Publication: 23 septembre 2020
Temps de lecture: ~ 27 minutes
Auteur: Parfait M'bra

Dieu regarde au coeur

Exhortation de Juillet 2020

Mes bien-aimés frères et sœurs, je vous salue tous dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ par cette Parole d’Apocalypse 3 : Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. (Apoc 3:19-20)

Mes chers amis, combien de fois est-il bon de se laisser enseigner par l’Esprit de Dieu pour mieux comprendre les écritures et le contexte de leur accomplissement. Comme vous le savez, l’enjeu de la guerre spirituelle actuelle demeure l’enlèvement de l’Église-Épouse ; Cette Église qui parviendra à accomplir toute la volonté de Dieu et qui pourra se targuer d’être réellement le temple de Dieu, comme Christ le fut pendant son séjour dans la chair.

En effet, Dieu cherche un temple, un tabernacle dans lequel Il peut demeurer dans toute sa plénitude pour achever parfaitement Son œuvre dans les nations en vue du rétablissement de toute chose. Et le Message du temps de la fin est censé préparer des cœurs qui ont compris cette volonté de Dieu et qui se sont apprêtés à la mettre en œuvre. Selon ce qui est écrit dans Hébreux 10, Dieu n’a pas agréé les sacrifices d’animaux, mais Il a voulu à la fin se former un CORPS dans lequel Il habite pleinement pour exécuter Lui-même Sa propre volonté afin d’être enfin SATISFAIT. Notre Dieu veut être satisfait. Certes nous Le servons, mais est-ce qu’Il est satisfait du service que nous faisons ? Évitons le triomphalisme s’il vous plaît. Dans l’Ancienne Alliance, les enfants d’Israël pouvaient sacrifier des milliers d’animaux à l’Éternel Dieu à l’occasion de certaines célébrations, mais la réalité est que tout cela ne satisfaisait pas le cœur de Dieu, car Il voulait plus que les sacrifices d’animaux. C’est dans le livre d’Hébreux que Paul poussé par l’Esprit va nous dire ce qui a plu à Dieu. Il est écrit au chapitre 10 :

C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps; Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté. (Hébr 10:5-7)

En effet, il a fallu à Dieu, un corps semblable à celui des hommes pour régler le problème de l’humanité de manière définitive. Dieu forma à Christ un Corps puisqu’Il entrait dans le monde et y habita pleinement pour accomplir sa propre volonté. C’est pour cette raison que Paul dit qu’en Christ habita corporellement toute la plénitude de la Divinité. (Col 2 :9) Quand Christ est venu dans le monde, Il était le temple de Dieu, le tabernacle de Dieu parmi les hommes. À ce sujet, Il avait eu une conversation avec les juifs :

Les Juifs, prenant la parole, lui dirent : Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte ? Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps. C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite. (Jean 2 :18-22)

Ce temple de Jésus-Christ qui fut rebâti, après avoir été démoli est bien l’Église, car il est écrit que nous sommes ressuscités avec Lui et nous sommes désormais devenus son Corps, pourvu que nous ayons reçu le Saint-Esprit, après avoir été régénéré par la Parole de Dieu.

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. (1 Cor 3:16-17)

Il est clair que nous sommes devenus le temple de Dieu, et que Dieu a besoin de nous pour accomplir sa pleine volonté. Tous les services qu’on peut rendre à Dieu sont les bienvenus, mais nous devons savoir que Dieu a besoin d’habiter pleinement en nous pour accomplir sa volonté. Il a besoin PHYSIQUEMENT de nous pour accomplir sa volonté. Malgré les sacrifices et les offrandes, Il avait quand même besoin que quelqu’un vienne demeurer en Israël avec le peuple pour le racheter. Mes bien-aimés, les choses sont ainsi. L’Église de la fin des temps est devenue le tabernacle de Dieu parmi les hommes. C’est grâce à notre position que le reste des hommes pourra renouer avec l’adoration véritable de Dieu. Nous sommes devenus le Sel de la terre et la Lumière du monde. (Matth 5:14) C’est à notre sujet qu’il est écrit dans Aggée 2:9 que la gloire de la dernière maison sera plus grande que celle de la première. Avant cela, il est dit aux versets 6 et 7 :

Car ainsi parle l'Éternel des armées : Encore un peu de temps, Et j'ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec ; J'ébranlerai toutes les nations ; Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, Dit l'Éternel des armées.

Nous avons vu la gloire de la première Église, l’Église de la pentecôte. Nous avons vu comment Dieu l’a béni et rempli de son Esprit. Le témoignage nous est rendu dans Actes des apôtres et dans plusieurs épitres des apôtres. Toutefois Dieu a réservé une surprise à l’humanité entière à la fin des temps, en vue d’achever son œuvre et glorifier ses fils et ses filles. Jésus a gardé le bon vin de son Esprit pour la fin des temps. Cela fut prophétisé dans Jean 2, aux noces de Cana. Je peux vous attester que ce miracle fut très approprié, car il était prophétique. En effet, le vin que le Seigneur fabriqua par un miracle était un vin prophétique – c’était une image du vin nouveau de son Esprit. L’ordonnateur du repas remarqua après l’avoir goûté que c’était le meilleur vin et qu’il avait été mis à la disposition des invités seulement à la fin.

Quand l'ordonnateur du repas eut goûté l'eau changée en vin, ne sachant d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l'eau, le savaient bien, il appela l'époux, et lui dit: Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon après qu'on s'est enivré; toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent. (Jean 2:9-10).

Mes bien-aimés frères et sœurs, notre Seigneur, l’Époux nous a réservé une surprise à la fin. À cause de cela même, travaillons à être des outres neuves pour pouvoir contenir ce vin nouveau de l’Esprit. Que son nom soit béni

Je voudrais qu’on s’intéresse à l’aventure du prophète Samuel dans la maison d’Isaï dans le cadre de la désignation de David, en tant que futur roi d’Israël. En effet, le roi Saül avait désobéi à un ordre de Dieu et il avait été rejeté par Dieu pour ne plus régner sur Israël. En ce temps-là, Samuel ne cessait de demander grâce pour lui auprès du Seigneur.

L'Éternel dit à Samuel : Quand cesseras-tu de pleurer sur Saül ? Je l'ai rejeté, afin qu'il ne règne plus sur Israël. Remplis ta corne d'huile, et va ; je t'enverrai chez Isaï, Bethléhémite, car j'ai vu parmi ses fils celui que je désire pour roi. Samuel dit: Comment irai-je? Saül l'apprendra, et il me tuera. Et l'Éternel dit: Tu emmèneras avec toi une génisse, et tu diras: Je viens pour offrir un sacrifice à l'Éternel. Tu inviteras Isaï au sacrifice; je te ferai connaître ce que tu dois faire, et tu oindras pour moi celui que je te dirai. Samuel fit ce que l'Éternel avait dit, et il alla à Bethléhem. Les anciens de la ville accoururent effrayés au-devant de lui et dirent : Ton arrivée annonce-t-elle quelque chose d'heureux? Il répondit : Oui; je viens pour offrir un sacrifice à l'Éternel. Sanctifiez-vous, et venez avec moi au sacrifice. Il fit aussi sanctifier Isaï et ses fils, et il les invita au sacrifice.

Nous pouvons déjà remarquer que Saül avait été rejeté par Dieu, et pourtant, c’est Dieu lui-même qui l’avait choisi. Comment cela est-ce possible ?

Demain, à cette heure, je t'enverrai un homme du pays de Benjamin, et tu l'oindras pour chef de mon peuple d'Israël. Il sauvera mon peuple de la main des Philistins ; car j'ai regardé mon peuple, parce que son cri est venu jusqu'à moi. Lorsque Samuel eut aperçu Saül, l'Éternel lui dit : Voici l'homme dont je t'ai parlé ; c'est lui qui régnera sur mon peuple. (1 Samuel 9:16-17)

Après avoir lu cette écriture, est-ce que nous pouvons dire que ce n’est pas Dieu qui avait choisi Saül ? C’est bien le Seigneur qui l’avait choisi. Mais il fut rejeté à cause de sa désobéissance aux instructions de Dieu. Ce que nous devons comprendre par-là est que Dieu n’accepte pas la désobéissance, au contraire, Il la punit sévèrement. Ce n’est pas parce que Dieu nous a choisis qu’Il va tolérer notre désobéissance et nos infidélités. Ici, il faut faire la part des choses. En effet, il ne faut pas confondre la désobéissance à un ORDRE de Dieu, ce que fit Saül et la chute dans le péché liée à la faiblesse de la chair, ce que fit David avec la femme d’Urie. David avait péché certes, mais il n’avait pas désobéi à un ORDRE de Dieu, sinon le Seigneur l’aurait rejeté. Voici l’ordre que l’Éternel avait donné à son oint, le roi Saül :

Ainsi parle l'Éternel des armées : Je me souviens de ce qu'Amalek fit à Israël, lorsqu'il lui ferma le chemin à sa sortie d'Égypte. Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient ; tu ne l'épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes.

Mes bien-aimés, c’était un ordre militaire et c’était très clair. Saül devrait tout dévouer par interdit. C’était une guerre de vengeance de l’Éternel, car Dieu n’oublie pas les œuvres de ses ennemis et des ennemis de son peuple, mais Il se donne le temps de se venger. Le Seigneur supporte nos faiblesses charnelles, c’est pour cela qu’Il pardonne nos péchés, même les plus ignobles. Mais désobéir à un ordre ou une instruction de Dieu nous expose au rejet. Comme Saül était en train de mener la guerre de Dieu, il était assuré de la victoire ; Mais quelle fut son attitude après la victoire ? En effet, Dieu n’avait pas seulement dit à Saül d’aller faire la guerre à Amalek, mais Il avait aussi dit de dévouer TOUT par interdit.

Saül battit Amalek depuis Havila jusqu'à Schur, qui est en face de l'Égypte. Il prit vivant Agag, roi d'Amalek, et il dévoua par interdit tout le peuple en le passant au fil de l'épée. Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, et les meilleures brebis, les meilleurs bœufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras, et tout ce qu'il y avait de bon ; ils ne voulurent pas le dévouer par interdit, et ils dévouèrent seulement tout ce qui était méprisable et chétif. (1 Samuel 15:7-9)

Saül avait exécuté l’ordre de Dieu en partie. Il avait jugé bon de dévouer par interdit les bêtes méprisables et garder en vie celles qui étaient grasses. Il avait aussi gardé le roi d’Amalek en vie alors qu’il devrait le faire mourir. Peut-être voulait-il faire une parade avec son butin ! Mais Dieu prit très mal son attitude et regretta de l’avoir établi roi sur Israël.

L'Éternel adressa la parole à Samuel, et lui dit : Je me repens d'avoir établi Saül pour roi, car il se détourne de moi et il n'observe point mes paroles. Samuel fut irrité, et il cria à l'Éternel toute la nuit. (1 Samuel 15:10-11)

Mes bien-aimés, analysons ensemble et nous verrons que Saül avait une bonne explication à son comportement et au comportement du peuple. Souvent nous mêlons nos sentiments charnels aux œuvres de Dieu, et cela nous conduit dans la désobéissance et le rejet. En effet, les ordres et la volonté de Dieu peuvent paraitre difficile à exécuter, mais par obéissance et par respect pour Dieu, il faut les exécuter. Saül s’était justifié, mais comprenons qu’avec Dieu, on ne peut jamais se justifier et avoir raison. Dès que Saül vit Samuel, il lui dit : « Sois béni de l’Éternel ! J'ai observé la parole de l'Éternel ». On voit qu’Il était déjà pressé de dire au prophète qu’il avait exécuter la Parole de l’Éternel. Que voulait-il dire par là ? N’avait-il pas compris l’ORDRE de Dieu au commencement qui lui demandait de TOUT dévouer par interdit ? Voulait-il cacher à Samuel les animaux et le roi d’Amalek ? Cela ne nous arrive-t-il pas souvent ? Nous connaissons la Parole ou la volonté de Dieu, mais on se donne les moyens de la contourner pour assouvir nos propres desseins. En le faisant, nous courrons le risque d’être rejeté. Saül s’est expliqué, mais ce fut en vain, Dieu avait déjà résolu de le rejeter.

Samuel dit : Qu'est-ce donc que ce bêlement de brebis qui parvient à mes oreilles, et ce mugissement de bœufs que j’entends ? Saül répondit : Ils les ont amenés de chez les Amalécites, parce que le peuple a épargné les meilleures brebis et les meilleurs bœufs, afin de les sacrifier à l'Éternel, ton Dieu ; et le reste, nous l'avons dévoué par interdit.

Dieu avait-il réclamé une part de butin ? Il y a eu des guerres dans lesquelles Dieu avait pris sa part de butin, mais dans la guerre contre Amalek, Il n’avait rien réclamé, au contraire, Il avait demandé de dévouer tout par interdit. Souvenons-nous du comportement d’Acan qui avait pris du butin dévoué par interdit. N’est-il pas mort après avoir désobéi à un ordre de Dieu relatif à la manière de traiter l’ennemi ? Samuel va rappeler à Saül, l’ordre qui lui avait été donné :

L'Éternel t'avait fait partir, en disant : Va, et dévoue par interdit ces pécheurs, les Amalécites ; tu leur feras la guerre jusqu'à ce que tu les aies exterminés. Pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l’Éternel ? pourquoi t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l’Éternel ?

Saül répondit à Samuel : J'ai bien écouté la voix de l'Éternel, et j'ai suivi le chemin par lequel m'envoyait l'Éternel. J'ai amené Agag, roi d'Amalek, et j'ai dévoué par interdit les Amalécites ; mais le peuple a pris sur le butin des brebis et des bœufs, comme prémices de ce qui devait être dévoué, afin de les sacrifier à l'Éternel, ton Dieu, à Guilgal ».

Au verset 22:

Samuel dit : L'Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de l'Éternel ? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, il te rejette aussi comme roi.

Mes frères et sœurs, désobéir à un ordre de Dieu est très grave, car cela vaut la divination. Quand on regarde la manière dont Saül fut choisi, on peut comprendre aussi pourquoi Samuel s’était trompé sur le compte d’Éliab, car Saül était un bel homme.

Le père de Saül s’appelait Kis. Il avait un fils du nom de Saül, jeune et beau, plus beau qu'aucun des enfants d'Israël, et les dépassant tous de la tête. (1 Samuel 9:2)

Saül était un bel homme, comme Éliab et de haute taille. Il était plus beau qu’aucun des enfants d’Israël. Probablement Samuel avait pensé que Dieu l’avait choisi roi sur Israël à cause de sa beauté et de sa taille, et pensait que la même chose se répèterait dans la maison d’Isaï. Car, une fois dans la maison d’Isaï pour choisir le nouveau roi, Samuel avait déjà cru qu’Éliab était le choix de Dieu, après avoir vu son apparence.

Lorsqu'ils entrèrent, il se dit, en voyant Éliab: Certainement, l'oint de l'Éternel est ici devant lui. Et l'Éternel dit à Samuel : Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère ; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur.

Mes bien-aimés frères et sœurs, Dieu a repris son prophète parce qu’il avait regardé à l’apparence d’Éliab. Dès qu’il l’a vu, il était certain que c’était lui que Dieu avait choisi, or ce n’était pas la vérité. Dieu n’avait pas choisi Éliab, ni Abinadad. Il n’avait pas non plus choisi Schamma et tous les autres garçons qui étaient là. Isaï fit passer ses sept fils devant Samuel ; et Samuel dit à Isaï que L'Éternel n'avait choisi aucun d'eux. Toutefois, Samuel demanda à Isaï: Sont-ce là tous tes fils? C’est alors qu’il répondit qu’il restait David le plus jeune, qui était en train de faire paître le troupeau. Alors Samuel dit à Isaï: Envoie-le chercher, car nous ne nous placerons pas avant qu'il ne soit venu ici.

C’est ainsi qu’Isaï envoya chercher David derrière les troupeaux de son père. Or David était blond, avec de beaux yeux et une belle figure. Quand le Seigneur le vit, Il dit à Samuel : Lève-toi, oins-le, car c'est lui! Samuel prit la corne d'huile, et oignit David au milieu de ses frères. L'esprit de l'Éternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite. Il y a beaucoup d’enseignement à tirer de cette histoire concernant le choix de David parmi ses frères. Dieu a donné ici une leçon à son prophète qui devrait nous intéresser particulièrement. En effet, lorsque Samuel avait vu Éliab, avec sa forme et la hauteur de sa taille, il avait cru très certainement qu’il était le choix de Dieu. Or le Seigneur l’avait rejeté. Si nous considérons la qualité de Samuel, qui était un grand prophète en ce temps-là, on peut se demander comment est-ce qu’il a pu se tromper de cette manière. Mais les choses sont ainsi mes bien-aimés ! Quand Dieu n’a rien dit sur un sujet ou une affaire, on peut se tromper. Dieu n’avait rien dit au sujet d’Éliab. Mais c’est Samuel qui avait cru qu’il était l’oint de l’Éternel. Cela nous arrive très souvent. Nous faisons des choix et après on se rend compte que Dieu n’avait rien à voir là-dedans. Car Dieu ne regarde pas l’apparence des choses. Dieu ne considère pas ce que l’homme considère, mais Il regarde au cœur. Comme le Seigneur l’avait dit à Samuel : l’homme regarde à ce que ses yeux voient, Or Dieu regarde au cœur de l’homme.

Nous sommes dans un temps où les chrétiens aiment regarder l’apparence des choses. Celui qui regarde à l’apparence ne voit pas loin, mais Dieu qui regarde au cœur voit loin. Celui qui regarde à l’apparence est charnel tandis que Dieu qui regarde au cœur est spirituel. Les hommes n’ont pas les moyens de voir dans le cœur du prochain, mais Dieu a les moyens de voir dans le cœur de tout le monde. C’est pour cela que nous ne pouvons jamais avoir le même point de vue que Dieu sur les individus, à moins qu’Il se révèle à nous. Dieu voit ce que tout le monde ne voit pas. Mes bien-aimés frères et sœurs, nous devons comprendre que nous sommes dans une épreuve de choix. Et dans cette épreuve, ne pensons pas que le Seigneur regarde les apparences. Non ! Dieu ne regarde pas notre manière de nous présenter devant les frères pour nous juger ou opérer un choix sur notre personne, mais Il regarde dans notre cœur. Il examine ce qui s’y trouve à l’intérieur, notamment nos motivations et nos désirs. Dieu cherche à voir si notre cœur considère ses voies.

Ne nous s’y trompons pas, car Jésus nous a déjà présenté le cœur selon Dieu. Il a dit : Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car Je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. (Matth 11:29) Cette déclaration du Seigneur Jésus est très importante et présente clairement la volonté de Dieu à notre égard. Notre Seigneur est doux et humble de cœur. Lui qui est le plus grand, Le plus important et le plus puissant, était doux et humble de cœur parmi ses disciples. Et nous alors ? Je me souviens encore de ce que l’ange du Seigneur avait dit au frère Branham dans une expérience spirituelle. Il lui avait demandé de dire à ceux qui l’écoutent que leurs pensées parlent au ciel, dans la présence de Dieu. Tout ce que nous pensons dans notre cœur, que les hommes ne voient pas, raisonne au ciel dans la présence de Dieu. Que les pensées soient pures ou impures, elles sont dans la présence de Dieu. Et c’est justement en fonction de ces pensées que Dieu nous juge, car elles traduisent la réalité de l’état de notre cœur. Dieu connait tellement les croyants qu’ils ne peuvent se cacher devant Lui. Alors qu’Israël se croyait caché, le Seigneur lui dit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de Moi. (És 29:13) Dieu connait toutes choses et Il sait quand nos cœurs sont éloignés de Lui. Quand Dieu parle, Il a toujours raison.

En effet, nous pouvons adorer Dieu du bout des lèvres et avoir un cœur éloigné de Lui. D’ailleurs, plusieurs adorent de cette manière dans Sa maison. Ils ne font pas attention et confondent l’adoration dans les apparences et l’adoration avec le cœur, dans toute la sincérité. À ce sujet, Paul a dit à Timothée qu’à la fin des temps, nous aurons affaire à des chrétiens qui ont l’apparence de la piété et qui renient ce qui fait sa force. (2 Tim 3:1-4) Dieu connait les apparences et ne se laissent pas du tout impressionner. Par contre, Il se laisse gagner par des cœurs doux et humbles, des cœurs qui savent s’humilier et s’abaisser devant Lui.

Mes bien-aimés, il existe dans la bible, un genre de cœur qui parvient toujours à faire fléchir l’Éternel notre Dieu. C’est ce genre de cœur que nous devons avoir au lieu de jouer dans les apparences et les légèretés. Avant d’aller plus loin, je dois reconnaître que la bible présente le cœur de l’homme comme un mystère que Seul Dieu connaît et peut percer. La chose la plus mystérieuse est la capacité que nous avons dans le cœur d’ACCEPTER ou de REFUSER ; de dire OUI ou NON. On ne pourra pas expliquer l’entièreté de ce mystère, mais il est réel. L’être humain a en lui quelque chose qui lui permet d’accepter ou de refuser la Parole de Dieu. Dieu l’ayant créé libre, l’homme à l’origine n’est esclave de personne, pas même de Dieu. Cette chose n’est pas née après la CHUTE de l’homme, sinon on dirait que cela vient du diable, mais elle existait déjà dans la vie d’Adam et Ève avant la chute. Au contraire, c’est la chute qui a privé l’homme de cette liberté et l’a placé sous le règne des démons dans le péché.

Si nous regardons dans la Genèse, on verra que déjà, le Seigneur avait donné la liberté à Adam de manger des fruits de tous les arbres du jardin, sauf le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal – ce qui suppose qu’Adam avait la possibilité de prendre du fruit de cet arbre mystérieux. C’est justement ce qu’il fit avec sa femme. Par-là, on voit que Dieu avait déjà donné à l’homme la possibilité de choisir la voie dans laquelle il voulait marcher, soit obéir ou désobéir à la parole de Dieu. C’est la raison pour laquelle Dieu regarde le cœur, Car c’est là-bas qu’Il peut voir ce que l’homme est dans la réalité. C’est là-bas que Dieu voit nos résolutions. Quand Christ est venu, Il n’a forcé personne à marcher avec Lui. Mais la possibilité est donnée à tous d’être sauvé en Jésus-Christ, seulement qu’il y aura toujours des hommes et des femmes qui ne seront pas intéressés par le salut.

Il existe aussi un lien mystérieux entre l’esprit de l’homme et son cœur. En effet, autant le cœur de l’homme peut se laisser fléchir par son esprit, autant l’esprit peut soumettre le cœur et l’amener à prendre des décisions. Cette relation est vraiment mystérieuse. Toutefois, elle s’explique quand on considère ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden, au moment où l’homme et sa femme n’étaient pas encore tombés dans le mal. Au départ, Adam et sa femme ne connaissaient pas le mal, mais Dieu les mettait déjà en garde contre le mal, en leur interdisant d’entrer en communication avec l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c’est-à-dire Satan, car c’est lui qui était susceptible de montrer la voie du mal à Adam. Et c’est ce qu’il fit à Ève qui accepta de toucher à l’interdit. Ève pouvait s’en tenir à ce qu’elle avait dit au serpent, mais elle s’est laissé persuader par le serpent et a conduit ainsi l’humanité tout entière dans le péché. Certes, l’homme a été créé à l’image de Dieu, mais il est resté faible vis-à-vis des esprits à cause de sa condition humaine.

Mes bien-aimés frères et sœurs, aujourd’hui, nous sommes dans une épreuve de choix, comme David, qui fut choisi pour régner sur Israël, et dans cette épreuve, Dieu regarde à nos cœurs et non à l’apparence, comme Paul l’a dit : « Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair, Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement ; et la circoncision, c'est celle du cœur, selon l'esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu ». (Rom 2 :28-29) Nous ne sommes pas dans une épreuve d’apparence, mais dans une grande épreuve du cœur, car c’est à notre cœur que le message fut adressé. (Ésaïe 40 :1) Ne nous trompons pas nous-mêmes et ne soyons pas des hypocrites, car chacun de nous rendra compte pour lui-même des actes qu’il pose aujourd’hui dans la maison de Dieu. Souvenons-nous des avertissements de notre Maître, lorsqu’Il était avec les premiers disciples. Il leur disait de se méfier du levain des pharisiens :

Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens. (Matth 16 :6)

Dans Luc 11 :39, Jésus va dire ouvertement aux pharisiens : Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l’intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. Dans Luc 12:1, Jésus sera plus précis en disant que le levain des pharisiens : c’est l’hypocrisie.

Sur ces entrefaites, les gens s'étant rassemblés par milliers, au point de se fouler les uns les autres, Jésus se mit à dire à ses disciples : Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie. Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. C'est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les chambres sera prêché sur les toits. Je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c'est lui que vous devez craindre. (Luc 12:1-5)

Le levain des pharisiens est un poison mortel dans la marche de la foi et dans la communion fraternelle. Si Jésus avait mis en garde les premiers disciples sur ce mal, c’est parce qu’il est très pernicieux. L’hypocrisie ne construit RIEN dans la Maison de Dieu parce que NUL ne peut tromper Dieu. Nous pouvons faire semblant, mais cela n’influence pas le Seigneur. Nous pouvons vouloir cacher les choses, en les enfermant dans nos chambres à coucher, mais Jésus a dit que cela sera prêcher sur tous les toits. Et Dieu ne regarde pas à notre apparence devant les frères et sœurs ou la communauté pour nous juger, mais Il nous jugera selon nos œuvres qui sont exposées dans sa présence.

En effet, qui avait parlé de Job à Dieu ? N’est-ce pas plutôt Dieu qui avait fièrement dit à Satan, qui était son serviteur Job ? « L'Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre ; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal » Job 1:8.

Dieu connaît nos cœurs et tout ce que nous sommes se trouve dans sa présence. Notre cœur et ses pensées sont devant Dieu nuit et jour et Il les connait. David dit à Dieu : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité !» (Ps 139:23-24) Pourquoi Dieu devrait-il regarder dans nos cœurs pour nous conduire ? Mais c’est parce que les voies de l’homme sont dans son cœur. Les voies de tout homme, qu’elles soient bonnes ou mauvaises sont dans son cœur. Et David en homme sage et intelligent priait Dieu de le sonder et de l’éprouver pour toujours le mettre sur la bonne voie. Nous pouvons noter dans la prière de David quelque chose de très important : Il parle de Sonder et d’Éprouver son cœur. C’est ce que Dieu fait avec ceux qui l’aiment : Il les sonde et les éprouve pour connaitre la situation de leur cœur afin de les conduire dans la voie de la perfection. C’est ce qu’Il fit avec les enfants d’Israël dans le désert.

Souviens-toi de tout le chemin que l'Éternel, ton Dieu, t'a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t'humilier et de t'éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t'a humilié, il t'a fait souffrir de la faim, et il t'a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n'avaient pas connue tes pères, afin de t'apprendre que l'homme ne vit pas de pain seulement, mais que l'homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l'Éternel. (Deut 8:2-3)

Quand on examine cette déclaration de Dieu Lui-même, on comprend qu’il n’est pas du tout permis aux chrétiens d’être hypocrites. Le levain des pharisiens ne devrait pas subsister dans le peuple de Dieu. Et les hypocrites partiront toujours du milieu du peuple de Dieu, car l’épreuve de Dieu dans son peuple vise ce but. Comme le Seigneur le dit ici, Il a lui-même humilié le peuple en l’éprouvant de diverses manières, notamment par la faim et la soif. Et pendant l’épreuve, les pensées des cœurs ont été révélées et les cœurs rebelles ont été dévoilés. Pendant quarante ans, les enfants d’Israël furent éprouvés dans le désert. Leurs cœurs furent sondés par les humiliations et les douleurs pour en connaître les dispositions. Qu’y a-t-il à l’intérieur des cœurs, dans les profondeurs ? l’Amour de Dieu ou la rébellion ? Nous avons même des défauts et de mauvais caractères qui savent se cacher dans les profondeurs de nos cœurs, et dont on ne découvre l’existence qu’avec le TEMPS et les CIRCONSTANCES. Paul donnant des conseils utiles à Timothée dans le Ministère l’a mis en garde à ce sujet :

N'impose les mains à personne avec précipitation, et ne participe pas aux péchés d’autrui ; toi-même, conserve-toi pur. (1 Tim 5:22)

Les péchés de certains hommes sont manifestes, même avant qu'on les juge, tandis que chez d'autres, ils ne se découvrent que dans la suite. De même, les bonnes œuvres sont manifestes, et celles qui ne le sont pas ne peuvent rester cachées. (1 Tim 5:24-25)

Paul disait à Timothée de faire attention à sa collaboration dans le Ministère, pour ne pas participer aux péchés d’autrui, Car, l’imposition des mains nous fait participer aux œuvres de celui qui en bénéficie. Nous voyons par l’expérience de la vie dans la foi que les péchés de certaines personnes sont effectivement manifestes parce qu’on les découvre assez vite. Par contre, certains péchés restent cachés dans les profondeurs du cœur, mais ils seront dévoilés un jour, car les mauvaises œuvres ne peuvent longtemps rester cachées. N’est-ce pas l’hypocrite qui maintient ses péchés cachés ? Mais les épreuves les rendent toujours manifestes. Et dans une Assemblée qui appartient au Dieu vivant, Il enverra toujours des épreuves pour rendre manifeste les situations qui sont dans nos cœurs. Si nous sommes attentifs, nous verrons à chaque fois l’état réel de notre cœur. Comme David, invitons notre Dieu à regarder dans notre cœur pour nous dire dans quelle situation nous sommes. Demandons à notre Dieu de nous peser pour connaître notre poids spirituel devant Lui, afin qu’on ne soit pas balayé quand son vent soufflera.

Aujourd’hui malheureusement, nous avons le levain des parisiens dans les Assemblées de chrétiens. Beaucoup de frères et sœurs n’arrivent pas à unir leurs pensées à leurs actions à cause de l’hypocrisie qui est dans leur cœur. Ils n’ont pas encore compris que nous sommes en présence du Dieu vivant, qui regarde uniquement dans le cœur de l’homme et qui rend à chacun selon ses œuvres. Dieu ne tient pas le coupable pour innocent, ni l’innocent pour le coupable, mais comme Il regarde au cœur, Il est JUSTE dans ses jugements et Il sait rendre à chacun selon ses œuvres.

Mes bien-aimés frères et sœurs, pour nous, la joie devrait être grande d’avoir avec nous, le Dieu qui nous connaît parfaitement, un ami à qui nous ne pouvons rien cacher, devant lequel notre cœur est complètement transparent, sans hypocrisie. Alors que nous allons vers la fin de toutes choses dans la présence de Dieu, marchons tous dans la lumière et la clarté de la Parole, ainsi nous rassurerons notre cœur devant Lui, car Dieu regarde à notre cœur. Que Sa grâce et Sa paix soient avec chacun de vous, dans son amour.

En Christ notre Seigneur

Fr M’BRA Parfait