Publication: 14 mars 2014
Temps de lecture: ~ 44 minutes

Le droit de rachat

Nous allons lire dans Nombre 27:

les filles de Tselophchad,fils de Hepher,fils de Galaad,fils de Makir,fils de Manassé,des familles de Manassé,fils de Joseph et dont les noms étaient Machla,Noa,Hogla,Milca et Thirtsa,s’approchèrent et se présentèrent devant Moise,devant le sacrificateur Eléazar, devant les princes et toute l’assemblée ,à l’entrée de la tente d’assignation.Elles dirent: Notre père est mort dans le désert;il n’était pas au milieu de l’assemblée de ceux qui se revoltèrent contre l’Eternel, de l’assemblée de Koré,mais il est mort pour son péché,et il n’avait pas de fils.Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille,parce qu’il n’avait point eu de fils? Donne-nous une possession parmi les frères de notre père.

Moise porta la cause devant l’Eternel. Et l’Eternel dit à Moise: Les filles de Tsolephchad ont raison. Tu leur donneras en héritage une possession parmi les frères de leur père. Tu parleras aux enfants d’Israël, et tu diras: Lorsqu’un homme mourra sans laisser de fils, vous ferez passer son heritage à sa fille. S’il n’a point de fille, vous donnerez son héritage à ses frères. S’il n’a point de frères, vous donnerez son héritage aux frères de son père. S’il n’y a point de frères de son père, vous donnerez son héritage au plus proche parent de sa famille, et c’est lui qui le possédera. Ce sera pour les enfants d’Israël une loi et un droit, comme l’Eternel l’a ordonné à Moïse. Amen!

Je vais expliquer ce que j’ai lu. Ici, c’est l’histoire de quatre jeunes filles. Pendant la traversée du désert, leur père est mort, mais elles n’avaient pas de frères. Le père Tselophchad avait quatre filles. Il n’avait pas eu de fils, et il est mort dans le désert. Maintenant les enfants d’Israël se préparent à entrer dans leur promesse, c’est le temps de distribuer le territoire; de donner le pays à chaque tribu, à chaque famille et à chaque nom dans chaque famille. Mais c’est aux hommes qu’on donne un territoire; les femmes n’ont pas de propriété. Alléluia! Mais pour elles, leur père qui avait droit de propriété est mort; le pays doit être partagé et on ne dit rien sur leur cas. Moïse ne dit rien sur leur cas. Alors pendant que le peuple est rassemblé et que les anciens sont en train de délibérer sur les affaires de la communauté, elles sont venues voir Moïse. Alléluia!

Elles ont dit à Moïse : Notre père est mort dans le désert, il n’est pas mort dans la contestation, dans la révolte de Koré et Dathan. Parce que ceux qui sont morts avec Koré et Dathan ont eu leur part retranchée. Ils n’ont pas de part avec Israël, parce qu’ils se sont révoltés contre l’Eternel dans le désert. Ce n’est pas pour cela que leur père est mort. Mais il est mort pour son propre péché. Elles ont dit: on n’a pas de frère, pourquoi la part qui devait revenir à notre père doit-elle revenir à d’autres? Pourquoi sa part doit-elle être retranchée parmi ses frères? Alléluia! Nous voulons que la part de notre père nous revienne. Amen! Voilà le problème. Comme Moïse n’a pas prévu cette situation, il est allé porter l’affaire devant l’Eternel Dieu. Mes frères, toute affaire qui nous dépasse doit être portée devant Dieu. Lui, Il a la solution. Amen.

Et quand il a exposé l’affaire, Dieu a dit à Moïse : les filles de Tselophchad ont raison. Et c’est à partir de là que Dieu a établi la loi sur l’héritage. C’est à partir de leur révendication que Dieu a établi une loi sur l’héritage en Israël. Il dit à Moïse : lorsqu’un homme mourra sans laisser de fils, vous ferez passer son héritage à sa fille. S’il n’a pas de fille, c’est à dire s’il n’a pas fait d’enfant, son héritage reviendra à ses frères. S’il n’a pas de frère, vous donnerez son héritage aux frères de son père; s’il n’y a pas de frères de son père, vous donnerez son héritage au plus proche parent dans sa famille. Et c’est lui qui héritera. Ce sera pour les enfants d’Israël une loi et un droit. C’est la loi de l’héritage. Alléluia! Que son Nom soit béni. Amen.

Nous allons lire encore dans Nombres 36 à partir du premier verset :

Les chefs de la famille de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, d’entre les familles des fils de Joseph s’approchèrent et parlèrent devant Moïse et devant les princes, chefs de familles des enfants d’Israël, ils dirent: L’Eternel a ordonné à mon seigneur de donner le pays en héritage par le sort aux enfants d’Israël. Mon seigneur a aussi reçu de l’Eternel, l’ordre de donner l’héritage de Tselophchad notre frère à ses filles. Si elles se marient à l’un des fils d’une autre tribu des enfants d’Israël, leur héritage sera retranché de l’héritage de nos pères et ajouté à celui de la tribu à laquelle elles appartiendront; ainsi sera diminué l’héritage qui nous est échu par le sort. Et quand viendra le jubilée pour les enfants d’Israël, leur héritage sera ajouté à celui de la tribu à laquelle elles appartiendront, et il sera retranché de celui de la tribu de nos pères.

Cette loi que Dieu a donnée à Moïse a créé aussi un autre problème. Alléluia! Les frères de Tselophchad le défunt, sont venus voir Moïse. Ils ont dit: Dieu a dit de partager le pays par le sort à chaque tribu, à chaque maison, à chaque famille. Et Dieu a dit aussi que la part de Tselophchad notre frère doit revenir à ses filles, on est d’accord. Mais c’est la part de notre frère, est-ce que vous comprenez? Maintenant si elles se marient dans d’autres tribus, leur héritage va appartenir à la tribu où elles sont mariées. Là où elles se marieront, c’est là-bas que sera leur propriété. Leur priopriété va revenir à la tribu de leur mari. Leur héritage sera alors retranché de l’héritage de notre tribu en passant à une autre tribu. Et nous serons ainsi dépossédés d’une partie de l’héritage de nos pères.

Maintenant, c’est devenu compliqué pour Moïse. Et Moïse est allé une fois de plus, voir Dieu. Et Dieu lui a dit: La tribu des fils de Joseph a raison. Amen, Alléluia! C’est une bonne cause. Voici ce que l’Eternel ordonne au sujet des filles de Tselophchad: Elles se mariéront à qui elles voudront pourvu qu’elles se marient dans une famille de la tribu de leur père. Aucun héritage parmi les enfants d’Israël ne passera d’une tribu à une autre; mais les enfants d’Israël s’attacheront chacun à l’héritage de la tribu de ses pères. Et toute fille possédant un héritage dans les tribus des enfants d’Israël, se mariera obligatoirement à quelqu’un d’une famille de la tribu de son père, afin que les enfants d’Israël possèdent chacun l’héritage de leurs pères. Auucun héritage ne passera d’une tribu à une autre tribu; mais les enfants d’Israël s’attacheront chacun à son héritage.

La revendication des fils de Joseph devant Moïse et devant Dieu, a permi au Seigneur de complèter la loi sur l’héritage. Aucun héritage ne doit passer d’une tribu à une autre tribu. Une fille possédant une propriété en Israël doit se marier impérativement à un membre de la tribu de son père à cause de l’héritage.

Frères, l’héritage est sacré. On ne doit pas jouer avec l’héritage. On ne vend pas l’héritage, on ne dilapide pas l’héritage. Il ya une malédiction attachée à celui qui vend l’héritage de ses pères. C’est la loi de Dieu. Un homme qui vend son héritage est un homme léger, un homme qui n’a pas d’appui, quand le vent vient, ça l’emporte parce qu’il a vendu l’héritage de ses pères. Alléluia! Et Dieu dit à Moïse : dis aux enfants d’Israël que leur héritage doit rester dans leur famille, dans leur tribu. Et personne ne doit vendre son héritage à un étranger ; parce qu’il n’est même pas possible de céder son héritage aux autres tribus, qui sont des tribus frères, des enfants de Jacob. Il est inimaginable de vendre l’héritage à un étranger.

L’héritage est sacré. C’est à cause de la loi sur l’héritage que Dieu a institué le droit de rachat. Amen! Parce qu’il peut arriver une situation où quelqu’un perd son héritage. C’est pour que la loi de Dieu soit respectée qu’il y a un droit de rachat. Le droit de rachat a ses règles et ses principes. Que son Nom soit béni. Il peut arriver que dans la famille, un homme soit pauvre et qu’il mette ses terres en garantie et qu’il meurt. Mais s’il a mis ses terres en garantie et qu’il est mort, il faut un droit de rachat. Et le droit de rachat a ses règles. C’est le plus proche parent qui peut exercer le droit de rachat, et aucun héritage ne doit se perdre. On rachète ce qui appartenait au patrimoine de la famille et qui se trouve entre les mains d’un autre qui a acquit un droit sur la propriété. Que son Nom soit béni. On va aller un peu plus vite.

On va lire dans Ruth 3 à partir du premier verset: Naomi, sa belle-mère lui dit: Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse. Et maintenant Boaz, avec les servantes duquel tu as été, n’est-il pas notre parent? Voici, il doit vannner cette nuit les orges qui sont dans l’aire. Lave-toi et oins-toi, puis remets tes habits, et descends à l’aire. Tu ne te feras pas connaitre à lui, jusqu’à ce qu’il ait achevé de manger et de boire. Alléluia!

Avant d’aller plus loin, je vais expliquer d’abord le contexte. Il est arrivé qu’en Israël, un homme de Bethléhem est parti à l’étranger avec sa femme. Elle s’appelait Naomi. Ils sont allés s’établir à l’étranger. Le nom de cet homme était Elimelec, il a eu deux fils : Malchon et Kiljon. Là-bas, il a donné des femmes à ses fils. Malheureusement il est mort à l’étranger et les fils sont restés avec leur mère. Ensuite comble de malheur, les deux garçons sont aussi morts. Donc la veuve Naomi est restée avec ses belles-filles. C’était le Malheur. Elle a perdu son mari, elle a aussi perdu ses deux enfants. Un jour, elle a décidé de retourner en Israël. Alors elle dit à ses deux belles filles : retournez chez vous, chez vos pères. Allez-y vous remarier, allez refaire votre vie. L’autre a accepté de retourner chez son père. Elle a laissé sa belle-mère dans sa détresse. Mais Ruth a dit : Moi je te suivrai partout, où tu iras, j’irai. Ton Dieu sera mon Dieu, ton peuple sera mon peuple. Et elle a suivi sa belle mère et elles sont retournées en Israël. C’est de leur histoire qu’il s’agit ici. Quand elles sont arrivées Israël, elles étaient dans la désolation. Aucun frère d’Elimelec, son mari ne venait prendre connaissance de leur situation. Alors qu’Elimélec avait un héritage parmi ses frères, qu’il a laissé pour aller à l’étranger. Ces enfants qui auraient pu révendiquer l’héritage sont aussi morts à l’étranger.

Naomi revenue avec sa belle-fille était dans la désolation. Alléluia! Et elle ne savait pas quoi faire pour assurer un avenir à Ruth sa belle-fille qui était encore jeune. C’était difficile pour les deux, car même la nourriture leur manquait. Or, en Israël, quand tu es pauvre, tu peux aller dans les champs, quand les gens sont entrain de récolter, en aidant les travailleurs, il est permis de ramasser pour soi-même, les grains delaissés. Donc Ruth est sortie le matin très tôt et elle est allée dans le champ d’un homme pour aider ses travailleurs à ramasser les épis, afin de ramasser un peu de grains pour elle-même et sa belle-mère. C’était le champ de Boaz. Elle ne le connaissait pas, mais c’était un homme riche et puissant.

Elle est allée travailler dans son champ, et l’homme a été gentil avec elle. Il a permis qu’elle ramasse beaucoup de grains. Il lui a donné à manger. Il s’est occupé d’elle. Lorsqu’elle est rentrée, sa belle mère lui a demandé dans quel champ elle avait glané pour revenir avec assez de nourriture. Elle a dit: je suis allée chez un homme qu’on appelle Boaz. Alors Naomi lui a dit : Qu’il soit béni de l’Eternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts! Cet homme est notre parent, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat. Amen!

Ruth la Moabite ajouta: Il m’a dit aussi: Reste avec mes serviteurs jusqu’à ce qu’ils aient achevé toute ma moisson. Alléluia! Dieu merci ! Cet homme est notre parent. C’est l’un des frères de nos maris décédés. On est de la même famille. Il a un droit de rachat sur nous. C’est un parent redempteur. Il peut exercer sur nous, le droit de rachat. Alléluia! En Israël, quand un homme se marit et puis il meurt sans laisser d’enfants, son frère prend sa femme pour lui faire un enfant, à cause de son héritage. S’il n’a pas de frère, le plus proche parent prend sa femme selon la loi de Dieu pour lui assurer une postérité, afin que son héritage ne soit pas dans la main de quelqu’un d’autre.

Nahomi pouvait dire : Elimélec est mort, ses deux fils sont morts, moi Naomi, je suis déjà vieille, mais toi tu es encore jeune. Cet homme a un droit de rachat, il peut nous réhabiliter. Il peut nous rendre notre dignité perdue. Celui qui a droit de rachat à le pouvoir de réhabilter, de rendre la dignité au parent qui a tout perdu. Il peut lui redonner l’honneur et la position perdus. Celui qui a tout perdu, s’il a un parent qui a le droit de rachat sur sa vie, alors il peut le racheter pour le rétablir dans ses droits. Naomi a tout perdu, il fallait un homme qui a le droit de rachat pour leur donner des droits et les honneurs. Elle dit: Boaz a un droit de rachat ma fille. Voilà ce qu’on va faire. Celui qui a tout perdu et qui a un parent redempteur, peut réclamer son droit au rachat. Cela est légitime. Alléluia!

Elle dit, ma fille, je voudrais assurer ton repos. Relisons dans Ruth 3: Et maintenant Boaz, avec les servantes duquel tu été n’est-il pas notre parent ? Voici, il doit vanner cette nuit les orges qui sont dans l’aire. Lave-toi et oins-toi, puis remets tes habits, et descends à l’aire. Tu ne te feras pas connaitre à lui, jusqu’à ce qu’il ait achevé de manger et de boire. Et quand il ira se coucher, observe le lieu où il se couche. Ensuite va, découvre ses pieds et couche-toi .Il te dira lui-meme ce que tu as à faire. Amen! Elle lui répondit : Je ferai tout ce que tu as dit. Elle descendit à l’aire et fit tout ce qu’avait ordonné sa belle-mère. Boaz mangea et but et son Coeur était joyeux. Il alla se coucher à l’extémité d’un tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds, et se coucha. Au milieu de la nuit, cet homme eu une frayeur; il se pencha et voici, une femme était couchée à ses pieds. Il dit: Qui es-tu? Elle répondit: Je suis Ruth, ta servante; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat. Alléluia ! Amen!

Ici, Naomi met un plan en jeu. Elle dit à Ruth : cette nuit-là, lave-toi bien et il faut te parfumer. A cette époque, pendant la moisson, les hommes et leurs serviteurs dormaient dans les champs jusqu’à la fin de la moisson. Elle lui dit d’aller discrètement dans le champ de Boaz, et quand il aura fini de se rejouir avec ses travailleurs en mangeant et en buvant, d’observer le lieu où il va se coucher. Elle lui a demandé d’attendre qu’il ait commencé à dormir et d’aller tout doucement découvrir le drap sur ses pieds et de se coucher à ses pieds. Boaz se réveille la nuit, il sait qu’il ya quelqu’un à ses pieds. Il se réveille et voici une femme qui est couchée à ses pieds. Il dit: Qui es-tu? Elle dit: Je suis Ruth ta servante, étends ton aile sur ta servante, car tu as le droit de rachat. Alléluia!

Etends ton aile veut dire, il faut me couvrir, étend sur moi ta protection, parce que sur moi, tu as un droit de rachat. Celui qui as perdu son héritage, celui qui as tout perdu et qui est en attente de réhabilitation peut réclamer de son parent le droit de rachat. Le droit de rachat se réclame, se révendique comme tout droit. C’est légitime de réclamer le droit au rachat. On peut révendiquer le droit. C’est en vertu du droit de rachat que Ruth est allée demander mariage à Boaz. Alléluia! Une femme qui a perdu la dignité dans la famille peut aller réclamer son droit de rachat. Alléluia!

On est revenu de l’étranger, nos maris sont morts, vous savez très bien que nous sommes là dans la désolation, dans la honte et vous ne faites rien. Amen! On vit de la mendicité sur la terre de nos époux et vous qui êtes nos parents redempteurs ne faites rien, alors que vous connaissez la loi. Amen. Ruth dit : tu as le droit de rachat. Alléluia! C’est une obligation. Et Boaz dit: Sois bénie de l’Eternel, ma fille. Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n’as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches. Alléluia! C’est à dire qu’elle pouvait aller se marier dans le village avec n’importe qui, ce serait de la prostitution. Parce que selon la loi, elle n’a pas le droit de se marier en déhors de la famille de son époux défunt. Sur elle existe un droit de rachat.

C’est seulement le plus proche parent qui peut exercer ce droit et ôter son opprobre : celui de n’avoir pas donné de postérité à son époux défunt. Ecoutez bien : s’il y avait un fils sorti d’elle, ce fils allait relever le nom de son père et allait entrer dans l’héritage de son père. Cet enfant allait être pour sa mère, comme pour sa grande-mère, non seulement une consolation mais aussi un protecteur. Il allait les réhabiliter dans la famille de son père et en Israël. *Et Boaz dit: Maintenant, ma fille, ne crains point. Je ferai pour toi tout ce que tu diras, car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse. Il est bien vrai que j’ai un droit de rachat, mais il en existe un autre plus proche que moi. Passe ici la nuit. Et demain, s’Il veut user envers toi du droit de rachat, à la bonne heure, qu’il le fasse; mais s’il ne lui plait pas d’en user envers toi, j’en userai, moi, l’Eternel est vivant! Reste couchée jusqu’au matin.* Alléluia! Que son Nom soit béni.

Le droit de rachat a des règles. Boaz dit : c’est vrai que j’ai le droit de rachat, mais il ya un autre qui est plus proche parent. Donc, c’est à lui d’exercer le droit de rachat d’abord. La loi dit que l’héritage revient au frère, s’il n’a pas de frère, l’héritage revient à ses oncles. Et s’il n’y a personne, qu’on regarde dans la famille son plus proche parent. Ici quand on regarde, le plus proche parent, ce n’est pas Boaz. Parce que le droit de rachat a des dégrés. Avant Boaz, il y a quelqu’un ; et lui n’a encore rien dit. Boaz dit: demain matin, je vais aller le voir, s’il ne dit rien, moi je vais user du droit de rachat. Et c’est ce qu’il a fait.

Le lendemain, matin de bonne heure : Boaz monta à la porte et s’y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait parlé, vint à passer, Boaz lui dit: Approche, reste ici, toi un tel. Et il s’approcha et s’arreêta. Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit: Asseyez-vous ici. Et ils s’assirent. Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat: Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Elimélec. J’ai cru devoir t’en informer, et te dire: Acquière-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que que je le sache.

Car il n’y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l’ai après toi. Et il répondit: Je racheterai. Boaz dit: Le jour où tu acqueras le champ de la main de Naomi, tu l’acqueras en même temps que Ruth la Moabite, femme du défunt, pour reléver le nom du défunt dans son héritage. Et celui qui avait le droit de rachat répondit: Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter. Alléluia!

Lui, il a regardé seulement le champ, il voulait récupérer seulement le champ. Les veuves ne l’interessaient pas. Alors que le droit de rachat exige que le parent redempteur relève le nom de son frère défunt en lui donnant une progéniture par la veuve enfin que cet enfant entre dans l’héritage du défunt. Et les enfants qu’il aurait avec la veuve de son frère pourraient devenir un problème plus tard pour ses propres fils par rapport à l’héritage. Il a refusé d’exercer son droit de rachat. Il a renoncé à son droit de rachat. Il lui a manqué de l’amour et de la considération pour la mémoire de ses frères defunts.

Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple: Vous êtes témoins aujourd’hui que j’ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Elimélec, à Kiljon et à Machlon, et que je me suis acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour relever le nom du défunt dans son héritage, et afin que le nom du défunt ne soit point retranché d’entre ses frères et de la porte de son lieu. Vous en êtes témoins aujourd’hui! Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent: Nous en sommes témoins! Que l’Eternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bati la maison d’Israël! Manifeste ta force dans Ephrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem! Puisse ta postérité que l’Eternel te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar. Alléluia! Que son Nom soit béni! Amen!

Ici, lorsque le plus proche parent a renoncé à son droit de rachat, alors Boaz a acquis d’Elimélec tout ce qu’il a perdu, son champ et tout ce qui entre dans son patrimoine comme héritage. Il a aussi acquis Ruth comme sa femme, devant des témoins, les anciens du pays, des hommes considérables. Il a exercé son droit de rachat en même temps sur Naomi. Alléluia! Parce que par Ruth, Naomi aura une descendance. Parce que l’enfant qui naîtra de Ruth va relever le nom de Machelon qui est le fils de Naomi. En même temps, que Ruth est rachetée, Naomi aussi est réhabilitée en Israël. On dira aussi que c’est le fils de Naomi.

Et ici, les anciens ont prononcé une bénédiction qui exprime la profondeur du droit de rachat. Ils ont dit à Boaz : Que l’Eternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et Léa. Parce que c’est Rachel et Léa qui ont donné naissance aux douze patriaches qui sont les fils d’Israël. C’est de leur sein qu’est sorti le royaume d’Israël. Ils ont encore dit: Manifeste ta force dans Ephrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem! Puisse ta postérité que l’Eternel te donnera par cette jeune femme, rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar ! Ici, quand ils ont prononcé les paroles de bénédiction, ils ont dit une chose qui est importante… Quand cette femme va accoucher, que l’enfant qui viendra soit comme Pérets que Juda a eu par Tamar. Alléluia!

Et je voudrais expliquer ce qui s’est passé entre Juda et Tamar. Juda est le fils de Jacob. Et il avait trois fils. Il a pris une femme pour son premier fils. Cette histoire se trouve dans Génèse 38, mais nous n’allons pas lire parce que c’est un peu long. La bible dit que le premier fils de Juda était méchant et Dieu l’a tué. Amen! Il n’a pas eu d’enfant et il est mort à cause de sa méchanceté. Tamar était sa femme, donc Juda a pris son deuxième fils qu’il a donné à Tamar pour que le nom de son fils qui est mort soit relévé selon l’usage. Mais quand il allait avec Tamar, comme il ne voulait pas faire d’enfant pour son frère qui est mort, il se souillait à terre pour qu’elle ne tombe pas enceinte.

Dieu a regardé, Il n’a pas aimé et Il l’a tué. Mais le problème de Tamar n’était pas résolu. Juda a regardé, des trois fils, il y a deux qui étaient déjà mort. S’il donnait le troisième à cette femme là, certainement qu’il allait mourir aussi. Et il ne disait rien à Tamar. Le temps est passé et elle s’est dit qu’il fallait qu’elle règle le problème elle-même. Alors elle a tendu un gros piège à Juda. Juda avait perdu sa femme, il avait fait les funérailles et le temps était passé. Un jour, il est allé en ville pour faire tondre ses moutons, et il a fait son commerce… il était fatigué. La nuit, il passait dans une rue et il a vu une fille prostituée qui l’a embarqué. Elle l’a pris de vitesse, et il n’a rien compris. Amen! Il n’a pas résisté et puis il est parti avec elle dans sa maison. Quand ils ont fini, elle a reclamé son argent…c’est payant chez les prostituées, ce n’est pas gratuit.

Il y a un prix à payer. Donne-moi mon argent. Or Juda n’avait pas d’argent sur lui. Cette affaire n’était pas planifiée par Juda. Il a dit : demain matin, je viendrai te donner ton argent. Elle dit d’accord, mais donne moi une garantie, un gage qui atteste que tu vas revenir. Parce que pour aller chez les prostituées, c’est la nuit. Les gens se cachent pour y aller, rien ne garantie que le matin, tu vas revenir pour payer. Il faut me donner une garantie. Donc il avait son sceau (sa bague) et son bâton. Il les a mis en garantie.

Quand Juda est parti, Tamar qui a joué les prostituées la nuit a disparu. Le matin, il est venu, même avec des cadeaux en plus pour elle, mais point de prostituée. Il dit: la prostituée qui était dans la maison ici, où est-elle partie? Les gens lui ont dit : cette maison n’est pas habitée. Il l’a cherchée partout, il ne l’a pas vue. Et quelques temps après, il apprend que Tamar est enceinte. Il dit: Très bien, je vais finir avec le problème. A cause d’elle j’ai déjà perdu deux fils. Si Tamar est enceinte, c’est qu’elle s’est prostituée. C’est une abomination dans le pays. Elle mérite la lapidation. Le verdict de Juda, c’est que Tamar doit mourir puisqu’elle a trahi. C’est une femme qui a commis l’adultère.

On lui a demandé : Qui t’a enceinté? Elle ne repondait pas. Donc ils ont décidé qu’elle doit mourir parce qu’elle a péché en allant se faire enceinter par un inconnu, alors qu’elle est mariée dans la famille de Juda. Elle devrait attendre sagement jusqu’à ce qu’on lui donne un autre mari. Au moment où les gens s’apprêtaient à la prendre pour aller la tuer elle dit: J’ai quelque chose à dire. Celui qui m’a enceinté ! C’est celui à qui appartiennent ces affaires que voici. Quand ils ont regardé, c’était Juda. Et Juda a dit: Je n’ai pas raison, c’est Tamar qui a raison. Alléluia! C’est l’enfant qui est né de cette affaire qu’on appelle Pérets.

Pérets est le fruit du droit de rachat que Tamar a reclamé à Juda. Son beau-père ne voulait pas lui donner un mari pour relever le nom de son époux défunt et ôter ainsi sur elle l’opproble. Dieu a approuvé Tamar et l’a bénie. Oui frères, Tamar a été bénie. Pérets est devenu un grand en Israël; voilà pourquoi ils ont dit : que l’enfant que Ruth va donner à Boaz soit aussi grand que Pérets. Oui Pérets était un grand, un puissant en Israël. Et quand vous regardez la généalogie de Jésus-Christ, vous verez que Jésus descend de la race de ceux qui sont nés par l’exercice du droit de rachat. Dans la lignée de Juda, après le patriache Juda, c’est le nom de Perets qui suit. La bible dit: Voici la postérité de Péret. Pérets engendra Hetsron, Hetsron engendra Ram; Ram engendra Amminadab; Amminadab engendra Nachschon; Nachschon engendra Salmon; Salmon engendra Boaz; Boaz engendra Obed; Obed engendra Isai et Isai engendra David.

Jésus est appelé fils de David. C’est à cause du droit de rachat qui devait être exercé pour nous tous, que plusieurs parmis les ascendants de Jésus sont venus selon le droit de rachat. Alléluia! Pérets est venu selon le droit de rachat. Si sa mère ne s’était pas levée pour exgiger pour elle le rachat, il ne serait pas venu au monde. Amen! Et si Ruth n’avait pas reclamé le droit de rachat, son fils Obed ne serait pas né, or Obed est le grand père de David. C’est pourquoi il est dit à Naomi: Béni soit l’Eternel qui ne t’a point laissée manquer aujourd’hui d’un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébrer en Israël! Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse; car ta belle-fille, qui t’aime, t’a enfanté un fils, elle qui vaut mieux pour toi plus que sept fils.

Et l’histoire montre que Boaz est le fils de Rahab. Amen! Boaz est le fils de Rahab la prostituée de Jérico qui a caché les espions juifs. Avec elle il y a eu une alliance de rachat. Par cette alliance, elle a intégré le peuple d’Israël et le Dieu d’Israël est devenu son Dieu. Elle a eu pour époux Salomon de la tribu de Juda. Boaz est né de ce mariage et c’est son histoire avec Ruth que nous venons de voir. Le rachat est l’expression de la grâce qu’on accorde à celui qui a tout perdu. Rahab est citée parmi les saints comme celle dont la foi a obtenu misericorde et grâce de la part du Seigneur. Son fils Boaz en exerçant le droit de rachat sur Ruth, une moabite qui avait tout perdu s’est assurée ainsi une lignée royale. Car la royauté appartient à la race de ceux qui ont assez d’amour pour exercer le droit de rachat. Jésus, fils de David est venu manifester le rachat pour toute l’humanité, voilà pourquoi il est élévé Roi et Seigneur. Le droit de rachat est une grâce qu’on manifeste à celui qui a tout perdu. Que son Nom soit béni!

Frères, il y a un droit de rachat, et chacun de nous a un droit de rachat à exercer. Nous avons été rachetés, c’est pour qu’en retour, nous puissons exercer ce droit de rachat. On va lire dans Apocalypse 5 : 8.

Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ills chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils règneront sur la terre. Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. Amen ! Alléluia !

Ici, Jésus-Christ est présenté comme l’agneau de Dieu immolé. Il a racheté par son sang, pour Dieu, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation. Mais pourquoi il a fallu que Jésus vienne pour racheter? Quel était notre problème. Pour comprendre, certainement qu’il faut remonter au commencement. La bible dit qu’Adam était fils de Dieu, à l’image et à la ressemblance de Dieu. Dieu l’a établi sur la terre avec tous les droits pour dominer sur toute la création. En tant que Fils de Dieu, il était l’héritier de tout le patrimoine de Dieu sur la terre. Il avait autorité sur toute la création qui lui était soumise. Mais un jour, il y a eu quelqu’un qui lui a tout ravi. Satan, Lucifer, le diable a réussi par un acte de tromperie à lui ravir son héritage. Par la désobéissance à la parole de Dieu, Adam a tout perdu. Il a perdu la vie et il est devenu mortel.

Il a perdu sa position de domination ainsi que la liberté. Toute sa descendance a été vendue au péché. Les hommes sont devenus esclaves du péché, donc esclave de Satan et des démons. Depuis des millenaires, tous les hommes issus d’Adam ont été sous le joug de satan, le méchant. Pour qu’Adam soit réhabilité, il fallait un parent dans sa lignée pour exercer le droit de rachat. Le problème c’est qu’Adam, fils de Dieu n’avait pas de frère. Tous ses fils sont nés sous la servitude. Tous ce qu’Adam a perdus, nous l’avons perdu aussi. Il a perdu d’abord la vie. La vie était son héritage. Adam ne devait pas mourir, mais il a perdu la vie. Et quand il a tout perdu, nous avons tout perdu.

Si on a acheté ton père, et qu’il est esclave, tu es un esclave. Adam a tout perdu, il est devenu un esclave. Et tout ce qui était à lui, lui a été arraché. Il devait travailler sur le sol dur pour trouver à manger. Il avait perdu la liberté et la domination. Avant, il avait le pouvoir sur tous les animaux. Quand il les appellait, ils venaient se présenter un à un. Mais après le péché, il se cachait de certains animaux. Adam avait perdu la liberté. Il n’y avait pas un seul libre parmi ses fils. Tout le monde était passé sous la domination de Satan. A cause du péché, il avait un droit sur tous les humains. Nous étions ses prisonniers. Amen!

Il tuait qui il voulait. Il attrapait qui il voulait. Satan égorgeait qui il voulait. Et il faisait tout ce qu’il voulait sur la terre. Les choses les plus mauvaises… C’était les ténèbres, et les hommes souffraient. Tous les hommes que vous voyez, les grands, les rois, les présidents de la république, les ministres sont des esclaves de satan, s’ils ne sont pas en Christ. Devant les démons, ils ne sont rien. Ils sont manipulés comme des enfants. Un homme qui est allé à l’école, qui a obtenu tous les diplômes devient un jouet en face des démons. Avec tout son bagage intellectuel, il peut se laver nu à un grand carrefour à minuit pour satisfaire les désirs d’un petit démon. C’est du fétichisme. Ils ont peur des esprits. Quand on dit qu’il y a un génie, tout le monde tremble. C’est l’esclavage, la vie de péché et d’abomination.

Le problème, c’est qu’Adam était seul, il n’avait pas de frère. Est-ce que Adam avait un frère? (l’assemblée répond : Non!) Il n’avait pas un parent rédempteur. Celui qui a tout perdu et qui n’a pas un seul parent rédempteur est foutu. Son cas est désespéré. Qui pouvait exercer le droit de rachat sur Adam et sa descendance, pour récupérer l’héritage qu’il avait perdu? Il n’y avait personne. Si tu n’as pas de frère, et que tu as tout perdu, c’est difficile. Mais si tu as un frère, même un neveu lointain, il peut te racheter. Que son Nom soit béni! Mais Adam n’avait personne, donc il avait tout perdu. Mais il fallait un frère à Adam. Il fallait à Adam un frère qui n’est pas lié, qui n’est pas esclave. Car, pour exercer le droit de rachat, il faut être libre. Un esclave ne peut pas racheter un autre esclave. Il faut un homme libre pour exercer le droit de rachat sur son frère.

Donc il fallait un second Adam, un homme libre, un homme qui a les capacités, les moyens de racheter, et qui a le droit de rachat. Amen! Comme Adam était Fils de Dieu, il fallait un autre fils de Dieu comme parent rédempteur. Aucun ange ne pouvait le faire même, s’il le voulait, car les anges ne sont pas nos parents rédempteurs. Ils n’ont pas de droit de rachat sur Adam. Jésus par sa naissance est le parent redempteur d’Adam. Il est notre parent redempteur. Amen. Que son nom soit benit.

Mais la bible dit qu’il est venu comme un agneau de Dieu. Mais pourquoi ? C’est parce que le prix du rachat exigé appelait un sacrifice de vie. Car ce que nous avons perdu, c’était la vie. Il fallait une vie semblable à celle qu’on avait perdue pour la racheter. Vie pour vie. Sa mort était le prix à payer pour le rachat et sa résurection était la restitution de la vie éternelle qu’on avait perdue en Adam. Ainsi, le prix a été payé, le droit de rachat a été exercé. Nous sommes des rachetés. Sur nous a été exercé un droit de rachat. Nous ne sommes plus redevables à satan et aux démons. Ils n’ont plus rien à nous demander, à nous exiger. Voilà pourquoi la bible dit que si le fils vous affranchit, vous êtes alors réellement libres. On est libre par le droit de rachat. C’est le prince de vie qui nous a rachetés. Et il l’a fait par son sang versé.

Notre liberté est chère. Voilà pourquoi on ne doit plus accepter de redevenir esclave. Le Seigneur dit que celui qui pêche est esclave du péché. C’est par le péché qu’Adam est devenu esclave. Celui qui a été racheté doit veiller sur sa liberté. Alléluia! Celui qui est né en Jésus-Christ, rentre dans le bénéfice du droit de rachat qui a été exercé. Il a été restauré dans sa liberté, dans sa dignité et ses biens. Alléluia! Et celui qui est racheté a aussi un devoir. En effet, quand Jésus est venu, Il a travaillé selon le droit de rachat. Certains diront : mais Jésus est venu, il n’est pas venu en Côte d’Ivoire, Il n’est pas allé en Chine, Il est resté seulement en Israël. Ils disent, vous les chrétiens vous ne comprenez rien ! Jésus était venu pour les Juifs seulement… Parce qu’il n’est pas allé ailleurs avec ses disciples, il n’allait pas ailleurs qu’en Israël…

Jésus est venu pour exercer le droit de rachat. Il se devait d’agir selon les principes du droit de rachat. Par rapport aux juifs, il est le plus proche parent. Nous, nous sommes éloignés. On est éloigné, donc il fallait que le droit de rachat soit exercé d’abord sur les juifs, en Israël. C’est ce qui est ecrit dans Luc 24- 46 à 47 : *et il leur dit : ainsi il est ecrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que le pardon et la repentance des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations à commencer par Jérusalem.* Amen! Et puis maintenant, à ceux qui ont été rachetés, il leur a donné la commission d’aller dans le monde entier, pour aussi exercer le droit de rachat sur la vie des peuples parce que le droit pour eux a été acquis. Pour que nous soyons rachetés, il fallait que des hommes rachetés, exercent sur nous le droit de rachat. Il y a eu des européens, des américains... Lorque nous étions dans les ténèbres de l’idolatrie, et qu’il y avait sur eux, le fardeau des africains, ils priaient pour nous ! Eux ils étaient entrés dans leur droit et leur dignité et maintenant ils se préoccupaient du sort des africains. Ce sont des parents rédempteurs. Ils n’avaient pas de repos, car il fallait absolument que l’Evangile parvienne aux noirs en Afrique. Ils priaient, ils jeûnaient pour que l’évangile parvienne aux africains. Il y en a qui ont consacré leur vie à cela. Ils priaient pour les noirs, pour que le droit de rachat leur parvienne. Beaucoup de missionnaires sont morts en Afrique. Ils ont été tués soit par les maladies ou même les bêtes féroces. Pour la plutard, leurs tombes sont restées dans les brousses africaines. Ils avaient un devoir : libérer nos parents de l’obscurantisme dans lequel le diable les avait plongés. Nos parents n’ont rien eu dans les ténèbres, ils n’ont rien eu de bon. Amen! Qu’est-ce qu’on gagne dans les ténèbres? C’est l’esclavage. Oui, ils étaient esclaves de l’exploitation du diable dans les ténèbres. C’est parce qu’on adorait les fétiches, c’est parce qu’on adorait les eaux, les montagnes, qu’on nous a vendu comme des poulets. Alléluia!

Mais, ces missionnaires ont prié, ils ont jeûné, ils ont souffert pour que l’Evangile parvienne aux africains. Il y avait un prix à payer et beaucoup l’ont payé d’une manière où d’une autre. Certains sont morts dans la prière, tellement ils avaient le fardeau du rachat des africains. Celui qui est né en Jésus-Christ, qui a reçu la liberté en Jésus-Christ, la délivrance en Jésus-Christ…celui qui a été restauré en Jésus-Christ a aussi un droit de rachat à exercer. Alleluia! D’abord pour ses plus proches parents... Et je vais vous dire une chose : dans le monde des esprits, tout fonctionne selon les principes du droit de rachat. Dans le monde, dans les coutumes, tout fonctionne selon le droit de rachat. Amen! Oui frères. Dans le monde des ténèbres, tout fonctionne selon le droit de rachat. Un exemple : si ta mère qui t’a mise au monde se lève et te maudit pour une raison quelconque, tout ce qu’elle a prononcé comme malédiction t’atteindra. Elle peut dire, comme cela se fait dans les villages : si ce n’est pas moi qui t’es porté dans mon sein ou qui t’ai allaité, que ce que je dis n’arrive pas, mais si c’est moi qui suis ta mère alors que cela arrive

Ce qu’elle a dit va t’arriver parce qu’elle est la plus proche parente. C’est ta mère. C’est comme ça que cela fonctionne dans le monde des ténèbres. Le plus grand sorcier ne peut pas venir ici à Biasso, alors qu’il n’est pas d’ici, prendre quelqu’un et le tuer…Ce n’est pas possible. Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas de lien de sang. Il faut absolument un parent proche, le plus proche pour livrer la personne. Et parmi les parents, il y a des dégrés. C’est le parent le plus proche qui a plus de pouvoir sur celui qui doit être livré. Si c’est ton père, il a encore plus de pouvoir. Parce qu’il est plus proche. Le frère et le cousin n’ont pas les mêmes forces. Si ton cousin veut t’atteindre, il faut que ton frère soit d’accord. Il faut qu’il soit d’accord. Donc tout fonctionne dans le mystique par dégré de parenté.

Maintenant, nous sommes rachetés. Christ nous a rachetés de tout ça. Il a exercé le droit de rachat pour qu’on soit libre. Et même quand on est libre, nos parents pour la plupart sont encore dans les ténèbres. Ils continuent de vivre dans les ténèbres avec les règles et les pratiques des ténèbres. Dans les ténèbres, on n’exerce pas de droit de rachat, mais on livre les hommes à la mort selon ces principes ténébreux. Et même frères, dans nos familles, les sorciers continuent d’user de ce droit pour nous reclamer. Ils continuent d’user de ce droit sur nous, parce que c’est un droit de sang. Beaucoup de chrétiens l’ignorent certainement, mais des sorciers en vertu de ce principe, influencent la vie des frères en les nuisant énormement. Nous qui avons été rachetés, dans notre position d’hommes libres en Jésus-Christ, nous avons reçu toutes les capacités spirituelles, non seulement pour nous défendre, mais aussi pour combattre tous les démons pour la délivrance de nos parents.

Le droit que nous avons pour exercer le rachat sur eux est supérieur à leur droit ténébreux. Nous avons un droit de rachat sur nos parents. De la même manière qu’ils nous réclament dans les ténèbres pour la mort, nous aussi dans la lumière, nous avons le pouvoir de les réclamer pour la vie. Ils travaillent dans les ténèbres contre nous, mais nous aussi, dans la lumière, nous avons le droit de travailler pour leur salut.

Dans la lumière, on a un droit de rachat sur eux. Et comme la lumière chasse les ténèbres, la victoire est pour le salut de leurs âmes. La lumière est plus forte que les ténèbres. Si on se tient dans le sang de Jésus-Christ qui a été versé pour le rachat de tout peuple, de toute tribu, de toute langue et de toute nation pour exercer le droit de rachat, ils seront rachetés. Le réveil consiste à racheter en masse pour Dieu des hommes et des femmes de toute langue, de toute tribu, de tout peuple et de toute nation. C’est l’œuvre que le Seigneur veut accomplir à la fin des temps. Mais il faut des hommes et des femmes libres qui acceptent de payer le prix, car il y a un prix à payer.

Il y a une règle dans le droit de rachat. On n’exerce pas le droit de rachat dans la haine. Jésus nous a-t-il racheté dans la haine? (l’assemblée répond: Non!) Mais alors pourquoi lorsque dans nos songes, nous voyons nos parents, nos oncles, nos tantes qui font des choses en sorcellerie contre nous, nous les haïssons ? Souvent, il y a des prières du genre : « retour à l’envoyeur, que le feu te consume ». Mais à qui est-ce qu’on s’adresse ? Est-ce à l’oncle ou aux esprits méchants qui ont pris en otage sa vie. Ou bien faut-il détruire nos parents sorciers par la puissance de Dieu que nous avons reçue ? Est-ce de cette manière que Jésus a agit avec nous ? C’est comme ça qu’on exerce le droit de rachat? C’est comme ça que Jésus a exercé le droit de rachat sur toi?

N’ayons pas la mémoire courte ! Nous étions avec eux. Nous étions parmi les méchants, parmi les sorciers, parmi les voleurs, parmi les cupides, les adultères. Mais la bible dit que quand nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Le rachat s’exerce au profit des esclaves, de ceux qui sont sous la puissance du diable. Ceux là sont nécessairement ennemis des gens qui sont dans la lumière. Voilà pourquoi celui qui veut exercer le droit de rachat doit gagner en amour. Celui qui veut exercer le droit de rachat doit aimer. Si tu te tiens dans le sang de l’Agneau qui a été immolé et que tu as vraiment de l’amour, tu peux racheter ton fils, tu peux racheter ton frère, tu peux racheter toute ta famille, tu peux racheter ton époux, tu peux racheter tout Biasso. Amen !

Le Seigneur a reglé le problème. Tu peux les racheter à Jésus-Christ. Amen! Mais le droit de rachat a un prix à payer. Amen. Il y a un prix à payer. Jésus, qu’est-ce qui lui est arrivé? Il est mort à la croix. Il a payé le prix. Ce qu’on a perdu, il faut quelqu’un pour payer la dette. On rembourse. Si ton frère gagné par la pauvreté a mis son champ en garantie avant sa mort, pour récupérer le champ, il faut rembourser la dette. Tu ne peux pas venir faire des histoires en disant que c’est le champ de ton frère. Il faut payer sa dette pour récupérer ton héritage. Donne le champ de mon frère, donne le champ de mon frère, ce n’est pas ainsi ! Devant des témoins, rembourse la dette et le champ te reviendra. C’est cela le rachat. Donc il y a un prix à payer. Amen!

Frères ce que nous prêchons, nous le recevons après des expériences. Amen! Ce que nous prêchons, c’est parce que Dieu nous l’a fait expérimenter que nous le prêchons. Il y a une grande puissance de délivrance dans l’amour. Mais l’amour véritable conduit au sacrifice, à la souffrance. Pour illustrer tout ce qui a été dit, je vais vous rendre plusieurs témoignages. Un samedi, j’étais allé chez moi, dans mon village. Mon cousin était venu, on a causé ensemble, on a mangé ensemble. Lui, il est du village voisin. On s’est quitté ce même samedi dans la paix. Mais le dimanche, lorsque je revenais de l’Eglise, en passant devant le CHU de Yopougon, je suis surpris de le voir à l’entrée. Je lui demande : qu’est-ce que tu as ? Qu’est-ce que tu fais ici ? Il m’apprend que le samedi, quelques minutes après qu’on s’est dit aurevoir, un véhicule a renversé l’un de ses fils. Et cet enfant est en train d’agoniser dans la salle des urgences.

Je l’ai suivi pour voir l’enfant, mais c’était terrible. Pendant que je regardais l’enfant dont la tête était comme cassée, j’ai reçu une profonde conviction que c’était l’œuvre des sorciers. Il avait été livré par les parents de son père. Je me suis comme revolté contre cela et j’ai dit en mon cœur : Je ne suis pas d’accord. La nuit, je me suis levé dans la prière pour réclamer le garçon à la vie. Il y a une puissante onction qui est venue et le combat a duré au plus une heure. Il fallait dans le combat l’arracher entre les mains des sorciers. Je l’ai reclamé à la vie sur la base de l’œuvre accomplie à Golghota, et l’enfant a survécu. Après la prière, je savais que l’enfant avait été entièrement délivré de la main des sorciers. En fait, ils l’avaient déjà tué. C’est la suite qui m’a surpris.

La nuit suivante, dans mon sommeil, les sorciers qui avaient pris l’enfant, sont tombés sur moi avec une grande brutalité. Ils m’ont maltraité. Malgré mes recours au Seigneur, ils m’ont maltraité. Je me suis dit : mais comment le Seigneur pouvait les laisser agir ainsi ? Et je suis tombé malade. J’ai été malade à mort pendant cinq jours. Toutes les nuits, je souffrais dans tout mon corps. C’était terrible. Dans les songes, je voyais ces sorciers venir faire des choses bizzares contre moi, à telle enseigne que j’avais peur de fermer les yeus. Cela a duré pendant cinq jours. La dernière nuit, très fatigué et affaibli par la fièvre, j’ai eu une vision où j’ai vu le Seigneur avec un merveilleux sourire. J’ai dit : Mais Seigneur, tu vois tout ce qu’ils me font et toi, tu ne dis rien ? Il m’a regardé, Il a souris et la vision m’a quittée. Dans mon coeur une voix m’a dit : il y a un prix à payer. Alléluia! Il y a un prix à payer.

Jésus a accepté de mourir pour nous racheter. Lui, Il avait le pouvoir de donner sa vie et de la reprendre. Il a souffert, c’est tout. C’est volontairement qu’il a souffert. Sinon qu’est-ce que le diable pouvait faire après cela. Absolument rien. Ce qui importe, c’est qu’on soit racheté. Nous aussi, comme nous avons la vie en Jésus-Christ, on ne meurt plus. Ils n’ont aucun pouvoir pour nous tuer. Ils peuvent nous fatiguer, nous faire souffrire, c’est tout. Notre vie est cachée en Dieu en Jésus- Christ. On peut arracher une âme à Satan. Il va s’agiter, effrayer, mais il n’y aura rien après… Le prix a déjà été payé. La conclusion, c’est que le petit garçon n’a pas été enterré. Moi-même, je suis vivant et en pleine forme. N’ayons pas peur du combat spirituel pour la délivrance des autres. Amen. Frères, apprenons à exercer le droit de rachat, gagnons en amour et on va racheter nos enfants, on va racheter nos familles, nos cousins… Alléluia! Parce que maintenant, on a la liberté de les appeler à la lumière. Parce que la lumière chasse les ténèbres. Que son nom soit béni!

Le deuxième témoignage. Une nuit, vers le matin, dans un songe, on me dit : lève-toi, il faut prier pour Adama… Et puis je me suis réveillé. Mais je n’avais pas bien perçu la chose. Je me suis recouché. Jai eu le même songe. Mais j’étais mort de sommeil. Alors, je vois ma femme dans un songe qui me reveille bruyamment en me disant : lève toi pour prier pour Adama. Cette fois, je me suis reveillé pour de bon. J’ai touché mon épouse et je lui ai demandé : pourquoi tu demandes que je prie pour Adama. Elle s’est reveillée sans comprendre ce que je disais. J’ai compris que cela venait du Seigneur. J’ai prié pour le monsieur qui était l’un de mes collaborateurs au service et qui était de surcroit de la foi musulmane. Je l’ai reclamé au Seigneur afin qu’il soit délivré de tout danger. J’ai demandé la destruction des projets de l’adversaire contre lui.

Quand il a fait jour, très tôt, je l’ai appélé. Je lui ai demandé si tout allait bien chez lui. Il m’a repondu : « patron ça ne va pas du tout. Je suis malade à mort. Et là où je suis couché, je ne peux plus marcher. Le mal est partout, surtout dans mes pieds ». Je lui ai dit : Ne t’inquiète pas, cette nuit, Dieu m’a réveillé et m’a demandé de prier pour toi. Donc tu es guéri. Adama est guéri, mais moi, je suis tombé malade et je ressentais exactement les mêmes douleurs qu’il avait. Par rapport à lui, j’ai été un parent redempteur, mais pas un proche parent, dans ce cas, le prix à payer est encore plus douloureux. C’est comme ça le principe du droit de rachat. Et l’amour a manifester aussi doit être désinterressé. Amen.

Aujourd’hui, les hommes sont menés par milliers ou même par millions à la mort, chaque jour. Le Seigneur recherche des rachétés qui vont délibérement accepter de se mettre à la brèche pour sauver quelques uns. C’est un devoir pour nous les rachétés de sauver ceux qu’on mène pour être égorgés. Il n’y a pas de salut, si on ne trouve pas dans le royaume de Dieu, des hommes et des femmes qui se disposent à recevoir le fardeau de ceux qui sont dans les liens, enfin d’intercéder pour leur salut. Aujourd’hui plus que jamais, le besoin de salut est grand dans les nations. Nous avons un puissant droit de rachat pour le monde entier. Le diable a pris le contrôle des nations par le péché. En Europe, en Amérique et presque partout, c’est la revendication pour les droits de Sodome et Gomorre.

Les descendants de ceux qui ont combattu pour exercer le droit de rachat pour notre salut en Afrique ont perdu l’ancien Evangile, ils ont perdu la foi authentique. C’est un devoir pour ceux qui sont éclairés aujourd’ui de se réveiller dans la prière pour réclamer les peuples des nations au salut. Dieu le fera avec tous les rachetés volontaires qui vont s’engager avec lui dans la prière. C’est dans ce combat final que seront distingués les vainqueurs. C’est dans le combat qu’on voit qui a vaincu. Frères, gagnons en amour pour racheter à Dieu des hommes et des femmes, de toute langue, de toute tribu, de tout peuple et de toute les nations. La recompense est grande. Jésus dit : celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec Moi sur mon trône. Que son Nom soit béni! Alléluia! Je m’arrête là frères. Je crois que vous avez saisi la pensée de Dieu que je voudrais faire passer ce matin. Que Dieu vous bénisse !