18:17)  Mais tu ne feras point racheter le premier-né du bœuf, ni le premier-né de la brebis, ni le premier-né de la chèvre : ce sont des choses saintes. Tu répandras leur sang sur l’autel, et tu brûleras leur graisse : ce sera un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Eternel.

En lisant ces trois versets, on peut déjà voir que Dieu ne rejette pas une offrande parce que c’est le fruit du sol, au contraire, les prémices des récoltes étaient les bienvenues chez Dieu comme aussi les premiers-nés des troupeaux. Mais  Dieu n’accepte pas non plus une offrande parce que c’est un animal qui a été offert avec sa graisse. La question du sacrifice est liée à d’autres paramètres plus inquiétants pour nous les croyants du Nouveau Testament. 

 Ecoutez la parole de l’Eternel, chefs de Sodome ! Prête l’oreille à la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe ! 11  Qu’ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices ? dit l’Eternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs.

12  Quand vous venez vous présenter devant moi, Qui vous demande de souiller mes parvis ? 13  Cessez d’apporter de vaines offrandes : J’ai en horreur l’encens, Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; Je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. (Esaïe 1 :10-13) 

Quand on regarde cette écriture d’Esaïe, on peut déjà voir que Dieu rejette ici des sacrifices d’animaux. Et les plaintes de cette nature exprimées par le Seigneur contre Israël sont nombreuses dans la Bible. Il y a des offrandes et des sacrifices que Dieu rejette, qu’Il n’agrée pas, que ce soit les prémices des fruits de la terre ou les premiers-nés du bétail, une offrande ou un sacrifice qui provienne d’un Abel ou d’un Caïn. 

Avec l’expérience de la foi et du service de Dieu, j’ai découvert que Dieu n’est pas un homme comme cela est écrit. (Nombres 23 :19) Même si Dieu s’est révélé à nous dans un homme, Il demeure ESPRIT et un esprit n’est pas un homme. Comme Dieu n’est pas un homme, il est difficile de Le satisfaire en Lui faisant des offrandes. C’est pour cette raison d’ailleurs que Dieu ne demande rien aux hommes – Il est tout suffisant. Qu’est-ce qu’on peut Lui apporter ? Il avait prescrit aux adorateurs qu’ils lui donnent en offrande des fruits de la terre et des animaux de leurs troupeaux, mais quand Il se fâche contre eux à cause de leurs péchés, Il rejette leurs offrandes. Mes frères, la chose n’est donc pas là.

Ce que nous devons tous comprendre, c’est qu’il y a dans l’adorateur, quelque chose qui demeure une grande source de conflit entre lui et Dieu : c’est sa vie charnelle. Dans le service de Dieu comme dans notre adoration, il n’existe pas de place pour la chair, ses inspirations, ses œuvres et ses émotions. Dieu n’est pas dans nos émotions et dans nos méthodes, pas plus qu’Il ne se trouve dans nos calculs personnels. Ce qui a fait la différence entre Caïn et Abel se trouve à ce niveau – au niveau de la question de la chair et de l’Esprit – au niveau de la foi et de l’incrédulité. En effet, dans l’Assemblée d’Eve se trouvait un adorateur qui était simple de cœur et qui avait offert à Dieu  par la Foi, comme le reconnut plus tard Hébreux 11. C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn ; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes ; et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort. (Hébr 11 :4) 

Aujourd’hui, avec la vie religieuse répandue dans les églises, plusieurs offrent à Dieu le sacrifice de Caïn. C’est un sacrifice charnel, émotionnel avec plein d’un zèle sans connaissance de Dieu et de Ses principes. Ce sacrifice de Caïn n’a pas de voix parce que ça ne parle pas à Dieu, car la voix du sacrifice, c’est la FOI. Un sacrifice ou une offrande sans Foi n’a pas de voix. La Foi parle à Dieu parce que la Foi est de Dieu, elle est l’expression de la divinité en nous. Si Abel avait manifesté déjà la Foi en ce temps-là, c’est parce qu’il avait exprimé ce qui était divin en lui. Nous ne pouvons pas faire des offrandes à Dieu alors que la foi n’y est pas ! Et nous ne pouvons pas avoir une foi que Dieu agrée tant que nous sommes charnels et religieux. 

Dieu n’approuvait pas les sacrifices et les offrandes des Israélites parce qu’ils les mêlaient avec les œuvres de la chair, le péché, les injustices, les querelles et beaucoup d’autres choses semblables. Et pour eux, l’essentiel était d’offrir à Dieu ses animaux qu’Il avait réclamés dans les prescriptions. C’est comme aujourd’hui, nous prenons la direction des lieux de cultes tous les jours de réunion sans même nous inquiéter du sacrifice que nous offrons à Dieu pour savoir s’il est agréé de Lui ou pas. Quelle foi avons-nous aujourd’hui pour servir de porte-voix à notre offrande parce qu’il est très nécessaire que notre offrande parle de génération en génération à Dieu jusque dans l’Eternité !  Si le Seigneur insiste sur la Foi aujourd’hui, c’est parce qu’elle nous manque. La Foi manque à l’Eglise. C’est pour cette raison qu’Elle n’a pas d’œuvres, Elle est pauvre, misérable, aveugle et nue. 

Dans le livre de Galates nous sont relatées les œuvres de la chair. Ceux qui les vivent sont ceux qui manquent de foi dans l’Assemblée des saints, car les hommes charnels sont sans Foi. 19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, 20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, 21  l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. (Gal 5 :19-21) On ne peut pas être spirituel, mûr dans la Foi et vivre dans les œuvres de la chair. Ceux qui mêlent leurs offrandes avec de tels comportements sont encore des enfants dans l’Eglise et n’ont pas grandi. 

A la fin des temps, nous avons affaire à une Eglise charnelle et religieuse qui n’a pas appris à connaître Dieu et à vivre des expériences spirituelles telles que la lutte de Jacob pour arriver à bout du vieil homme. Mais c’est là que Dieu nous amène maintenant pour nous éviter l’offrande de Caïn ! Dieu n’avait pas agréé l’offrande de Caïn parce qu’Il n’approuve pas la chair et ses offrandes. Tout service charnel dans l’Assemblée des saints est comme une abomination devant le Seigneur. Et dans le Message et dans la chrétienté de manière générale, la plupart des croyants offrent à Dieu l’offrande de Caïn – un sacrifice purement charnel, dénué de divinité et d’onction spirituelle. Jésus dit : 16  Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? 17  Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. 18  Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. 19  Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. 20  C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. 21 Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Il s’agit pour nous de faire la volonté de Dieu. Si nous sommes un bon arbre, nous devons offrir de bons fruits à Dieu pour son plaisir et notre sacrifice doit avoir une voix qui porte dans les cieux. Mes bien-aimés frères et sœurs, la Foi a plusieurs manifestations, de même que l’incrédulité. Si nous avons la Foi pour adorer Dieu, notre offrande doit parler dans les cieux et sur la terre. Si nous avons la Foi pour adorer Dieu, il doit être mêlé à notre sacrifice la sainteté et la justice ; la droiture de cœur et l’amour ! Voyez vous-mêmes le drame qui a eu lieu dans l’Assemblée d’Eve ! Il y a eu un meurtre. Deux frères jumeaux sont allés adorer Dieu et cela a fini dans un crime, un drame familial. N’est-ce pas ce que nous voyons aujourd’hui dans nos églises ! C’est ce qui arrive lorsque nous refusons d’être spirituels – quand on veut adorer Dieu avec la chair et non l’Esprit

Caïn fut d’abord jaloux de son frère et par la suite planifia de le tuer. Mais Dieu dans Sa bonté l’avertit en lui disant qu’il pouvait relever son visage et dominer sur le péché qu’il avait déjà mûri dans son cœur. Mais Caïn n’écouta pas la voix de Dieu, le diable s’étant déjà emparé de lui. C’est de cette manière que le diable s’empare des hommes charnels parce qu’ils demeurent son acquisition. Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. 10  Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. 11  Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. (1 Jean 2 :9-11) N’est-ce pas là ce qui arriva à Caïn ? A cause de la haine de son frère qui l’animait, il avait perdu le contrôle, ne sachant plus où il allait, alors qu’il s’approchait tout près du crime. 

Celui qui est charnel demeure un instrument dans les mains du diable pour faire du mal à l’Assemblée des saints. Et l’homme charnel n’écoute pas la voix de Dieu parce qu’en lui ne réside pas la crainte de Dieu. Jean dit encore : 10  C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère. 11 Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres, 12  et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère

Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes. 13  Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. L’écriture nous renseigne sur la raison du meurtre de Caïn. C’était seulement de la JALOUSIE. Caïn n’avait pas l’inspiration spirituelle nécessaire pour rendre agréable ses œuvres vis-à-vis de Dieu. Et les choses sont ainsi pour tous ceux qui manquent de saisir la pensée de Dieu et non les lettres de la Bible. En effet, notre adoration dans tous ses compartiments doit reposer entièrement sur la pensée de Dieu, son point de vue qui concerne Sa volonté. Nos œuvres sont mauvaises tant que nous sommes charnels dans notre adoration et nous finirons toujours dans le crime de Caïn. 

14 Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. 15  Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. 16  Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. (1 Jean 3 : 9-16)

Tout ce que la  bible dit au sujet de la chair et de ses œuvres s’adresse aux adorateurs que nous sommes parce que c’est à nous que sont reprochés les œuvres de la chair. (Romains 8: 5-9) Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. 6  Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; 7  car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. 8  Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

C’est tellement évident ! Ceux qui vivent selon la chair ne peuvent plaire à Dieu, comme l’écriture le dit : l’amour du monde est inimitié contre Dieu. Dieu ne peut pas accepter un sacrifice mêlé de mondanité et d’œuvres charnelles – c’est l’offrande de Caïn qui n’a pas de voix. C’est un sacrifice muet dont on ne voit pas les œuvres spirituelles. Au contraire, un tel sacrifice provoque la mort dans l’Assemblée parce que ça finit dans l’inimitié, la jalousie et la haine. Caïn, sous l’emprise du diable mêla le sang de son frère à son sacrifice. Et les choses sont ainsi mes frères et sœurs ! Là où est offert le sacrifice de Caïn, là se manifestent les œuvres de la chair et là il y a toujours mort d’homme, c’est-à-dire la haine, le mépris, les jalousies et les inimitiés. Et ceux qui meurent sont les plus fragiles comme Abel qui ne peuvent résister à la violence des méchants. 

Pour nous, l’heure n’est pas à tergiverser, mais à aller tout droit au but. Nous sommes appelés à supplier le Seigneur dans un combat ultime pour nous débarrasser de cette nature religieuse qui n’a d’autres sacrifices à faire que celui de Caïn.  L’Assemblée appelée Laodicée a offert à Dieu le sacrifice de Caïn dans son temps de sommeil et d’assoupissement, un sacrifice offert sans foi et qui a conduit le Seigneur à la menacer : 15  Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! 16  Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Au réveil, si du moins, nous avons été réveillés, nous devons maintenant songer à offrir à Dieu le sacrifice de la Foi qui parle, car la foi est la voix de notre sacrifice devant Dieu.

(Ecclésiaste 5:1-4)  Prends garde à ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu ; approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés, car ils ne savent pas qu’ils font mal.

Le point de vue de Dieu – le point de vue de la Foi

A son retour, Jésus fut reçu par la foule, car tous l’attendaient. 41  Et voici, il vint un homme, nommé Jaïrus, qui était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds, et le supplia d’entrer dans sa maison, 42  parce qu’il avait une fille unique d’environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule. 43  Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. 44  Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta.

Un nommé Jaïrus, chef d’une synagogue des juifs vint vers Jésus pour lui demander d’aller guérir son unique fille qui était malade. Jésus eut pitié de lui et décida d’aller prier pour sa fille. Pendant qu’Il était en chemin, une femme qui perdait du sang vint Le toucher par derrière et obtint la guérison d’une maladie dont elle souffrait depuis douze ans. Comme le Seigneur s’est probablement attardé en chemin avec la foule qui Le pressait, une mauvaise nouvelle vint briser la sérénité du chef de la synagogue. On vint lui dire que sa fille venait de mourir et que ce n’était plus la peine d’importuner le Maître.  

49  Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu’un disant : Ta fille est morte ; n’importune pas le maître. Ta fille est morte ! Alors que Jaïrus venait d’obtenir l’accord de Jésus qui s’était déjà mis en route pour aller chez lui. Qui est-ce qu’il fallait croire, au moment où la situation s’est aggravée ? Ta fille est morte ! C’est le point de vue des hommes. C’est le point de vue de la chair. C’est le constat des hommes. Oui ta fille est morte ! C’est la voix de celui qui est incrédule, qui n’a aucune révélation de qui est le Maître. Il dit : n’importune pas le Maître !  Ça suffit ! Ce n’est plus la peine, on ne peut plus rien faire. Tout est perdu.  Mes chers amis, c’est le point de vue des hommes. Cet homme n’avait pas la révélation du centenier romain qui avait dit à Jésus : Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’exprimer le point de vue de la Foi. L’homme charnel qui offre le sacrifice de Caïn place des bornes à la foi et à Son Auteur. Mais chez Dieu, il n’existe pas de bornes, ni de situation perdue, mais tout est une question de Foi.  C’est pour cette raison que Jésus avait dit: Tout est possible à celui qui croit. 

Face à l’incrédulité de cet homme venu de chez Jaïrus, Jésus donna le point de vue de Dieu qui était le point de vue de la Foi. 50  Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée. C’est ici le point de vue de la Foi. Ne crains pas. La Foi ne craint pas, Elle n’a pas peur, mais Elle reste dans sa position jusqu’au dénouement de la situation. Le point de vue de l’incrédulité est une forme d’exhortation, un conseil qui vient de la chair, qui n’est pas spirituel. Ce sont des pensées, des suggestions que le diable nous fait en s’appuyant sur les émotions et les raisonnements de la chair. Cette exhortation présente toujours la situation présente,  l’état des lieux et n’encourage jamais la foi à les dominer, mais plutôt à les accepter.  Par cela, Elle renonce à faire appel à Dieu qui peut tout changer à tout moment. Avec le point de vue de la chair, la Foi ne prend jamais position. Ta fille est morte,  n’importune pas le Maître ! 

Mes bien-aimés frères et sœurs, quand nous avons déjà appelé Dieu dans une affaire comme Jaïrus l’a  fait pour sa fille et que Dieu a donné Son accord pour nous soutenir, allons jusqu’au bout avec Lui. Ne nous arrêtons pas en chemin parce qu’il y a eu mort d’homme ou complication grave. Peu importe la situation, dès l’instant où le Seigneur a été appelé dans l’affaire et qu’Il a commencé à révéler des visions et des songes, il faut aller jusqu’au bout et ne pas craindre les intempéries du chemin. Paul a souffert dans la mer pendant son voyage à Rome, mais il est arrivé malgré la perte de son navire. Rien ne peut briser la main de Dieu. Rien ne peut ôter la main du Seigneur sur Son peuple qui lui est soumis et qui marche maintenant même au son de la trompette qui sonne. Ce que nous avons à faire est  de donner le point de vue de Dieu qui est le point de vue de la Foi de l’heure. Oui mes bien-aimés frères et sœurs, notre Foi est l’expression de notre divinité. C’est elle qui doit porter notre sacrifice chez Dieu parce que la foi parle à Dieu. La foi est la voix de notre Ministère. La foi est la voix de notre œuvre dans la Maison de Dieu. La Foi que Dieu nous demande aujourd’hui est la VOIX de l’œuvre que nous sommes en train d’accomplir. Et cette œuvre aboutira parce que notre Foi la porte. 

Le Message est mort – n’importune pas le Seigneur ! Le réveil est mort, n’importune pas le Maître ! Tu ne peux plus guérir, le mal est trop développé ! Laisse tomber la prière, mets-toi sous un traitement ! Le point de vue de la chair n’a aucune solution, mais c’est un point de vue résigné, qui n’a pas confiance en Dieu. Mais le Seigneur a dit à Jaïrus : Ne craint pas.  Crois seulement. Mes frères et sœurs, est-ce que nous pouvons croire seulement ! C’est ce que Dieu nous demande maintenant. Ce que nous avons à faire, c’est de croire TOTALEMENT et ENTIEREMENT, comme des enfants dans toute la Parole de Dieu qui nous a été adressée. Mais ça ne sera pas sans épreuves !

51  Lorsqu’il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer avec lui, si ce n’est à Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l’enfant. 52  Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit : Ne pleurez pas ; elle n’est pas morte, mais elle dort. Voyez que le point de vue de la Foi a continué de s’exprimer. Elle dort, elle n’est pas morte. Mais la chair a du mal à croire une telle Parole quand visiblement tous voient le CONSTAT : la jeune fille était bel et bien morte, mais le problème est que les gens ne connaissaient pas Celui qui disait qu’elle dormait !

L’assistance ne connaissait pas Celui qui exprimait le point de vue de la Foi. Mes chers amis, est-ce que nous pouvons exprimer le point de vue de la Foi ! Jésus exprimait ce point de vue parce qu’Il avait la FOI, Il avait une totale confiance en Dieu et était toujours prêt à agir pour relever le point de vue de la Foi. Certains disaient que la jeune fille était morte et Lui disait qu’elle dormait ! Ça faisait deux points de vue différents. Et voyez que les gens se moquaient de Jésus parce que pour eux, Il ne connaissait pas un mort. 53  Et ils se moquaient de lui, sachant qu’elle était morte. Le point de vue de la Foi, du fait de sa conception parfois surréaliste suscite souvent les indignations ou les moqueries de la part des incrédules, surtout ceux de la maison de Dieu. L’assistance s’est moquée de Jésus, mais son point de vue finit par s’imposer à tous parce que la jeune fille revint à la vie.  54  Mais il la saisit par la main, et dit d’une voix forte : Enfant, lève-toi. 55  Et son esprit revint en elle, et à l’instant elle se leva ; et Jésus ordonna qu’on lui donnât à manger. 56  Les parents de la jeune fille furent dans l’étonnement, et il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

Mes bien-aimés frères et sœurs, nous devons imposer au monde le point de vue de Dieu et de Jésus. Notre Foi doit triompher de notre génération, Elle doit s’imposer à tout le monde. Aujourd’hui, il nous appartient de relever le visage du Message du temps de la Fin qui est aussi l’image de Jésus-Christ dans notre génération par notre FOI. Inscrivons-nous ensemble dans la logique de la Foi qui se démontre, parce que notre Message est vivant. William Branham avait rendu ce Message vivant par sa Foi, mais nous l’avons fait mourir par notre incrédulité. Mais Dieu nous donne encore une autre grâce dans le réveil de Minuit pour revenir à Lui par des prières de supplication en vue de notre délivrance. Adressons à Dieu des prières de supplication – offrons Lui des sacrifices de Foi car auprès de Lui subsiste encore de la grâce et de la miséricorde. Que Sa grâce et Sa paix soient avec vous tous dans Son amour.

En Christ notre Seigneur

Fr M’BRA Parfait

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