Publication: 23 décembre 2019
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Voici, je me tiens à la porte, et je frappe

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. (Apocalypse 3:20)

Ce verset est l’un des plus pathétiques de la bible parce que là c’est Dieu qui dit à son église qu’Il est à la porte, autrement dit qu’Il est en dehors de l’église, en dehors de nos cœurs. Et si on y réfléchit, c’est vraiment pathétique de voir que Dieu est en dehors de son église. Nous allons lire pour comprendre tout cela dans le livre de l’Apocalypse au chapitre 3 depuis le verset 14 jusqu’au verset 22.

Écris aussi à l'Ange de l'Église de Laodicée : l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la créature de Dieu, dit ces choses. Je connais tes œuvres, c'est que tu n'es ni froid, ni bouillant; ô si tu étais ou froid, ou bouillant! Parce donc que tu es tiède, et que tu n'es ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

Car tu dis : je suis riche, et je suis dans l'abondance, et je n'ai besoin de rien; mais tu ne connais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. Je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche; et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu, et que la honte de ta nudité ne paraisse point; et d'oindre tes yeux de collyre, afin que tu voies. Je reprends et châtie tous ceux que j'aime; aie du zèle, et te repens.

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe : si quelqu'un entend ma voix, et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, ainsi que j'ai vaincu, et je suis assis avec mon Père dans son trône. Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l'Esprit dit aux Églises.

Si je reprends au début, depuis le verset 14, il est écrit : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, là c’est Dieu qui parle à Jean pour lui dire écris à l’ange de l’église qui est à Laodicée. L’église de Laodicée c’est la septième et dernière église. Il faut bien comprendre que c’est l’église de notre temps, c’est notre église. Dans ce contexte, nous savons qu’un ange est un messager. Nous savons tous que le messager de la dernière église c’est le prophète William Branham. On peut donc dire que c’est comme s’il était écrit : Dis à William Branham d’apporter ce message tel qu’il est écrit dans Apocalypse 3:14-22.

L’église de Laodicée, c’est nous, c’est tout ceux qui ont entendu le message apporté par William Branham. Ce ne sont pas les catholiques, les protestants, les pentecôtistes, les évangéliques etc. C’est nous.

Les reproches que Dieu nous fait sont terribles parce qu’Il dit : je connais tes œuvres, tu n’es ni froid, ni bouillant […] parce que tu es tiède, je te vomirai de ma bouche. Tu dis, je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, mais tu ne connais pas que tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et n. C’est terrible. Ce que je comprends, c’est que la plupart des gens qui ont entendu ce message ont cette pensée et je l’ai eue aussi quand j’ai entendu ce message pour la première fois, je me suis dit « ouf, maintenant je fais partie des élus, je suis sauvé, je vais être enlevé, il n’y a pas de problème. Je fais partie du bon groupe ». A cette époque, pour moi, l’église de Laodicée c’était les autres, les catholiques, les protestants, les évangéliques, etc… Cette pensée est entièrement fausse.

L’église de Laodicée, ce n’est justement pas les catholiques ou les protestants, c’est l’église dans laquelle le message du temps de la fin a été prêché par William Branham. Et ce qui a été fait, c’est que l’on a pris ce message et que l’on en a fait un « dieu ». On a dit : on a le message, on est la semence, on est les élus, on est la tête, on est sous le signe, pour nous c’est fini, on est vraiment dans le bon camp et on n’a qu’à attendre et c’est le Seigneur Jésus qui va tout faire et tout à coup on va être enlevé !

Et bien c’est faux, complètement faux et ceux qui pensent comme ça ne sont pour moi pas du bon côté. Ce n’est pas en restant assis, en allant à l’église, en faisant la navette entre la maison et l’église que nous allons être prêt pour le jour du Seigneur. La vie chrétienne ce n’est pas ça.

Pour comprendre ce que l’on doit faire, on va lire un peu plus loin au verset 18 : « je te conseille d’acheter de moi de l’or passé au feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies ». Plus loin il est dit : « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle et repens-toi ».

Là, j’aimerais insister un peu. La repentance est en général mal comprise. Les chrétiens ne comprennent pas vraiment ce que c’est. Premièrement, il y a deux types de repentance. Il y a la repentance que j’appellerais la repentance avec un grand « R ». C’est la repentance que l’on vit à notre conversion, lorsque l’on réalise que l’on est pécheur, que Dieu existe et qu’Il est venu mourir à notre place pour que l’on soit sauvé et que l’on demande pardon à Dieu pour nos péchés. C’est le début de notre vie chrétienne. Mais la repentance ne s’arrête pas là. Dans la suite de notre marche avec Dieu, nous allons comprendre que nous avons beaucoup de points à régler et à mettre en ordre : les péchés qui subsistent, les mauvaises pensées, les mauvaises actions, etc… pour cela nous devons nous repentir chaque fois que cela arrive, tous les jours et peut-être même plusieurs fois par jour. C’est la marche de la sanctification, de la pureté. La signification de la sanctification est : être mis à part, mis à part pour Dieu, tendre à devenir comme Dieu, revêtir les attributs de Dieu, la pureté, l’amour, la compassion pour ceux qui nous entourent, etc

Pour illustrer cela, je vous invite à lire dans Esaïe au chapitre 6 des verset 1 à 8 :

L'année de la mort du roi Ozias, j'ai vu le Seigneur assis sur un trône très élevé; le bord inférieur de son vêtement remplissait le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux dont ils se couvraient le visage, deux dont ils se couvraient les pieds et deux dont ils se servaient pour voler. Ils se criaient l'un à l'autre : « Saint, saint, saint est l'Éternel, le maître de l'univers ! Sa gloire remplit toute la terre !» Les montants des portes se sont mis à trembler à cause de la voix qui retentissait et le temple a été rempli de fumée. Alors j'ai dit : « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures et mes yeux ont vu le roi, l'Éternel, le maître de l'univers !» Cependant, l'un des séraphins a volé vers moi, tenant une braise qu'il avait prise sur l'autel à l'aide de pincettes. Il a touché ma bouche avec elle et a dit: «Puisque ceci a touché tes lèvres, ta faute est enlevée et ton péché est expié.» J'ai entendu le Seigneur dire: «Qui vais-je envoyer et qui va marcher pour nous?» J'ai répondu: « Me voici, envoie-moi!» (Esaïe 6:1-8)

J’ai choisi ce texte parce qu’il peut nous aider à comprendre la notion de pureté et de sanctification. On voit ici que bien qu’Esaïe soit prophète, il est affligé de son impureté : « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures ». On voit aussi que les séraphins qui pourtant sont au service de Dieu et se tiennent devant lui doivent se cacher les pieds et le visage face à l’Éternel.

Cette compréhension de la sanctification et de la pureté doit nous amener à réfléchir à notre propre vie pour la mettre en ordre. Nous pouvons remarquer que les séraphins annoncent la sainteté de Dieu en disant : « Saint, saint, saint est l'Éternel, le maître de l'univers ! Sa gloire remplit toute la terre !», pour moi c’est une indication que l’on doit être trois fois saint, c’est-à-dire sanctifié dans notre corps, sanctifié dans notre âme et sanctifié dans notre esprit. Autrement dit nous devons faire de l’ordre au niveau des péchés de la chair, excès en tout genre, sexuels, alimentaires etc…, au niveau de notre âme, c’est-à-dire de la pensée, du caractère, de l’intelligence humaine et au niveau de notre esprit, autrement dit de notre relation spirituelle avec Dieu.

C’est peut-être la notion la plus difficile à comprendre, mais pour clarifier notre compréhension de la bible, nous devons nous efforcer de faire comme les chrétiens de Bérée qui contrôlaient dans la Parole ce qu’ils entendaient dans les prédications. Nous devons nous aussi nous tenir devant Dieu pour mettre de l’ordre dans notre foi et ne pas prêter crédit à tout esprit.

Dans la première épître de Jean au chapitre 4 et au verset 1, il est écrit: « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde ».

Nous ne devons pas mélanger des pensées profanes aux enseignements bibliques. Nous ne devons pas amener un « feu étranger » devant Dieu au risque de mourir comme Nadab et Abihu qui moururent devant l'Éternel, lorsqu'ils apportèrent devant l'Éternel du feu étranger (Nombres chapitre 3 verset 4).

Pour revenir au texte d’Esaïe, nous voyons qu’un séraphin prend une braise sur l’autel et touche la bouche d’Esaïe. Cette action purifie non seulement la bouche, la parole, mais elle enlève la faute et le péché est expié.

J’aimerais attirer votre attention sur cet évènement. Le fait de purifier la bouche autrement dit notre parole, ce que l’on dit ou prêche a des conséquences que l’on ne soupçonne pas à première vue. Ici, la faute est enlevée, le péché est expié mais aussi les oreilles sont ouvertes.

On le voit au verset 8, juste après le 7 qui décrit cette action de purification, et on peut le comprendre comme une conséquence de la purification de la bouche, les oreilles sont ouvertes car Esaïe dit : J'ai entendu le Seigneur dire : « Qui vais-je envoyer et qui va marcher pour nous ». Pour moi, il n’y a pas de doute que la purification de ce que l’on dit entraîne une compréhension, une ouverture des oreilles spirituelles, que l’on ne peut pas avoir autrement. C’est vraiment très important, pour tous mais plus particulièrement pour les prédicateurs qui annoncent l’évangile.

Il n’est pas suffisant d’étudier la bible pour en tirer des sermons qui peuvent être bien « ficelés » mais qui ne sont pas dans une juste et saine compréhension de la pensée de Dieu. J’en veux aux prédicateurs qui s’envoient eux-mêmes, qui prêchent des messages « bricolés » à partir des prédications de William Branham, sans en saisir toute la portée.

Ces prédicateurs, ces mauvais bergers ne font pas l’effort de se tenir devant Dieu dans la sanctification, dans les jeûnes, dans la pureté, dans la prière. Ils ne réfléchissent pas pour comprendre véritablement leur position devant Dieu et la compréhension du plan de Dieu pour nous. Ils égarent le peuple de Dieu.

Ce sont des « criminels » qui conduisent ou qui maintiennent les chrétiens qui les écoutent dans une autosatisfaction, dans une fausse compréhension du plan de Dieu pour la fin des temps. Au lieu de faire paître le troupeau de Dieu, de l’amener dans de verts pâturages avec une nourriture saine, adaptée et compréhensible, ils endorment le peuple avec des propos lénifiants comme : « nous sommes la semence, nous sommes les élus » etc

Nous allons lire un texte dans Jérémie au chapitre 23 les versets 21 à 30:

Je n'ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé. S'ils avaient assisté à mon conseil, Ils auraient dû faire entendre mes paroles à mon peuple, Et les faire revenir de leur mauvaise voie, De la méchanceté de leurs actions. Ne suis-je un Dieu que de près, dit l'Éternel, Et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin? Quelqu'un se tiendra-t-il dans un lieu caché, Sans que je le voie? dit l'Éternel. Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre? dit l'Éternel. J'ai entendu ce que disent les prophètes Qui prophétisent en mon nom le mensonge, disant: J'ai eu un songe! j'ai eu un songe! Jusques à quand ces prophètes veulent-ils prophétiser le mensonge, Prophétiser la tromperie de leur coeur? Ils pensent faire oublier mon nom à mon peuple Par les songes que chacun d'eux raconte à son prochain, Comme leurs pères ont oublié mon nom pour Baal. Que le prophète qui a eu un songe raconte ce songe, Et que celui qui a entendu ma parole rapporte fidèlement ma parole. Pourquoi mêler la paille au froment? dit l'Éternel. Ma parole n'est-elle pas comme un feu, dit l'Éternel, Et comme un marteau qui brise le roc? C'est pourquoi voici, dit l'Éternel, j'en veux aux prophètes Qui se dérobent mes paroles l'un à l'autre.

On voit dans ce texte, qui ne date pas d’aujourd’hui, que Dieu est fâché contre les mauvais serviteurs.

Pour illustrer un peu plus ces propos, je vous invite à lire la parabole du riche et du pauvre Lazare dans Luc chapitre 16 des versets 19 à 31.

Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli.

Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme. Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.

Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent.

Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront.

Et Abraham lui dit: S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait.

Ce texte est souvent utilisé par les prédicateurs des églises traditionnelles pour laisser croire que l’on est mieux en étant pauvre, en donnant largement à l’église et en payant des indulgences ou tout autre service, plutôt que riche parce que comme dans la parabole on passera l’éternité dans le sein d’Abraham.

Dans la bible aucun mot n’est utilisé par hasard. Si le Seigneur Jésus mentionne les habits de l’homme riche, c’est pour attirer notre attention sur le sens profond de cette parabole. Le pourpre est le symbole de la royauté, de la dignité, le fin lin celui de la pureté, du sacerdoce ou des oeuvres justes des saints (Apocalypse 19:8). Je pense que l’on peut comprendre de cette description, que le Seigneur Jésus fait allusion aux hommes qui servaient dans le temple et qui avaient usurpé ce droit, ne faisant pas partie eux-mêmes des lévites. Ils mènent joyeuse et brillante vie.

Ils profitent de cette situation pour s’enrichir et pour se glorifier devant les hommes. Le nom de Lazare n’est pas là par hasard non plus. Si l’on recherche un peu, on voit qu’en hébreu ce nom est Eléazar. Eléazar nous fait penser au troisième fils d’Aaron. C’est lui qui sera grand sacrificateur après la mort de son père (Nombres 20:25-26).

Je pense que sans prendre le risque de tordre le sens de la Parole, on peut comprendre que le Seigneur Jésus faisait allusion aux mauvais bergers qui servaient dans le temple, sans consécration véritable, sans onction, dans le seul but de s’enrichir et de se glorifier devant les hommes. Par opposition aux véritables sacrificateurs comme Lazare, qui sont tenus en dehors du temple et qui n’ont accès qu’à quelques miettes du service qu’ils devraient rendre au peuple de Dieu.

Les cinq frères mentionnés au verset 28, font référence aux cinq services établis dans le temple. Il y avait les portiers, les chantres, les intendants, les administrateurs et les juges.

Pour toutes les fonctions dans l’église nous comprenons que chacun doit être choisi et ordonné avec soin. Dans la première épitre de Paul à Timothée nous trouvons beaucoup de conseils sur la marche de l’église, de son organisation et du soin a apporté pour nommer les responsables.

Par exemple il est écrit dans 1 Timothée au chapitre 3 et aux versets 1 et 2 :

Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement.

Cependant, malgré toutes ces prescriptions bibliques, Dieu est en dehors de son église.

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Dans ce verset, on peut voir que Dieu se tient à la porte de l’église et des cœurs des chrétiens, mais qu’Il est à l’extérieur. De même, les vrais serviteurs de Dieu, comme Lazare, sont mis à la porte à l’extérieur des églises.

Aujourd’hui, je pense que la situation est très similaire. Les églises sont envahies par des serviteurs qui s’envoient eux-mêmes. Ils ne sont pas appelés. Ils n’ont pas l’onction pour apporter la Parole selon la volonté de Dieu. Ils maintiennent les chrétiens dans la servitude. Ils ne peuvent pas les conduire dans de « verts pâturages » parce qu’eux-mêmes ne les connaissent pas. Ils aiment se faire appeler pasteur, révérend, bishop et ils s’enorgueillissent de leurs positions. Ne les condamnons pas, c’est Dieu qui le fera, mais soyons attentifs à ce qui est prêché et tirons les bonnes conclusions pour nous-même. Examinons sérieusement les assemblées où l’on doit se réunir ou pas.

C’est grave et même très grave. Nous sommes au temps de la fin et Dieu appelle les chrétiens à se préparer pour son retour et pour tout ce qui doit se passer avant, comme le témoignage de sa gloire et de sa puissance au monde entier. Comment se préparer si l’on nous dit que nous sommes la semence, les élus et que « c’est Dieu qui fera ». Qui fera quoi, on ne sait pas, peut-être notre préparation ? Mais je pense que cela n’est pas si simple. Je crois vraiment que sans un engagement volontaire de chacun pour se mettre en ordre, dans les jeûnes et la prière et en cherchant la face de Dieu pour comprendre sa Volonté, il sera impossible à celui qui ne s’engage pas d’arriver à la stature parfaite, comme Christ, et d’être enlevé.

Pour revenir au début, lorsqu’il est dit : Je te conseille d’acheter de moi de l’or passé au feu, comment pouvons-nous comprendre ce conseil ? comment acheter de l’or passé au feu ? comment comprendre cette parole ? Dans la bible, lorsque l’on parle d’acheter, on doit comprendre : par la foi, j’achète par la foi ou avec la foi que j’ai, autrement dit, je crois et je m’engage dans une démarche de foi pour saisir, comprendre ce que je dois faire devant Dieu.

Dans 1 Pierre chapitre 1 et au verset 7, il est dit : « afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra ». Dans ce verset, on lit que notre foi est plus précieuse que l’or. Donc par la foi, je peux acheter l’or que Dieu propose. La foi c’est le « moteur » de la vie chrétienne. Au début de notre marche, c’est le « un petit peu de foi » qui nous permet de croire que Dieu existe, « un petit peu plus » qui nous permet de croire qu’Il est notre sauveur. Et c’est par la foi, que je peux accepter et croire les promesses de Dieu. Dans ce cas, l’or symbolise la pureté et la valeur. Tous les instruments utiles dans le temple de Dieu sont en or pur. L’arche de l’Alliance est recouverte à l’intérieur et à l’extérieur d’or pur. Dieu nous invite à la pureté dans nos actions, dans notre croyance, dans notre relation avec Lui et les autres frères et sœurs.

Je te conseille d’acheter de moi […] des vêtements blancs afin que tu sois vêtu. Dans la bible, les vêtements symbolisent les actions des saints voire la robe de fin lin d’apocalypse 19:8, qui symbolisent les œuvres justes des saints. Les habits des sacrificateurs symbolisent le sacerdoce, le manteau, comme le manteau d’Elie symbolise la puissance. C’est avec ce manteau qu’Elie sépara les eaux du Jourdain pour le traverser.

Alors Elie prit son manteau, le roula, et en frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et ils passèrent tous deux à sec. (2 Rois 2:8)

Dieu nous invite à nous mettre à l’œuvre. Nous mettre à l’œuvre ce n’est pas forcement aller prêcher dans la rue. Dans Jacques chapitre 1 au verset 27, il est dit : « La religion pure et sans tâche, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde ».

Au chapitre 2 depuis le verset 14 jusqu’à 18, nous trouvons une brève description des oeuvres de la foi. L’idée de beaucoup est que l’on doit évangéliser pour amener des gens à Christ. Ce n’est peut-être pas faux, mais je crois que dans ce passage Dieu nous invite à produire des fruits dignes de la repentance (Mathieu 3:8). Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n'est pas contre ces choses […] (Galates 5:22). C’est notre témoignage, notre vécu partout où l’on passe, que se soit là où on habite, avec nos voisins, là où on travaille, dans nos conversations, notre manière de penser, notre confiance et notre assurance face à l’avenir, qui doit parler pour nous.

C’est notre vécu et notre comportement face aux difficultés de la vie, maladie, deuils, chômage etc… qui pourra interpeller ceux qui nous côtoient. Le témoignage parlé vient après lorsque les gens vont nous demander pourquoi nous sommes confiants dans la vie de tous les jours. Pourquoi nous avons cette espérance. Pourquoi nous n’avons pas peur face à ce qui arrive.

Aujourd’hui Dieu cherche des hommes volontaires comme Josué et Caleb, Gédéon, David etc… qui s’engagent à son service. Dieu a un plan glorieux. Il veut nous faire participer à sa Gloire et sa Puissance. Il veut faire de nous ses témoins. Il veut nous envoyer par toute la terre, afin que les hommes voient sa Gloire, sa Puissance ; montrer qu’Il existe vraiment et qu’Il veut les sauver. Et que ces hommes se convertissent avant qu’il ne soit trop tard. Dans le livre des Actes des Apôtres au chapitre 1 et au verset 8, il est écrit : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».

Cette promesse doit encore se réaliser. Bien que l’évangile ait été prêché au monde entier du temps des apôtres, cette promesse doit se réaliser une deuxième fois. Dans la bible certaines prophéties ont une double réalisation. On le voit bien avec Jean-Baptiste, dont la mission a été d’annoncer la première venue du Seigneur Jésus, et William Branham qui a reçu un message pour préparer la deuxième venue du Seigneur Jésus. Tout cela conformément à la prophétie que l’on trouve dans le livre de Malachie au chapitre 4 et aux versets 4 et 5 : « Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, Avant que le jour de l'Eternel arrive, Ce jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit ».

La deuxième venue du Seigneur Jésus, ne va pas passer inaperçue. Conformément à ce que l’on peut comprendre du texte d’Apocalypse chapitre 12 et en particulier le verset 5: « Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône ». L’enfant mâle représente ici le corps du Christ réparti sur l’ensemble des véritables croyants. Ceux qui se seront sérieusement préparés pour cet ultime combat contre la religion et qui vont paître les nations avec une verge de fer.

Dans le livre d’Esaïe au chapitre 11 et au verset 4 nous pouvons lire : « Mais il jugera les pauvres avec équité, Et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre; Il frappera la terre de sa parole comme d'une verge, Et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant ». Dans ce verset, on voit que la verge est synonyme de la Parole.

L’enfant mâle qui va paître les nations emploiera une verge de fer, c’est-à-dire que la parole prêchée sera intransigeante, rigide comme le fer. Dans ce texte d’Apocalypse 12, la femme qui enfante, c’est l’église et comme pour la naissance virginale (d’une vierge) du Seigneur Jésus, cet enfant va naître d’une église vierge. La virginité est le fait d’être pure et non souillée par des enseignements corrompus. Cela vient de la prédication et en particulier du message qui a été apporté par le prophète Branham. Ce texte est à mettre en parallèle avec la parabole des dix vierges de Matthieu chapitre 25.

Après son témoignage au monde entier, l’enfant mâle est enlevé. Il devient à ce moment-là l’épouse glorieuse de Christ.

Je te conseille d’acheter de moi […] un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Je pense que comme nous l’avons lu pour la purification des lèvres du prophète Esaïe, les yeux spirituels seront ouverts à ceux qui s’engagent dans une démarche de sanctification, de recherche de pureté et de vérité.

Vous avez certainement vécu ce processus : un texte biblique lu mainte et mainte fois prend un jour une signification particulière. Tout à coup notre esprit est illuminé par une compréhension d’un niveau plus profond. Un texte qui apparait basique ou banal nous amène dans une révélation que seul Dieu peut donner.

Je crois vraiment que si l’on est sincère et que l’on recherche la volonté de Dieu, dans la lecture et la méditation de sa Parole, dans la prière, Dieu ne va pas nous laisser sans nous visiter. Dieu va nous donner ce collyre pour oindre nos yeux, pour ouvrir notre intelligence spirituelle afin que l’on comprenne la Parole de Dieu. Dans Esaïe 55 verset 1, il est écrit : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d'argent! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer! ».

Dans ce verset, nous voyons bien que cela s’adresse à ceux qui ont soif, qui cherchent, Dieu les invite à venir aux eaux de la Parole, sans argent mais avec foi, acheter du lait, la nourriture, le vin, la révélation que donne le Saint-Esprit. Dans Proverbes au chapitre 3 et aux versets 13 et 14, il est écrit : « Heureux l'homme qui a trouvé la sagesse, Et l'homme qui possède l'intelligence! Car le gain qu'elle procure est préférable à celui de l'argent, Et le profit qu'on en tire vaut mieux que l'or; ». Ces versets illustrent un peu plus cette notion entre la sagesse, l’intelligence et la valeur de ces vertus. Heureux serons nous lorsque nous aurons accès à cette sagesse.

Je pense que le problème des églises qui ont accepté le message que William Branham est venu apporter, est qu’elles ont bien compris les fondamentaux, la repentance, le baptême au nom du Seigneur Jésus, les prédications sur les âges de l’église, les sceaux etc… mais elles se sont arrêtées à ces révélations. Elles ont suivi et écouté le prophète, mais maintenant qu’il est mort, elles sont orphelines, sans repère, sans nouvelles révélations, alors que la vie et la marche avec Dieu ne s’est pas arrêtée à la mort du prophète en 1965.

Toute la bible nous enseigne que la vie chrétienne est une marche. Elle est entre-autre typifiée par la marche du peuple hébreu, depuis l’arrivée en Egypte de Joseph, puis la sortie et la marche dans le désert pendant 40 ans, puis par la conquête et l’installation dans le pays promis Canaan. Le Psaume 119 au verset 105 dit : « Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier ». Là on voit bien que c’est la Parole qui nous éclaire sur notre sentier. La notion de sentier laisse entendre que l’on marche.

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Je reviens au sujet de cette exhortation, et je vous pose une question : comment Dieu fait-il pour frapper à la porte de notre cœur ou à la porte de l’église ? Je pense que l’on peut admettre deux types d’action. La première, Dieu peut effectivement nous interpeller directement par un songe, une vision et même une visitation. Cela arrive assez fréquemment dans les pays où il y a une grande persécution des chrétiens. Dieu visite parfois directement les personnes qui le cherchent. C’est une des possibilités.

La deuxième est que Dieu envoie des serviteurs, des sentinelles avec sa Parole frapper à la porte des églises. Soyons attentifs pour ne pas les rejeter comme dans la parabole du riche et du pauvre Lazare que nous avons lue.

Aujourd’hui encore, Dieu envoie de véritables serviteurs avec une onction puissante pour révéler la volonté et le plan de Dieu pour les chrétiens qui sont attentifs à sa voix. Dieu agit à travers les hommes. Quand un homme s’oppose à un véritable serviteur de Dieu, ou à un chrétien, c’est comme s’il s’opposait à Dieu lui-même. Par exemple quand Dieu a arrêté Paul sur le chemin de Damas, Paul a dit qui est-tu Seigneur et le Seigneur Jésus lui a répondu :

Je suis Jésus que tu persécutes. (Actes 9:5)

On voit bien ici que Paul, en persécutant les croyants, touchait directement à la personne du Christ.

Dans le livre des Hébreux au chapitre 12 et au verset 25, il est écrit : « Gardez-vous de refuser d'entendre celui qui parle; car si ceux-là n'ont pas échappé qui refusèrent d'entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux ». Aujourd’hui, cet avertissement est valable pour nous.

Gardons-nous de refuser celui qui parle. Bien sûr, il ne faut pas écouter n’importe quel serviteur de Dieu, mais nous avons la Parole, la prière et éventuellement les jeûnes pour nous tenir devant Dieu et Lui demander qu’Il nous éclaire et qu’il atteste Lui-même sa Parole. Je vais vous donner un petit témoignage personnel de ce que je viens de dire.

Un jour en sortant d’un culte, le pasteur m’a donné un petit dossier concernant notre préparation. Dossier écrit par un missionnaire que je ne connaissais pas. En lisant son texte, j’ai réalisé que page se tournait, que quelque-chose se terminait, et qu’une étape décisive se présentait à moi. Je me suis dit à « zut », le bon temps est fini, fini les frivolités, fini les distractions, fini les mondanités, fini le sommeil et l’assoupissement. Il s’agissait dès lors de se réveiller et de se mettre en route. Mais j’étais entièrement convaincu de ce qui était annoncé, c’est-à-dire, de nous préparer dans les jeûnes, la prière, la sanctification, bref ce que je viens de décrire ci-dessus.

J’étais entièrement convaincu mais, par ce qu’il y a souvent un mais, quand Satan vient mettre le doute, à un moment j’ai demandé à Dieu si le missionnaire était vraiment son serviteur.

Dieu ne m’a pas dit vas-y fonce c’est mon serviteur, par contre, Il m’a donné des révélations sur des textes que je ne connaissais que d’une manière très superficielle, pour les avoir lus une ou plusieurs fois, mais sans y découvrir la perle que Dieu voulait me faire comprendre.

J’ai par exemple lors d’une soirée de prière reçu la compréhension du tri de Gédéon. Je savais tout juste où se trouvait ce récit. Mais Dieu me l’a fait comprendre. Plus tard j’ai aussi reçu la compréhension d’Apocalypse 12.

Et point très important, j’ai reçu ces « révélations » chaque fois quelques jours ou semaines avant de recevoir une exhortation écrite de son serviteur.

J’ai compris que si je recevais les mêmes inspirations que ce missionnaire sur certains sujets et leur développement, alors c’était le Saint-Esprit qui nous parlait. J’en ai déduit que ce missionnaire était vraiment un envoyé de Dieu.

Ce petit témoignage n’est pas là pour me glorifier, mais pour illustrer de façon pratique comment Dieu peut nous répondre lorsque nous avons des doutes, des questions sur un serviteur de Dieu.

Pour conclure, j’aimerais dire que mon but n’est pas de détruire les églises. Au contraire, mais plutôt d’interpeller chacun, les responsables, les pasteurs mais aussi les chrétiens sur la situation dramatique de l’église. Satan a tissé sa toile, la toile de la religion. Un peu comme une araignée, il attend patiemment que quelqu’un soit pris dans la toile : de l’orgueil, du péché, de l’argent, de la connaissance, de la gloire. Comme pour l’araignée, une fois la proie piégée dans la toile, il vient pour finir de la ficeler. Nous savons que le fil de soie des araignées est très solide malgré son extrême finesse. Le fil de Satan, que l’on peut appeler religion est aussi très solide et il est difficile de s’en défaire. Chacun, mais surtout les responsables ont besoin de la vigilance de tous les membres de l’église. Chacun doit être attentif et veiller sur les autres membres de la communauté.

Mon but n’est pas de vous inciter à quitter votre église, mais à plutôt prier pour elle afin qu’elle puisse se dégager des pièges de l’adversaire.

Dieu nous appelle à une pleine communion avec Lui, une réelle relation avec Lui et nos frères et sœurs, dans l’amour, la compassion, l’entraide pour avancer tous ensemble vers notre but : d’être de fidèles serviteurs de Dieu dans une pleine compréhension de sa Volonté.

Jésus a dit je suis l’alpha et l’oméga, le début et la fin. Nous sommes à la fin. Notre église devrait être semblable à l’église des premiers chrétiens. Notre témoignage devrait être identique à celui des apôtres tels qu’ils sont décrits dans le livre des actes des apôtres. Notez bien que ce livre n’est pas terminé parce qu’il attend notre témoignage pour être réellement clos.

Pour finir, je rappelle cette injonction du Seigneur à son église : « Aie donc du zèle et repend toi ». Que Dieu vous bénisse richement et qu’Il nous aide à marcher à sa suite.

Muraz 7 novembre 2019

Stéphane Pouyt