Publication: 21 novembre 2019
Temps de lecture: ~ 26 minutes
Auteur: Parfait M'bra
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Braver la Grande Foule
Exhortation de Septembre 2019

Mes bien-aimés frères et sœurs, je vous salue tous dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ par cette Parole du Seigneur :

Comme une biche soupire après des courants d'eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu? Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, Pendant qu'on me dit sans cesse : Où est ton Dieu ?  (Psaume 42:1)

Mes bien-aimés, cette Parole du Psalmiste nous dit ce qui devrait se passer avec nous et avec le reste de la chrétienté aujourd’hui, car c’est vraiment le temps où chacun des fils de Dieu doit soupirer après la communion avec Dieu. Nos âmes doivent soupirer après le Seigneur Dieu qui nous a appelés à sa grâce et à son amour dans notre génération. Voyez la comparaison qui est faite, parlant de la biche assoiffée qui cherche de l’eau à boire. La biche qui va chercher de l’eau a soif – elle a besoin de trouver un courant d’eau vive pour s’abreuver pour ne pas tomber en défaillance. De même, l’âme qui a soif de Dieu doit le chercher jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvé, sinon elle court le risque de tomber en défaillance. Aujourd’hui, nous ne devons pas nous laisser distraire par ce qui se passe autour de nous. Car il existe un grand filet de Satan dans les nations : ce filet s’appelle distraction. Tout le monde entier manque de concentration et d’attention parce que l’ennemi l’a inondé de distraction et d’amusement. Ne nous méprenons pas, car c’est bien dans ce contexte que Jésus-Christ reviendra et le monde sera surpris. Nous n’avons pas encore fini de découvrir ce qui se cache dans le monde, mais il y a beaucoup de pièges de Satan qui se dressent encore devant nous – toutes choses pour nous empêcher de voir la gloire de Dieu.

Ce que nous savons est que Dieu se révèle aux siens dans la tranquillité et dans le calme, au moment où on lui consacre du temps. Et ce sont ceux qui consacrent du temps au Seigneur qui ont soif de Lui et de sa communion. Le chrétien et l’homme du monde ne peuvent pas avoir les mêmes soifs. Au moment où l’âme du croyant a soif de la communion avec Dieu, celle du pécheur recherche les plaisirs et les sensations fortes de la chair. Satan, l’adversaire de Dieu et des frères, cherche par tous les moyens à nous prendre notre communion avec Dieu ; et nous devons nous rendre compte que s’il réussit à le faire, nous sommes perdus. En effet, la grande source de perdition que nous aurons dans notre génération sera la distraction, qui conduit à la tiédeur spirituelle et à la profanation des choses saintes. Les maux de notre génération s’appellent : distraction et plaisirs, lesquels produisent la légèreté et la tiédeur. Mes bien-aimés frères et sœurs, nous devons trouver du temps pour Dieu. Efforçons-nous de trouver du temps pour Dieu dans la prière. Nous devons avoir soif de Dieu pour vivre dans la plénitude de son Esprit. Le psalmiste a dit : Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. Qui peut le dire aujourd’hui ? Qui a cette conscience qu’il est tellement important pour nous d’avoir soif de Dieu ?

Qui peut dire en lui-même aujourd’hui : « Mon âme a soif du Dieu vivant? » Car chaque soif spirituelle a une source. Dans le monde, les hommes ont soif de plaisir et d’amusement, comme cela est écrit dans le livre de Timothée « Qu’ils aimeront les plaisirs plus que Dieu » (2 Tim 3 :4). Il existe plusieurs sortes de plaisirs dans le monde. Toutes les technologies et les progrès des hommes ont pour unique but d’étancher la soif du plaisir, mais l’être humain est insatiable à cause de l’égarement qui est en lui. Celui qui ne connaît pas Dieu a toujours soif de quelque chose. Par-là, nous comprenons que la soif de l’homme est liée à sa condition de péché. Quant à l’homme spirituel qui connaît Dieu, il a soif de progrès spirituel. De quoi avons-nous soif aujourd’hui ? Et si nous avons soif, avec quoi étanchons-nous notre soif de Dieu ? A ce niveau aussi, il existe beaucoup d’offres sur la place, mais rien de tout cela n’étanchera notre soif tant que nous n’avons pas satisfait le désir de communion que Dieu Lui-même a créé en nous.

Mes bien-aimés frères et sœurs, si nous sommes réveillés, nous devons avoir soif de Dieu. Et toutes les pressions spirituelles que nous vivons aujourd’hui ont pour but de nous conduire dans la recherche de cette communion avec Dieu. La soif de Dieu y est pour quelque chose dans la manifestation du réveil dans la vie du croyant. Nous ne pouvons pas avoir de réveil alors qu’en nous n’existe aucune soif de Dieu – ce n’est pas possible. Comment la biche peut-elle chercher un courant d’eau, alors qu’elle n’a même pas soif ? Aujourd’hui, les chrétiens ne prient plus et pourtant ils veulent un réveil. Ils ne mettent pas de l’ordre dans leur vie et pourtant ils veulent un réveil. Ils sont dans la mondanité et ils veulent un réveil. Ils ne se repentent plus de leurs péchés et ils veulent un réveil. Mais comment est-ce possible ?

Les frères attendent l’action de Dieu, mais ne sont pas capables de crier à Lui. Avez-vous déjà vu Dieu descendre dans un endroit où on ne l’a pas appelé ? Lisez bien votre bible. Que dit le psalmiste : « Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, Pendant qu'on me dit sans cesse : Où est ton Dieu ? » La soif est associée aux larmes. L’âme qui a soif de Dieu pleure devant Lui, cherche sa face pour obtenir la grâce. Mes chers amis, c’est le temps de prier – de chercher la face de Dieu afin d’obtenir miséricorde parce que le monde sera surpris par l’avènement du Seigneur Jésus qui n’est plus loin. Il y a quelques semaines, un frère est venu chez moi, et dans nos échanges, il disait que pour lui, le retour du Seigneur était encore loin. Après notre causerie, nous avons dormi et le lendemain matin, il m’a raconté un songe qu’il a eu dans la nuit : l’enlèvement avait eu lieu et c’était le désarroi un peu partout parmi les chrétiens et il était resté sur la terre parce qu’il n’était pas prêt. Il était visiblement abattu, en me racontant son expérience. Il avait compris que le songe qu’il avait eu était en relation avec les propos qu’il avait tenus la veille, disant que l’enlèvement était encore loin. Il a vu que l’heure n’était pas à repousser la date de l’enlèvement encore plus loin, car il s’agit pour nous d’être prêt aujourd’hui.

N’est-ce pas le temps de verser des larmes devant notre Dieu pour appeler ses compassions et sa miséricorde sur nous ? Aujourd’hui, le monde se demande certainement où se trouve notre Dieu et quel message il apporte à l’humanité ? Nous devons prier jusqu’à ce qu’une réponse soit apportée à cette question. On devrait pouvoir dire au monde : Voici notre Dieu ! Mais si les chrétiens n’ont pas soif de leur propre Dieu, au point de réclamer sa présence dans l’Église, ce n’est pas le monde qui va le faire.

Mes bien-aimés, le monde exerce actuellement une grande pression sur l’Église pour l’éteindre et lui fermer la bouche, aussi est-il important d’en prendre conscience et d’arriver par notre foi à vaincre cette pression démoniaque. Jésus a dit aux disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. » (Jean 16 :33) Puisque Jésus a vaincu le monde, nous sommes obligés de faire de même. L’Église n’a aucune excuse si elle se laisse dominer par le monde et son environnement actuel. Une Parole m’est venue à ce sujet et je voudrais la partager avec vous. Nous lirons dans Matthieu chapitre 9 :

Tandis qu'il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit : Ma fille est morte il y a un instant ; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra. Jésus se leva, et le suivit avec ses disciples. Et voici, une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans s'approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement. Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t'a guérie. Et cette femme fut guérie à l'heure même. Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, et qu'il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante, il leur dit : Retirez-vous ; car la jeune fille n'est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui. Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva. Le bruit s'en répandit dans toute la contrée. (Matthieu 9 : 18-26)

Nous sommes dans l’histoire d’un chef de synagogue qui avait perdu sa fille de douze ans, mais sa foi refusait la situation et il pressa Jésus de venir chez lui imposer les mains à la jeune fille afin qu’elle vive. Jésus accepta de se rendre chez le chef. Par-là, on peut comprendre toute la signification de la Parole qui dit que : « Tout est possible à celui qui croit ». Jésus aurait pu dire comme d’autres l’ont fait : Pourquoi importuner le Maître alors que la fille est déjà morte ? Pourquoi insister ? Mais ce chef savait que si le Maître imposait les mains à sa fille, elle vivrait. Il avait la foi et il faisait confiance à la puissance de Dieu. Jésus appréciait cette manière de croire, c’est pour cette raison qu’Il accompagna le chef à la maison. Une fois sur les lieux, ils eurent à faire à une foule bruyante venue pour les funérailles. Cette foule était déjà en train de pleurer. Il y avait même les joueurs de flûte qui avaient certainement commencé à jouer des lamentations. Lorsque Jésus les vit, Il dit : « la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. » Cette Parole traduisait clairement l’appréciation de la situation par le Seigneur.

La foule présente sur les lieux avait son appréciation car pour elle, la jeune fille était déjà morte et il fallait organiser les obsèques, pleurer et réconforter la famille. Face à la mort, il n’y avait pas d’illusion à se faire : c’était fini, tout était perdu au point que lorsque Jésus dit que la jeune fille dormait, la foule se moqua de Lui. Mes bien-aimés, le Saint-Esprit a attiré mon attention sur le phénomène de la foule dans les écritures. La foule ici représente quelque chose qui est toujours opposé à la manifestation de notre foi. C’est un phénomène spirituel que le croyant doit maîtriser avant de manifester sa foi dans toute sa plénitude. La foule, c’est notre environnement immédiat qui ne partage pas notre foi. Cette foule peut être dans notre lieu d’habitation, sur notre lieu de travail ou même dans notre assemblée locale parce que même dans l’Église, tous n’ont pas les mêmes niveaux de foi. Ici, nous sommes chez le chef de la synagogue mais en face, il y avait une foule qui ne croyait pas en Jésus-Christ ni dans sa puissance. Que faut-il faire ? Il faut braver la foule et son influence pour arriver à atteindre la puissance de Dieu qui travaille pour les hommes et les femmes de foi.

Le chef de la synagogue n’avait pas écouté la foule, ni prêté attention à ses paroles, car c’est elle qui disait dans le récit de Marc 5 : « n’importune pas le Maître car ta fille est déjà morte. » C’est elle qui avait commencé à pleurer comme si tout était déjà perdu. Le comportement de la foule brise l’ardeur de la foi, donne le découragement et fait tomber dans l’incrédulité et le doute. Nous pouvons voir que dans toute la marche de Jésus, Il y avait toujours une foule qui l’accompagnait, mais tous ceux qui avaient pu obtenir des miracles avec lui s’étaient toujours démarqués de la foule et de son attitude, car la foule ne croit pas. Il n’existe pas une foi de la foule, mais la foi reste toujours le fruit d’une conviction personnelle. Si nous regardons très bien le comportement de tous ceux qui ont pu obtenir des miracles dans la marche de la foi, tous ces héros de la foi dont la bible parle, nous verrons que leurs premiers ennemis ou obstacles furent les foules qu’ils ont bravées ou vaincues avant d’entrer dans la grâce de Dieu, car ce que Dieu attend de nous, c’est que nous émergions du lot des incrédules et de ceux qui doutent. A moins qu’on émerge, il nous sera difficile d’avoir des miracles de la part de Dieu.

Il est écrit que Jésus renvoya la foule ; ce fut seulement après cela qu’il entra dans la pièce et ordonna la résurrection de la jeune fille décédée. Mes bien-aimés, notre foi doit braver la foule qui est autour de nous. Notre foi doit renvoyer la foule, l’ignorer et ne pas faire attention à l’environnement qu’elle crée pour briser notre ardeur dans notre combat ou dans notre démarche de foi dans la présence de Dieu.

Regardez ce qui s’est passé avec la femme qui perdait du sang. Elle s’est retrouvée dans la foule qui suivait Jésus alors qu’il allait à la maison du chef. Il est écrit qu’il y avait une foule qui pressait le Seigneur de part et d’autre, mais cette femme disait en elle-même : « Si je puis seulement toucher le bord de son vêtement, je serai guérie ». Pourquoi voulait-elle seulement toucher le bord de son vêtement ? Parce qu’il était difficile à cause de la foule d’avoir accès à Jésus. « Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement. Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. » (Marc 5 :27-28) Cette femme malade devait faire tout son possible pour toucher le vêtement de Jésus – c’était le seul moyen pour elle d’avoir la guérison. Elle devait braver la foule d’une manière ou d’une autre ; elle n’avait pas le choix parce qu’il y avait tout un monde autour de Jésus. Lorsqu’elle le toucha, après avoir vaincu la foule, Jésus s’arrêta : « Jésus connut aussitôt en lui-même qu'une force était sortie de lui ; et, se retournant au milieu de la foule, il dit: Qui a touché mes vêtements? Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis: Qui m'a touché? »

Mes bien-aimés, voyez vous-mêmes ce qui se passe. La puissance de Dieu répond à des besoins personnels qui ne sont pas toujours les besoins de la foule. Et même quand la foule a des besoins, il faut bien que sa foi l’exprime. La foule pressait Jésus, mais elle n’entrait pas en contact spirituel avec Lui. C’est seulement cette femme qui perdait du sang qui l’avait touché par sa foi, après avoir bravé la FOULE qui bousculait Jésus. Elle s’est distinguée et a montré qu’elle avait un problème réel. Elle perdait du sang, la vie à petit feu et avait besoin de Jésus pour revivre, alors elle s’est donné les moyens de guérir de son mal. Elle ne s’est pas laissé intimider par la foule et ses mouvements. Voyez que Jésus avait encouragé cette femme en lui disant : « Du courage ma fille, ta foi t’a sauvée. »

Dans un autre récit, il est parlé de l’aveugle Bartimée qui fut aussi confronté à la foule. (Luc 18:35) : « Comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin, et mendiait. Entendant la foule passer, il demanda ce que c'était. On lui dit : C'est Jésus de Nazareth qui passe. Et il cria : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi! Ceux qui marchaient devant le reprenaient, pour le faire taire ; mais il criait beaucoup plus fort: Fils de David, aie pitié de moi! »

Bartimée était à son poste en train de mendier comme d’habitude et il entendit la foule bruyante qui passait avec Jésus. Il ne voyait pas, mais c’est la foule qui lui permit de savoir que quelque chose se passait sur la route : Jésus était en train de passer. La réaction de Bartimée montre qu’il avait déjà entendu parler de Jésus. Alors il cria : « Jésus, Fils de David, Aie pitié de moi. » Mais voyez la réaction de la foule : elle essaya de le faire taire, mais Bartimée cria plus fort et sa voix l’emporta sur celle de la foule. C’est ce que Dieu nous demande, bien-aimés – que notre foi l’emporte sur les réactions de la foule, car la foule ne croit pas, elle doute et est incrédule. La foule n’a pas les mêmes sentiments et ne poursuit pas les mêmes objectifs que nous. La foule a toujours une réaction contraire. Elle voulait faire taire l’aveugle, mais il cria plus fort. N’est-ce pas ce que nous devons faire ? « Jésus, s'étant arrêté, ordonna qu'on le lui amène ; et, quand il se fut approché, il lui demanda : Que veux-tu que je te fasse ? Il répondit : Seigneur, que je recouvre la vue. »

Il a fallu que Bartimée crie plus fort pour que le Seigneur l’entende et l’appelle ; alors arriva la question attendue par tous les hommes de foi, de la part du Seigneur : « Que veux-tu que Je te fasse ? » Que voulons-nous que Dieu nous fasse ? Est-ce que Dieu à quelque chose à nous faire ? Si nous voulons avoir la grâce de répondre à une telle question, nous devons importuner le Maître en bousculant la foule jusqu’à le rencontrer. Quand nous serons face à Lui, il pourra nous poser cette question : Que veux-tu que Je te fasse ? Dieu a beaucoup de choses à nous faire parce que nous avons beaucoup de problèmes. Toutefois, le besoin réel du peuple de Dieu aujourd’hui demeure : la FOI. Car si Dieu nous a donné Jésus-Christ son fils, qu’est-ce qu’il peut nous refuser ? Christ, le plus cher, a déjà été donné en rançon alors que nous étions des pécheurs. Mes chers frères et sœurs, je crois que Dieu nous a déjà tout donné, mais il nous faut de la foi pour prendre ce que nous avons déjà reçu par grâce. C’est la foi qui manque au peuple de Dieu : La foi pour manger le lait et le miel du pays promis. La foi pour combattre les géants qui occupent les lieux. C’est la foi de la conquête qui manque au peuple de Dieu.

L’Écriture parle aussi de Zachée, le publicain qui brava la foule en son temps. Cet homme était petit de taille, et étant dans la foule, il ne pouvait pas voir Jésus parce qu’elle l’empêchait, elle lui barrait le chemin et la vue. Or, Zachée voulait voir Jésus parce qu’il avait certainement entendu parler de Lui. Qu’a-t-il fait ? Il s’est donné les moyens de braver la foule pour mieux voir Jésus. Il est monté sur un arbre, un sycomore. Zachée était certainement guidé par un objectif, une certaine curiosité et il a fini par se positionner sur un arbre à partir duquel il pouvait bien voir Jésus et d’où Jésus aussi pouvait bien le voir. Mes bien-aimés, notre position compte dans la démarche de la foi – la position à partir de laquelle le Seigneur peut nous voir et d’où nous pouvons le voir aussi. Puisque Zachée était bien positionné, une fois à son niveau Jésus lui dit : « Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. »

Comment Jésus a-t-il pu dire à Zachée de descendre du Sycomore parce qu’il voulait demeurer dans sa maison ? D’où le connaissait-il ? Il est évident que c’est la foi de Zachée qui a pris le rendez-vous avec le Seigneur à cet endroit. Mes frères et sœurs, combien de fois est-il important pour nous, de nous donner les moyens d’avoir ce que nous cherchons auprès de Dieu. La vraie foi est agissante, elle n’est pas paresseuse ni passive. Si nous cherchons quelque chose de spirituel avec Dieu, il nous faut braver la foule qui est autour de nous pour l’atteindre. La foule ne devrait pas nous influencer ni nous empêcher d’aller jusqu’à Jésus. Plusieurs suivaient Jésus dans la rue, mais arrivé au niveau de Zachée, il a marqué un arrêt pour lui demander de descendre car Zachée s’était distingué de la foule. Il s’était mis à l’écart en se plaçant là où il fallait ; Alors Jésus entra chez Zachée. Il lui dit : « Aujourd’hui, le salut est entré dans ta maison. » C’est notre foi qui conduit le Seigneur chez NOUS. La foi du chef de la synagogue conduisit Jésus chez lui et sa fille fut ressuscitée. La foi de Zachée conduisit Jésus chez lui et il fut sauvé. La foi conduit toujours Dieu chez nous. Notre foi peut toujours obtenir un rendez-vous avec le Seigneur.

Mes bien-aimés, c’est dans le cœur de Zachée que le salut entra. C’est pour cette raison qu’il avait commencé à mettre de l’ordre dans ses affaires. Nous sommes dans ce temps où chacun de nous devrait se donner les moyens de sa délivrance et de sa communion avec Dieu. L’écriture nous rapporte aussi la guérison du paralytique. (Luc 5) Alors que Jésus était à la maison, une foule était venu chez Lui pour l’écouter et pour être guérie de ses maladies. Il y avait tellement de monde que l’entrée de la maison était inaccessible. Voilà que des porteurs arrivèrent avec un paralytique. Voyant la foule amassée à la porte, ils prirent la décision de passer sur le toit pour faire descendre leur malade devant Jésus. N’est-ce pas de cela qu’il s’agit ? La foule ne fut pas un obstacle pour ces porteurs, mais ils contournèrent sa présence et atteignirent Jésus aussitôt. Notre démarche de foi rencontrera toujours la foule, mais il nous faudra la contourner, la braver ou la maîtriser pour avoir le résultat que nous cherchons, sinon nous serons écrasés et notre détermination sera émoussée. Car la foule ne croit pas, elle n’est pas au courant de notre problème et nous ne sommes pas toujours engagés dans la même voie que la foule. La foule ne nous laissera pas passer, car elle n’a rien à faire avec nous. Il y a toujours des gens derrière la foule qui combattent contre nous : Ce sont nos ennemis, les mauvais esprits, les opposants à l’œuvre que nous faisons dans la maison de Dieu. Mes bien-aimés, quelle est la foule qui vous barre le chemin et qui vous empêche de voir la gloire de Dieu ? La foule existera toujours, car on ne peut pas l’empêcher de suivre l’œuvre de Jésus. Quand Dieu fait une œuvre, il y a toujours des opposants, des envoyés de Satan qui viennent s’immiscer pour combattre son évolution. Ils viennent s’opposer à ceux qui veulent se distinguer et aller plus loin avec le Seigneur. Toutefois, il appartient aux hommes et aux femmes de foi d’avoir du discernement pour braver la foule d’opposants.

Il y a des nommés frères et sœurs qui sont dans la foule et qui s’opposent à l’œuvre de Dieu. Quand on n’a pas de discernement et qu’on veut suivre leur démarche, on devient froid ou tiède. Les porteurs n’ont pas fait de problèmes avec la foule, mais ils l’ont tout simplement contournée en montant sur le toit, comme Zachée est monté sur le sycomore. En Christ, nous avons tous les moyens de parvenir à nos fins – pas besoin de faire des querelles avec les frères et sœurs ou avec les serviteurs de Dieu. Celui qui a la foi ne fait pas de querelles parce que ce n’est pas nécessaire. Il est plus avantageux de se comporter comme ces porteurs qui ouvrirent le toit de la maison du Seigneur. Lorsque le paralytique fut placé devant Jésus, il s’occupa de Lui.

Souvent la foule est subtile, mais c’est quand même une foule. On peut avoir une foule d’occupations, d’idées, de pensées, ou de projets, et à la fin, on ne sait plus par où commencer. Or les idées, les pensées et les projets ne réfléchissent pas, mais sont plutôt le fruit de notre intelligence ; pourtant, ils peuvent nous empêcher d’entrer dans des bénédictions spirituelles. Ils peuvent nous empêcher de prier, de passer du temps avec Dieu. Le confort social est une foule. Les différentes solutions humaines que nous avons autour de nous demeurent une foule très compacte. Les relations humaines demeurent une foule autour de nous. Notre culture ou notre civilisation est une foule qui juge notre conscience. Paul a dit : « Pourquoi ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ? »(1 Cor 10 :29) Les religions qui sont autour de nous sont des foules avec leur mode de penser ou de voir la situation. Jésus était opposé à une foule religieuse qui était toujours prompte à lui citer la Loi de Moïse. Mes frères et sœurs, la réalité est qu’il existe à proprement parler, une opposition à notre foi dans ce monde – une opposition dans laquelle nous baignons et devant laquelle on doit être fermes et résolus. L’esprit du monde actuel est une foule. Et la communication devenue aujourd’hui facile a rapproché davantage la foule, au point qu’on la retrouve même dans notre téléphone. La foule existe, mais il faut la braver ou la maîtriser pour avancer.

Nous connaissons l’histoire de la femme Cananéenne qui suivait Jésus (Matthieu 15) et ses disciples parce qu’elle avait sa fille qui souffrait terriblement des attaques de démons. Elle dit : « Aie pitié de moi Seigneur, fils de David… » Il est écrit que Jésus ne lui répondit pas un mot. Comme il ne lui disait rien et qu’elle insistait, les disciples lui dirent : « Renvois-la, car elle crie derrière nous. » Voyez que la foule ici, c’était les disciples – ceux qui auraient dû amener le Seigneur à avoir de la pitié pour la pauvre dame. Ce sont eux qui l’encourageaient à la chasser, vu qu’elle était Cananéenne. Nous avons ici, l’esprit religieux mêlé à la culture et au racisme. C’est le même démon ou la même foule qui demandait au Seigneur d’invoquer le feu sur les samaritains qui n’étaient pas bien vu des juifs. C’est le même esprit qui s’offusqua en voyant Jésus parler avec la femme samaritaine au puit. Discernez la foule raciste, religieuse et culturelle. La foule de la discrimination ethnique et religieuse.

Jésus répondit à ses disciples : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Il parla dans le sens que voulaient entendre ses disciples, mais la femme cananéenne ne baissa pas les bras. Elle avait compris qu’il lui fallait braver la foule de disciples – cette foule composée d’illustres prédicateurs. Pour elle, c’était encore plus grave parce que le Maître lui-même était du côté de la foule pour éprouver sa foi. En effet, Jésus voulait voir jusqu’où irait sa foi. Contre toute attente, elle changea de position et se retrouva devant la foule, puis se prosterna devant le Seigneur et dit : « Seigneur, secours-moi ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Oh quelle parole ?! Souvent, la foule nous tient des propos difficiles à supporter. Elle nous blesse dans notre démarche de foi, mais on doit regarder à l’objectif, aux biens spirituels qu’on veut acquérir et ne pas nous laisser ébranler. C’est le plus important. Alors la femme dit : « Oui Seigneur, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus a loué la foi de cette femme parce qu’elle avait bravé la foule qui était devant elle. Elle ne s’est pas laissé faire. Elle a vaincu, comme la femme samaritaine, les barrières racistes et a obtenu gain de cause.

On peut continuer avec beaucoup d’autres personnes qui ont vaincu la foule dans leur expérience et qui ont laissé un exemple pour nous. Au temps de Daniel, il y avait une foule – c’était les lions affamés, mais Daniel a vaincu la peur. Jésus a vaincu la foule des scribes et des pharisiens. Les apôtres ont vaincu les foules de Jérusalem au commencement du réveil. Paul a vaincu les nombreuses foules qui ont combattu son ministère. Mes chers amis, la foule est là : elle est dans la famille, elle est dans notre travail, elle est dans notre assemblée locale ou dans le voisinage. La foule est aussi invisible : C’est Satan, avec tous les démons qui nous connaissent et qui combattent contre nous sur le terrain de la foi car c’est là l’enjeu. Si nous avons une foi, petite comme un grain de sénevé ou de moutarde, on pourra déplacer une montagne mais le diable ne veut pas que nous ayons une telle foi. Et dans notre génération, la question de la foi est devenue problématique, eu égard au faux évangile qui est prêché dans l’Église entière – un évangile qui n’a rien à voir avec la mort et la résurrection de Jésus-Christ, ni avec son retour. Quelle FOI avons-nous aujourd’hui dans nos Assemblées ?

Mes bien-aimés frères et sœurs, il existe une FOULE dans le Message du temps de la Fin. Si nous voulons avancer, nous devons la BRAVER et la MAÎTRISER. A moins de nous mettre à l’écart pour nous distinguer, il nous sera impossible de triompher de l’esprit religieux qui est entré dans notre milieu. Car l’esprit de la religion poursuit la semence du Message du temps de la fin. Partout où cette semence tombe, le diable combat mais avec nous, il ne pourra pas tenir car nous sommes arrivés au TERMINUS de l’aventure de Satan dans le Vrai Message biblique de la fin des temps. Il y a un temps pour toute chose. Jézabel, la tueuse des prophètes de l’Éternel a signé son arrêt de mort en s’attaquant à Elie le prophète. Elle peut tuer les prophètes de l’Éternel, mais pas tous car il y a des prophètes qui ont aussi reçu MANDAT pour en finir avec Jézabel et ses enfants qui représentent les fruits de la religion en notre milieu. Les vierges sages seront débarrassées des œuvres de la religion de Jézabel dans le message ; car nous ne voulons pas d’un message et d’un Jésus mort. Christ est vivant, son message doit être vivant et son nom à nouveau rendu grand et puissant dans les nations. Mes chers amis, cet objectif ne devrait jamais nous quitter sinon nous finirons dans les geôles de Satan et de Babylone.

Notre mandat est de détruire les œuvres de la religion en notre milieu, en vue de ramener l’assemblée de Jésus-Christ dans le feu de l’Esprit. Notre mission est celle de Jéhu, qui avait reçu l’onction pour achever l’exécution des prophètes de Baal et d’Astarté et éradiquer la semence d’Achab et de Jézabel en Israël. Nous ne pouvons que faire le travail pour lequel nous avons été oints. Il existe une foule dans le message qui conteste la parole de Dieu – la vision dans laquelle nous sommes engagés, mais cette foule ne devrait pas avoir raison de nous.

Goliath a injurié l’armée d’Israël pendant quarante jours, avant que Dieu n’apporte une réponse par le petit David. Saül qui avait perdu l’onction de roi ne pouvait pas réagir aux injures de Goliath parce qu’il n’avait pas le courage nécessaire pour l’affronter. Toutefois quand David est arrivé sur les lieux, il avait l’assurance et le courage nécessaire pour affronter le philistin, malgré sa grande taille et son impressionnant armement. David savait qu’en cas d’affrontement, Goliath perdrait la vie dans le combat parce que Dieu était avec lui. L’onction qu’il avait reçue du prophète Samuel l’agitait et il avait déjà mené bien des combats derrière les animaux de son père. David avait confiance dans l’onction qui était sur lui. Il ne pouvait qu’être le « tombeur » de Goliath. Dans notre génération, ceux qui ont reçu l’onction d’Elie sont les tombeurs de Jézabel. Certes cet esprit religieux a tué beaucoup de prophètes de Dieu, mais le temps de sa chute est arrivé dans l’Assemblée de Jésus-Christ.

Voyez qu’il y avait une foule autour de David qui ne croyait pas en lui. Ses frères aînés étaient les premiers de cette foule. Après il y avait le roi Saül qui voulait le persuader de prendre son armement. L’armée des philistins était aussi une foule nombreuse, mais la foi de David avait triomphé de toute cette foule parce qu’elle était basée sur des expériences personnelles avec Dieu. David avait une foi authentique parce qu’elle était reliée à une promesse et à une onction. Certes la promesse d’être roi avait été faite, mais il y avait aussi une onction qui avait été répandue sur sa tête.

Mes chers amis, qu’en est-il de nous ? Qu’en est-il ne notre foi ? Marchons pour triompher de la foule. Marchons pour vaincre le doute et l’incrédulité qui nous empêchent de voir la gloire de Dieu. Débarrassons-nous de nos raisonnements et des pensées qui ne sont pas bibliques. Bravons la grande foule qui se trouve autour de nous et qui nous empêche d’entrer dans toutes nos promesses. N’oublions pas que nous sommes sous une onction de victoire pour triompher de tous nos ennemis. Puisse le Seigneur notre Dieu nous conduire dans la pleine victoire de Jésus-Christ manifestée à la croix. A Celui qui nous a aimés le premier et qui nous a appelés à sa grande et merveilleuse œuvre de la fin des temps soit la gloire et les honneurs aux siècles des siècles AMEN !

En Christ notre Seigneur

Fr M’BRA Parfait

Missionnaire